Bonjour chez vous ! du 30 septembre 2026
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Propositif 26 %Attaque 51 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29RelanceÉludée
Cette mobilisation est-elle récupérée par la France insoumise ?
- 0:34OuverteRéponse partielle
Le PS est-il absent de la rentrée sociale ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Vous nous direz comment vous comptez vous imposer dans ce nouveau Sénat.
- 7:07OuverteRéponse directe
Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat ?
- 7:55OuverteRéponse directe
Comment vous concevez votre rôle de sénateur ?
- 9:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez d'autres ralliements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« Entre 200 et 300 000 manifestants hier dans toute la France pour réclamer des moyens et des hausses de salaire »
- 1:53InvitéChiffre
« 300 000 fonctionnaires mobilisés hier selon la CGT »
- 2:49InvitéFait
« Le gel du point d'indice, la base de calcul de leur rémunération qui n'a pas été revalorisée depuis trois ans »
- 2:56InvitéChiffre
« En dix ans, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat dans les secteurs publics a augmenté de 1,2% contre 3,2% dans le privé »
- 3:25InvitéChiffre
« Le Premier ministre Sébastien Lecornu projette 54 milliards d'économies pour 2027 »
- 3:36InvitéPromesse
« Premièrement, il n'est pas question que dans ce budget, il baisse le salaire des fonctionnaires. Le salaire des agents publics doit augmenter »
- 3:44InvitéFait
« Qui étaient au front cet été ? Les pompiers, les hospitaliers, pendant qu'Emmanuel Macron était sur son jet-ski »
- 3:52InvitéChiffre
« En France, un actif sur cinq est fonctionnaire »
- 4:27InvitéPromesse
« Je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent »
- 4:41InvitéFait
« Ça veut dire qu'on va d'abord reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans au lieu des 62 et 9 mois aujourd'hui »
- 5:09PrésentateurChiffre
« Un emprunt de 340 milliards d'euros en 2027 avec des taux d'intérêt en hausse »
- 5:18PrésentateurChiffre
« Elle atteint 3 595 milliards »
- 5:26PrésentateurChiffre
« C'est les chiffres que nous ont donné l'INSEE et ça correspond à 119% du produit intérieur brut »
- 5:51InvitéFait
« On a une crise d'efficacité démocratique qui rend moins acceptables les systèmes qu'on avait eus et qui crée une fascination pour les régimes autoritaires ou les systèmes autoritaires »
- 6:45PrésentateurFait
« Le RN qui compte donc pour la première fois un groupe au Sénat. 15 membres, 12 étiquetés RN, 2 UDR et une transfuge venue des Républicains »
- 31:00PrésentateurFait
« Vous êtes également maire de Nantes »
- 31:10PrésentateurChiffre
« Entre 206 000 selon le ministère de l'Intérieur, 300 000 selon les syndicats français ont manifesté hier dans tout le pays »
- 32:31Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron a fait le choix de nous priver, de priver les Françaises et les Français de 60 milliards par les cadeaux aux plus aisés et aux plus grandes entreprises »
- 32:42PrésentateurChiffre
« Le Premier ministre vient en fait nous présenter la facture, il dit que c'est 54 milliards »
- 34:55Invité politiqueFait
« Vous croyez que les fonctionnaires, ils ne vivent pas la dégradation du pouvoir d'achat ? »
- 37:57Invité politiqueFait
« Quand je vois la manière dont sont traités un certain nombre de jeunes dans ces manifestations, quand on sait quelle est la situation en Seine-Saint-Denis »
- 41:33Invité politiqueFait
« J'appelle les socialistes à se rappeler qui a relevé notre parti quand il était à terre et que pas grand monde se bousculait au portillon »
- 41:45Invité politiquePromesse
« J'appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à gauche à aller choisir celui qui sera en capacité, au lendemain de la primaire, d'ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes »
- 41:56Invité politiqueFait
« Mon inquiétude, moi, c'est le score annoncé du Rassemblement national. Et que dans ce moment-là, ça doit être ça, notre obsession »
- 42:02Invité politiqueFait
« Le splendide isolement n'a jamais fait une stratégie politique. Ça vaut pour les présidentielles, ça vaut pour les législatives »
- 43:23PrésentateurChiffre
« Vous aviez Raphaël Glucksmann qui était au-dessus de 10% »
- 43:34PrésentateurFait
« Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature plutôt que de partir dans une primaire qui va vous diviser ? »
- 47:38Invité politiqueFait
« Moi, je suis absolument opposée au principe de capitalisation qu'Édouard Philippe a posé »
- 48:02PrésentateurChiffre
« Il y a eu des millions de Françaises et des Français dans la rue pour s'opposer à cette réforme de retraite sur le fond et sur la forme »
- 49:02Invité politiqueFait
« Je pense notamment au combat pour la constitutionnalisation de l'IVG, qui me semble absolument premier »
- 49:30Invité politiqueFait
« Je ne vais pas commenter la campagne présidentielle du Rassemblement national »
- 1:02:29PrésentateurChiffre
« 83% des Français disent que c'est un sujet qui les préoccupe »
- 1:18:22PrésentateurChiffre
« 18% des Français considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président »
- 1:18:53PrésentateurChiffre
« il perd 30 points chez les sympathisants en horizon »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité9 %
- ?4 %
- Invité 24 %
≈ 27,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, nous allons faire le tour des sujets qui concernent votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mercredi 30 septembre. Entre 200 et 300 000 manifestants hier dans toute la France pour réclamer des moyens et des hausses de salaire et les lycéens qui rejoignent le mouvement, cette mobilisation est-elle récupérée par la France insoumise ? Le PS est-il absent de la rentrée sociale ? Dans une demi-heure, nous poserons la question à Joanna Roland, la première secrétaire nationale déléguée du Parti Socialiste. Et puis on ira voir comment s'est passée la mobilisation dans nos régions.
On
sera à Lille avec nos partenaires de la presse régionale. Les Français, très majoritairement préoccupés par la dette et le déficit, mais ils jugent insuffisants les aides de l'État face à la hausse des prix du carburant. C'est le résultat de notre baromètre Odoxa. Cela peste-t-il sur la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron qui bat un record d'impopularité ? Analyse dans une heure avec Erwann Lestro en Odoxa, Stéphane Vernet de Ouest France et Émilie Zapalski.
