JDD : Pourquoi les macronistes s'engueulent en pleines vacances
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse partielle
Mais il fait quoi en ce moment, à votre avis, Pap Ndiaye ?
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Qu'est-ce que cela vous inspire ?
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Qu'est-ce que cela vous inspire ?
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Vincent Bolloré, une personnalité proche de l'extrême droite, vous dites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04PrésentateurChiffre
« Pap Ndiaye gagnera au change d'un point de vue financier et devrait toucher plus que les 10 000 euros qu'il percevait comme membres du gouvernement. »
- 2:15Locuteur non identifiéFait
« Vous savez, moi je pense d'abord aux journalistes du JDD, aux lecteurs qui ont parfois perdu leur JDD. »
- 4:29InvitéFait
« Quand vous regardez CNews, quand vous regardez ce qui est devenu européen, quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose. »
- 5:30Locuteur non identifiéFait
« Il n'appartient pas au gouvernement d'interférer dans la gestion des médias, quels qu'ils soient. »
- 9:06PrésentateurFait
« Éric Dupond-Moretti aurait profité de sa fonction de ministre pour régler des comptes avec quatre magistrats auxquels il s'était opposé quand il était avocat. »
- 11:02PrésentateurFait
« Le deux-roues aurait alors grillé un feu rouge et percuté une voiture, le choc qui a provoqué la mort du conducteur âgé de 17 ans et de son passager âgé de 23 ans. »
- 12:32PrésentateurFait
« Catherine Colonna estime qu'il faut prendre la menace d'intervention très au sérieux. »
- 13:25Locuteur non identifiéFait
« Le CNSP prend à témoin l'opinion nationale et internationale et affirme que tout État à partir duquel une action militaire est dirigée contre le Niger sera considérée comme co-belligérant. »
- 15:01PrésentateurFait
« Mark Zuckerberg et Elon Musk pourraient s'affronter dans un combat de MMA, les arts martiaux mixtes, le 26 août prochain. »
- 16:40PrésentateurChiffre
« Meta, maison mère de Facebook, avait fini par payer 725 millions de dollars à la justice américaine pour mettre fin au procès dans lequel le groupe était accusé d'avoir vendu des données personnelles des utilisateurs sans leur consentement à la firme Cambridge Analytica. »
Temps de parole
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C'est une question qui ne vous empêche certainement pas de dormir ni de siroter vos cocktails à la plage durant vos vacances. Mais il fait quoi en ce moment, à votre avis, Pap Ndiaye ? En tout cas, malgré son éviction du gouvernement, il continue de faire la une de l'actualité. En fin de semaine dernière, le journal Le Monde lui consacrait un portrait dont le titre était « Le calvaire solitaire de Pap Ndiaye, porte-voix de l'antiracisme au gouvernement ». Porte-voix de l'antiracisme, vraiment ? En tout cas, l'ancien ministre de l'éducation est amer et considère son éviction comme un trophée de guerre remporté par l'extrême droite et la droite.
Et depuis, les médias de ce bord politique sont hystériques. La revue Causeur de la sympathique Elisabeth Lévy estime que de toutes les façons, Pap Ndiaye devrait arrêter de se plaindre, la République étant plutôt bonne fille pour lui, alors qu'en gros, il n'est pas à la hauteur. Causeur pointe du doigt le fait qu'il a été assez vite recasé comme ambassadeur de la France auprès du Conseil de l'Europe. Le boulot n'a pas l'air très intéressant, mais le JDD l'affirme, Pap Ndiaye gagnera au change d'un point de vue financier et devrait toucher plus que les 10 000 euros qu'il percevait comme membres du gouvernement.
En réalité, ici, aux médias, on pense que Pap Ndiaye a au moins une raison de faire son caliméro.
C'est toujours sur moi que ça tombe les complications. Oh là là là là, c'est vraiment trop injuste.
