Macron : le Covid, son bilan… son programme #cdanslair 10.11.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:51OuverteRéponse directe
On va commencer par les questions de santé Bruno Jeudy parce que sur la santé, Emmanuel Macron pour le coup poursuit sa ligne, poursuit sa stratégie.
- 2:14OuverteRéponse directe
Il aurait pu essayer de convaincre, il a choisi de contraindre avec le pass sanitaire qui sera désormais conditionné à une troisième dose.
- 4:32OuverteRéponse directe
Effectivement, il a fait son propre bilan de la gestion de crise. On imagine qu'il a été profondément agacé, le Président de la République, sur les critiques qu'il y a eu pendant cette crise-là.
- 5:43OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est audible, à votre avis, cette façon-là de dresser son propre bilan, de faire passer ce message-là aux Français ?
- 7:53OuverteRéponse directe
Fanny Guinochet, la question qu'on peut se poser, c'est est-ce que c'est le meilleur moyen de...
- 9:52OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron, après ses annonces en matière de santé, a pris soin, on l'a dit, de dérouler son bilan.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:26Invité politiqueFait
« Moi, j'en retire qu'une chose claire, il n'y a que lui qui est entendu. »
- 6:06Mathieu PlannesFait
« on retrouve des niveaux d'activité d'avant crise plus vite que la plupart des grands pays européens. »
- 8:45InvitéChiffre
« On est un peu en dessous de 8%. »
- 12:15PrésentateurChiffre
« Notre croissance dépasse les 6%. »
- 12:23PrésentateurFait
« Nous sommes l'un des seuls pays du monde où le pouvoir d'achat a continué à progresser en moyenne et où la pauvreté n'a pas augmenté. »
- 13:50PrésentateurChiffre
« il avait fait tout ça en maintenant une dépense publique à 5%. »
- 15:35InvitéChiffre
« La dette, pour le coup, a pris à peu près 17-18 points de PIB. On est passé de moins de 100% à à peu près 115% du PIB. »
- 20:41Invité politiqueFait
« si les conditions n'étaient pas réunies et si la crise sanitaire que cette réforme ne serait pas lancée »
- 21:41PrésentateurFait
« Il a dit qu'il ne décalerait pas l'âge de départ »
- 27:30InvitéFait
« on est le pays qui avons la date de 62 ans, la plus basse quasiment d'Europe. »
- 31:19PrésentateurChiffre
« il y a 300 000 emplois qui sont actuellement à pourvoir en France »
- 33:40Invité politiqueChiffre
« la moitié des alternants sont embauchés à la fin de leur parcours »
- 33:53PrésentateurChiffre
« on est plutôt à 25% au-dessus du SMIC »
- 34:02InvitéChiffre
« on est plutôt à 50% au-dessus du SMIC dans cette catégorie de métier »
- 35:45PrésentateurChiffre
« plus de 9000 offres d'emploi sont actuellement à pourvoir dans le pays »
- 37:07PrésentateurChiffre
« vous avez 200 000 postes aujourd'hui qui sont vacants »
- 37:12PrésentateurChiffre
« 200 000 salariés qui sont partis de cette filière »
- 41:32Invité politiqueChiffre
« il y aura 250 000 contrôles dans les prochains mois »
- 41:40Invité politiqueChiffre
« il y a 3 millions de chômeurs il y a 300 000 emplois non pourvus »
- 43:40PrésentateurChiffre
« le total gauche selon les proches d'Emmanuel Macron c'est 25% »
- 58:57PrésentateurChiffre
« il y a à peu près 10 000 chômeurs qui sont contrôlés chaque mois »
- 59:08PrésentateurChiffre
« sur 100 contrôles 14 chômeurs font l'objet de mesures de suspension d'allocation »
- 59:21InvitéChiffre
« il y a à peu près 200 000 radiations par an »
- 59:26PrésentateurChiffre
« vous en avez moins de 1000 qui sont dédiés à juste contrôler les chômeurs »
- 1:03:21PrésentateurFait
« on a lâché les vannes budgétaires et qu'on a mis beaucoup d'argent pour relancer l'économie »
- 1:04:06PrésentateurFait
« ils comptent beaucoup sur la croissance justement sur le fait qu'il va y avoir des rentrées fiscales »
- 1:04:21PrésentateurFait
« il reste quand même maudit sur ce quinquennat avec la succession de ministres de l'écologie »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Emmanuel Macron5 %
- Emmanuel Macron 24 %
- Invité3 %
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Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. 27 minutes d'une intervention solennelle, peut-être l'une des dernières comme chef de l'État. Emmanuel Macron a hier adressé d'abord un message de vigilance face à une épidémie qui reprend de la vigueur. La stratégie reste la même, accélérée sur la vaccination avec un pass sanitaire désormais conditionné à une troisième dose pour les plus de 65 ans. Mais l'objectif peut-être de cette intervention était ailleurs, défendre son bilan et dessiner les prochains axes de sa campagne.
Emmanuel Macron renonce à la réforme des retraites mais relance le nucléaire et promet de durcir les règles sur l'indemnisation du chômage avec une stratégie désormais clairement affichée, s'adresser à une France qui croit en l'avenir quand d'autres candidats font recette sur le déclin. Une entrée dans la campagne qui n'a échappé à aucun de ses futurs adversaires. Macron, le Covid, son bilan, son programme. C'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef au service politique de Paris Match dans votre magazine cette semaine.
Citons votre tableau de bord IFOP Paris Match, baromètre des personnalités, Barnier-Bertrand, Pousse, Hidalgo, dégringole. Fanny Guinochet, vous êtes journaliste à la tribune, vous êtes chroniqueuse dans la matinale de France Info, vous êtes spécialiste des questions économiques et sociales. Citons votre chronique Le Mat ce matin sur les pénuries d'emploi et nous y reviendrons dans cette émission. Nathalie Moret, vous êtes journaliste politique pour le groupe de presse régionale EBRAS. Enfin, Mathieu Plannes, vous êtes économiste, directeur adjoint au département analyse et prévision de l'OFCE, l'Observatoire français des conjonctures économiques.
Citons ce soir l'économie française 2022 aux éditions La Découverte. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. On va commencer par les questions de santé Bruno Jeudy parce que sur la santé, Emmanuel Macron pour le coup poursuit sa ligne, poursuit sa stratégie. Il aurait pu essayer de convaincre, il a choisi de contraindre avec le pass sanitaire qui sera désormais conditionné à une troisième dose. Oui, il reste sur sa ligne finalement du 12 juillet. C'était son allocution précédente, la 8e, hier soir c'était la 9e.
Et cette allocution, à mon sens, c'était très importante parce que c'est là qu'il a vraiment à la fois fixé la sortie de crise, c'est-à-dire la création du pass sanitaire, la vaccination obligatoire pour les soignants et donc donner un horizon à cette crise. Et hier soir, il est resté dans la même veine puisque là, il a réalerté au fond sur une remontée assez contenue pour l'instant des chiffres du Covid avec l'idée que derrière ça, les quelques 7,7 millions, je crois, de Français qui sont ciblés pour la troisième dose, il y en a un peu plus de la moitié seulement qui sont vaccinés.
Du coup, il est resté sur cette ligne, donc le pass sanitaire conditionne le rappel et conditionne le pass sanitaire. Ça a l'air d'aller de soi parce qu'il y a eu le 12 juillet, mais ça ne fait plus débat, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de débat sur le fait de dire à tous les gens qui ont plus de 65 ans, votre pass sanitaire ne vaudra plus rien si vous n'avez pas la troisième dose. C'est-à-dire qu'on a l'impression que ça passe désormais comme une lettre à la poste. Ça passe peut-être comme une lettre à la poste, le Président le dit, mais il reste quand même néanmoins beaucoup de personnes dans les personnes ciblées qui ne sont pas vaccinées.
Donc il y a quand même cette nécessité de réalerter parce qu'au fond, autour de nous, même si on est un pays où finalement beaucoup de Français sont vaccinés, il y a une reprise chez les voisins, en Allemagne, aux Pays-Bas. Et donc il y a la France. Au fond, les cartes sont un peu rebattues sur le Covid. La France, l'Espagne, l'Italie, ça va plutôt mieux et on contient cette possible cinquième vague, alors qu'ailleurs, ça se passe moins bien. En Angleterre, où il y a beaucoup de gens vaccinés, ils ont relâché peut-être trop vite les mesures barrières. Donc le Président a voulu, au fond, ça fait partie de son bilan aujourd'hui, la sortie de crise est un peu mieux réussie qu'ailleurs.
Et surtout, lui-même se trouve dans une position, même si les Français ne sont pas forcément tous amnésiques sur la crise, sur la durée. Mais la sortie de crise se passe plutôt mieux pour le pouvoir qu'il ne l'avait entamé. Donc du coup, il a vu l'intérêt pour lui de faire cette allocution, même si derrière le « vaccinez-vous », il y avait aussi « votez pour moi ». Vous l'avez entendu comme ça, René. Nathalie Moret, effectivement, il a fait son propre bilan de la gestion de crise. On imagine qu'il a été profondément agacé, le Président de la République, sur les critiques qu'il y a eu pendant cette crise-là. Et il l'a dit, la France est aujourd'hui un des pays les mieux protégés.
On a senti que pendant toute cette intervention, on va beaucoup en parler ce soir, il y avait vraiment la volonté pour lui de poser des jalons et de dire « voilà ce qui a été fait », au-delà même des critiques de mes futurs adversaires. J'allais dire qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Et en fait, dans la Macronie, à part la voix d'Emmanuel Macron, il n'y en a pas vraiment d'autres qui résonnent beaucoup. – Sur la crise sanitaire aussi ? – Sur la crise sanitaire, surtout d'ailleurs. Regardez, quand il a été annoncé qu'il allait prendre la parole, la prise de rendez-vous sur Doctolib s'est complètement envolée.
