L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 15 septembre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Avez-vous l'intention d'user de pression pour les grands ministères du gouvernement Barnier ?
- 1:04OuverteRéponse partielle
Il n'y a pas de noms qui vous feront...
- 1:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites à ce sujet-là ?
- 2:54ComplaisanteRéponse directe
Écoutons Jean-Luc Mélenchon. Et ensuite, nous aurons votre réaction.
- 3:19RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que Marine Le Pen a reçu en échange de sa bienveillance sur la censure non automatique de Michel Barnier ?
- 4:59OuverteRéponse directe
Un sondage Doxa montre qu'un Français sur deux considère qu'il revient au RN de participer au gouvernement de rassemblement. Pourquoi ne pas participer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50InvitéFait
« Non, vous savez, il est chargé de constituer son équipe et on a dit qu'on ne ferait pas de censure a priori. »
- 1:18InvitéFait
« Vous pensez à qui ? Je ne sais pas, Madame Pécresse, des gens comme ça. »
- 1:47InvitéFait
« Il est bon qu'ils aient envie de rester, mais après, quelle politique ils vont mener ? »
- 2:05InvitéFait
« Après, il y a les ministères régaliens. »
- 2:49Invité politiqueFait
« avait fait usage d'une sorte de veto, au fond, sur quelqu'un comme Xavier Bertrand. »
- 4:09InvitéFait
« C'est parce qu'il est courtois. Je veux dire, il est simple et il s'adresse à tout le monde. »
- 5:11Invité politiqueChiffre
« un Français sur deux considérait qu'il revenait au Rassemblement National de participer à ce gouvernement de rassemblement. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Votre parti est le premier groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale depuis les élections de 2024. »
- 5:38InvitéFait
« Ça s'est joué à peu. D'abord, vous aurez remarqué que personne ne l'a proposé. »
- 6:36InvitéFait
« de mesures immédiates sur le pouvoir d'achat. »
- 12:08InvitéChiffre
« 11 millions d'électeurs ont porté des députés du Rassemblement National et du parti de M. Ciotti dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. »
- 19:14Invité politiqueChiffre
« on nous parle de 25 milliards d'économies nécessaires dès le budget 2025 pour se remettre sur une trajectoire qui nous permettrait peut-être d'atteindre les 3% de déficit en 2027 »
- 21:24InvitéFait
« bon la fraude par exemple tout le monde en parle personne n'y va »
- 21:43InvitéFait
« vous recevez 100 personnes en France si sur ces 100 personnes vous en avez 10 qui travaillent elles payent leurs cotisations elles font vivre le pays etc les 90% qui sont à la charge de la collectivité elles ont un coût »
- 29:36Invité politiqueFait
« une élection présidentielle anticipée avec peut-être une démission du président de la république »
- 30:20Invité politiqueFait
« même si elle est atteinte d'inéligibilité au terme du procès qui commence fin septembre »
- 30:24InvitéFait
« elle ne sera pas atteinte d'inéligibilité »
- 30:33PrésentateurFait
« à partir du 30 septembre »
- 31:46PrésentateurFait
« accusent Jordan Bardella d'avoir participé à l'élaboration de faux documents sur son travail d'assistant parlementaire européen »
- 34:57InvitéFait
« un clandestin »
- 35:42InvitéFait
« le dealer a été remis en liberté et l'argent lui a été redonné »
- 35:48InvitéFait
« les policiers avaient violé une propriété privée »
- 37:03PrésentateurChiffre
« Perpignan est 98ème sur 119 »
- 37:20InvitéChiffre
« le procureur l'année dernière a reconnu moins de 10% de délinquance sur la ville »
- 37:28InvitéFait
« c'est la présence de 200 policiers jour et nuit 24h sur 24 à la charge du contribuable local »
- 37:52InvitéChiffre
« de faire baisser de 10% ces actes délictueux »
- 39:38Invité politiqueFait
« le ministre de l'intérieur a démissionné »
- 42:46Invité politiqueChiffre
« 24 victimes qui s'expriment témoignages atroces »
- 45:16InvitéFait
« c'est une provocation »
- 45:44InvitéFait
« il y avait une dimension de vouloir genrer les choses le wokisme etc »
- 45:56Invité politiqueFait
« le président de la république a dit la France n'est ni wokiste ni conservatrice »
Temps de parole
- Invité70 %
- Louis Aliot16 %
- Présentateur13 %
≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver. Bonjour David Ducan.
Bonjour Marie et bonjour et bienvenue à vous Louis Alliot. Bonjour. Vous êtes maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement National et vous êtes ce dimanche l'invité de l'événement du dimanche sur LCI.
Ce dimanche, vous continuez ces journées parlementaires à l'Assemblée Nationale, on en reparlera. Mais d'abord Louis Alliot, on devrait normalement être fixé cette semaine. Quel gouvernement, Barnier 1 ? On sait que le Rassemblement National a fait en quelque sorte barrage pour Xavier Bertrand, pour Matignon. Avez-vous l'intention, Louis Alliot, vous et votre parti, d'user du même genre de pression pour les grands ministères du gouvernement Barnier ?
Non, vous savez, il est chargé de constituer son équipe et on a dit qu'on ne ferait pas de censure a priori. Mais ensuite, il va envoyer un signal avec son gouvernement et les ministres qu'il va donner. Et ce signal-là sera, j'allais dire, scruté.
Il n'y a pas de noms qui vous feront...
Non, vous savez, on voit des noms apparaître et on a l'impression quelquefois de revoir des visages qu'on n'aimerait plus voir au gouvernement. Vous pensez à qui ? Je ne sais pas, Madame Pécresse, des gens comme ça. On se demande comment ils vont faire demain ce qu'ils n'ont pas fait hier. Je résume la situation. Donc, on sera attentif à tout ça. Mais il ne faudrait pas donner un mauvais signal à l'opinion qui veut du changement. Et si ce changement est incarné à l'Assemblée et que ça devienne l'État LR, en quelque sorte, au gouvernement, je pense que ça n'ira pas très loin.
Donc, du changement, Sébastien Lecornu, Catherine Vautrin, on entend qu'ils ont envie de rester. Qu'est-ce que vous dites à ce sujet-là ?
Il est bon qu'ils aient envie de rester, mais après, quelle politique ils vont mener ? Alors, il y a des ministres au milieu de tout cela dont on n'a pas pu voir sur la durée.
C'est à Rachida Dati, Catherine Vautrin.
Oui, à la culture qui, finalement, a été récente dans le gouvernement. Les autres, on connaît. Après, il y a les ministères régaliens. Si M. Macron veut que le ministère de la Défense soit, je crois, M. Lecornu, la République. Ce n'est pas une cohabitation, même si ça a l'apparence d'une cohabitation. Et puis, c'est une cohabitation à l'intérieur d'une majorité que l'on ne connaît pas encore. Puisqu'il y a un petit peu d'horizon, un petit peu de bonheur, un petit peu de macronisme. Mais vous avez des macronistes de gauche qui gracionnent. Bref, c'est quand même le flou artistique. Et nous attendons demain ou après-demain de voir le gouvernement qui sera nommé.
