Ukraine: Jordan Bardella clarifie la position du RN sur la Russie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je pense que d'abord quand on est dans une période de guerre et dans une période de grande instabilité comme l' aujourd'hui le monde et l'Europe je pense qu'il faut être très prudent aux mots qu'on utilise et par définition aux déclarations qui peuvent être faites je pense que la Russie est aujourd'hui pour la France et pour l'Europe une menace multidimensionnelle la Russie conteste aujourd'hui des intérêts français estce qu'elle conteste les intérêts vitaux de la nation au point d'envoyer des troupes en Ukraine je ne le pense pas mais est-ce qu'elle conteste aujourd'hui des intérêts européens des intérêts français est-ce qu'elle représente en ce sens une menace pour ses intérêts la réponse est oui la Russie a déclenché la guerre à 3h de vol de Paris elle s'est engagé dans des campagnes de désinformation et de contestation des intérêts français notamment en Afrique sur nos zones d'influence historique elle accompagne des états comme les Comores qui revendique aujourd'hui une partie de la souveraineté territoriale de la France et on sait que il y a régulièrement des avions de l'armée de l'air française qui sont mis en joue par euh l'armée russe par conséquent je pense que il y a eu une naïveté collective mais quand je dis collective et j'avais l'occasion de l'expliciter dans un entretien que j'ai accordé à l'opinion il y a maintenant un an et demi euh une naïveté qui n'est pas simplement de notre responsabilité je vous rappelle que le premier chef d'État avoir été reçu en grande pompe dès l'élection d'Emmanuel Macron par la présidence française c'est Vladimir Poutine puis sur son lieu de de vacances à BRG je disais pas que vous étiez les se Mo j'ai toujours une position maintenant qu'en estil j'ai toujours une position très claire et je me suis toujours j'ai toujours essayé de tenir cette ligne de crête depuis maintenant 2 ans et le déclenchement de la guerre c'est le soutien à l'Ukraine euh en évitant l'escalade avec la Russie parce que je pense que dans le monde dans lequel nous vivons nous devons être extrêmement prudents à ce que deux puissances nucléaires ne se regardent jamais face à face par conséquent je crois que le rôle de la France aujourd'hui était évidemment de soutenir l'Ukraine et en cela moi j'ai pu soutenir l'envoi de matériel de défense pour permettre aux Ukrainiens de tenir le front de munition de matériel d'artillerie du matériel évidemment antichar la prise en charge par les États européens de de famille ukrainienne qui fuit la guerre mais j'ai toujours été extrêmement prudent à ne pas franchir une ligne rouge or je pense que le rôle de la France aujourd'hui de consolider son architecture à l'Est précisément pour contenir le risque d'une escalade ça passe par la présence d'éléments militaires français en roumanmanie ça passe par exemple très concrètement par la la sécurité aérienne des des pays Balt et le respect de nos engagements à les Gard d'états avec lesquels nous avons des accords bilatéraux comme la la Moldavie si demain il devait y avoir un risque d'annection de de la de la transistrie donc oui au soutien à l'Ukraine bien sûr mais prudence sur le risque d'escalade avec la Russie et je pense que les déclaration du Président de la République s'agissant d'un potentiel en voie de troupe ont contribué en fait à isoler la la France sur la scène européenne et a montré en fait à notre adversaire dans dans ce dans dans ce combat Vladimir Poutine les divisions du camp occidental dans la mesure où cette cette cette annonce non seulement a inquiété les Français mais en plus s'est vu adresser une fin de non recevoir par nos alliés européensou par nos alliés de l'OTAN qu'est-ce que vous pensez manuel Vaz de cette ligne de crête défendue par Jordan mardella est-ce que c'est du réalisme ou est-ce que c'est une forme de pusianimité face à à à Vladimir Poutine est-ce que vous vous étiez plutôt sur la ligne du président de la République sur sur ce sujet qu'il y a eu de la naïveté voire de la complaisance des erreurs depuis des années d'ailleurs sur les intentions de Vladimir Poutine c'est incontestable d'ailleurs je pense qu'on aurait eu on aurait eu on aurait dû écouter davantage le président François Hollande sur le regard qu'il portait sur Vladimir Poutine et sur son utilisation du mensonge et sur les objectifs je rappelle que c'est François Hollande même c'était pas la décision du siècle Minsk euh qui a décidé Minsk était la recherche d'un accord après le format Normandie le 6 juin 2014 avec une Allemagne qui était à ce moment-là pied et mains lié du point de vue énergétique avec la Russie mais euh c'est sous la présidence de François Hollande que mon gouvernement a décidé de ne pas livrer les fameux mistrales sous les critiques communes et de Nicolas Sarkozi et de Marine Le Pen cependant un petit regard sur le passé même si aujourd'hui ce n'est pas l'essentiel toute la droite ultra naationaliste ou la droite nationaliste en Europe partageit une certaine vision des discours de Vladimir Poutine sur la décadence de l'Occident et c'est vrai à la FD c'est vrai chez Salvini c'est-à-dire vos alliés au Parlement européen vous êtes dans le même groupe donc certes vous êtes dans les oppositions au plan national comme au plan européen mais sur