Comment la Macronie a saboté l'agriculture française - Emmanuel Blairy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Emmanuel Bléri, vous êtes député RN du Pas-de-Calais. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous êtes un élu enraciné ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Votre circonscription est à 90% rurale. Comment expliquez-vous cette ruralité et son importance ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Vous avez dit que 100 000 exploitations agricoles ont disparu en 10 ans. Qui porte la responsabilité selon vous ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Comment la France peut-elle retrouver sa souveraineté alimentaire face aux règles européennes ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut répartir les migrants dans les campagnes. Qu'en pensez-vous ?
- 8:42OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il faille un plan spécifique pour la ruralité, comme il en existe pour les banlieues ?
Temps de parole
- ?100 %
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bonjour à tous je vous invite à vous abonner à cette chaîne à aimer à partager à commenter ces vidéos c'est très important c'est une manière de nous soutenir merci à vous tous bonjour Emmanuel bléri bonjour alors vous êtes député rassemblement national du Pas-de-Calais et je voulais vous interview aussi parce que vous êtes ce qu'on peut appeler un élu enraciné enfin en tout cas ce qu'on peut dire de vous est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous êtes un élu enraciné écoutez je effectivement je suis élu du Pas-de-Calais donc dans la première circonscription qui est l'une des plus grandes de France j'ai 294 communes enracinée parce que je viens de ce monde rural de ce monde paysan avec tout ce que cela comporte c'est-à-dire c'est évidemment ces problématiques que l'on connaît on
pourra peut-être développer et puis aussi ce bon vivre qui qui fait là-bas sur place donc enraciné parce que autour de moi j'ai des gens qui sont là depuis deux trois quatre cinq générations peut-être même voir plus ce qui fait que ce sont des gens travail effectivement la terre qui travaille aussi parfois à l'extérieur les circonscription avec aussi ces problématiques j'espère qu'on y reviendra voilà pourquoi je suis un élu enraciné alors vous êtes une circonscription qui est à 90% rural exclusivement rural j'irai même parce que au pire on a des bourses de 4 ou 5000 habitants donc en fait finalement c'est semi urbain on a à chaque fois autour il nous reste quand même des agriculteurs il nous reste des paysans des chasseurs heureusement et puis on a
un nombre de communes 90% de mes communes ont moins de 1000 habitants parfois quelques dizaines d'habitants voilà ça veut dire quelque chose dans ce pays encore cette ruralité ce monde paysan que l'on doit tout prix défendre mettre en valeur et surtout préserver alors vous l'avez dit à l'Assemblée nationale en disant 100 000 exploitations agricoles ont déjà disparu contrainte toujours avec toujours plus de contraintes pour les agriculteurs la macronie a saboté en quelque sorte l'agriculture française oui c'est effectivement cela c'est 100.000 en moins depuis 10 ans je crois que Emmanuel Macron porte une responsabilité il y a d'autres constats à faire dans le monde agricole c'est selon les chiffres
quasiment un suicide par jour depuis maintenant quelques années ça dénote quelque chose les agriculteurs veulent vivre de quoi veulent vivre de leur savoir-faire de leur production et non d'aide effectivement mais j'aimerais qu'on parle de l'agriculture par un autre un autre prisme si vous permettez l'agriculture qu'est-ce que c'est en France c'est toute l'histoire de France finalement c'est en même temps la qualité de nos assiettes en même temps que la beauté de nos paysages parce que l'homme a façonné les paysages de sa main depuis maintenant plusieurs siècles je dirais même plus d'un millénaire et cette agriculture on la met pas en valeur non plus sur un sur un plan je dirais touristique la France premier pays touristique pour quelle raison pour la beauté de ces paysages et pour la
qualité de ses assiettes donc quand on a 4 % du PIB 4,1% du B sur le tourisme les agriculteurs sont effectivement même les garants je dirais du tourisme voilà c'est très important de nous souligner de le savoir oui donc nous sommes une terre agricole alors comment la France aussi peut retrouver sa souveraineté alimentaire on le sait l'Union européenne en tout cas Emmanuel Macron parle de souveraineté européenne l'Union européenne fait en sorte que nous n'ayons plus de souveraineté alimentaire comment la France a son échelle peut essayer de retrouver une souveraineté alimentaire pour pour aider nos agriculteurs alors déjà en faisant peut-être tout le contraire que ce qu'on a pu voir ces dernières années et je m'en expliquais on a eu par exemple pour nos betteraviers la crise de la jaunisse