Et un rassemblement en rôle d'arbitre et peut-être même un peu davantage. C'est pour ça qu'on vous interrogeait sur votre comportement vis-à-vis du reste de l'équipe. Parce qu'au moment de la nomination du Premier ministre, assez important, avait fait usage d'une sorte de veto, au fond, sur quelqu'un comme Xavier Bertrand. Ou même de ce récit de la nomination du Premier ministre pour vous attaquer. Écoutons. Écoutons. Et ensuite, nous aurons votre réaction, Louis Alliot. Écoutons Jean-Luc Mélenchon. C'était hier à la fête de l'Humanité.
Regardez-là, la Le Pen, comment elle a retourné sa veste. Demandez-vous, qu'est-ce qu'elle a reçu en échange de ça ? Bien sûr, nous, on le sait. Elle veut diriger la droite. Et elle est en train d'y arriver parce que M. Macron lui donne les clés du camion.
Qu'est-ce que Marine Le Pen a reçu en échange de sa bienveillance sur la censure non automatique de Michel Barnier ? Voilà la question, au fond, l'accusation de Jean-Luc Mélenchon.
Oui, mais je voudrais dire au Mélenchon, puisqu'il se permet aussi certaines familiarités, que c'est lui qui va permettre à M. Macron de continuer. Parce que si on prend, par exemple, la niche parlementaire, ils ne la voteront pas, eux, par sectarisme. La France insoumise, tous ne sont pas sur cette ligne et attendent, réservent leurs réponses. D'accord, mais on voit bien. On a un problème en France, c'est un problème de dialogue. Pourquoi, finalement, M. Barnier a bénéficié, j'allais dire, du bienveillant respect, on va dire, de Marine et de Jordan Mardella ? C'est parce qu'il est courtois. Je veux dire, il est simple et il s'adresse à tout le monde. Il respecte tout le monde.
La gauche, elle est dans l'invective, elle est dans le sectarisme, elle est dans la violence. Et ce n'est pas la même chose si vous avez un Premier ministre de gauche qui tolère la France insoumise et tout le discours de la France insoumise, et d'avoir un ministre qui n'est pas de nos idées, mais qui respecte les dirigeants de notre formation politique et nos électeurs. C'est une différence de taille. Donc, ça ne se jouera pas sur les hommes, ça se jouera sur les idées. Et sur les idées, on verra bien ce que propose M. Barnier.
Justement, on va, dans un instant, prendre un peu les sujets, les priorités de la rentrée, les urgences auxquelles notre pays doit faire face, et on vous entendra sur chacun des grands thèmes. Mais d'abord, je voulais vous poser une question qui, peut-être, va vous surprendre. Parce que c'est vrai que ce n'est pas habituel de se poser cette question-là. Mais nous avons vu, la semaine dernière, dans le journal Figaro, un sondage au Doxa qui m'a interpellé parce qu'on n'y voyait qu'un Français sur deux considérait qu'il revenait au Rassemblement National de participer à ce gouvernement de rassemblement. Puisque le Président a dit qu'il faut un gouvernement de rassemblement.
Votre parti est le premier groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale depuis les élections de 2024. Et vous, c'est vous, d'ailleurs, Louis Alliot, vous avez tout de suite dit qu'il n'en est absolument pas question. Je comprends bien les enjeux politiques, mais cette question, elle se pose quand même.
Pourquoi ne pas participer ? Ça s'est joué à peu. D'abord, vous aurez remarqué que personne ne l'a proposé. Et la deuxième chose, ça s'est joué à peu. Avec 50 députés de plus, la question se serait posée. 50 députés, ce n'est pas rien non plus. Oui, d'accord, mais il y a 100 députés qui se sont joués à un point. Vous vous rendez compte ? C'est rien. Donc on voit bien que c'est dans le possible pour l'avenir. Mais là, ce n'est pas le sujet. En revanche, on peut regarder texte par texte ce sur quoi nous pourrions nous prononcer favorablement et ce que nous ne voterons pas. Et j'allais dire, la clé du système actuel, elle n'est pas chez nous. Elle est chez M.
Barnier, la politique qu'il veut mener. Soit il veut mener une politique, il aura le soutien d'une partie de la gauche, mais ça ne nous conviendra pas très certainement. Soit il assume une politique de remise en ordre de la France, de lutte ou de contrôle de l'immigration, de mesures immédiates sur le pouvoir d'achat. Et à ce moment-là, nos députés et la présidente de notre groupe, évidemment Marine Le Pen, regardera ça avec attention. Soit c'est un entre-soi, on va dire, d'anciens ministres, d'anciens responsables du système. Et puis je vous le dis, ça n'ira pas très loin.
Justement, le casting, cet entre-soi que vous supputez peut-être, Marine Le Pen également n'est pas pour. On l'écoute, c'était hier aux journées parlementaires. Elle parle de la famille, les républicains. Écoutez-la.
Notre grand pays, qui est la France, ne peut pas fonctionner ainsi, ne peut pas avoir un gouvernement dirigé, effectivement, par une force politique qui a fait 5% et qui précisément a été choisie parce qu'ils ont fait 5%.
Ils ont fait 5%, 47 députés les républicains. Au vu de la situation, parleriez-vous d'un hold-up du parti de la droite française ?
Si vous voulez, ce n'est pas un hold-up, mais c'est bizarre. Moi, je vois mes concitoyens à Perpignan, ils trouvent ça, c'est extraordinaire. Le plus petit parti, on va dire, de l'Assemblée, la plus petite représentation, se retrouve à Matignon. Donc, il va falloir quand même qu'elle fasse attention et qu'elle prenne conscience de sa propre responsabilité. Parce que j'ai vu à la rentrée parlementaire des députés sénateurs LR, où ils ont accueilli M. Barnier, ils étaient là comme s'ils avaient gagné l'élection. Mais ils représentent une infime partie, aujourd'hui, de l'opinion française.
Et je pense qu'ils devraient être plus humbles, plus modestes, et s'attacher aux idées et à l'état de la France, plutôt que de savoir si M. Retailleau sera ministre intérieur, M. Wauquiez sera ministre intérieur, Mme Pécresse, je ne sais où. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne, et je ne pense pas que les Français attendent ça.
Oui, mais à la fois, s'il faut donner le sentiment d'un nouveau gouvernement, changer les visages, si M. Barnier, à vous écouter, ne peut pas tellement aller chercher chez les macronistes, parce que là, on ne change pas les visages, il ne peut pas non plus aller chercher chez LR, puisque, c'est vrai, LR n'a pas fait un bon résultat, n'a pas obtenu un bon résultat aux élections législatives, et la gauche, personne ne veut y aller, si je comprends bien. Mais donc, excusez-moi, Quelle est la solution ? Quel est le chemin ?
