Actu de la semaine - Retailleau, Stérin, référundum et Gaza
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse partielle
Tu l'expliques comment, toi ?
- 1:16OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on a assisté à la primaire des Républicains ?
- 2:33RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'on a une droite clarifiée ?
- 4:38OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que ça peut donner, les consultations entre les partis ?
- 8:55RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que ça peut donner, les consultations entre les partis ?
- 11:24OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que Laurent Wauquiez a mal fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04PrésentateurFait
« L'actualité de cette semaine, elle a été marquée par la victoire du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui a été brillamment élu président des Républicains avec 74,3% des voix. »
- 0:17PrésentateurFait
« C'est une large victoire sur son rival, Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l'Assemblée Nationale, on va en parler. »
- 0:17PrésentateurChiffre
« Il y avait 121 000 personnes inscrites pour voter, il y en a 97 000 qui ont voté. »
- 0:24PrésentateurChiffre
« Je vous rappelle quand même, en comparaison, qu'en 2024, les Républicains, c'était 43 000 cartes. »
- 11:24PrésentateurFait
« Qu'est-ce que Laurent Wauquiez a mal fait, a raté dans cette campagne ? »
- 15:37PrésentateurFait
« La suite de l'histoire dépendra peut-être en partie d'un milliardaire qui s'appelle Pierre-Édouard Sterrin qui a refusé pour la deuxième fois en moins d'une semaine de se rendre à la convocation de la commission d'enquête sur l'organisation des élections en France. »
- 15:54PrésentateurFait
« Sterrin doit s'expliquer sur son activisme politique avec son fameux projet Périclès qui avait été révélé par nos amis de l'humanité. »
- 16:01PrésentateurChiffre
« Un investissement de 150 millions d'euros sur 10 ans pour influencer le débat public et soutenir des candidats aux élections. »
- 27:33PrésentateurFait
« Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé lundi vouloir prendre le contrôle total de la bande de Gaza dans le cadre de l'opération Chariot de Gédéon. »
- 28:11InvitéChiffre
« Près de 60 000 personnes tuées depuis le 7 octobre »
- 28:20InvitéChiffre
« 93% des enfants qui sont à Gaza en risque de famine selon l'ONU »
- 28:37InvitéChiffre
« 212 journalistes qui ont été tués »
- 29:03InvitéFait
« La France, le Royaume-Uni et le Canada ont fait un communiqué commun en disant qu'ils allaient prendre des mesures concrètes sans rentrer trop dans les détails contre Israël si jamais ça ne cessait pas et qu'ils ne remettaient pas en place le couloir humanitaire. »
- 29:11InvitéPromesse
« contre Israël si jamais ça ne cessait pas et qu'ils ne remettaient pas en place le couloir humanitaire »
- 29:16InvitéFait
« L'Union Européenne a annoncé réviser son accord d'association avec Israël »
- 29:23InvitéFait
« Le Vatican aussi condamne bien évidemment les faits »
- 30:12InvitéFait
« combien vous faut-il de mort et de mort sur la conscience pour vous bouger »
- 31:52InvitéChiffre
« on parle de plus de 2 millions de palestiniens aujourd'hui qui sont affamés »
- 32:22InvitéChiffre
« l'ONU a parlé il y a 48 heures de 14 000 bébés qui pourraient mourir si dans les 48 heures il n'y avait pas de réponse »
- 33:15InvitéChiffre
« on est sur donc à peu près 100-150 camions qui sont rentrés depuis lundi et il faudrait que 600 au minimum rentrent par jour »
- 33:34InvitéFait
« des diplomates européens dont français ont été tenus en joue par des soldats israéliens »
- 35:11InvitéFait
« on a eu Anne Sinclair il y a 15 jours de ça l'arabin aussi Delphine Orvillard qu'on a entendu le président de la république »
- 38:14InvitéFait
« la création de la politique des deux états »
- 41:50InvitéFait
« il y a eu deux diplomates israéliens qui ont été assassinés à Washington »
- 43:25PrésentateurFait
« je ne veux pas que l'on confie la vie des homosexuels comme ça au vote de mes ongles de mes tantes des gens de ma famille »
Temps de parole
- Invité30 %
- Présentateur26 %
- Invité 223 %
- Invité 320 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'actualité de cette semaine, elle a été marquée par la victoire du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui a été brillamment élu président des Républicains avec 74,3% des voix. C'est une large victoire sur son rival, Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l'Assemblée Nationale, on va en parler. Petit point sur les chiffres quand même, il y avait 121 000 personnes inscrites pour voter, il y en a 97 000 qui ont voté. Je vous rappelle quand même, en comparaison, qu'en 2024, les Républicains, c'était 43 000 cartes. Ils sont passés de 43 000 à 121 000, ce que je trouve être une opération incroyable pour refaire son vivier de militant. Tu l'expliques comment, toi ?
De l'espoir pour Emilien, du coup, parce qu'il y a du taf à l'avenir. Ils sont immortels, ce n'est pas la peine de chercher, ils sont immortels. Non, mais je vous rappelle qu'il revient un peu d'entre les morts. Il y a deux ans, on a Pécresse qui fait un peu la manche pour rembourser la dette. Et depuis, on a DLR, arrivé cinquième, je crois, au législatif, mais qui finissent par gouverner avec Michel Barnier, et qui reviennent dans le jeu. Donc bon, qu'il y ait eu un boom d'adhésion pas trop inquiet. Mais pour moi, très intéressant ce qui s'est passé dimanche dernier.
Bah ouais, raconte-moi, parce que je te pose la question comme ça, est-ce qu'on a assisté à la primaire des Républicains ?
Bah pour moi c'était, alors, pour moi c'était la primaire, parce que le score de Bruno Retailleau, élu président, est sans appel. Ouais, ok, d'accord. Si on avait eu un petit équilibre, tu vois, un petit 55-45, allez, on peut dire, bah allez, on décidera plus tard. Et en attendant, c'est Bruno qui tient la maison, mais là j'ai envie de te dire, c'est sans appel. Laurent Wauquiez peut aller se rhabiller, bon, pas que pour l'hiver, pour toutes les saisons qui arrivent. Avec cette doudoune rouge. Et c'est un vrai boulevard pour Bruno Retailleau et pour 2027, parce qu'on sait qu'il a des ambitions pour 2027.
Ouais, assez clairement, Bruno Retailleau, en tout cas on lui prête des intentions pour la présidentielle, ce qui permet du coup potentiellement... Non, t'es pas sûr ? Non, je sais pas, il l'a pas dit, en tout cas il l'a pas déclaré pour l'instant. Moi j'ai l'impression que ça participe à figer un petit peu le paysage à droite, à la clarifier, peut-être même, comme disait Thomas Legrand dans Libération, c'est-à-dire qu'on a un Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Le Pen. C'est le trio, alors Jordan Bardella à la place de Marine Le Pen sans doute, mais c'est le trio des trois visages de la droite, des différents courants de la droite. Peut-être un petit Éric Zemmour en plus.
Voilà, alors peut-être que ça va revenir.
Sarah Knapos, ce matin, te dit que Bruno Retailleau, elle est prête à bosser avec lui. Eh ben nickel ! Et il y a Darmanan dans l'histoire aussi, les copains.
Qu'est-ce que t'en penses, Émilien ? Est-ce qu'on a une droite clarifiée, ou est-ce que rien n'a été clarifié à l'occasion de cette élection présidentielle chez les Républicains ?
C'est pas clarifié, clarifié, dans le sens où depuis 2012, en fait, celui qui devient président du parti n'est pas automatiquement, d'ailleurs ça n'a jamais été le cas depuis 2012, le candidat à l'élection présidentielle. Donc rien ne dit que... Enfin, je veux dire, il y aura sans doute un vrai processus de sélection, une forme primaire au moins fermée, peut-être pas plus, et il reste toujours des gens qui ont envie. Il reste des David Lina, il reste des Pécresse, il reste des Bertrand. Ah, Bertrand ! Wauquiez, je ne sais pas ce qu'il en sera, mais il ne faut jamais l'oublier, parce que le tour commence à passer.
