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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 11 avril 2026 19 min

Guerre au Moyen-Orient : "400 000 Français" résident dans les "15 pays touchés par la crise"... L'interview d'Éleonore Caroit

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour Eléonore Carrois. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va parler avec vous, crise énergétique, annonce du Premier ministre autour de l'électrification. On va aussi évoquer la question des otages français libérés d'Iran. C'était cette semaine. On va parler donc aussi de nos ressortissants dont vous avez la charge. Mais d'abord, l'actualité de ces dernières heures, c'est bien sûr, ce sont ces négociations qui vont commencer aujourd'hui à Islamabad entre Iraniens et Américains. Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé sur place il y a quelques minutes. Est-ce que la France croit vraiment en ces négociations ?

0:43
Éléonore Caroit

La France a toujours cru en la diplomatie et donc salue tous les efforts qui sont faits pour trouver une solution négociée diplomatique. Maintenant, on voit bien que ce cessez-le-feu est fragile. Il est temporaire. Il n'inclut pas toutes les zones de conflit. La France a demandé justement à ce qu'il s'étende au Liban, à ce que les bombardements cessent immédiatement au Liban. Et puis, un cessez-le-feu ne peut être crédible que s'il a une approche globale et s'il s'inscrit dans la durée. Donc, nous sommes très attentifs à ce qui va se passer dans les prochaines heures.

1:13
Présentateur

Ça peut être quoi l'objectif de ces négociations ? Est-ce que nous, on se fixe un objectif ou est-ce qu'on dit, bon, attendons de voir ?

1:20
Éléonore Caroit

Alors nous, depuis le début, on n'est pas du tout dans une position d'attendons-le-voir. Nous, on demande une désescalade immédiate, un retour justement au dialogue. On est présent dans la région, on a 400 000 ressortissants, on a des emprises diplomatiques, on a des intérêts militaires. On est présent aussi parce que le président de la République est en dialogue permanent avec tous ses homologues dans la région. Le ministre Jean-Noël Barrault l'est aussi. Moi aussi, à mon niveau, nous avons des échanges. Et justement, cette reprise du dialogue est une bonne chose, mais on voit bien qu'elle n'est que partielle, que fragile.

Et puis, il faut qu'un véritable cessez-le-faire ait lieu, pour que la paix revienne, qu'il y ait un accord global avec l'Iran qui inclut évidemment son programme nucléaire, mais aussi son programme balistique, mais aussi son influence dans la région. Et puis, évidemment, que cela couvre toute la région qui aujourd'hui est embrasée.

2:09
Invité

Est-ce que concrètement, la France a un rôle à jouer dans ces négociations ? Nous ne sommes pas autour de la table. Vous le dites, nous avons des interlocuteurs dans la région. Mais est-ce que, d'une manière ou d'une autre, la France peut peser dans ce qui est en train de se passer au Pakistan ? Alors, ce n'est pas notre guerre.

2:23
Éléonore Caroit

Nous n'avons pas été belligérants. Nous ne le sommes pas. Nous avons une position qui a toujours été purement défensive. Et encore une fois, une position d'appel à la diplomatie et au dialogue. Donc, qu'est-ce que nous pouvons faire ? Qu'est-ce que nous faisons d'ailleurs dès à présent ? C'est justement ces échanges, ces discussions, ces négociations avec un nombre de partis dans la région. Et puis surtout, notre priorité, c'est le soutien aux populations. Déjà, à nos propres populations, je vous disais, nous avons énormément de Français qui sont présents, qui vivent dans la région.

Et puis, aux populations civiles qui aujourd'hui sont les premières victimes de ce qui est en train de se passer depuis 45 jours.

3:00
Invité

Est-ce que, finalement, ce n'est pas un peu illusoire de croire que les négociations vont aboutir si vite ? Ce matin, sur France Info, l'ancien négociateur américain sur le nucléaire iranien nous disait qu'il faudrait peut-être probablement des mois pour parvenir à un accord.