Hier soir, il y a eu plus de 100 000 prises de rendez-vous dans l'heure qui a suivi sa prise de position. Moi, j'en retire qu'une chose claire, il n'y a que lui qui est entendu. Donc comme il est entendu, lui, sur la crise sanitaire, lui, il est le mieux placé pour faire le bilan de la crise sanitaire
et pour poser les premiers jalons de sa campagne à venir. À part lui, personne n'est vraiment audible dans la chronique. – Et Mathieu Plannes, c'était flagrant sur les questions économiques par rapport à la crise sanitaire. – Oui, c'est flagrant. Il a fait son propre bilan, quelque part, parce qu'effectivement, les autres ne le font pas vraiment. Donc, avec, c'est effectivement quelque chose d'assez positif pour lui, et notamment pour l'économie française. – Pour l'accompagnement de l'économie ? – Alors, il y a deux choses, c'est-à-dire l'accompagnement et le fait qu'on retrouve des niveaux d'activité d'avant crise plus vite que la plupart des grands pays européens.
Et c'est vrai qu'en même temps, la crise sanitaire est plutôt contenue aujourd'hui. Donc, c'est vrai qu'autant le début de la crise s'est quand même très mal passé, on a perdu beaucoup, beaucoup en activité, on a eu une vraie peur d'une explosion du chômage, des faillites. Ça n'a pas été le cas. Et là, aujourd'hui, on s'en sort plutôt mieux que nos voisins. Donc, effectivement, il a fait le point là-dessus. C'était assez peu probable qu'on se retrouve dans une situation avec un niveau d'emploi super avant crise, au bout d'un an et demi de crise.
Donc, c'est vrai qu'il a insisté là-dessus, parce qu'on ne l'entend pas beaucoup, ce bilan-là, et qui est quand même assez important, avec effectivement une gestion économique qui a été plutôt favorable sur la deuxième partie de la crise, enfin, on va dire depuis l'été 2020, depuis un peu plus d'un an. Il a beaucoup insisté, justement, sur l'accompagnement des entreprises, du pouvoir d'achat des Français pendant cette crise-là. Oui, alors, il répète ça. C'est vrai qu'il a raison macroéconomiquement. C'est-à-dire qu'effectivement, on n'a pas eu des questions du faillite. Voilà.
Et le pouvoir d'achat, si on regarde les chiffres de l'INSEE, le montre bien, et même les prévisions, la plupart des prévisions montrent qu'on a une augmentation moyenne du pouvoir d'achat des Français. Alors, c'est vrai que c'est toujours un peu en décalage avec l'histoire du ressenti, avec la hausse des prix de l'énergie, notamment. Mais c'est vrai que quand on regarde les différents grands indicateurs macroéconomiques, le bilan est plutôt bon. C'est vrai que la croissance est revenue plus vite que chez nos voisins, que le niveau de taux de chômage est revenu à celui d'avant crise, qu'on a créé plus d'emplois que ce qu'on avait avant crise, que globalement, il y a eu peu de faillites.
Et ça, c'était un peu inespéré. Et donc, c'est vrai qu'il fait le point là-dessus. Alors, par contre, il ne parle pas, ou très peu, des déficits, de la dette. On va en parler dans un instant, parce que ses adversaires se sont chargés de lui rappeler. Voilà. Mais par contre, le quoi qu'il en coûte a été efficace, et on va dire que ça a été plutôt bien géré. Et là-dessus, je voulais juste terminer. C'est qu'il y a deux choses. C'est qu'il y a vraiment une première phase de crise qui s'est quand même très mal passée avec le premier confinement.
Et justement, à partir de l'été 2020, une gestion économique et sanitaire qui a été très différente et qui était plutôt plus efficace que chez nos voisins européens. Fanny Guénoché, la question qu'on peut se poser, c'est est-ce que c'est le meilleur moyen de... Tout à l'heure, Nathalie Moret disait « On n'est jamais mieux servi que par soi-même ». Est-ce que c'est audible, à votre avis, justement, cette façon-là de dresser son propre bilan, de faire passer ce message-là aux Français ? Certains de ses ministres le font.
Par exemple, Bruno Le Maire est toujours, quand il est interrogé, il met toujours en avant les super chiffres de la croissance qu'on n'a pas vues depuis 1969, de cette économie qui redémarre plus qu'on ne l'espérait. Donc, à sa place, étant donné la frayeur que quand même a vécu ce gouvernement, il faut se souvenir effectivement du premier confinement où l'économie était totalement à l'arrêt, on comprend qu'il y a une forme de jubilation et qu'à un moment où il fait un bilan, un bilan, souvenez-vous, c'était inespéré, l'inversion de la courbe du chômage, ça a marqué tout le quinquennat Hollande. Ça nous semble très très lointain.
Et là, aujourd'hui, on est à des niveaux de chômage qu'on n'a pas connus depuis 15 ans. On est un peu en dessous de 8%. On fait mieux que nos voisins européens. C'est vrai que c'est de bonne guerre, même si tout ne tient pas qu'à Emmanuel Macron et à la politique du quoi qu'il en coûte, de se féliciter de ces très bons chiffres. Tout est juste dans ce qui est dit par le président de la République, à l'heure où on conteste les chiffres à tous les étages. Tout ce qu'il dit est juste. Après, la difficulté, c'est que ce sont des chiffres macroéconomiques qui concernent des moyennes.
Il y a toujours, quand on nous dit que la pauvreté, par exemple, n'a pas explosé, certes, elle n'a pas explosé, mais on sait, dans la même étude de l'INSEE, il est démontré qu'il y a quand même un certain nombre de Français qui étaient déjà en difficulté, qui ont connu plus de précarité. Donc, pour eux, quand ils entendent dire que ça va mieux, ils ne le voient pas et c'est objectivement vrai. Donc, c'est vrai que tout est juste. Après, le ressenti, c'est un petit peu différent. Croyons en la France. Ce message à la fin de l'intervention du président, ce n'est presque comme un slogan de campagne. Ses futurs adversaires y ont vu, en tout cas, un acte de candidature.
Emmanuel Macron, après ses annonces en matière de santé, a pris soin, on l'a dit, de dérouler son bilan. Romain Besnénou et Christophe Roquet.
Regardez ce que nous avons réussi durant ces derniers mois, en agissant ensemble, unis. Nous avons réussi l'impensable... Campagne vaccinale ou campagne électorale ? Notre objectif est clair. Hier, Emmanuel Macron a choisi les deux. Un en même temps version 2022, qui a débuté par un avertissement d'ordre sanitaire.
Nous n'en avons pas terminé avec la pandémie.
Une annonce phare, l'obligation pour les plus de 65 ans de recevoir une troisième dose de vaccin anti-Covid, sous peine de perdre leur pass sanitaire dès le 15 décembre.
Toutes les études montrent en effet que six mois après le vaccin, l'immunité diminue, et donc que le risque de développer une forme grave réaugmente. La solution à cette baisse d'immunité est l'injection d'une dose de vaccin supplémentaire, ce qu'on appelle le rappel.
Dose de rappel et rappel des troupes, avec ce qui pourrait sonner comme un futur slogan de campagne.
N'ayons pas peur. Croyons en nous. Croyons en la France.
Hier, le président a mis le cap à droite dans ce qui s'apparente à un programme électoral. Travail, réforme de l'allocation chômage et des régimes spéciaux, sécurité nucléaire. L'opposition, vent debout, l'accuse de faire campagne depuis l'Elysée. Ah bah très clairement, il est candidat.
D'ailleurs, ce serait bien qu'il n'avance pas masqué.
Le président de la République, finalement, a utilisé les 20 millions de Français qui l'ont suivi comme une chair à canon, permettez-moi l'expression, pour vendre son bilan et son projet politique. La troisième dose n'aura donc été qu'une excuse pour faire un discours de campagne dont presque toutes les déclarations sont éminemment contestables.
Il a clairement fait une forme de clip de campagne, d'ailleurs aux frais des services publics et sans contradicteurs en face de lui. Un président en campagne. Pour Emmanuel Macron, c'est un moyen de se replacer au centre du jeu politique et de reprendre la main. L'occasion aussi de vanter son bilan, économique, sécuritaire, sanitaire, social, un auto-satisfait site.
Depuis 4 ans, le travail paye mieux. Notre économie crée des emplois comme jamais. Notre croissance dépasse les 6%. Le chômage est au plus bas depuis près de 15 ans. La France est en tête des grandes économies européennes. Nous sommes l'un des seuls pays du monde où le pouvoir d'achat a continué à progresser en moyenne et où la pauvreté n'a pas augmenté.
Du mieux sur le plan social, la gauche fulmine.
Enfin écoutez, on se pince. Le président de la République hier a mis en avant les résultats sur l'emploi. On se dit, mais est-ce qu'ils se rendent compte de l'état vraiment du pays aujourd'hui ? La grande majorité des emplois, 64% des emplois créés sont des contrats de moins d'un mois.
Il annonce une augmentation du pouvoir d'achat. Qui l'a vu ? Personne. Mais qu'est-ce qu'il raconte ? On est donc en droit de se demander sur quelle planète il vit.
Du mieux économique, la droite s'étrangle. Dire nous avons réussi l'impensable est d'un culot tout à fait stupéfiant. Je crois qu'on fait mieux d'être modeste quand on a été obligé peut-être, mais qu'on aggrave encore les choses, d'augmenter de 20% la dette publique. Pour l'instant en tout cas, la stratégie d'Emmanuel Macron semble payante. Il reste en tête de tous les sondages à environ 24% d'intention de vote et gagne dans toutes les hypothèses de second tour.
