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InterviewPublic Sénat· 9 septembre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéJusticeSolidarités & familleÉducation & recherche

Xavier Iacovelli : " La protection de l'enfance est une priorité nationale " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    En quoi ce texte n'est-il pas seulement une loi de plus ?

  • 2:10RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous avez attendu autant de temps pour proposer un tel texte ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on peut retenir de ces auditions et de cette commission d'enquête ?

  • 6:38RelanceÉludée

    Comment est-ce que ce recueil de la parole de l'enfant permet à la justice d'agir ?

  • 7:23OuverteRéponse directe

    Il y a besoin que la société mette la pression sur la justice ? Vous les comprenez, ces manifestants ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    C'est ce qui ressort des témoignages de parents : des défaillances dans la prise en compte de la parole des enfants victimes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « Il y a actuellement, au sein du parquet de Paris, 2 900 enquêtes pénales pour violences sexuelles sur des enfants. »
  • 4:16Invité politiqueChiffre
    « Parmi ces enquêtes, 235 concernent le secteur périscolaire parisien, c'est-à-dire un peu moins de 10%. »
  • 5:10InvitéChiffre
    « 86% des familles hésitaient à mettre leurs enfants dans du périscolaire. »
  • 5:47InvitéChiffre
    « Il y a 72 départements sur 101 qui ont des dysfonctionnements structurels sur la question de l'accueil du périscolaire. »
  • 7:40InvitéChiffre
    « 40% des communes aujourd'hui qui accueillent des enfants ne demandent pas de subvention à la CAF et ne remplissent pas les critères pour être contrôlées. »
  • 11:24Invité politiqueFait
    « Les sénateurs ont auditionné une journaliste de RTL qui a mené l'enquête sur ce secteur périscolaire et qui s'est présentée dans une mairie d'Île-de-France avec un CV falsifié pour se faire embaucher en tant qu'animatrice périscolaire. »
  • 12:48InvitéChiffre
    « Il faut 50% seulement d'animateurs formés et diplômés. »
  • 21:12InvitéChiffre
    « On a une baisse de la démographie qui est quand même importante. Dans les années à venir, on va avoir 1,5 million d'élèves en moins. »

Temps de parole

  • Invité45 %
  • Invité 219 %
  • Présentateur16 %
  • Xavier Iacovelli12 %
  • ?3 %

≈ 14,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Comment

0:05
Présentateur

protéger nos enfants ? On en parle tout de suite avec Xavier Yacovelli. Xavier Yacovelli, vous êtes sénateur RDPI Renaissance des Hauts-de-Seine, vice-président du Sénat. Nous sommes ensemble pour parler de la protection de l'enfance. Affaire Liana, violences dans le périscolaire. Les drames et alertes se sont multipliées ces dernières semaines. Gouvernement, Parlement mettent des textes, des commissions d'enquête sur la table. Et on va commencer en parlant de la loi intégrale contre les violences faites aux enfants et aux femmes. Elle arrive au Parlement, en commission, à l'Assemblée.

Une loi qui veut traiter tous les aspects liés aux violences, du repérage, à la sanction, en passant par l'accompagnement des victimes. En quoi ce texte n'est-il pas seulement une loi de plus

0:49
Locuteur

? Parce

0:50
Invité

que justement, elle est intégrale, vous l'avez rappelé. Une loi intégrale, son but, c'est de pouvoir répondre, non pas par des mesurettes, mais par une vision globale de la question de la protection des victimes, qu'elles soient femmes ou que ce soit des enfants. Et donc, sur la question de la détection, sur la question de la prévention, sur la question de la gestion aussi par la police et par la justice, et puis la question aussi de l'accompagnement des victimes par du soin. Et ça, c'est indispensable. Et c'est ce qui peut-être manque aujourd'hui de notre système, c'est comment est-ce qu'on accompagne les victimes.

Moi, je parle toujours du principe qu'on ne guérit pas, en fait, d'une violence ou d'un viol qu'on a subi. Mais par contre, on apprend à vivre avec, et c'est par le soin psychologique, notamment, qu'on peut y arriver. Et puis, y a aussi la question pénale pour les auteurs, qu'il faut aussi voir. On a eu ce débat lors des premières auditions à l'Assemblée nationale, notamment sur la question de la perpétuité pour les auteurs qui sont récidivistes. Moi, je regrette que la gauche s'est positionnée contre cette sanction. Mais donc, on aura ce débat. Il y a ce débat qui commence, du coup, à l'Assemblée nationale, et nous aurons ensuite le débat au Sénat.

