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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 janvier 2026 26 min

Colombe Brossel : « Pierre-Édouard Stérin organise la prise du pouvoir par l’extrême droite »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Colombell, merci beaucoup d'être avec nous, sénatrice socialiste de Paris et vous lancez donc une commission d'enquête dit terrain du nom du milliardaire français promoteur des idées d'extrême droite. On va en parler, vous allez nous expliquer ce choix. Est-ce que vous en attendez ?

Mais d'abord, on commence comme tous les jours par les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois, on va les regarder ensemble à une de West-Fance, le Groenland sous tension. la pression et monté d'un cran sur l'île convoitée par Donald Trump après le déploiement de militaires européens dans la nuit de mercredi à jeudi.

La deuxième une, c'est celle de l'artenis. Des épiceries contraintes de fermer la nuit pour résoudre un problème de sécurité. Charleville Misière interdit depuis hier des épiceries dans certains quartiers du jeudi au samedi.

La ville de Montpellier et son maire socialiste Michael de la Fosse ont pris par ailleurs la même décision. Et puis la dernière rune, c'est celle du Dauphiné. Ce fer é lire mer combien ça coûte ?

Tract espace publicitaire local de campagne. Ce faire élire maire n'est pas donné. En 2020, il fallait une moyenne de 1,14 € par habitant pour devenir maire d'une commune de plus de 9000 habitants.

De quelle une avez-vous envie de nous parler ? J'ai envie de vous parler de la première parce qu'on voit bien à quel point l'actualité internationale et les tensions du monde, elle fragilise tout et elle nous fragilise comme citoyen, comme personne engagée, comme élu. Voilà.

On est évidemment dans un monde où les menaces sont euh réelles, concrètes et qui finalement nous entraînent dans un certain nombre de choix qui sont des choix euh de raison. On va parler budget dans peu de temps. Euh comment ne pas faire le lien entre le fait que on a besoin d'avancer sur la loi de programmation militaire et le gros land de sous tension.

Donc les deux autres évidemment elles sont chères à mon cœur parce que les élections municipales commencent et donc comme voilà toute militante tout élu c'est un sujet qui m'occupe et me passionne. On va parler des municipales à Paris. Voilà mais je crois que le Groenland tout en sens mais ça veut dire que la situation internationale elle a un impact lorsque vous votez au Parlement y compris sur des textes nationaux.

Évidemment. Évidemment. Enfin, on ne peut pas faire comme si la France était dans une bulle en dehors des tensions du monde.

Et donc oui, évidemment ça pèse, ça pèse sur nous les élus lorsque nous votons, mais ça pèse vraiment sur chaque français qui aujourd'hui ressent cette tension. Fait déjà plusieurs années que la guerre est à nos portes avec l'agression contre l'Ukraine par la Russie et on voit bien que ça a des impacts y compris dans la vie quotidienne des uns et des autres. Mais là voilà, c'est une étape supplémentaire.

Les désordres du monde, ils ne sont pas loin de nous. Et on va justement parler du budget puisque Sébastien Lecnu et le gouvernement ont donc annoncé hier soir renoncer à un vote sur le budget. Nous nous éloignons définitivement d'un texte de compromis acceptable par une majorité de députés.

C'est ce qu'a dit le gouvernement. Est-ce qu'il a raison de renoncer au vote ou est-ce qu'on est dans une impasse ? Finalement la question c'est est-ce que la France a besoin d'un budget ?

Je le crois. Je le crois. Je vais vous prendre un autre exemple.

Euh il y a un concours pour les enseignants qui doit être organisé d'ici quelques mois. Une réforme de la formation des enseignants pour lutter contre la crise d'évocation. Pour ou contre là n'est pas le sujet.

Aujourd'hui, tout est gelé et des études parce qu'il n'y a pas de budget et des étudiants qui se sont engagés dans ce parcours de formation qui veulent passer le concours pour devenir enseignant ne savent pas si ce concours aura lieu parce que ça nécessite la création de postes budgétaires. Aujourd'hui, on a besoin d'un budget. Alors, est-ce que ce budget est bon ?

