Conflit Israélo-Palestinien : «La libération des otages est l'avancée vers une solution à deux Etats» estime Laurent Jacobelli
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Bientôt 8h15 sur Europe 1. Soyez les bienvenus. Alexis, vous accueillez votre deuxième invité de la matinée. Il s'agit de Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle et porte-parole du parti. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Merci d'être avec nous. Avant de vous faire réagir à Sébastien Lecornu et ce gouvernement, ce nouveau gouvernement qui se fait attendre, je voulais avoir votre réaction sur ce tournant en vue dans le conflit israélo-palestinien après l'ultimatum de Donald Trump hier. Le Hamas se dit donc prêt à libérer tous les otages. Un plan de paix qui prend donc petit à petit forme.
Quelle est votre réaction à cette annonce, à ce tournant dans le conflit israélo-palestinien ?
Écoutez, nous avons toujours dit au Rassemblement National que la libération des otages israéliens était le préambule à toute trêve, à toute négociation et même à toute avancée vers une solution à deux États. Si cela s'avère, ce sera effectivement une bonne nouvelle. N'oublions pas quand même que le Hamas est un mouvement djihadiste, terroriste, que nous arrivons pratiquement à l'anniversaire du 7 octobre où de terribles pogroms ont été commis en Israël, un pays endeuillé et qui a voulu se défendre. Donc n'oublions pas, mais attendons avec, j'allais dire, bienveillance effectivement, que les otages soient libérés. Je le rappelle, c'est un préambule.
La France insoumise demande la démission de Joshua Zerka, ambassadeur de France en Israël. Est-ce que, selon vous, ce type de déclaration, de demande, illustre une fois de plus à la France insoumise une stratégie d'agitation permanente ? C'est vrai que c'est une déclaration qui en a surpris plus d'un.
Je crois que tout le monde doit garder son calme. Il y a ce qui semblerait être des avancées vers la paix. Je pense que tout le monde doit laisser la diplomatie faire et arrêter de s'agiter. La France insoumise fait une déclaration par minute contre Israël, contre les Juifs, contre le peuple israélien. On voit bien l'avancée de la France insoumise, dont l'objectif n'est pas la paix en Israël, dont l'objectif n'est pas de régler le problème au Moyen-Orient, mais l'objectif est de conquérir un électorat qui, à travers ce conflit israélo-palestinien, avance un certain nombre de haine contre les Juifs. Il faut maintenant que la France insoumise s'arrête et rentre dans le jeu démocratique.
Je ne sais pas si vous avez vu l'information, Laurent Jacobelli. Cédric Brun, qui est conseiller régional ex-LFI, conseiller dans les Hauts-de-France, il dénonce une infiltration des frères musulmans dans le parti, et il veut d'ailleurs le quitter. Il dit qu'il veut se mettre en retrait. Je voulais juste une réaction aussi sur cette déclaration de Cédric Brun.
Oui, bien sûr, mais c'est la stratégie des frères musulmans, infiltrer les associations sportives, infiltrer les associations culturelles, infiltrer certains médias et infiltrer des partis politiques. Et qui pourrait imaginer que si aujourd'hui un parti politique est infiltré, ce soit un autre parti que la France insoumise, dont les déclarations les font passer en général pour les porte-parole officiels des islamistes. Ça ne vous a pas surpris ? Non, pas une seconde.
Bon, Laurent Jacobelli, ça fait presque un mois maintenant que Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre, et on n'a toujours pas de gouvernement. Ça pourrait tomber ce week-end. On va suivre ça avec beaucoup d'attention. Comment vous analysez cette situation ? C'est vrai que les Français ont légitimement le droit de s'inquiéter. Ça fait presque un mois, je le disais. Oui, quelle est votre réaction ?