Et donc, c'est sûr qu'il a actuellement la mamie sur le parti, il a une code de popularité importante à droite, donc c'est grâce à l'événagement. Les militants, du coup, lui sont largement acquis. Donc, c'est vrai que se posera la question, est-ce que les autres vont laisser faire, en fait ? Quand tu as les trois quarts des adhérents qui sont là pour Retailleau, est-ce que tu laisses faire une primaire fermée ? C'est des trucs qui est suicidaire. Donc, ça, il faudra voir, mais c'est sûr que ça lui donne un avantage, mais en tout cas, en termes de ligne politique, il n'y a rien qui a changé fondamentalement.
Il faudra voir le travail que le parti fait, mais pour l'instant, ce n'était pas miraculeux.
Moi, le parti des Républicains, ça fait dix ans que je dis la même chose, c'est qu'ils ont un problème d'espace politique, c'est qu'ils sont cornerisés, coincés entre un macronisme qui mène une politique à droite, libérale, européenne et autoritaire qui plaît à un certain électorat de droite, et de l'autre côté, un rassemblement national qui joue la dédiabolisation, qui sort le costume et la cravate, et qui essaye de présenter un visage présentable aux électeurs. Et entre ces deux mastodontes, ça écrase le parti des Républicains qui n'a plus de spécificité dans le paysage politique, y compris à droite. Ça sert à quoi de voter LR quand tu peux voter Le Pen ou quand tu peux voter Macron ?
Qui sont deux mastodontes, qui ont des millions et des millions de bulletins, qui sont plus sexys d'un certain point de vue. Et je me pose la question de savoir si un Bruno Retailleau peut réussir à aller rechercher des électeurs au Rassemblement national.
Mais en fait, il peut toujours, quelque part, faire cette opération. La question, c'est finalement, s'il prend cinq points au RN, quel intérêt ? Marine Le Pen est toujours à 31%. Si, il y a un intérêt, ça divise et ça permet justement de faire en sorte que le RN n'arrive pas au pouvoir. Oui, mais c'est-à-dire qu'en fait, la chute des Républicains était telle qu'à un moment donné, il faut arriver à prendre significativement au RN, à repasser devant le candidat Macroniste. Je vais rajouter un argument, je vais rajouter un argument quand même.
On a un RN au sein duquel c'est le bordel. On ne sait pas ce qui va se passer entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce n'est pas sûr qu'ils s'entendent, ce n'est pas sûr que ça fonctionne. Peut-être que c'est la fin du RN à plus de 20%. Deuxièmement, du côté de la Macronie, se pose la question de savoir si la Macronie va survivre au Macronisme.
Après l'élection, tout ça ?
Peut-être.
Je veux bien rebondir là-dessus, justement. Vas-y, vas-y, Léa, vas-y. Parce que précisément, moi, ce qui me fait triper un peu dans cette histoire, j'avoue, ça m'amuse un peu, c'est les LR qui se sentent un peu poussés des aides au gouvernement, du coup, parce que comme il y a cette coalition avec quand même pas mal de LR au sein du gouvernement, le fait qu'un membre du gouvernement, pas des moindres par ailleurs, il est quand même ministre de l'Intérieur, donc il est dans le rang pour trop colère, il est quand même assez élevé, remporte cette primaire avec un large score.
Il y a une espèce de sensibilité du côté des ministres et l'air qui se disent, bon, ben voilà, maintenant c'est plié, on reprend le dessus. D'ailleurs, Sophie Prima a dit que c'était fini le macronisme.
Et Gérard Larcher a enfoncé le clou.
Et ouais, donc du coup, je pense qu'ils veulent un peu saisir le case en se disant, bon, ben c'est bon, c'est le moment de revenir. On a, par ailleurs quand même, ils sont au gouvernement, ce qui est vraiment absolument lunaire en termes ne serait-ce que mathématiques vu le résultat des élections législatives, ils sont au gouvernement, quoi qu'il en soit. Donc, ils sont quand même en position de force.
Le paradoxe, c'est que l'être au gouvernement, ça use et ça fatigue. Sarkozy en sait quelque chose, Hollande en sait quelque chose, Macron est en train de commencer à comprendre que ça veut dire quelque chose. Et Bruno Retailleau, peut-être qu'il peut, ce serait paradoxal de ouf, mais il peut réussir à incarner une nouveauté au sein d'un mouvement vieillissant. C'est ce que Sarkozy a réussi à faire en 2006-2007. Il était le candidat de l'UMP qui était fatigué par l'exercice du pouvoir chiracien, mais il a réussi à incarner la nouveauté. Et ça, je trouve ça dingue, mais c'est passé aux yeux de beaucoup d'électeurs qui se sont dit, ah ouais, il est jeune, il est vif, vas-y, on y va.
Est-ce qu'un Bruno Retailleau peut réussir à refaire ce modèle-là en 2027 ? Honnêtement, j'en sais rien. Je pense qu'il va tout essayer pour le faire. T'en penses quoi, Malek ?
À noter, les sondages à deux ans du scrutin, il faut toujours faire attention, évidemment, mais depuis, si on fait le comparatif entre les chiffres de fin mars et les chiffres d'aujourd'hui avec un Bruno Retailleau élu président des LR, on a un Bruno Retailleau qui prend plus de 5 points dans les sondages et il les prend en grande partie à Marine Le Pen. Donc bon, il n'arrive toujours pas au seuil pour se qualifier au second tour, mais quand même, il fait une percée. Moi, ce qui me... Dans un contexte plus global, là où il peut incarner la nouveauté... Alors, incarner la nouveauté, je ne sais pas.
Quand tu parles des mastodontes et de l'offre politique, en l'occurrence, il y a un mastodonte qui tombe, c'est la Macronique, du coup, c'est disloque, donc il n'y a plus de mastodonte à gauche. Enfin, à gauche, on s'est compris. Et surtout, là, moi, ce que j'observe, c'est qu'un Bruno Retailleau aux affaires élu président des LR, il dicte l'agenda politique. Il le dicte avec le rapport dont j'ai parlé dans ma carte blanche, mais il le dicte aussi depuis, en réalité, son arrivée à Beauvau. Depuis septembre, celui qui dicte, un peu façon valse aussi, quand il est arrivé en ministre un peu omniprésent, c'est lui, aujourd'hui, qui dicte l'agenda.
Et moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'est-ce que ça va nous donner pour 2027 en termes de débat ? En 2022, on s'est tous fait le reproche de le débat n'était pas au niveau, on n'a pas parlé des véritables préoccupations des Français. Eh bien là, ça dit quoi pour 2027 ? Est-ce qu'on va parler encore du travail qui rémunère mal et de la transformation du travail ? Est-ce qu'on va parler de l'effondrement de l'hôpital et de la santé ? Je n'ai pas l'impression. Ça, c'est pas Retailleau qui va en parler, en tout cas. On en est très loin. Par contre, pour parler islam, les banlieues, les... Ah ! Voilà. C'est ça, la ligne de Bruno Retailleux, c'est la peur.
On a quand même un chef de parti qui est ministre dans une coalition dans laquelle il y a des mésententes assez importantes entre ce parti-là et le reste des partis, en l'occurrence, la Macronie. Je prends un exemple, c'est la proportionnelle. La proportionnelle, les Bayrouistes la réclament depuis 20 ans, les Républicains s'y opposent depuis, toujours et éternellement. Qu'est-ce que ça peut donner, ça ? Qu'est-ce que ça peut donner, les consultations entre les partis, là ?
Déjà que c'est pas facile, facile. On va pas se mentir. Et je pense qu'il doit y avoir aussi une certaine compétition qui doit se jouer au sein même du groupe LR ou ancien LR du gouvernement. Je pense à Darmanin qui doit se dire quand même, merde, je vais faire quoi maintenant ? Je vais me positionner où ? Etc. Il faut voir. Mais moi, je suis d'accord avec Emilia, c'est quand même pas plié non plus pour Retailleau dans le sens où les Républicains peuvent nous surprendre et on n'est pas à l'abri que ce soit un autre candidat qui soit finalement désigné pour 2027. D'autant qu'ils adorent se tirer dans les pattes.