Non, il est mauvais pour les Français. Il est pas bon pour le pouvoir d'achat. Il est pas bon pour la protection des Français.

Et du coup la question c'est sur quoi est-ce que le premier ministre est prêt à avancer pour que ce budget sans être un budget de gauche à tous les sénateurs LR qui nous ont expliqué que le Parti socialiste avait pris le pouvoir sur le budget si seulement Si seulement chers collègues c'est pas un bon budget mais si au moins on peut avoir un budget qui protège les Français qui aillent chercher les ressources là où elles ont car elles existent dans notre pays et oui on peut faire contribuer ce qui aujourd'hui sont les plus riches. Alors, mais ça veut dire que vous validez son choix de ne pas passer par le vote du parlement qui semblait de toute façon impossible mais de passer par 493 ordonnance. On a toujours plaidé pour que les parlementaires fassent leur travail et on y a contribué comme socialiste, que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat dans un contexte de radicalité de de nos collègues de la droite sénatoriale un peu stupéfiant.

On y a contribué et les collègues à l'Assemblée, il contribuaient encore il y a quelques heures. Pas premier ministre, c'est à Sébastien Lecnu de prendre les décisions qu'ils imposent. Moi, j'avoue que sur la question des ordonnances, je suis un peu heurté.

Un budget par ordonnance, c'est quand même un pas vraiment supplémentaire vers le fait que on enlève des pouvoirs au parlement. mais un peu horté au point d'appeler une censure du Parti socialiste. Que que le Premier ministre propose propose sur le fond la question finalement et et c'est la question pour les Français, c'est pas tellement de savoir quel est le moyen.

Moi je vous dis sur les ordonnances, je suis un peu heurté mais la question c'est à quoi servira ce budget ? Et si ce budget il doit protéger les Français en terme de pouvoir d'achat contre l'inflation, contre la précarité parce que ce sont ça les sujets qui existent. Ça veut dire que les socialistes peuvent encore aboutir à un accord sur le fond.

En tout cas, nous on a fait depuis le début des propositions. Depuis la fin du mois d'août, nous contribuons, nous proposons, nous essayons. Euh donc le compromisier est encore possible.

Écoutez, en tout cas, moi je le je enfin je souhaite qu'on puisse continuer à avancer. Ce sera pas un budget de gauche, hein, mais faut pas que ce soit un mauvais budget. On va parler de l'actualité du Sénat.

Vous et le groupe socialiste Colomb Russel est à l'origine d'une nouvelle commission d'enquête. qui a été annoncé cette semaine, elle est déjà surnommée Quentin commission d'enquête STERIN. Voilà, officiellement cette nouvelle commission d'enquête entend travailler sur, je cite, les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes sociétés ou fondation de droits privés et les risques en matière d'influence et d'absence de transparence financière.

Mais l'idée est donc d'expertiser le poids des certaines fondations privées dans la sphère politique. Colombe Brossell, vous l'avez dit au moment de la présentation de la commission d'enquête à la presse. Ce qui vous intéresse particulièrement, ce sont les activités de Pierre Édouard Sterrain.

Et Quentin, qui est Pierre Édouard Sterrain et pourquoi la gauche sénatoriale s'intéresse à ses activités ? Pierre Édouard Sterrain est une des 100 plus grandes fortunes françaises. Il est très discret.

Nous disposons de très peu d'images de lui, même sur les banques de d'images de la FP et cetera. Il a bâti sa fortune grâce au coffret Smartbox. Depuis 2024, on sait que cet entrepreneur a mis en place un projet, une forme de d'union des droites sur une ligne conservatrice.

Le journal L'humanité qui a ainsi révélé en juillet 2024 ce projet péiclessè 150 millions d'euros sur les 10 prochaines années pour promouvoir des valeurs clés de l'extrême droite, servir et sauver la France. Ce sont des citations du projet qui était donc paru dans le journal l'Humanité au mois de juillet 2024. le journaliste de l'humanité, il s'appelle Thomas le Maillet, qui a expliqué que le plan prévoit aussi la constitution de baromètres, d'observatoire, éventuellement l'achat d'un institut de sondage.

