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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleNumérique

Face à Face : Dominique Schelcher - 09/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Mais d'abord sur le carburant, évidemment

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Jusqu'où ça va monter ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut se préparer à ce que votre confrère Michel-Édouard Leclerc parle de 2,40€ le litre ?

  • 2:11RelanceRéponse directe

    Vous dites il n'y a aucun problème de pénurie, mais est-ce plus difficile de le trouver ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que ne s'ajoute pas à cela une question de spéculation ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation de jeu là-dessus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « Personne ne peut le dire »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Il y a des stations de raffinage qui ont été bombardées »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas du tout de sujet de pénurie »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « On n'importe tout, on ne raffine plus, on importe tout »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Les marges ont fortement augmenté, fois 3 fois 4 »
  • 6:26Invité politiqueChiffre
    « 5 millions de Français passent un salaire complet par an sur le carburant »
  • 9:31Invité politiqueChiffre
    « Un tiers des Français sont à découvert à la fin du mois »
  • 20:09Invité politiqueFait
    « Les gens mettent LFI contre Rassemblement National en France »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Présentateur31 %
  • ?2 %

10,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez

0:01
Locuteur

RMC Face

0:06
Invité politique

à Face

0:08
Présentateur

Apolline de Malherbe

0:10
Locuteur

Il

0:13
Présentateur

est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Dominique Schelcher

0:17
Invité politique

Bonjour Apolline de Malherbe

0:18
Présentateur

Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes le patron de Coopérative U, les magasins U De très nombreuses questions à vous poser Mais d'abord sur le carburant, évidemment A l'aube ce matin, les Iraniens disent avoir frappé des bateaux américains Les Etats-Unis avaient frappé plus tôt ou dans la nuit 5 pétroliers iraniens Plus de 100 dollars le baril cette nuit 2,12 euros le litre d'essence 2,29 euros pour le gasoil Ça c'est la moyenne sur le territoire français Jusqu'où ça va monter

0:44
Locuteur

?

0:46
Invité politique

Personne ne peut le dire Mais tant qu'il y aura des perturbations Comme cette nuit encore, des bombardements Et qu'on n'aura pas retrouvé Une chaîne logistique Parce qu'en fait le carburant c'est une chaîne logistique mondiale Qui est complexe, qui est lourde Cette chaîne elle est perturbée Elle est perturbée comment ?

Il y a des stations de raffinage qui ont été bombardées Donc il y a des capacités de raffinage qui sont moins fortes qu'avant Il y a des routes maritimes qui sont perturbées Parce que les bateaux sont attaqués Donc par exemple, l'assurance de ces bateaux coûte plus cher Parfois, les pétroliers prennent des bateaux plus petits Donc toute la route est plus compliquée Donc tout est un peu plus cher Et donc tant qu'il n

1:24
Locuteur

'y

1:24
Invité politique

aura pas de la sérénité La paix en fait Et de la tranquillité pour de la circulation normale On aura des prix tendus

1:32
Présentateur

Est-ce qu'il faut se préparer A ce que votre confrère Michel-Édouard Leclerc parle de 2,40

1:38
Locuteur

euros

1:38
Présentateur

le litre Il dit ça peut arriver Est-ce que vous vous dites oui on en est là ?

1:42
Invité politique

Je ne fais aucun pronostic Mais je constate seulement que c'est extrêmement tendu Il n'y a pas du tout de sujet de pénurie Par contre, il faut rappeler que sur le gasoil On est complètement dépendant des importations Complètement en France On n'importe tout On ne raffine plus On importe tout Et quand vous importez dans la situation que je viens de décrire Avec des capacités de raffinage réduites Avec des bateaux plus petits Qui coûtent plus cher Et bien on est très dépendant Vous dites il n'y a aucun problème de pénurie Il n'y a pas de pénurie en France Il n'y a pas de pénurie C'est plus difficile de le trouver De l