Donc j'imagine qu'en interne, il doit y avoir quand même un certain nombre de stratégies pour essayer de se dézinguer les uns les autres. C'est quand même aussi ça qui joue énormément. On l'a vu avec Pécresse, ils l'ont pas aidé, on va pas se mentir. Donc voilà, je sais pas trop quel est son avenir politique mais en tout cas, moi je suis aussi tout à fait d'accord avec Malek sur le fait que ça augure rien de bon sur effectivement le débat public et après, moi le seul avantage que j'y vois, c'est que ça va diviser les voix à droite. Moi plus d'être candidat à droite, mieux je me porte. Mais effectivement, la question du débat public reste d'être un peu pénible et elle l'est déjà.
On va pas se voiler la face. Mais après, est-ce qu'il a vraiment cette ambition-là ? Je sais pas. Oui, je sais pas. Oui. Comme n'importe quel homme politique qui a un tout petit peu d'attention en France, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il veuille y aller. Il avait déjà hésité en 2022, il s'était dit bon quand même les gens sont un peu capés, on a du Pécresse, du Bertrand, tout ça. Mais il n'y a aucun doute sur le fait que là, il a un boulevard pour y aller.
Il y a quelqu'un dans le chat qui a fait remarquer que les Républicains dans les négociations avaient dit qu'ils étaient potentiellement OK pour la proportionnelle à condition qu'on rajoute le cumul des mandats. Ça me rend ouf. Quel coquin.
Mais tu sais que même Berroux a parlé de la possibilité de remettre le cumul des mandats.
Je sais, je sais. Les Républicains, ils ont eu l'intelligence de lier les deux en disant vous voulez la proportionnelle, vous remettez le cumul des mandats. Le retour des baronies, c'est parti, le retour des baronies chez les Républicains. Qu'est-ce qui a fait perdre Laurent Wauquiez ? Qu'est-ce que Laurent Wauquiez a mal fait, a raté dans cette campagne ? Est-ce qu'il était face à un ministre de l'Intérieur donc c'est impossible de gagner ? C'est vrai que moi, je ne m'attendais quand même pas à une aussi grosse claque. C'est violent. C'est impressionnant, plus de 70%.
Oui, c'est assez violent parce que finalement, en plus, il n'est pas forcément aussi visible qu'un ministre de l'Intérieur, bien évidemment, mais quand même auprès des sympathisants. C'est un visage connu. Wauquiez, il est là depuis longtemps. Il a eu beaucoup de responsabilités au sein du parti. J'ai presque envie de dire plus que Rataillot dans une certaine mesure. Donc je suis un peu surprise de cet écart quand même.
Il y a les gens dans le chat qui disent qu'il est nul. Alors, il est peut-être nul à vos yeux, mais sauf erreur de ma part, vous n'avez pas voté pour le président des Républicains. Oh, je n'en sais rien. Donc vous n'étiez pas la cible tout à fait du bonhomme. Il est président de région. Et puis je veux dire, en termes de surenchère des magots, il y est allé lui aussi avec Saint-Pierre et Miquelon et tout. Donc je veux dire, Bruno Rataillot n'a pas le monopole de la proposition.
Après, il n'y a pas eu tant de débats sur la ligne politique entre les deux. Non. Ils étaient globalement sur la même ligne. Je pense que du coup, ce qui a changé, bon, il y a beaucoup qui ne pouvaient pas contrôler. C'est-à-dire qu'effectivement, on n'est jamais sûr, mais dans la mesure où tu as 80 000 personnes qui adhèrent tout d'un coup au parti, alors il ne peut pas être des anciens qui sont partis, mais on se doute que c'est plutôt pour le ministre de l'Intérieur qui est en train de faire le buzz que pour l'envoquer qui est quand même beaucoup moins visible politiquement. Et après, il y a quelque chose qu'il pouvait contrôler, c'est-à-dire sans doute le côté réseau personnel.
Alors, il a sans doute un réseau qui reste encore un peu vivace dans sa région où c'est à peu près les seuls endroits où il remporte quelque part le duel. Mais en revanche, il a laissé une très mauvaise image, tous les journalistes le disent, auprès des autres personnalités de droite. C'est pour ça qu'on a eu des ralliements, de Bertrand, de Bécresse, de tout le monde en fait pour Retailleau parce que juste, en fait, ils pensent que Retailleau au moins, eux, les respectera alors que Wauquiez durant sa présidence du mouvement en 2017-2019 avait été perçu comme quelqu'un qui en gros pensait qu'à lui.
Alors, je précise qu'il n'est plus président de région, effectivement, il est député.
Il reste conseiller de la région Auvergne-Rhône-Alpes un poste extrêmement flou
pour le dire poliment. Est-ce que Wauquiez a les moyens de mettre des bâtons dans les roues de Retailleau vers l'Elysée ? Enfin, vers l'Elysée, pardon, vers la candidature.
Il peut mettre tous les bâtons qu'il veut dans les roues. Parce qu'il a toujours
le groupe. Je rappelle quand même un truc, c'est qu'il a toujours le groupe. Il y a quand même une situation paradoxale, les amis. On a un ministre de l'Intérieur qui est président d'un parti dont le groupe est présidé par son premier opposant.
Oui, il a fait un move un petit peu malin. Il a dit je remets la confiance dans les mains des députés. Évidemment, comme il n'y avait que lui, les députés, on dit vas-y, continue. Tu crois que c'était à faute de mieux ? À faute de mieux, oui, il a re-eu la confiance des députés. Il reste président du groupe et donc effectivement, il peut continuer à pousser des propositions de loi et continuer à faire un chantage au soutien des députés au gouvernement. Donc oui, il peut toujours rester présent et faire ce qu'il sait faire
de mieux. Il y a quelqu'un dans le chat qui demande c'est un ticket Philippe Retailleau, c'est sérieux ou pas ?
Je ne vois pas Philippe d'y aller avec ça. Ni Retailleau d'y aller avec Philippe. En fait, je pense que l'éventualité, c'est s'il y a une compteur de gauche qui peut apparaître comme menaçant le duel, le Philippe au second tour. Jean-François Ruffin par exemple ? Sans aucun doute. Mais parce qu'en fait, il faut voir pourquoi Philippe s'embêterait avec Retailleau dans les pattes qui lui enlèverait des voix des électeurs de centre-gauche. Retailleau a fait quand même campagne sur le fait qu'il y aurait une candidature du Parti des Républicains.
Donc à moins qu'il y ait ce genre de sacrifice de soi-même pour empêcher la vilaine gauche d'aller au pouvoir, il n'y a pas de raison qu'il fasse un ticket.
En tout cas, la suite de l'histoire dépendra peut-être en partie d'un milliardaire qui s'appelle Pierre-Édouard Sterrin qui a refusé pour la deuxième fois en moins d'une semaine de se rendre à la convocation de la commission d'enquête sur l'organisation des élections en France. Le président Thomas Cazenave, le président de la commission, a annoncé qu'il saisissait la justice. Sterrin doit s'expliquer sur son activisme politique avec son fameux projet Périclès qui avait été révélé par nos amis de l'humanité. Un investissement de 150 millions d'euros sur 10 ans pour influencer le débat public et soutenir des candidats aux élections. Une commission d'enquête... Qu'est-ce que c'est ?
Je vous rappelle qu'une commission d'enquête c'est un groupe de travail de l'Assemblée nationale de députés de tous les bancs qui vont se mettre ensemble et qui vont mener une enquête sur un sujet en particulier pour voir s'il y a potentiellement des dysfonctionnements dans les pouvoirs publics en vue de proposer des amendements pour les réparer. Je vous rappelle qu'une commission d'enquête n'est pas un tribunal et n'est pas là pour élaborer des culpabilités individuelles ni pour donner des peines. Mais quand même le travail des commissions d'enquête est suivi de près par la justice parce que sur la base des travaux d'une commission d'enquête parlementaire la justice peut se saisir.
