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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 9 septembre 2017 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Marine Le Pen : la rentrée de tous les dangers - Les questions SMS #cdanslair 09.09.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteÉludée

    Que devient l'alliance entre le Front National et Nicolas Dupont-Aignan ?

  • 0:06OuverteÉludée

    Est-il encore en relation avec Marine Le Pen ?

  • 0:22OuverteÉludée

    La présence de Jean-Marie Le Pen au Congrès sera-t-elle préjudiciable à la refondation du parti ?

  • 0:46OuverteÉludée

    Comment changer le nom du parti et l'image en conservant Marine Le Pen à sa tête ?

  • 1:46OuverteÉludée

    Quel est l'objet de la volonté de Marine Le Pen concernant le changement de nom ?

  • 2:30OuverteÉludée

    Marine Le Pen voit-on aujourd'hui remettre en cause son leadership ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42IntervenantFait
    « Le Front National et Le Pen sont synonymes. »
  • 1:03IntervenantFait
    « De changer le Front National ? »
  • 1:07IntervenantFait
    « c'est une marque le Front National, et c'est une marque qui est associée justement à Le Pen. »
  • 1:56IntervenantFait
    « qu'il ait, encore une fois, cette aspiration éternelle à devenir un parti de gouvernement »
  • 2:21IntervenantFait
    « ce rejet suscité par le nom de Le Pen a été accentué, là aussi, par le fameux débat d'entre-deux-tours de la présidentielle »
  • 8:47IntervenantFait
    « le Front National avait fait pour la première fois le meilleur score de tous les partis de France. »

Temps de parole

  • Intervenant30 %
  • Intervenant 222 %
  • Intervenant 317 %
  • Intervenant 416 %
  • Présentateur15 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Intervenant

Que devient l'alliance entre le Front National et Nicolas Dupont-Aignan ? Est-il encore en relation avec Marine Le Pen ? On dit qu'il se parle, notamment à l'Assemblée Nationale, il se parle forcément. Cela dit, s'il y avait la possibilité de faire un groupe avec dix députés, je ne suis pas sûr que Nicolas Dupont-Aignan rejoindrait un groupe. Il a peut-être intérêt à rester maître chez lui tout seul. La présence de Jean-Marie Le Pen au Congrès, il l'a annoncé, il a dit moi j'irai au mois de mars, sera-t-elle préjudicielle à la refondation du parti ? Il ira sûrement, ce n'est pas sûr qu'il rentre. Il n'entrera pas. A priori, il ne faut pas le faire rentrer.

Voilà, Marine Le Pen l'empêche de rentrer au siège du Front National, je serais étonné qu'il déploie un tapis rouge pour le faire rentrer au Congrès. Le Front National et Le Pen sont synonymes. Comment changer le nom, ça a été annoncé ce matin, on le rappelle, et l'image du parti en conservant Marine Le Pen à sa tête ? Ça paraît anecdotique, mais c'est à mon avis beaucoup plus important que ça peut paraître. Je crois que ce serait une erreur monumentale de la part de Marine Le Pen, que de s'engager là-dedans. D'abord parce que le Front National… De changer le Front National ? Oui, parce que c'est une marque le Front National, et c'est une marque qui est associée justement à Le Pen.

Alors si Le Pen disparaît, peut-être que le Front National peut, je dirais, changer d'appellation. Mais c'est à haut risque, parce que le Front National risque, le grand risque du Front National, c'est de se banaliser. Et je pense que là, il devrait y regarder à deux fois. Tout dépendra qui vote au mois de mars, ce sont les adhérents qui votent. S'il y a une très forte mobilisation des adhérents, ça dépendra aussi de ce que dit Marine Le Pen, ce qu'elle conseille, quel est le nouveau nom. Est-ce que c'est le nouveau Front ? Est-ce que c'est NF à la place de FN ? Bien sûr.

Mais si c'est le noyau dur, effectivement, qui a encore le souvenir de Jean-Marie Le Pen, qui vote, les militants peuvent aussi voter contre. Quel est l'objet, quelle est la volonté de Marine Le Pen ? Elle l'a annoncé maintenant, donc elle va évidemment soutenir le changement de nom. C'est évidemment de montrer qu'il y a une mutation, que le Front National est différent, qu'il ait, encore une fois, cette aspiration éternelle à devenir un parti de gouvernement, un parti susceptible de gouverner le pays demain.

Le problème, me semble-t-il, c'est que changer le nom du parti, je ne suis pas convaincu que ça change quoi que ce soit de ce point de vue-là, dès lors que le nom qui est, en tout cas qui suscite peut-être le plus de crainte, de peur ou de rejet dans le pays, c'est plus le nom de Le Pen encore que le nom du Front National. Ce nom de Le Pen, depuis le père, évidemment, et l'histoire du père, et ce rejet suscité par le nom de Le Pen a été accentué, là aussi, par le fameux débat d'entre-deux-tours de la présidentielle qu'on évoquait tout à l'heure.