1:58
Locuteur

Parce

1:59
Présentateur

que le texte prévoit, effectivement, la réclusion criminelle à la perpétuité pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans. Il y a d'autres mesures, notamment qui concernent la justice, un délai maximal de trois mois pour les actes essentiels d'enquête. Pourquoi vous avez attendu autant de temps pour proposer, pour présenter un tel texte

2:15
Locuteur

? Alors

2:16
Invité

déjà, c'est un texte qui est proposé, en fait, une volonté des associations depuis de nombreuses années. Et donc, effectivement, c'est l'accumulation de ces violences et de ces drames.

2:28
Présentateur

– Mais qui n'est malheureusement pas nouvelle.

2:30
Invité

– Non, ce n pas à qu faut le dire. Moi, pour le coup, ça fait neuf ans que je me base sur la question des violences intra-infamiliales, sur la question de la protection de l'enfance. Et moi, je n'arrête pas de dire qu'à force d'accumuler des petites lois, on fait des mesurettes qui, effectivement, c'est la politique des petits pas, alors que ça mériterait une révolution. –

2:47
Locuteur

Mais vous avez

2:47
Présentateur

trop tardé, Emmanuel Macron a trop tardé à l'engager, cette révolution,

2:51
Locuteur

on à la fin de son second quinquennat. –

2:52
Invité

Je pense, en fait, que ce n pas forcément Emmanuel Macron ou le gouvernement, je pense que collectivement, on était très peu, encore, il y a quelques mois, à s'intéresser à la question de la protection de'enfance. Moi, je vous rappelle, parce que je l'ai déjà dit sur votre plateau, mais quand je me suis représenté en 2023 pour ma réélection de sénateur, on m dit, mais pourquoi tu travailles sur la protection de l'enfance ? Ça ne rapporte aucune voix. Voilà, c'était ça la vision du politique et de la société en général. Les enfants ne parlent pas, la violence sur les enfants, il faut le cacher parce que c'est quelque chose qui nous prend au trip et donc on ne veut pas le voir.

Et donc, il y avait une espèce d'omerta sur la question de la protection de l'enfance. Et donc, cette prise de conscience de la population, et donc, du coup, qui pousse le politique, le pouvoir politique, à se saisir de cette question, c'est malheureux, parce qu'il y eu des drames qui ont été commis, qui ont été subis, mais maintenant, ça nous permet, peut-être collectivement, de se rendre compte que la protection de l'enfance, 'est une priorité nationale.

3:41
Locuteur

–

3:42
Présentateur

Il a été question cette semaine au Sénat de cette protection de l'enfance, des violences dans le péri-scolaire, puisqu'il y une commission d'enquête qui mène actuellement des travaux, commission d'enquête née après les scandales à la mairie de Paris. Alexandre, vous allez nous éclairer sur ce qui s'est passé ces derniers jours à la Chambre-Route. Qu'est-ce qu'on peut retenir de ces auditions, de cette commission d'enquête ?

4:02
Xavier Iacovelli

– Eh bien, d'abord, on peut retenir un chiffre. Il a été donné lundi par la procureure de Paris, Laure Becquot, lors de son audition devant la commission d'enquête. Il y a actuellement, au sein du parquet de Paris, 2 900 enquêtes pénales pour violences sexuelles sur des enfants. Et parmi ces enquêtes, 235 concernent le secteur périscolaire parisien, c'est-à-dire un peu moins de 10%. Alors, la procureure de Paris, lors de son audition, a dit faire face désormais à une vague de signalement pour ce type d'affaires. Et elle reconnaît que la justice ne répond pas toujours aux attentes des familles de victimes.

4:35
Locuteur

Savoir

4:36
Locuteur non identifié

se regarder dans le miroir et mesurer l'efficience de notre prise en compte de la révélation des faits.

4:41
Locuteur

Il

4:42
Locuteur non identifié

faut restaurer la confiance.

