Grande Interview - Jean Michel Karam, fondateur de IEVA Group – 31/03
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:30OuverteRéponse directe
C'est pris quand même un petit coup de tabac, non ?
- 0:47OuverteRéponse directe
Un petit coup de bistouri pour le doper, c'est ça ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Les particuliers, ils se sont pris quand même un petit coup de tabac.
- 3:09OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que vous n'avez pas attendu que cette guerre se termine ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Yéva, c'est la beauté personnalisée. Ça consiste en quoi ?
- 7:40OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que vous êtes intéressé à la beauté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55InvitéFait
« Nous, on a coté un groupe en plein milieu d'une crise mondiale de guerre. »
- 3:17InvitéFait
« Je n'ai pas été en bourse pour lever de l'argent. »
- 3:25InvitéChiffre
« Quand j'ai levé pour Memscap, j'ai levé 101 millions d'euros. »
- 3:27InvitéChiffre
« Aujourd'hui, ici, on a levé 7,3 millions. »
- 3:40InvitéFait
« Nous avons fait 4 acquisitions sur 5 ans. »
- 4:17InvitéFait
« Ils nous connaissent à travers l'atelier du sourcil, qui est le numéro 1 de la beauté du regard. »
- 4:23InvitéFait
« Ils nous connaissent à travers My Little Paris, qui est un média expérientiel très puissant. »
- 4:32InvitéFait
« Ils nous connaissent avec Yoma, qui est la marque pionnière de la beauté personnalisée. »
- 5:08InvitéChiffre
« 2500 particuliers ont pris 30% de l'enveloppe. »
- 6:43InvitéChiffre
« Quand j'ai coté Memscap en bourse, on avait 193 investisseurs. »
- 6:56InvitéChiffre
« Aujourd'hui, pendant mon Rothschild, j'ai rencontré 15 investisseurs. »
Temps de parole
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Le 18-19 d'Edwige Chevrillon sur BFM Business.
Bonsoir Jean-Michel Caram.
Bonsoir Edwige, merci de m'accueillir.
Merci d'être là. Je disais, vous avez mis votre plus beau costume pour fêter votre introduction en bourse. Aujourd'hui sur le Euronext Grosse de Paris, évidemment. Vous êtes fondateur et président de Yeva Group. Je disais, c'est la beauté spécialisée qui rentre à la Bourse de Paris. C'est pris quand même un petit coup de tabac, non ? Parce que j'étais moins 20% à l'ouverture. Bon, moins 9% seulement en clôture.
Oui, et puis il faut savoir une chose.
Un petit coup de bistouri pour le doper, c'est ça ?
Non, pas du tout. En plus, on ne peut même pas intervenir. Le contrat de liquidité n'est même pas mis en place encore. Et moi, je n'ai pas le droit d'intervenir sur le cours jusqu'à la publication des chiffres à venir. Donc aujourd'hui, en fait, nous, on a coté un groupe en plein milieu d'une crise mondiale de guerre. Vous savez que la Bourse n'aime pas les guerres. Moi, en plein milieu de Rocho, j'ai eu cette guerre.
On va y revenir, évidemment.
Et du coup, on est très, très, très heureux aujourd'hui. Moi, particulièrement pour une deuxième IPO dans une seule vie, ce qui est remarquable, une chance inouïe. La première, c'était ? Même ce cas, il y a 25 ans. Ce n'est pas un but en soi. Vous avez 31 ans.
Ah oui, d'accord. Vous sachez bien votre âge. Oui, d'accord.
Et aujourd'hui, en fait, on est très, très fiers. L'équipe qui a travaillé sur l'IPO est extraordinaire. Et je veux dire une chose, c'est que si cette IPO a eu lieu dans cet environnement, c'est parce que la boîte est parfaite et l'équipe était parfaite. Et on a été suivi par beaucoup de monde, dont BPI France, qui a été le cornerstone, et dont les particuliers, qui ont représenté 30% de l'enveloppe.
