Face à Face : Dominique Schelcher - 09/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Mais d'abord sur le carburant, évidemment
- 0:43OuverteRéponse directe
Jusqu'où ça va monter ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut se préparer à ce que votre confrère Michel-Édouard Leclerc parle de 2,40€ le litre ?
- 2:11RelanceRéponse directe
Vous dites il n'y a aucun problème de pénurie, mais est-ce plus difficile de le trouver ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Est-ce que ne s'ajoute pas à cela une question de spéculation ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation de jeu là-dessus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Personne ne peut le dire »
- 1:02Invité politiqueFait
« Il y a des stations de raffinage qui ont été bombardées »
- 1:49Invité politiqueFait
« Il n'y a pas du tout de sujet de pénurie »
- 1:54Invité politiqueFait
« On n'importe tout, on ne raffine plus, on importe tout »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« Les marges ont fortement augmenté, fois 3 fois 4 »
- 6:26Invité politiqueChiffre
« 5 millions de Français passent un salaire complet par an sur le carburant »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« Un tiers des Français sont à découvert à la fin du mois »
- 20:09Invité politiqueFait
« Les gens mettent LFI contre Rassemblement National en France »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Présentateur31 %
- ?2 %
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Vous
écoutez
RMC Face
à Face
Apolline de Malherbe
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Dominique Schelcher
Bonjour Apolline de Malherbe
Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes le patron de Coopérative U, les magasins U De très nombreuses questions à vous poser Mais d'abord sur le carburant, évidemment A l'aube ce matin, les Iraniens disent avoir frappé des bateaux américains Les Etats-Unis avaient frappé plus tôt ou dans la nuit 5 pétroliers iraniens Plus de 100 dollars le baril cette nuit 2,12 euros le litre d'essence 2,29 euros pour le gasoil Ça c'est la moyenne sur le territoire français Jusqu'où ça va monter
?
Personne ne peut le dire Mais tant qu'il y aura des perturbations Comme cette nuit encore, des bombardements Et qu'on n'aura pas retrouvé Une chaîne logistique Parce qu'en fait le carburant c'est une chaîne logistique mondiale Qui est complexe, qui est lourde Cette chaîne elle est perturbée Elle est perturbée comment ?
Il y a des stations de raffinage qui ont été bombardées Donc il y a des capacités de raffinage qui sont moins fortes qu'avant Il y a des routes maritimes qui sont perturbées Parce que les bateaux sont attaqués Donc par exemple, l'assurance de ces bateaux coûte plus cher Parfois, les pétroliers prennent des bateaux plus petits Donc toute la route est plus compliquée Donc tout est un peu plus cher Et donc tant qu'il n
'y
aura pas de la sérénité La paix en fait Et de la tranquillité pour de la circulation normale On aura des prix tendus
Est-ce qu'il faut se préparer A ce que votre confrère Michel-Édouard Leclerc parle de 2,40
euros
le litre Il dit ça peut arriver Est-ce que vous vous dites oui on en est là ?
Je ne fais aucun pronostic Mais je constate seulement que c'est extrêmement tendu Il n'y a pas du tout de sujet de pénurie Par contre, il faut rappeler que sur le gasoil On est complètement dépendant des importations Complètement en France On n'importe tout On ne raffine plus On importe tout Et quand vous importez dans la situation que je viens de décrire Avec des capacités de raffinage réduites Avec des bateaux plus petits Qui coûtent plus cher Et bien on est très dépendant Vous dites il n'y a aucun problème de pénurie Il n'y a pas de pénurie en France Il n'y a pas de pénurie C'est plus difficile de le trouver De l
'acheminer
Mais on continue à en trouver Et le flux est régulier Mais il est plus cher malheureusement
Mais à quel prix évidemment Et puis cette question de la spéculation malgré tout Vous dites oui la chaîne concrète Et évidemment on l'imagine et on le voit bien Et à nouveau avec les frappes qui ont eu lieu cette nuit Tout est plus compliqué Mais est-ce que ne s'ajoute pas à cela Une question de spéculation Est-ce que certains LFI parle de Total Comme de profiteur de guerre Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation De jeu là-dessus ?