Ils utilisent pour le moment un observatoire financé directement par Pericles qui s'appelle Hexagone. Il consiste en fait à utiliser des sondages, les commander pour orienter le débat public dans un certain sens. Alors, Colombe Bruxelles, qu'est-ce qui légitime selon vous cette commission d'enquête ?

Qu'est-ce que vous cherchez exactement avec ces travaux ? Votre présentation, elle montre bien à quel point souscouvert de financement d'un certain nombre de politiques publiques, c'est en fait l'organisation, le financement de la prise du pouvoir par l'extrême droite dans les années qui viennent et notamment en 2027 qui est dans la tête et pas que dans la tête puisqu'elle a été révélée par un certain nombre de vocau frères et notamment l'humanité avec ce fameux planclè et on voit à quel point des politiques publiques, je pense à l'éducation, je pense à la culture, je Je pense au patrimoine, je pense au soutien à la vie associative sont aujourd'hui parce qu'il y a une perte de financement public de la part de l'État ou des collectivités et bien ce cette perte de financement est en train d'être comblée par toute cette galaxie autour de Poyer Édouard Sterrain non pas pour accompagner des associations, soutenir des projets culturels, soutenir le le patrimoine de proximité mais avec un agenda caché, avec une visée politique et on veut faire de la transparence Là-dessus, la transparence c'est le mot clé parce que d'abord la transparence c'est la démocratie mais aussi parce qu'on a vu à quel point par exemple des élus ont découvert stupéfait cet été que des fêtes de village chez eux étaient financées par la galaxie terrain. Et découvrant ça, ils ont refusé ces financements mais quand ils les ont demandé obtenu, ils ignoraient totalement que c'était des financements à visés politiques.

Et de la même façon, on a plusieurs centaines de villes qui ont ouvert les portes de leurs écoles pour que une association qui souscouvert de faire du civisme avec les élèves de CM2 était là aussi financé par la Galax Terrain. Et des maires ont découvert qu'ils avaient ouvert les portes des écoles à des gens dont l'objectif n'était pas du tout de faire du civisme avec les élèves mais de poursuivre un projet politique. Et donc on veut faire de la transparence là-dessus parce que sans transparence il n'y a pas de démocratie.

Mais donc ça ça pose la question plus large des investissements de ces hommes d'affaires. Où est-ce qu'il faut tracer la limite dans l'investissement dans la sphère publique ? Pourquoi s'en prendre particulièrement à monsieur Sterrain quand il y a d'autres hommes d'affaires, parfois de gauche qui pourraient aussi voilà investir dans dans la sphère publique ?

Vous l'avez noté dans l'intitulé de la commission d'enquête. Nous n'avons pas souhaité nous limiter quelque part à la galaxie autour de Pierre-Edouard Sin, même si bien entendu c'est un sujet sur lequel nous voulons, nous souhaitons et nous allons travailler. Mais il peut exister en effet d'autres types de fondations avec de la même façon un agenda politique.

Le sujet c'est pas le financement privé, le sujet c'est pas les fondations. Parce que tant qu'on est dans un accompagnement dans un cadre républicain et démocratique, tant qu'on est dans le soutien à l'intérêt général, mais ma fois heureusement que ce pays s'est activé plusieurs leviers d'accompagnement et moi-même comme élu local, j'ai 1000 fois travaillé avec des associations sur comment des financements pourraient être mis à profit de fondation démocratique républicaine et qui œuvre pour l'intérêt général. Donc là n'est pas le sujet.