2:28
Présentateur

Si je peux juste ajouter quelque chose, je pense que Marine Le Pen, on dit qu'on remet en question aujourd'hui en cause son leadership, je pense qu'il n'y a personne aujourd'hui au sein du Front National qui peut lui contester son leadership. Donc même s'il y a quelques voix, ça et là, qui se font jour pour dire que, bon, finalement, elle n'a peut-être pas les compétences, je pense qu'il n'y a personne aujourd'hui qui est en mesure de la concurrencer, et je pense qu'elle va rester à la tête du Front National et qu'elle va continuer dans l'europénisme.

2:53
Intervenant

Oui, au prochain congrès qui est en mars l'année prochaine, mais avant l'élection présidentielle, il y aura un autre congrès. Et là, ça dépendra aussi beaucoup de ce qui se... Au prochain congrès, il n'y a pas de suspense, elle sera réélue présidente du Front National, ou du Nouveau Front, ou ce qu'on veut dire. Il y a un nom quand même qui circule. Voici la question suivante. Marion Maréchal-Le Pen ne se met-elle pas en retrait pour mieux préparer sa candidature à la présidence du Front National et évincer sa tante ? Vous y croyez ou pas ? Ça peut arriver. Pas à ce congrès-là. C'est trop tôt. On ne pense pas qu'à ce congrès, elle revienne, pardon.

Mais au prochain congrès, à celui d'après, celui qui précédera immédiatement la présidentielle. C'est tout à fait possible qu'elle vienne effectivement perturber la donne et qu'elle conteste, pour le coup, le leadership à ça. Il faut voir comment ça se passe. Si elle a vraiment envie de revenir à la... Ce qui n'est pas certain encore. Nous publions d'ailleurs dans Marianne de cette semaine une enquête sur la stratégie de Marion Maréchal-Le Pen et la façon dont elle s'y est prise. Et c'est vrai que c'est bien joué. C'est-à-dire qu'elle a effectivement pris du recul indéniablement par rapport à la politique interne au Front National et à la vie politique en général.

Et ce qui pouvait apparaître comme... Ce qui aurait pu apparaître comme un succès des tenants de la ligne Florian Philippot ou autre, finalement, ça a produit l'inverse parce que ça a déséquilibré en interne. Elle n'a surtout pas voulu, justement, plonger dans l'affrontement programmé du prochain congrès. Donc, si elle revient au Front National, ce que beaucoup de gens au Front National, quand on les interroge, pensent, tout le monde est convaincu qu'elle reviendra et que cette retraite n'est pas définitive, elle ne le fera qu'une fois que les règlements de compte auront eu lieu. Elle reviendra sur des décombres ou sur, en tout cas, quelque chose...

Elle ne va pas replonger dans la mêlée tant que l'équilibre interne n'est pas recontré. Une petite précision qui a son importance, c'est qu'elle avait dit, elle était encore dans le jeu politique, qu'elle pouvait parler avec Laurent Wauquiez.

4:34
Présentateur

Ah ! Elle l'avait dit. Sylvain Crépandre. Et je pense que Marion Maréchal-Le Pen, en fait, pose vraiment le dilemme du Front National aujourd'hui, c'est-à-dire le choix entre l'exercice du pouvoir ou la participation au pouvoir. Aujourd'hui, tout le monde se rend compte au sein du Front National que ce parti ne peut pas exercer le pouvoir, c'est-à-dire faire 50% plus 1 à la présidentielle et 50% plus 1 aux législatives. Donc, soit il demeure un parti contestataire, quoi qu'il veuille, même s'il a un programme qui essaye d'être crédible, soit il participe au pouvoir, c'est-à-dire qu'il devient une force d'appoint d'un autre parti politique.

Et étant donné la structuration de la Ve République, c'est la seule issue pour lui, c'est la seule façon qu'il a de participer au pouvoir. Aujourd'hui, au Front National, il y a des gens qui ont 10, 15, 20 ans de boutique, voire même 30 ans. Ils ont envie d'exercer le pouvoir. Ils ont envie d'avoir des rétributions. Ils ont envie d'entrer au gouvernement. Ils ne veulent plus se contenter juste d'une vague, de voir la politique de loin. Et à mon avis, c'est elle qui va incarner l'avenir de ce point de vue-là.