Le personnel politique français est tellement pauvre qu'on ne trouverait pas de nouveaux visages ? Moi, c'est ça qui m'interpelle. On va chercher encore des anciens qui ont gouverné, et on sait comment ils ont gouverné. Et ça, ça interpelle beaucoup. Je suis persuadé, moi, qu'il y a des jeunes dans les partis politiques, ou des moins jeunes, d'ailleurs, des gens compétents, des gens qui veulent servir la France, qui veulent servir l'État, qui pourraient prendre des responsabilités. Mais c'est toujours les mêmes qu'on voit, et je pense que l'opinion sera très sévère avec la nomination d'un gouvernement qui rappellera les gouvernements d'avant.
De toute façon, vous faites le pari que ça ne durera pas très longtemps. C'est ce qu'on a compris, Marie, avec l'intervention de Marine Le Pen hier.
Et on y reviendra longuement. Est-ce que ça vous choquerait que 193 députés du Nouveau Front Populaire ne soient pas représentés dans ce gouvernement ?
Mais le Nouveau Front Populaire, ça ne veut rien dire. Entre M. Ruffin, qui se fait siffler, à la fête de l'Humanité, à côté du Fiché S, député du Vaucluse, qui, lui, représente la France Insoumise, qu'est-ce qu'ils ont en commun sinon d'être allés à la soupe ensemble pour se faire élire ? Ils n'ont rien en commun. Alors, il y a déjà à gauche qui sont très estimables. Il y a des gens qui sont respectueux, qui ne sont pas sectaires. Puis vous avez d'autres qui sont abominables.
Mais M. Barnier, le Premier ministre, dit qu'il souhaite, qu'il a l'intention de faire rentrer...
Mais il aura quelques socialistes, je suppose, dans son gouvernement. Quelques socialistes.
Tout le monde lui fait en l'apportenaire, visiblement.
Mais bien sûr, parce que c'est un parti sectaire, aujourd'hui. Le parti socialiste, aujourd'hui, il est entre les mains de M. Mélenchon. Et quand on voit qu'un certain nombre de cassiques de ce parti, comme Mme Delgane, en Occitanie, sont allés au soutien de cette coalition du pire, je veux vous dire, ça fait mal au cœur de voir ça.
Mais vous dites qu'il y a quand même quelques socialistes qui sont respectables.
Je suis moi-même étonné par le comportement de l'ancien président de la République. François Hollande. Oui. Quand je le vois au milieu de ce cirque de gauche et avec des propos pas très, lui aussi, pas très courtois, pas très rassembleurs. Et je pense que, finalement, l'éviction de M. Cazeneuve n'a pas eu l'approbation de M. Hollande. On voit bien qu'il y a un jeu à l'intérieur du parti de gauche, de la gauche française, qui n'est pas clair. Et il y a des gens qui, pourtant, sont, on va dire, des républicains, des démocrates, etc., qui se comportent aujourd'hui comme des gens sectaires qui veulent, finalement, ce sont eux qui ne veulent pas que ça dure.
Et très certainement, on verra à l'avenir que ces gens-là porteront une lourde responsabilité dans ce qui se passe dans le pays.
Ça leur fait un point commun avec vous, avec Marine Le Pen, c'est que vous pensez à 2027. Oui, sauf que nous, on dit, vous ne pensez pas à la chance d'aujourd'hui ? Non, non, pas à 2027.
Si ? 2027, c'est la présidentielle. Tout le monde pense à la présidentielle.
Et donc, personne ne se retrousse les manches pour agir.
Moi, je pense à l'immédiat. Mesures de pouvoir d'achat, lutte contre l'immigration, rétablissement de la sécurité. C'est des projets de loi que nous proposerons et peut-être qui seront proposés par le gouvernement Barnier et que nous pourrions éventuellement voter.
Si vous faites le pari à la fois que le gouvernement ne tiendra pas un an, ces projets qui peuvent être quand même des projets un peu ambitieux, on peut imaginer que vous n'y croyez pas non plus.
Mais s'ils les posent, ces projets, peut-être qu'on votera pour eux. Mais on ne peut pas signer un chèque en blanc à M. Barnier en disant écoute, on va te regarder pendant trois ans jusqu'à la présidentielle et tu fais ce que tu veux. Ça n'existe pas, ça. D'abord, les concitoyens ne l'accepteraient pas et nos électeurs se sentiront trompés. 11 millions d'électeurs ont porté des députés du Rassemblement National et du parti de M. Ciotti dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Ce n'est pas rien. On ne peut pas s'asseoir dessus comme ça
en méprisant tout le monde. Alors, qu'est-ce qu'il faudrait qu'il propose en matière d'immigration, Michel Barnier, pour que vous topiez ?
Ce qu'a proposé l'Allemagne, par exemple. Est-ce qu'il sera capable demain de faire un projet de loi qui permette de rétablir le contrôle aux frontières ? On verra bien.
Mais il n'y a pas besoin d'un projet de loi, Louis Alliot. C'est prévu dans la Chine. D'ailleurs, ce que fait l'Allemagne, la France l'a fait en 2015.
Il faudra peut-être accompagner ce contrôle des frontières d'un certain nombre de mesures qui permettront de réguler aussi les flux d'immigration qui nous arrivent de l'autre côté de la Méditerranée par des coopérations, par le fait de ne pas obtenir systématiquement des aides sociales dès qu'on met un pied sur notre territoire, etc. Ça, ce sera intéressant à discuter. Mais nous discuterons. Un parlementaire, il est fait pour parler et pour discuter de projets de loi. Il n'est pas fait pour faire du cirque comme on le voit M. Mélenchon.
Pour parler, mais on reparlera par ailleurs de ce nouveau drame dans la Manche qui est intervenu ce matin, mais juste parler. David, vous le disiez, vous pensez à 2027 mais aussi à 2025 est une prochaine dissolution que vous espérez de vos voeux. Marine Le Pen l'a encore répété hier. Elle souhaite la plus courte mandature possible.
C'est votre nouveau credo ? Mais c'est une dissolution, clarification. Il n'y a pas de majorité et on le voit bien, c'est un casse-tête pour faire un gouvernement et pour diriger le pays. Donc on va voir comment ça se passe mais très certainement...
Mais vous comprenez que les électeurs, les Français plus largement, là aujourd'hui, c'est un non pour rien.
C'est-à-dire que vous êtes... Oui, mais je comprends que les électeurs aujourd'hui, d'ailleurs on le voit dans toutes les enquêtes d'opinion, se sont laissés, et le disent eux-mêmes, ne referont pas l'erreur d'aller au soutien de ce faux front républicain qui aura permis finalement à des gens infréquentables d'être élus en empêchant un gouvernement pour la France. Donc on va se poser la question par exemple de la proportionnelle. Voilà un projet de loi. Proportionnelle avec un correctif majoritaire comme il existe ce genre de mode de scrutin dans d'autres collectivités publiques en France. Quelle est d'ailleurs votre proposition précise là-dessus s'il vous plaît ? C'est ça.