C'est maintenant documenté Certains de vos confrères ont fait des enquêtes Très fouillées Au niveau du raffinage Les marges ont fortement augmenté Fois 3 fois 4 Donc il y a
Les
marges Ce n
'est
pas seulement les coûts C'est
les
marges
Tout
à fait Les coûts ont augmenté On vient
de le décrire Mais là
les marges Ça veut dire qu'ils en ont
profité Profité
davantage Que pendant la période précédente Et si je pense Il y a un maillon Qui peut peut-être Aujourd'hui faire un effort Mais il est à l'étranger Ce maillon essentiellement Donc il n'est pas français Et donc là C'est difficile de demander Revoyer vos marges de raffinage Mais ce maillon-là Clairement C'est fois 3 fois 4 Ce maillon-là C'est le raffinage
Pour vous c'est le raffinage Sur lequel il
faut Porter les efforts
Porter
les efforts Voilà L'assurance Elle coûte plus cher C'est normal Les gens veulent protéger Leur outil de travail Les routes sont plus longues Tu ne pourras rien y faire Mais peut-être Sur le raffinage C'est
possible Quand
vous dites
ça Est-ce que ça veut dire Que vous donnez aussi Un signal au gouvernement Qui a décidé à nouveau De convoquer les distributeurs Ce matin C
'est
aujourd'hui A Bercy Depuis le début De ces hausses du carburant Depuis le début De la guerre en Iran Ils ont tendance A vous faire porter le chapeau Ils ont eu au début Ce réflexe de dire C'est votre faute Vous les distributeurs Vous n'avez cessé De dire non On a baissé nos marges D'abord Un Est-ce que oui Vos marges aujourd'hui Sont extrêmement réduites Sur l'essence Et deux Qu'est-ce que vous allez leur dire Sur les marges
On en a déjà parlé ici Apolline de Malek
Ça n'a pas changé
Plusieurs reprises Et ça n'a pas changé C'est un produit d'appel Il est très bataillé Les gens Avec ces prix d'aujourd'hui Regardent au quotidien Leur station Et vont à la moins chère Si vous n'êtes pas Dans les prix Les moins chers Les clients fuient Et c'est pas l'intérêt Du commerçant Donc nos marges Sont plus réduites Que jamais au quotidien
Au
début de la crise C'était au printemps Effectivement On était tous Distributeurs Montrés du dos En disant Vous êtes un des maillons Qui profite Ouf Après Enquête de Bercy Puisqu'il y
a
eu un rapport Dont vous avez parlé La porte-parole du gouvernement Madame Maude Bréjon A dit On a étudié le sujet Il n'y a pas De marge abusive Dans la grande distribution C'est toujours le cas actuellement Et je dis Heureusement qu'elle l'a dit Parce que c'est la vérité Nous on le disait Vous
ne vouliez
pas Les boucs émissaires Mais non Mais on l'est à chaque fois À chaque crise du carburant Tout de suite Le vendeur final Est montré du doigt Nous ne sommes qu'acheteurs Et revendeurs Notre marge est minime Parce
qu'on n'a pas le choix Mais
alors pourquoi
Pourquoi
Bercy vous convoque à nouveau ?
Qu
'est
-ce
qu
'ils
peuvent encore vous demander ?
Mais pour suivre la situation
Ou alors c'est peut-être
pour s'agiter Et montrer qu
'on
s'agit ?
Non mais pour suivre la situation Il y a énormément de choses à dire Où en est l'approvisionnement ? Quelles sont les pistes d'amélioration ? Comment est-ce que
l'État peut vous
aider
?
Alors là c'est extrêmement difficile Je pense que ce n
'est
pas nous Qu'il faut aider actuellement C'est les Français qui sont en grande difficulté Par rapport à ce prix du carburant La situation est très tendue Pour énormément de Français Et c'est ces Français-là Qu'il faut aider Ça
veut dire qu'il faut prolonger Sans hésitation On a senti une hésitation La semaine dernière Ils ont pris le temps Avant de vraiment confirmer Que les aides allaient être reconduites Il ne faut pas d'hésitation Il faut dire qu'on continue à les aider Jusqu'au bout Jusqu'à ce que l'essence ne redescende
Mais là ça remonte à un niveau Vraiment très fort C'est des niveaux historiques Là on frôle le record sur le gasoil Et on est au record sur l'essence On est au record Donc l'impact au quotidien Pour tous les Français Notamment dans nos campagnes Qui amènent les enfants à l'école Qui vont faire les courses Qui vont au sport Au travail avec la voiture Mais c'est considérable J'entendais un chiffre ce matin 5 millions de Français Passent un salaire complet par an Sur le carburant
C
'est énorme C'est énorme Est-ce qu'il
faut plafonner les prix
?