Oui, mais les particuliers, ils se sont pris quand même un petit coup de tabac. Non, mais c'est un jour. Oui, un jour. C'est un jour.
Il faut savoir, la bourse...
C'est souvent un peu le problème des introductions sur le... Oui, c'est un petit jour. C'est pour ça que je vous pose la question.
Il faut mettre les choses à leur place. Ça veut dire que... Combien de volumes il y a eu aujourd'hui ? 8000 titres, 9000 titres ? Oui, ben oui. C'est rien. Les volumes sont rien. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a 100%. Tous les historiques, ils n'ont pas le droit... Ils sont loqués. Ils ne peuvent pas vendre. La BPI ne vend pas. La majorité des institutionnels ne vendent pas. Donc, il y a quelques personnes qui ont lâché le matin. Bon, ça a repris son cours. Qu'est-ce qu'il y a eu entre hier et aujourd'hui ? La société n'a rien publié. Ses fondamentaux sont les mêmes. Leur promesse est la même, etc. Il faut que l'action vive. On va rentrer en bourse. Donc, on a développé la liquidité.
On a à mettre en place tous nos outils. Les choses vont bien aller. D'ici quelques temps... La question qu'on peut se poser... Rira bien, qui rira le dernier.
D'accord. Ok, comme ça, c'est dit. C'est la 15e cotation sur Euronext depuis le début de l'année. Donc, c'est quand même bien. Ça revient. Comme vous dites, c'est un peu la situation très particulière avec cette guerre au Moyen-Orient. Pourquoi est-ce que vous n'avez pas attendu que cette guerre se termine, si elle se termine un jour ?
En fait, je n'ai pas été en bourse pour lever de l'argent. Il faut voir l'enveloppe qu'on a voulu mettre. Donc, quand j'ai levé pour Memscap, j'ai levé 101 millions d'euros. Aujourd'hui, ici, on a levé 7,3 millions. Donc, l'objectif, ce n'était pas lever de l'argent. L'objectif, c'est de mettre le groupe sur une place boursière afin d'accélérer sur un point qui est les acquisitions. En ayant une monnaie d'échange, en ayant une boîte qui est installée dans le paysage. Nous avons fait 4 acquisitions sur 5 ans. Et là, nous souhaitons accélérer.
Alors, je disais, Yéva, c'est la beauté personnalisée. Ça, c'est votre slogan, donc je le dis. Ça consiste en quoi ? Dites-nous à peu près, il y a l'atelier du fonctionnement. Qu'est-ce qu'il y a de la beauté ?
En fait, Yéva Group, c'est en effet le numéro 1 de la beauté personnalisée. Mais ça veut dire quoi ? C'est un écosystème de marques, de services et d'expériences, de beauté personnalisée, activé par l'IA, la tech et la data, et le tout porté par le storytelling, le contenu et les communautés. Les gens nous connaissent à travers quoi ? Ils nous connaissent à travers l'atelier du sourcil, qui est le numéro 1 de la beauté du regard, 130 boutiques en France, une marque de make-up. Ils nous connaissent à travers My Little Paris, qui est un média expérientiel très puissant, qui continue avec des box très connus, emblématiques.
Ils nous connaissent avec Yoma, qui est la marque pionnière de la beauté personnalisée. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a des appareils, on a de la techno, où on mesure tous les caractéristiques de la peau. Et c'est la techno, l'IA, qui va recommander votre traitement personnalisé, qui peut aller jusqu'à le flacon, votre propre formule, parmi des milliards de formules. Donc, c'est vraiment un saut dans l'avenir, pour ce que se fait aujourd'hui dans la beauté. Et d'ailleurs, je vais insister à un point, c'est que l'IPO a réussi, parce qu'on a été suivi par beaucoup de particuliers. Et 2500 particuliers ont pris 30% de l'enveloppe.