Elle peut aussi se saisir en parallèle. Elle a parfaitement le droit. Et c'est sur la base des conclusions du rapport d'une commission d'enquête parlementaire que l'on peut faire évoluer la loi. Et c'est ça qui compte. En l'occurrence, là, les députés s'intéressent aux conditions dans lesquelles sont organisées les élections. Il y a un truc intéressant, Léa, c'est que la méthode de Pierre-Édouard Sterrin, ce fameux milliardaire, c'est d'être omniprésent dans le paysage politique et médiatique.
Et économique. Et économique aussi ? Et commercial, bien sûr. En fait, j'ai écouté d'ailleurs ce matin une émission de France Inter. Je suis désolée, je ne l'ai pas relevé, mais je pourrais le retrouver pour celles et ceux que ça intéresse. La référence précise qui expliquait comment finalement il a bâti son empire d'abord sur sur un empire financier. Il a lancé Smartbox, alors tout seul dans son garage en mode avec 5000 boules, bref, on connaît l'histoire soi-disant. Et wow, c'est le succès absolu et puis du coup il capitalise, il capitalise, il capitalise.
Et en fait, ce qu'expliquaient les journalistes et les personnes qui intervenaient dans l'émission, c'est que c'était vraiment un plan et que d'ailleurs il l'assume. Il l'assume, il l'assume en interview en disant que lui, il avait pour ambition de ramasser masse, masse, masse, masse, masse de thunes et ensuite d'aller effectivement irriguer un peu beaucoup même parce que quand même 650 millions sur 10 ans, c'est quand même énorme. Les différents leviers d'influence qu'il peut identifier. Et c'est quand même assez hallucinant.
Moi, j'ai eu l'opportunité de rencontrer Alice Barbe qui est activiste, fondatrice de Singa, etc., et qui s'intéresse beaucoup au cas de ce terrain, qui m'a montré un peu la cartographie sur laquelle elle a bossé et qui montre toutes ses interventions, que ce soit d'un point de vue économique et commercial, industriel et commercial à travers une espèce de fonds d'investissement, mais aussi d'un point de vue purement idéologique en allant financer soit des assos déjà préexistantes qui sembleraient pouvoir comment dire virer vers ces idées, les idées qui portent, qui ne sont rien d'autre que des idées d'extrême droite, anti-walkiste, anti-machin, soit même créer même des associations complètement délirantes où finalement par exemple qu'est-ce qu'il a créé comme association, des associations contre le racisme anti-blanc, pour l'égalité dans l'anti-racisme pour l'égalité ah ouais voilà c'est le nom de l'assaut attends quoi ?
pour l'égalité pour l'égalité dans l'anti-racisme c'est le nom de c'est le nom du bail c'est le nom du bail c'est génial mais bref et du coup il fait ça vraiment à tous les niveaux et on l'avait vu d'ailleurs quand on était à Avignon puisque c'était une des questions du quiz à la con il finance des marques etc il finance aussi des médias il finance notamment l'incorrect il souhaiterait racheter Valeurs Actuelles il a voulu racheter Marianne mais la rédaction de Marianne s'y est opposée les journalistes de rédaction s'y sont opposées donc du coup il n'a pas pu ça a capoté donc il finance en partie aussi le média en ligne le crayon il faut le savoir bref il est vraiment partout et c'est quand même assez inquiétant de voir à quel point c'est une une véritable galaxie exactement c'est le bon terme d'influence qui n'échappe à rien ils sont vraiment sur le délire de la métapolitique avec le financement de formation aux élus avec l'institut Politicae Politicae merci qui est un institut de formation pour les élus vraiment voilà que tu n'as pas envie de former en tout cas pas moi et aussi autre point qui est quand même assez important c'est qu'ils sont en train de créer un réseau qui dépasse la France parce qu'un ancien conseiller de Donald Trump a pris contact avec Pierre-Edouard Sterrin en considérant que finalement sa méthode était intéressante un think tank similaire à Politicae aux Etats-Unis a aussi contacté Sterrin pour essayer de créer des liens etc donc on a l'impression que finalement c'est vraiment le camp conservateur qui s'organise incroyablement bien et c'est dramatique de le constater qu'il est vraiment de partout qu'ils ont l'argent et qu'il ne faut pas sous-estimer en fait le pouvoir même le soft power que ça représente
Est-ce que Pierre-Edouard Sterrin cherche à s'affranchir des règles électorales tu penses Améliens ?
Bah techniquement évidemment il respecte toutes sans aucun problème mais c'est vrai qu'en France il y a quand même des règles de financement de la vie politique notamment vous savez que d'abord pas de dons de la part de personnes morales c'est forcément des individus physiques qui donnent et ces dons sont limités à 7500 euros alors parfois ça s'arrange un peu pour contourner via des prêts on sait que le RN par exemple a été beaucoup mis en cause sur ça et toutes les questions des centres parlementaires sur lesquelles ils ont été condamnés récemment un présumé innocent tout ça tout ça pour certains et finalement une faille dans le système c'est en fait si vous avez des gens qui ne sont pas des membres du parti et qui font campagne malgré tout pour eux évidemment ils ne vont pas s'étiqueter comme tel notamment ça leur évite en plus de passer par le on va dire le le le le petit label non le petit label de l'ARCOM qui va limiter le temps de parole après donc finalement c'est tout bénef donc vous financez en fait des médias et Bolloré l'a déjà très bien fait avec CNews qui en fait bon bah alors ne sont peut-être pas pour un candidat ils sont pour en fait n'importe quel candidat d'extrême droite identitaire catholique etc mais voilà c'est des gens qui tout à fait roulent pour notamment on pense beaucoup pour Éric Zemmour la dernière présidentielle donc oui dans ce sens là il n'y a pas tellement de limites de dépenses et c'est pour ça qu'on part du 150 millions en 10 ans c'est quand même colossal tu penses que voilà voilà c'est presque le montant du le RN doit tourner autour de ça annuellement de 15 millions donc c'est vraiment il double quelque part l'argent qui est donné et avec évidemment un adresse direct à la population c'est vraiment d'une grande efficacité Malek j'ai plein de choses à dire sur ce terrain parce qu'en ce moment c'est beaucoup de montants ce terrain c'est important de le dire ça franchit totalement de la loi française parce qu'en réalité il est en Belgique maintenant donc il s'en tape un petit peu c'est un exilé fiscal il n'est plus ici il vit sa vie ailleurs l'influence de ah pardon la richesse pardon les 150 millions ça n'a pas un grand impact en réalité sur ce terrain parce qu'il y a Smartbox il y a son fonds d'investissement où depuis des années il a investi dans plein de start-up on parle de plus d'un milliard en termes d'actifs sur ces start-up-là avec ce fonds d'investissement donc 150 millions sur 10 pistes j'ai envie de te dire c'est un peu goutte d'eau pour lui l'influence elle est un peu partout elle est dans Politicae et en fait je veux aussi revenir sur l'importance de l'entendre sur cette commission d'enquête quand ce terrain présente le projet Périclès il y a un objectif très clair de 300 villes RN gagnées par le RN l'année prochaine sur les municipales c'est pour ça que Cazenave Léoman veulent entendre ce terrain et parce que son nom est beaucoup revenu dans les travaux de la commission à partir du moment où on a donc un mec qui décide de mettre de l'oseille avec un objectif très clair qui est que tel parti le Rassemblement National nommé doit gagner 300 villes sur les élections municipales il y a du coup ingérence et il y a une il y a une véritable véritable influence la galaxie ce terrain comment ça s'organise tous les petits observatoires think tanks divers et variés sur plein de sujets sur la mer sur l'école sur la sécurité et bien après ça te permet de les placer sur ces news il a été dénombré il y a au minimum une fois par jour un représentant d'un organisme financé par ce terrain qui vient et qui intervient sur ces news tous les jours sur les plateaux et ça l'influence donc ça c'est le c'est le concret c'est le direct Politicae se présente comme un institut de formation il faut savoir que la formation pour les élus et pour les candidats c'est un truc qui coûte de l'oseille là en l'occurrence ça coûte zéro pour les participants parce que même pas sur c'est même pas dans le cadre d'enveloppes qui sont destinées pour les élus parce que là c'est entièrement financé par ce terrain et pourquoi en réalité ce système cet institut de formation parce que ça permet au fait de faire réunion avec beaucoup d'élus et de futurs candidats sans étiquette qui viennent et qui dans des sessions de formation vous rencontrez ah ben tiens il y a Paul du RN salut tu vas bien camarade on va passer une journée de formation ensemble pas camarade