On a vu Philippe Bas très agacé sur la gestion des finances publiques. Parce qu'effectivement, dans la série Le Bilan, on a entendu Emmanuel Macron expliquer qu'en matière de dépenses publiques, il avait fait tout ça en maintenant une dépense publique à 5%. Alors, est-ce que ce chiffre, déjà, c'est le chiffre à la fin de l'année, à la fin du quinquennat ? À la fin de l'année. Mais effectivement, c'est inespéré parce qu'au niveau des finances publiques, c'est mieux que prévu cette année. Comme le travail repart, ça fait rentrer des cotisations et donc ça améliore l'état des comptes publics.
Mais après, la dette, c'est l'énorme sujet qu'il va y avoir à gérer, y compris pour les suivants et le quinquennat prochain. C'est-à-dire qu'effectivement, la dette Covid, on en fait quoi ? Alors, Mathieu Plannes nous expliquera qu'elle roule, c'est l'expression qu'on va la faire rouler. Oui, on a compris qu'on la fait rouler. On la fait rouler.
On peut, on peut.
Voilà, que certains voudront l'annuler. Mais globalement, cette dette, le quoi qu'il en coûte, ce n'est pas de l'argent magique. Donc, il en a moins fait état, effectivement, hier, ce n'était pas ce sur quoi il a le plus accentué les choses. Il n'a pas prononcé le mot « dette » d'ailleurs pendant son annonce. D'affichage public. Voilà, mais l'opposition, cette bonne guerre, effectivement, a tout lieu de le souligner aujourd'hui. Alors là, je me mets à la place des gens qui nous regardent de bonne foi et qui disent on entend un sénateur dire c'est impensable de faire du satisfait-cite sur ce sujet des dépenses publiques et de la dette.
Et de l'autre côté, le président de la République qui solennellement dit aux Français qu'on a maintenu au final un niveau assez acceptable de déficit.
Oui, il dit qu'on va revenir à peu près à 5% du PIB de déficit.
C'est les prévisions de Bercy pour 2022. C'est une façon de dire que ça n'a pas été une explosion du déficit. Alors le déficit, là, aujourd'hui, est plutôt à 8-9%, mais c'est plutôt transitoire
et qu'on va réduire avec la croissance. En fait, c'est un peu l'idée qui est sous-jacente.
Déficit, ce n'est pas vrai que la dette.
Non, déficit, c'est chaque année. La dette, c'est le stock,
effectivement, c'est déficit. Et la dette, pour le coup, a pris à peu près 17-18 points de PIB. On est passé de moins de 100% à à peu près 115% du PIB. La question qui va se poser, c'est qu'une fois que la trajectoire de croissance sera revenue, il y aura quand même encore du déficit. Et la question, elle va se poser surtout à partir de 2023, et notamment avec nos partenaires européens, sur la question des règles budgétaires et à quelle vitesse on va devoir réduire ces déficits. En fait, la crainte aujourd'hui, c'est qu'il y ait des ajustements budgétaires, une austérité qui s'installe, mais au-delà de 2022.
En fait, aujourd'hui, les vannes sont un peu ouvertes parce qu'il n'y a plus de règles budgétaires en Europe. Avec la crise, elles ont été complètement gelées. Et donc, il n'y a pas de règles vis-à-vis de la Commission européenne. Les Allemands ne nous embêtent pas là-dessus. Les marchés sont plutôt rassurés parce que la Banque centrale fait le travail de refinancer les États assez facilement
en intervenant massivement. Donc, du coup, c'est vrai que c'est une période assez aisée du côté des finances publiques. D'ailleurs, c'est aussi la possibilité de faire ce plan d'investissement 2030 qui arrive,
le chèque énergie, la prime inflation. Enfin, il y a tout ça qui arrive. Et on ne parle jamais de financement aujourd'hui. On ne parle jamais de savoir comment financer. Donc, on a un petit écho sur les retraites aujourd'hui qui commence à arriver en disant peut-être qu'il va falloir faire des économies, mais plutôt sur la sphère sociale. On peut en parler dans un instant de la réforme des retraites et puis aussi du travail. Mais Bruno Jeudy, voilà un sujet sur lequel l'opposition cible le président de la République. Et en fait, est-ce que vous diriez qu'hier soir, il s'adressait vraiment à, par exemple, Valéry Pécresse qui l'accusait d'avoir cramé la caisse, etc.
Est-ce que c'était une réponse à ces attaques formulées par l'opposition, en particulier l'opposition de nos droites ? Ou est-ce que ça n'arrive pas jusqu'à lui ? Il fait de la politique quand même dans cette intervention. Il y a beaucoup de politiques. La preuve, on l'a dit, 8 minutes en gros sur la santé, 20 minutes sur son bilan. La Covid a le dos large. C'est un formidable produit d'appel pour un président de la République qui veut s'adresser aux Français via ces fameuses allocutions. Parce que ça aussi, c'est un sujet de polémique avec les oppositions. Parce que ?
Elle lui reproche en gros d'utiliser sa fonction de président de la République pour faire son bilan et faire campagne sans le dire. Au fond, c'est une critique. J'allais dire, c'est logique. J'allais dire presque des deux côtés. C'est une figure classique. Le président, en fin de mandat, il sait que c'est une période qu'il doit gérer. Il n'est pas encore candidat officiellement. Mais il est président. Donc il a des interventions. Sauf que là, on peut se dire qu'une allocution où on consacre quand même les deux tiers du temps à la défense du bilan plutôt que à la santé, c'est un bon produit d'appel puisqu'il y a quand même 20 millions de personnes qui ont regardé.
Parce qu'évidemment, la crise sanitaire reste dans la tête des Français. Et quand on leur dit, ils regardent la télévision, beaucoup se disaient peut-être qu'on va être reconfinés. Peut-être qu'il va y avoir la troisième dose va être obligatoire. Il y avait un tas de questions qui se posaient hier soir. Donc le président a levé tous ses doutes. Et ils étaient nombreux à regarder. Alors l'Élysée aujourd'hui est très satisfait de dire qu'ils ont tout regardé. Ils ne sont pas partis en cours de route. En gros, l'audience est restée à peu près stable.
Ce qui est une analyse de satisfaction supplémentaire pour le président de la République qui quand même a préféré une allocution aux questions de vous-même ou d'autres journalistes. On sait que ce n'est pas... Il aime bien ce format. Il aime bien ce format. Il est tout seul. Il parle pendant une demi-heure et donc ça lui va bien. Et il peut répondre non pas aux questions des journalistes mais aux attaques de l'opposition. Notamment, je le disais, sur la question des finances publiques. Il y en avait un petit peu pour tout le monde. Effectivement, il a pu, j'allais dire, envoyer des signaux vers la droite. On en parlera sur l'économie.
Justement, moins sur la dette mais plus sur l'assurance chômage, le contrôle des chômeurs qui ne chercheraient pas du travail, le nucléaire. Il a envoyé quand même des clins d'œil très importants vers la droite. Une droite qui est en train de désigner son champion et que parle de la droite actuellement ? Elle parle notamment du nucléaire. Xavier Bertrand lundi. Elle parle aussi de la valeur travail et la valeur travail, il se la dispute entre Macron et les Républicains. Mais il n'envoie pas tous les signaux. Par exemple, il n'a pas parlé d'immigration hier soir. Donc on voit bien aussi qu'hier soir... Il a parlé de sécurité, de délinquance en disant qu'il avait un bon bilan là aussi.
Discutable par ailleurs parce que là, pour le coup, il a donné quelques chiffres, les chiffres qu'il arrangeait comparant avec l'année 2020, l'année Covid où effectivement, il y a peut-être eu moins de cambriolage parce que les gens étaient chez eux. Donc sur les chiffres de la sécurité, il y aurait sans doute à discuter. Mais par exemple, il n'a pas parlé d'immigration. Donc on peut se dire aussi qu'il n'est pas allé jusqu'à s'intéresser ou répondre à Éric Zemmour ou Marine Le Pen. Non, je pense qu'hier soir, c'était quand même un peu les Républicains qui étaient un peu dans son viseur. La valeur travail, c'est quand même...
Et on va en parler dans un instant de la valeur travail, mais un mot quand même, une question de Noël dans le Maine-et-Loire parce qu'il y a eu une annonce hier importante sur la réforme des retraites. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il peur de lancer la réforme des retraites ? C'était quand même une intervention où il a dit, après avoir laissé planer l'hypothèse jusqu'encore il y a quelques semaines, je ne ferai pas la réforme des retraites naturellement avant la fin du quinquennat.
Et c'est d'ailleurs sans doute une des raisons pour laquelle l'audience n'a pas décroché jusqu'au bout parce qu'effectivement il y avait des interrogations sur le sanitaire mais aussi sur cette réforme des retraites. Allait-il la faire ? Allait-il la lancer avant la fin du quinquennat ? C'était quelque chose qui était en suspension. Il a répondu, il avait déjà dit au mois de juillet que si les conditions
n'étaient pas réunies et si la crise sanitaire que cette réforme ne serait pas lancée et effectivement hier il a confirmé que ce ne serait pas le cas. En revanche, il a dit que ce serait une priorité pour le prochain quinquennat et il a dit clairement pour une des premières... Ça ne coûte pas grand-chose de dire ça aussi ?