Et
puis l'arrivée au Sénat hier des sénateurs RN pour la première fois en mesure de former un groupe, arrivée en compagnie de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Les accusations visant le président du parti ont-elles gâché le rentré ? Le nouveau sénateur RN du Var, Franck Gilet, qui est notre invité. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous nous direz comment vous comptez vous imposer dans ce nouveau Sénat.
A
tout de suite. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Stéphane Duguay. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. À la ligne de ce mercredi 30 septembre, la journée de mobilisation dans la fonction publique et dans les lycées. Oui, des manifestations partout en France qui ont rassemblé entre 200 000 et 300 000 personnes. Le mot d'ordre, se mobiliser notamment pour le pouvoir d'achat et pour les services publics. Ces mobilisations nous sont racontées par Céline Schmitt.
300 000 fonctionnaires mobilisés hier selon la CGT pour dire leur ras-le-bol.
Objectif,
tenter un coup de pression avant la présentation ce jeudi du nouveau
projet de budget du gouvernement. Les agents ont dénoncé pêle-mêle un pouvoir d'achat en berne, des effectifs insuffisants, des conditions de travail dégradées et une précarisation de leur profession.
On a une baisse régulière du pouvoir d'achat en proportion de l'inflation. On a aussi des carrières qui...
Dans
leur ligne de mire,
le gel du point d'indice, la base de
calcul de leur rémunération qui n'a pas été revalorisée depuis trois ans.
En
dix ans, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat dans les secteurs publics a augmenté de 1,2% contre 3,2% dans le
privé. Un sentiment d'injustice qui gronde parmi les professeurs. 400 établissements étaient bloqués hier face au manque de moyens. Nous,
on
a... Et en fait, on voit que des classes ferment dans les écoles publiques et pas dans les écoles privées.
Le
Premier ministre Sébastien Lecornu projette 54 milliards d'économies pour 2027. La CGT, à elle, donnait 48 heures au gouvernement pour revoir sa copie. Premièrement, il n'est pas question que dans ce budget, il baisse le salaire des fonctionnaires. Le salaire des agents publics doit augmenter. Qui étaient au front cet été ? Les pompiers, les hospitaliers, pendant qu'Emmanuel Macron était sur son jet-ski. En France, un actif sur cinq est fonctionnaire.
Les
pompiers étaient eux aussi dans les cortèges avant de rejoindre aujourd'hui leur congrès annuel. Ils demandent notamment, je cite, une réforme ambitieuse et un changement de baquet du gouvernement après un été sur le front des incendies.
Édouard
Philippe dévoile sa réforme des retraites. Oui, le candidat Horizon à la présidentielle a fait du réel suspens sur ce sujet. Lui qui avait parlé de 65, 66, voire 67 ans comme âge de départ minimum en retraite. Finalement, il a tranché et il a dévoilé hier sa réforme des retraites dans une vidéo sur les réseaux sociaux. On l'écoute.
Je
propose de porter progressivement
la
durée de cotisation
à
45 ans
et
l'âge de départ
à
65 ans
pour
les Français qui le peuvent. Ça veut dire quoi progressivement
? Ça
veut dire qu'on va d'abord reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans au lieu des 62 et 9 mois aujourd'hui
et
qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5 aujourd'hui.
Ensuite, on
va poursuivre
pour
qu'en moins de 10 ans,
nous
soyons passés à 65 ans pour l'âge légal de départ
et
45 à nuit.
Face
à la dette, l'État va emprunter un montant record. Oui, un emprunt de 340 milliards d'euros en 2027 avec des taux d'intérêt en hausse. Cet emprunt record, il répond également à un montant record de la dette.
Elle
atteint 3 595
milliards. C'est tellement énorme
qu'on a du mal à le dire et à se rendre compte de ce que ça représente. C'est les chiffres que nous ont donné l'INSEE et ça correspond à 119% du produit intérieur brut.
C
'est du jamais vu depuis 1946. En visite en Espagne, Emmanuel Macron s'attaque au populisme. Oui, un message délivré hier entre une réception par le roi d'Espagne, Felipe VI, et un dîner de gala. Le président français a plaidé pour, je cite, une Europe plus forte contre la fatigue démocratique. C'était à l'université de Madrid, Camputense.
On
a une crise d'efficacité démocratique qui rend moins acceptables les systèmes qu'on avait eus et qui crée une fascination pour les régimes autoritaires ou les systèmes autoritaires. Et pourquoi est-ce que vous appelez le national populisme peut émerger ? Parce que c'est des réponses très simples.
C
'est beaucoup plus rapide.
Et
même si elles ne sont que des réponses que j'appellerais, moi, symptomatiques
ou
démagogiques, en vrai, parce que ce qu'on appelle populisme, je me méfie de ce mot. Peut-être parce que moi, quand j'ai émergi il
y a
10 ans, on disait que j'étais un populiste. Donc depuis, je me méfie.
Merci Stéphane. On se retrouve dans quelques instants. Vous nous expliquerez ce que change concrètement la création d'un groupe RN au Sénat. On va voir tout ça avec vous et on va parler de cette rentrée des sénateurs RN. Franck Gilletti, vous êtes sénateur RN du Var. Nouveau sénateur RN du Var, le RN qui compte donc pour la première fois un groupe au Sénat. 15 membres, 12 étiquetés RN, 2 UDR et une transfuge venue des Républicains qui ont donc fait leur arrivée groupée hier accompagnée de Marine Le Pen.
Et
Jordan Bardella,
on
voit votre photo de groupe. Franck Gilletti, avant de parler de ce que change la création d'un groupe RN, un mot sur vous puisque vous avez été élu sénateur dimanche soir. Vous venez de l'Assemblée nationale, vous étiez député. Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat
? Alors
je ne suis bien pas seul.
Je
viens avec Karine Leroy aussi qui a été élue avec moi dans le Var. Ce choix parce qu'on a pensé et je pensais aussi que j'étais le candidat qui pouvait réunir le plus grand nombre de grands électeurs. J'ai été élu depuis très longtemps maintenant déjà. Déjà conseiller municipal en 1995. Ça ne nous ne rajeunit pas. J'étais aussi conseiller régional.