Plafonner les prix Moi je pense que d'abord Il faut aller au bout des aides Peut-être les améliorer Et accompagner les Français Qu'en ont le plus besoin Et là Dieu sait Que beaucoup en auront besoin Plafonner les prix Les caisses étant vides Actuellement Ça coûterait encore très très cher Et ça c'est quelque chose Que moi je ne peux pas préconiser aujourd'hui
Vous avez entendu votre confrère Michel-Edouard Leclerc Qui dit Le plafonnement sera inéluctable Du côté de LFI On veut plafonner le prix Et notamment le prix de l'essence A 1,70€
Bon
Ça je pense vraiment Que le gouvernement Va continuer sa politique d'aide ciblée Et après le plafonnement Encore une fois Les caisses de l'Etat sont vides Peut-on encore aggraver le déficit De manière massive En touchant tout le monde Voyez le sujet Quand vous faites ça On
va en venir à la question des salaires
Parce que pour vous Tout est lié Et vous dites Que c'est sur les salaires A la fin Que l'on fait peser Le fait de ne pas avoir Fait l'économie ailleurs Dominique Schellcher Est-ce que Total Vous fait une concurrence déloyale
? C
'est une forme de concurrence déloyale Je l'ai déjà dit Ils sont Ils maîtrisent toute la chaîne De l'extraction Au raffinage A la vente Donc ils maîtrisent leur prix Ce que nous ne pouvons pas faire Et en plafonnant Ça nous fait une concurrence déloyale Je vous donne un chiffre ce matin Depuis le début de l'année Chez Coopérative U On fait 7% De volume de carburant En moins par rapport à l'année dernière Vous
avez baissé de 7% Vos ventes de carburant
? C'est inédit C'est jamais vu Là-dedans il y a plusieurs choses Il y a cette concurrence déloyale Voilà Il y a le changement de comportement Des français Qui s'adaptent Moins de déplacement Des départs en vacances Moins loin cet été On va une fois De moins chez la belle-mère Le dimanche Mais clairement Ils le disent comme ça Et puis Le Voilà Ces éléments
-là 7%
de moins C'est
considérable C'est considérable C'est du jamais vu Et donc En fait L'impact est fort Et le changement de comportement Est profond en ce moment
C
'est un changement de comportement Du consommateur Nous entrons dans un monde de rareté Voilà l'expression que vous avez prononcée Il y a quelques jours Ça rappelle aussi la phrase D'Emmanuel Macron Au moment de la guerre en Ukraine Qui disait C
'est
la fin de l'abondance Également Une forme de fin de mondialisation Où on pouvait Absolument Tout trouver partout Tout le temps Dominique Schellcher Quand vous dites Il y a 7% de moins Sur le carburant Est-ce qu'il y
a
aussi Une baisse de la consommation Sur le reste Une baisse du volume des achats Sur le reste des produits
Le moral n'est pas très fort En cette rentrée Moi je trouve les Français Extrêmement fatigués Après toutes les canicules Les gens ne sont pas reposés Ils ne
sont
pas sereins Par rapport à la situation économique Et ils sont préoccupés Par la suite La campagne électorale Que vous commentez tous les jours Et surtout A quoi vais-je être mangé Notamment en termes de fiscalité Donc tout ça Les temps Et donc ils arbitrent Ils sont prudents Mais je rappelle Un chiffre de base d'abord Un tiers des Français Sont à découvert A la fin du mois Un tiers des Français C'est énorme Vous rajoutez à cela Les gens qui sont A l'euro près La proportion est énorme Et quand les prix du carburant Atteignent des sommets Comme actuellement C'est très difficile Pour beaucoup Beaucoup de Français Et je ne sais pas Si on en prend Exactement toute la mesure
Ça
se manifeste comment ? Est-ce qu'il y a Moins d'achats à la caisse ? Est-ce que le caddie Est-ce
que le caddie Est
-ce que
le caddie Est
-ce que
le caddie Est-ce
que le
caddie
Est-ce
que le
caddie Est-ce que le caddie
Est
-ce
que le
caddie
Est
-ce
que le
caddie On se concentre Sur l'essentiel C'est se nourrir Et quand même Bien manger Etc Voilà l'essentiel Et ça Ça dure depuis des mois Et ce qui était au départ Je pense une adaptation Devient un changement En profondeur Vous savez Quand vous avez abandonné Pendant le début De la guerre en Ukraine Des grandes marques Parce que la marque distributeur Était moins chère Maintenant vous avez pris L'habitude de prendre Et
