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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 février 2022 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

Poutine est-il toujours aussi fréquentable au RN ? Avec Sébastien Chenu - C à Vous - 23/02/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    C'est une nouvelle stratégie de Marine Le Pen, jouer la carte de la confidence, la carte affective ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Et en difficulté aussi, avec des départs ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Vous êtes arrivé à vous, le mercato ?

  • 3:58OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen, sur la crise ukrainienne, il y a deux semaines.

  • 4:34RelanceRéponse directe

    Pardon, mais les régions russophones, elles font partie du territoire ukrainien.

  • 5:25RelanceRéponse directe

    En guise d'équidistance, il y a exactement 5 ans, 24 mars 2017, juste avant le premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen au Kremlin, au sortir d'un rendez-vous avec Vladimir Poutine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « Moi, la discrimination, je ne la supporte pas. Et je vais vous dire pourquoi je ne la supporte pas, parce que je l'ai vécu, moi. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas à une invasion russe en Ukraine. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Moi, je crois que Poutine, il veut étendre sa zone d'influence sur les pays russophones, les régions russophones qui l'entourent. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Nous, on a condamné, et Marine Le Pen a condamné les propos de Poutine hier, etc. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « Est-ce que c'est de marginaliser la Russie, de mettre des sanctions très fortes sur lesquelles nous, on pourrait avoir à payer un certain nombre de conséquences ? »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Est-ce que ce n'est pas plutôt se tenir à équidistance, je reprends le propos de Marine Le Pen, de la Russie et des États-Unis, d'être ce pays équilibré et indépendant ? »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « On ne va pas entrer en guerre avec la Russie ? On ne va pas mourir pour l'Ukraine, a priori. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen, à la tête de l'État français, aura des relations avec la Russie qui ne seront pas des relations conflictuelles. »
  • 6:34Invité politiqueFait
    « les sanctions que l'Union européenne a prendre, ou que la France amène à prendre contre la Russie, je pense qu'elles peuvent avoir des conséquences pour la France. »
  • 6:43Invité politiqueChiffre
    « Quand demain, on paiera plus cher le gaz, parce qu'on importe 17 à 20% de notre gaz par la Russie, quand on va le payer beaucoup plus cher, vous voyez que les Français, qui ont déjà du mal à payer leur électricité, leur essence, ils vont trouver ça très intelligent ? »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Je pense que c'est inefficace. Je pense que ça n'a aucun intérêt. Je pense que ça ne marche pas. »
  • 7:37Invité politiqueFait
    « c'est qu'il a été perçu comme le petit télégraphiste de Biden en essayant de faire vivre une initiative qui est morte immédiatement parce qu'elle était téléguidée par Biden. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Marine Le Pen17 %
  • Invité6 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 24 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Hier, elle était sur France Inter pour répondre à des jeunes et elle a fait cette confidence étonnante.

0:05
Marine Le Pen

Moi, la discrimination, je ne la supporte pas. Et je vais vous dire pourquoi je ne la supporte pas, parce que je l'ai vécu, moi. Moi, je me suis appelé Le Pen toute ma vie. Et ça peut peut-être vous faire sourire, mais je peux vous dire que s'appeler Le Pen quand on a 6 ans, 8 ans, 12 ans ou 15 ans, c'était extrêmement difficile. Surtout que le monde était peut-être beaucoup plus politisé qu'il ne l'est aujourd'hui. Et moi, on m'a fait payer le fait, voyez-vous, de m'appeler Le Pen. Les gens qui votaient à gauche, par exemple, me l'ont fait payer. Donc, j'ai une détestation absolue de la discrimination.

Donc, toutes les discriminations qui sont avérées et qui sont liées à la couleur de la peau, à la religion, au prénom, me trouvent sur leur chemin. Ça, c'est une certitude.

0:46
Présentateur

C'est une nouvelle stratégie de Marine Le Pen, jouer la carte de la confidence, la carte affective, parler d'elle, de son divorce, de ses parents, de sa maternité, et une façon de se démarquer d'Éric Zemmour, qu'elle considère comme une machine artificielle.

0:58
Sébastien Chenu

Non, mais je crois d'abord que Marine Le Pen dit exactement ce qu'elle pense. C'est très important de l'entendre parce que Marine Le Pen est dans une sincérité absolue. Et dans cette sincérité absolue qui est l'essence même de ce qui fait l'élection avec la Constitution de 58, c'est-à-dire la rencontre entre une candidate et le peuple de France, on ne peut pas tricher. Donc, elle raconte. Elle raconte qu'elle est tombée, qu'elle s'est relevée. Elle raconte qu'elle a eu des difficultés, qu'elle s'en est sortie. Elle dit « pas plus que beaucoup de Français ». Vous savez, elle a élevé ses ans pour toute seule, mais elle ne dit pas qu'elle en a bavé plus que les autres Français.