4:44
Locuteur

J

4:44
Locuteur non identifié

'ai, madame la rapporteure, tout à fait conscience des attentes

4:49
Locuteur

et

4:49
Locuteur non identifié

voire des déceptions

4:52
Locuteur

que

4:52
Locuteur non identifié

nos fonctionnements collectifs provoquent et singulièrement, sur ce qui me concerne, le fonctionnement de l'institution judiciaire.

4:59
Xavier Iacovelli

– Xavier Iacovelli, vous reconnaissez qu'il y a une perte de confiance dans la justice, dans le traitement de ces affaires de violences sexuelles sur enfants

5:06
Locuteur

? –

5:07
Invité

Je pense qu'il y a une perte de confiance sur l'ensemble de la chaîne. 'est-à-dire, aujourd'hui, il un sondage qui est sorti d'ailleurs au mois de juillet pour votre chaîne où 86% des familles hésitaient à mettre leurs enfants dans du périscolaire. Maintenant, on a vu à Paris, pour cet été, y a eu 13% de baisse d'accueil de périscolaire parce que les familles ont peur et c'est légitime. donc, comment est-ce qu'on répond à cette peur ? Et c'est par un renforcement. Et moi, je salue vraiment le travail de la sénatrice Agnès Sévren, sénatrice de Paris, qui mène ses auditions, qui est rapporteure et qui mène ses auditions avec minutie et qui va vraiment dans le fond des sujets.

J'en parlais hier avec elle. Il y a 72 départements sur 101 qui ont des dysfonctionnements structurels sur la question de l'accueil du périscolaire. Donc, en fait, Paris, c'est un cas exceptionnel par l'ampleur et par l'omerta qu'il y eu sur la gestion du périscolaire et des défaillances du périscolaire. Mais malheureusement, ce n'est pas une exception. Et ça touche vraiment l'ensemble du territoire français sur lequel il faut qu puisse apporter une

6:10
Xavier Iacovelli

réponse. Et face à ce fléau, la justice ne rassure pas. Il faut restaurer la confiance. C'est ce que dit la procureure de Paris.

6:14
Locuteur

Oui,

6:15
Invité

il faut que la justice puisse répondre. Alors, c toute la problématique, 'est-à-dire la charge de la preuve. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on arrive

6:24
Locuteur

avec

6:25
Invité

des preuves, avec le recueil de la parole de l'enfant qui est aussi parfois toujours problématique et sur lequel on a peu de preuves. Comment est-ce que ce recueil de la parole de l'enfant permet à la justice d'agir ? Et c'est le problème. Et je pense qu'il y a aussi un accompagnement des familles parce que ça a été relevé d'ailleurs lors des auditions. Quand il y a un classement sans suite et que les familles victimes n'ont pas été prévenues, en fait, ça, c'est aussi un problème, un dysfonctionnement et une perte de confiance pour les familles. Parce qu'il y a un classement sans suite par faute de preuves. Il faut l'expliquer aux familles.

Il faut expliquer pourquoi ça ne fait pas en sorte que l'enfant n'est plus une victime. Ça fait juste que la justice ne peut pas rendre son verdict parce qu'il manque des preuves. Mais il faut ça informer.

7:11
Locuteur

– Vous avez entendu,

7:12
Présentateur

vous avez vu les manifestations qui ont eu lieu lundi soir à Paris dans plusieurs villes de France pour mettre la pression sur la justice. C ce que disaient les manifestants, qui étaient beaucoup des manifestantes d'ailleurs. Il y a besoin que la société mette la pression sur la justice ? Vous les comprenez, ces manifestants ?

7:25
Locuteur

–

7:25
Invité

Moi, je comprends parce qu'il y a une colère. Donc, il faut qu s'expriment quelque part. Et tant que les manifestations sont pacifiques et réclament des droits nouveaux, oui, moi, je soutiens clairement ce mouvement. Après, ce n'est pas seulement une question de justice. On en parlait tout à l'heure. Mais quand on sait que 40% des collectivités, 40% des communes aujourd'hui qui accueillent des enfants ne demandent pas de subvention à la CAF et ne remplissent pas les critères pour être contrôlées. Et donc, ça veut dire qu'elles ne sont pas contrôlées. Donc, il n pas d'exigence sur le taux d'encadrement. Il n pas d'exigence sur les animateurs qui doivent être diplômés.