voilà la jaunisse qui se reproduit malheureusement dans nos dans nos contrées surtout dans dans les Hauts-de-France le gouvernement a sur transposé les règles européennes c'est à dire qu'on a voulu laver plus blanc que blanc ce qui fait qu'aujourd'hui nos betteraviers nos agriculteurs ne peuvent plus utiliser ce qu'on appelle les néonicotinoïdes nous sommes le premier producteur en Europe mais demain nous allons devoir aller chercher notre sucre en Allemagne peut-être même au bout du monde en Amérique du Sud c'est sans compter effectivement l'impact en matière de carbone donc tout ceci est assez paradoxal autre chose de l'économie a annoncé il y a quelques jours un plan de 10 milliards d'euros d'économie voilà ils assument aujourd'hui peut-être le fait d'avoir
fait 600 milliards d'euros de dettes le monde précédent 150 milliards sur le dernier PDF en déficit et là on annonce 10 milliards d'euros de d'économies comment ils veulent articuler ça ils veulent supprimer ce qu'on appelle le GNR c'est-à-dire en fait le gasoil non routier défiscalisation sur le gasoil non routier ce qui va porter concrètement en janvier 2024 le litre de gasoil non routier de 1,56 à 2 euros 04 pour nos agriculteurs notamment on voit bien que le gouvernement fait le contraire c'est-à-dire que je pense en même temps illoche de la tête pour dire oui mais il dit non en fait voilà pour les agriculteurs donc il faut faire tout le tout le contraire pour eux qu'est-ce qu'il faut faire nous on a effectivement
un plan pour notre agriculture il faut retrouver effectivement cette souveraineté alimentaire pour plein de raisons parce que il on va dans je le disais de la qualité de ce qu'on mange il envoie il envoie aussi peut-être de la préservation de notre de notre santé moi on importe moins en pollue et mieux c'est pour notre pour notre santé donc il faut du localise produire local consommer local qu'est-ce que ça veut dire moi j'en ai marre je vous dis comme je le pense de consommer toute l'année des fruits des légumes du monde entier qui sont franchement excusez-moi explosion dégueulasses voilà nous dans le Pas-de-Calais on a des endives on a des bonnes pommes on a des bonnes pommes de terre dans le Var ils ont des melons ils ont des olives on peut déjà échanger
entre nous pas besoin d'apporter je ne sais où tel ou tel fruit ou légume ensuite il faut redonner la priorité à nos agriculteurs dans la commande publique voilà on a tout un tas de marchés publics dans notre pays dans toutes les strates des administrations il faut leur donner cette priorité ensuite effectivement il faut être fin à cette ce projet de défiscalisation sur le gasoil routier mais il y a pas que ça nous on est pour encore une fois baissé la taxe sur les énergies de un point à 5 5 voilà des mesures pérennes concrètes qui amèneront je pense à faire revivre notre agriculture parce que de laisser notre agriculture comme ça sur le bas-côté réellement c'est laisser la France sur le bas-côté c'est son histoire alors je voulais vous parler d'un autre sujet donc fait face
la France rurale c'est la répartition des migrants notamment donc dans les dans les campagnes ça vous vous avez eu des témoignages notamment de personnes qui ont eu qui ont eu à faire face à ce nouveau défi de la réalité c'est à dire qu'aujourd'hui les migrantes sont plus seulement dans les grandes villes mais aussi donc dans les campagnes alors effectivement le gouvernement est le président de la République ont annoncé l'année dernière cette volonté de répartir les migrants dans dans nos campagnes très clairement le la ruralité n'a pas besoin de migrant la réalité a besoin de subventions pour rénover ses églises a besoin de solutions pour lutter contre les déserts médicaux la ruralité a besoin de d'emploi a besoin de services publics on n'a pas besoin de immigrants
moi je discute avec les maires de ma circonscription je vous le disais tout à l'heure j'ai quelques communes de d'une superficie assez supérieure et quand j'y superficié supérieur c'est un nombre d'habitants de 4 à 5000 habitants je discute aussi avec les maires des petites communes pour eux il est hors de question de recevoir cette immigration que l'on voit déférer notre pays dans nos banlieue dans nos vies nos vies de moyenne aujourd'hui on a fait le constat depuis 5 ou 6 nuits de ce qu'amène aussi cette immigration le les choses sont assez claires le gouvernement veut effectivement ventiler cette immigration sur le territoire en vue de faire supporter à chacun à chacun je dis bien le coup de cette immigration le coût moral le coût physique et même le coup de cette de
