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interviewLe Média (sur YouTube)· 24 octobre 2022 20 min

49.3, CASSE SOCIALE... MACRON SE DRESSE CONTRE LA DÉMOCRATIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

maintenant on a quatre rapports qu'il prouve 4 rapports qui avait dit Emmanuel Macron écoutez-moi si ça fonctionne pas je reviendrai dessus donc pourquoi on revient pas là-dessus on gagnerait 4 milliards 4 milliards on crée 4 milliards ont créé 100000 postes de fonctionnaires 100000 postes de fonctionnaires qu'on peut ventil dans la petite enfance dans l'hôpital où vous voulez ce quinquennat va peut-être gouverner à coup de 49-3 ce budget est un budget de classe ça va être un budget storytaire on va rentrer dans 5 années difficiles c'est peut-être d'ailleurs pour ça que Bruno Le Maire veut se casser aller à FMI parce qu'il sait que là s'il reste à l'économie ça va être très difficile si il y a une ambition présidentielle bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant Porcher je suis ravie de vous retrouver l'instant Porcher c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas Porchet chaque semaine pour décrypter l'actualité car on le sait le discours est politique et les comprendre est un véritable en jeu démocratique je vous rappelle pour que on arrête pas tout le média dépend de votre soutien vos abonnements et vos dons rendez vous sur le média tv.fr/outien pour nous soutenir ce projet de TéléLibre et indépendante ne peut se faire sans vous au programme aujourd'hui le budget et ses 49-3 et toute l'obsession autour de la dette publique [Musique] la première partie du budget 2023 a été adoptée si je puis dire sans vote mercredi dernier après 7 jours de discussion les députés ont voté contre le projet du gouvernement et son article liminaire qui prévoyait de limiter le déficit public à 5 % du PIB en 2023 les députés ont adopté une taxe sur les dividendes avec des députés macronistes et 3300 abonnements ont été déposés et bien ils avaient borne a annoncé recourir aux 49-3 permettant de faire adopter le budget sans vote parlementaire retour à la case départ pas de taxe sur les super dividendes pas de vote sur les abonnements suppression de la CVE c'est un pot que les entreprises doivent payer aux collectivités locales et l'article liminaire et donc sauvegardé puis le lendemain le jeudi débute l'examen du PLFSS ce projet de loi de financement sur la sécurité sociale alors que les deux premières parties ont été rejetées Elisabeth borne actionne de nouveau le 49.3 pour faire adopter la troisième partie car la première ministre affirme que nous avons besoin de cette troisième partie du PL sans elle nous ne pourrions garantir les ressources de la sécurité sociale fin de citation Thomas avant de parler de comment ces budgets ont été adoptés est-ce que tu peux nous dire en quelques mots la tournure du budget 2023 la première chose qu'il faut savoir c'est le cadre le 4 c'est la feuille de route qui a été envoyée par la France à Bruxelles et là dans le cadre qu'est-ce qu'on a on a en fait une augmentation des dépenses publiques qui doit être maîtrisée sur ce quinquennat qui n'augmentera que de 0,6% hors inflation voilà donc ça augmente moins vite beaucoup moins vite que que l'inflation avec un objectif de réduire les déficits pour arriver à 3% à la fin du quinquennat donc on est sur un objectif de réduction de déficit avec contrôle des dépenses publiques alors on pourrait réduire ce déficit autrement on pourrait réduire en ayant des rentrées budgétaires supplémentaires or là le gouvernement ne veut pas toucher à ça il veut pas de rentrer il veut pas de taxes sur les supers profits etc bien au contraire il continuait à baisser la fiscalité avec ce que tu as dit et avec les impôts de production etc donc on continue à baisser les rentrées alors qu'on sait très bien qu'un certain nombre de mesures qui ont été prises n'ont pas eu les effets escomptés France stratégie il a montré pour l'ISSF tout comme le cice mais on continue dans la même logique de baisser la fiscalité et de l'autre côté vous avez des dépenses publiques comme vous baissez les rentrées vous devez baisser les dépenses publiques alors les dépenses publiques il y a un certain nombre déjà de cadeaux avec le bouclier fiscal vous voyez et donc il faut faire des compensations notamment avec la réforme des retraites avec la réforme de l'assurance chômage et avec d'autres coupes donc en réalité on est que sur finalement comment maîtriser cette dépense publique de manière globale donc quel couple réalisée et où les réaliser donc il faut faire attention parce que parfois vous allez avoir des budgets qui augmentent des ministres qui vont dire tiens il y a plus de budget dans mon ministère mais peut-être que ce budget n'augmente pas suffisamment par rapport