Et donc, ça sort complètement des radars de la protection de nos enfants. Et donc, oui, il faut y répondre. Et le projet de loi sur l'enfance répond en partie, justement, à tout ce sorti de radar sur la protection de'enfance.

8:19
Présentateur

– on va y venir, justement, aux questions de recrutement. Mais d'abord, Alexandre, il y a des défaillances dans la prise en compte de la parole des enfants victimes. C'est ce qui ressort des témoignages de parents qui ont été recueillis par la commission d'enquête.

8:30
Xavier Iacovelli

– Oui, recueillir la parole des enfants victimes, c'est tout l'enjeu dans ces enquêtes. Et la rapporteure de la commission d'enquête du Sénat, Agnès Évren, a commencé à auditionner des familles de parents victimes, des familles de parents d'enfants victimes de violences sexuelles. Et selon ces parents, il y a des problèmes dans le recueil de la prise de parole. Un manque d'empathie de la part de la police, un manque de temps aussi consacré à l'enfant victime, des défaillances qui ont été démenties par les policiers parisiens de la brigade de protection des mineurs lors de leur audition devant la commission d'enquête.

9:01
Locuteur

–

9:01
Locuteur non identifié

Quand vous me dites que les enfants ont été entendus 20 minutes, je ne pas le croire. À la brigade des mineurs, aucun enfant n'a été entendu 20 minutes.

9:09
Locuteur

Enfin,

9:10
Locuteur non identifié

ça me paraît. –

9:13
Locuteur

C'est

9:13
Locuteur non identifié

systématique. C'est-à-dire qu'on nous dit tous, on est enfermé dans un créneau, on nous dit, voilà, comment est-ce que l'enfant peut libérer sa parole si on sent que tout est minuté ? – Alors, tout n'est pas minuté. Alors déjà, il y a tout un

9:24
Locuteur

processus pour accueillir la famille. – tellement

9:26
Locuteur non identifié

d'affaires que sans doute, forcément, il y un tel…

9:30
Locuteur

–

9:30
Locuteur non identifié

Non,

9:30
Locuteur

mais on a

9:31
Locuteur non identifié

le temps, quand le mineur est là,

9:32
Locuteur

on a le temps pour…

9:33
Locuteur non identifié

– Je vous assure que ce n'est pas du tout les témoignages et je vous les enverrai. Les

9:36
Locuteur

témoignages

9:37
Locuteur non identifié

écrits, on les a, je

9:38
Locuteur

vous les

9:38
Locuteur non identifié

envoie.

9:39
Xavier Iacovelli

– Dans cette audition, la brigade de protection des mineurs a rappelé qu'il existe aujourd'hui un protocole très strict pour recueillir la parole des enfants victimes de ces violences sexuelles avec la présence d'un psychologue, d'un médecin, d'une salle spécifique, dont le but est de créer un lien de confiance avec l'enfant pour qu'il puisse exprimer au mieux sa parole dans les meilleures conditions. Xavier Akoveli, on doit encore progresser dans la prise de parole de ces victimes de violences sexuelles ?

10:04
Invité

– Oui, y eu beaucoup de progrès qui ont été faits, notamment sur des salles spécifiques, 'est-à-dire que quand les enfants sont auditionnés, si on les auditionne dans les commissariats qu'on peut connaître, nous, en tant qu'adultes, avec des policiers en uniforme, ça ne rassure pas et ça n'aide pas à la libération de la parole de l'enfant. Donc oui, il a eu une évolution, maintenant c'est des salles spécifiques, des agents de police qui sont formés et qui permettent, enfin qui ne sont plus en tenue de policiers, mais en tenue civile pour rassurer aussi l'enfant.

Mais effectivement, il faut aller plus loin parce que moi j'ai toujours dit que la libération de la parole elle a toujours eu lieu, les enfants ont toujours parlé, sauf que les adultes n'ont pas su écouter, n'ont pas su prendre en compte. Et donc c'est aussi la question de la détection des signaux faibles. Là, c'est dans le cadre des auditions, avec des policiers assermentés, mais comment est-ce que dans toute la chaîne de signalement possible, on forme des professionnels, forme des adultes qui sont capables de détecter les signaux faibles, que ce soit de l'animateur, aux gardiens d'école, aux médecins, il faut qu'on ait...