5:31
Intervenant

Elle est apparue cette semaine au lancement d'une revue mensuelle qui s'appelle L'Incorrect, qui est lancée par notamment certains de ses amis. Elle est venue avec sa mère, Yann Le Pen, la sœur de Marine Le Pen. Donc, elle n'est pour rien dans le lancement de cette revue. Mais cette revue plaide pour les fameuses passerelles entre la droite et le Front National. Le FN a-t-il été ringardisé, comme les autres vieux partis, par la vague Macron du printemps ? Oui, nécessairement. Ringardisé, je ne sais pas. Mais c'est Macron qui a gagné, en tous les cas. Et Macron, personne ne souvenez-vous des ricanements des uns et des autres il y a un an. C'était impressionnant.

Bon, lui, il a réussi, il a dynamité le paysage politique français. Et d'une certaine façon, il a fait mal au Front National aussi. Parce qu'en obligeant la droite à se reconstruire et à se repenser, cette droite, elle ne peut se reconstruire et à se repenser que, justement, eh bien, en allant chercher des troupes et probablement des idées aussi au Front National. Et j'ajouterais d'un mot que la conjonction du dégagisme prôné par Joaquin Mélenchon et de l'avènement d'un nouveau monde vanté par Emmanuel Macron, donc ce basculement d'un ancien monde politique et un nouveau, il a fait mal au Front National, mais il a fait mal aussi au non-Le Pen lui-même.

Si on regarde, et quand on regarde toutes les figures politiques qui ont disparu l'année dernière de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande et d'autres du débat politique, on s'aperçoit que le nom de Le Pen, en revanche, c'était la septième fois consécutive qu'il y avait un bulletin Le Pen à l'élection présidentielle, si je ne me trompe pas, entre le père et la fille. Et donc ça, forcément, ça participe d'un des obstacles aujourd'hui auxquels se heurte Marine Le Pen. Le silence de Marine Le Pen sur la réforme du Code du Travail n'a-t-il pas été une grave erreur politique ? Ce n'est pas un silence total. Il y avait un silence complet sur l'ensemble des sujets depuis la fin juillet.

Elle en a parlé ce matin à Brachet, mais on sent qu'elle n'est pas en pointe dans cette affaire. Les militants du FN pensent-ils qu'avoir Marine Le Pen à la tête du parti aidera à remporter des mandats ? Les militants, qu'est-ce qu'ils disent ? Des mandats. Les élections ? Les élections, oui. Le Pen, c'est des mandats pour qu'on tire le pouvoir. Marine Le Pen est indéniablement... La marque, elle porte en interne, évidemment, elle est populaire en interne. C'est indéniable. Elle n'est pas contestée en interne par les militants. Il n'y aura probablement pas d'ailleurs de candidats contre elle lors du prochain congrès.

Mais gagner des mandats de conseillers généraux ou de députés, ça arrive à la marge. Il n'y en a pas beaucoup. Conquérir le pouvoir, accéder au pouvoir exécutif de façon a fortiori nationale. Là, en revanche, le nom de Le Pen, qui est un booster sur le plan local dans des fiefs, peut devenir, au contraire, on l'a vu lors de la présentation... Il faudra d'abord faire... Il y a les sénatoriales dans 15 jours. Non, mais ils n'ont aucune chance. Le 24 octobre, normalement, ils n'ont aucune chance. Mais il y a quelque chose qui a changé par rapport à la période du père, justement, sur le plan, je dirais, de la gestion. C'est la gestion des maires, des municipalités, pardon.

Les municipalités qui avaient été emportées dans les années 80-90, eh bien, c'était plutôt des échecs, les unes après les autres. Alors que les municipalités d'aujourd'hui, à part Orange, les municipalités d'aujourd'hui sont réputées comme étant plutôt bien gérées, en tous les cas, de façon assez professionnelle. Ils devront d'abord ne pas perdre trop de députés européens à la prochaine échéance en juin 2019. La prochaine échéance, ce sont les européennes où le Front National avait fait pour la première fois le meilleur score de tous les partis de France. Ce sera difficile de faire aussi bien. Marine Le Pen pourra-t-elle se remettre un jour du fiasco du débat entre le tour ?

Vous répondez par oui ou par non ? Ça sera difficile. Pour moi, ça sera difficile. Sur un plan de la première fois. Très difficile. Mais pas impossible, on sait qu'en politique. Non, ça ne veut pas dire du tout que le Front National, lui, n'a pas encore un avion. Bien sûr. Parce que c'est aussi un mouvement qui joue sur des ressorts qu'on voit jouer ailleurs en Europe. Merci beaucoup à tous les quatre. Merci d'avoir été nos invités ce soir pour ce C'est dans l'air. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Ali Badou pour Célèbdo. Ce soir, c'est nouveau le samedi. La Redif est à 23h55. Demain, ne manquez pas le retour M. Rissouli dès 18h30.

Premier invité de la saison, Emmanuel Todd. Toute l'actu politique de la semaine décryptée en plateau avec des reportages. Et à 19h45, le débat. Macron est-il vraiment le président des riches ? Très bonne soirée sur France 5.