Dans cette nouvelle édition de notre bulletin d'Info d'été, on vous explique pourquoi. Mais que se passe-t-il donc en Macronie ? Manque de communication, division idéologique ou insondable hypocrisie ? La question reste en suspens. Néanmoins, c'est un sacré tollé qu'a apparemment provoqué la dernière interview de la toute nouvelle secrétaire d'État chargée de la ville. Dans le nouveau numéro du journal du dimanche, façon Vincent Bolloré, dirigé par l'ancien de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune. Cette interview de Sabrina Agresti-Roubache jette un coup de froid dans le camp de la majorité, peut-on lire dans plusieurs médias ce lundi.
Et pour cause, cet entretien aurait été réalisé sans l'accord de la première ministre, contrairement aux usages. Conséquence, Clément Bonne, le ministre délégué chargé des Transports, n'hésite pas à prendre son temps le plus indigné pour tirer sur la secrétaire d'État.
Vous savez, moi je pense d'abord aux journalistes du JDD, aux lecteurs qui ont parfois perdu leur JDD. Sa ligne historique, ses valeurs, son ADN, c'est ça que je regrette. Vous savez, Pierre Desproches disait, on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. Je pense que c'est vrai en politique, qu'on peut se parler de tout, mais pas avec n'importe qui ou à n'importe quel moment. Ce n'est pas le choix que j'ai fait, mais chacun fait ses choix en conscience. Ça veut dire que vous avez fait le choix pour l'instant, vous n'irez pas donner une interview au journal du dimanche ?
J'ai remarqué qu'effectivement, ce n'est pas ce que j'ai fait ce week-end et ce n'est pas sans doute ce que je ferai le week-end prochain.
Et même tonalité chez la ministre de la Culture, Rima Abdulmalak, qui insistait ce week-end en Ouest-France sur le fait que la presse d'opinion a le droit d'exister en France, tout en déplorant le risque de destruction de ce qu'a toujours été le JDD et en jugeant l'épisode préoccupant et violent pour sa rédaction. Alors, l'épisode dont il est question a commencé quand Vincent Bolloré a pris le contrôle du JDD, jusqu'ici détenu par un autre milliardaire en la personne d'Arnaud Lagardère. Bolloré choisit alors de nommer le journaliste d'extrême droite Geoffroy Lejeune à la tête du JDD alors que ce média était auparavant très institutionnel et en réalité assez macroniste.
Ce qui a poussé Pape Ndiaye, qui savait peut-être que ces jours étaient comptés au gouvernement, à tenir des propos d'un courage très rare dans la bouche de l'ancienne universitaire. Souvenez-vous, c'était il y a presque un mois.
On se demande justement, le JDD ne paraît pas pour la troisième semaine consécutive. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Cela m'inspire une chose, c'est qu'il faut évidemment soutenir la mobilisation des personnels du JDD et je comprends bien qu'ils ne veulent pas entrer dans la galaxie des publications ou des médias contrôlés par un personnage qui est manifestement très proche de l'extrême droite la plus radicale. Vincent Bolloré, une personnalité proche de l'extrême droite, vous dites, son groupe est proche de l'extrême droite ? Écoutez, quand vous regardez CNews, quand vous regardez ce qui est devenu européen, quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose.
On se souvient aussi que toutes les figures de la bonne société macroniste avaient tourné le dos à leurs collègues de l'éducation nationale, soit en s'emmurant dans ce que le journaliste Daniel Schneiderman a appelé le silence des pantoufles, soit en lui tombant littéralement dessus. Et voilà que la secrétaire d'État Sabrina Agresti-Roubach choque ce petit monde alors qu'elle se comporte conformément à ce qui est manifestement la ligne directrice du gouvernement. Mais après tout, si CNews détenue par Bolloré n'est pas une chaîne d'extrême droite comme le prétendent les macronistes, c'est qu'il n'y a pas de mal à s'exprimer dans le JDD, non ? Histoire d'être cohérent avec soi-même.
Alors, dans son interview, la ministre assure qu'elle ne peut pas être insensible à la mobilisation quasi unanime de la rédaction, mais juge, et je la cite, qu'un responsable politique n'est pas dans son rôle lorsqu'il distribue les bons ou les mauvais points à la presse. Exactement ce que disait Elisabeth Borne lors de la polémique Pat Ndiaye.