En fait, il faut qu'on se dise qu'à tous les niveaux, dès qu'il y un enfant, il y a forcément un prédateur autour et il faut forcément qu'il un adulte protecteur qui soit capable de détecter les signaux faibles.

11:16
Locuteur

On

11:16
Présentateur

en parlait, la question du recrutement, parce que ces affaires de violences sexuelles dans le périscolaire montrent aussi des dérives dans le recrutement des animateurs.

11:23
Xavier Iacovelli

Oui, les sénateurs ont auditionné une journaliste de RTL qui a mené l'enquête sur ce secteur périscolaire et qui s'est présentée dans une mairie d'Île-de-France avec un CV falsifié pour se faire embaucher en tant qu'animatrice périscolaire. Vous allez le voir, son témoignage est différent.

11:38
Locuteur

Mon

11:38
Locuteur non identifié

entretien a duré 8 minutes

11:41
Locuteur

et

11:41
Locuteur non identifié

portait

11:42
Locuteur

sur... Est

11:44
Locuteur non identifié

-ce que j'ai déjà eu des expériences avec des enfants

11:45
Locuteur

? J

11:46
Locuteur non identifié

'ai répondu très rapidement. Est-ce que j'ai eu des ennuis avec la justice

11:51
Locuteur

? Est

11:51
Locuteur non identifié

-ce que j'étais disponible aujourd'hui

11:53
Locuteur

? Est

11:54
Locuteur non identifié

-ce que j'avais un diplôme dans l'animation

11:55
Locuteur

? C

11:57
Locuteur non identifié

'est toutes les questions qui m'ont été posées.

11:59
Locuteur

Quand

12:00
Locuteur non identifié

je suis partie de cet entretien, je ne savais pas que j'allais travailler dans une école Ulysse. Je l découvert en arrivant sur place. Donc, et l'entretien, comme je vous le dis, il a duré 8 minutes au total,

12:11
Locuteur

mais

12:12
Locuteur non identifié

il y a 8 minutes entre le bonjour et le au revoir.

12:15
Locuteur

Et

12:15
Xavier Iacovelli

au terme de cet entretien de 8 minutes, la journaliste a été embauchée dans une commune comme animatrice périscolaire. Xavier Kaudi, comment on explique ces immenses failles dans le recrutement de ces animateurs

12:25
Locuteur

? Alors,

12:26
Invité

moi, je ne pas chercher d'excuses. J'essaie juste de comprendre le pourquoi. Et effectivement, aujourd'hui, les collectivités, les communes nous disent, aidez-nous, enfin, nous disent au niveau de l'État, aidez-nous parce qu'en fait, on gère la pénurie. Et c'est ce qui se passe aujourd'hui. 'est-à-dire que, puisqu'il faut accueillir les enfants dans le périscolaire, et qu'en plus, la loi est quand même peu contraignante sur la formation des animateurs, puisque, je rappelle qu'il faut 50% seulement d'animateurs formés et diplômés.

12:54
Locuteur

Il

12:55
Invité

faut maximum 50% de stagiaires, donc ils ne sont pas complètement diplômés, et on peut avoir 20% d'encadrants qui ne sont pas formés du tout. Et donc, quand on met toutes ces possibilités qui, normalement, devraient être en complément des animateurs formés, on voit bien qu'on manque de formation pour ces animateurs, pour ces encadrants, sur la détection des signaux faibles, j'en parlais tout à l'heure.

Et puis, on a une problématique, notamment sur la question du périscolaire, on a une direction bicéphale, c'est-dire que, d'un côté, on a les enseignants, le directeur d'école, la directrice d'école, qui sont gérés par l'éducation nationale, et puis, de l'autre, on a le directeur du périscolaire, les animateurs, qui sont gérés par la commune. Et parfois, ça ne communique pas, parfois, il n pas de lien, et il y a manque de cohérence. Et donc, ça, c'est une vraie problématique. Et je ne parle pas de la pénurie avec un métier qui est dur, un métier qui a un métier de sens, mais c'est un peu sur tout le médico-social aussi, on peut le voir dans les EHPAD, dans la protection de'enfance.