J
'étais conseiller municipal de Puget-sur-Argence, de Toulon. Je me suis présenté dans la sixième circonscription du Var avec 32 communes. Et puis je voulais avec mes amis députés varois, sept députés varois sur les huit que comprend le Var, mailler ce territoire et profiter de leur travail aussi de proximité. Et
il
semblerait que ça ait payé. Vous étiez député. Comment vous concevez votre rôle de sénateur ? Est-ce que vous l'imaginez différemment
?
Non. D'abord, c
'est
le respect des institutions, le respect de cette Assemblée. Et puis le travail. Comme nous avons montré notre tenue à l'Assemblée nationale, contrairement à d'autres. Notre implication, véritablement. Je crois que nous sommes le groupe qui intervient le plus, qui est le plus présent aux commissions, qui est le plus présent dans ses interventions, qui est tout simplement le plus présent et le plus actif.
Ça
a été reconnu. Je souhaite que, et je pense que c'est l'état d'esprit des sénateurs, RN et UDR qui m'accompagnent, c
'est
l'état d'esprit qui va nous animer. Est
-ce que
pour vous,
les
travaux, vous dites, c'est peut-être différent la manière de travailler au Sénat ? On a coutume de dire que c'est moins clivant, moins politique, plus de consensus, plus de débat de fond. Vous pensez que vous travaillerez de manière différente
?
On va s'adapter. On va déjà découvrir. Laissez-nous le temps de nous émerveiller, déjà de venir dans ce palais du Luxembourg, d'endosser ce costume de sénateur. On est avant tout des parlementaires. On est là pour écrire, voter la loi, contrôler l'action du gouvernement, faire de la politique aussi, parce que c'est ce qu'on demande à des parlementaires. Après, encore une fois, on a su montrer un beau visage à l'Assemblée nationale. Je suis persuadé que ce sera la même chose au Sénat. On respectera, nous, les institutions. Tout
en apportant nos
idées aussi. On va en parler. On va longuement en parler. Stéphane,
c
'était l'image politique au Sénat hier, l'entrée du groupe RN-UDR au palais du Luxembourg. Oui, Franck Gilletti, vous avez été accueilli par Marine Le Pen et Jordan Bardella, ainsi qu'Éric Ciotti, avant d'être rejoint par vos 14 autres collègues hier après-midi avec une photo de groupe sur les marges de l'escalier d'honneur du Sénat autour à la fois des patrons de l'UDR et du RN et de votre nouvelle présidente de groupe,
c
'est Edwige Diaz, qui a été choisi
pour
présider ce 9e groupe, ainsi que Laurent Castillo, qui est vice-président
du
groupe UDR-RN ici au Sénat. Laurent Castillo qui est UDR.
Vous
comptez 15 membres dans ce groupe UDR-RN. Est-ce que vous espérez d'autres ralliements ? On pense à Sylvie Gouachaman qui est venue des LR.
Est
-ce que vous espérez d'autres LR ou même d'autres groupes ? Encore,
la porte est
ouverte. Nous ne sommes pas sectaires. Nous comptons bien rassembler le maximum d'élus, que
ce
soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat d'ailleurs, sur notre programme. Je pense que les lignes vont bouger. Elles ont déjà bougé pendant ces élections sénatoriales. Elles ont déjà bougé, puisque Sylvie nous a rejoints. Et puis,
selon
le déroulement de la campagne présidentielle, il se peut que certains sénateurs LR ou indépendants déçus du positionnement de leur cadre, de leur candidat, puissent nous rejoindre. Et ça, ça va se décider, je pense, assez rapidement. Si, par exemple, M. Rotaillot
devait
se désister pour Édouard Philippe, je pense qu'il y a certains…
Vous pensez que ça
entraînerait d'être en sujet à
l
'art, si c
'est
le cas ? Je pense que ça entraînerait d'être en sujet à
l
'art, oui. Donc, avant même le premier tour
? Oui, parce
que le désistement aura lieu avant le premier tour. Il y
a
un travail actif de votre part pour convaincre ces sénateurs à l'art ? Là encore, c
'est
une méthode. Nous, on parle avec tout le monde. C'était notre marque de fabrique. Pardon de revenir un peu à l'Assemblée, mais je vous parle de ce que je connais pour l'instant. C'était un peu notre marque de fabrique. Nous discutons avec tout le monde et nous travaillons avec tout le monde. Et là, encore une fois, dans les commissions, les groupes d'études, les groupes d'amitié, je pense qu'on était reconnus pour être assez ouverts, accessibles dans l'échange, la confrontation d'idées. Et on a pu trouver des points de convergence. Et du reste, nous avons aussi voté de nombreuses lois
qui
venaient de l'ensemble du spectre politique. Si elles allaient dans l'intérêt des Français, encore une fois, notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. Alors, au-delà du symbole, Stéphane, ce nouveau groupe, va augmenter la visibilité du RN et de l'UDR ici au Sénat. Eh oui, Marine Le Pen a parlé d'une étape fondamentale pour le Rassemblement national. Écoutez ce qu'elle a dit à notre micro, c'était hier.
Nous
allons d'abord apporter nos idées,
ce
qui est déjà une très grande nouveauté, parce qu'on ne y retrouve pas beaucoup à l'intérieur du Sénat, à part portée par nos trois sénateurs. Mais évidemment, un groupe, ça facilite considérablement la portée des débats qui auront lieu. Et quand on voit la crispation que ça génère chez nos adversaires, eh bien, on se dit que, probablement, eux-mêmes savent que ça va apporter beaucoup de renouveau.
– Qui
est crispé, Franck Gilletti ? Vous avez rencontré des sénateurs crispés, Mouillard ?
–
J'ai entendu des déclarations de sénateurs et sénatrices crispées, oui. Et pour le coup, je ne comprends pas. J'ai du mal à comprendre. Alors, c'est une minorité, encore une fois. Je ne comprends pas. Nous avons été élus. Ce n
'est
pas tant contre nous, si vous voulez. Comme dirait Marine Le Pen, on a le cuir épais et la peau bronzée. Mais c'est nos électeurs, nos grands électeurs. Et à travers les grands électeurs, les électeurs de nos communes, de nos villages, de nos villes, qui ont voté pour ces élus, qui ont eux-mêmes voté pour nous. Donc,
c
'est un manque de respect pour eux. Et moi, je serai là pour les défendre, voyez-vous. Et donc, je suis un sénateur comme n'importe quel autre sénateur. Et puis, c'est quoi ces jugements a priori ? C
'est
une fébrilité qui est surprenante
pour des sages.