C'est la proposition. Non mais quel correctif ? Parce qu'après il faut voir si c'est départemental, régional. Mais le correctif, c'est celui qui existe pour le mode de scrutin régional. Celui qui arrive en tête de l'élection au deuxième tour, eh bien il est assuré d'avoir une majorité mais avec une représentation des courants minoritaires de l'opinion qui permet à tout le monde d'être représenté. Et ça, on aurait dû le faire depuis très longtemps. Ça nourrit une frustration de beaucoup d'électeurs en France. Et je pense que c'est aujourd'hui demander des constitutionnalistes, des hommes politiques, tout le monde de dit ben oui finalement il faudrait le faire. Eh bien alors faisons-le !
Je l'évoquais il y a quelques instants ce matin, nouveau drame dans la Manche. Huit migrants meurent à Embloteuse lors d'une tentative de traversée. Ce drame qui est survenu moins de deux semaines après le pire naufrage de l'année. Sur l'immigration, on l'évoquait déjà un peu ensemble mais vous êtes dans une logique un peu du compromis avec le nouveau gouvernement ou vous dites à Michel Barnier ce sera tout notre programme et rien d'autre ?
Ce sera de réguler les flux, d'empêcher des flux supplémentaires et d'aller mettre la pression sur les pays qui nous envoient une immigration supplémentaire avec les drames que l'on connaît.
Oui mais mettre la pression vous le savez bien les laisser passer consulaires on peut leur mettre la pression mais tous les gouvernements se sont heurtés aussi. Oui ils se sont heurtés
mais ils n'ont rien fait et je me demande pourquoi d'ailleurs. Il y a des pays d'ailleurs avec qui on peut discuter on peut discuter avec le Maroc par exemple mais M. Macron s'est fâché avec le roi du Maroc c'est pas facile de discuter avec quelqu'un que vous avez méprisé et avec lequel vous êtes fâché. Donc on peut parler avec le roi du Maroc sur des flux migratoires qui nous arrivent du Maroc.
Mais ce drame humain que l'on vit maintenant dans la Manche avant sur la Méditerranée on sait très bien la perturbation que nous avons initiée en Libye qui a occasionné cette dérégulation d'une partie de l'Afrique et du Sahel et qui aujourd'hui j'allais dire a ouvert les bras à un trafic d'êtres humains. Mais on le sait depuis longtemps vous savez moi je suis à Perpignan sur la cône méditerranéenne vous avez les tonniers donc les pêcheurs de thon ils vous disent mais ça fait dix ans qu'il y a des cadavres méditerranéens. Les autorités françaises européennes savent d'où viennent ces bateaux par qui ils sont vendus par qui ils sont armés qui leur donne les GPS pour aller en Italie etc.
Mais qui fait quoi de l'autre côté de la Méditerranée pour aller dire à des pays vous allez arrêter maintenant et pour mettre en prison les passeurs qui font de l'argent cinq mille dollars par clandestin pour monter sur un bateau de fortune qui peut-être demain avec une tempête finira au fond de la Méditerranée. C'est ça les criminels ils sont là et alors après nous en Europe et en France si vous voulez on accueille toute la misère du monde mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde parce que le logement parce que l'éducation parce que la santé parce qu'il n'y a pas de travail etc.
c'est j'allais dire un système global qu'il faut repenser et jusqu'à présent personne n'a repensé système.
Avec malgré tout une immigration utile pour notre économie dans certains secteurs vous êtes d'accord là-dessus quand même ?
Il y en aura toujours mais à la marge en revanche moi je sais qu'il y a des millions de français qui sont au chômage et qui devraient être formés pour occuper des postes de travail qui ne sont pas pourvus parce que là aussi on en crève moi je vois des chefs d'entreprise souvent dans ma ville qui n'arrivent pas à trouver un certain nombre de personnes pour assumer des missions et bien formons un certain nombre de jeunes à ces métiers et rapidement c'est possible d'ailleurs ils le font très bien vous avez des contrats d'apprentissage vous avez des choses comme ça qui marchent très bien et bien il faut généraliser ce genre de choses et occuper ces postes de travail par des gens qui n'ont pas d'emploi mais qui sont déjà chez nous parce que si en plus des gens qui sont chez nous qui ne travaillent pas vous faites venir des gens d'ailleurs qui ne travailleront pas plus parce que 10% des gens qui viennent de l'extérieur trouvent un travail 10% mais les 90 autres pourcents ils sont à la charge de la collectivité c'est-à-dire des gens qui travaillent et qui produisent la richesse et ça ne tiendra pas
il se murmure que Michel Barnier aurait l'idée d'un ministère de l'immigration vous dites bonne idée ou encore une fois comme Nicolas Sarkozy c'est un gadget
parce que l'idée peut séduire et on l'a vu avec Nicolas Sarkozy mais derrière il y a quoi ? si c'est pour dire on parle d'immigration bon ben on en parle et puis on fait quoi ? si on ne fait rien et bien ça s'appelle un gadget
attention s'il le propose à Eric Ciotti peut-être que votre allié pourrait l'accepter
écoutez je ne crois pas mais on ne sait jamais je ne crois pas j'étais hier avec Eric Ciotti et je crois qu'il a les idées claires et que il n'a pas été approché il sait très bien à quoi s'en tenir
alors continuons sur les urgences de la rentrée on a évoqué l'immigration je sais que Michel Barnier l'a évoqué le sujet comme étant en haut de sa liste dans ses différentes prises de parole il y a aussi le budget le budget qui arrive dès le mois d'octobre à l'Assemblée Nationale je voudrais savoir si vous considérez si vous êtes d'accord sur le constat qu'il va falloir faire des économies première question est-ce que vous considérez qu'il va falloir faire des économies pour retrouver une trajectoire
il faudra très certainement faire des économies
on nous parle de 25 milliards d'économies nécessaires dès le budget 2025 pour se remettre sur une trajectoire qui nous permettrait peut-être d'atteindre les 3% de déficit en 2027 est-ce que vous êtes d'accord là encore sur ce montant
non on n'est pas d'accord pas d'accord sur le montant on n'est pas d'accord parce que il y a des économies vertueuses à faire qui permettent des rentrées fiscales autres et puis vous avez des économies stériles qui aggravent les problèmes si de même par exemple vous faites une économie brutale sur la santé imaginez déjà que la santé est en grosse difficulté vous allez aggraver la situation de la santé dans le pays donc il y a il faut aller chercher des économies la santé par exemple le transport médical
il est appuyé que certains coûts de transport médicaux sont outrageusement élevés et qu'on peut peut-être là-dessus
oui d'accord mais vous n'avez pas de médecine à l'urgence vous n'avez plus de médecine en ville vous avez des difficultés pour trouver des rendez-vous pour avoir une IRM pour avoir un dermato mais tout ça il faut répondre à tout ça c'est pas en enlevant les voyages c'est pas quoi que vous allez régler le problème
c'est un problème global mais Louis Alliot avant que nous arrivions sur où trouver les économies vous dites vous vous n'êtes pas d'accord avec 25 milliards donc pour le rassemblement national non mais attendez parce qu'il faut qu'on comprenne votre trajectoire mais vous avez écouté vous avez écouté le président de la cour des comptes
il a dit que c'était impossible non non non
il a dit il a dit que pour atteindre 3% il faut qu'on trouve 100 milliards 110 milliards 110 milliards d'ici et il a dit donc ce n'est pas possible non c'est pas possible jusqu'en 2027 mais en 2025 le point de départ c'est quand même d'aller chercher ces 25 milliards
mais si vous allez chercher 25 milliards dans un certain nombre de domaines qui aggravent la situation et les tensions sociales dans notre pays vous n'y arriverez pas d'accord mais alors combien selon vous combien d'économies en 25 ?