vous ne
retournez pas Forcément vers la
marque Que vous avez
quittée Dominique Schellcher Il y a un tiraillement Aujourd'hui Entre la question Du pouvoir d'achat Et vous vous êtes fait Tous les chantres De la lutte Contre l'inflation De la baisse des prix Et notamment sur l'alimentaire Quand je dis vous tous C'est vous Michel-Edouard Leclerc Le patron des mousquetaires Et à l'inverse Vous avez les agriculteurs Qui aujourd'hui disent Ça suffit Il faut accepter Une forme d'inflation Sur l'alimentaire On ne peut pas continuer A payer ce que l'on mange Si peu cher On ne peut pas continuer A faire de l'alimentaire La variable d'ajustement Parce que ça se fait Au mépris De l'agriculteur Et que l'agriculture Va mourir Qu'est-ce que vous répondez à ça
? Les agriculteurs Doient vivre dignement De leur métier Bien sûr Je vous donne un exemple De ce qu'on a décidé Cette semaine Il y a quelques semaines Peut-être même quelques mois On avait signé des contrats Avec des producteurs De tomates Pour une opération De tomates grappes À prix coûtant Cette semaine D'accord ? C'était convenu À un certain prix Il y a plusieurs semaines Avant un peu les canicules Et la baisse de rendement A la production Il
y a quelques
jours On a reconsidéré Cette opération Les contrats A été signés Ça voulait dire quoi ? Que les producteurs A étaient contraints De nous livrer Mais s'ils nous avaient livré Au prix signé Il y a deux mois Ils auraient perdu de l'argent On a dit non On annule l'opération Dans tous nos
magasins Vous n'auront
plus
le contrat
Pour pouvoir les payer davantage
Pour pouvoir les payer davantage Et on ne fait pas l'opération Et dans tous nos magasins Il y a une affiche Qui dit On s'excuse On n'a pas la tomate gras prévue Mais on paye au juste prix L'agriculteur C'est ce type de raisonnement Qu'il faut avoir Et on est engagé là-dedans Est
-ce qu'il faut carrément Aller plus loin ?
C
'est
-à
-dire se dire Désormais Je recevais le patron De la FNSEA La semaine dernière Qui disait Quand une brique de lait Est vendue moins de 1 euro Ça veut dire que Ce n
'est
pas possible Ça veut dire que Techniquement il y
a
un problème Quelque part Ça veut dire que L'agriculteur Au départ du maillon De la chaîne Il n'est pas payé A sa juste valeur Mais le lait Est-ce qu'il faut s'engager Est-ce qu'il n'y ait plus jamais De briques de lait Enfin le temps Que ça redescende Plus de briques de lait A moins de 1 euro Dans vos magasins
L'essentiel de nos ventes Chez U Je vous le dis J'ai vérifié Parce que je pensais Que vous me poseriez
la question Le
lait c'est essentiel C
'est vraiment la base
L'essentiel de nos ventes Se situe au minimum A 1 euro 99 centimes 1 euro le litre Notamment toute la marque U Qui fait l'objet Vous savez De ce qu'on appelle Les contrats tripartites Où justement Il y a nous Une coopérative laitière Et un embouteilleur Et là On est tous gagnants On est tous d'accord C'est 1 euro Il y
a
une exception Il y a un lait Premier prix Ce qu'on appelle Le premier prix Pour certains clients C'est pas du tout Le plus gros de nos ventes Mais c'est une offre Qui existe Parce qu'elle est nécessaire Pour
certains clients Et là il est combien
? Et là on est aux alentours De 85-89 centimes
Qui
rogne ? Est-ce que c'est l
'agriculteur Qui rogne ? Ou est
-ce
que c'est vous Qui rogne ? C
'est
aussi un contrat Avec certains producteurs On est d'accord aussi Mais peut-être C'est ce prix-là Qu'il faudra à terme Encore revoir Il n'a cessé d'augmenter Ces dernières années C'est plus le plus gros des ventes Et je pense que sur le lait Beaucoup de gens ont compris Qu'il fallait payer un juste prix Dominique Schellcher Faut