2:20
Locuteur

'acheminer

2:22
Invité politique

Mais on continue à en trouver Et le flux est régulier Mais il est plus cher malheureusement

2:27
Présentateur

Mais à quel prix évidemment Et puis cette question de la spéculation malgré tout Vous dites oui la chaîne concrète Et évidemment on l'imagine et on le voit bien Et à nouveau avec les frappes qui ont eu lieu cette nuit Tout est plus compliqué Mais est-ce que ne s'ajoute pas à cela Une question de spéculation Est-ce que certains LFI parle de Total Comme de profiteur de guerre Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation De jeu là-dessus ?

2:48
Invité politique

C'est maintenant documenté Certains de vos confrères ont fait des enquêtes Très fouillées Au niveau du raffinage Les marges ont fortement augmenté Fois 3 fois 4 Donc il y a

2:59
Locuteur

Les

2:59
Présentateur

marges Ce n

3:00
Locuteur

'est

3:00
Présentateur

pas seulement les coûts C'est

3:00
Locuteur

les

3:01
Invité politique

marges

3:01
Présentateur

Tout

3:01
Invité politique

à fait Les coûts ont augmenté On vient

3:03
Locuteur

de le décrire Mais là

3:04
Présentateur

les marges Ça veut dire qu'ils en ont

3:06
Locuteur

profité Profité

3:07
Invité politique

davantage Que pendant la période précédente Et si je pense Il y a un maillon Qui peut peut-être Aujourd'hui faire un effort Mais il est à l'étranger Ce maillon essentiellement Donc il n'est pas français Et donc là C'est difficile de demander Revoyer vos marges de raffinage Mais ce maillon-là Clairement C'est fois 3 fois 4 Ce maillon-là C'est le raffinage

3:27
Locuteur

Pour vous c'est le raffinage Sur lequel il

3:29
Présentateur

faut Porter les efforts

3:30
Locuteur

Porter

3:30
Invité politique

les efforts Voilà L'assurance Elle coûte plus cher C'est normal Les gens veulent protéger Leur outil de travail Les routes sont plus longues Tu ne pourras rien y faire Mais peut-être Sur le raffinage C'est

3:42
Présentateur

possible Quand

3:42
Locuteur

vous dites

3:42
Présentateur

ça Est-ce que ça veut dire Que vous donnez aussi Un signal au gouvernement Qui a décidé à nouveau De convoquer les distributeurs Ce matin C

3:51
Locuteur

'est

3:51
Présentateur

aujourd'hui A Bercy Depuis le début De ces hausses du carburant Depuis le début De la guerre en Iran Ils ont tendance A vous faire porter le chapeau Ils ont eu au début Ce réflexe de dire C'est votre faute Vous les distributeurs Vous n'avez cessé De dire non On a baissé nos marges D'abord Un Est-ce que oui Vos marges aujourd'hui Sont extrêmement réduites Sur l'essence Et deux Qu'est-ce que vous allez leur dire Sur les marges

4:15
Invité politique

On en a déjà parlé ici Apolline de Malek

4:17
Locuteur

Ça n'a pas changé

4:18
Invité politique

Plusieurs reprises Et ça n'a pas changé C'est un produit d'appel Il est très bataillé Les gens Avec ces prix d'aujourd'hui Regardent au quotidien Leur station Et vont à la moins chère Si vous n'êtes pas Dans les prix Les moins chers Les clients fuient Et c'est pas l'intérêt Du commerçant Donc nos marges Sont plus réduites Que jamais au quotidien

4:36
Locuteur

Au

4:36
Invité politique

début de la crise C'était au printemps Effectivement On était tous Distributeurs Montrés du dos En disant Vous êtes un des maillons Qui profite Ouf Après Enquête de Bercy Puisqu'il y