D'ailleurs, Elon Musk, qui lance SpaceX hier, a dit qu'il va encore, lui, réserver 30% pour le retail. Moi, j'étais avec Euronext aujourd'hui, qui me disait qu'ils sont en train de mettre en place une structure pour que les particuliers puissent faire accéder à la bourse d'une manière plus facile. Et ici, nous, dans un mois, nous lançons le cercle des actionnaires particuliers du EAVA Group. Ça s'appelle le cercle du EAVA, avec plein de trucs pour les particuliers. Et vous allez voir, tout va rentrer dans l'ordre.
C'est ce que fait aussi votre autre associé, de qui va être votre associé, je vais finir par demander des royalties à M6, Jonathan Anguillard. Moi, je ne fais pas de club. Il fait aussi un club d'investisseurs, c'est ce que vous venez de nous expliquer.
Moi, je ne fais pas de club. D'ailleurs, mon action dans Qui veut être mon associé est très, très simple. C'est une action pour moi, pour aller aider les autres entrepreneurs. Vraiment, j'ai 56 ans. J'ai fait une première IPO, j'ai fait une deuxième IPO. Tout va bien. Je n'ai pas besoin de monter des clubs et des choses. Moi, quand j'interviens dans Qui veut être mon associé, c'est vraiment pour aider d'autres entrepreneurs et de les voir réussir. Ce pays doit être…
Ok, non, mais parce que c'est vous qui parliez à l'instant de faire une sorte de club ou de cercle.
Non, ce que je veux faire, c'est quoi ? C'est une action commune qu'on est en train de faire avec beaucoup de monde sur la place parisienne pour que le retail continue à s'investir en France. Je vais vous donner des éléments très tangibles. Quand j'ai coté Memscap en bourse, on avait 193 investisseurs. J'ai rencontré pendant mon Rothschild 193 investisseurs. Donc, la profondeur était telle que j'ai pu élever beaucoup d'argent, etc. Aujourd'hui, pendant mon Rothschild, j'ai rencontré 15 investisseurs. Vous vous rendez compte de la consolidation de ces fonds, le nombre de fonds qui a été réduit ? Alors, consolidation ou attrition ? Ou attrition, évidemment.
Oui, le verre à moitié plein, le verre à moitié vide.
C'est vrai, mais on regarde là aujourd'hui à l'AMF, les rapports de l'AMF récents. Même dans le CAC 40, le retail maintenant représente 7% du CAC 40. Donc, le retail commence à s'intéresser à la bourse et c'est ce qui sauve la France. Le particulier. Oui, et le particulier, pardon, pour le retail. Et la BPI a lancé un nouveau fonds, Blue Spring, qui est pour les small and mid-cap. Et le premier investissement s'est fait dans l'IEVA en tant que Cornerstone. Et tout ça va aider Paris à se le relever un peu.
Jean-Michel Caram, ce qui est intéressant, c'est que lorsqu'on voit qu'il y a des jeunes, notamment après ou pendant le Covid, qui du coup ont pris goût tout seuls à la bourse. Donc, c'est intéressant parce que c'est vrai que les particuliers n'étaient pas très très présents, en tous les cas à la bourse de Paris. Et que là, c'est en train de bouger un tout petit peu. Les dernières statistiques montrent que les jeunes, ils commencent à s'y pencher, à s'y intéresser, parce qu'on peut gagner de l'argent. Vous avez gagné de l'argent. Donc, vous avez gagné combien, Jean-Michel Caram ? Vous écrivez un livre qui s'appelle La Russie t'es en vous. Donc, ça donne quoi chez Michel Laffont ?
Et ça donne quoi à la fin ? Vous avez gagné combien, vous ?
Pourquoi ? Pour mon argent à moi ? Oui. Ça intéresse qui ? Ben, moi. Beaucoup d'argent.
Et à mon avis, beaucoup ? D'autres personnes ?
Non, en fait, je suis un entrepreneur qui a démarré sa vie en France avec zéro. Ben oui. Je suis venu du Liban. Je n'avais rien dans ma poche.
Et donc, aujourd'hui, vous avez combien d'argent ?