Ça ne coûte pas grand-chose sauf qu'il l'a dit devant 20 millions de téléspectateurs. Ça l'engage ? Oui, ça l'engage et puis dans la mesure où il était là quand même
pour faire le bilan de son action et lancer des perspectives de dire il y aura une réforme de retraite et on devra travailler plus longtemps, ça veut dire qu'il met clairement une étiquette dessus en disant voilà, on va vers ça il faudra gagner.
C'est un peu une victoire posthume de Dorf Philippe pour le coup. Il n'a pas dit 67 ans en même temps. Oui, il n'a pas dit 67 ans mais il est d'accord maintenant sur la mesure la fameuse mesure pivot qui avait bloqué la réforme. Fanny Guinochet, c'est important de s'arrêter sur la réforme des retraites on en a suffisamment parlé sur ce plateau de cette réforme et on peut peut-être rappeler qu'Emmanuel Macron lors de sa précédente campagne il n'était pas du tout sur cette ligne de repousser l'âge de départ. Il a dit qu'il ne décalerait pas l'âge de départ et là, hier c'est ce qu'il a laissé entendre dans l'éventualité de son prochain quinquennat.
Donc, il revient à des fondamentaux très basiques très à droite pour diminuer le déficit des retraites et bien on décale l'âge. Il n'a plus du tout on ne parle plus du tout de système universel par points comme il souhaitait le faire au moment de sa campagne de 2017 et qu'il avait quand même avant, enfin sur le dossier sur lequel il avait avancé pendant le quinquennat parce qu'il y avait quand même une réforme qui a été votée à l'Assemblée nationale juste avant le Covid après un... Ça, ça veut dire que c'est enterré ? Ça, c'est enterré. En tout cas, il n'y aura pas de système par points.
Il a réaffirmé en revanche la fin des régimes spéciaux, la volonté d'harmoniser les systèmes publics privés. On voit qu'il veut faire sa priorité. C'est clairement un sujet de droite. C'est vraiment un sujet très ancré à droite sur la volonté de travailler plus, travailler plus longtemps. Avec le fait qu'il abandonne sa réforme par points, c'était vraiment... C'est trop compliqué à mettre en place, en fait. C'est ce dont il s'est rendu compte. Souvenez-vous de tous les groupes de travail. Il y avait Jean-Paul Delevoye. Les 42 régimes harmonisés, c'était extrêmement compliqué à mettre en œuvre.
Il l'avait reconnu à un moment lors d'un déplacement au mois de juin dernier en disant, effectivement... Je n'ai plus la phrase exacte, mais c'était... Ça n'est pas compris. Ça n'est pas compris. Il faudra revoir. Clairement, aujourd'hui, plus personne ne vous en parle, y compris dans son entourage. C'est habilement fait, mais quand même, est-ce qu'il perd là un brevet de réformateur ? Clairement, la réforme des retraites, c'est... Alors, je ne sais pas si c'est un brevet, un diplôme, comment il faut l'appeler, mais quand vous arrivez à réformer les retraites, c'est la mère des réformes. Il le dit, d'ailleurs.
C'est vraiment un sujet qui concerne tous les Français, qui intéresse tous les Français. Et c'est un sujet extrêmement difficile. C'est aussi pour ça qu'il le met là, sur la table, parce que ça fait partie de ses regrets de n'avoir pas réussi pendant ce quinquennat à mener à bout cette réforme. Certes, il y a eu le Covid. Il y a eu un énorme conflit avant le Covid. Pour quelqu'un qui voulait faire la révolution, c'est quand même un échec, puisqu'il va quand même être le premier président depuis François Mitterrand à ne pas avoir réformé les retraites pendant son mandat. Ce qui, quand même, en termes de réforme, en France, c'est la réforme majeure. C'est le symbole.
Et surtout, ça reste une urgence pour pouvoir maintenir notre système de retraite par réforme. Il y avait une urgence économique à faire cette réforme des retraites, comme on l'a parfois entendu peut-être avant la crise du Covid. C'était un des arguments qui étaient portés, y compris par Edouard Philippe, un de ceux qui disaient qu'il faut faire cette réforme parce qu'on en a besoin financièrement. Même Bruno Le Maire le disait régulièrement. Oui, alors d'abord, il y avait une urgence, c'est compliqué, parce que c'est sur des projections quand même qui vont jusqu'à 2030, 2040.
C'est le fameux Conseil d'orientation des retraites qui a revu d'ailleurs ces projections, entre-temps, entre le moment de la campagne présidentielle et au moment où il a été président de la République, qui faisaient apparaître un déficit qui était plus élevé que prévu. Et donc, c'est vrai que l'ambition de cette grande réforme structurelle qui était de créer un régime universel avec un régime à points est passé complètement à la trappe et a été finalement, on va dire, mangé par la réforme budgétaire. Plutôt Edouard Philippe, c'est-à-dire une réforme paramétrique. Moi, je trouve que ce qu'il a plutôt perdu, c'est qu'il avait un côté plutôt modernisateur, en fait.
Et là, il a un côté plutôt réformateur, mais réformateur classique, j'allais dire.
C'est l'assurance chômage, c'est les retraites, c'est le travailler plus, c'est on va travailler plus longtemps.
Il a perdu son logiciel qui a fait son succès lors de la dernière présidentielle, c'est ça que vous diriez ? Je ne sais pas s'il a été élu pour ça, en tout cas, mais dans son programme, il y avait clairement une ambition qui était vraiment de réformer la société, mais pas d'être sur des questions budgétaires, c'est-à-dire dire on va créer un nouveau système universel de retraite qui fonctionne mieux, un euro cotisé donnera les mêmes droits, pour l'assurance chômage, même des démissionnaires pourront y avoir droit, les indépendants, donc c'était on remet les choses à plat.
Là, on dit en fait, on est face à des problèmes budgétaires, alors même qu'aujourd'hui, le quoi qu'il en coûte n'est pas du tout dans la question budgétaire. Par contre, il s'aligne sur quelque chose de beaucoup plus budgétaire sur le moyen terme et en disant en fait, le problème, c'est la soutenabilité de notre modèle social. Donc, c'est la question des retraites, c'est la question de l'assurance chômage et je pense qu'on va avoir aussi la question de la santé avec, en fond de, enfin voilà, Olivier Véran a demandé un rapport sur la grande sécu, par exemple.
Donc, c'est savoir, voilà, à mon avis, la grande question aujourd'hui, c'est qu'est-ce qu'on fait de notre modèle social et comment on le fait évoluer, est-ce qu'il est soutenable ? Mais il était transformateur, là, il est plus budgétaire, je trouve, maintenant. Ça peut être une critique qui peut être formulée, y compris par une partie de son électorat, le fait qu'il ne soit pas allé au bout de cette réforme-là parce qu'il faut quand même rappeler que, enfin le contexte, c'est ce qu'il a dit, un contexte sanitaire, économique, qui était encore incertain il y a quelques mois, ça peut lui être reproché ?
Alors, dans la colonne des plus, c'est clair qu'il a à faire valoir des excuses sur certaines réformes. Après, dans la colonne des moins, la réforme des retraites, on sait que si elle n'est pas faite en début de mandat, il y a peu de chances qu'elle aboutisse, c'est très compliqué. Nicolas Sarkozy s'y a été pris déjà en 2010, trois ans après le début de son mandat, il a eu beaucoup de mal à la faire et c'était une réforme qui, à mon sens, a été importante repousser de 60 à 62 ans la date de départ. Je veux dire, ça peut lui être reproché par l'opposition de droite ? Effectivement, ça reste quand même un élément important. D'abord, à droite, c'est un sujet qui est important.
Rappelons aussi que la question des retraites dans un pays où ce sont surtout les retraités qui votent le plus, ils pensent à leurs enfants, aux petits-enfants et ils se disent qu'il faut assurer ces retraites. C'est quand même une question lancinante dans la société française. Je rappelle enfin qu'on est le pays qui avons la date de 62 ans, la plus basse quasiment d'Europe. C'est beaucoup plus chez nos voisins. Donc oui, à mon avis, ça fait partie des éléments qui seront sans doute reprochés au président, notamment par le camp des Républicains. Alors, il y a la valeur travail, le travail, on va en parler dans un instant.
Et puis, pour faire peut-être repasser la pilule, il y avait des annonces, une annonce notamment concernant le nucléaire. le président de la République, à six mois de la fin du mandat, relance, veut annoncer qu'il relance le nucléaire. Ça, c'était symbolique, c'est important. Ça peut se traduire concrètement d'ici à la fin du quinquennat, Nathalie Moret ? Alors, il l'avait déjà annoncé lors de son discours sur les investissements pour la France 2030.
Mais là, hier encore, le fait de le dire devant 20 millions de téléspectateurs et au lendemain du débat de la primaire du congrès LR, ça a du sens puisque la première chose qu'a dit Xavier Bertrand, qui est quand même l'un de ses concurrents les plus sérieux, Xavier Bertrand prend la parole en disant « Moi, ma première décision c'est de faire 10 réacteurs nucléaires. Ce n'est pas un hasard non plus que le président de la République au lendemain de ce débat
aille sur ce thème-là et en disant « Voilà, je lance de façon plus formelle j'allais dire que lors de son discours sur la France 2030, je lance la création de plusieurs réacteurs nucléaires. Sans dire où, sans dire combien. » Ce sera le cas très très vite. puisque son but, c'est vraiment, je pense, dans cette période de manger l'électorat de droite. Donc, avant la fin du mois de novembre ou au tout début du mois de décembre, il devrait faire justement un déplacement
sur le terrain pour donner plus de précisions sur cette campagne nucléaire à venir. C'est important ce genre d'annonce, Fanny Guinochet ? Oui. En termes économiques ? En termes économiques, bien sûr, parce que le nucléaire, ce sont des emplois en France, c'est un symbole aussi français, c'est un attachement pour tout un tas. C'est de l'industrie, c'est les territoires qui vont s'y retrouver. Donc, effectivement, c'est très très attendu et c'est aussi un thème de droite. Vous avez quand même chez les sympathisants LR, un certain nombre d'entre eux qui sont très pro-nucléaire.