4:47
Locuteur

a

4:47
Invité politique

eu un rapport Dont vous avez parlé La porte-parole du gouvernement Madame Maude Bréjon A dit On a étudié le sujet Il n'y a pas De marge abusive Dans la grande distribution C'est toujours le cas actuellement Et je dis Heureusement qu'elle l'a dit Parce que c'est la vérité Nous on le disait Vous

5:03
Locuteur

ne vouliez

5:03
Invité politique

pas Les boucs émissaires Mais non Mais on l'est à chaque fois À chaque crise du carburant Tout de suite Le vendeur final Est montré du doigt Nous ne sommes qu'acheteurs Et revendeurs Notre marge est minime Parce

5:16
Locuteur

qu'on n'a pas le choix Mais

5:17
Invité politique

alors pourquoi

5:17
Locuteur

Pourquoi

5:18
Présentateur

Bercy vous convoque à nouveau ?

5:20
Locuteur

Qu

5:20
Présentateur

'est

5:20
Locuteur

-ce

5:20
Présentateur

qu

5:20
Locuteur

'ils

5:20
Présentateur

peuvent encore vous demander ?

5:21
Invité politique

Mais pour suivre la situation

5:23
Locuteur

Ou alors c'est peut-être

5:23
Présentateur

pour s'agiter Et montrer qu

5:24
Locuteur

'on

5:24
Présentateur

s'agit ?

5:24
Invité politique

Non mais pour suivre la situation Il y a énormément de choses à dire Où en est l'approvisionnement ? Quelles sont les pistes d'amélioration ? Comment est-ce que

5:33
Présentateur

l'État peut vous

5:34
Invité politique

aider

5:34
Locuteur

?

5:35
Invité politique

Alors là c'est extrêmement difficile Je pense que ce n

5:39
Locuteur

'est

5:39
Invité politique

pas nous Qu'il faut aider actuellement C'est les Français qui sont en grande difficulté Par rapport à ce prix du carburant La situation est très tendue Pour énormément de Français Et c'est ces Français-là Qu'il faut aider Ça

5:51
Présentateur

veut dire qu'il faut prolonger Sans hésitation On a senti une hésitation La semaine dernière Ils ont pris le temps Avant de vraiment confirmer Que les aides allaient être reconduites Il ne faut pas d'hésitation Il faut dire qu'on continue à les aider Jusqu'au bout Jusqu'à ce que l'essence ne redescende

6:04
Invité politique

Mais là ça remonte à un niveau Vraiment très fort C'est des niveaux historiques Là on frôle le record sur le gasoil Et on est au record sur l'essence On est au record Donc l'impact au quotidien Pour tous les Français Notamment dans nos campagnes Qui amènent les enfants à l'école Qui vont faire les courses Qui vont au sport Au travail avec la voiture Mais c'est considérable J'entendais un chiffre ce matin 5 millions de Français Passent un salaire complet par an Sur le carburant

6:32
Locuteur

C

6:32
Invité politique

'est énorme C'est énorme Est-ce qu'il

6:34
Présentateur

faut plafonner les prix

6:36
Locuteur

?

6:37
Invité politique

Plafonner les prix Moi je pense que d'abord Il faut aller au bout des aides Peut-être les améliorer Et accompagner les Français Qu'en ont le plus besoin Et là Dieu sait Que beaucoup en auront besoin Plafonner les prix Les caisses étant vides Actuellement Ça coûterait encore très très cher Et ça c'est quelque chose Que moi je ne peux pas préconiser aujourd'hui

6:57
Présentateur

Vous avez entendu votre confrère Michel-Edouard Leclerc Qui dit Le plafonnement sera inéluctable Du côté de LFI On veut plafonner le prix Et notamment le prix de l'essence A 1,70€

7:06
Locuteur

Bon

7:08
Invité politique

Ça je pense vraiment Que le gouvernement Va continuer sa politique d'aide ciblée Et après le plafonnement Encore une fois Les caisses de l'Etat sont vides Peut-on encore aggraver le déficit De manière massive En touchant tout le monde Voyez le sujet Quand vous faites ça On