On a des métiers qui sont nécessaires aujourd'hui pour l'accompagnement de nos enfants, mais qui sont peu valorisés, et donc peu attractifs.

13:58
Présentateur

Alex, un dernier mot, parce qu'il y aura des auditions importantes, attendues, la semaine prochaine, dans cette commission d'enquête.

14:03
Xavier Iacovelli

Oui, des auditions importantes sur ce scandale du périscolaire parisien. Les sénateurs vont auditionner l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo. Ce sera mardi prochain, mardi 15 septembre, à 9h30. Et le lendemain, à la même heure, l'actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui était à l'époque premier adjoint d'Anne Hidalgo. Alors, ils font tous les deux l'objet, depuis la semaine dernière, d'une plainte de la part du collectif MeToo Ecole pour, je cite, « mise en danger délibérée de la vie d'autrui et non dénonciation de crime ». Une plainte qui, pour le moment, n'a pas donné lieu à l'ouverture d'une enquête judiciaire.

Il n'y a donc pas d'enjeu d'interférence avec la commission d'enquête du Sénat, car on le rappelle, une commission d'enquête parlementaire ne peut pas investiguer sur des faits relevant d'une enquête judiciaire au nom de la séparation des

14:47
Locuteur

pouvoirs. – Merci

14:49
Présentateur

Alex. On précise qu'on suivra évidemment ces auditions en direct sur

14:52
Locuteur

notre

14:52
Présentateur

antenne. Effectivement, Hidalgo, Emmanuel Grégoire. Xavier Akoveli, vous le savez, dans cette émission, on va voir les initiatives en région. On donne la parole aux élus locaux. va tout de suite en Saône-et-Loire. Bonjour Didier Bordet, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes maire de Saint-Jean-Goult-le-National. Vous avez installé un village d'enfants, notamment pour les fratries. Racontez-nous, expliquez-nous comment cela se passe et en quoi cela consiste.

15:18
Locuteur

–

15:19
Invité

Alors, il s'agit d'une initiative du département de Saône-et-Loire qui avait une préoccupation. Ce sont les enfants qui sont placés au titre de la protection de'enfance,

15:30
Locuteur

mais

15:31
Invité

ce sont des fratries. Et souvent, les fratries, compte tenu de places d'accueil dans les familles ou de foyers, ces fratries sont séparées. Donc, la préoccupation première, c'était comment rassembler les fratries,

15:45
Locuteur

comment

15:46
Invité

leur permettre de grandir, de s'épanouir dans un environnement sécurisé puisqu'ils sont sortis de leur famille pour des raisons de protection vis-à-vis de difficultés familiales vécues par leurs parents.

16:02
Locuteur

Et

16:02
Invité

donc, comment leur permettre de s'épanouir, de grandir, de retrouver un environnement familial apaisé. Et donc, ce projet a été initié par le département qui a sollicité les communes, les 450 communes de Saône-et-Loire pour savoir qui serait intéressé. Donc, le village de Saint-Jean-Goult-Nationale s'est proposé parmi une quinzaine de candidats et était finalement retenu. Ce village, le village de Saint-Jean-Goult, c'est un petit village, 1 056 habitants. Et on va donc accueillir, à partir de tout début de 2027, 48 enfants dans une structure qui comprend une pouponnière parce qu'il y a des bébés de 0 à 3 ans. C'est la réalité. Il faut pouvoir s'occuper de bébés

16:51
Locuteur

des

16:52
Invité

petits de 4 à 6 ans et des plus grands de 7 à 18 ans.

16:58
Locuteur

Et

16:58
Invité

il faut pouvoir les accueillir dans un environnement de tout type familial. Donc, il y a des maisons,

17:04
Locuteur

des

17:04
Invité

pavillons, je dirais, de style très classique avec toutes les fonctionnalités d'une maison habituelle.

