Nicolas Dupont-Aignan sur France Bleu Provence 01/02/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse partielle
Si vous venez en voiture par l'autoroute, ça vous coûte combien ?
- 1:33RelanceRéponse directe
Mais est-ce que vous pensez que les autoroutes seraient dans l'état où elles sont aujourd'hui, si elles n'avaient pas été privatisées ?
- 3:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez très concrètement ?
- 8:45OuverteRéponse directe
Partagez le constat de Nicolas Dupont-Aignan ou pas ?
- 9:18RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous, vous allez arriver à le faire, alors que Ségolène Royal voulait le faire, elle ne l'a pas fait ?
- 10:07OuverteRéponse directe
Vous pensez par exemple qu'il faudrait, dans un premier temps, donner les autoroutes gratuites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05Invité politiqueChiffre
« ils ont acheté les autoroutes 14,8 milliards. »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« Ils ont engrangé 33,5 milliards de dividendes. »
- 2:10Invité politiqueChiffre
« Quand le chiffre d'affaires, c'est-à-dire ce que rapporte le chiffre d'affaires, c'est 10 milliards d'euros. »
- 2:24Invité politiqueChiffre
« les dividendes versés, c'est plus de 3 milliards. »
- 3:25Invité politiquePromesse
« Très concrètement, dès mon élection, je mettrai fin aux concessions d'autoroutes, immédiatement. »
- 3:28Invité politiquePromesse
« Je supprimerai tous les péages au bout de 5 ans. »
- 4:02Invité politiqueFait
« Une vignette pour les camions étrangers qui traversent le pays, qui permettra d'abonder l'entretien. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« il suffit d'avoir 1 milliard par an pour entretenir. »
- 4:15Invité politiqueFait
« c'est du racket, c'est du vol. »
- 7:15Invité politiqueFait
« la fin des concessions d'autoroutes, ça va être entre 2030 et 2033. »
- 7:32Invité politiqueFait
« le gouvernement a fait passer une loi qui prévoit qu'on peut concéder à des sociétés d'autoroutes des routes nationales. »
- 10:24Invité politiqueChiffre
« En reprenant la propriété des sociétés d'autoroutes, on a un peu plus de 20 milliards d'euros de dettes à reprendre. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan51 %
- Présentateur17 %
- Présentateur 26 %
- Présentateur 36 %
- Auditeur4 %
- Invité4 %
- ?4 %
- Présentateur 43 %
- Invité 22 %
- Présentateur 52 %
≈ 29,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le 6-9 France-Bleu-Provence. Au cœur de l'actu, Philippe Richard, David Ossillot.
Bon,
c'est comme ça, c'est le constat, David. 1er février, les autoroutes sont ce matin plus chères qu'hier soir. 2% en moyenne, c 'est l'une des hausses de tarifs de ce 1er février. Le pH qui est quand même un autre symbole de la campagne présidentielle puisque plusieurs candidats proposent la renationalisation des autoroutes. C'est le cas de notre invité ce matin. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous. Vous êtes à votre troisième candidature au nom de votre parti Debout la France. Vous êtes député de l'Essonne près de Paris. Tiens, entre votre département et Marseille, j'ai calculé, à votre avis, si vous venez en voiture par l'autoroute, ça vous coûte combien, vous savez ça ?
Ah non, je ne sais pas, je ne
sais
pas, ça doit être 70 euros.
Un peu moins, soit
101 euros, mais c'est 1 euro de plus ce matin, vous voyez.
C
'est ahurissant parce qu'il bénéficie d'un monopole. Vous savez combien les sociétés d'autoroutes ont acheté à l'État les autoroutes ? Une
quinzaine
de milliards, non
?
En 2006,
ils ont acheté les autoroutes 14,8 milliards.
Ils
en valaient sans doute le double. Et depuis 2006, un rapport a été fait. Ils ont engrangé 33,5
milliards
de dividendes. Et ce n
'est
pas fini.
Si
on les laisse
jusqu
'au bout de la concession, c'est-à-dire 2027, 2033, ils engrangeront encore des sommes considérables. Oui,
mais Nicolas Dupont-Aignan,
c
'est votre ancienne famille politique qui avait privatisé les sociétés d'autoroutes. Vous étiez élu de l'UMP en 2005, non ?