7:26
Locuteur

va en venir à la question des salaires

7:27
Présentateur

Parce que pour vous Tout est lié Et vous dites Que c'est sur les salaires A la fin Que l'on fait peser Le fait de ne pas avoir Fait l'économie ailleurs Dominique Schellcher Est-ce que Total Vous fait une concurrence déloyale

7:41
Locuteur

? C

7:42
Invité politique

'est une forme de concurrence déloyale Je l'ai déjà dit Ils sont Ils maîtrisent toute la chaîne De l'extraction Au raffinage A la vente Donc ils maîtrisent leur prix Ce que nous ne pouvons pas faire Et en plafonnant Ça nous fait une concurrence déloyale Je vous donne un chiffre ce matin Depuis le début de l'année Chez Coopérative U On fait 7% De volume de carburant En moins par rapport à l'année dernière Vous

8:05
Présentateur

avez baissé de 7% Vos ventes de carburant

8:08
Invité politique

? C'est inédit C'est jamais vu Là-dedans il y a plusieurs choses Il y a cette concurrence déloyale Voilà Il y a le changement de comportement Des français Qui s'adaptent Moins de déplacement Des départs en vacances Moins loin cet été On va une fois De moins chez la belle-mère Le dimanche Mais clairement Ils le disent comme ça Et puis Le Voilà Ces éléments

8:30
Locuteur

-là 7%

8:30
Présentateur

de moins C'est

8:31
Invité politique

considérable C'est considérable C'est du jamais vu Et donc En fait L'impact est fort Et le changement de comportement Est profond en ce moment

8:40
Locuteur

C

8:40
Présentateur

'est un changement de comportement Du consommateur Nous entrons dans un monde de rareté Voilà l'expression que vous avez prononcée Il y a quelques jours Ça rappelle aussi la phrase D'Emmanuel Macron Au moment de la guerre en Ukraine Qui disait C

8:52
Locuteur

'est

8:52
Présentateur

la fin de l'abondance Également Une forme de fin de mondialisation Où on pouvait Absolument Tout trouver partout Tout le temps Dominique Schellcher Quand vous dites Il y a 7% de moins Sur le carburant Est-ce qu'il y

9:04
Locuteur

a

9:04
Présentateur

aussi Une baisse de la consommation Sur le reste Une baisse du volume des achats Sur le reste des produits

9:08
Invité politique

Le moral n'est pas très fort En cette rentrée Moi je trouve les Français Extrêmement fatigués Après toutes les canicules Les gens ne sont pas reposés Ils ne

9:15
Locuteur

sont

9:15
Invité politique

pas sereins Par rapport à la situation économique Et ils sont préoccupés Par la suite La campagne électorale Que vous commentez tous les jours Et surtout A quoi vais-je être mangé Notamment en termes de fiscalité Donc tout ça Les temps Et donc ils arbitrent Ils sont prudents Mais je rappelle Un chiffre de base d'abord Un tiers des Français Sont à découvert A la fin du mois Un tiers des Français C'est énorme Vous rajoutez à cela Les gens qui sont A l'euro près La proportion est énorme Et quand les prix du carburant Atteignent des sommets Comme actuellement C'est très difficile Pour beaucoup Beaucoup de Français Et je ne sais pas Si on en prend Exactement toute la mesure

9:54
Locuteur

Ça

9:55
Présentateur

se manifeste comment ? Est-ce qu'il y a Moins d'achats à la caisse ? Est-ce que le caddie Est-ce