3:14
Éléonore Caroit

Alors, on l'a vu il y a dix ans. On avait réussi à négocier un accord sur le nucléaire iranien qui nous avait permis, justement, des résultats concrets, de mieux vérifier ce qui se passait. On voit bien que la solution diplomatique est la seule solution viable. Mais effectivement, il ne faut pas être naïf. Il faut rester, justement, très alerte et très lucide sur ce qui se passe. C'est pour ça que je vous disais, se cesser le feu est évidemment un premier pas. mais on voit bien qu'il est fragile et puis ça n'est un premier pas qui vaille que s'il inclut tous les autres territoires. Et c'est pour cela que nous insistons très lourdement sur le Liban.

3:45
Invité

Votre crainte, à la fin, c'est quoi ? C'est que l'Iran renforce encore plus ses positions, que ce soit sur le détroit d'Hormuz, par exemple ?

3:54
Éléonore Caroit

Eh bien, le fait que le détroit d'Hormuz soit réouvert est une de nos priorités. On est évidemment pour la liberté de circulation et on voit bien, ça rappelle aussi nos dépendances, en tout cas nos intérêts plutôt que nos dépendances dans la région. Raison pour laquelle le Premier ministre a aussi fait un certain nombre de déclarations sur lesquelles nous reviendrons peut-être dans un moment. Mais pour vous dire, notre intérêt, c'est vraiment la désescalade. On ne peut se parler et obtenir des résultats que lorsque l'on n'est pas sous la pression des bombardements et puis obtenir des résultats qui soient vérifiables, qui soient concrets, avec des garanties.

Ce n'est évidemment pas facile avec un régime comme le régime à Téhéran. Mais ce dialogue doit avoir lieu. Et puis surtout, nous, nous tenons du côté du peuple iranien. Je pense que c'est important de le dire. Et c'est peut-être ce que nous n'avons pas entendu ce matin dans les déclarations du président américain. C'est vraiment un soutien au peuple iranien, un soutien à ces revendications légitimes qui avaient été noyées dans le sang en janvier dernier.

4:47
Présentateur

Alors, l'une des conséquences, et la conséquence majeure que l'on ressent ici en France de cette guerre, c'est bien sûr les prix des carburants qui ont bondi, alors qu'ils commencent légèrement à baisser, mais pas de retour à la normale, au moins avant plusieurs jours. Et Sébastien Lecornu qui préfère regarder le long terme. Il a parlé, on va l'entendre dans quelques secondes, d'électrification. Pas d'annonce pour les Français qui doivent prendre leur voiture, qui ont des difficultés à se déplacer, notamment les professionnels. Ça veut dire que le message, c'est quoi ? C'est un mauvais moment à passer, faites le dos rond en attendant.

5:23
Éléonore Caroit

Tout le contraire, le Premier ministre est en train d'être lucide. Il dit une chose qui est une évidence, mais qu'il faut rappeler, c'est que tant que nous ne serons pas souverains sur le plan énergétique, les guerres des autres s'importent sur le territoire national. Et donc aujourd'hui, nous avons la chance en France, contrairement à d'autres pays européens, d'être en mesure de produire de l'électricité, notamment grâce à notre investissement dans le nucléaire.

5:44
Présentateur

Pardonnez-moi, mais tout le monde est d'accord avec ça, que ce n'est pas idéal d'être dépendant de l'extérieur. Pour autant, les pleins que peut-être nos auditeurs font, ils les font en ce moment même. Ils ne les font pas dans six mois, dans deux ans, dans dix ans.

5:56
Éléonore Caroit

Vous savez, moi, quand je suis arrivée à l'Assemblée nationale en 2022, la première mesure qu'on a prise, c'était des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat des Français. On était dans le contexte de la guerre en Ukraine et on voyait une situation similaire. Évidemment qu'on peut apporter des réponses de court terme, on peut mettre des pansements sur des situations qui sont évidemment importantes pour nos concitoyens. Mais ce qui compte, c'est d'avoir une vision. Et c'est précisément ce qu'est en train de faire le Premier ministre.