Oui,
j'ai voté
contre
et je me suis battu comme un diable. À l'époque, j'étais seul. Et tout le monde me disait que c'était très bien, que c'était formidable. Et j'étais le seul, oui. Je me suis battu, vous pouvez retrouver tous les extraits radio, télé. Et c'est là où j'ai commencé à me fâcher avec mon équipe.
Mais est-ce que vous pensez que les autoroutes seraient dans l'état où elles sont aujourd'hui, si elles n'avaient pas été privatisées
? Ah
oui, on pouvait très bien. Je vais vous
donner
un exemple, un chiffre très précis que tous les auditeurs doivent savoir. Quand le chiffre d'affaires, c'est-à-dire ce que rapporte le chiffre d'affaires, c'est 10 milliards d'euros.
Et
le bénéfice, c'est-à-dire qu'une fois remboursé beaucoup de choses, l'entretien notamment, etc., c'est 5,5 milliards. Et les dividendes versés, c'est plus de 3 milliards. Ça veut dire quoi ? Vous connaissez beaucoup d'activités économiques
où
la moitié du chiffre d'affaires, c
'est
le bénéfice
?
Vous connaissez beaucoup d'activités économiques où il n'y
a
pas de concurrence ?
Ça
fait
des gros chiffres. Je vais vous en donner des plus petits. Ceux qui sont obligés de prendre l'autoroute, qui payent chaque année plus cher. Écoutez par exemple ce patron, il fait beaucoup de kilomètres, il fait 3 000 kilomètres par semaine.
500 euros par semaine que le péage pour faire les trajets, pour aller travailler. Ce n
'est
pas pour le plaisir. Je ne
sais
pas, on paye qui ? On paye Vinci ? On paye FH ? On paye les grosses sociétés ? On travaille pour eux ? Ils font des chiffres d'affaires, des milliards d'euros ? Je pense que ça a été amorti depuis longtemps, les autoroutes ? J'étais en Allemagne aussi, il n
'y a
pas de payage. Vous voyez, les autoroutes gratuits en Pays-Bas. En Autriche, on achète pour 5 euros, 6 euros. En Suisse, on a une bignette de 35 euros pour toute l'année. Eux, ils arrivent. Pourquoi en France, on n'arrive pas ?
Pourquoi on n'y arrive pas, Nicolas Dupont-Rignon ? Qu'est-ce que vous proposez très concrètement
?
Très concrètement, dès mon élection, je mettrai fin aux concessions d'autoroutes, immédiatement. Et je supprimerai tous les péages au bout de 5 ans. Je le dis tout de suite, pas tout de suite. Pourquoi ?
Parce
qu'il faut d'abord racheter les autoroutes, mettre fin. Et en 5 ans, nous aurons amorti la dette. Et nous pourrons supprimer les péages. Je veux les supprimer. Et quand on me dit, c'est pas possible, est-ce que vous savez qu
'il
y
a
une région de France,
qu
'il
y
a deux régions de France, où il n
'y a
pas de péage
? La
Corse
? La
Bretagne
?
Non, oui, peut-être. Il
n'y a
pas d'autoroute.
Il
n
'y
a pas d
'autoroute.
La Bretagne. Mais
surtout,
la Bretagne et l'Île-de-France. La région capitale n'a pas de péage. Et la Bretagne n'a pas de péage. Et ça fonctionne très bien. Et je propose, comme le disait l'auditeur, une vignette.
Une
vignette pour les camions étrangers qui traversent le pays, qui permettra d'abonder l'entretien. Mais surtout, si on supprime les péages, il y aura beaucoup moins de frais. Donc, il suffit d'avoir 1 milliard par an pour entretenir. Mais je veux vraiment dire que c'est du racket, c'est du vol. Car en plus, les péages augmentent sur des tronçons
déjà
remboursés. Nicolas
Dupont-Aignan, je vous propose qu'on fasse une pause. Et je dis à ceux qui nous écoutent ce matin, qui sont dans leur voiture. Est-ce que vous pensez, comme Nicolas Dupont-Aignan, que c'est du racket, qu'il faut renationaliser les autoroutes ? Vous nous appelez dès maintenant. 04-42-38-0808. Vous avez pris le péage. C'est quoi la différence entre hier et aujourd'hui ? Venez nous le dire ce matin. Vous êtes les bienvenus sur France Bleu Provence. On se retrouve dans une minute après le rappel de l'actu à Marseille en Provence.