17:11
Locuteur

et

17:12
Invité

ce village est confié au Prado, qui est une association qui a été créée à Lyon il y a un siècle et demi, qui a donc une belle expérience, de très belle valeur. Et c'est le Prado Bourgogne qui va donc gérer ce village avec environ 73 employés. Le nombre est important en regard des 48 enfants accueillis. Ces 73 employés sont des personnes qui vont se relayer. Le but n'est pas de gérer simplement les enfants, ce n'est surtout pas ça, c'est de les accompagner,

17:49
Locuteur

de

17:50
Invité

les aider à grandir, à s'épanouir et à trouver pleinement leur place dans la société. Et évidemment, si leurs parents et si le juge des enfants, le juge de la protection de'enfance est utile, ils pourront retrouver leur famille.

18:05
Présentateur

Restez avec nous, évidemment, Didier Bordet, je voudrais vous faire réagir. Xavier Yacovelli, vous suivez, on l'a dit depuis longtemps, ces questions de protection de l'enfance. Qu'est que vous pensez de cette initiative

18:14
Locuteur

?

18:15
Invité

C'est une super initiative. Moi, je salue à la fois le maire, monsieur le maire et le département de Sonnay-Loire qui a pris cette initiative. Juste rappeler qu'un placement, c'est toujours une rupture pour un enfant. C'est forcément un choc sur lequel l'institution dit on va vous protéger, on va te protéger, mais c'est une rupture familiale. Et en plus, quand il y a une double rupture à l'intérieur même de la fratrie, c'est là où on peut créer des traumatismes. Et donc, je rappelle quand même que ça fait 30 ans, 30 ans qu'on a inscrit dans la loi le fait de ne pas séparer les fratries. C'est la loi de 1996 qui a été rappelée dans la loi de 2022, la loi Taquet.

Mais en fait, ça fait déjà 30 ans qu'on dit au département ne séparer pas les fratries. On voit bien que sur la question de la protection de l'enfant, ça a toujours été très difficile aussi de l'application des lois dans les départements. Il y a encore plein d'articles de loi qui ne sont pas appliqués. Donc, cette initiative, elle est fantastique, est géniale pour les enfants. Et je pense qu'il faut effectivement favoriser l'implantation de ces petites structures. parce que c'est, je crois, 5 pavillons, 48 enfants, 5 pavillons.

Donc, il faut pouvoir développer ça dans la plupart des départements et notamment pour répondre aussi à ce qu'on a voté en 2022, 'est-à-dire l'interdiction de l'hébergement dans des hôtels sociaux, dans des campings d'enfants qui sont sous la protection de'institution.

19:35
Présentateur

Comment ça a été perçu, M. le maire, par vos habitants ? Vous le rappelez, vous êtes maire d'une commune de 1056 habitants. Comment cette initiative a été accueillie

19:44
Locuteur

?

19:46
Invité

Ça a été bien accueilli. Alors, il y a eu quelques personnes qui, au départ, confondaient avec les centres éducatifs fermés, donc pour les jeunes enfants qui ont des soucis, je dirais, de délinquance. Et après explication, les gens ont bien compris ce projet et se sont rassemblés, y compris en faisant des propositions pour intégrer, je dirais, le village des enfants au village de Saint-Jean-Gou. Il ne'agit pas d'en faire un objet à part, mais de pleinement intégrer ce village des enfants et que les enfants soient comme les autres enfants du village.

Donc, il y des propositions diverses qui ont été faites par les habitants, que ce soit dans la vie associative, les jeunes sapeurs-pompiers, dans l'apprentissage chez des artisans. Voilà. Et ils iront à l'école, dans les écoles du village, puisqu'on a la chance d'avoir de la petite enfance jusqu'au collège inclus sur place. Et après, ils pourront aller au lycée, comme les autres enfants du village aussi, en prenant le bus. Donc, plutôt une bonne réception.

20:52
Locuteur

Et

20:52
Invité

on est dans, je dirais, dans un environnement qui est relativement apaisé et sécurisé, ce qui est important pour ces enfants.

20:58
Présentateur

Et c'est aussi ça qui est chouette dans cette initiative. 'est-à qu y vraiment une volonté d'intégration, Xavier Iacovili.