cette vision essentielle c'estàd l'avenir du continent là il y a et des complaisances et des ambiguïés je pense que nous sommes dans un moment majeur je le disais mon introduction et je comprends peut-être la première priorité des Français aujourd'hui c'est le pouvoir d'achat leurs préoccupations sont l'insécurité ou l'immigration mais la guerre est possible S fores différentes je pense à la guerre hybride à la guerre de l'information l'influence que nous mène notamment la Russie et j'ai suffisamment actuellement de désaccords avec Emmanuel Macron je pense notamment à ses positions concernant Israël pour dire que je suis d'accord avec les choix qu'il vient de faire danger d'escalade ce que dis mais l'escalade ça n'est pas nous qui la provoquons résumons les choses euh l'Ukraine ne peut pas tomber les Ukrainiens se battent pour nous pour nous pour notre liberté pour eux évidemment pour protéger leur territoire mais se battre pour notre liberté notre démocratie donc notre devoir est de les aider si demain et c'est possible nous le savons la Russie et les troupes de Vladimir Poutine plutôt foncent vers Odessa ou vers la Moldavie ou veulent créer toutes les conditions d'une tension avec les pays-bales parce qu'il y a des russophone qu'allons-nous faire nous savons qu'aujourd'hui notre destin est lié à celui de l'Europe et je parle de nos intérêts stratégiques d'autant plus que nous ne savons pas ce qui peut se passer avec l'élection américaines donc plus que jamais plus que jamais pardon nous avons besoin d'une Europe très forte d'une industrie de la défense européenne d'une vision d'une stratégie c'est quand même un des points positifs malheureusement malheureusement de cette terrible guerre l'Europe me semble-t-il sur ce point de vue- làà est sorti plus fort d'ailleurs ça a obligé tout le monde Mons Bardella et ses amis à des évolution sur ce sujet donc c'est un sujet majeur il faut le dire au français il un très beau livre du général lecoind qui a été mon chef de cabinet militaire qui était le chef de service qui était le chef d'état-major de nos armées qui est grand chancelier de la Légion d'Honneur aujourd'hui et qui parle de ce qu'est la guerre donc 70 ans de paix aujourd'hui se termine avec la guerre sur notre continent et il faut s'y préparer il faut s'y préparer d'une manière ou d'une autre et donc moi je mets de côté ces risques d'escalade parce que la réalité c'est que nous sommes déjà dans une escalade il faut dire cette vérité aux Français aucune complaisance à l'égard de Vladimir Poutine et pardon de le direord Bardella je vous taquiner comme vous dites fa pas dire polémiquer mais quand on a sur sa liste et que vous l'utilisez y compris comme porte-parole quelqu'un comme vous le savez bien c'est votre spadra comme Thierry Mariani j'ai pas besoin de ce sera seul seul petit moment comme ça de de de polémique parce que sinon Alexandre de vequot va me gronder mais mais quand même quelqu'un qui a été si proche et du régime de Bachar et du régime de Poutine franchement ça montre en tout cas moi je vous crois sincère par principe mais attention il y a quand même beaucoup d'ambigué et si vous gouverniez la France en ce moment-là honnêtement je pense que nos intérêts stratégiques je vous le dis froidement hein ne serit pas assuré n'avez-vous pas vendu entre 2015 et 2020 pour 152 millions d'euros d'armes à la Russie oui de Vladimir Poutine mais surtout nous avons décidé deé rassemblement national qui était au pouvoir à cette oui mais c'est j'espère que vous le serez pas et et j'ai j'espère qu'on qu'on le saura mais je vais vous dire je pense que les différentes crises que nous vivons que ce soit évidemment le retour de la guerre qui est un élément évidemment majeur dans la stabilité de de l'Europe comme la crise sanitaire que nous avons traversé a remis sur la table et j'en suis heureux le concept de souveraineté d'indépendance et d'autonomie stratégique vous avez évoqué la question énergétique je vous rejoins là-dessus effectivement l'Allemagne est pieds et pointlié par cette stratégie d'ailleurs on aura pas l'occasion en parler mais je vous en veux beaucoup d'avoir sous-investi dans la filière nucléaire parce que je pense que nous en payons aujourd'hui le prix très cher d'abord dans les factures qui sont payés par les ménages françaises comme par pas le temps parler c'est ça malheureusement d'ailleurs presque la conion je pense qu'on doit profiter je pense que de chaque crise n'est une opportunité et je pense que de cette grave crise que nous sommes en train de vivre comme celle que nous avons vécu on doit redonner à la France les moyens de sa défense de sa défense nationale on parle beaucoup d'Europe de la Défense le premier la première condition de cette Europe de la défense s'il devait y en avoir une entre guillemets serait de faire en sorte que tout le monde achète européen et achète français parce qu'aujourd'hui quand on voit que beaucoup d'États européens se place sous pavillon américains il y a des craintes à avoir sur la souveraineté de la France ass exement nos budgets de la défense sont en augmentation et je vais prendre un titre du Figaro la remontada du nucléaire est là grâce à EDF et grâce à notre filière et nous sommes en train de nouveau d'exporter et les choses sont en train de changer vous vous voilà donc de droite et on vousou la
Jordan Bardella