–
Très concrètement, quel
droit supplémentaire, on va revenir sur le cordon sanitaire, mais juste pour qu
'on
comprenne bien et pour que nos téléspectateurs comprennent bien, quel droit supplémentaire octroie la formation d'un groupe ? – Alors, d'abord, ça permet d'avoir une organisation structurée autour des sénateurs, des bureaux, une enveloppe financière distribuée par le Sénat, un secrétariat général, mais ça permet surtout d'être bien plus présent dans les travaux du Sénat, de pouvoir participer, par exemple, à la conférence des présidents qui fixent l'ordre du jour au Sénat, mais aussi de pouvoir s'exprimer beaucoup plus dans l'hémicycle, par exemple, en ayant plus de temps de parole sur une discussion générale qui introduit le débat sur un texte, mais c'est aussi en ayant
une
question au gouvernement par séance. Donc, chaque semaine, vous aurez une question à poser au gouvernement, c'est le mercredi, ici au Sénat. Alors, forcément, avec qu'un sénateur, c'est proportionnel, vous aurez moins de questions que le groupe LR, le groupe centriste ou le groupe socialiste, mais au moins, vous pourrez pousser des thèmes chaque semaine. –
Il
y a aussi des prérogatives, Stéphane, encore plus stratégiques. – Oui, parce qu'au-delà de pouvoir pousser un thème par semaine dans une question au gouvernement, le fait d'avoir un groupe vous donne aussi un droit de tirage, et ça ne change pas, et ça ne change pas, quelle que soit la taille du groupe, c'est le même pour tout le monde. Ça veut dire que, comme les autres groupes, le RN et l'UDR pourront décider de lancer une commission d'enquête par session parlementaire, sur le thème aussi de votre choix. Ces commissions d'enquête, elles donnent de la visibilité, elles permettent de réaliser des auditions qui sont parfois très suivies.
On pense notamment ici au Sénat à la commission d'enquête sur l'affaire Benalla, par exemple. Il y
a
eu celle sur les eaux en bouteille, sur les marges dans la grande distribution, et celle qui est en cours sur les violences dans le périscolaire. Est-ce que vous avez d'ailleurs des idées déjà de commissions d'enquête que vous voudriez porter ici au Sénat ? – Pas encore. Je pense que le groupe se constitue à peine. On a déjà une présidente du groupe, Edwiz Diaz, et je m'en réjouis et je la félicite pour cette nomination avec le professeur Castillo. Non, on n'a pas encore réfléchi, ni même sur le nom, si j'anticipe la question, ni même sur le nom du groupe, mais ça ne saurait tarder.
–
Et sur le travail que vous allez mener avec l'UDR ? Parce que, contrairement à l'Assemblée nationale, où vous aviez deux groupes séparés, il va falloir se mettre d'accord au sein d'un même groupe. – Oui, je nous fais confiance. Il y a des esprits très intelligents, très politiques, et nous saurons parler d'une voie très largement commune. Je n
'ai
pas de souci là-dessus. Et comme vous disiez, c'est une caisse de résonance, qui fait écho d'ailleurs à celle de l'Assemblée nationale, qui est une forme de réparation démocratique. Nous avions plus de 11, 12 millions d'électeurs, et trois sénateurs qui ont fait du bon travail, mais comme vous dites, sans moyens parce que pas de groupe. Bon, là, cette injustice démocratique a été réparée, et c'est de bonne augure pour 2027 notamment.
– Le
RN et l'UDR qui pourront aussi mettre leurs propres textes à l'ordre du jour.
–
Oui, c'est ce qu'on appelle les niches parlementaires. Une fois par an, les groupes peuvent inscrire les textes de leur choix, qui seront donc mis dans le débat et soumis au vote. Plus largement d'ailleurs sur le travail législatif. Avoir un groupe, ça permet de demander des scrutins publics, et donc de savoir quel sénateur a voté quoi sur un texte, sur des amendements. Alors, est-ce que sur le fond, vous tendrez la main à vos collègues ? Edwige Diaz nous a répondu hier.
– On
a toujours été pour l'échange, le dialogue, et vous savez, si nous avons été élus, c'est aussi parce qu'il y a des grands électeurs qui ne sont pas adhérents du RN qui ont voté pour nous, et donc nous allons porter leur voix, je vous le dis, avec beaucoup de dignité au Sénat.
–
Alors, ces niches parlementaires, ça permet aussi de faire avancer des textes qui auraient par exemple été votés par vos collègues de l'Assemblée ici au Sénat, mais est-ce que vous irez plus loin, par exemple, en reprenant des textes votés par LR à l'Assemblée pour confronter finalement les LR du Sénat à ces textes-là, voir s'ils peuvent voter avec vous des textes ?
– On
l
'a
déjà fait à
l
'Assemblée nationale, des textes qui venaient de groupes comme l'IOT ou qui ont été suggérés par LR, c'est possible aussi. Bon, laissez-nous le temps de mettre en place notre stratégie, comme l'a très bien défini notre excellente présidente Edwige, on sera dans une attitude constructive, comme on l'a été toujours, mais en défendant nos valeurs, nos propositions, et elles ont été déjà avancées par Marine Le Pen,
je
pense
aux
propositions qu'elle a pu faire sur le logement à Énim-Beaumont, notamment sur l'abrogation de la loi SRU, sur revenir sur la ZAN, zéro artificialisation nette, sur libérer le foncier, et ça, ça concerne véritablement les territoires, ça sera des sujets qu'on portera au Sénat. – Mais donc avant la présidentielle, c'est des propositions qui sont dans son projet
présidentiel, ça veut
dire que vous pourriez les mettre à l'heure du jour
du Sénat ?