Mon patrimoine est élevé. Mais on ne compte pas son argent tant qu'on est assis sur la table de poker. Donc, une fois que vous coûtez la table, vous comptez. Mais quoi ?
C'est centaines ? Deux cents ?
Ça dépend. En fait, mon patrimoine, il bouge tous les jours. Là, vous voyez, j'ai des actions IEVA. Elles sont montées, elles sont descendues. Ben, ça bouge. C'est un même skap. Pareil. Après, mon patrimoine immobilier. Après, tout le reste, c'est...
Ce qui est bizarre chez vous, on parlera du Liban parce que... Mais l'argent,
ce n'est pas ce qui compte le plus dans ma vie.
Non, mais enfin, c'est important. Surtout si vous avez envie de faire des choses au Liban. Surtout, on voit bien que le Liban, il aura besoin quand même de gens comme vous. Il y a quelques très belles réussites. Non, vous avez l'air très dubitatif. Enfin bon.
Le Liban, oui.
Non, vous n'y croyez pas, le Liban ?
Ben, j'ai 56 ans. J'étais avec mon père et je lui ai dit Papa, j'ai 56 ans. Je n'ai jamais vu le Liban en paix. Il me dit Papa, mon fils, j'ai 91 ans. Donc, il a vu quoi ? Le Liban en paix, 3 ans ? C'est la terre des dieux.
C'est dur ce que vous dites. Oui, c'est très dur.
C'est la terre des dieux. Jésus a marché sur ses terres, etc. C'est vraiment très beau. J'ai le Liban qui représente la moitié de mon cœur. L'autre moitié étant la France. Mais ce pays est...
C'est hopeless, comme on dit en français. C'est hopeless.
J'espère que pas. J'espère que cette guerre, vraiment, c'est la première fois où j'ai un peu d'espoir, en fait. Parce qu'il faut que le Liban retrouve sa souveraineté et il faut que cette zone du monde se calme. Il y en a marre, quoi. Depuis que je suis né, tout le monde se tape sur tout le monde. C'est bon. Donc, à la fin, il faut que cette guerre aboutisse à quelque chose et qu'elle aboutisse sur une paix durable.
Jean-Michel Karam, qu'est-ce qui fait que vous êtes intéressé à la beauté ? Parce que, si vous voulez, vous êtes plutôt un spécialiste. La preuve, vous avez été chez Tech&Co, de la tech, le deep tech en plus. Enfin, vous voyez, on n'est pas dans... On est dans les choses très, très, très, très fortes, très importantes. Qu'est-ce qui fait qu'on passe de la deep tech à la beauté ?
Mes premiers pas étaient hasardeux, en fait. Ça veut dire que j'étais chez un dermatologue pour un grain de beauté. Il a pris une loupe, il a regardé ma grain de beauté. Je suis rentré à HMMScap à l'époque et je me suis dit, mais ils n'ont même pas de techno. Donc, j'ai fait un brevet sur un appareil qui s'appelle Skin Station qui mesure toute la peau. Mais à la base, je voulais le vendre au dermatologue. Et il y a eu un article dans la presse et tous les gens de la beauté sont venus me voir. Et c'est ce qui a commencé à me mettre dans la beauté. Huit ans après, j'ai lancé Yoma que j'ai vendu à un éleveur et que j'ai repris à un éleveur en 2023.
Et là, la création d'Yéva, elle, elle vise à chercher à créer le Netflix de la beauté. Mais en vue de quoi ? En vue de la beautiful longevity.
Le Netflix de la beauté.
C'est l'objectif de Yéva. Ça veut dire servir les gens chez eux, la beauté qu'il faut personnaliser au bon moment, avec la bonne formule, avec ce qu'il leur faut réellement pour une vision que j'appelle la beautiful longevity. Quand j'étais sur M6, et là, ils vous doivent encore des réservances, quand j'étais chez M6, j'ai dit aux Français, moi, je veux mourir beau. Je n'ai pas peur de mourir, mais la vieillesse, c'est quelque chose qui me hante. Et j'essaye de tout faire avec Yéva Group, du point de vue R&D, du point de vue techno, pour faire qu'on vieillit sans s'effacer et qu'on incarne la beauté jusqu'au bout.