à la tendance à laquelle ils devraient augmenter parce que de manière structurelle pour des raisons démographiques et d'inflation la dépense publique doit suivre s'il y a des dépenses publiques ne suit pas la démographie ou l'inflation ça veut dire que vous avez moins de moyens pour une population plus grande ou par rapport à une augmentation des prix donc là on est dans ce contexte là donc le contexte c'est vraiment la promesse que l'on a dans les cinq prochaines années c'est vraiment une politique d'économie sur la dépense publique donc une politique austéritaire alors je disais avant le 43 était utilisé à deux reprises par le gouvernement et ça n'a pas manqué de faire réagir chacun de nos sièges ici est muni d'un petit boîtier avec un bouton pour un bouton contre un bouton abstention et à plusieurs occasions nous avons activé ces petits boutons pour choisir de façon majoritaire d'amender le budget dans le sens de davantage de justice fiscale la décision de rajouter une taxe sur les super dividendes a été prise à la majorité y compris avec des députés de en marche et de tous les groupes de cette émission la décision de rétablir l'exit tax cette taxe sur les plus value latente des chefs d'entreprise qui décident de changer leur domicile fiscal a été adopté à la majorité monsieur le ministre ainsi je me permets à l'instar de ce qu'a dit ma présidence n'a-t-il pas nous de vous rappeler ce que vous-même avez dit ce matin à la télévision en France et auquel je souscris pleinement monsieur le ministre en démocratie la minorité ne peut pas dicter la loi à la majorité c'est une espèce de jeu de cirque vous nous obligez à débattre pour juste après faire à 49-3 et nous empêcher absolument de voter un texte qui est absolument essentiel à notre système social à quoi sert cette assemblée nous avons tous et toutes été élu au suffrage universel nous avons tous et toutes à porter la voix de nos électeurs à l'intérieur de cette assemblée ce que vous faites c'est que vous nous obligez juste à nous asseoir dessus nous ne serons pas dupe nous voterons cette motion de rejet pourquoi le gouvernement Thomas il utilise le 49-3 parce que les arguments officiels c'est la responsabilité l'équilibre financier le gain de temps pour le PLF donc le projet de loi de financement Élisabeth borne avance avoir corrigé le texte par rapport au débat de cette dernière jour ou une centaine d'amendements principalement de la majorité ont été ajoutés avec quelques amendements LR et socialistes aucun de la nuse aucun du RN alors pourquoi utiliser ce cas et parce que le gouvernement qui est en réalité en minorité mais qui comptait beaucoup sur sur la droite pour faire passer très rapidement son budget mais qui voit même que la droite aujourd'hui elle parle de l'exit tax que dans la majorité on parle de de cette accéléré dividendes et que plus on parle finalement plus les gens se rendent compte de manière normale que la situation dans laquelle on est une situation qui est qui est quand même catastrophique où il y a moins de rentrée et où on coupe sur des choses importantes la santé l'assurance chômage les retraites et je pense qu'il y en a beaucoup qui ont été élus dans les paris traditionnels et qui ont des remontées de terrain beaucoup plus que peuvent l'avoir parfois des députés qui ont été placés comme ça juste après est connu une circonscription donc là elles se rend compte que ça va être plus compliqué que prévu et quand c'est plus compliqué que prévu et qu'on le sait que plus les gens vont en parler plus on va découvrir que ce budget est un budget de classe et que les réformes sont douloureuses et ben dans ces cas-là qu'est-ce qu'il faut faire il faut casser cette spirale et sortir le 49-3 c'est ce qu'avait fait valse avec la loi travail quand il y a eu la loi travail on a commencé à discuter etc les gens se sont dit mais même au sein du PS quand même c'est quoi ce truc enfin Sarkozy n'avait pas osé la faire quoi quand même de Villepin il a il a perdu les élections etc pour le CPE qui était la mini loi travail là il sortait la loi el khomri et plus on en parlait plus les gens étaient dans la rue plus les gens savaient qu'ils voulaient s'opposaient à ça et plus c'était compliqué donc là il fallait sortir le 49-3 là c'est sûr que ce budget c'est un budget de classe ça va être un budget storytaire on va rentrer dans 5 années difficiles c'est peut-être d'ailleurs pour ça que Bruno Le Maire veut se casser aller à au FMI parce qu'il sait que là s'il reste à l'économie ça va être très difficile si il y a une ambition présidentielle vaut mieux être loin de tout ça parce que les années vont dur et comme il y a ça et Ben et que les gens discutent et que même dans la majorité ça commence il faut sortir le 49-3 donc il faut se supprimer les débats démocratiques qui sont