–
Pourquoi
pas, ça sera aussi, comme je vous
dis,
c
'est
le premier étage de la fusée, ces élections sénatoriales, ça montre un changement profond dans la vie politique française, auparavant nous avions des électeurs, et je pense notamment dans mon département, le Var, où je rappelle, 7 députés sur 8, 5 élus au premier tour, dans toutes les communes on approchait 50%, ou dépassait largement 50%, les communes dans la circonscription, je sais, 72% au premier tour, donc on avait, les LR n'avaient pas d'électeurs, n'avaient pas des grands électeurs, nous, nous avions des électeurs, et bien on a corrigé ça, et on sera leur porte-parole. – Vous avez entendu les propos de la gauche, qui demandent un cordon sanitaire, comment vous réagissez ?
Est-ce que vous pensez réussir à faire passer des textes dans ces conditions ? – On
a
bien réussi à l'Assemblée nationale, je ne vois pas dans cette sage Assemblée… – Alors après,
à l
'Assemblée nationale, vous étiez le premier groupe en termes
de groupe ? – Nous sommes le premier groupe. – Là, vous
serez un des plus petits ? – Oui, écoutez, on va tenter en tout cas, ça va être notre travail de convaincre, et puis si on ne passe pas,
on
mettra les LR, la droite peut-être, et d'autres sénateurs devant leurs propres contradictions, comme ils ont été en contradiction du reste avec leurs députés de l'Assemblée nationale, mais au moins, ce sera une caisse de résonance, au moins on se fera entendre, et ce que vous disiez, ce groupe nous apporte avant tout des moyens, ce n
'est
pas des moyens pour des moyens, c'est des moyens pour faire de la politique, de la faire de
la
politique dans une année très politique, parce qu'elle précède l'élection présidentielle, qui est l'arène des batailles.
– On
va aller dans votre département du Var, retrouver Guilhem Rikavi. Bonjour Guilhem, merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial de Var Matin. Guilhem, vous avez des questions
pour
Franck Ginetti ?
– Oui, en effet, parce que tous les observateurs politiques ont souligné la percée du Rassemblement national dans le Var, vous obtenez deux sièges au Sénat, mais est-ce qu'au final, vous n'auriez pas dû en obtenir plus au regard de vos résultats aux municipales récentes
? –
Vous voulez dire dans le Var plus de deux sénateurs
? – Bonjour
Guilhem, d'abord.
–
Oui.
– Plus
que deux
? Oui,
on partait juste de zéro sénateur, on a 50% des quatre sénateurs dans le Var, non mais c'est une fantastique victoire, enfin là je ne saisis pas bien votre question. Je pense qu'il faut… Vous voyez les commentaires des LR Varrois, ils ont limité la casse, ce qui ressort c'est une grande, grande victoire pour le Rassemblement national et nos élites de l'UDR dans le Var.
– Guilhem.
–
Oui,
effectivement, la question que j'avais, c'est effectivement de se dire qu'au regard des performances obtenues aux municipales, vous auriez pu prétendre à trois sièges, effectivement, vous partiez d'aucun siège et aujourd'hui vous en avez deux, ce qui est une belle progression, mais on pouvait s'interroger sur ce sujet-là.
Autre question
également,
justement sur le
département
voisin des Alpes
-Maritimes, dans les Alpes-Maritimes, vos partenaires de l'UDR ont obtenu là aussi de siège, est-ce que le RN n'a pas trop été effacé de ces listes avec vos partenaires, puisque des RN historiques dans les Alpes-Maritimes au final ne se sont pas retrouvés en position éligible
? –
Non mais je voudrais revenir quand même sur cette première question. Nous avions, d'après mon décompte, 350 grands électeurs dans le Var, 350 sur 2348. Au final, j'arrive avec ma liste à avoir 700 grands électeurs, juste le double. Donc ça veut dire qu'on a convaincu 350 autres grands électeurs sur les 2349 qui n'étaient pas étiquetés RN. Et puis je vous rappelle quand même, sur les listes comme à la Seine, à la Vête, ce n'étaient pas des listes totalement RN ou UDR, il y avait aussi des gens de
la société.
– Remportés
par l'Assemblée nationale.
Donc trois,
vous
-même, les observateurs de la vie politique varoise, estimiez que, un, c'était certainement acquis, mais c'était déjà une belle performance. Deux, en doublant le score des grands électeurs, oui, c'est mission accomplie, pour moi, il n
'y a
pas de doute. Quant aux Alpes-Maritimes, il y a une prédominance niçoise, évidemment, d'Éric Ciotti, de son ancrage, et comme vous aviez pu me dire aussi, «
Mais
pourquoi l'UDR ne s'est pas effacée dans le Var ? » où il y avait une candidate UDR, Marie-Christine Hamel, que je salue, en quatrième position. Le découpage, les forces en présence font que, dans les Alpes-Maritimes, il y avait plus une connotation UDR, et dans le Var, plus une connotation RN, ce qui me semblait, là aussi,
logique.
– Vous
avez ressorti
des grandes villes, dans les Alpes-Maritimes, Canture, Mer,
Menton…
–
Là,
vous n'étiez même pas dans les trois premiers de la liste UDR ?
–
Oui,
mais
enfin, il n
'y
avait pas aussi dans les trois premiers dans le Var du DR, vous voyez, donc non, c'était un équilibre. Et je peux vous dire, alors là, pour le coup, il n'y
a
pas d'ambiguïté, il n'y a pas à chercher la moindre à Nicroche. Ça s'est fait en très bonne intelligence avec Éric Ciotti. Éric Ciotti, qui est d'ailleurs venu très gentiment et qui m'a proposé de me soutenir à la valette, justement, juste avant l'élection.
–
Merci Guillaume, merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de Var Matin, top départ pour le centre de drones. C'est à la une de votre journal.
À
très vite, Guillaume. Franck Giletti, vous connaissez bien Jordan Bardella, il était d'ailleurs à vos côtés dimanche soir dans le Var. Est-ce qu'il est capable, quand il était plus jeune, d'avoir tenu des propos antisémites ? – Non,
mais
enfin, de quoi parlons-nous ? De propos d'un journal militant d'extrême-gauche dirigé par Edji Penel, qui se félicitait, lui, quand il n'avait pas 17 ans, mais qui était plus âgé, du massacre des athlètes israériens dans l'octobre noir, aussi de ces journalistes qui se vantaient d'apporter de
l
'argent aux djihadistes. Non,
mais
tout ça n
'est pas… – Non, mais le
site maintient ses informations.