Elle dit même « peut-être un peu moins parce que dans ma situation, j'avais peut-être un peu plus de confort ». Mais enfin, c'est comme ça. Je sais ce que c'est. Et je pense que c'est important parce que l'incarnation, c'est presque aussi important, voire plus important, qu'une liste de propositions, qu'un catalogue de promesses auxquelles les Français, parfois, ont du mal à croire. Les Français vous disent « oui, mais enfin, ils arrivent tous avec leurs promesses, etc. » Et je pense que savoir pour qui on vote, le parcours des uns et des autres, ce qui vous a structuré, les difficultés que vous avez traversées, puis les succès que vous avez emportés, eh bien, je pense que c'est important.

Et ce n'est pas du voyeurisme. Les gens connaissent Marine Le Pen depuis 20 ans, mais finalement, peut-être qu'ils la redécouvrent, ou qu'ils la découvrent telle qu'elle est. C'est plutôt bien, je trouve.

2:08
Présentateur

Et en difficulté aussi, avec des départs ?

2:10
Invité

Avec des départs, et Nicolas Bay refait parler de lui, puisque lundi, il déclarait sur France Inter, Marine Le Pen, si elle veut rassembler, je le cite, les Français, il faut d'abord qu'elle soit capable de rassembler son propre camp, à force de montrer la sortie à tout le monde, elle renforce son concurrent. Vous créez d'autres, Nicolas Bay ?

2:29
Sébastien Chenu

Écoutez, Nicolas Bay, on n'a pas eu besoin de lui montrer la sortie, il est parti tout seul. Je crois qu'il n'a pas eu à se plaindre. Il a été deux fois député européen sous le nom de Marine Le Pen. C'est plutôt sympathique. Je pense qu'il y a des gens qui auraient rêvé de faire une carrière politique en étant deux fois député européen sous le nom de Marine Le Pen. Bon, il fait des choix. Moi, je crois que ça fait partie, ce mercato politique est plutôt pas très valorisant pour le monde politique, en réalité. Je ne pense pas que ça trouble les électeurs, ça renvoie une très mauvaise image de la vie politique. Vous êtes arrivé à vous, le mercato ? Comment ?

Ça vous est arrivé à vous, le mercato ? Non. Ben non, ben non, ben non, M. Cohen. Ah bon ? Moi, je viens de l'UMP. Vous voyez-vous, comme Thierry Mariani et Jean-Paul Garrault. Mais quand j'étais à l'UMP et que j'ai rejoint Marine Le Pen, moi, je n'avais pas de mandat. J'étais à jour. J'ai été élu local à l'UMP, je n'avais plus aucun mandat, je ne me représentais pas, je l'avais annoncé un an avant. Je ne suis pas parti avec un mandat que j'aurais obtenu sous une autre étiquette politique. Mariani, c'est pareil, Jean-Paul Garrault, c'est pareil, il n'était plus parlementaire. Donc, on était à jour. Quittons-nous, bons amis.

On n'est pas obligé de partir, un peu comme dans une histoire d'amour, en se jetant la vaisselle au visage, en insultant l'autre, en disant... Parce que Nicolas Ben nous dit « j'ai été très malheureux, je suis totalement en désaccord ». Enfin, il nous dit ça à deux mois de l'élection présidentielle. C'est bien de le découvrir.

3:39
Invité

Il venait d'être traité d'espion par Marine Le Pen.

3:42
Sébastien Chenu

On avait plutôt quelques raisons de penser que lorsqu'il était à Madrid, en particulier avec Marine Le Pen, et qu'il négociait déjà avec Éric Zemmour, ce n'était pas l'élégance absolue. Et je pense que personne ne peut considérer que c'est l'élégance absolue. On peut se comporter bien dans la vie, même en politique.

3:58
Invité

Marine Le Pen, sur la crise ukrainienne, il y a deux semaines.

4:04
Marine Le Pen

Je ne crois pas à une invasion russe en Ukraine. Je ne crois pas du tout que la Russie ait le souhait d'envahir l'Ukraine.

4:09
Sébastien Chenu

Et aujourd'hui ? Oui, mais moi, je ne crois pas non plus. Moi, je crois que Poutine, il veut étendre sa zone d'influence sur les pays russophones, les régions russophones qui l'entourent. Je ne pense pas que son intérêt, ou... Après, je ne suis pas dans la tête de Poutine. Nous, on a condamné, et Marine Le Pen a condamné les propos de Poutine hier, etc. Mais je ne crois pas que ce soit l'intérêt de Vladimir Poutine. Mais au-delà de ça, quel est l'intérêt de la France ?

4:34
Invité

Pardon, mais les régions russophones, elles font partie du territoire ukrainien.