Il n'appartient pas au gouvernement d'interférer dans la gestion des médias, quels qu'ils soient.
Puis, en réalité, de qui se moque-t-on ? Qui va nous faire croire que ni Macron ni Borne ne savaient quel était le profil politique de Sabrina Gresti-Roubach au moment de sa nomination ? Elle qui se montrait quasiment admirative de Jean-Marie Le Pen dans l'un de ses récents passages sur sa chaîne favorite, j'ai nommé CNews.
Et on les a vues, pardonnez-moi. On les a vues, mais on ne les a pas traitées. Ah non, non, attends, moi je ne suis pas d'accord avec vous. On les a vues ? Il y a quelqu'un qui les a vues dans les années 80. C'est vrai. Et il l'a dit. Et il a été ostracisé. Et on n'a pas voulu l'entendre. Et on l'a traité de raciste. Et je n'en dirai pas plus. Mais il y en a un qui l'a dit. Il y en a un qui a dit précisément les choses qui allaient se passer. C'est vrai. C'est vrai, mais... Lequel ?
Parce qu'il n'y en a plus.
Vous savez bien.
Ça fait froid dans le dos et je vous rassure des interventions comme celle-ci sur le plateau de Pascal Praud. Il y en a des dizaines. Le RN ne s'y est pas trompé en se réjouissant ouvertement de la nomination de l'ancienne députée Renaissance au gouvernement. Je pense également à cette députée de Marseille, Sabrina Gresti-Roubache, une macroniste qui était d'ailleurs aux côtés du président Macron lors de son dernier déplacement dans la cité fosséenne et qui va être chargée de la ville.
Quant à ma collègue Sabrina, j'espère qu'elle gardera sa liberté de parole parce qu'elle l'a, elle a une liberté de ton. Elle était chez vos collègues il n'y a pas très longtemps en disant qu'elle faisait les mêmes constats que Marine Le Pen, notamment sur la politique migratoire. Donc on juge un arbre à ses fruits. On va voir évidemment si elle continue à aller dans ce sens-là, si elle garde cette liberté de ton qui la caractérise.
On se doute bien que le parti de Marine Le Pen boit du petit lait avec cette nouvelle polémique au sein de l'exécutif sur le JDD et les médias Bolloré. On apprend en tout cas qu'à la suite de l'interview, la ministre s'est faite sèchement recadrée par Elisabeth Borne avant que celle-ci ne se fasse à son tour recadrée par Emmanuel Macron. On se souvient que notre bien-aimé président avait déjà tiré les oreilles de sa première ministre en fin mai dernier parce qu'elle avait osé énoncer une vérité historique, c'est-à-dire la filiation entre le pétainisme et le Rassemblement national. Et qu'est-ce qu'il disait à l'époque Emmanuel Macron ?
Le combat contre l'extrême droite ne passe plus par des arguments moraux. On n'arrivera pas à faire croire à des millions de Français qui ont voté pour elle que ce sont des fascistes. Sauf que personne, évidemment, ne recadre Jupiter lorsqu'il emploie le terme de décivilisation abondamment utilisé par le penseur d'extrême droite Renaud Camus. Un terme proche de celui d'ensauvagement affectionné par les tuitos de la fachosphère et par Gérald Darmanin. Personne n'a recadré Emmanuel Macron lorsqu'en 2019 il a accordé une interview à Valeurs Actuelles dirigée par un certain Geoffroy Lejeune. À un moment, il faudra qu'il se mette d'accord ou qu'il cesse de se moquer de nous.
Et alors que la Macronie s'écharpe à coup de polémique, la question de la probité des ministres revient toujours sur le devant de la scène. C'est notamment le cas avec le procès d'Éric Dupond-Moretti, un procès dans lequel trois des magistrats ciblés par des enquêtes administratives ordonnées par le ministre de la Justice souhaitent apporter leur témoignage dans cette affaire de prise illégale d'intérêt qui a valu le renvoi du garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République. Éric Dupond-Moretti aurait profité de sa fonction de ministre pour régler des comptes avec quatre magistrats auxquels il s'était opposé quand il était avocat.