– Oui, très bien. – Il dit même qu'il y aura d'autres révélations. – Eh bien, on attend les preuves. – Non, mais est-ce que
vous, qui le connaissez, vous dites
peut
-être quand il avait 17-18 ans,
il aurait pu
tenir ce genre de propos
?
– Alors, je ne le connaissais pas quand il avait 17-18 ans, mais je le connais depuis un certain temps déjà quand même, et il n'a jamais tenu ce genre de propos. Enfin, pardon, mais c'est juste des dingueries, voilà. Mais en attendant, on ne parle pas des… La presse ne parle pas suffisamment des 3 600 milliards, 3 595 milliards de dettes, ne parle pas des problèmes de pouvoir d'achat, parce que moi, quand je me suis promené, pas promené, mais fait campagne sur les routes varoises, quand il fallait faire le plein, je l
'ai
bien senti, vous voyez, et je n'organisais même pas de réunion dans les communautés d'agglo et de communes, parce que ça me faisait de… Je n'avais pas envie que les grands électeurs payent l'essence, et c'est moi qui est allé à la rencontre dans
chaque mairie. – Ça ne
nous empêche pas d'en parler, Franck Gillettier,
dans cette émission, vous voyez, on
parle beaucoup des territoires avec la presse régionale, mais juste là, ça pose quand même une question politique. Est-ce que si ces propos sont avérés, ça remet en cause votre ligne de dédiabolisation ? –
Vous comprenez qu'on se
dise finalement la dédiabolisation,
c'est
une
façade
? – Même le ministre israélien, en charge de la lutte contre l'antisémitisme, a apporté son soutien à Jordan Bardella. Moi, je préfère le faire confiance à lui, avec son service comme le Mossad, qui est peut-être un peu plus renseigné, qui est de vie plénel, encore une fois, militant d'extrême-gauche, ce n
'est
pas un journaliste, c
'est
un militant d'extrême-gauche qui fait du journalisme. Voilà, c'est tout, il n
'y a
pas de…
–
Mais est-ce que ça ne fragilise pas quand même la campagne de Marine Le
Pen ? –
Je ne
crois
pas, non, vu les dernières études d'opinion et sondage…
–
Est
-ce qu'en
interne, ça
vous
pose question ? Parce que, pardon, ces révélations, elles ont bien été transmises à
Mediapart ? – Moi, je peux faire des révélations
sur vous, à Mediapart,
qui
sont sérieuses et avérées. J'en ai des preuves, bon, je ne
peux
pas vous les donner,
je
ne
peux
pas vous les donner, mais j'ai quand même des preuves,
ce n'est
pas très joli.
–
Mais est-ce que ça vient de l'interne
? – Je ne
crois pas, non, je crois…
–
Est-ce qu'il y
a
des règlements
? – Est-ce que ça existe d'abord ?
– Non, est-ce que ça existe d'abord
? Vous
avez la preuve
? –
Non, mais Mediapart dit qu
'ils m'ont donné
les preuves.
– Oui, oui,
mais moi je vous dis que… J'ai marché sur Mars, vous voyez, je vous le dis.
–
Donc vous pensez qu'ils n
'ont
pas de preuves
? –
Non,
je
ne crois pas, non,
je ne crois pas. –
Est-ce que Jordan Bardella, dimanche,
dès
dimanche, oui, a annoncé qu'il allait porter plainte ? Est-ce que vous savez s'il a porté plainte ? – Alors, j'ai parlé plein
de choses avec
Jordan Bardella, mais pas forcément de son dépôt de plainte, non. On a plutôt… Vous voyez, c'est quand même extraordinaire. C'est que ça arrive, c'est une opération qui est montée depuis un certain temps, à l'évidence, à but de nous déstabiliser, de nous nuire. La preuve, c'est qu'on va passer 5 minutes sur le sujet.
– Mais donc, ma
question,
qui a intérêt
à vous nuire ? Est-ce qu'il peut y avoir une fracture
entre
les partisans
de Marine Le Pen ? – Non, je pense qu'il y a une fracture, surtout entre
les politiques et la population. Vous voyez, quand on est donné à 36% des sondages en augmentation constante, Marine Le Pen et la code de popularité de Jordan Bardella qui la suit, c'est peut-être ça qui dérange plus les politiques. Mais c'est que le début. Et puis, je vais même vous annoncer quelque chose. Je vais faire le devin. Ça ne sera pas la première fois. Ça ne sera pas la dernière fois aussi. On va avoir des boules puantes et des coups bas, des barbouseries, tout au long de cette campagne, qui est expliquée par la forte popularité de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Et
je rappelle le momentum de cette annonce, juste après un symbole incroyable où nous arrivons au Sénat avec un groupe, comme vous l'avez rappelé. On attendait peut-être 7, 8, on arrive à 15 sénateurs, vous voyez. Et ce qui semblait être inaccessible, ce qui semblait être un plafond de verre, on l'a cassé. Le lendemain, sort cette affaire.
–
Et Mediapart qui promet la suite des révélations, vous le redoutez ce feuilletonnage
? – Oui,
j'en tremble.
–
Pour vous, c'est quoi ? Circuler, il
n'y a
rien à voir ? – Oui, oui.
–
Ça vous n'y aura pas
? –
Non.
–
On va terminer comme tous les jours en regardant les unes de la presse régionale. On va les regarder ensemble, Franck Guglietti. La une de la marseillaise. Les agents publics montrent les dents des moyens, des bras, de meilleurs salaires. Telles sont les revendications qui se sont exprimées hier aux quatre coins de votre région et du pays lors des manifestations pour la défense du service public alors que le gouvernement présente demain le budget. La deuxième une, celle du Dauphiné. Les lycées, nouveau foyer de la colère. Plusieurs lycées qui ont été bloqués. Les lycéens qui promettent de poursuivre le mouvement. Et puis la dernière une, c'est celle du Parisien, c'est Édouard Philippe.
En une du Parisien, il faudra travailler jusqu'à 65 ans. Le candidat à la présidentielle qui détaille son projet pour les retraites avec un report de l'âge légal de départ et un allongement des durées de cotisation qui passerait à 45 ans au lieu de 42. De quelle une avez-vous envie de nous parler
?