mais on a l'idée
vous m'avez compris vous m'avez compris et surtout je voulais en parler il y a Hexagone Hexagone donc financé par Pierre-Edouard Sterrin Think Tank qui a commandé il y a quelques semaines un sondage à l'IFOP avec un panel de 10 000 personnes un panel enfin sur un sondage 10 000 personnes c'est quand même balèze généralement ça tourne entre 1000 et 2000 personnes et là on avait donc des questions très orientées et surtout c'est la première fois que Jordan Bardella a été testé en frontal face à d'autres candidats sur un scénario 2027 et donc avec ce qui ressortait justement de ce sondage là c'est que Jordan Bardella ressortirait grand gagnant autant que Marine Le Pen et la petite coulisse ce qui est intéressant c'est qu'apparemment du côté des équipes de Le Pen quand ils ont appris qu'un sondage allait sortir sans que Marine Le Pen soit testé ça a gueulé auprès des équipes de Sterrin et que en last minute sur un panel de 2000 personnes l'hypothèse Marine Le Pen a été testée évidemment quand les médias ont parlé de cette étude du monde pardon ont parlé de cette étude d'Hexagone à aucun moment on a expliqué au tout début qui était derrière Hexagone et c'est en ça que c'est dangereux c'est en ça que la commission d'enquête doit entendre ce terrain et j'espère qu'on va pouvoir le tirer devant cette commission d'enquête
This episode is brought to you by FIFA World Cup Launch Edition on Netflix It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium You just launch it on your TV scan the QR code with your phone and boom you're shooting and passing in seconds Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs Go to the games tab and play FIFA World Cup Launch Edition now Only on Netflix Le rapporteur de cette commission d'enquête c'est le député LFI de l'Essonne Antoine Léaumant on va le recevoir dans Backseat bientôt on est en train de caler ça justement pour en parler Merci beaucoup pour le raid Mr Jidet Merci les amis Bienvenue à vous On continue à parler de politique dans cette émission Backseat avec un sujet qu'on voulait évidemment aborder on ne pouvait pas passer à côté c'est le sujet de Gaza Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé lundi vouloir prendre le contrôle total de la bande de Gaza dans le cadre de l'opération Chariot de Gédéon opération militaire lancée le week-end dernier Hier soir Netanyahou a évoqué la possibilité d'une pause dans l'offensive pour libérer des otages détenus par le Hamas et pour la première fois depuis deux mois et demi les camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza Ce qui se passe à Gaza est grave Léa on sent que ça bouge beaucoup sur la scène internationale
Oui ça commence timidement disons-le et un peu tardivement à mon goût Je voulais faire un petit bilan de la situation humanitaire à Gaza
Oui volontiers
Près de 60 000 personnes tuées depuis le 7 octobre 93% des enfants qui sont à Gaza en risque de famine selon l'ONU ça représente 71 000 enfants et plus de 17 000 mères qui sont menacées de malnutrition aiguë au moins 212 journalistes qui ont été tués blocage de l'aide humanitaire depuis des mois Alors soi-disant l'aide humanitaire peut rentrer à nouveau dans Gaza mais en fait c'est au compte-gouttes et encore au compte-gouttes vraiment toute petite goutte Et moi je voulais quand même faire état effectivement des certaines réactions diplomatiques que la France le Royaume-Uni et le Canada ont fait un communiqué commun en disant qu'ils allaient prendre des mesures concrètes sans rentrer trop dans les détails contre Israël si jamais ça ne cessait pas et qu'ils ne remettaient pas en place le couloir humanitaire L'Union Européenne a annoncé réviser son accord d'association avec Israël Le Vatican aussi condamne bien évidemment les faits C'est une bonne chose enfin mais ce n'est pas assez on le voit bien puisque ça n'arrête pas Netanyahou Moi je ne comprends pas ce qu'il manque en fait à ce monde et à ses gouvernants pour déjà arrêter de livrer les armes
Et surtout les Etats-Unis en l'occurrence
Notamment mais pas que La France en a livré aussi il ne faut pas l'oublier Deux quand Netanyahou vole au-dessus de la France et qu'il est sous mandat d'arrêt de la CPI l'empêcher de le faire Voilà ça c'est une mesure très concrète que le gouvernement français aurait pu prendre il y a quand même un certain temps et surtout la situation n'est pas nouvelle La question que j'ai envie de poser ce soir à nos gouvernants et à ce qui nous regarde bien évidemment c'est combien vous faut-il de mort et de mort sur la conscience pour vous bouger à quel moment allez-vous faire en sorte de faire cesser ce génocide et le massacre en cours voilà et j'ai l'impression que ça fait plus d'une année maintenant presque un an et demi qu'on est là on se retrouve on en discute et ça se répète et tout ce qu'on voit les seules choses qui changent c'est le nombre de personnes qui sont au quotidien sacrifiées par une volonté clairement à la fois et génocidaire et d'empire et de colonisation de la part de l'État d'Israël avec une véritable complicité de la majeure partie des États occidentaux et je ne sais encore une fois et j'ai l'impression de me répéter après des mois et des mois je ne sais pas ce qui manque encore aujourd'hui pour qu'il y ait une réaction et je suis très inquiète
Malek Léa en a parlé l'aide humanitaire commence à peine à entrer dans la bande de Gaza mais en quantité bien trop insuffisante par rapport aux besoins des Gazaouis
oui désolé oui on est sur en fait là au delà des bombes il y a une volonté claire de d'éliminer une population par la faim par la famine par le ventre et en fait ça dit ça dit beaucoup de la cruauté on est très loin du prétexté de la prétexté riposte au 7 octobre on est sur un projet politique et je pense que c'est pour ça que tout le monde est un peu en train d'évoluer on en parlera juste après on parle de plus de 2 millions de palestiniens aujourd'hui qui sont affamés à l'heure où je vous parle on parle de tonnes de nourriture qui sont à la frontière et qui sont bloquées on parle de déplacés en fait là avec des potes j'ai un groupe de Whatsapp avec des amis d'enfance de voir des vidéos de personnes en fauteuil roulant en train de mais d'agonir de marcher de réclamer un bout de pain une goutte d'eau à Han Yunès notamment c'est sous nos yeux et je pense que c'est pour ça que ça nous fait réagir l'ONU a parlé il y a 48 heures de 14 000 bébés qui pourraient mourir si dans les 48 heures il n'y avait pas de réponse et un entrée des convois humanitaires 48 heures après rien n'est réglé donc là dans les prochaines heures ou peut-être à l'heure où l'on se parle 14 000 bébés sont en train de mourir sous les yeux du monde entier ça c'est les Nations Unies qui annoncent ce chiffre ça c'est les Nations Unies qui le disent et les chiffres que j'ai donnés juste au-dessus notamment sur les 2 millions qui sont actuellement affamés c'est l'OMS qui les a donnés moi je travaille avec une ONG qui travaille sur place qui est une ONG française et internationale LIFE qui a été aussi endeuillée parce que deux de leurs bénévoles sont morts fin mars et en coopération avec d'autres ONG la situation en fait le terme urgence n'est même plus suffisant pour décrire ce qui se passe on est sur donc à peu près 100-150 camions qui sont rentrés depuis lundi et il faudrait que 600 au minimum rentrent par jour pour pouvoir répondre à l'urgence et on en est très loin donc on peut aussi dire que hier ou avant-hier des diplomates européens dont français ont été tenus en joue par des soldats israéliens tout ça se fait avec des communiqués avec des tweets de barreaux avec des tweets d'Emmanuel Macron qui nous renvoient au 18 juin mais qu'est-ce qui restera de Gaza et du peuple gazahuil le 18 juin je ne le sais pas
où est-ce qu'on en est de la mobilisation en France parce que je sais que les gens se mobilisent les gens dans le chat en parlent comment on fait pour se mobiliser il y a un an on en parlait sur le plateau de backseat regardez l'extrait c'était Malek qui en parlait
ces pays qui se prononcent pour la reconnaissance de l'état palestinien j'ai l'impression que c'est en train d'accompagner quand même une certaine évolution dans l'opinion publique tout à fait où en fait on est vraiment en train de sortir de cette diabolisation de reconnaître les droits de civils palestiniens et la reconnaissance d'un état palestinien c'est soutenir le Hamas c'est soutenir les attaques du 7 octobre c'est être antisémite j'ai vraiment l'impression qu'on est en train de sortir de ça
Alors Malek un an plus tard on en est où de cette mobilisation ?