Par contre, celles et ceux dans des galaxies ultra rééactionnaires qui ont des agendas politiques, qui sont des agendas de prise de pouvoir par l'extrême droite, doivent être dénoncés, mais surtout la clarté doit être faite parce que sans transparence sur les financements, on n' pas de démocratie. Je le répète, les députés ont tenté hein l'année dernière déjà d'auditionner Pierre et Édouard Sterrain mais ça a été sans succès quand voilà c dans le cadre d'une autre commission d'enquête celle sur l'organisation des élections en France il y avait eu toute une série d'échanges entre la commission d'enquête présidée alors par le député macroniste Thomas Caznav et le milliardaire finalement Pierre Édouard Sterin avait refusé par deux fois de répondre à une convocation d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Voyez, ce moment, nous sommes le 14 mai dernier 2025 quand les députés découvrent l'absence le jour de sa convocation.

Ce matin, vous le notez chers collègues, je suis forcé de constater son absence et je déplore cette absence parce qu'il y a, autant le dire, derrière ces échanges nourris et ses allers-retours depuis maintenant plus d'un mois, ce que je qualifierai d'une manœuvre dilatoire de la part de monsieur Sterrain. Je rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre de 1958 dispose que toute personne dont une commission d'enquête a jugé l'audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée. La personne qui ne comparait pas est passible de 2 ans d'emprisonnement de 7500 € d'amende.

Voilà, on l'a vu hein le plan euh sur la chaise vide à ce moment-là dans la salle de la commission. Mais donc on l'a entendu, il n'est pas possible normalement pour une personne de refuser d'être auditionné par une commission d'enquête Pierre Edward Sterling qui a même été entendu mi-novembre par la police judiciaire dans le cadre donc d'une enquête ouverte après ce double refus. Qu'est-ce qui vous permet de penser Colombell que Pierre Edward Sterin viendra à vos à vos convocations ?

Parce qu'on imagine que vous allez forcément le convoquer devant votre commission d'enquête. pouvez nous l'annoncer lui et d'autres et nous allons faire un travail sérieux de commission d'enquête. On a choisi la modalité commission d'enquête parce que justement ça donne des pouvoirs, pouvoir de convocation, de pouvoir de contrôle sur cité sur pièce et j'ai comme vous noté qu'au mois de novembre et bien l'ensemble de l'institution judiciaire avait rappelé à monsieur Sterrain que il avait des obligations.

Vous pensez que cette convocation c'était ça ? C'était un petit coup de semence pour lui dire vous devez y aller maintenant si vous êtes convoqué. Ah bah oui, c'est la loi et en fait tout le monde doit répondre à la loi.

Pierre qui dit crainte pour sa sécurité. Qu'est-ce que vous pensez de ces refus ? Est-ce qu'il faut y avoir une une lecture politique ?

J'ai toute confiance dans le ministère de l'intérieur pour savoir protéger monsieur Pierre Édouard Sterrain lorsqu'il doit se rendre à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Vraiment, j'ai toute confiance. Défiance envers la démocratie parlementaire, vous le croyez ?

Mais bien sûr, mais bien sûr. C'est cela et je le redis, pour nous vraiment ce qui est important, c'est que là on a un sujet qui est profondément démocratique et quand des forces organisées avec un projet de prise de pouvoir par l'extrême droite s'organise pour venir finalement mailler le territoire avec des financements qui devraient être des financements publics. Mailler le territoire sur des sujets qui ne sont pas àin.

Pourquoi c'est la culture ? Pourquoi c'est l'éducation ? Pourquoi c'est le patrimoine ?

Pourquoi c'est la vie associative et d'autres ? Parce que c'est ce qui nous permet de faire sens dans une société. C'est ce qui permet de fabriquer du commun.

C'est ce qui permet de fabriquer des imaginaires. Et nous, nous nous revendiquons républicains et démocrates. Et nous voulons avec l'ensemble des républicains et démocrates pouvoir travailler sur ce sujet.

La presse a fait un travail extraordinaire. De nombreuses enquêtes ont été faites et sont en cours. Maintenant, à nous de continuer ce travail et d'en tirer éventuellement, c'est aussi à ça que sert une commission d'enquête, des évolutions qui devront être ou pas de nature législative.