– Un peu toutes. Mais je vais peut-être me concentrer sur le Dauphiné, mettons à l'honneur
les
grenoblois. Violence, dérapage au conseil municipal, lycée, nouveau foyer de colère. Voilà, c'est ça la vérité. Ce n
'est
pas des écrits supposés ou des paroles supposées, c'est les faits. C'est les faits, c'est qu'en Seine-Saint-Denis ou à Saint-Denis, les militants et les filles s'en prennent aux forces de l'ordre. C'est que dans les institutions, comme le conseil municipal de Grenoble, les éléfistes, dans leur stratégie du chaos, violentent les policiers municipaux et violentent les élus.
C
'est Edwige Diaz, lors de la soirée. Alors là, personne ne s
'est
émue. Pour le coup, on a des preuves. Je n
'ai
vu aucun soutien de l'agression de cette ancienne élue socialiste, ancienne vice-présidente de la communauté d'agglomération de Bordeaux qui bouscule d'une manière ostentatoire Edwige Diaz. Elle
a porté
plainte, Edwige Diaz ? Oui, elle a porté plainte. Alors ça, pour le coup, elle me
l
'a dit, je l
'ai
vu hier. Elle a porté plainte. Et là, silence total, collectif féministe, classe politique. On attend toujours les soutiens. Pourtant, c'est assez clair et caractérisé. Voilà leur méthode. Et ça, ce n
'est
pas des racontards de journaux d'extrême-gauche. C'est juste la réalité. J'aimerais bien qu'on focalise aussi là-dessus et
qu'on
prenne une mesure. On est sur deux choses différentes. Trongiletti,
mais
qu'est-ce que vous voulez dire ? Parce que, par exemple, le ministre de l'Intérieur a réagi aux violences dans
l'État. Ce n'est pas non plus un
silence total.
Oui,
enfin, sur Edwige Diaz, non, je n
'ai
pas vu beaucoup de réactions. Sur les violences, l'incitation… Elles
ont
été condamnées par Laurent Nunez. Oui, d'accord. Et les collègues de sénateurs, députés, ministres, à part Laurent Nunez, vous voyez, et puis, bon, ça n
'a
pas fait grand écho par rapport, encore
une fois… Vous êtes condamnés
par Bruno Retailleau aussi, un de vos collègues sénateurs
?
Très bien.
Non,
ce n
'est
pas suffisant ? Non, ce n
'est
pas suffisant, non. Qu'est-ce que vous attendez de plus ? Non,
non,
mais je veux dire, quand on revient sans cesse sur cette pseudo-histoire, pardon, mais je le mets en comparaison, oui, je le mets en miroir, de Jordan Bardella sur, encore une fois, des écrits qui font la une de tous les journaux qui occupent toute la sphère médiatique par rapport à des faits avérés et une volonté programmée. C'est presque une doctrine de la violence et du chaos. Ça, ça doit nous inquiéter véritablement et ça doit nous interpeller. Merci Franck Ginetti.
Merci beaucoup d
'avoir été
notre invité
pendant cette première demi-heure. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes pour la Rue de Presse régionale. Et on parlera notamment des mobilisations qui sont à la une de beaucoup, beaucoup, beaucoup de quotidiens partout dans France.
Et
on suivra ça et puis on va en parler tout de suite avec Johanna Roland, la première secrétaire nationale déléguée du PS, qui nous rejoint. Journée de mobilisation hier dans tout le pays, entre 200 000 et 300 000 personnes qui ont donc manifesté fonctionnaires, pompiers, lycéens, pour demander plus de moyens. Le PS est-il absent de cette rentrée sociale ? On va poser la question à Johanna Roland. Bonjour. Bonjour. Merci d'être notre invitée, première secrétaire nationale déléguée du PS et vous êtes également maire de Nantes. Interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Auriane. Bonjour Johanna Roland.
Bonjour. Johanna Roland, entre 206 000 selon le ministère de l'Intérieur, 300 000 selon les syndicats français ont manifesté hier dans tout le pays pour demander des hausses de salaire, pour demander plus de moyens, alors que le budget est présenté demain. C'est suffisant pour mettre la pression sur le gouvernement ?
C
'est essentiel surtout. Pourquoi ? Parce que dans ce pays, depuis quelque temps, quand on parle du service public, quand on parle des fonctionnaires, on a l'impression que c'est du côté du gouvernement,
une
ligne de tableur sur un
Excel. Les
fonctionnaires, ce n'est pas une abstraction.
C
'est celles et ceux qui nous soignent quand on va à l'hôpital, celles et ceux qui éduquent nos enfants, celles et ceux qui éteignent les incendies. Quand un pompier n'a pas, dans certaines situations, un masque de protection qui coûte 80 euros, ce n
'est
pas une abstraction.
Mais
ça, le
Premier ministre répond à plus d'abstration. Quand vous êtes
enseignant et que votre salaire n'augmente pas et depuis des lustres, ce n
'est
pas une abstraction. J'entends ce que dit le Premier ministre, mais je rappelle qu'un budget, ce n
'est
pas un exercice comptable. C'est une vision de société. Et moi, la vision de société que
je défense…
C
'est un peu les deux, Johanna Roland. C'est-à-dire
que quand on a 3600 milliards de dettes, il
y a
un moment, c'est un exercice comptable. Bien sûr, mais vous savez, je dirige un exécutif local, vous l'avez rappelé. Chaque maire qui nous écoute ce matin, sait bien ce que c'est de gérer un budget. Il y a des dépenses et des recettes. Alors, pardon, mais quand Emmanuel Macron a fait le choix de nous priver, de priver les Françaises et les Français de 60 milliards par les cadeaux aux plus aisés et aux plus grandes entreprises, et que maintenant, le Premier ministre vient en fait nous présenter la facture,
il dit que c'est 54 milliards.
Évidemment. Et aujourd'hui, il nous dit quoi ? Qui doit payer cette incurie et ses choix politiques ?
Les
malades, les retraités, les plus modestes, et maintenant,
sur
certaines prestations, les étrangers ? Clairement,
ce
n
'est
pas le
choix de société qui est l'autre. Après, là aussi,
ce sont deux visions de société, parce que, par exemple, la droite dit ce qui aussi nous met dans le mur, c'est la suspension de la réforme des retraites, que vous avez demandé.