-il accepter D'augmenter la TVA Donc in fine Le prix D'un certain nombre de produits Pour pouvoir augmenter les salaires C'est comme ça que vous le posez Cette question Elle se pose d'ailleurs Depuis le début De cette campagne présidentielle Un vrai débat Sur une TVA dite sociale C'est-à-dire Préférer augmenter la TVA Mais pouvoir baisser Les charges Sur les salaires
Pour vous répondre Je préfère partir du tout haut Quelle est pour moi La mère de toutes les batailles Dans cette campagne C'est redonner du pouvoir d'achat aux gens Redonner du salaire aux gens Augmenter les salaires L'employeur aujourd'hui Est étouffé Le salaire est dans un étau Je rappelle ce chiffre Il y a 50 ans Les gens touchaient 70% de leur super brut Donc toutes charges comprises Aujourd'hui c'est encore 52% On a trop fait porter La protection sociale en général Sur le salaire Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que Ce sont les travailleurs aujourd'hui Essentiellement les travailleurs Qui prennent en charge Le coût de la protection sociale Il faut diversifier Cette couverture-là Pour libérer le travail Permettre aux employeurs D'augmenter les salaires Et redonner de l'air Vous
redonnez régulièrement ce chiffre Vous dites Si moi je veux augmenter L'un de mes collaborateurs Pour qu'il puisse disposer réellement De 100 euros supplémentaires A la fin du mois Alors l'entreprise Va supporter une augmentation Du coût du travail D'environ 483 euros C'est-à
-dire
483 euros pour vous Pour qu'à la fin Il puisse avoir 100 euros dans sa poche
Exactement Je fais une précision quand même Parce que certains m'ont fait Quelques commentaires là-dessus Là c'est pour un salarié Autour du SMIC célibataire Qui touche aussi La prime d'activité Si vous augmentez Un salarié aujourd'hui De 100 euros
Au
niveau du SMIC Il perd sa prime d'activité Mais là le salarié Va pas être d'accord Donc pour compenser L'ensemble de son revenu Et qu'il ait vraiment 100 euros de plus à la fin C'est effectivement 483 euros tout compris
Donc augmenter la TVA Quitte à ce que Les prix augmentent Dans les rayons Parce qu'aujourd'hui De 20% Elle passerait à 24%
Oui mais Apolline de Malher Il n'y a pas que Augmenter la TVA La première chose Qu'il faut dire Il faut aussi peut-être Reconsidérer le volume Des dépenses Est-ce que déjà On peut réduire cette somme Avant de la transférer Première chose Deuxième chose On ne toucherait pas A la TVA Des produits de première nécessité La TVA la plus basse Et après Moi la seule solution Qu'on voit C'est effectivement Un transfert D'une partie de ses charges Sur la TVA La plus élevée
Qui
est en France Une des plus basses d'Europe Il faut savoir que cette TVA Ce n
'est
pas ce que je veux faire Tout ce qu'on voudrait faire Elle est jusqu'à 27% Dans certains pays européens Nous on est à 20% Il y
a
peut-être Une marge de deux points
Par exemple Vous êtes
assez François Hollande Vous avez vu les propositions De François Hollande Je sais bien que vous ne voulez pas Forcément rentrer à proprement Parler dans la campagne Mais François Hollande Une de ses propositions phares Ces jours-ci C'est de faire passer la TVA À 24% Mais de la faire passer à zéro En revanche Sur les produits de première nécessité Il faut absolument
protéger Les produits de première nécessité Mais il faut débloquer Cet étau Qui en serre tout le monde C'est une des attentes Prioritaires des Français Et voilà C'est mis en débat Que les spécialistes Les économistes L'évaluent Mais il faut J'espère Je vous l'assure Il faut que L'élection de
l
'année prochaine Porte un Conduise un président Qui vraiment Trouve une solution A ce sujet-là C'est impératif Sinon Ça va être très difficile
Vous
êtes inquiet De l'année qui s'ouvre Je
suis très inquiet
Tous
les ingrédients Actuellement Qu'on a en face des yeux C'est un ralentissement Quand même De l'économie française La consommation moteur De la croissance Elle est quand même Pas très forte Elle est à tonne Parce qu'il y a cet attentisme Il y a beaucoup de gens Pour qui c'est difficile D'autres Qui économisent un peu Parce qu'ils ont peur De la suite La configuration actuellement Vous savez Mais toutes les campagnes politiques Les gens se mettent Un peu en précaution Et