21:03
Invité

Oui, c'est génial. Dans un village, un petit village, effectivement, comme celui de M. le maire, c'est aussi une opportunité pour les écoles, puisqu'on a une baisse démographie quand même importante dans notre pays. Et le fait d'avoir 48 enfants qui vont arriver comme ça, ça va permettre aussi, je ne connais pas les âges forcément de ces enfants, mais c'est aussi une opportunité pour l'école de garder, de ne pas fermer de classe. Et en fait, moi, ce que j'aime aussi dans ce système-là, c'est que ce n'est pas à l'institution de s'adapter à l'enfant, enfin, ce n pas à l'enfant de s'adapter

21:34
Locuteur

à l

21:34
Invité

'institution, pardon, mais c'est vraiment à l'institution de pouvoir répondre aux besoins des enfants. Et ça, c'est vraiment une belle réussite.

21:41
Présentateur

Un dernier mot, M. le maire, parce qu'on parlait un peu plus tôt dans cette émission de la question du recrutement des éducateurs. Vous nous avez dit 73 employés dans cette structure. Comment sont recrutés, formés les éducateurs

21:53
Locuteur

?

21:55
Invité

Alors, c'est l'association Le Prado qui recrute l'ensemble des éducateurs. Ils ont déjà recruté des cadres de direction qui sont des personnes expérimentées et vraiment qui ont fait leur preuve et comment ils commencent ces entretiens d'embauche dans huit jours. Voilà, très précisément. En veillant de très près, et ça, ils ont l'expérience puisque je vous disais que c'est une institution qui a vraiment une longue expérience, un siècle et demi à peu près.

Et donc, ils portent une attention très soutenue, je dirais, d'une part au profil des personnes, à leur expérience professionnelle acquise et aussi au fait qu'ils partagent pleinement les valeurs, valeurs d'éducation, valeurs d'accompagnement des enfants et pas simplement assurer, je dirais, un simple emploi. C'est avec tout le respect que j'ai pour toutes les personnes qui travaillent, bien sûr.

22:54
Présentateur

Merci beaucoup, merci M. le maire, Didier Bordet, maire de Saint-Jean-Goule national en Saône-et-Loire d'être venu nous parler de cette initiative. On termine, comme tous les jours, Xavier Jacobini, par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois, une de Ouest-France. Pourquoi le niveau des élèves français plonge encore On l'a vu en début de journal, les performances en maths, en compréhension de l'écrit des élèves français qui continuent de chuter. La une du populaire du centre, rouge de colère, ce sont les pompiers en grève depuis hier qui demandent plus de moyens et de considérations. puis la une de Sud-Ouest, les Gilets jaunes.

La fracture est toujours là huit ans après le début du mouvement. C'est le Césaire de Nouvelle-Aquitaine qui s'est plongé dans les 28 000 contributions des cahiers de doléances dans la région avec de nombreuses recommandations, notamment pour réduire le fossé Ville-Campagne. Quelle une choisissez-vous

23:37
Locuteur

?

23:38
Invité

Je vais être cohérent avec ce que je défends sur la question des élèves et la question de l'école. Je le disais tout à l'heure, on a une baisse de la démographie qui est quand même importante. Dans les années à venir, on va avoir 1,5 million d'élèves en moins. Donc, est-ce qu'on suit, comme certains le souhaitent, on fait en sorte d'avoir des économies sur l'éducation nationale ou à budget constant, ça nous permet d'investir plus sur l'école ? 'est-à-dire d

24:04
Locuteur

'avoir… quelle manière ? Moins de

24:05
Présentateur

profs mieux payés ?

24:05
Invité

Non, autant de profs, mais moins d'élèves par classe, ce qui nous permet… Vous savez, toute la génération du dédoublement des classes qu'on a mis en place depuis 2018, en fait, elles n'ont pas été testées dans le PISA. Et donc, c'est aussi ça qui va nous permettre de voir que ces enfants qui étudient dans des classes plus petites permettent effectivement d'un apprentissage plus sérieux et plus efficient. Et donc, c'est vraiment l'objectif. 'est ce que défend Gabriel Attal, d'ailleurs, sur le fait d'avoir à budget constant moins d'élèves par classe.

24:38
Locuteur

On

24:39
Présentateur

va reparler, ce sera notre débat politique dans une demi-heure, évidemment, à suivre. Merci, Xavier Lacové.

24:43
Invité

Merci à vous.

24:44
Locuteur

-Canada –