essentiels et qui représente finalement ce qui a été élu par les citoyens et passer en force alors qu'il y en ait un tu peux dire bon un deux d'affilée comme ça à deux jours c'est quand même assez particulier donc on va peut-être se ce quinquennat va peut-être gouverner à coup de 49-3 mais d'un point de vue démocratique tout ça enfin je pense que la majorité des gens sortiront abîmé quoi le débat démocratique français sortira abîmé et la la classe politique est-ce qu'elle représente sortira abîmer de tout ça la dépense publique cette expression qui nous fait peur il faut la baisser on est endetté on doit faire des économies des efforts surtout avec la crise covid c'est ce qu'on entend depuis des années c'est ce qu'on entend aussi pour défendre le budget ou réduire les coûts dans les services publics ou encore réformer le chômage ou les retraites ne pas augmenter le SMIC baisser les budgets des collectivités locales bref des exemples on en aurait d'État Thomas pourquoi ce discours dominant sur il faut baisser la dépense publique est-ce qu'on est en déficit l'Insee écrit par exemple qu'en 2021 le déficit public s'établit à 163,3 milliards d'euros soit 6,5% du produit intérieur brut après 9% en 2020 et 3,1% en 2019 la première des choses qu'il faut dire dans le cadre c'est que c'est pas très grave d'avoir un déficit en période de crise c'est plutôt bien heureusement qu'elle déficit c'est ce qu'on appelle en économie de la politique contracyclique c'est à dire que quand l'économie ne repart pas complètement quand elle était en crise comme aujourd'hui il faut la soutenir grâce au déficit c'est ce qu'on fait là on a très peur mais c'est ce que fait encore plus les États-Unis parce qu'ils vont à 10% de déficit je rappelle une chose il faut jamais cesser de le rappeler c'est quand sortir de la prise de 2009 les Etats-Unis ont creusé massivement leur déficit pardon pour soutenir l'activité ils sont revenus à leur niveau d'avant crise en trois ans nous nous avons commencé à faire la même chose et nous avions la même trajectoire et il y a eu les mêmes questionnements qu'aujourd'hui où le déficit c'est très grave oulala il faut couper dans la dépense publique qu'est-ce qui s'est passé on a mis 8 ans à revenir à notre niveau d'avant crise vous rendez compte on a perdu une décennie quand les États-Unis l'ont fait en trois ans donc soutenir l'activité par les déficits en période de crise c'est normal réduire les déficits trop rapidement en période de crise vous allez créer en fait une autre récession sur la récession d'accord ça tout le monde le dit Bruno Le Maire le dit constamment je comprends pas pourquoi on fait la même chose parce qu'on s'est rendu compte que ça ne marchait pas on le dit alors ça marche pas mais on veut faire la même chose et là c'est ce qu'on est en train de faire avec ce qu'on a vu avant le ce budget de contrôle des dépenses publiques le luminaire qui est tout à fait donc là en fait ça c'est la première chose qu'il faut dire ensuite sur la dépense publique il y a cette phrase qui est répétée constamment en disant oui la dépense publique c'est 59 10% de notre PIB avec cette idée que voilà comme c'est 59% de notre PIB et ben grosso modo il y a plus de publics que de privé c'est parfaitement faux 59% de de dépenses publiques c'est à dire que on compare en réalité une valeur que nous connaissons le PIB à tout ce qu'il y a dans la dépense publique qu'est-ce qu'il y a dans des forces publiques qui a la fonction publique les fonctionnaires les consommations intermédiaires des administrations et les prestations sociales on les additionne on arrive à à 59%. si on fait la même chose avec le secteur privé c'est à dire qu'on prend les salariés du privé on met des consommateurs intermédiaires du privé les mutuelles etc on arrive à 200% du PIB donc il faut bien que les gens aient ça en tête c'est que aujourd'hui dans l'économie française la part du privé est beaucoup plus élevée que la part du public contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire elle est beaucoup beaucoup plus élevée d'accord c'est important d'avoir ça en tête et la deuxième chose qu'il faut se dire c'est quelle économie nous voulons moi je crois une économie mixte une économie mixte et une économie où il y a un secteur privé et aussi où il y a un secteur public et l'un va avec l'autre aujourd'hui ce qui fait que notre pays est attractif c'est pas que des questions de fiscalité sinon aller dans les pays pauvres en Afrique ils ont des fiscalités très très faibles c'est pas pour ça qu'ils étaient beaucoup d'investissement quand on regarde les premières choses qui font que on vient chez nous c'est quoi c'est les infrastructures c'est ça les infrastructures médicales de transport etc qu'on est en train de dégrader c'était la première chose c'était le capital