4:38
Sébastien Chenu

Je pense que ce que refuse Vladimir Poutine, c'est de voir une influence américaine à travers l'OTAN se rapprocher d'une zone d'influence qu'on considère comme la sienne. Je comprends dans sa position, je vois bien ce qu'il essaie de faire, mais je condamne tout à fait, et Marine Le Pen aussi, nous condamnons tout à fait les dernières propositions, les derniers propos de Vladimir Poutine. On n'y souscrit pas. Mais au-delà de ça, quel est l'intérêt de la France dans tout ça ? Est-ce que c'est de marginaliser la Russie, de mettre des sanctions très fortes sur lesquelles nous, on pourrait avoir à payer un certain nombre de conséquences ?

Est-ce que ce n'est pas plutôt se tenir à équidistance, je reprends le propos de Marine Le Pen, de la Russie et des États-Unis, d'être ce pays équilibré et indépendant ? Enfin, je veux dire, on ne va pas entrer en guerre avec la Russie ? On ne va pas mourir pour l'Ukraine, a priori. On n'y a pas d'intérêt particulier.

5:25
Invité

En guise d'équidistance, il y a exactement 5 ans, 24 mars 2017, juste avant le premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen au Kremlin, au sortir d'un rendez-vous avec Vladimir Poutine.

5:36
Marine Le Pen

Je pense qu'il représente aussi une nouvelle vision. Il a émergé un nouveau monde dans ces dernières années. C'est le monde de Vladimir Poutine, c'est le monde de Donald Trump aux États-Unis. Je suis probablement celle qui partage avec l'ensemble de ces grandes nations une vision, encore une fois, de coopération et non pas une vision de soumission et non pas une vision belliciste, telle que celle qui est exprimée bien souvent, trop souvent par l'Union européenne.

6:13
Invité

L'Union européenne belliciste ?

6:15
Sébastien Chenu

Oui, je pense que c'est bien d'avoir des relations équilibrées avec tout le monde. Vous savez ce que disait le général de Gaulle, les États ont des relations entre eux. Et Marine Le Pen, à la tête de l'État français, aura des relations avec la Russie qui ne seront pas des relations conflictuelles. En quoi elle est belliciste l'Union européenne ? Écoutez, aujourd'hui, les sanctions que l'Union européenne a prendre, ou que la France amène à prendre contre la Russie, je pense qu'elles peuvent avoir des conséquences pour la France. Ça s'appelle un renversement de perspective. Non, non, mais nous, ce qui nous intéresse, ce sont les intérêts de la France.

Quand demain, on paiera plus cher le gaz, parce qu'on importe 17 à 20% de notre gaz par la Russie, quand on va le payer beaucoup plus cher, vous voyez que les Français, qui ont déjà du mal à payer leur électricité, leur essence, ils vont trouver ça très intelligent ?

6:58
Invité

Elle refusait la soumission, Marine Le Pen, dans cette interview.

7:01
Sébastien Chenu

Mais bien sûr, c'est pour ça qu'elle parle de coopération. Et je trouve que la coopération des nations libres et indépendantes, ça me semble être une boussole plus intéressante que la soumission à la Russie ou aux États-Unis, d'ailleurs. Il ne s'agit pas d'être soumis ni aux uns ni aux autres.

7:14
Invité

Mais qui est à reprendre l'argumentaire de Moscou, du Kremlin, ce que vous venez de faire ?

7:18
Sébastien Chenu

Pourquoi ? C'est-à-dire ne pas mettre de sanctions à la Russie ? Je pense que c'est inefficace. Je pense que ça n'a aucun intérêt. Je pense que ça ne marche pas.

7:26
Marine Le Pen

Il ne faut rien faire.

7:27
Sébastien Chenu

Non, pas du tout. Je pense qu'il faut réunir tous les gens, tous les représentants des pays qui ont un intérêt à ça autour d'une table, essayer de le faire. Ne pas se transformer non plus en petit télégraphiste de Biden, parce que c'est un peu ce qui a coûté à Macron, c'est qu'il a été perçu comme le petit télégraphiste de Biden en essayant de faire vivre une initiative qui est morte immédiatement parce qu'elle était téléguidée par Biden. Moi, je pense qu'il faut évidemment mettre tout le monde autour de la table, revenir...

7:50
Présentateur

Ce qu'a essayé de faire Emmanuel Macron.

7:51
Sébastien Chenu

Revenir aux accords de Minsk. Oui, mais je viens de vous dire, ça paraissait tellement comme téléguidé qu'il n'y avait pas de crédibilité.

7:56
Présentateur

C'était une tentative diplomatique.

7:59
Sébastien Chenu

Oui, enfin, téléguidé. Que vous souhaitez. C'est pour ça que Poutine n'a pas souhaité, parce qu'il a compris que c'était téléguidé par Biden. D'accord. Mais je pense qu'on peut et on doit tout faire pour éviter une guerre. Je veux dire, personne n'y a d'intérêt. Même Poutine, je pense que ce n'est pas son intérêt et qu'il joue autre chose, comme je vous l'ai dit. Je pense qu'il joue le fait de renoncer à voir une influence américaine à ses portes.