moi d'abord je ne suis pas un économiste c'est vice-président du RN oui mais je ne suis pas député non plus et je fais confiance à mes collègues notamment Jean-Philippe Tanguy qui siège à la commission des finances et qui a fait des propositions pour aller commencer par aller chercher un certain nombre d'économies là où on aurait dû aller le chercher depuis longtemps bon la fraude par exemple tout le monde en parle personne n'y va fraude sociale fraude fiscale combien ?
on peut aller chercher dans ces choses-là on ne sait pas mais il va falloir qu'on s'en occupe sérieusement l'immigration qui a un coût faramineux qu'on le veuille ou non on est d'accord ou pas moi je considère vous recevez 100 personnes en France si sur ces 100 personnes vous en avez 10 qui travaillent elles payent leurs cotisations elles font vivre le pays etc les 90% qui sont à la charge de la collectivité elles ont un coût de combien est le coût aujourd'hui en France de cette immigration sachant qu'au minimum on en héberge plus de 400 000 légaux légalement il y a tous les illégaux donc allons chercher d'abord les économies là où je pense elles se trouvent et n'allons pas commencer à aller enquiquiner excusez-moi du terme les classes populaires les braves gens qui aujourd'hui ont des difficultés à se soigner à travailler à se loger et finalement à boucler leur fin de mois parce qu'ils n'y arrivent pas
sur la justice fixe qu'elle souhaitait par le nouveau Premier Ministre certains ont déterminé le fait qu'ils souhaitaient peut-être un jour augmenter les impôts ça c'est un chiffon rouge c'est Sébastien Chenu a dit nous irons jusqu'à la censure si c'est le cas
c'est honnêtement moi je vois pas comment ils pourraient faire ou alors sur des gens qui ont des moyens extraordinaires mais sur les classes moyennes elles sont déjà là les classes moyennes je vois pas comment on pourrait presser encore plus le citron parce que le citron n'a plus de jus là aujourd'hui
on va devoir marquer une pause mais pour finir sur le budget c'est votre mesure phare en matière de pouvoir d'achat c'est l'idée de baisser la TVA à 5,5% sur les produits énergétiques question très simple est-ce que pour vous Michel Barnier doit s'en emparer sinon ce sera la censure
mais il en a parlé donc il va s'en emparer maintenant on va voir ce qu'il choisit est-ce que ce sera la baisse de la TVA est-ce que ce sera d'autres mesures immédiates ça ça va être très clair à regarder très intéressant parce que pendant qu'on disait au rassemblement national qu'on ne pouvait pas faire ce qu'on proposait l'Allemagne l'a fait le Portugal l'a fait l'Espagne l'a fait il n'y a que nous systématiquement en France quand c'est proposé par un concurrent politique c'est impossible en revanche dans les pays en Europe d'autres le font et ça n'a pas l'air de mal marcher donc essayons aussi de voir ce qui se passe chez nos voisins
Oui Alliou on reste ensemble après la pause on évoquera un rassemblement national nouvelle mouture examen de conscience durant l'été qui vous a fait réfléchir à tout de suite restez avec nous dans l'événement
Retour sur le plateau de l'événement du dimanche sur LCI avec Louis Alliou vice-président du rassemblement national et maire de Perpignan alors Louis Alliou vous étiez ce matin même au séminaire de rentrée du rassemblement national votre parti ça se passe à l'assemblée nationale vous êtes intervenu je crois dans une table ronde sur le quel est le sens de notre combat exactement c'est bien ce qui préoccupe Marine Le Pen dans ses deux jours ou trois jours de séminaire c'est comment réformer votre parti afin d'éviter les couacs qui vous ont une nouvelle fois coûté extrêmement cher on se souvient de cette candidate qui avait dit je ne suis pas raciste parce que mon ophtalmologue est juif c'est quand même consternant une autre qui portait une casquette avec les insignes nazis et pourtant il y avait un plan matignon qui nous avait été présenté en disant nous sommes prêts nous allons avoir des candidats partout pourquoi est-ce que vous seriez prêts la prochaine fois alors que vous ne l'avez pas été
cette fois-ci parce que d'abord le plan matignon il a permis quand même à 400 candidats ou 450 candidats ou même 400 plus plus de 500 candidats d'avoir aucun problème ce sont des cas isolés une dizaine et ça ça demande une attention particulière mais vous ne pouvez pas résumer la campagne législative à ces seuls cas problématiques comme nous avons eu ça c'est le premier point
ils vous ont coûté cher parce que quand un front républicain se met en place il donne du carburant à vos adversaires
oui bien sûr
il donne du carburant à vos adversaires
bien sûr mais on aurait dû s'occuper de deux choses qu'on n'a pas eu le temps de faire c'est d'abord scruter les CV des candidats en face ça on ne l'a pas fait et on y sera plus attentif la prochaine fois parce qu'il y a quelques spécimens excusez-moi du terme qui méritaient d'être connus du grand public et puis ce sur quoi avec Jordan Bardella et Marine désormais on appuie c'est sûr la formation des cadres du mouvement pour préparer les élections d'après qu'allez vous mettre en oeuvre exactement oui on était prêt il faut quand même le dire si demain on avait été au gouvernement on aurait géré la France le gouvernement de la France avec des compétences et des gens compétents ça il ne faut pas se faire d'illusions
il y a certains dans vos rangs pardonnez-moi qui reconnaissent que vous faites la tournée des plateaux vous êtes 5-6 autres députés aussi à être connus du grand public Marine Le Pen et aussi Jordan Bardella et puis derrière tout ça des inconnus pas forcément en capacité de répondre dans la longueur
parce que dans les 577 candidats qu'on a montrés vous auriez pu aller chercher aussi à part quelques brebis galeuses des magistrats des hauts fonctionnaires des médecins qui sont partants des hauts magistrats aujourd'hui qui sont candidats des chefs d'entreprise des gens qui ont qui ont une surface dans la vie civile importante mais qui n'ont pas fait la une des journaux parce que évidemment on préfère mettre la loupe sur les gens à problème que sur les gens qui pourraient être pour le Front National majoratifs mais peu importe je veux dire c'est une leçon
en tout cas vous reconnaissez quand même qu'il y a des progrès à faire
mais toujours parlons-en c'est un parti politique c'est une organisation humaine vous-même à LCI je suppose que vous interrogez sur vos émissions et la manière de les faire progresser nous exactement nous c'est pareil
alors justement comment allez-vous procéder on nous parle peut-être d'un échelon supplémentaire dans l'organisation du parti au niveau régional pour un peu plus de supervision dans le choix des candidats est-ce que c'est cette
cette piste-là il y a une décentralisation en quelque sorte du pouvoir du parti dans les régions parce qu'on est au plus près un peu du potentiel de nos candidats et de nos candidats futurs parce que dans la période en même temps que ces législatives et ces européennes se sont déroulées on a engrangé des dizaines de milliers d'adhérents supplémentaires pour la première fois on a dépassé les 100 000 adhérents c'est extraordinaire et dans ces 100 000 adhérents vous avez des profils qui très certainement seront les cadres de demain il faut les détecter il faut les former et il faut les mettre désormais en avant dans un certain nombre d'élections dont les élections municipales parce que les élections municipales ce sont des têtes de liste mais c'est toute une équipe derrière hommes femmes pour gérer très certainement beaucoup plus de villes la prochaine fois que nous n'en gérons aujourd'hui donc vous voyez que c'est un mouvement sans fin en quelque sorte
sans fin et une campagne que l'on comprend permanente avec des meetings qui seront donc organisés tous les mois
le 6 octobre à Nice sera le premier meeting on va dire de rentrée et ensuite Jordan Bardella
et des directeurs de campagne aussi nommés deux si on l'a bien compris qui seront-ils ?