Lorsqu'il dit, sortons de cette dépendance, allons vraiment sur l'électrification avec deux véhicules sur trois, neuf qui soient des véhicules électriques, il est en train d'avoir une vision à beaucoup plus long terme parce que malheureusement, des crises comme celles que nous vivons en ce moment sont amenées à se multiplier. Il faut que nous puissions être forts et souverains.

6:36
Présentateur

Donc le message au français, c'est tenez bon en attendant.

6:38
Éléonore Caroit

Le message au français, c'est déjà, nous sommes en train de contrôler que l'impact de ce cesser le feu est d'une désescalade sur laquelle nous sommes des acteurs parce que la France est présente au Moyen-Orient justement pour permettre cette désescalade et la reprise de la circulation et un impact direct sur le portefeuille des Français. On n'est pas les bras croisés à attendre que ça se passe, on est là activement à ce que le commerce reprenne pour que justement les prix à la pompe se ressentent et baissent pour les Français.

Mais la vision du Premier ministre, et c'est là où c'est important ce qu'il est en train de nous dire, c'est vraiment agissant sur le long terme parce que sinon à la prochaine crise, qu'est-ce qu'on va faire ? On va refaire un chèque, ça. Il faut vraiment qu'on ait une politique, une stratégie et c'est en cela que son discours d'hier était, je pense, très important.

7:18
Invité

Alors justement, on va l'écouter, le Premier ministre qui s'est exprimé hier soir sur le perron de Matignon. D'ici à 2030, le soutien à l'électrification de notre pays sera multiplié par deux et passera de 5,5 milliards d'euros à 10 milliards d'euros par an. C'est une somme absolument considérable. Et Léonore Carroi, on le rappelle, vous faites partie du gouvernement de Sébastien Lecornu. Donc dans le détail, si on cite juste quelques mesures, le soutien essentiellement aux pompes à chaleur, au leasing social sur les voitures électriques, beaucoup de mesures qui étaient déjà connues, qui faisaient partie de la stratégie de décarbonation du gouvernement.

Mais c'est vrai que concrètement, là, on se retrouve face à une volonté du Premier ministre de se projeter dans le long terme avec ces mesures d'électrification massive. Mais est-ce que ça peut être audible dans un moment de forte inquiétude sur le pouvoir d'achat très direct, très concret des Français ?

8:13
Éléonore Caroit

Ça doit l'être, parce que dans un moment aussi grave comme celui que nous sommes en train de vivre sur le plan géopolitique, avec des crises qui se multiplient, des crises qui ont un impact direct sur notre économie et sur notre pouvoir d'achat, nous devons avoir cet élan national, cette compréhension aussi de nos intérêts à moyen et à long terme. Évidemment qu'aujourd'hui, on pourrait trouver des solutions qui n'en seraient pas en réalité, qui seraient simplement des mesures temporaires. Mais de se projeter sur une électrification durable, c'est rendre indépendants aussi les ménages français.

De parler de pompe à chaleur, ça veut dire aussi, certes, pendant le moment où l'investissement est fait, le retour sur investissement, mais quelques temps, et c'est pour cela aussi qu'un coup de pouce est donné et proposé. Les mesures ont été détaillées par la ministre Maude Bréjon.

Mais en réalité, ce qui importe, et c'est pour ça que moi j'insiste sur cette vision à long terme, c'est de se dire, lorsque la prochaine crise éclatera, lorsque les crises qui sont d'ailleurs en cours en ce moment, que ce soit en Ukraine ou au Moyen-Orient, continue, nous serons encore plus souverains, et nous le sommes déjà beaucoup plus que nombre de nos voisins, grâce aux choix stratégiques qui ont été faits.