L'histoire n'a fait que confirmer ce qu'on disait il y a un an cette émission c'était au lendemain d'un concert qu'on organisait au Zénith de Paris avec le collectif Not About Us et je rappelle que ce concert il a été organisé dans un contexte où toutes les manifestations étaient interdites et où le simple fait de dire qu'on voulait reconnaître les droits de civils palestiniens c'était presque une offense dans le débat depuis on le voit tout le monde a évolué selon moi selon moi par contrainte on voit que des paroles on voit que des voix qu'on n'entendait pas sont en train d'exprimer on a eu Anne Sinclair il y a 15 jours de ça l'arabin aussi Delphine Orvillard qu'on a entendu le président de la république le président de la république j'ai l'impression que depuis qu'il est allé à la frontière égyptienne et qu'il a vu de ses yeux que oui il y a des vies qui sont en jeu et que des gens meurent ça l'a un petit peu fait réagir alors pour moi c'est encore timide et de la parole aux actes il y a de grands pas à faire mais oui la mobilisation a évolué sur les manifestations alors il y a des manifestations sur la cause palestinienne en tant que telle là où on retrouve ce qu'on a appelé en conférence de rédaction les éternels gens et oui c'est ceux qui étaient là avant et ceux qui seront là demain il y a aussi un nouveau public plus jeune mais qui n'est pas non plus qui n'est pas là en masse non plus il y a aussi des sujets dans les sujets il y a ce qui se passe à Gaza il y a aussi la dissolution de collectifs comme Urgence Palestine qui sont aussi des motifs de mobilisation mais il y a une nouvelle mobilisation dans une autre émission encore en novembre 2023 on parlait de génération palestine est-ce qu'il n'y avait pas une génération palestine qui était en train de se créer et c'est un peu ce que j'observe avec une génération qui est en train d'écrire sa page du militantisme sous contexte de génocide avec un militantisme qui se fait en ligne avec des gens que je ne vois pas spécialement communiquer sur des sujets d'habitude et qui tous les jours prennent la parole sur Gaza donc c'est peut-être aussi une mutation que les plus anciens vont devoir observer et accueillir à bras ouverts et ne pas rejeter parce que oui on peut être dans la rue et c'est important il y a une mobilisation dimanche à 15h à République mais il y a aussi une mobilisation qui peut se faire en ligne Emilien
j'ai envie de t'interroger sur ce qu'en dit la droite parce que ce n'est pas la gauche qui gouverne en ce moment je veux dire la gauche on sait ce qu'elle dit sur Gaza elle essaie de le dire au maximum la droite j'ai l'impression
qu'ils n'en parlent même pas oui alors c'est un peu c'est un peu étonnant non mais par rapport à ce qu'on dit mes camarades c'est qu'en fait c'est l'indifférence en fait quand l'indifférence je ne peux même pas dire qu'ils sont au courant et qu'ils s'enfuient je ne sais pas en fait quel est l'état de leur connaissance du sujet ils ne s'expriment pas alors un intérêt quasiment nul ça je ne suis pas à peu près sûr mais c'est un sujet qui n'existe pas dans le discours parce que depuis un an c'est plus longtemps mais depuis un an particulièrement c'est les questions de migration de sécurité et d'assistanat et c'est à peu près tout ce qui se dit chez les républicains ceux qui parlent aujourd'hui du gouvernement ne sont pas spécialement des républicains celui-là est obligé parce que c'est la porte-parole mais sinon c'est plutôt des gens comme Jean-Noël Barraud qui sont issus plutôt du macronisme on a eu des voix très timides parfois comme Aurélien Prasier mais qui n'est plus dans le parti et finalement en fait on a une rupture avec une tradition plus ancienne qui était héritée on va dire du gaullisme et notamment Oui c'est la politique arabe de la France Voilà alors bon c'était pas évidemment c'était pas une politique spécialement pro-palestinienne mais en tout cas c'était une politique qui se voulait d'équilibre entre Israël et Gaza et qui gardait Israël et Pestine Il y en a dans le chat
qui parle de Villepin c'est exactement ça Voilà
et qui gardait comme horizon à un moment donné la création de la politique des deux états Bon évidemment il n'y a pas les actions n'ont pas été immenses en la matière mais au moins il y avait cette idée que la droite c'est le gaullisme mais le gaullisme c'est la grandeur de la France la grandeur de la France c'est aussi une forme de partiel désalignement sur la politique étatsunienne et notamment l'idée qu'on peut avoir des relations avec des pays dit à l'époque du Tchermont il y a très longtemps évidemment c'était aussi des soutiens des dictatures du monde arabe mais c'était quand même l'idée que non on ne va pas tout leur donner là aujourd'hui j'ai l'impression que ça a changé effectivement du temps il y avait encore Meyir Abib il est toujours là mais il n'est plus député c'était lui qui parlait et donc c'était pas une image particulièrement équilibrée non vraiment c'est un désintérêt assez flagrant de la part de la droite sur toutes les questions internationales d'ailleurs de manière générale
Léa tu as remarqué un point intéressant c'est une évolution dans la couverture médiatique de ce qui se passe à Gaza
oui je suis pas mal notamment des médias britanniques et états-uniens mais aussi les médias bien évidemment européens et j'ai effectivement le sentiment enfin encore une fois qu'il y a un petit changement de cap et qui a quand même un accompagnement en fait de cette timide indignation effectivement qui est quand même un peu pas inattendu mais encore une fois c'est jamais assez mais voilà j'ai remarqué qu'il y avait quand même des prises de position dans les médias qui étaient quand même plus affirmées que ce qu'on pouvait peut-être plus général aussi que ce qu'on pouvait faire il y a eu un édito du Monde quand même contre Netanyahou ce qui était quand même pas tout à fait gagné non plus je dis pas que le Monde n'a pas couvert ce qui se passe à Gaza loin de là mais de là à ce que ça devienne éditorial il était sale
l'édito du Monde
et assez salé je l'ai relu ce matin
pour vérifier mais il m'avait pas
relu ça c'est un tournant nécessaire trop tard encore une fois trop tardif mais voilà j'espère que ça pourra quand même faire un peu bouger les lignes et encore une fois je ne sais pas ce qui manque aux gens qui ne comprennent pas ce qui est en train de se passer ou qui ferment les yeux que ce soit des personnes de la classe médiatique politique mais pas que le monde de la culture je pense à plein de gens qui soit se taisent soit continuent à dire que c'est bien légitime qu'Israël a le droit de se défendre etc je ne sais pas ce qui va se passer et quand on regardera dans quelques années ce qui s'est passé quelle responsabilité ces gens là auront sur leurs épaules vraiment moi je dresse c'est un parallèle avec 39-45 et je n'ai pas de problème avec ça je le dis clairement il y a eu des responsables ils ont été il y a aussi il y a eu des complices et honnêtement j'espère vraiment mais vraiment que les personnes qui aujourd'hui ne prennent pas la parole et ne se positionnent pas clairement sur ce qui est en train de se passer notamment les personnes qui ont le pouvoir de le faire que ce soit d'un point de vue politique ou médiatique vont quand même payer un peu parce que franchement ce n'est pas possible en fait ce n'est juste pas possible ça fait des mois bientôt des années qu'on est en train d'alerter sur ce qui se passe tout le monde sait ce qui est en train de se passer on a là on a les informations qui sont sous nos yeux et on est encore dans l'inertie on est encore dans le mépris le mépris en fait du peuple palestinien c'est ça qui est en train de se jouer à une grande échelle un mépris qui est institutionnalisé un mépris qui est concerté une instrumentalisation aussi de l'antisémitisme oui l'antisémitisme existe c'est vrai il y a eu deux diplomates israéliens qui ont été assassinés à Washington c'est abominable que fait le gouvernement israélien il rebondit en instrumentalisant et en disant vous voyez c'est les gouvernements européens qui sont en train de se dresser contre Israël c'est de leur faute etc c'est abominable il faut arrêter je ne sais pas comment je suis démuni de solutions mais c'est juste abominable et je ne sais pas comment on peut continuer à vivre normalement dans ce monde où on a un génocide qui est là sous nos yeux mais toutes les minutes toutes les minutes