Il y a combien de boutiques aujourd'hui ? Est-ce que c'est l'atelier ? L'atelier du sourcil, c'est du 130, mais c'est les ateliers du sourcil. 130 boutiques. Oui, mais c'est les ateliers du sourcil. Oui. Donc là, est-ce qu'on est en train de le transformer ?
Non, les ateliers du sourcil, c'est la beauté du regard à 100%. Vous avez des produits, mais pour le regard, tout est lié au regard élève. Yoma, par exemple, on va la trouver chez Marionneau, on va la trouver chez Beauty Success, on va la trouver chez Douglas, on va la trouver dans les pharmacies. Donc, elle s'étale partout. Mais notre cœur de business aujourd'hui qui représente 55% de notre chiffre d'affaires, ce sont les abonnements où des gens s'abonnent chez nous pour avoir leur propre beauté, que ce soit par MyEva, que ce soit par My Little Box ou Gambette Box. L'année dernière, on a livré 1,1 million de box à nos abonnés.
C'est ce qui représente aujourd'hui et représentera plus de 50% de notre business. les services font 20%, les produits 20% et le reste, c'est médias et redevances.
En même temps, on pourrait se dire que vous aurez pu vous servir, vous appuyer sur YouTube ou sur Instagram.
On est très, très présents dessus.
Oui, bien sûr, mais je veux dire plus que de créer vous-même vos propres vidéos, vos propres storytelling, comme vous dites, vous aurez pu vous appuyer directement.
Mais on s'y appuie. En fait, si je prends aujourd'hui mes marques, My Little Palace, elle a 1,2 million de followers sur Insta. Moi, sur tous les réseaux, même moi personnellement, sur tous les réseaux, j'ai plusieurs centaines de milliers. Donc, ça, ce sont des supports pour nous. Mais nous, ce qu'on veut chercher à faire, c'est fédérer une communauté. Nos newsletters sont lus, on a 4,5 millions d'abonnés sur nos newsletters avec un taux d'ouverture qui est de 57%. Personne ne l'égale en fait aujourd'hui. Et ça, pourquoi ? Parce que nous, on comprend très, très bien nos communautés, on les adresse d'une manière très personnalisée.
Ça veut dire que nous, quand on dit personnalisation, ce n'est pas seulement votre traitement qui est personnalisé, mais la manière dont on vous parle est personnalisé. Quand je vais lancer le cercle des actionnaires, chacun va avoir son site. Chacun va avoir sa fiche d'identité. Nous, on personnalise tout. Notre manière de parler aux gens.
Et qui le fait derrière ?
Tout, mes équipes. Nous, on a une équipe aujourd'hui d'ingénieurs et de gens de la beauté. et c'est la particularité de ce groupe, c'est qu'on trouve énormément de techies et d'ingénieurs dedans. On a des experts dans l'IA, on a des experts dans les technologies mêmes et des mesures, on a des experts dans la data, la data mining, on a des experts dans plein de choses, en fait, des logiciels, des développements de plein, plein d'ingénieurs qui font qu'on est devant tout le monde en tech et c'est ça notre différence et c'est avec ça qu'on le fait.
C'est que lorsqu'on voit Aviva Tech, vous avez même, il y a L'Oréal, le géant de la beauté de l'Oréal qui notamment sur les rouges à lèvres, etc. Effectivement, c'est personnalisé. Vous pensez que vous, c'est l'avenir de la beauté et de la cosmétique ?
Mais évidemment, en fait, la personnalisation, ce n'est pas seulement l'épitome du luxe, c'est aussi la base de l'efficacité, la fondation pour une meilleure efficacité. Aujourd'hui, vous mettez une crème n'importe laquelle, c'est mieux que rien. Mais si vous mettez la crème qui est faite pour vous, c'est beaucoup mieux que tout. Et c'est ça qui va vous apporter de l'efficacité et évidemment, L'Oréal, une éleveur, tout le monde a aujourd'hui une tendance dans la personnalisation mais tout le monde reconnaît que c'est moi qui ai ramené la personnalisation à la beauté.