humain la productivité française voyez c'était pas que la fiscalité donc c'est important de comprendre que il y a pas d'investissement direct étrangers il y a pas d'activité privée sans qu'il y ait un service public fort et donc il faut vraiment avoir dans la tête que l'économie du futur est une économie mix c'est pas une économie où tout est privé c'est pas une économie tout est public c'est une économie ou les deux se respectent et ces dernières années on voit très bien que il y a une volonté de faire en sorte que l'on abaisse de plus en plus le public pour nourrir le privé ça se fait par les privatisations vous les privatisez à DP etc et ça se passe aussi par la case du service public comme l'assurance chômage ou les retraites très bientôt est-ce que l'aide aux entreprises rentrent dans cette entreprise rentrent dans la dépense publique le cice à l'époque était comptabilisé dans la dépense publique le crédit d'impôt recherche qui fait que dans les critères d'attractivité de notre pays il y a la recherche parce qu'on est un paradis fiscal pour la recherche c'est financé par la dépense publique et ça profite à plein d'entreprises privées donc beaucoup de d'entreprises privées sont bien sûr subventionnés par des par des aides publiques qui rendent la dépense publique le premier budget de l'État en fait le soutien aux entreprises privées tout à fait et quand on regarde ce qui s'est passé pendant la crise du covid là on a vu qu'il y a eu des subventions énormes qui ont été transmises du public au privé et ça a été tout le temps le cas c'était le cas en 2009 et ça a été le cas à la crise du covid voilà il faut pas un mon stigmatiser l'un ou l'autre là on tombe dans la même erreur d'après 2009 quand il y a eu la crise financière en 2008 il y a eu des de l'argent public qui a été massivement aidé les banques et aider les secteurs qui allait être le plus touché et puis les banques ont remboursé et elles ont dit après bah écoutez maintenant qu'on a remboursé il y a trop de dettes faut faire des efforts enfin c'est comme si on veut dire le pyromane a accusé le pompier d'avoir provoqué l'inondation ben c'était à peu près ça qu'est-ce qui se passait et là on est dans le même contexte c'est à dire que l'État a été massivement pendant le comique des entreprises et maintenant les mêmes entreprises et pour survivre on a besoin de baisses d'impôts et tu as le gouvernement qui dit oui on doit faire des réformes parce que tout va mal bah oui l'assurance chômage va pas très bien parce que on a tellement sorti l'argent ces derniers temps pour le chômage partiel etc c'est normal qu'elle ait été qu'elle ait été affaiblie mais c'est plutôt une normalement ça devrait être une raison de se dire bon bah on a un système qui fonctionne bien quand il y a des crises l'État et l'État et là c'est une bonne chose et ben quand l'économie repart c'est normal que ces entreprises financent ou que l'activité privée financent aussi le public en plus c'est 50 c'est 150 milliards qui ont été étudiés c'était avant le covid ces chiffres c'était avant le covid surtout qu'il y a eu le quatrième rapport du comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital qui montre qu'en fait malgré la suppression de l'ISF la flat tax etc il n'y a aucun suppression de l'ISF et de la fatigue il n'y a aucun ruissellement comme le montrer le le mettez en avant le gouvernement quelle surprise quelle surprise tu baisses tes impôts je veux dire tu baisses les impôts au plus riches à profites pas au plus pauvre bon moi c'est enfin non mais on le savait depuis le début parce que vous savez si tu baisses tu fais une offre une baisse de 4 milliards ou 1 % les plus riches soit tu l'investis dans des entreprises privées avec une croissance à 1% donc il y a des il y a des chances que ça rapporte pas beaucoup soit tu achètes des actions en bourse et 90% déjà des actions que tu achètes elles sont sur le marché secondaire elle ne profitent pas à l'entreprise donc on savait que ça allait alimenter plus la spéculation que l'investissement d'accord donc maintenant on a quatre rapports qu'il prouve 4 apports qui avait dit Emmanuel Macron il avait dit écoutez moi si ça fonctionne pas je reviendrai dessus c'était un pari là le pari après quatre rapports je pense que on connaît le résultat donc pourquoi on revient pas là-dessus on gagnerait 4 milliards 4 milliards ont créé 4 milliards ont créé 100000 postes de fonctionnaires 100000 postes de fonctionnaires qu'on peut ventil dans la petite enfance dans l'hôpital où vous voulez donc moi je pense que là on a besoin de ressources puisqu'il paraît que la dette et les disciples sont importants allons chercher des ressources 4 milliards sur les 1% les plus riches qui détiennent 2500 milliards de d'euros de patrimoine ça va pas les tuer les plus riches