Autre actualité du Sénat qui vous concerne, c'est la semaine dernière où éit examiné votre texte sur les AESH. Ce sont ses accompagnants pour les enfants en situation de de handicap. Euh le but de votre texte, c'était de créer un choc d'attractivité en fonctionnarisant ces AESH.

Il en manque 50000 accompagnant. Euh à la à la rentrée scolaire, le texte a été rejeté. Est-ce que vous vous attendiez à ce rejet ?

Quel bref, quelle occasion manquait. Hier, les AESH étaient en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et la précarité et leur rémunération. Elles sont aujourd'hui euh sous le seuil de pauvreté en rémunération, hein.

Euh et elle demande toutes, toutes les organisations syndicales et les collectifs d'accompagnant des enfants en situation de handicap demandent à être titularisé. euh en catégorie B, elles sont 140000. C'est le 2e métier de l'éducation nationale et elles sont aujourd'hui à temps partiel euh dans des situations précaires à courir à droite à gauche pour accompagner un nombre qui devient trop important euh d'enfants.

On proposa une solution, on proposait d'en discuter y compris sur les modalités et ça a été sachement balayé d'un d'un revers de la main parce que oui, ça coûte cher. Ah oui, ça c'est vrai. En effet, titulariser les AESH, ça coûte cher.

Mais enfin, est-ce que c'est un coup quand on voit ce qu'elle rend à la société en accompagnant les enfants en situation de handicap ? Nous ne le pensions pas. Donc une occasion manquée qui n'a rien réglé surtout parce que il n'y a aucun des sujets posés sur le manque d'attractivité, la faiblesse des rémunérations, la précarité qui a été réglée par ce vote de la majorité sénatoriale et du gouvernement.

Et on va voir comment les maires gèrent ces pénuries d'AESH. On va dans les hautes scènes. Bonjour Antoine Joë, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes adjoint au maire de de Châtillon en charge de l'éducation, coprésident de la commission éducation à l'association des maires de France. Comment vous vous gérez cette pénurie d'AESH puisque le problème se pose évidemment pour de nombreux mères ? Bonjour.

Euh oui, absolument. Alors, c'est un sujet qui est à la fois double parce qu'il y a une piguerie un problématique sur les temps scolaires évidemment en premier lieu. Et alors pour faire face aux différentes pénurie, au manque d'Ash ou en tout cas à cette instabilité puisqu'on a aussi beaucoup de départs en cours d'année d'Ash euh et bien on relance on relance l'État parce que c'est une compétence aujourd'hui de l'État et c'est à l'éducation nationale de de répondre à ses besoins.

Lorsque ces absences se font maternel, parfois ce sont les collectivités directement et donc les communes qui se substituent et qui palient à cette carence de l'État, ça peut être en mettant à disposition une ADSM supplémentaire par exemple dans dans la classe où où il manque un ou une AESH. Et donc c'est vrai que ça ça a un coût aussi financier hein mais qui est assumé aujourd'hui par les communes et c'est aussi un enjeu sur le temps de la pause méridienne puisque depuis 2014 euh et la loi viale donc qui prévoit le financement par l'État et la rémunération par l'état des des AESH sur sur le temps de la pose méridienne euh va forcé de constater que cette loi est est pas réellement appliquée aujourd'hui dans nos territoires et là je peux parler au nom de l'ensemble des maires puisque nous avons reçu encore un courrier à la MF de l'association des maires du de scène maritime cette semaine pour pour nous dire euh la difficulté qu'il a rencontré au quotidien sur ce temps de pause méridienne euh pour justement avoir des des avessages. Moi, je prends l'exemple sur ma commune, on a 90 enfants aujourd'hui qui nécessitent un accompagnant euh sur les temps scolaires.

Euh un seul dispose de son AH sur le temps de la pose méridienne. C'est clairement insuffisant évidemment. Euh et donc c'est la collectivité, c'est la commune qui euh qui p à ce manque en recrutant euh toujours aujourd'hui euh des AVSages.