A
tout de suite. France Bleu Provence. Chaque après-midi sur France Bleu, c'est déjà demain. Le tuto radio de la famille épanouie. Bonjour à tous. Frédéric Le Ternier.
On parle des garçons ce mardi. On se demande comment la construction de la masculinité se fait aujourd'hui, en 2022. Est-ce qu'on ne leur met pas trop la pression aux petits garçons ? Est-ce qu
'on
ne les oblige pas à cacher leurs sentiments ? On se pose la question et on attend tous vos
témoignages. C'est déjà demain. Le magazine du mieux vivre en famille. Tout à l'heure sur France Bleu, dès 15h. Le 6-9 France Bleu Provence. France
Bleu Provence.
Au cœur de l'actu, Philippe Richard, David Ossillot. Il est 8h17, Camille Payan pour l'actu à Marseille en Provence. C'est donc l'appel à la prudence de la part des pompiers des Bouches
-du
-Rhône. Avec ce mistral toujours très fort à l'ouest des Bouches-du-Rhône. 120 km heure relevés à Istres. Ce matin, 123 du côté de Martigues. Le risque incendie est élevé. Les espaces forestiers restent fermés. Les calangues de Marseille également. Le vent qui pousse les déchets à Marseille dans la mer face à l'ampleur des dégâts et au danger. Le maire Benoît Payan sort du cadre légal et décide d'envoyer des camions bennes de sociétés privées pour ramasser les poubelles. Un nouveau départ pour le Charles de Gaulle. Le porte-avions et ses 2000 marins quittent Toulon ce matin. L'OM affrontera Nice en quart de finale de la Coupe de France. Les niçois ont éliminé le PSG hier soir.
Avant ça, ce soir, les Marseillais rejouent le match face à Lyon. À Lyon donc, le coup d'envoi est à 21h. Merci Camille, on me retrouve à 8h30 pour le récap du 6-9.
Le
6-9 France-Bleu-Provence. Au cœur de l'actu, prenez la parole. 04-42-38-0808. Il réclame donc la re-nationalisation des autoroutes. C'est Nicolas Dupont-Aignan, ce matin invité de France-Bleu -Provence, David. Qui est candidat à la présidentielle pour la troisième fois en 2012. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez mené une opération péage gratuit. Et comme disait mon grand-père, c'est passé à la télé.
Voilà, péage ouvert. Voilà, c'est gratuit aujourd'hui.
Ça ne servit à rien, ça, si.
Écoutez, au départ, certes, j'étais un peu seul. Mais je remarque quand même que peu à peu, le scandale est avéré juste. Les Français ont commencé à comprendre ce qui se passait. Et puis, je vois que ma proposition est parfois reprise par d'autres. Donc, vous savez, dans la vie, quand on commence un combat pour une certaine justice, il y
a
un moment où ça portera. Parce que, n'oubliez pas que la fin des concessions d'autoroutes, ça va être entre 2030 et 2033. Et l'enjeu, l'enjeu majeur,
c
'est qu
'on
ne recommence pas. Parce que vous savez que le gouvernement a fait passer une loi
qui
prévoit qu'on peut concéder à des sociétés d'autoroutes des routes nationales. Donc, moi, ce que je vois venir avec effroi,
c
'est que le gouvernement actuel, quand les concessions vont se terminer, comme les sociétés d'autoroutes ont investi l'État, c'est-à-dire que l'État est complice des hausses de tarifs, parce que l'État donne son autorisation. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'au terme de la concession, ils ne pourront plus se gaver d'argent, puisque normalement, ils devraient rendre les autoroutes. Donc,
ils iront ailleurs
? Ils iront sur
les nationales ?
On va vous dire, comme l'escroquerie qu'il y
a
eu en 2015, en 2015, le gouvernement Hollande, Mme Royal, était pour en finir avec ça. Et puis, le gouvernement a décidé, sous la pression des sociétés d'autoroutes, qu'il y
aurait
un fameux plan vert. C'est-à-dire qu'on allait construire de nouvelles autoroutes, qu'elles allaient être écologiques. Moralité, il y a eu une enquête de la Cour des comptes. Les sociétés d'autoroutes ont vu leur durée de concession prolongée, donc se gaver d'encore plus d'argent, mais en fait, elles n
'ont
pas fait des travaux à ce montant-là. Et il
y a
eu un rapport de la Cour
des comptes. Nicolas Dupont-Aignan, je voulais vous présenter... C'était fait par des
rapports.