qui n'ont jamais été aussi riches les études l'ont montré et justement ils reviennent pas dessus puisque ce qui avait été proposé super dividendes flat tax etc n'a pas été retenu dans le 49.3 de Elizabeth borne est-ce que tu peux nous expliquer qu'est-ce que recouvre aujourd'hui la dépense publique justement en fait la dépense publique beaucoup de gens disent faut la diminuer faut la diminuer faut de la diminuer tu dis mais où mais ils savent pas parce que personne sait ce qu'il y a dans la dépense publique il y a quoi dans la dépense publique vous avez à peu près la moitié qui sont grosso modo ce qui revient aux administrations publiques c'est à dire les fonctionnaires les consommations intermédiaires des administrations les paiements tout tout ce qui est lié au fond au fonctionnaires c'est 50% cette part elle représente à peu près 18% du PIB et elle est stable depuis 78 donc je veux dire quand on dit il y a trop de dans ces stables depuis 78 d'accord et elle est en dessous de la Finlande mais aussi du Royaume-Uni Royaume-Uni pays libéral donc vous voyez on manque clairement de fonctionnaires et d'investissement dans les services publics ça c'est la partie l'autre partie qui a fortement augmenté il faut le dire c'est la partie des prestations c'est à dire les l'assurance chômage maladie etc tout tout les prestations que l'on donne là elles ont fortement augmenté alors pourquoi elles ont augmenté déjà ça n'a échappé à personne ça fait 10 ans que nous sommes pratiquement crise je veux dire entre 2008 et 2015 il y a eu 1,5 millions de chômeurs en plus 5,5 millions de chômeurs en France ils ont vécu grâce en partie à l'assurance chômage ce qui fait qu'il y a eu voilà des augmentations de prestations donc quand il y a des crises effectivement il y a des augmentations de prestations et c'est une c'est une bonne chose mais surtout après interrogeons-nous ces prestations elles finissent où elles finissent où quand tu touches une prestation nationale quand on te rembourse un médicament quand tu te rembourse un médicament c'est qui qui va toucher l'argent c'est l'industrie pharmaceutique quand tu touches une prestation de chômage tu vas faire tes courses supermarchés c'est qui qui touche l'argent c'est le secteur privé donc cet argent qui est reversé en fait directement au plus fragile elle est redécée quasiment à 100%, je veux dire à 99,99 faut croire que des gens mettent 1 centime par-ci par là mais ils les mettent pas sur des comptes en Suisse elle est redépensée complètement dans dans le secteur privé donc elle profite une phiné au secteur privé vous voyez et quand vous avez le secteur privé notamment les PME qui ne vendent que quasiment en France et qui qui ne vendent que de manière régionale et qui vous disent qu'en premier lieu ce qui est important pour eux c'est le carnet de commandes si demain on commence à couper là dedans moi je vous dis il y aura des revenus en moi donc faut jamais oublier que le premier moteur de l'économie française c'est la consommation donc si on commence à faire des économies un peu partout ça risque d'être compliqué donc n'oublions pas la dépense publique c'est une première partie la fonction publique les écoles etc et ça c'est un montant qui est stable depuis 78 et qui est plus faible que le Royaume-Uni c'est important de le dire et de l'autre côté c'est des prestations mais ces prestations sont reversées directement au secteur privé et donc profite infinie au secteur privé donc vous voyez la dépense publique c'est quand même quelque chose de qui a été extrêmement bien élaboré puisque vous faites tourner de l'argent et qui va profiter finalement à tout le monde au plus pauvre secteur privé et qui va permettre des revenus de compensation à ceux qui n'arrivent pas à les trouver dans le travail donc c'est une bonne invention et je pense qu'il faudrait la préserver et même l'augmenter sur la partie des services publics ils ont des milliards mais nous sommes des millions et si le média débarqué à la télé pour assurer la continuité de nos programmes pour défendre une information indépendante et différente mais aussi grandir et devenir une réelle chaîne de télévision nous avons absolument besoin de vous et de votre abonnement car nous sommes une coopérative qui ne vivons que de la communauté chinoise citoyenne rendez-vous sur le média tv.fr/soutiens pour en savoir plus sur ce grand projet et le réaliser tous ensemble je vous le répète mais il nous faut minimum 12500 abonnés sur notre site pour ne pas tout arrêter nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine merci de toujours nous suivre merci pour tous vos commentaires et vos pouces en l'air sous les vidéos spectateurs abonnés donatrice et sociaux je vous dis à la semaine prochaine [Musique]

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