Les avocats des plaignants ont demandé dans un courrier adressé mardi au procureur général près de la Cour de cassation que leurs clients soient entendus en qualité de témoin afin de faire la lumière sur cette affaire. Or, les deux juristes rappellent que la loi interdit aux victimes de délits commis par un ministre de se constituer partie civile à l'audience. Les victimes pourront seulement solliciter des dommages et intérêts devant le tribunal.
Pour rappel, la Cour de cassation a confirmé le 28 juillet dernier, le renvoi d'Éric Dupond-Moretti devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les infractions commises par les membres du gouvernement dans l'exercice de leur fonction. Deux enquêtes ordonnées par le garde des Sceaux contre quatre magistrats ont attiré l'attention des enquêteurs et justifié son renvoi devant cette juridiction d'exception. La première cible trois magistrats du parquet national financier qui avait épluché il y a sept ans les factures téléphoniques du garde des Sceaux dans le cadre de l'affaire Paul Bismuth, ce pseudonyme, vous vous en souvenez, de Nicolas Sarkozy.
La seconde concernait Édouard Levrault, ancien juge d'instruction détaché à Monaco et qui avait mis en examen un des clients d'Éric Dupond-Moretti. Pour sa défense, le ministre de la Justice a répété n'avoir fait que suivre les recommandations de son administration en lançant ses enquêtes administratives. Deux jeunes hommes sont morts à Limoges après avoir tenté d'échapper à la police. Selon une source policière, ils auraient pris la fuite en scooter en voyant un véhicule de la brigade anticriminalité qui était sur le point de les contrôler.
Une courte poursuite se serait engagée avant que les policiers n'y renoncent compte tenu de la vitesse du véhicule estimée à plus de 100 km heure et des risques pris par le conducteur du scooter. C'est ce que précise le procureur dans un communiqué. Le deux-roues aurait alors grillé un feu rouge et percuté une voiture, le choc qui a provoqué la mort du conducteur âgé de 17 ans et de son passager âgé de 23 ans. Deux enquêtes sont désormais ouvertes dans cette affaire, l'une pour refus d'obtempérer, aggravé par la mise en danger délibérée, l'autre pour homicide involontaire.
L'accident qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche intervient un peu plus d'un mois après la mort de Naël à Nanterre entre les mains de la police. Le décès des deux jeunes hommes a provoqué quelques échauffourées à Limoges avec des incendies de véhicules dans le quartier de Beaubreuil dont ils sont originaires. Le calme est revenu dimanche après-midi, mais de nouveaux incidents sont à craindre selon un proche des victimes interrogées par l'AFP. Se dirige-t-on vers un conflit armé au Niger ?
Les poutistes qui ont pris le pouvoir le 26 juillet dernier avaient jusqu'à hier pour restaurer l'ordre constitutionnel, un ultimatum fixé par la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest et qui, sans surprise, n'a pas suffi à faire plier les militaires. La CDAO exigeait le retour au pouvoir du président déchu Mohamed Bazoum, sans quoi elle faisait planer la menace d'une intervention armée. Sauf que depuis la fin de l'ultimatum, ce lundi minuit, heure de miamé, la CDAO fait preuve d'un mutisme assez déconcertant. Quand Catherine Colonna estime qu'il faut prendre la menace d'intervention très au sérieux, les militaires au pouvoir la prennent au pied de la lettre.
Ils ont annoncé la fermeture de leur espace aérien dans un communiqué publié avant la fin de l'ultimatum. Le document explique que le Niger fait face à une menace d'une intervention qui se préparerait à partir des pays voisins.