attendez que ça se passe cet après-midi l'annonce se fera cet après-midi pour les élections municipales et pour préparer d'ailleurs l'éventuelle législative de juillet prochain parce que il faut quand même avoir à l'esprit que ça peut tomber en juillet prochain et là il faudra être prêt donc c'est un calendrier resserré mais c'est pas une nouvelle organisation une organisation j'allais dire plus opérationnelle qui permettra je pense d'arriver jusqu'au mois de juillet l'année prochaine dans les meilleures conditions en deux mots
en deux mots au passage on a compris que vous anticipez une éventuelle dissolution dans un an et donc de futures élections législatives anticipées est-ce que vous anticipez comme Edouard Philippe également la possibilité d'une élection présidentielle anticipée avec peut-être une démission du président de la république
je pense pas que ce soit dans son tempérament de vouloir démissionner de son poste maintenant on est pas à l'abri quand on voit le blocage du pays finalement de contestations multiples style grève d'un certain nombre de secteurs de la vie sociale que je ne souhaite pas ou nouveaux gilets jaunes que je ne souhaite pas non plus mais on n'est pas à l'abri de ça et à ce moment là le gouvernement servira de fusible très certainement mais ce sera un gouvernement déjà faible donc le seul fusible qui restera dans cette république là ce sera le président de la république
et dans ce cas de figure votre candidate c'est Marine Le Pen ah oui bien sûr forcément même si elle est atteinte d'inéligibilité au terme du procès qui commence fin septembre
elle ne sera pas atteinte
les attachés parlementaires
européens elle ne sera pas atteinte d'inéligibilité je crois que là aussi c'est un procès qui s'ouvre que nous allons nous allons mener
à partir du 30 septembre
la bataille judiciaire comme il se doit ça fait 10 ans qu'on en parle moi-même je suis dans ce procès là ça ne m'a jamais empêché d'être élu député maire je crois que les gens ont compris il n'y a pas d'enrichissement personnel c'est une discussion sur le fait de savoir si des assistants parlementaires peuvent aussi faire de la politique et si c'est finalement pas la même chose parlementaire et politique bref c'est un débat qui va être intéressant à voir mais je ne suis pas
très inquiet du procès si elle est condamnée c'est le coup d'arrêt ou pas
vous êtes serein moi je suis serein parce que d'abord vous n'êtes pas condamné comme ça du jour au lendemain
il y a des appels
il y a des appels il y a des cassations il y a quand même plusieurs moyens de se défendre et le calendrier lui politique il est resserré 2026 les municipales 2027 la présidentielle c'est dans deux ans et demi on va dire donc moi je ne suis pas très inquiet de ça moi je suis beaucoup plus inquiet de la situation du pays et d'un certain nombre de signaux qui sont dans le rouge et sur lesquels le gouvernement de la France va devoir trouver des solutions parce que s'il ne trouve pas de solution et bien je pense que ce sera encore plus grave
la situation du pays on y vient aussi en parlant notamment d'insécurité juste une parenthèse nos confrères de Libération cette semaine accusent Jordan Bardella d'avoir participé à l'élaboration de faux documents sur son travail d'assistant parlementaire européen Jordan Bardella dément il a déposé plainte annoncé déposer plainte contre notre confrère
je vais vous donner un exemple je ne parlerai pas de Bardella il va déposer une plainte etc
mais il est complètement en capacité aujourd'hui de prouver l'authenticité des documents qu'il a fournis
je suppose s'il dépose plainte c'est qu'il est en capacité de le faire moi j'ai été mis en cause en 2016 par le journal l'indépendant première page perquisition mon assistant parlementaire convoqué au SRPJ de Montpellier moi-même en tant que témoin etc six ans de procédure la première page du journal n'ont lieu cet été au mois d'août sur cette affaire-là pas un mot dans la presse il n'y a qu'un site local qui s'appelle ouyade.eu qui a relaté la chose donc il y a quand même un problème en France quand vous êtes coupable vous êtes coupable et vous êtes mis au banc de l'espace médiatique voilà c'est comme ça il n'y a pas de soucis mais quand on vous met en cause et que derrière vous êtes blanchi qu'il n'y a pas le même tintamarre médiatique pour dire il a été blanchi c'est ça que je trouve particulièrement injuste dans ce système et c'est pour ça que je me méfie beaucoup des accusations gratuites qui peut-être demain ne déboucheront sur rien qui l'aura l'honneur de Bardella quand il aura prouvé qu'il n'y avait rien c'est la question qui est posée
Louis Alliou on parlait effectivement de ces sujets qui agitent cette marche blanche en ce moment même à Grenoble en l'hommage de cet agent municipal tué la semaine dernière par un mafeu un homme connu de la justice a été identifié il est activement recherché et dans cette affaire le maire de Grenoble est mis en cause par certains dans l'opposition dans votre camp aussi l'accusant de ne pas armer sa police municipale c'est un mauvais message dit notamment un certain Carl Olive dans le bloc central qu'on envoie est-ce que d'abord vous partagez je m'adresse aussi à l'élu local que vous êtes maire de Perpignan la sécurité est-ce aussi l'affaire du maire
vous savez le concitoyen ne connait qu'une seule chose le maire il pense à juste titre que le maire a une implication dans la sécurité alors que la sécurité elle dépend de l'état c'est à l'état d'assurer la sécurité du pays mais le maire est bien obligé de pallier au manque qu'il y a dans le domaine de la sécurité aujourd'hui c'est pour cela par exemple qu'à Perpignan ce qui n'est pas rien que désormais ils sont jour et nuit 24h sur 24 7 jours sur 7 c'est un coût pour la collectivité qui est considérable mais ils ne peuvent pas tout faire ils arrêtent des voyous et ils les remettent à la police la police nationale fait son travail les remet à la justice et la plupart du temps ça fonctionne quand vous avez un procureur sérieux qui suit les dossiers et quand vous avez une police nationale avec un chef de la police qui lui aussi fait appliquer les textes mais au milieu de tout ça la plupart du temps et je m'en désole vous avez des choses extravagantes vous avez des gens des employés municipaux des placiers de marché par exemple il y en a eu un récemment que je salue au passage qui est un ancien joueur de l'USAP à Perpignan s'est fait attaquer au couteau par un clandestin je crois que le clandestin est en prison je n'en suis pas sûr enfin en prison on verra bien ce que ça mais il s'était déjà fait attaquer au couteau par un personnage dans ce quartier là le personnage a été mis dehors par la justice il a été remis en liberté c'est ça que les citoyens pointent et que les employés municipaux aujourd'hui ils ont la trouille parce que demain ils peuvent se faire planter par quelqu'un et on ne sait pas si ce quelqu'un va aller en prison ou pas