affaire à suivre en tout cas on essaiera de continuer à en parler dans Backseat dès lors que l'actualité nous en donnera l'occasion autre sujet qu'on voulait aborder ensemble dans ces sujets de la semaine ce n'est pas forcément un sujet de la semaine c'est un sujet un peu plus profond mais c'est la question des référendums Emmanuel Macron dans son interview la semaine dernière a une nouvelle fois évoqué la possibilité d'un référendum il avait parlé notamment du dossier de la fin de vie qui pourrait potentiellement faire l'objet d'un référendum bon il se trouve que la constitutionnalité n'est pas claire c'est pas sûr du tout que ce soit possible de faire un référendum sur la fin de vie mais la question c'est quand bien même est-ce que ce serait souhaitable est-ce que toutes les questions est-ce que tous les sujets sont submissibles au référendum des français est-ce qu'on peut soumettre toute question au peuple pour qu'il le ratifie lui-même c'est vraiment une question qui moi me taroute depuis assez longtemps parce qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels je ne suis pas d'accord j'ai toujours le même exemple qui m'avait marqué à l'époque c'est le mariage pour tous j'ai vu en France des millions de gens manifester pour réclamer un référendum sur le mariage pour tous et moi j'étais en face et je disais non je ne veux pas que l'on confie la vie des homosexuels comme ça au vote de mes ongles de mes tantes des gens de ma famille non je suis délogé je ne veux pas que les minorités soient comme ça soumises et on en parlait dans la préparation parce qu'en même temps j'ai bien conscience en disant ça de porter atteinte à un fondement important de la démocratie c'est la possibilité pour le peuple de décider par lui-même sans passer par ses représentants qu'est-ce que vous en pensez vous de cette question ?
moi j'aime bien la question du référendum elle m'amuse un peu pourquoi ?
parce que alors c'est un outil de démocratie directe quasiment un des seuls mais c'est un outil de démocratie directe qui à mon sens mal utilisé ou en tout cas mal conçu tel qu'il est tel qu'il est outillé aujourd'hui je m'explique déjà on est sur souvent des questions qui n'apportent pas de nuance on est enfin dont les réponses attendues n'apportent pas de nuance c'est soit oui soit non bon ok très bien mais parfois entre oui et non il y a tout un tas de raisons qui poussent au oui qui poussent au non et peut-être qu'on aurait parfois envie et besoin d'avoir d'autres capacités d'autres possibilités de réponses d'une part comme au quiz à la con on peut avoir A, B, C, D et puis en plus de ça je trouve que c'est finalement un peu dangereux parce qu'il est souvent instrumentalisé pour redorer le blason des politiques on l'a vu il y a enfin c'était quand même l'outil préféré du général de Gaulle pour un peu tâter l'opinion et essayer de redorer son blason et ou de se casser le cas échéant et là où j'ai un peu une crainte sur ce que Macron voudrait faire et sur ses intentions réelles face au référendum parce qu'il a dit qu'il fallait dépasser cette crise et que le peuple avait besoin de se prononcer c'est que les sujets qu'il a mis sur la table assez brièvement lors de cette interview absurde sur TF1 c'était des sujets où vraisemblablement on avait le sentiment que c'était un peu genre le programme de travail de l'Assemblée nationale il a parlé de budget il a parlé de fin de vie bref un peu comme si il avait pour ambition de se servir du référendum pour dépasser cette crise institutionnelle dans laquelle il s'est enfoncé tout seul rappelons-le qui est ce blocage au Parlement où il n'a plus de majorité donc voilà moi je m'interroge sur les intentions réelles de celles et ceux qui pourraient être à la manœuvre et je pense qu'un bon référendum c'est un référendum qui a en tout cas une part de délibération en amont
ce qu'il faut faire
voilà on parle souvent du référendum d'initiative citoyenne délibératif moi je trouve que c'est quelque chose d'intéressant c'est entre la convention citoyenne et le référendum mais le référendum tout seul je le trouve un peu dangereux et on s'était posé aussi la question lorsqu'on a porté avec des associations l'IVG dans la constitution parce qu'à un moment donné c'était une proposition de loi et donc l'issue constitutionnelle d'une proposition de loi constitutionnelle pour réformer la constitution c'est forcément le référendum et donc moi je me souviens à l'époque on avait discuté de tout ça il y avait un point de vigilance qui était est-ce qu'on veut vraiment compte tenu du moyen des antichoits aller sur ce terrain puisqu'on sait très bien les moyens qu'ils ont la campagne abominable que ça aurait été et le risque finalement de se retrouver avec le rejet de l'IVG dans la constitution parce que finalement le camp d'en face le camp du nom en quelque sorte est beaucoup plus puissant et donc voilà je pense que c'est c'est un outil à améliorer et certainement pas à instrumentaliser
Malek t'en penses quoi ?
en fait je pense que c'est ça il faut repimper cet objet alors déjà il faut que le référendum soit soit suivi et écouté déjà je pense que c'est une tu fais référence à 2005 ?
bah oui c'est quand même une belle grosse étape c'est quand même une belle condition sine qua donne après j'ai un avis différent là dessus et deuxièmement de la nuance oui et moi par contre oui il y a des sujets mais en réalité j'ai un peu l'impression que la constitution clarifie déjà un peu ce truc il y a des sujets qui ne doivent pas être soumis à référendum et moi par contre après moi je je ne veux pas entendre Emmanuel Macron me parler de référendum à partir du moment où il n'a pas voulu de référendum sur la réforme des retraites voilà
ah ça
sur ce sujet parce que pour le coup on est sur le périmètre décrit par la constitution
ah pour le coup on est en plein dedans ça c'est absolument certain
et pour le coup
sur le fait que Emmanuel Macron ait démonétisé l'idée même de référendum avant même d'en proposer un c'est ça mais attends mais ça pose une bonne question parce que si il y a un référendum qui est proposé demain est-ce qu'on y va est-ce qu'on n'y va pas ça va être une question est-ce qu'il faut boycotter ou pas le référendum tu verras qu'il va y avoir une campagne du oui une campagne du non une campagne du boycott donc moi j'ai hâte de voir les émissions backseat ce qu'on aura quand il y aura un référendum qui aura été proposé
ça peut être marrant
ça peut être extrêmement fun mais je reviens je voudrais clarifier ce que je disais tout à l'heure sur les limites inhérentes à l'exercice du référendum c'est que la toute puissance de la volonté populaire ça a été la construction sur laquelle on a bâti la république et les états-nations pendant à peu près un siècle et demi et tout ça s'est fracassé sur la seconde guerre mondiale c'est qu'à partir de 1945 on s'est dit collectivement qu'une démocratie adulte c'est une démocratie capable de se limiter elle-même par les droits de l'homme on ne peut pas soumettre les droits de l'homme à référendum on ne peut pas soumettre les droits de l'homme à négociation il y a des droits qui dès lors qu'ils sont reconnus à toute personne qui partage la dignité humaine et bien on ne peut pas revenir dessus et moi c'est à ça que je suis accroché et je ne veux pas que les aléas du temps nous permettent de revenir sur des choses que je considère comme étant des droits et je sais qu'on peut ne pas être d'accord avec moi le droit pour des homosexuels de se marier je considère que c'est un droit un droit pour une femme d'avoir recours à l'IVG je considère que c'est un droit et qu'on ne doit pas en discuter publiquement comme ça à l'occasion d'une campagne référendaire pour les raisons que tu as exposées je ne veux pas la vivre cette campagne-là
la peine de mort c'est aussi déçu
en plus moi j'ai connu le référendum de 2005 c'est des émissions à la télé avec le camp du oui le camp du non à part égale de temps de parole je voulais s'imaginer ce que ça peut donner dans certains cas sur l'Europe en l'occurrence c'était plutôt de très haut niveau je trouvais c'était assez intéressant même un peu chiant mais voilà t'en penses quoi toi
Emilien ?