Donc, effectivement, c'est une façon d'occuper le terrain sans toutefois donner toutes les précisions tout en disant « Écoutez, voilà, je jalonne, je mets des jalons. » Voilà. Mais je suis assez d'accord avec Mathieu Plannes. Le truc, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de nouveautés, que ce soit sur le terrain des retraites, ce sont les vieilles recettes en fait qu'on nous sort depuis 25 ans qui certes sont éprouvées. Le fait de décaler l'âge, oui, ça a fait rentrer de l'argent dans le système, ça c'est sûr. Mais il n'y a pas de nouveautés, il n'y a pas de côté un peu plus fun qu'on pouvait avoir. De transgression qu'il avait. Oui, ou de transgression, de révolution comme il l'avait dit en 2017.
Là, c'est vraiment, on revient à des basiques, y compris sur l'assurance churon. Alors, on y vient. On revient à des basiques. Et sur le nucléaire, il tranche quand même. Oui. Parce que pour les Français qui n'écoutent pas forcément toutes les interventions du président de la République, il y a l'idée que ce président a fermé une centrale nucléaire, qu'on était un peu dans un en même temps et qu'au fond, sur ce sujet-là comme sur d'autres, par exemple, la laïcité, ça avait été le cas. Là, il tranche devant les Français. Il y a quand même beaucoup de personnes qui ont regardé hier soir et il annonce qu'il va faire, il annonce la construction de nouveaux réacteurs.
Donc, là, il sort du en même temps et il tranche et il tranche plutôt du côté de la droite que du côté écolo. Et il tranche en se positionnant, non pas en disant je vais le faire d'ici à six mois, on a bien compris, mais en se positionnant, comme vous le disiez à l'instant, Nathalie Moret pour prendre date dans une campagne électorale. Les basiques, vous disiez de la droite, en tout cas, c'est l'une des annonces d'Emmanuel Macron, supprimer les allocations aux chômeurs qui ne cherchent pas suffisamment activement un emploi. Sa solution pour répondre au manque de main-d'œuvre.
On dit régulièrement qu'il y a 300 000 emplois qui sont actuellement à pourvoir en France et dans certains secteurs, vous allez le voir dans ce reportage, le manque de bras tourne au casse-tête. Théo Manval, Dominique Lemarchand et Maxime Liogier.
Le port de Concarneau et ses navires à construire ou réparer. Bateaux de pêche et vaisseaux militaires se refontent ici une genèse grâce au service de l'entreprise Piriu.
Un groupe qui peine
comme beaucoup d'autres à recruter pour tenir ces délais.
Pour bien faire, il me faudrait une petite douzaine de salariés supplémentaires pour arriver à faire un rond de nos bateaux en temps et en heure. Donc la charge de travail pour ceux qui sont là en ce moment, elle est élevée ? Ah oui, on a une forte charge en ce moment. En heures supplémentaires, on est à peu près à une dizaine d'heures par jour. Plus les samedis travaillés,
au total, 55 heures effectuées chaque semaine par les salariés.
On n'a pas réussi à trouver suffisamment d'intérimaires. Même nos sous-traitants sont arrivés en limite d'effectifs et on a été obligés de demander à nos salariés de faire encore plus d'un supplémentaire que d'habitude et même au-delà du maximum légal. Pour ça, on a fait une demande de dérogation à la question du travail qui a été accordée. Il y a peut-être un problème d'image et de pénibilité et peut-être de rémunération également, en tout cas, de l'image que les gens en ont du métier. Alors, pour lutter contre cette mauvaise image et constituer son propre vivier, l'entreprise mise sur l'apprentissage.
10% d'apprentis parmi ses 500 salariés comme Pauline, aujourd'hui en CDI, embauchée comme soudeuse après un an en alternance.
J'ai visité l'atelier il y a 4 ans et je suis tombée de passion par le métier de la soudure parce que ça reste un métier minutieux.
Une passion pas assez partagée à son goût. Elle aussi aimerait voir arriver plus de nouvelles recrues.
Les gens n'ont pas envie, ils manquent de... manque de volonté je pense ou après peur aussi de l'engagement ou d'un métier qui est contraignant ou on est dehors l'hiver, printemps, été, automne, quand il pleut on est dehors mais bon, il ne faut pas avoir que le côté négatif.
Pour le directeur des ressources humaines, un constat, la moitié des alternants sont embauchés à la fin de leur parcours. Certains sont partis avant, pourtant les rémunérations
sont selon lui à la hauteur. En y mettant effectivement ce qui constitue chez nous l'ensemble de la rémunération, c'est-à-dire différentes primes comme le 13ème mois, on est plutôt à 25% au-dessus du SMIC
avec des possibilités d'évolution parce que quand on regarde du coup après embauche la moyenne de nos salariés, on est plutôt à 50% au-dessus du SMIC dans cette catégorie de métier.
Alors comment expliquer cette pénurie de candidats qui perdure année après année ? Vu du chantier, c'est le système éducatif qu'il faudrait repenser. Je pense que c'est dans la culture, à un bon moment donné, on s'est dit que c'était bien de travailler mais qu'il valait mieux avoir une tête bien faite plutôt que des mains. Et on s'en ressent sur le terrain. Alors on a beau former des apprentis tous les ans, mais pour autant, on n'arrive pas à renflouer.
Changer le regard sur ces métiers, c'est justement
ce à quoi s'attellent à 25 km de là, l'un des centres où sont formés ces apprentis.
On est ici au pôle formation UIMM situé à Ergué Gaberic proche de Quimper. Ici, on va faire des formations dans le domaine de la métallurgie.
Des jeunes formés à partir de 16 ans mais aussi beaucoup plus tard. Les reconversions professionnelles sont l'autre moyen trouvé pour attirer du monde. Avant, Justine travaillait dans le textile chez Armorlux.
Pourquoi c'est un métier qui te plaît ? Il fait bien la transformation de la matière et le fait que ce soit un métier un petit peu artistique au final parce que ce qu'on fait ça reste. Ce n'est pas juste serrer un boulon. Je sais qu'au début ce qui m'a impressionnée c'est le fait d'être à de la chaleur vraiment très forte et en fait très vite quand on apprend les bases on se dit qu'en fait ce n'est pas grand chose il suffit d'avoir les bonnes règles de sécurité et tout va bien.
Et tout va bien à la sortie avant même la fin de son cursus Justine a déjà une promesse d'embauche.
Selon l'Union des métiers
de la métallurgie plus de 9000 offres d'emploi sont actuellement à pourvoir dans le pays. On était tous très attentifs à ce reportage on se posait la question est-ce que ça marche mieux ça c'est-à-dire de la formation de l'apprentissage plutôt que de demander ce que dit Emmanuel Macron c'est-à-dire de dire on va sanctionner le chômeur qui ne cherche pas suffisamment un boulot. C'est clair. Ça c'est une évidence.