Mais en même temps, on voit bien, c'est les datas de l'intelligence artificielle qui font que vous pouvez ensuite donner vos conseils. En même temps, les géants, je vous en parlais à l'instant, les gens de la cosmétique, de la beauté, ils sont géants. Je vais vous dire pourquoi ils n'arrivent pas.
Mais vous l'avez dit vous-même. Vous avez dit que l'intelligence artificielle se base sur de la data. De la data qualifiée. Or, qui a plus de 3000 appareils de diagnostics de peau réels partout au monde qui a mesuré des millions de diagnostics de peau et qui a collecté et construit une énorme base que personne n'a qui s'appelle l'atlas de la peau. Seulement, il y a un groupe là. Et c'est cette base-là qui nous permet d'être très percutant en recommandations. Et puis nous, on est holistique. Ça veut dire que quand L'Oréal va faire de la tech, elle va aller acheter de la tech, elle va acheter des appareils, elle va collaborer avec des gens. Nous, on le développe nous-mêmes.
Et vous êtes présent hors de France ? On est présent. Alors, la focalisation... Ça veut dire est-ce que vous n'étiez
pas présent à Dubaï parce que ça correspond à Dubaï ou à Bahreïn ? Mais là, ça va être plus difficile.
En fait, Eva Group, elle a 5 ans. On a fait plus de 70% de croissance annuelle sur les 5 ans. On fait 81% de nos chiffres d'affaires en France, 9% pour le reste de l'Europe, 10% pour l'Asie. Et l'Asie, c'est le Japon et la Chine. Un peu en Corée, on commence. L'Amérique, je l'ai gardée exprès vierge pour la pré-IPO. Et l'Amérique, c'est quelque chose qu'on vise à partir de 2027, mais via une acquisition d'abord. Donc nous, on grandit par croissance organique et externe et notre arrivée en bourse est faite pour accélérer encore plus sur la croissance.
Et vous n'étiez pas présent justement au Moyen-Orient où il y a quand même où ça compte ?
Yoma est présent au Moyen-Orient. Yoma est présent au Qatar. Il est présent à Dubaï. Donc Yoma est présent dans à peu près 30 pays. Et bon, évidemment, le Moyen-Orient aujourd'hui...
Oui, parce qu'il y a quand même la question combien ça coûte justement un fichier personnalisé de votre peau, de votre beauté ? Ça coûte combien ?
Tout ce qu'on fait en techno, tout ce qu'on fait pour les gens, il est gratuit. Pourquoi ? Parce que nous, on considère
que la tech,
c'est les navelers de business et pas le business. Et nous, vous pouvez... Par exemple, quand on rentre chez Mariono, on dit à Mariono, voilà les appareils de diagnostic, voilà les appareils de conditionnement. Vous vous engagez à faire des diagnostics de peau gratuits à tous les consommateurs et nous, on va vous mettre la techno en place. Et Mariono forme ses équipes sur ces technos-là, délivre les diagnostics et si le client achète des produits, tant mieux et s'il n'achète pas, c'est son problème.
D'accord, voilà, c'est son problème. C'est votre problème, c'est mon problème. Merci beaucoup en tous les cadavres avec nous, Jean-Michel Caram. La réussite est en vous, vous l'avez compris. Merci d'avoir été avec nous, ça fait un petit rayon de soleil quand même, même si ce n'était pas la journée formidable aujourd'hui. Mais visiblement, ça n'a pas l'air de vous émouvoir. Les entrepreneurs
ne sont pas des coureurs de court distance.
C'est la fin de ce 18. 19. Tout de suite, vous retrouvez Stéphanie Collot. Bonne soirée, nous bien sûr, on se retrouve demain. Le 18-19 d'Edwish Chevrion
sur BFM Business.