De plus en plus de communes font le choix d'envoyer entre guillemets la la facture à l'État euh via le préfet par exemple ou via le directeur euh académique pour euh pour euh montrer pour dénoncer aujourd'hui euh l'inapplic enfin le manque d'application de cette loi. La sénatrice Antoine Jo pardon mais est-ce que vous vous auriez souhaité du coup que le texte de Colombell qui vise à fonctionnariser les les AH passent soit voté au Sénat ? Disons que en tout cas ce texte mérite de proposer une solution parce qu'aujourd'hui le constat il est partagé.

La sénatrice le disait il y a quelques instants. Une grande précarité, une rémunération très faible. Je peux ajouter aussi l'absence en tout cas le le très faible formation la très faible formation pardon des AVH aujourd'hui qui sont pas assez accompagnés.

Euh le les conditions de travail aujourd'hui, c'est effectivement euh un ou une AESH peut être affecté à plusieurs enfants, trois quatre. Moi, sur ma commune, j'ai une AESH qui est dans quatre écoles tout au long de la semaine euh pour suivre euh plusieurs enfants et euh et c'est des conditions de travail très difficile. Donc le constat, il est partagé.

Euh le manque d'Ah, vous le disait 50000 euh cette année, en tout cas la rentrée 2025. Donc le conseil est partagé, le texte proposait une solution. Alors, on peut en discuter, mais en tout cas, c'est vrai que euh ça répondait à différentes problématiques listées euh en proposant ce statut de de fonctionnaire.

Euh, ça répondait les questions sur les questions de précarité, sur les questions de temps de travail proposant des temps pleins notamment, donc sur la rémunération aussi évidemment. Et ça répondait aussi aux questions de formation puisque les fonctionnaires euh disposent de différents outils pour pouvoir être accompagnés dans dans leur formation tout au long de leur parcours professionnel. Donc ce texte certes euh avait un coût hein pour le budget de l'État, c'est une certitude, mais il répondait en tout cas euh aux enjeux en tout cas à mon sens sur ces questions-là de manque de recrutement et d'attractivité du métier d'esh aujourd'hui.

Bon, je crois que vous avez tout dit chers collègues et je vous en remercie. Je je n'ai plus rien à dire. Non, mais voilà, rappelons-nous, on 93 % des AESH sont des femmes.

Leur rémunération moyenne, c'est sous le le seuil de pauvreté. euh avec euh alors en zone urbaine, ça peut-être quatre enfants suivis, mais enfin en zone rurale, c'est parfois 8 9 10 enfants accompagnés. Et aujourd'hui, l'école inclusive, elle accompagne mal les enfants.

Donc si on si on tient et je crois que nous y tenons tous au fait que l'école inclusive soit une réalité, on ne pourra pas mieux accompagner les enfants en situation de handicap si on ne déparise pas les AESH. Il faut avancer, il faut continuer et alors nous on lâchera rien. Merci beaucoup.

Merci Antoine Joan d'avoir été avec nous à J maire de Châtillon et président de la commission éducation de l'association des maires de France. On va terminer en parlant de la campagne des municipales à Paris Colombell. Et pour ça, on va aller voir Jacques Paquier.

Bonjour Jacques. Merci d'être là. Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.

Jacqu, on va parler donc municipal à Paris et pour commencer des conséquences de la réforme de la loi du Paris Lyon Marseille qui modifie le mode de scrutin. Absolument. Je vais vous demander, bonjour madame la sénatrice, je vais vous demander comment vous analysez le l'impact qu'aura cette réforme euh sur le scrutin parisien en l'occurrence qu'on dit très incertain notamment à cause de cette réforme, je le rappelle en un mot euh il disent cette réforme dissocie désormais l'élection de la maire ou du maire de Paris euh de celle des mes d'arrondissement.

Auparavant, on élisait les maires d'arrondissement, les conseils d'arrondissement et puis euh certains une une partie de ses élus siéger au Conseil de Paris qui lui-même euh désignait le maire. Euh certains observateurs avisés euh de la politique parisienne euh semblent estimer que Rashid Aladiti euh en tient davantage compte que euh Emmanuel Grégoire, en allant elle-même sur les terres de l'est parisien, traditionnellement à gauche, chercher les électeurs de droite euh alors qu'Emmanuel Grégoire le ferait moins. Dans l'autre sens, je voulais simplement savoir comment vous analysez l'impact, comme je vous le disais de ce scrutin, de cette réforme sur le scrutin à venir.