cette violence il y a quelque chose d'assez d'assez important à soulignés le Medef j'ai vu ça comptabilise à peu près les dégâts pour chiffrer les dégâts de ces derniers jours 1 milliard d'euros un milliard d'euros je le dis tout à l'heure le gouvernement veut faire un plan de 10 milliards d'euros d'économies sur les gasoil non routier donc 15% serait supporté par les agriculteurs donc d'un côté on a cette immigration on a ces jeunes je dis pas que sont tous immigrés mais on a effectivement des jeunes des immigrés qui ont été dans la rue et qui ont créé ces violences d'un côté on a un milliard d'euros effectivement de de dégâts et de l'autre on va demander un milliard 500 millions d'euros aux agriculteurs pour j'allais dire lutter contre contre la
dette il y a un gros problème dans ce dans ce pays donc non nous ne voulons pas de l'immigration l'immigration doit être contrôlée on doit récupérer notre souveraineté en la matière les demandes d'asile doivent se faire dans les pays d'origine ou dans les pays voisins amis quand cela n'est pas n'est pas possible et non proposera un référendum aux Français leur demandant de effectivement êtes-vous pour que l'État français retrouve cette souverainte alimentaire on trouve ces leviers alimentaires pardon cette souveraineté en matière d'immigration et pour qu'on puisse retrouver nos leviers et puisse effectivement que l'État français puisse prendre des décisions parfois à la place de certaines règles européennes à la place de on connaît toutes ces règles Schengen etc c'est à
la France de maîtriser son immigration alors on a parlé beaucoup de plans banlieue notamment notamment le plan Bordeaux qui a été plusieurs milliards de d'euros dépensés et vous pensez qu'il faudrait aussi un plan ruralité ou enfin surtout un plan réalité c'est à dire qu'aujourd'hui les villages ont besoin de plus en plus de services publics de moyens et quand on fait la comparaison on se rend compte que il y a plus d'argent qui sont donnés finalement pour les banlieues pour la ruralité les ruraux sont des sont des taiseux c'est parti de leur ADN sont des gens qui travaillent qui se taisent et pourtant croyez-moi croyez-moi que ces gens mériteraient plus d'être dans la rue de manière pacifique pour revendiquer leur leurs problèmes et peut-être aussi donner des des solutions il faut
effectivement un plan pour la ruralité je crois que une autre président Jordan Bardella a rappelé qui était plus facile d'être d'avoir 20 ans et d'être en banlieue parisienne avec tous les services publics souvent gratuits plutôt on se retrouve dans la Creuse ou dans le Cantal dès lors qu'on a dès lors qu'on a 20 ans donc 800 mètres de la défense oui tout à fait exactement oui ça aussi ça c'est paradoxal ce grand monde économique face à cette cette banlieue autre chose j'ai entendu dire certains acteurs politiques en tout cas il violente parce que parce qu'ils sont pas pauvres parce qu'ils sont pas pauvres moi je vais vous dire je suis né dans une famille pauvre j'ai connu la précarité mais pas reconnu la précarité j'ai connu à Noël une assistante sociale
et que ma mère qui était très gênée voyez amener un cadeau parce que mes parents n'avaient juste le denier pour me donner peut-être le bifteck mais pas le cadeau à Noël moi j'ai connu ça est-ce que ma mère a fait de nous délinquants des criminels elle a fait de nous des fonctionnaires des militaires ou encore des des parlementaires donc ce prétexte se faux prétexte pour effectivement essayer de d'analyser et de comprendre la situation est totalement faux donc il faut un plan effectivement pour la ruralité je pense que si on avait mis un dixième de ces plans banlieue de ces pour l'urbanisme etc dans la ruralité on aurait réglé franchement tous les problèmes presque donc les et ce plan de ruralité ça serait pour avoir donc plus de services publics plus de transport en fait alors
faut être très précis il faut être très clair c'est assez technique comment faire ruisseler l'économie finalement sur notre ruralité en matière d'aménagement du territoire comment désenclaver certains villages certains villages on ne voit pas de bus passer par exemple c'est tout bête mais on se pose plus la question dans les Parisiennes on se la pose encore depuis toujours comment effectivement faire que nos ruraux puissent aller travailler dans les villes moyennes avec la création de ZFE qui arrive notamment dans ma secteur et Amiens à Lens et à Lille notamment comment vont-ils faire pour aller aussi se soigner donc tout ça c'est à prendre en compte il faut réfléchir à un grand plan mais pour ça il faut de l'argent je pense qu'il faut un quoi qu'il en coûte pour notre
ruralité merci beaucoup Emmanuel bléri je rappelle vous êtes député rassemblement national du Pas-de-Calais puis évidemment on continuera à suivre avec vous ces émeutes et puis au studio la fin de ce monde rural qui vous est si cher merci à vous merci à vous
Emmanuel Blairy