D'ailleurs il y avait un angle mort il a parlé de l'école juste pour dire que la France avait fait partie des pays qui avaient le plus longtemps ouvert les écoles malgré la crise du Covid mais c'est vrai que c'est un angle mort par exemple la formation initiale l'école certes le bilan d'Emmanuel Macron il y a des choses qui ont été faites mais il y a aussi un certain nombre de dysfonctionnements qui expliquent aujourd'hui les problèmes que rencontre notre marché du travail notamment les pénuries d'emploi là on le voit bien dans votre reportage c'est super est-ce que c'est très représentatif on voit la difficulté pour ces métiers d'attirer d'attirer des jeunes d'attirer de lever un certain nombre de freins sur les conditions difficiles sur les rémunérations ça hier par exemple Emmanuel Macron c'était uniquement les chômeurs qui étaient fautifs or on voit bien qu'il y a un certain nombre de difficultés par exemple sur l'attractivité des métiers regardez ce qui se passe dans l'hôtellerie restauration vous avez 200 000 postes aujourd'hui qui sont vacants parce que vous avez 200 000 salariés qui sont partis de cette filière parce qu'ils jugent que les conditions de travail ce n'est pas des histoires de qualification ou de formation ils jugent que les conditions de travail sont trop difficiles les salaires sont trop bas et bien écoutez l'union des métiers de la restauration et de l'hôtellerie ouvre une négociation propose de revoir les temps de repos propose des augmentations de salaires qui vont jusqu'à 9% c'est en négociation là actuellement mais ça risque de permettre en tout cas s'il y a des vraies améliorations de conditions de travail il y aura un peu plus de facilité pour faire venir des candidats donc il y a eu un certain nombre de points de freins à l'embauche qui ne sont pas levés et c'est pas uniquement en pôle emploi mais ça l'est aussi est-ce que ça l'est aussi est-ce qu'à un moment donné de dire on va jouer sur ce levier-là pour retourner au plein emploi parce qu'il y a du boulot on va jouer sur ce levier-là en disant aux chômeurs qui ne recherchent pas suffisamment activement un emploi il y aura à un moment donné une sanction sur votre indemnité chômage alors déjà c'est déjà le cas ça n'est pas forcément appliqué mais dans les textes l'annonce qu'a faite hier Emmanuel Macron n'est pas une annonce réellement depuis 2008 dans les textes de Pôle emploi que vous définissez avec votre conseiller quand vous arrivez donc vous dites les critères j'aimerais un plein temps j'aimerais tel salaire j'aimerais travailler pas plus de 50 km de chez moi etc et en fonction de cette offre définie vous avez ensuite vous devez justifier de votre recherche d'emploi la difficulté c'est qu'aujourd'hui quand on regarde il y a très peu de contrôle parce que les agents de Pôle emploi sont beaucoup plus occupés à gérer des histoires d'indemnisation à gérer des histoires de formation plutôt que les contrôles donc il veut renforcer le contrôle certes c'est peut-être à la marge ça va jouer ce qui va surtout jouer en revanche pour ramener des gens vers l'emploi c'est la réforme de l'assurance chômage qu'Emmanuel Macron a tenu à faire qui va rentrer complètement en vigueur dès le 1er décembre parce qu'effectivement il faudra travailler plus justifier de plus de droits pour avoir une ouverture d'indemnisation ça c'est dans la case crédit dans votre démonstration de tout à l'heure Bruno Jeudy sur la réforme de l'assurance chômage oui la réforme de l'assurance chômage c'est probablement la réforme à laquelle il a le plus tenu puisque au fond dans la deuxième partie de son mandat il ne restait plus que celle-ci et donc il a tenu les aléas les syndicats qui étaient tous devant debout y compris la CFDT et ça compte quand même dans ce pays donc oui là-dessus il a tenu après hier soir on a bien vu qu'il y avait beaucoup de politique derrière les on va renforcer les contrôles donc en gros c'est 25% de contrôles supplémentaires derrière ça il y a les mots alors lui il n'emploie pas le mot aussi assistana parce que bon le mot est très connoté à droite c'est évoqué mais il parle de droits et devoirs de civisme donc c'est un gros clignotant sur on va maintenant surveiller contrôler les chômeurs qui refuseraient des emplois au moment où tous ces ministres lui disent sur le terrain partout où on va on nous dit c'est la pénurie de main d'oeuvre dans l'hôtellerie-restauration Fanny vient de le dire et c'est vrai que c'est un énorme problème après est-ce que les seuls contrôles suffiront à combler cette pénurie je pense qu'il y a la question de la formation qui est importante il y a aussi la question de la mobilité géographique qui est quelque chose de structurel en France on a du mal à rapprocher les gens de l'emploi mais j'allais dire à six mois d'une campagne présidentielle vous appuyez sur ce bouton là c'est pas la première fois mais ça fonctionne auprès d'une catégorie d'électorat ça clignote sur l'électorat il y avait un mot clé hier sa boussole le travail il l'a prononcé je ne sais plus combien de fois en tout cas c'était il le prononce à tous les discours c'est à dire l'emploi le travail c'est ma boussole 18 fois il l'a prononcé voilà
donc oui c'est ça mais comment dire Emmanuel Macron c'est en fait quelqu'un qui est très simple il est extrêmement pragmatique l'histoire de faire en sorte que les demandeurs d'emploi qui ne cherchent pas suffisamment activement un travail soient sanctionnés c'est quelque chose qui n'est pas forcément facile à faire dans la vraie vie même s'ils annoncent qu'il y aura 250 000 contrôles dans les prochains mois il parle en fait à la droite et là dessus il a utilisé des mots assez simples il a dit vous comprenez il y a 3 millions de chômeurs il y a 300 000 emplois non pourvus ça heurte le bon sens ça les gens découvrent et du coup ça percute chez les gens parce que c'est des choses qui sont dites de façon tellement simpliste que ça fonctionne après comment dire c'est le nouveau si vous voulez c'est le nouveau moi je dis il n'y a qu'à traverser la rue
et je vous trouve du travail quand il dit on va sanctionner les chômeurs c'est la même la même logique de dire je traverse la rue et je vous trouve un emploi ça veut dire qu'il y a quelque part si les chômeurs ne trouvent pas un emploi c'est pas parce que c'est mal rémunéré c'est pas parce que c'est pas abstractif c'est parce qu'ils ne veulent pas il l'a dit d'une autre manière parce que ça avait beaucoup heurté à l'époque c'est heurtant quelque part c'est heurtant Mathieu Plannes
je suis assez d'accord je trouve que surtout il a perdu un peu du en même temps en fait en réalité
c'est à dire que il axe beaucoup sur effectivement résoudre le problème des pénuries d'emploi c'est inciter les chômeurs les chômeurs abuseraient de l'assurance chômage et donc on va contrôler donc ils vont retrouver les emplois qui ne sont pas pourvus y compris du contrat d'engagement qui est mis en place en réalité qui est quand même quelque chose d'assez important pour les jeunes dans l'insertion dans l'emploi et donc pas un revenu et voilà et pas un revenu d'engagement mais un contrat d'engagement et puis le dernier volet dont Fanny Guinochet a parlé c'est la question de l'attractivité des métiers il y a pas mal d'études qui le montrent et y compris ce qui est assez intéressant dans son camp même Bruno Le Maire a commencé à évoquer des augmentations de salaires on l'a entendu le MEDEF en parle aussi c'est à dire que lui-même en avait parlé il avait évoqué il n'a pas du tout parlé il n'a pas dit peut-être dans certains métiers il faut que les salaires correspondent mieux aux conditions de travail c'est à dire envoyer un signal aussi un peu social justement il y a cette question de Philippe dans l'ISER qui fait écho précisément à ce que vous dites Mathieu Plannes je vous ai coupé Emmanuel Macron a-t-il définitivement ton édoué à l'électorat de gauche ?
là on a l'impression qu'en tout cas c'est pas les signaux qu'il envoie clairement il a une vision qui est j'allais dire plus orthodoxe de l'économie en tout cas c'est pas le en même temps Nathalie Moret le total gauche selon les proches d'Emmanuel Macron c'est 25% et ça se voit dans les sondages et il considère qu'il a déjà
une partie de l'électorat de gauche qui est acquis à sa cause c'est grosso modo les Strauss-Kaniens les sociodémocrates et qui seront vers lui soit par j'allais dire dépit parce qu'ils ne trouveront pas une autre offre soit par envie donc c'est pas l'électorat qu'il a besoin
de travailler il a besoin au contraire de retenir l'électorat de droite qui pourrait être tenté par le gagnant du congrès LR si ce gagnant-là c'est-à-dire que si on fait simple le quoi qu'il en coûte a quand même largement retenu cet électorat de gauche qui ne se retrouve pas dans l'offre politique à gauche aujourd'hui et finalement Emmanuel Macron et eux aussi on croit toujours que c'est plutôt la droite qui est aujourd'hui le soutien la droite le soutient il a gagné des électeurs de droite mais il a quand même conservé une bonne partie des électeurs de gauche je crois que la redistribution à travers la valeur redistribution la valeur est à providence avec le quoi qu'il en coûte elle a quand même été largement soutenue donc aujourd'hui c'est plutôt le volet valeur travail qui travaille parce que c'est là qu'il y a quand même un peu un petit danger avec les républicains qui s'ils accédaient au second tour ce serait quand même des concurrents plutôt plus coriaces que la gauche qui est aujourd'hui très très loin de pouvoir envisager un second tour Mathieu Plannes je pense que d'abord il y a eu un certain nombre de mesures qui étaient plus à gauche ou plus sociales qui sont suite à la crise des gilets jaunes comme la revalorisation de la prime d'activité notamment il y a eu aussi l'augmentation de certains minima sociaux la réduction de certains impôts plutôt pour la classe moyenne et là j'ai l'impression qu'il est plutôt orienté en tout cas pour la question plus à gauche plus sociale c'est plutôt sur l'investissement en fait un peu comme Biden c'est dire en gros il faut que l'État soit intervienne ça c'est un peu un discours nouveau qui est plus souverain qui dit en fait l'État doit orienter l'économie et c'est pour ça il fait un peu la publicité de France 2030 en disant il faut que les secteurs stratégiques soient quand même aussi poussés par l'État et c'est pour ça qu'il faut investir donc c'est plutôt le côté bâtisseur constructeur un peu interventionniste en fait c'est moins le côté social c'est le côté plus interventionniste je trouve qui apparaît maintenant est-ce qu'il y avait un message à Éric Zemmour ?