9:59
Locuteur

que le caddie Est

9:59
Présentateur

-ce que

9:59
Locuteur

le caddie Est

10:00
Invité politique

-ce que

10:00
Locuteur

le caddie Est-ce

10:00
Invité politique

que le

10:00
Locuteur

caddie

10:00
Invité politique

Est-ce

10:00
Locuteur

que le

10:00
Invité politique

caddie Est-ce que le caddie

10:02
Locuteur

Est

10:02
Invité politique

-ce

10:02
Locuteur

que le

10:02
Invité politique

caddie

10:03
Locuteur

Est

10:03
Invité politique

-ce

10:04
Locuteur

que le

10:04
Invité politique

caddie On se concentre Sur l'essentiel C'est se nourrir Et quand même Bien manger Etc Voilà l'essentiel Et ça Ça dure depuis des mois Et ce qui était au départ Je pense une adaptation Devient un changement En profondeur Vous savez Quand vous avez abandonné Pendant le début De la guerre en Ukraine Des grandes marques Parce que la marque distributeur Était moins chère Maintenant vous avez pris L'habitude de prendre Et

10:29
Locuteur

vous ne

10:29
Présentateur

retournez pas Forcément vers la

10:31
Locuteur

marque Que vous avez

10:32
Présentateur

quittée Dominique Schellcher Il y a un tiraillement Aujourd'hui Entre la question Du pouvoir d'achat Et vous vous êtes fait Tous les chantres De la lutte Contre l'inflation De la baisse des prix Et notamment sur l'alimentaire Quand je dis vous tous C'est vous Michel-Edouard Leclerc Le patron des mousquetaires Et à l'inverse Vous avez les agriculteurs Qui aujourd'hui disent Ça suffit Il faut accepter Une forme d'inflation Sur l'alimentaire On ne peut pas continuer A payer ce que l'on mange Si peu cher On ne peut pas continuer A faire de l'alimentaire La variable d'ajustement Parce que ça se fait Au mépris De l'agriculteur Et que l'agriculture Va mourir Qu'est-ce que vous répondez à ça

11:11
Invité politique

? Les agriculteurs Doient vivre dignement De leur métier Bien sûr Je vous donne un exemple De ce qu'on a décidé Cette semaine Il y a quelques semaines Peut-être même quelques mois On avait signé des contrats Avec des producteurs De tomates Pour une opération De tomates grappes À prix coûtant Cette semaine D'accord ? C'était convenu À un certain prix Il y a plusieurs semaines Avant un peu les canicules Et la baisse de rendement A la production Il

11:35
Locuteur

y a quelques

11:36
Invité politique

jours On a reconsidéré Cette opération Les contrats A été signés Ça voulait dire quoi ? Que les producteurs A étaient contraints De nous livrer Mais s'ils nous avaient livré Au prix signé Il y a deux mois Ils auraient perdu de l'argent On a dit non On annule l'opération Dans tous nos

11:52
Locuteur

magasins Vous n'auront

11:53
Présentateur

plus

11:53
Invité politique

le contrat

11:54
Présentateur

Pour pouvoir les payer davantage

11:56
Invité politique

Pour pouvoir les payer davantage Et on ne fait pas l'opération Et dans tous nos magasins Il y a une affiche Qui dit On s'excuse On n'a pas la tomate gras prévue Mais on paye au juste prix L'agriculteur C'est ce type de raisonnement Qu'il faut avoir Et on est engagé là-dedans Est

12:08
Présentateur

-ce qu'il faut carrément Aller plus loin ?

12:10
Locuteur

C

12:10
Présentateur

'est

12:10
Locuteur

12:10
Présentateur

-dire se dire Désormais Je recevais le patron De la FNSEA La semaine dernière Qui disait Quand une brique de lait Est vendue moins de 1 euro Ça veut dire que Ce n

12:18
Locuteur

'est

12:18
Présentateur

pas possible Ça veut dire que Techniquement il y

12:19
Locuteur

a

12:19
Présentateur

un problème Quelque part Ça veut dire que L'agriculteur Au départ du maillon De la chaîne Il n'est pas payé A sa juste valeur Mais le lait Est-ce qu'il faut s'engager Est-ce qu'il n'y ait plus jamais De briques de lait Enfin le temps Que ça redescende Plus de briques de lait A moins de 1 euro Dans vos magasins