attendent la
suite Et attendent la suite Et c'est jamais bon Pour l'économie française Et après Quand on entend Plein de propositions Les premières Parce que maintenant Ce qui nous intéresse C'est de rentrer Dans le détail De toutes ces propositions On n
'est
pas rassuré Vous n'êtes pas rassuré A ce stade Donc vive le débat Vive la confrontation Des candidats Vive vos interviews Dans les prochains temps
Vous
allez les recevoir Les auditionner Les rencontrer
Absolument Ça on le fait Au niveau de notre fédération On a décidé de recevoir L'ensemble des candidats Des partis représentés A l'Assemblée nationale On en a déjà reçu On va continuer à le faire Là le but c'est quoi ? C'est de partager Nos préoccupations Comme on le fait ce matin Et de pousser Certaines idées
Un mot sur la question De la transparence salariale Dans les entreprises Là on parlait De la question De l'augmentation Des salaires Cette transparence salariale Ça sera présenté Au Conseil des ministres Demain C'est une transposition D'une directive européenne Obliger les entreprises À être transparents Sur leur rémunération Alors pas dire Qui gagne quoi Dans quel bureau Mais donner la moyenne À poste égal Qui gagne quoi Et notamment La différence entre Les hommes et les femmes Vous dans vos magasins Est-ce que vous pratiquez Cette transparence Est-ce que vous redoutez Cette transparence Est-ce que vous
avez
Quelque chose à cacher Ou vous en êtes où ?
On n'a rien à cacher Déjà ça c'est sûr Qu'on n'a rien à cacher Maintenant ça concerne Dans un premier temps Les très grandes entreprises Donc mes PME Les magasins C'est des PME Ne sont pas concernés Dans un premier temps Maintenant Tout ce qui contribue Je vais vous dire Particulièrement À l'égalité Entre les hommes et les femmes Où nos chiffres Sont plutôt bons Dans notre métier Il faut avancer Et il faut le faire
Il
faut le faire Et il faut le faire De manière zélée C'est-à-dire que Certains chefs d'entreprise Notamment via le MEDEF On reprochait au gouvernement D'aller trop loin Dans cette demande Vous pour le coup Ce n
'est
pas le cas
Alors
après Il faut donner un cadre Raisonnable Qui soit compatible Avec ce que les entreprises Peuvent faire Trouver le juste équilibre Parfois Le défaut de la France C'est par rapport A ce que demande l'Europe D'en faire trop Effectivement Il ne
faut
pas en faire trop Non plus Il faut faire ce qu'il faut Pour que l'égalité Particulièrement avance Vous êtes à la
frontière Avec l'Allemagne Votre propre magasin À vous Il est en Alsace Comment vous avez réagi Aux élections En Allemagne Est-ce que Est-ce que vous redoutez La période qui s'ouvre
?
C'est une période Très surprenante Avec des déclarations Qu'on entend Effectivement Dans ce pays Effectivement Que je connais bien Très surprenantes Et inquiétantes Maintenant Est-ce un cas isolé ? Est-ce le début D'un mouvement ? C'est toute la question Mais vous savez Regardons les sondages Aujourd'hui Que vous comptez Tous les jours Moi il y
a
quelque chose Qui m'a frappé Sous 50 ans Aujourd'hui Les gens mettent LFI Contre Rassemblement National En France Et c'est un peu Au-dessus de 50 ans Que Notamment Édouard Philippe Intervient Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire Qu'il faut parler Les plus jeunes Votent davantage Dans les extrêmes Voilà Mais il faut parler À ces jeunes Il faut Parler de leurs préoccupations Parler de leur avenir Et aujourd'hui Certains le font Ils ont Les faveurs des sondages Mais tout le monde Doit s'adresser à eux Avant tout Et quand j'entends Tous les jours Tous les jours Vous savez Ma vie est faite J'ai tellement peur Pour mes enfants Et des jeunes Préoccupés de la suite À un moment Où le monde est bouleversé Il
faut
apporter Des
réponses
concrètes
Une
lecture aussi De génération Merci Dominique Chère d'avoir répondu A mes questions ce matin PDG de coopérative U Des magasins U