moi je trouve qu'il n'était pas explicite mais c'est vrai qu'il a plutôt défendu une France qui serait conquérante contre le déclinisme ambiant je ne sais plus il a une expression un peu justement face à parce qu'Éric Zemmour comme Marine Le Pen c'est vrai que Zemmour on l'entend beaucoup plus aujourd'hui puis il est candidat un peu inattendu ou candidat il n'est pas encore candidat d'ailleurs mais il est un peu inattendu dans le champ politique et il est sur ces thèmes déclinistes d'une France qui tombe quand lui justement essaie de
croire en la France
croire en la France la France conquérante et évidemment Emmanuel Macron ça lui permet de porter un message un message positif ce qu'il a hier soir essayé d'un peu d'avoir en filigrane le n'ayons pas peur de la fin de son intervention et croire en la France c'était un peu Jean-Paul II s'exprimant et croire en la France c'était c'était baladur et croire en la France c'était baladur c'est un peu le président c'est un peu le président candidat qui voudrait être celui du camp de la raison c'était baladur aussi d'ailleurs à l'époque certains théorisaient le camp de la raison contre on a vu que ça n'avait pas forcément réussi pour Edard Baladur en tout cas en attendant la candidature officielle du président de la République ces équipes se mettent déjà en place une garde rapprochée la formation des militants et des troupes qui commencent à battre le pavé sur le terrain même les ministres s'y mettent Mathieu Lignot l'assoge et la maire
hier soir pour la ministre Marlène Schiappa ces soirées et tractages
quelques instants avant la prise de parole présidentielle
est-ce que vous avez eu le tract sur le bilan économique d'Emmanuel Macron
l'objectif du soir vendre le bilan du président même si certains français ne sont pas forcément satisfaits
chaque semaine
un ministre ou secrétaire d'état fera ce genre d'opération de communication il faut se confronter aux français et surtout où dérouler les mesures
en coulisses
la campagne d'Emmanuel Macron se prépare qui fera quoi une histoire de casting avec ceux qui se sont révélés pendant le mandat Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement Thierry Solaire l'ancien LR devenu conseiller politique à l'Elysée mais c'est Sébastien Lecornu ministre des Outre-mer qui pourrait devenir le directeur de campagne
il vient de créer l'association de soutien à la réélection d'Emmanuel Macron Sébastien Lecornu c'est pas un fidèle de toujours c'est un ancien membre du parti Les Républicains qui a rallié Emmanuel Macron après la présidentielle de 2017 mais il s'est très vite démarqué au sein du gouvernement parce que c'est un élu local dans l'heure à Vernon c'est quelqu'un qui est très très politique qui a un sens politique très affûté qui connaît très bien la politique sur le terrain qui a concouru à beaucoup beaucoup d'élections locales Mais avant la tête il faut s'appuyer sur ses jambes militantes il y a quelques semaines au campus de la majorité des marcheurs se forment à faire campagne Donc on va vous parler porte à porte on va vous parler marché on va vous parler être efficace dans l'interaction avec nos concitoyens
Apprendre à convaincre car la prochaine campagne pourrait être plus difficile qu'en 2017
Lors de la précédente campagne on n'avait pas de bilan à défendre on avait un projet à présenter un homme à suivre Aujourd'hui il faut défendre un bilan il faut montrer qu'on a beaucoup travaillé il faut montrer que malgré les différentes crises qu'il y a eu sur le climat les gilets jaunes le Covid il faut montrer qu'on a quand même continué à travailler
Aux crises s'ajoute une tension dans l'ère électorale alors sur le terrain il faut aussi se préparer parfois à de l'agressivité J'ai eu à m'enfuir plusieurs fois de situations relativement violentes quand c'est que des insultes ça va mais assez rapidement il y a des gens qui se mettent à lever la main sur vous et effectivement pour autant il ne faut pas en avoir peur bien sûr c'est pas après Nicolas qu'ils en ont après l'image qu'on porte et après le mouvement qu'on porte le mouvement cette république en marche née il y a 5 ans et qui revendique plus de 400 000 adhérents
et cette question la république en marche n'est-elle pas un peu trop dans l'auto-satisfaction Bruno Jeudy ? c'est vrai qu'il y a un petit côté ils sont très très très optimistes c'est-à-dire je ne veux pas dire
qu'ils regardent les sondages
ils regardent les sondages et on s'enive des sondages 24% ça ne bouge pas depuis des mois et des mois les autres sont quand même loin derrière la deuxième place elle joue entre 15 et 16 ou 17% donc effectivement les sondages sont très bons on va dire que le mouvement est jeune peut-être qu'il n'a pas moins d'expérience qu'ils n'ont pas bien regardé ce qui s'était passé dans les présidentielles présentes c'est jamais gagné d'avance on ne va pas refaire toute l'histoire Giscard en 80 était largement réélu au mois de novembre 80 il est battu 6 mois plus tard Baladur était consacré président avant même d'être candidat il a été battu l'histoire est remplie de champions des sondages et Alain Juppé il y a 5 ans à la même époque on faisait des émissions il était en tête il était à 29% et puis il n'a pas franchi le cap de la primaire mais c'est vrai que ça ne se présente pas trop mal pour le président de la république il est haut dans les sondages du coup autour de lui il y en a qui s'enivrent un peu on se partagerait presque les futurs postes avec une campagne qui s'organise vraiment en coulisses on charge des nouvelles têtes pour porter les couleurs d'Emmanuel Macron le président n'en parle jamais officiellement c'est la règle mais autour de lui il y a l'idée de renouveler aussi un peu les têtes autour du président qui fera sans doute une campagne assez courte avec ses proches ses conseillers mais il va falloir des nouvelles personnes pour porter la parole alors il y en a déjà qui émergent j'en vois bien que Sébastien Lecornu cet été dans votre mise de l'outre-mer est très en cours que Clément Beaune le secrétaire d'état aux affaires européennes est très proche du président de la république et aura un rôle et surtout Gabriel Attal qui est la valeur montante chez les macronistes et un porte-parole qui fait plutôt un sans faute mais en général c'est un poste difficile le porte-parole là il a fait assez peu de fautes et lui il fait peu de fautes et dans les sondages il apparaît comme d'abord il a fait une progression très forte et il a le mot sûr et ça en campagne ça compte beaucoup aujourd'hui ce parti fait campagne sans candidat c'est ça la difficulté donc il y a des tracts il y a un local de campagne des équipes qui se mettent en place des réflexions des groupes de travail thématiques qui se mettent en place pour réfléchir sur le programme sur la retraite sur les investissements sur la grande sécu de demain etc mais il n'y a pas de candidat officiel déclaré et c'est vrai que ça a toujours été la difficulté de la république en marche on parlait beaucoup de la difficulté des DRH des ressources humaines il y a un vivier mais un vivier qui reste quand même très proche du président si vous en êtes un peu éloigné c'est quand même nettement plus compliqué et puis un vivier bon certes un peu jeune mais dans votre reportage on voyait Marlène Schiappa mais ça reste quand même un vivier très masculin aussi donc faire éclore de nouvelles têtes ce quinquennat ne l'a pas forcément permis et d'ailleurs vous le disiez tout à l'heure le président imprime nettement plus que ses ministres quand il faut faire une annonce sur la vaccination le pass sanitaire la troisième dose c'est ni Olivier Véran ni Jean Castex qui sont envoyés pour le faire ça reste quand même autour de la personnalité d'Emmanuel Macron et d'ailleurs ça ça va être beaucoup reproché et son côté jupitérien ça ça reste ça il y a une constante depuis le début de la première image du quinquennat tout à l'heure on faisait les plus et les moins ça ça risque quand même de rester cet exercice très personnel du pouvoir on l'a vu encore hier dans son allocution ça risque d'être porté quand même à son discrédit Nathalie Moret quand peut-il annoncer sa candidature j'imagine que vous n'avez pas totalement la réponse sinon vous l'auriez déjà dit et puis dès que je le fais je vous le dirai en fait je pense que même si les plus proches ne le savent pas je ne suis pas persuadée qu'ils le sachent lui-même c'est-à-dire que bon il y a une date qui a souvent été citée c'est celle du 19 janvier parce que ce jour-là il y aura un discours important de la présidence française de l'Union Européenne certains disaient que c'était impossible que ce soit avant là maintenant tout le monde dit enfin tout le monde
certains disent dans son entourage finalement pourquoi pas avant donc pourquoi pas tout début janvier c'est difficile à dire c'est difficile à dire moi je pense que la décision n'est pas prise mais de toute façon il y a une personne qui la prendra c'est lui parce qu'on peut être sûr d'une chose avec Emmanuel Macron c'est qu'il sera le candidat mais aussi le directeur de campagne et aussi le porte-parole de sa campagne
ça se terminera comme ses prédécesseurs qui se sont représentés c'est-à-dire la première quinzaine de janvier de mémoire Jacques Chirac ça doit être le 10 février Nicolas Sarkozy le 12 ou l'inverse donc oui ça se terminera là parce qu'elle est confortable cette position de cet entre-deux elle est confortable parce que du coup on prend quand même moins de coups qu'il en prendrait s'il était tout de suite en campagne il est un peu au-dessus au-dessus de la mêlée il laisse aussi un peu ses proches s'agiter puis il voit ceux qui vont lui être le plus bénéfique pendant la future la future campagne et puis il y a cette présidence française de l'Union Européenne qui le contraint il en a parlé je pense je pense qu'il ne pourra pas être candidat avant son discours de Strasbourg parce que c'est quand même le président qui va s'exprimer à la tribune de Strasbourg même s'il y aura encore les soupçons du candidat en campagne donc en gros le mois de janvier quand même c'est le lancement de la présidence française donc moi je fais le pronostic ici que ce sera sans doute début février sachant que début février la campagne est quand même plus courte puisque les élections sont raccourcies de pratiquement deux semaines les deux tours ont lieu en avril alors que d'habitude le deuxième tour est début mai et nous revenons maintenant à vos questions estimez-vous qu'Emmanuel Macron a réussi son intervention hier soir ?