12:36
Invité politique

L'essentiel de nos ventes Chez U Je vous le dis J'ai vérifié Parce que je pensais Que vous me poseriez

12:40
Locuteur

la question Le

12:40
Présentateur

lait c'est essentiel C

12:41
Locuteur

'est vraiment la base

12:42
Invité politique

L'essentiel de nos ventes Se situe au minimum A 1 euro 99 centimes 1 euro le litre Notamment toute la marque U Qui fait l'objet Vous savez De ce qu'on appelle Les contrats tripartites Où justement Il y a nous Une coopérative laitière Et un embouteilleur Et là On est tous gagnants On est tous d'accord C'est 1 euro Il y

13:00
Locuteur

a

13:00
Invité politique

une exception Il y a un lait Premier prix Ce qu'on appelle Le premier prix Pour certains clients C'est pas du tout Le plus gros de nos ventes Mais c'est une offre Qui existe Parce qu'elle est nécessaire Pour

13:11
Locuteur

certains clients Et là il est combien

13:11
Invité politique

? Et là on est aux alentours De 85-89 centimes

13:15
Locuteur

Qui

13:16
Présentateur

rogne ? Est-ce que c'est l

13:17
Invité politique

'agriculteur Qui rogne ? Ou est

13:18
Locuteur

-ce

13:18
Invité politique

que c'est vous Qui rogne ? C

13:19
Locuteur

'est

13:19
Invité politique

aussi un contrat Avec certains producteurs On est d'accord aussi Mais peut-être C'est ce prix-là Qu'il faudra à terme Encore revoir Il n'a cessé d'augmenter Ces dernières années C'est plus le plus gros des ventes Et je pense que sur le lait Beaucoup de gens ont compris Qu'il fallait payer un juste prix Dominique Schellcher Faut

13:36
Présentateur

-il accepter D'augmenter la TVA Donc in fine Le prix D'un certain nombre de produits Pour pouvoir augmenter les salaires C'est comme ça que vous le posez Cette question Elle se pose d'ailleurs Depuis le début De cette campagne présidentielle Un vrai débat Sur une TVA dite sociale C'est-à-dire Préférer augmenter la TVA Mais pouvoir baisser Les charges Sur les salaires

13:55
Invité politique

Pour vous répondre Je préfère partir du tout haut Quelle est pour moi La mère de toutes les batailles Dans cette campagne C'est redonner du pouvoir d'achat aux gens Redonner du salaire aux gens Augmenter les salaires L'employeur aujourd'hui Est étouffé Le salaire est dans un étau Je rappelle ce chiffre Il y a 50 ans Les gens touchaient 70% de leur super brut Donc toutes charges comprises Aujourd'hui c'est encore 52% On a trop fait porter La protection sociale en général Sur le salaire Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que Ce sont les travailleurs aujourd'hui Essentiellement les travailleurs Qui prennent en charge Le coût de la protection sociale Il faut diversifier Cette couverture-là Pour libérer le travail Permettre aux employeurs D'augmenter les salaires Et redonner de l'air Vous

14:42
Présentateur

redonnez régulièrement ce chiffre Vous dites Si moi je veux augmenter L'un de mes collaborateurs Pour qu'il puisse disposer réellement De 100 euros supplémentaires A la fin du mois Alors l'entreprise Va supporter une augmentation Du coût du travail D'environ 483 euros C'est-à

14:54
Locuteur

-dire

14:54
Présentateur

483 euros pour vous Pour qu'à la fin Il puisse avoir 100 euros dans sa poche

14:57
Invité politique

Exactement Je fais une précision quand même Parce que certains m'ont fait Quelques commentaires là-dessus Là c'est pour un salarié Autour du SMIC célibataire Qui touche aussi La prime d'activité Si vous augmentez Un salarié aujourd'hui De 100 euros