9:16
Invité

Marine Le Pen vous reproche d'être totalement déconnectée. Elle s'est indignée hier de ses annonces sur son compte X. Quand les macronistes comprendront-ils qu'avant de pouvoir acheter une nouvelle voiture, rénover leur logement, les Français voudraient d'abord vivre dignement de leur travail, nourrir leurs enfants, et pouvoir se payer des petits plaisirs sans l'autorisation du gouvernement ? C'est sa réaction.

9:38
Éléonore Caroit

Justement, l'indépendance qui est donnée lorsque vous n'êtes pas dépendant du prix à la pompe, lorsque vous avez une pompe à chaleur chez vous, lorsque vous avez une voiture électrique avec une électricité qui est produite en France, c'est cette indépendance-là qu'il faut. Ce n'est pas un chèque, comme le voudrait peut-être Marine Le Pen, ce n'est pas une petite mesure populiste. Marine Le Pen, elle veut un peu tout et son contraire pour avoir ses jets avec elle à l'Assemblée nationale. Je peux vous dire que, sur le plan économique...

10:02
Présentateur

Pourquoi elle est assez constante sur la baisse des taxes sur le carburant ? C'est une mesure qu'elle porte depuis plusieurs années.

10:06
Éléonore Caroit

Lorsque vous regardez son programme, comment le finance-t-elle ? Quelle vision a-t-elle sur le plan géostratégique ? Quelle vision a-t-elle par rapport à la Russie ? Quelle vision a-t-elle par rapport au conflit aujourd'hui ? Je pense qu'aujourd'hui, il faut un peu être sérieux, être sérieux sur notre indépendance, sur notre souveraineté. Ce sont des sujets vraiment importants pour les Français qu'il faut regarder à l'aune d'un contexte géopolitique qui est celui que nous voyons aujourd'hui. Une toute dernière question sur ce sujet.

10:29
Présentateur

Vous allez proposer du nouveau du leasing solidaire pour les personnes qui sont en dessous de 2 000 euros par mois. Mais au-delà de ces revenus-là, vous avez tout un tas de personnes qui gagnent 3 000 euros et quelques un peu plus par mois. Acheter une voiture, même quand on gagne 3 200 euros par mois, admettons acheter une voiture à 40 000, 50 000 euros, quelquefois installer une pompe à chaleur qui peut valoir 10 000, 15 000 euros, ce n'est pas si simple.

10:55
Éléonore Caroit

Mais évidemment que ce n'est pas si simple. Et puis, il y a aussi d'autres mesures. Il y a l'électrification aussi pour les personnes qui travaillent justement, les boulangers, les artisans, etc. Oui, mais moi, je ne veux pas des salariés

11:04
Présentateur

pour ceux qui ne sont ni boulangers, ni artisans, ni infirmières.

11:07
Éléonore Caroit

Mais moi, ce que je veux dire, c'est que déjà, on a des aides pour ces personnes qui utilisent ces moyens pour leur travail. Et ensuite, on a des mesures justement de leasing social pour les personnes qui sont les plus vulnérables et qui ont le moins accès à ces achats. Aujourd'hui, lorsque nous agissons, on agit sur deux plans. On agit déjà pour désescalader la crise au Moyen-Orient et pour que les prix reviennent. Et vous l'avez dit en début d'entretien, on voit bien qu'il y a une baisse des prix à la pompe. Et puis surtout, il y a des contrôles qui sont faits pour le gouvernement pour éviter toute forme d'abus et toute forme de dérapage pour contrôler justement ces prix.

Et par ailleurs, on regarde sur le long terme et je pense que c'est la stratégie nécessaire dans ce contexte que nous vivons.

11:44
Présentateur

Et Léonore Carrois, vous restez avec nous. On va parler des Français de l'étranger dans quelques secondes. D'abord, l'info en une minute. Voici Diane Ferschit. Il est 9h moins le quart.