et c'est pareil
pour les squats alors les squats je vais vous raconter une histoire je m'excuse si ça prend une minute les policiers vont arrêter dans un immeuble abandonné pourri excusez-moi du terme un dealer en état de deal c'est-à-dire qu'il y avait la marchandise sur lui et de l'argent et bien je vais vous dire que le dealer a été remis en liberté et l'argent lui a été redonné de son deal parce que paraît-il les policiers avaient violé une propriété privée mais c'est complètement fou ce système est fou et après on s'étonne que dans nos rues ce soit que ce soit l'anarchie finalement
c'est de resserrer les textes au maximum est-ce que vous allez par exemple demander la construction de place de prison ça se discute dans un budget
on l'a toujours demandé évidemment accélérer mais accélérer aussi les constructions de prison nous on a une deuxième prison qui est dans le département qui est en chantier ou qui va être en chantier accélérons le chantier on a un palais de justice qui est vétuste accélérons le palais de justice on a un commissariat je vous jure venez le voir à Perpignan vous allez voir à quoi ça ressemble les policiers le demandent depuis dix ans paraît-il que les crédits sont sanctuarisés la mairie a donné le terrain au ministre de l'Intérieur on n'a toujours aucune décision en France on a l'impression que quand il y a des choses bien que l'on peut faire il n'y a aucune décision voilà l'administratif prend le pas sur l'efficacité publique et on en arrive à des aberrations et malheureusement aujourd'hui ce sont les citoyens qui pécachent ces aberrations
mais malgré tout c'est aussi l'affaire l'affaire du maire dans un classement établi par nos confrères du Parisien datant de marche je n'ai pas pris celui du Figaro non je n'ai pas pris celui du Figaro mais qui analyse les chiffres de la délinquance dans 119 villes françaises de plus de 50 000 habitants Perpignan est 98ème sur 119 oui mais que disent ces chiffres de votre aussi responsabilité parce que vous ne vous défilez pas quant à votre responsabilité
en tant qu'élu alors je vais vous dire ce que disent ces chiffres que vous ne dites pas c'est que le procureur l'année dernière a reconnu moins de 10% de délinquance sur la ville absolument c'est indiqué mais ça c'est la présence de 200 policiers jour et nuit 24h sur 24 à la charge du contribuable local et il est vrai qu'on a été bien aidé je l'ai toujours reconnu mais qui n'a pas tout fait mais qui nous a aidé par l'envoi de gendarmes sur le terrain qui ont permis avec la coopération police municipale police nationale ou gendarmerie et la justice de faire baisser de 10% ces actes délictueux ça pourrait donner un exemple à d'autres
alors justement est-ce qu'il faut par exemple que le rassemblement national est premier groupe à l'assemblée nationale on vous pose des questions sur la politique de la nation c'est logique vous pouvez l'influencer en tout cas si vous n'avez pas gagné vous pouvez maintenant quand même l'influencer est-ce qu'il faut par exemple ne plus laisser le choix au maire et de leur dire une police municipale c'est une police armée en France
oui je pense que dans les grandes villes en tout cas je pense qu'effectivement la police municipale devrait être armée mais ça veut dire aussi qu'on écoute les maires on les écoute on les écoute
Eric Piolle il faut l'écouter
non mais Eric Piolle c'est une caricature
il n'est pas le seul à dire on n'arme pas
oui on n'arme pas mais on voit aussi l'état de la délinquance à Grenoble à un moment donné il faut aussi que les textes encadrent l'action des maires et heureusement parce qu'on ne peut pas donner aussi tous les pouvoirs à la police municipale moi j'y suis opposé la police nationale tient la sécurité du pays la police municipale le fait jusqu'à j'allais dire sa compétence propre elle ne peut pas aller au-delà parce qu'on ne sera pas à l'abri de dérive ou quoi que ce soit donc attention à ça mais ça a un coût pour la collectivité et il faut que l'état aide les maires à se doter des équipements qui permettent vidéosurveillance aussi les caméras
et une généralisation partout
ça mais la présence dans les quartiers la police de proximité nous on a remis des postes de police de proximité dans les quartiers très appréciés de nos concitoyens qui ont été enlevés en son temps par la droite je crois et qui avait été mis en place par monsieur Jospin bon ils ont tout enlevé alors qu'il faudrait de la police nationale aussi dans les quartiers et je pense que cette présence là elle sera profitable j'ajoute et j'en termine la drogue personne n'en parle fléau non non non pas comme il faudrait
le ministre de l'intérieur a démissionné on a fait son cheval de bataille
oui son cheval de bataille je n'ai pas vu de campagne générale de pédagogie de sensibilisation dans les écoles comme il en existe pour le tabac ou pour l'alcool je n'ai pas vu cela il faut taper fort sur la drogue il faut taper fort sur le trafic sur le consommateur
également
et il faut taper sur le consommateur par tout simplement des contraventions parce que ça il faut le faire or par exemple un policier municipal aujourd'hui il tombe sur quelqu'un qui achète de la drogue et bien il ne peut pas il ne peut pas lui mettre une contravention donc il faut pouvoir le faire il faut pouvoir responsabiliser les consommateurs parce que c'est ce qu'avait dit d'ailleurs à juste titre monsieur Dupond-Moretti le consommateur qui va acheter son cheat au coin de la rue il est responsable du sang qui coule quelques temps après quand il y a des règlements de compte autotrafiquants et quand beaucoup de jeunes qui malheureusement sont pris dans ces mafias finissent par rentrer dans des jeux de gang et ça finit souvent ça se termine mal donc tout ça il faut le faire il faut avoir le courage de le faire il n'y en a pas beaucoup qui ont ce courage là