15:11
Locuteur

Au

15:11
Invité politique

niveau du SMIC Il perd sa prime d'activité Mais là le salarié Va pas être d'accord Donc pour compenser L'ensemble de son revenu Et qu'il ait vraiment 100 euros de plus à la fin C'est effectivement 483 euros tout compris

15:22
Présentateur

Donc augmenter la TVA Quitte à ce que Les prix augmentent Dans les rayons Parce qu'aujourd'hui De 20% Elle passerait à 24%

15:30
Invité politique

Oui mais Apolline de Malher Il n'y a pas que Augmenter la TVA La première chose Qu'il faut dire Il faut aussi peut-être Reconsidérer le volume Des dépenses Est-ce que déjà On peut réduire cette somme Avant de la transférer Première chose Deuxième chose On ne toucherait pas A la TVA Des produits de première nécessité La TVA la plus basse Et après Moi la seule solution Qu'on voit C'est effectivement Un transfert D'une partie de ses charges Sur la TVA La plus élevée

15:55
Locuteur

Qui

15:55
Invité politique

est en France Une des plus basses d'Europe Il faut savoir que cette TVA Ce n

15:59
Locuteur

'est

15:59
Invité politique

pas ce que je veux faire Tout ce qu'on voudrait faire Elle est jusqu'à 27% Dans certains pays européens Nous on est à 20% Il y

16:05
Locuteur

a

16:05
Invité politique

peut-être Une marge de deux points

16:07
Locuteur

Par exemple Vous êtes

16:08
Présentateur

assez François Hollande Vous avez vu les propositions De François Hollande Je sais bien que vous ne voulez pas Forcément rentrer à proprement Parler dans la campagne Mais François Hollande Une de ses propositions phares Ces jours-ci C'est de faire passer la TVA À 24% Mais de la faire passer à zéro En revanche Sur les produits de première nécessité Il faut absolument

16:25
Invité politique

protéger Les produits de première nécessité Mais il faut débloquer Cet étau Qui en serre tout le monde C'est une des attentes Prioritaires des Français Et voilà C'est mis en débat Que les spécialistes Les économistes L'évaluent Mais il faut J'espère Je vous l'assure Il faut que L'élection de

16:43
Locuteur

l

16:43
Invité politique

'année prochaine Porte un Conduise un président Qui vraiment Trouve une solution A ce sujet-là C'est impératif Sinon Ça va être très difficile

16:52
Locuteur

Vous

16:53
Présentateur

êtes inquiet De l'année qui s'ouvre Je

16:54
Invité politique

suis très inquiet

16:56
Locuteur

Tous

16:56
Invité politique

les ingrédients Actuellement Qu'on a en face des yeux C'est un ralentissement Quand même De l'économie française La consommation moteur De la croissance Elle est quand même Pas très forte Elle est à tonne Parce qu'il y a cet attentisme Il y a beaucoup de gens Pour qui c'est difficile D'autres Qui économisent un peu Parce qu'ils ont peur De la suite La configuration actuellement Vous savez Mais toutes les campagnes politiques Les gens se mettent Un peu en précaution Et

17:19
Locuteur

attendent la

17:20
Invité politique

suite Et attendent la suite Et c'est jamais bon Pour l'économie française Et après Quand on entend Plein de propositions Les premières Parce que maintenant Ce qui nous intéresse C'est de rentrer Dans le détail De toutes ces propositions On n

17:32
Locuteur

'est

17:32
Invité politique

pas rassuré Vous n'êtes pas rassuré A ce stade Donc vive le débat Vive la confrontation Des candidats Vive vos interviews Dans les prochains temps

17:40
Locuteur

Vous

17:41
Présentateur

allez les recevoir Les auditionner Les rencontrer

17:43
Invité politique

Absolument Ça on le fait Au niveau de notre fédération On a décidé de recevoir L'ensemble des candidats Des partis représentés A l'Assemblée nationale On en a déjà reçu On va continuer à le faire Là le but c'est quoi ? C'est de partager Nos préoccupations Comme on le fait ce matin Et de pousser Certaines idées