Un mois de retard dans un pays qui n'a plus le temps d'attendre. Chaque mois qui passe, ce sont des milliers de migrants supplémentaires, ce sont des milliers d'agressions supplémentaires, c'est de la dette supplémentaire, c'est du pouvoir d'achat qui baisse. Il faut d'urgence une politique de rupture. C'est ce qu'a promis d'ailleurs M. Lecornu, mais on se demande si la nouveauté sera au rendez-vous. On a plutôt l'impression que c'est l'art d'accommoder les restes. M. Lecornu faisait partie du gouvernement, il démarche ceux qui faisaient aussi partie du même gouvernement pour se placer sous la protection d'Emmanuel Macron.
Je pense qu'on n'en sortira que par les élections, que par des élections législatives, pour avoir une nouvelle majorité, pour amener, je le dis clairement, Jordan Bardella à Matignon, et pour qu'on ait une politique claire de baisse des dépenses de l'État, de baisse de la fiscalité, parce que les Français et les entreprises étouffent, de plus de sécurité et de moins d'immigration. Mais il y a vraiment urgence, et on a l'impression que M. Lecornu gagne du temps. Encore une minute, M. Lebourreau, on a l'impression que c'est un peu son adage en ce moment.
Le Rassemblement National a été reçu hier. Marine Le Pen a pu rencontrer Sébastien Lecornu, qui va prononcer son discours de politique générale mardi. Le gouvernement, lui, son nouveau gouvernement, pourrait tomber ce week-end, on attend ça. Qu'est-ce qui s'est passé pendant ce rendez-vous ? Est-ce que vous avez obtenu certaines garanties, ou au contraire, vous vous dites, là c'est terminé, on va attendre le discours de politique générale, mais bon, sans surprise, on censurera M. Lecornu.
Écoutez, Marine Le Pen a eu l'occasion d'expliquer nos lignes rouges, notre volonté programmatique, et c'est celle que je viens de vous expliquer. Moins de dépenses publiques, moins d'impôts et plus de sécurité. Mais au final, on a l'impression que M. Lecornu ne sait pas où il va, en fait. Il écoute les intervenants les uns après les autres pour essayer de mécontenter le moins de monde possible et essayer de rester en place. Mais il n'y a aucune vision politique, aucune stratégie, aucun élan pour sortir le pays de l'ornière. Or, la France est en danger aujourd'hui. Et donc, il faut une politique vraiment volontaire.
Et on voit bien qu'il n'en a ni les moyens, ni même peut-être la volonté, vu qu'il est enserré dans les taux entre LR et l'EPS, et qu'il est obligé de faire une espèce de danse du ventre pour plaire à tout le monde. Et finalement, il risque de ne plaire à personne.
Il a décidé, en tout cas, M. Lecornu, de ne pas utiliser le 49-3. Pas de passage en force. Est-ce que ça, au moins sur ce sujet-là, vous vous dites que c'est quand même positif de laisser, il l'a bien compris, le soin au Parlement de prendre des décisions et de trouver un compromis ? C'est aussi ça, le message des Français lors des dernières législatives ? C'est de trouver un compromis ?
Oui, je pense que le message est plutôt positif et de dire qu'on va essayer d'éviter le coup de force. Après, vous savez, quand on fait un peu de politique, on oublie la naïveté. Et vous savez, il existe d'autres articles qui permettraient de faire passer le budget sans l'aval de l'Assemblée nationale, notamment si les délais sont dépassés, qu'ils passent au Sénat et qu'ensuite, on puisse décréter des choses. Donc, je pense que M. Lecornu est habile, il est malin. La déclaration touche son but, qui est de dire, je vais essayer d'être plus démocrate que mes prédécesseurs.
En fait, dans les faits, s'il veut passer en force, il pourra quand même, selon notre Constitution, avec d'autres articles, notamment l'article 47, passer en force.
Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir été avec nous. Merci de votre invitation. Avec plaisir. Je rappelle que vous êtes le vice-président du Rassemblement national et député RN en Moselle.
Laurent Jacobelli