Assez regarde le nombre de gens qui sont restés qui se sont mis devant leur téléviseur et qui selon l'Elysée sont restés tout au long de cette intervention oui 20 millions c'est énorme voilà il a balayé tous les sujets on l'a dit ce soir son entourage est effectivement très content et en même temps quand on sait depuis le moment
où il a annoncé son intervention on ne parle que de ça ensuite on n'a parlé que de ça toute la journée d'hier
et on est là aujourd'hui à la décrypter donc en cela oui son message passe c'était un peu le but non ? reprendre la main à un moment donné sur une campagne qui était beaucoup dictée par ses futurs adversaires il a clairement des fourmis dans les jambes ça on l'a dit mais je suis un peu plus réservé parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de monde qui regarde donc de ce point de vue là c'est un succès en même temps il parle beaucoup on attendait peut-être des annonces plus importantes et au final c'est quand même en fait la remise en perspective de décisions déjà prises donc il y a toujours ce côté le président parle beaucoup en fin de mandat mais bon qu'est-ce qui se passe concrètement ?
alors il a défendu ses chiffres ça a été rappelé par Mathieu donc un peu réservé moi je continue à penser qu'il serait meilleur aussi s'il était interrogé par des journalistes il y aurait un petit challenge je vous promets que je n'ai pas fait ma tête de décision dans la défense du bilan il aurait besoin d'être challengé là il préfère faire son plaidoyer tout seul il pourrait faire aussi une conférence de presse c'est ce que nous dit Henri dans l'Isère pourquoi le président a-t-il choisi le monologue plutôt qu'une conférence de presse ?
il y aura une conférence de presse probablement le 1er décembre pour présenter la présidence française de l'Union une question de Jérôme une telle allocution présidentielle à moins de 6 mois d'une nouvelle élection est-ce une concurrence déloyale pour les autres candidats ?
oui évidemment oui mais c'est toujours le cas pour le président en poste la dernière année de son quinquennat c'est un reproche qu'on avait déjà fait à Nicolas Sarkozy c'est un reproche qu'on a fait moins effectivement à François Hollande oui forcément il a annoncé ça c'est le contraire mais oui forcément 20 millions qui regardent le chef de l'État qui fait son bilan c'est forcément de la communication politique Emmanuel Macron fait-il abusivement sienne les idées de la droite classique notamment en matière d'énergie ?
il reprend clairement le logiciel de la droite ils avaient de quoi hier les candidats à LR se sentirent dépouillés parce que vous reprenez tous les programmes il n'a pas parlé d'immigration mais c'est vrai qu'en matière d'économie en matière de nucléaire en matière de modèle social c'est le logiciel de la droite depuis 20 ans Pôle emploi a-t-il vraiment les moyens d'assurer un contrôle plus poussé des chômeurs ?
Alors là non Monsieur Plannes je pense qu'aujourd'hui je crois qu'il y a à peu près 10 000 chômeurs qui sont contrôlés chaque mois ça veut dire qu'il faudrait augmenter les effectifs tout simplement donc je crois que ça va être quand même très limité c'est surtout un effet d'annonce ça n'aura pas d'effet très significatif sur le retour à l'emploi Aujourd'hui on a dit que sur 100 contrôles 14 chômeurs font l'objet de mesures de suspension d'allocation c'est ça aujourd'hui la proportion d'accord sans contrôle 14 font l'objet de mesures
Il y a à peu près 200 000 radiations par an je crois
Mais sur 55 000 agents Pôle emploi vous en avez moins de 1000 qui sont dédiés à juste contrôler les chômeurs et aujourd'hui vous avez quand même un certain nombre de conseillers Pôle emploi qui gèrent des portefeuilles de demandeurs d'emploi qui sont à plus de 200 300 personnes Donc on ne voit pas comment Alors effectivement vous pouvez mettre des rallonges mais enfin c'est quand même déjà une grosse administration 55 000 personnes agents Il y a eu une rallonge de 1000 postes là pour les chômeurs de longue durée gérer la crise Mais enfin vous voyez bien que tous les chiffres qu'on a cités montrent que ça ne va pas être juste un claquement de doigts qui va faire que demain les gens qui ne chercheront pas du travail seront sanctionnés Rien sur l'immigration et il laisse ça aux autres candidats ?
Non je pense que c'est volontaire Je pense que pour le coup ce point là est volontaire il n'a pas voulu rentrer justement et que derrière on dise il répond à Zemmour et tout ça D'abord un il faut le dire consigne a été donnée au ministre de ne pas débattre avec Éric Zemmour jusqu'à temps qu'il soit candidat Certains il y a eu des propositions de fait à certains ministres il n'y aura pas de débat donc ça c'est une consigne qui a été donnée par le président et ses proches et justement je pense que sur le point immigration c'est de ne pas rentrer dans le frontal avec Zemmour en tous les cas pas pour l'instant Une question de Marie-Jo en Vendée Est-ce juste de priver les plus âgés du pass s'ils ne reçoivent pas la troisième dose alors que 6 millions de français ne sont pas vaccinés ?
Après c'est les plus vulnérables donc le risque porte quand même sur eux en priorité donc c'est vrai que d'ailleurs ce sont les premiers vaccinés donc au bout de 6 mois ça va être aussi les prioritaires à la troisième dose on reste dans la logique des personnes vulnérables Oui c'est ça le but c'est ça c'est effectivement de désengorger enfin de faire en sorte que les établissements hospitaliers ne soient pas complètement embouteillés par les gens Et vous nous disiez tout à l'heure en début d'émission Nathalie Moret que le message avait été entendu puisque avant et pendant l'intervention du président de la République et après 100 000 de rendez-vous dans l'heure qui a suivi sa prise de parole Qu'en est-il du bilan économique d'Emmanuel Macron quand on le soumet à l'expertise de spécialiste de ces questions ?
Alors on en a un
Le bilan économique depuis le début du quinquennat ou pendant la crise Covid ? Donc après il y a
10 ans
Allez, on va le faire depuis le début du quinquennat
Non, non, non assez clairement d'abord il y a eu une réorientation de la politique économique assez forte suite à la crise des gilets jaunes il y a traversé quand même beaucoup de crises crise des gilets jaunes la réforme des retraites les difficultés sociales la crise Covid ce qui est quand même intéressant c'est que je trouve qu'on a vite refermé cette parenthèse Covid qui était quand même assez incroyable et on revient vite au monde d'avant c'est un peu ça presque qui me surprend C'est-à-dire ?
Pourquoi est-ce que vous dites ça ?
C'est-à-dire qu'on revient aux fameuses réformes des retraites en fait le logiciel qu'on avait avant on n'a pas eu on pensait que c'était un mouvement de transformation économique ou de la société ce mouvement Covid et en fait cette parenthèse se referme vite alors c'est peut-être une bonne chose c'est-à-dire que ça montre que l'économie est vite repartie on repart des questions de pouvoir d'achat de déficit de financement de la protection sociale mais on n'a pas une révolution suite à la Covid au moins on a dit comment sera le monde d'après pour le moment le monde d'après ressemble beaucoup au monde d'avant Pénurie de main-d'oeuvre oui mais pour des métiers sous-payés et usants pourquoi s'étonner de ce manque d'enthousiasme c'est ce que vous disiez tout à l'heure sur l'hôtellerie la restauration il commençait à réfléchir d'ailleurs Oui mais il y a aussi d'autres secteurs le bâtiment cette année a fait venir 70 000 personnes en tout cas c'est ce qu'ils expliquent c'est qu'il y a un solde positif de 70 000 personnes mais parce qu'ils ont travaillé sur l'attractivité des métiers parce qu'il y a une protection sociale parce que quand vous tournez vers le bâtiment en général on vous fait de l'intérim mais très vite si vous faites l'affaire il y a un CDI à la clé donc il y a vraiment une réflexion c'est peut-être ça aussi que va permettre le Covid il y a en ce moment une vraie réflexion ce qui est nouveau parce qu'on ne l'a pas connu depuis des années autour des salaires autour de l'attractivité de certains métiers qui étaient vraiment laissés c'est peut-être ça la mutation dont vous parliez
c'est ça l'accélération du retour à l'emploi par la hausse des salaires
c'est-à-dire redynamiser le marché du travail avec des augmentations de salaires et donc le pouvoir d'achat ne viendrait pas que par les mesures fiscales mais par des gains ça c'est l'effet Covid et ça c'est l'effet Covid alors la nouveauté c'est plutôt qu'on a lâché les vannes budgétaires et qu'on a mis beaucoup d'argent pour relancer l'économie et donc la priorité n'était plus budgétaire la priorité c'est de relancer la croissance et l'emploi et quand on voit quand on met l'économie sous tension et bien potentiellement on peut avoir des augmentations de salaires assez durables et sur cette histoire il y a un rapport du ministère du Travail qui est très intéressant qui est sorti il n'y a pas longtemps qui montre qu'à peu près un quart des difficultés de recrutement sont liées à justement un manque d'attractivité et des conditions de travail qui ne sont pas il y a à peu près 30 métiers dans lesquels il va falloir faire un effort clairement Vous vouliez dire un mot ?
Non, non, pas du tout Alors vous allez peut-être répondre à la prochaine question Dan Marais dans l'Essonne Où Emmanuel Macron compte-t-il faire des économies pour financer ces ambitieux projets ?
Ce n'est pas une question pour vous c'est une question pour Fanny Guinochet En tout cas pour l'instant les économies on ne les voit pas tellement ils comptent beaucoup sur la croissance justement sur le fait qu'il va y avoir des rentrées fiscales pour pouvoir financer un certain nombre de ces projets Et la transition énergétique on la rapporte encore au calendre grec il a parlé un peu d'écologie Oui, il a parlé un peu d'écologie mais il reste quand même maudit sur ce quinquennat avec la succession de ministres de l'écologie et même s'il y a des mesures qui ont été prises il n'est pas du tout perçu comme ayant été actif suffisamment actif à ce sujet Et bien c'est la fin de cette émission merci à vous tous cette émission qui sera à retrouver comme vous le savez désormais en podcast et en replay quand vous le souhaitez à suivre c'est à vous avec vous Anne-Elisabeth Lemoyne au programme ce soir Bonsoir Caroline au cas où Bruno Le Maire est raté c'est dans l'air ce soir On lui fait dans un instant le résumé de vos analyses et réactions à l'allocution d'Emmanuel Macron ce président déjà en campagne mais pas encore candidat ça fait grincer des dents le ministre de l'économie des finances et de la relance et l'invité de CETAV à tout de suite Et nous on se retrouve demain merci encore à vous tous d'avoir été nos invités ce soir demain 17h50 à nouveau c'est dans l'air belle soirée sur France 5 Sous-titrage Société Radio-Canada
Emmanuel Macron