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Présentateur

Un mot sur la question De la transparence salariale Dans les entreprises Là on parlait De la question De l'augmentation Des salaires Cette transparence salariale Ça sera présenté Au Conseil des ministres Demain C'est une transposition D'une directive européenne Obliger les entreprises À être transparents Sur leur rémunération Alors pas dire Qui gagne quoi Dans quel bureau Mais donner la moyenne À poste égal Qui gagne quoi Et notamment La différence entre Les hommes et les femmes Vous dans vos magasins Est-ce que vous pratiquez Cette transparence Est-ce que vous redoutez Cette transparence Est-ce que vous

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Locuteur

avez

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Présentateur

Quelque chose à cacher Ou vous en êtes où ?

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Invité politique

On n'a rien à cacher Déjà ça c'est sûr Qu'on n'a rien à cacher Maintenant ça concerne Dans un premier temps Les très grandes entreprises Donc mes PME Les magasins C'est des PME Ne sont pas concernés Dans un premier temps Maintenant Tout ce qui contribue Je vais vous dire Particulièrement À l'égalité Entre les hommes et les femmes Où nos chiffres Sont plutôt bons Dans notre métier Il faut avancer Et il faut le faire

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Locuteur

Il

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Présentateur

faut le faire Et il faut le faire De manière zélée C'est-à-dire que Certains chefs d'entreprise Notamment via le MEDEF On reprochait au gouvernement D'aller trop loin Dans cette demande Vous pour le coup Ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas le cas

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Locuteur

Alors

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Invité politique

après Il faut donner un cadre Raisonnable Qui soit compatible Avec ce que les entreprises Peuvent faire Trouver le juste équilibre Parfois Le défaut de la France C'est par rapport A ce que demande l'Europe D'en faire trop Effectivement Il ne

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Locuteur

faut

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Invité politique

pas en faire trop Non plus Il faut faire ce qu'il faut Pour que l'égalité Particulièrement avance Vous êtes à la

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frontière Avec l'Allemagne Votre propre magasin À vous Il est en Alsace Comment vous avez réagi Aux élections En Allemagne Est-ce que Est-ce que vous redoutez La période qui s'ouvre

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Locuteur

?

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Invité politique

C'est une période Très surprenante Avec des déclarations Qu'on entend Effectivement Dans ce pays Effectivement Que je connais bien Très surprenantes Et inquiétantes Maintenant Est-ce un cas isolé ? Est-ce le début D'un mouvement ? C'est toute la question Mais vous savez Regardons les sondages Aujourd'hui Que vous comptez Tous les jours Moi il y

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Locuteur

a

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Invité politique

quelque chose Qui m'a frappé Sous 50 ans Aujourd'hui Les gens mettent LFI Contre Rassemblement National En France Et c'est un peu Au-dessus de 50 ans Que Notamment Édouard Philippe Intervient Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire Qu'il faut parler Les plus jeunes Votent davantage Dans les extrêmes Voilà Mais il faut parler À ces jeunes Il faut Parler de leurs préoccupations Parler de leur avenir Et aujourd'hui Certains le font Ils ont Les faveurs des sondages Mais tout le monde Doit s'adresser à eux Avant tout Et quand j'entends Tous les jours Tous les jours Vous savez Ma vie est faite J'ai tellement peur Pour mes enfants Et des jeunes Préoccupés de la suite À un moment Où le monde est bouleversé Il

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Locuteur

faut

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Invité politique

apporter Des

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Locuteur

réponses

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Présentateur

concrètes

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Une

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Présentateur

lecture aussi De génération Merci Dominique Chère d'avoir répondu A mes questions ce matin PDG de coopérative U Des magasins U