11:54
Invité

La marine américaine les récupère dans le Pacifique. Les quatre astronautes de la mission Artemis, mission de la NASA, ils ont un Amérique cette nuit après neuf jours dans l'espace et ils rapportent des dizaines de milliers de données sur leur expédition lunaire. La première depuis 1972 des astronautes qui reçoivent les félicitations de Donald Trump. Le président américain fixe comme prochaine étape la planète Mars. Donald Trump qui se montre également optimiste pour la réouverture du détroit d'Hormuz alors que les négociations entre Iran et Etats-Unis s'ouvrent aujourd'hui à Islamabad au Pakistan.

La situation au Moyen-Orient et le bilan des frappes israéliennes de mercredi au Liban s'alourdit à 357 personnes tuées selon Beyrouth. Une première rencontre est prévue à Washington entre Israël et le Liban en vue d'un cessez-le-feu. L'enfant de 9 ans séquestré par son père dans une camionnette pendant plus d'un an est hospitalisé. Il ne peut pas encore marcher. Son poids et sa taille ne correspondent pas à un enfant de son âge précise le procureur de la République de Mulhouse. Le père de l'enfant a été mis en examen notamment pour séquestration. Sa compagne l'est elle pour non-assistance à mineurs en danger.

La note souveraine de la France maintenue par l'agence de notation Moody's Paris garde son A3 avec perspective négative. Pour Moody's la dette française reste de bonne qualité. France Info Le 8.30 France Info Adrien Beck Mathilde Sirot Et Léonore Carroa est toujours avec nous dans le 8.30 de France Info ce matin. On le rappelle vous êtes ministre du gouvernement de Sébastien Lecornu vous êtes en charge de la francophonie mais aussi des Français de l'étranger et justement on va faire un point avec vous sur la situation de nos ressortissants français qui se trouvent au Moyen-Orient depuis le début du conflit. Est-ce que vous pouvez nous dire combien sont-ils encore dans des zones à risque ?

13:41
Éléonore Caroit

Alors tout dépend de ce qu'on appelle zone à risque. On voit aujourd'hui la carte qui est faite par le centre de crise. Vous avez beaucoup d'oranges et pas mal de rouges donc des zones qui sont considérées comme étant très dangereuses parce que la situation est très instable et volatile au Moyen-Orient. Vous avez environ 400 000 Français qui résident dans les 15 pays qui ont été touchés par la crise et par le conflit en cours. Vous en avez un peu plus de 20 000 au Liban inscrit au registre des Français de l'étranger. Liban frappé par Israël massivement cette semaine.

Absolument et c'est pour eux que je voudrais avoir d'abord une pensée pour eux et pour toutes nos équipes qui sont mobilisées pleinement que ce soit au consulat à Beyrouth qui sont mobilisées aussi en les appelant lorsqu'ils sont dans le sud Liban pour s'assurer de leur sécurité et qu'on incite pour ceux qui ne le seraient pas encore à s'inscrire au registre des Français et de l'étranger pour avoir justement ces informations qui concernent leur sécurité. Sur le Liban l'espace aérien est ouvert aujourd'hui.

Vous pouvez prendre un vol pour aller et pour surtout revenir de Beyrouth avec la compagnie aérienne libanaise la Middle Eastern donc nous incitons nos compatriotes qui le souhaitent notamment ceux qui sont de passage au Liban à emprunter ces vols commerciaux et à revenir en France. Les Français qui résident au Liban sont très connectés avec nos instances consulaires notre consulat nos chefs d'ILO qui sont aussi des Français bénévoles qui sont sur le territoire et on voit bien que cette communauté j'ai appelé le consulat juste avant de vous parler la communauté est très résiliente elle est très en contact avec le consulat et elle attend de voir l'évolution de la situation.

15:17
Invité

En Iran on sait combien il reste de Français sur place ?