Louis Allieu je m'adresse au maire de Perpignan que vous êtes les révélations autour de l'abbé Pierre ont absolument bousculé l'église la fondation et Emmaüs après des décisions graves on a appris par ailleurs que le Vatican savait depuis de très nombreuses années à Perpignan la salle des assises où se trouve l'avenue abbé Pierre pardonnez-moi on peut d'ailleurs lire sur le tribunal site abbé Pierre allez-vous oui ou non débaptiser l'avenue abbé Pierre dans votre ville à Perpignan
d'abord un c'est abominable deux c'était connu de beaucoup qui se sont tus parce qu'il avait une espèce d'aura de générosité plutôt de gauche d'ailleurs tout le monde voilà maintenant que l'on sait si la fondation abbé Pierre change de nom ce que j'ai cru comprendre absolument oui à ce moment-là nous débaptiserons la rue de l'abbé Pierre
mais donc
décision prise décision prise donc décision prise il y a une commission chez nous moi je vous dis ça maintenant il y a la commission des hommages etc des noms de rues qui se réunira et on prendra mais ça demande aussi un travail d'explication parce qu'il y a des gens qui habitent ces rues là il y a des personnes des citoyens il faudra changer leur adresse ça se fait pas comme ça en fait on croit que ça se fait comme ça ça se fait pas comme ça mais je veux dire on entamera les démarches pour arriver à débaptiser cette rue vous y êtes favorable là je crois qu'on est sur un sujet délicat et important et on voit bien que ces abominations commises par un homme entre guillemets d'église mais par un homme aussi du domaine social parce que c'est ça l'abbé Pierre c'était ça le logement etc c'est ça prouve quand même que il faut pas non plus sanctuariser les gens pour quelquefois ce qu'ils ont fait et être prudent et que quand on connaît le comportement d'un certain nombre de responsables et bien je pense qu'aujourd'hui il faut aussi avoir le courage de le dénoncer parce que sinon on en arrive assez honnêtement à prendre 17 ans après le comportement de l'abbé Pierre on en reste quand même médusé et ça ne devrait pas arriver en fait
évidemment les témoignages 24 victimes qui s'expriment témoignages atroces mais l'élu que vous êtes à aucun moment ne pèse peut-être aussi le pour et le contre en se disant voilà il y a des comportements absolument inexcusables ignobles mais il y a aussi un patrimoine qui a été laissé est-ce que cette réflexion-là a animé quand même
votre réflexion ? elle animera la commission des hommages et des personnes de l'opposition et de la majorité qui y siègent et vous votre opinion est faite il n'y a pas à tergiverser compte tenu de la gravité des accusations je pense que ce sont des questions qu'il faut allier à on appelle ça à la technique administrative changer le nom de rue c'est très compliqué voilà si vous prenez ça imaginez que vous ayez le boulevard Clébert qui s'appelle l'abbé Pierre oui non mais si c'est le sujet parce que c'est pas une mince affaire nous la rue je crois qu'il y a deux ou trois immeubles ce sera beaucoup plus facile que de le faire ailleurs mais sur le fond moi j'y suis favorable
mais ça ne changera rien par exemple aux subventions que la ville de Perpignan peut donner à une fondation comme Emmaüs non d'ailleurs
ni à Emmaüs ni à la fondation de l'abbé Pierre qui construit des logements et avec lesquels on est engagé et en discussion sur des projets heureusement d'ailleurs
on arrive presque à la fin de cette émission vous avez peut-être vu vous étiez en séminaire mais vous avez dû sans doute voir ces images cette parade sur les Champs-Elysées hier pour fêter les athlètes olympiques paralympiques dans votre camp vous-même vous n'avez pas été tendre sur l'organisation de ces JO ce n'était pas si mal finalement
non ? ah ben moi je oui ce n'était pas si mal un je me félicite de la sécurité il n'y a pas eu quoi que ce soit tant mieux parce que c'était quand même un risque que tout le monde pointait y compris des criminologues comme monsieur
y compris Éric Ciotti également qui parlait de folie criminelle d'organiser cette cérémonie sur la scène
y compris comme monsieur Boer qui est par Éric Ciotti non mais il faut quand même dire les choses il y a les politiques il y a aussi des gens des spécialistes de la sécurité évidemment on peut critiquer la cérémonie moi tout ne m'a pas plu mais il y a des choses qui étaient mieux que d'autres voilà et ça reste j'allais dire du sport ça reste la fête du sport les athlètes français se sont comportés admirablement bien donc voilà moi je préfère dire oui c'est vrai on a été peut-être un peu durs et un peu critiques mais que tout cela se soit bien terminé j'en suis plutôt heureux
les propos de Marine Le Pen sur Ayanna Kamoura de la provocation tout ça vous ne le regrettez pas
mais c'est une provocation mais c'est comme ça voilà Marie-Antoinette j'ai trouvé ça scandaleux la scène avec des travestis j'ai trouvé ça scandaleux mais voilà qu'est-ce que vous voulez faire c'est comme ça on ne reviendra pas en arrière les gens jugent et au final dans les provocations et les choses comme ça on peut critiquer ces provocations d'ailleurs j'ai vu que la personne qui a fait le spectacle
le chorégraphe Thomas Jolie
Jolie a dit ce matin je crois dans le Figaro que oui il y avait une dimension de vouloir genrer les choses le wokisme etc j'y suis totalement opposé c'est son idéologie c'était un spectacle idéologique c'est dommage
le président de la république a dit la France n'est ni wokiste ni conservatrice
oui ni l'un ni l'autre sûrement il y a sûrement toujours un chemin au milieu mais là on peut dire que c'était beaucoup plus provocateur que rassembleur mais au final ça s'est terminé par l'admirable chanson de Céline Dion et moi j'ai trouvé ça plutôt voilà
il y a Nakamura bof Céline Dion super
c'est pas il y a Nakamura ça manquait ça manquait peut-être de faire surgir des personnalités françaises qu'il aurait mérité voilà
surgir des personnalités c'est un peu votre enjeu vous retournez au séminaire là après c'est là vous y retournez
et on connaîtra ses directeurs de campagne peut-être on en saura un peu plus dans l'après-midi
merci Louis Allion d'avoir été notre merci
merci beaucoup merci David et on reste ensemble dans LCI Midi Weekend on abordera là on a parlé ensemble cette marche blanche à Grenoble après cet agent municipal a tué le week-end dernier marche blanche et rassemblement autour de la famille à tout de suite sur LCI merci
Louis Aliot