Je voulais vous présenter quelqu
'un qui... Vous voulez bien écouter Franck, par exemple, qui est avec nous. Bonjour Franck.
Oui, bonjour. Qui est à Vitre,
alors retraité, bienvenue Franck, auditeur de France Bleu-Provence, on vous écoute.
Partagez le constat de
Nicolas Dupont-Aignan ou pas ? Vous êtes d'accord avec lui ? Alors,
écoutez, très honnêtement, j'allais dire principalement tout ce qu'a dit un petit peu M. Dupont-Aignan, y compris que c'était sa famille politique qui avait donc donné les autoroutes privées. Par contre, moi, ce que je voulais dire, tout simplement, M. Dupont-Aignan, c'est bien gentil, mais le problème, c'est que les Français ne vous croient plus.
Pourquoi
? Parce que vous faites des promesses avant les élections, M. Dupont-Aignan, et lorsque, si vous arrivez au gouvernement, vous
ou
les autres, vous ne les tiendrez pas, ces promesses.
Alors,
je prolonge ma question, il a raison Franck, puisque Ségolène Royal voulait le faire, elle ne l'a pas fait, pourquoi vous, vous allez arriver à le faire,
Nicolas Dupont
-Aignan ? Parce que
moi, je suis libre et je n'appartiens à aucun conflit d'intérêts. Et quand vous dites ma famille politique, je suis le seul qui
a
refusé, qui a voté contre et je l'ai quitté. Et j'ai créé un parti Debout la France, qui est indépendant. Et quant aux autres familles politiques, les socialistes ont recommencé, ont mis le doigt dans l'endrenage. Donc, c'est justement parce qu'il faut des personnalités différentes. Et que si vous votez pour toujours les mêmes, socialistes, républicains, si vous votez toujours pareil, vous aurez toujours pareil. Donc, je n'accepte pas ce que dit l'auditeur. Parce que si on continue comme ça, vous aurez toujours les mêmes et vous subirez toujours les mêmes. À force de dire tous pourris, tous pareils, vous avez les mêmes. Alors, essayez autre chose et vous verrez, ça sera différent.
Vous
pensez par exemple qu'il faudrait, dans un premier temps, donner les autoroutes gratuites ? Vous l'avez proposé cet été, vous savez.
Non, j'ai proposé. Je vais être très franc. J'ai proposé parce qu'il faut être réaliste. Il ne
faut
pas raconter des choses fausses. J'ai proposé que, dans un premier temps, on reprend la propriété des sociétés d'autoroutes. En reprenant la propriété des sociétés d'autoroutes, on a un peu plus de 20 milliards d'euros de dettes à reprendre.
C
'est-à-dire les dettes qui sont en cours des autoroutes qui ont été construites récemment.
Et,
avec les dividendes, en 5 ans, je rembourse la dette. Donc, pendant 5 ans, il y
a
encore les péages. Mais, dès 2027, on supprime les péages parce qu'on n'en a plus besoin. Alors que, si on garde des sociétés d'autoroutes, vous allez vous payer des péages jusqu'en plus de 2030. Et puis, après, ça continuera. Donc, moi, je ne dis pas on rase gratis. Je supprime les hausses de péages. Il n'y
aura
plus de hausses de péages. Et, au bout de 5 ans, avec les dividendes, c'est-à-dire avec le produit des péages tel qu'ils existent, sans hausses nouvelles, c'est quand même déjà pas mal, eh bien, on supprime tout. Et c'est la seule solution. Il faut se sortir de ce piège. C'est votre
projet, en tout cas. Il n'y a pas de dividendes. J
'utilise l'argent des péages pour finir de rembourser la dette. Bon,
Nicolas Dupont-Aignan, merci en tout cas d'avoir été ce matin sur France de France. Vous avez vos signatures ou pas ? Tiens, j'en profite.
Eh bien, je fais appel. Il en manque quelques-unes. Je suis tout près du but, mais il en manque quelques-unes. Alors, je fais appel au maire de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il ne m'en manque pas beaucoup, une vingtaine. Merci à
vous. Je
pense que je les aurai. Bonne journée.
Merci à vous. Merci d'avoir répondu.
Nicolas Dupont-Aignan