Dominique numéro 22. Malgré la désapprobation des populations nigériennes et celles de la CDAO d'une quelconque intervention militaire au Niger, la planification de cette guerre a été effectuée. Un pré-déploiement des forces devant participer à cette guerre est entamé dans deux pays de l'Afrique centrale. Le CNSP suit avec attention les préparatifs de cette guerre par procuration, pour laquelle le mandat de la CDAO était juste un cutus nécessaire. Le CNSP prend à témoin l'opinion nationale et internationale et affirme que tout État à partir duquel une action militaire est dirigée contre le Niger sera considérée comme co-belligérant.
Alors, l'hypothèse d'une intervention militaire de la CDAO est loin de faire l'unanimité parmi ses États membres. D'ailleurs, le Nigeria, dont le président est également à la tête de la CDAO, a échoué à obtenir l'aval de son Sénat pour une intervention armée. Le Sénat nigérien, plus pacifique qu'une certaine ministre française des Affaires étrangères, recommande aux dirigeants de la CDAO de renforcer l'option politique et diplomatique. Cette décision est loin d'être anodine puisque le Nigeria est la première économie de la sous-région et sa constitution ne permet pas que les forces de sécurité soient déployées dans un pays étranger sans le feu vert du Sénat.
On voit donc assez mal comment une force sous-régionale ira combattre sans sa puissance phare. D'autant plus que le Niger est soutenu mordicus par le Mali et le Burkina Faso, deux pays qui ont annoncé aujourd'hui l'envoi d'une délégation commune à Niamey pour faire part de leur solidarité. Un soutien qui a vu d'un bon oeil par les défenseurs de la junte. À l'heure où la pression internationale se resserre, près de 30 000 partisans du coup d'État se sont rassemblés dimanche après-midi au stade Senikuntie de Niamey, agitant des drapeaux nigériens et acclamant les généraux au pouvoir. Un signe de plus d'une popularité grandissante quand la communauté internationale y voit un drame absolu.
Et une dernière actualité plus insolite pour terminer ce flash, Mark Zuckerberg et Elon Musk pourraient s'affronter dans un combat de MMA, les arts martiaux mixtes, le 26 août prochain. Oui, vous avez bien entendu, le richissime patron de SpaceX, du réseau social X, anciennement Twitter, va entrer dans une cage de MMA pour y affronter le richissime patron de Facebook. Le combat Zuck contre Musk sera retransmis en direct sur X, une annonce faite par Musk lui-même. Depuis fin juin, les deux milliardaires s'attaquent par publications interposées et savamment mises en scène.
Le sud-africain Musk est irrité par le lancement du nouveau réseau social Trade, concurrent direct de Twitter ou de X, et qui fait partie du groupe Meta dont l'américain Zuckerberg est le PDG. Bon, soyons clairs, nous n'allons pas bouder notre plaisir à l'idée de voir deux figures du capitalisme ultra-libéral se mettre une rouste. Mais ils nous prennent tous un peu pour des idiots avec ce combat qui sent l'opération de com' à des kilomètres. Même si Elon Musk nous jure que l'ensemble des recettes sera reversée à des organisations venant en aide aux anciens combattants, l'objectif est surtout d'ordre marketing.
Et d'ailleurs, ce combat fait déjà énormément parler sur les réseaux sociaux X et Facebook. Une opération pour redorer l'image à la fois des compagnies et des hommes à leur tête. Des combats comme celui-là plaisent de plus en plus aux jeunes publics et rendent sympathiques leurs protagonistes. Peut-être veulent-ils faire oublier le contrôle absolu qu'ils ont sur les données personnelles des utilisateurs et qui ont donné lieu à des scandales comme Cambridge Analytica, par exemple.
Pour rappel, Meta, maison mère de Facebook, avait fini par payer 725 millions de dollars à la justice américaine pour mettre fin au procès dans lequel le groupe était accusé d'avoir vendu des données personnelles des utilisateurs sans leur consentement à la firme Cambridge Analytica, des données utilisées pour la campagne de Donald Trump. Le patron de Tesla, quant à lui, est toujours sous le coup d'une accusation de tuite frauduleuse ayant permis de manipuler les actions en bourse de sa société. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info quotidien, un nouveau flash qui entre dans notre programmation d'été.
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