Bonjour. D'abord et avec l'immense respect que que j'ai pour vous, euh il était assez évident vous entendant de voir à quel point cette réforme du monde de scrutin à Paris, Lyon et Marseille, elle était compliquée à expliquer parce qu'en fait elle n'a aucun sens pour euh les Parisiennes et les Parisiens qui vont voter comme tous les habitants au municipal pour savoir quel sera quels seront les projets qui leur seront proposés en terme de vie quotidienne car les Parisiens sont également des habitants et donc comme tous les habitants et bien ils vont vont se prononcer sur un projet municipal celui qui va répondre aux questions qui sont posées au municipal et on voit bien à quel point cette loi d'exception qui a été adopté par une coalition assez baroque de partis qui ne sont généralement pas d'accord entre eux pour les nommer hein les les macronistes la France insoumise et le rassemblement national elle est un peu difficile à à expliquer au parisien et donc Emmanuel Grégoire qui est tête de liste pour la gauche unie à Paris et ben lui il fait campagne sur à quoi ça sert finalement que la gauche reste majoritaire à Paris. Mais ça sert à protéger les Parisiens en terme de logement.

Ça sert à protéger les Parisiens des quartiers populaires et à leur permettre de vivre à Paris. Parce que oui, nous considérons qu'un Parisien du 19e, il a autant de droit qu'un Parisien du 16e. Et c'est à ça que ça sert d'avoir une équipe de gauche à Paris à continuer à transformer la ville.

On a besoin de continuer à végétaliser, à apaiser cette ville. Et maire de Paris, c'est pas être maire uniquement d'un territoire, c'est être maire aussi d'un idéal, d'une d'une envie. Paris est la capitale de la France.

Paris, c'est une ville refuge pour tous ceux qui et on le voyait dès le début de l'émission qui ont besoin de liberté et fuit l'oppression. Oui, Paris, c'est une ville de valeur et donc nous nous battrons pour que euh cette forme de coalition, on verra si elle sera électorale, en tout cas dans les têtes de la droite et de l'extrême droite, ne soit pas en responsabilité à Paris. Ça serait un drame pour Paris et pour les Parisiens.

Est-ce que quand vous voyez les les sondages qui laissent entrevoir la possibilité d'un basculement à droite de Paris, vous êtes inquiète ? Moi, je suis déterminée et je fais campagne parce qu'en fait, c'est comme ça que ça fonctionne parce que les Parisiennes et les Parisiens ne veulent pas se faire dépossédé de cette élection ni de cette ville. Et donc, on est résolument en campagne, la gauche unie.

Et euh vous savez quoi ? On va gagner la gauche unie mais sans la France insoumise. Est-ce que c'est possible de garder Paris à gauche sans union avec la France insoumise ?

On a besoin de clarté dans nos engagements. C'est ce que nous avons fait avec cette union qui est historique. Tous les partis de gauche ne s'étaient pas rassemblés depuis enfin ça n'était jamais arrivé.

Voilà, on fait ce choix parce que en effet il y a un risque avec cette trumpisation de la vie politique dont madame DTI s'est tellement paré avec un éventuel retour de l'afférisme au pouvoir à Paris et nous gardons en mémoire le fait que à Paris l'élection de Bertrand de la Noé, ça a été aussi le retour de la transparence et le retour de la démocratie. Et donc nous faisons cette union parce que nous avons envie résolument de continuer à avancer et à transformer cette ville de façon progressiste. Merci Jacques Paquier d'avoir été avec nous la une du journal du Grand Paris.

C'est la métamorphose spectaculaire de la pointe à mon de l'île Segin à la une de votre journal. Et merci beaucoup Colon Brossell d'avoir été notre invité pendant cette première demheure.