15:21
Éléonore Caroit

Nous en avions 927 inscrits au début du conflit il est possible de la guerre en Iran il est possible que certains aient réussi à quitter le territoire mais

15:31
Présentateur

Vous ne savez pas combien précisément aujourd'hui il y en a encore ?

15:33
Éléonore Caroit

Nous avons un nombre de Français qui se sont inscrits et nous savons d'ailleurs où ils sont et nous avons localisé nous pensons que ces chiffres-là ont pu évoluer certains ont pu partir par le nord du pays ils ne sont pas nécessairement signalés à nous ce que nous savons c'est que nous avons également nos emprès diplomatiques en Iran avec un certain nombre d'agents qui sont encore présents nous avons surtout réussi à ramener en France Cécile Collère et Jacques Paris qui étaient détenus depuis 2022 et puis qui ensuite étaient assignés à résidence à Téhéran et ça a été un grand soulagement pour nous et puis surtout là aussi nous espérons nous attendons à ce qu'aucun Français ne se rende en Iran les consignes sont très claires là encore c'est sur une base de signalement et de volontariat des Français qui syndiquent sur le fil d'Ariane leur présence dans différentes zones de conflit

16:22
Présentateur

Emmanuel Macron était en déplacement en Haute-Savoie il y a deux jours pour commencer à préparer le G7 déviant G7 auquel il tenterait de faire venir Donald Trump c'est ce que raconte Reuters le président qui voudrait organiser un grand dîner à Versailles en hommage au 250ème anniversaire des Etats-Unis est-ce que vous nous confirmez que c'est le cas ?

16:44
Éléonore Caroit

Alors le fait que les Etats-Unis font partie du G7 et que Donald Trump est attendu en juin à Evian évidemment le fait que ce sont aussi les 250 ans de la relation entre la France et les Etats-Unis oui et d'ailleurs il y a beaucoup d'événements et je vous incite à les suivre sur cette amitié entre la France et les Etats-Unis qui est importante parce que c'est une amitié entre les peuples on peut avoir des divergences sur un certain nombre de sujets

17:07
Présentateur

ça aurait du sens de faire un dîner en l'honneur des 250 ans des Etats-Unis à Versailles en présence de Donald Trump

17:14
Éléonore Caroit

ce qui aurait du sens c'est de célébrer une amitié qui est profonde qui est historique et qui est ancrée justement dans les peuples français et américains je veux dire on a été en soutien de leur indépendance ils ont été en soutien de notre libération et c'est important justement de rappeler qu'être amis alliés c'est quelque chose qui dépasse les changements de gouvernement et les politiques court-termistes

17:35
Présentateur

mais pardonnez-moi je vous parlais précisément de Donald Trump parce que ça aurait du sens d'inviter Donald Trump à un dîner en hommage au 250ème anniversaire des Etats-Unis

17:43
Éléonore Caroit

moi je vous réponds de manière très précise sur très diplomatique non mais qu'est-ce qui est mis en avant c'est pas un dîner en hommage à Donald Trump et ça c'est important de le dire c'est aussi pour le faire venir si on a bien compris

17:54
Invité

justement

17:56
Éléonore Caroit

il est prévu qu'il vienne moi par exemple vous savez le G7 vous avez le sommet des chefs d'Etat et puis vous avez toutes les filières moi j'ai la filière développement qui se tient à Paris à la fin du mois les 29 et 30 avril et le représentant des Etats-Unis viendra le représentant des autres pays du G7 viendront et nous avons des déclarations conjointes nous avons des points de désaccord notamment sur le développement sur comment doit va être notre politique sur le climat sur le genre mais nous avons aussi des points sur lesquels nous nous retrouvons et donc c'est dans ce sens-là que le G7 doit fonctionner

18:26
Présentateur

merci beaucoup Eléonore Carrois d'avoir été avec nous ce matin ministre délégué chargé notamment de la francophonie et des français de l'étranger merci à vous Mathilde Siro restez sur France Info