le sujet est délicat parce qu'il a été beaucoup en fait instrumentalisé par les politiques c'est-à-dire que chacun a sa petite proposition de référendum il y en a qui veulent le même en faire tous les ans donc en fait ça devient le truc où on va vous redonner la parole ce qui est un peu bizarre parce que si vous élisez quelqu'un surtout si vous lui donnez la majorité au Parlement c'est bizarre qu'il dit non non on ne va pas le faire nous-mêmes on va vous demander il y a un truc un peu bizarre c'est vrai après effectivement c'est toujours compliqué le référendum parce que techniquement je ne sais plus qu'il disait que en démocratie le peuple n'a pas toujours raison mais c'est le seul qui a le droit de se tromper mais il y a ce petit côté effectivement et c'est l'argument souvent qu'il mobilise vous avez peur du résultat ce qui est à craindre c'est les sujets enfin les moments où le référendum est mal fait quelque part le Brexit moi je ne considère pas que les gens forcément votent mal les gens dans les élections aussi sont parfois désinformés votent pour tout un tas de raisons et finalement on ne peut pas décider on ne peut pas demander aux gens de bien voter avec la bonne mentalité mais le problème du Brexit c'est que on demandait aux gens est-ce qu'il faut sortir ou rester sans aucune idée de ce que ça avait donné comme conséquence de devoir rester d'où les conséquences on a vu les conséquences derrière voilà sur le hard Brexit le soft Brexit en fait personne ne savait ce que ça voulait dire parce qu'il n'y avait pas de projet d'une autre relation avec l'Europe c'était juste on arrête quelque chose et un certain nombre de gens qui ont voté pour le Brexit le regrettent aujourd'hui voilà et ils regrettent donc la licence pose il faut en faire éventuellement est-ce qu'il faut avoir plusieurs moments de concertation ce qui est sûr c'est qu'il faut une bonne information il faut que les gens soient mobilisés dessus si ce n'est pas mobilisé bon ça donne le référendum de 2000 sur le quinquennat où en fait tout le monde s'en fiche et peut-être même certains commencent à le regretter il faut prendre les citoyens pour ce qu'ils ont c'est-à-dire des gens qui ont effectivement la souveraineté et le droit de voter et sont compétents par principe et après à nous de faire en sorte qu'ils le soient le plus possible après tout les gens politisés ne sont pas plus enfin non c'est le principe en démocratie on ne les présume pas plus compétents que les gens qui ne sont pas politisés et à mon sens est-ce que j'ai regardé beaucoup d'articles de jurys sur la question en fait il faut que ça reste aussi quelque chose d'assez exceptionnel on a donné souvent le référendum sur des questions exceptionnelles bon après c'était discuté mais l'élection du président suffrage universel direct les questions des accords déviants le traité de Masritch l'Europe donc c'est des moments où on se dit en fait ça engage tellement l'avenir du pays et je pense la forme de retraite aurait pu être le cas qu'il faut que la population décide ou alors finalement le débat est tellement tendu à l'assemblée qu'il faut qu'on en revienne au peuple c'est pour ça que je trouve l'idée de trouver un référendum bizarre pour moi le référendum il s'impose de lui-même quand les situations on le veut il faut faire en sorte qu'il soit bien accompagné mais trouver un référendum pour un référendum parce que ça fait bien ça fait 20 ans qu'on n'en a pas fait je trouve ça un peu bizarre
moi je suis complètement d'accord avec toi je me demande vraiment s'il n'y a pas d'autres solutions par exemple des consultations citoyennes c'est pas la même chose qu'un référendum un référendum je vous rappelle quand même que c'est la réponse par oui ou par non à l'entrée en vigueur d'un texte quel qu'il soit et on peut en discuter etc machin mais
c'est obligatoire oui ou non là dans la constitution la constitution
article 11 article 89 par jurisprudence constante je crois que c'est toujours oui ou non conséquences c'est étranger c'est un texte de loi adopté c'est un texte de loi adopté ou une réforme de la constitution mais c'est effectivement l'entrée en vigueur d'un texte bon il y a aussi une autre possibilité ce serait bien qu'on mette en oeuvre dans notre pays une culture de la consultation citoyenne où effectivement on pourrait avoir davantage de référendums alors là pour le coup on pourrait avoir des choix multiples on pourrait avoir des questions différentes on pourrait avoir un petit système presque à l'américaine moi par exemple je considère que le jour où on va voter pour les élections régionales par exemple tant qu'à faire puisqu'on se déplace ce serait peut-être l'occasion de nous proposer un référendum au même moment ou une consultation citoyenne même une consultation locale pourquoi pas
oui les référendums locaux pour une élection régionale ne seraient pas totalement dégâts
en même temps en plus vraiment le même jour franchement on fait des économies d'argent on économise le temps des gens etc.
c'est vraiment plutôt une bonne idée et puis il y a aussi l'exercice des conventions citoyennes moi à titre personnel j'aime bien les conventions citoyennes je trouve que c'est un bel objet je trouve que ça devrait être respecté mieux derrière par la politique ça c'est un autre sujet non mais à la limite c'est un deuxième sujet qui est très important mais l'exercice même de la convention citoyenne des citoyens tirés au sort qui délibèrent après avoir été formés sur un sujet après avoir travaillé sur le fond voilà on est une démocratie adulte à mon avis ça gagnerait à être développé davantage donc c'est pour ça que je pense que la question référendum par référendum c'est pas une bonne question elle est aussi bête qu'un référendum en fait vous voyez ce que je veux dire le oui ou le non vous voyez le côté un peu sans nuance je pense que la nuance elle est dans quand est-ce que dans ce pays on expérimente des trucs quand est-ce qu'on ose changer les choses les conventions citoyennes ça a été une expérimentation je considère que ça a fait ses preuves j'espère qu'on en verra d'autres à l'avenir les consultations citoyennes par pitié faites-en voilà c'est le moment on y va on essaye d'imaginer ça demande du courage ça demande beaucoup d'ambition pour un gouvernement mais je pense qu'on peut y arriver quoi
c'est dommage d'ailleurs qu'un Bayrou Premier ministre ne pousse pas justement pour la convention citoyenne sur la démocratie par exemple
ce qui pour le coup alors pour le coup franchement parlons de François Bayrou vieux démocrate vieux démocrate qui depuis 25 ans en parle beaucoup de la démocratie moi j'ai connu des interviews à rallonge de François Bayrou je suis sûr qu'on pourra retrouver les archives où il nous parle de proportionnel où il nous parle d'innovation dans le vote de décentralisation plus intelligente de participation citoyenne d'inclusion etc moi j'ai connu mon Bayrou plus démocrate que ce qu'il est à l'exercice c'est dommage quand même mais peut-être qu'il est tenu par son ministre de l'intérieur je ne sais pas on ne va pas refaire le débat je ne sais pas