Bien
sûr, ce sont des choix de société. Les Françaises et les Français ont manifesté dans la rue sur la réforme des retraites. Ils ont rappelé pourquoi c'était un droit. On a rappelé et démontré tous l'inégalité énorme qui restait entre les femmes et les hommes sur cette question de retraite. Donc oui, compter sur les socialistes pour continuer à être aux côtés, avec, au milieu de celles et ceux qui disent la France, ce n
'est
pas l'ultra-libéraliste. La France,
ce
n
'est
pas le chacun pour soi. Les services publics, dans notre pays, ils sont ce qui fait tenir le pays debout. Et je crois qu'ils méritent sincèrement plus de gratitude et de reconnaissance que cette forme de
mépris
latent. Sincèrement, je vous
dis... Pour vous, c'est un mépris.
Le gouvernement méprise
les fonctionnaires ? Je
trouve, en fait, que cette fin de quinquennat ressemble au début. Est-ce que vous avez entendu une parole d'écoute hier ? Est-ce que vous avez entendu une parole qui dit « Oui, être une aide-soignante, c'est dur. Oui, être un enseignant, c'est valeureux. Oui, c'est important pour le pays. »
Je
trouve qu'on retrouve dans cette
fin
de moment ce qu'on a connu au début, une forme d'isolement circulée. Il n
'y a
rien à voir. Il n'y
a
jamais rien à voir. Pendant ce temps-là, le pays est abîmé. Qu'est-ce que vous demandez à Sébastien Lecornu aujourd'hui, justement, d'ouvrir un dialogue ? Bien sûr. L'organisation politique, qui est la mienne, elle ne fait jamais les choses à la place du mouvement social. Ce n
'est
pas notre rôle. En revanche, notre rôle, c'est de soutenir. Il y a aujourd'hui un certain nombre de demandes qui sont précises. La ravalérisation des salaires, l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires, ouvrir des discussions sérieuses. Du
coup, par exemple, le gel du
point d'indice, c'est une ligne rouge pour l'OPS ? C'est-à-dire, si c'est maintenu, il n
'y
aura pas de vote du budget ?
Le
gel du point d'indice, c'est une erreur. Absolument. Pourquoi ? C'est une erreur, mais est-ce que c'est une ligne rouge ? Je vais vous répondre. Pourquoi c'est une erreur ? C'est une erreur parce que vous croyez que les fonctionnaires, ils ne vivent pas la dégradation du pouvoir d'achat ? Vous croyez que quand on est catégorisé, comme on dit dans la fonction publique, on ne vit pas l'augmentation du prix de l'essence, ce qui reste pour le reste à vivre ? Donc oui, les socialistes s'exprimeront sur le budget, ce qui est certain, les uns et les autres l'ont dit, et dans une cohésion des socialistes qui est extrêmement claire sur ce sujet.
Si les orientations sont confirmées au global, telles qu'annoncées aujourd'hui, très clairement, je vois au moment où on parle, pas d'autres options. Au global, pardon, mais le point de crispation, ce n
'est
pas le point d'indice en lui-même
? C
'est le point d'indice, c'est faire payer les malades, c'est quand même cette sortie sur le fait d'exclure les
étrangers de certaines prestations, je redis, c'est revenir par la fenêtre sur quelque chose qui avait été sorti par la porte, la proposition de M. Darmanin au moment de la loi immigration, que le Conseil constitutionnel lui-même a retoqué. Enfin, à un moment donné, le modèle français, c'est quoi ? Le modèle auquel on est attaché, c'est quoi ? Ce n
'est
pas celui de la préférence nationale, même pas un peu ou moyen, ce n
'est
pas du tout, ce n
'est
pas ça la France.
– Ça veut
dire que le Parti socialiste ne voterait pas le budget en l'État
? Est-ce que tout le groupe va suivre ? – Les parlementaires se prononceront le moment voulu, bien sûr, c'est leur responsabilité, mais je sais qu'aucun socialiste ou aucune socialiste ne peut dire, quand on veut faire payer les malades, les plus modestes, les retraités, et maintenant une part des étrangers, il y a quelque chose qui fonctionne, ce n'est pas le cas.
–
Le PS était où dans ces mobilisations, Johanna Roland ? Parce qu'on a un peu l'impression que vous êtes plus préoccupée par votre primaire que par la rentrée sociale
? –
Le PS était présent dans toutes les villes de France où il y a eu des manifestations, mais
je
le redis, il était présent à sa place.
Sa
place, ce n
'est
pas de conduire le mouvement social, c'est de le soutenir dans chaque espace où c'est nécessaire. Et je peux vous dire que dans toutes les villes du pays où il y avait des manifestations,
les
socialistes étaient présents. –
Est-ce que ça veut dire que, par exemple, quand Balibagayoko est devant les lycées, avec les lycéens, il n
'est
pas à sa
place
? –
Balibagayoko, c'est le maire à
la France ? – Oui, oui,
j'ai vu l'ensemble des images, j'ai vu aussi comment certains avaient tronqué les images pour raconter qu'une part de la réalité. – Non,
mais en revanche,
il était bien présent,
ça ne s'est pas été tronqué, il était bien… – Je vais vous dire les choses comme
je le ressens. Moi, maire, je ne vais pas aller à la sortie des lycées.
Mais quand je vois la manière dont sont traités un certain nombre de jeunes dans ces manifestations, quand on sait quelle est la situation en Seine-Saint-Denis,
qu'à
un moment, il y ait des adultes, parce que ça a été vrai pour ce maire, ça a été vrai aussi pour des enseignants, qui disent, attention, ce sont nos enfants qui sont là, qu'est-ce qu'on fait ? Plus globalement, je vais vous dire une chose très claire sur cette question. Moi, j'ai vu ce qui s'est passé à la sortie d'un certain nombre de lycées. Et donc, ce matin, je dis très clairement sur ce plateau, stop,
on
ne répond pas.
À
l'inquiétude et la colère d'une partie de la jeunesse de notre pays, en donnant des consignes de dispersion en gaz lacrymogène. Il y a des jeunes pour qui c'est la première manifestation. Est-ce que la communauté
des
adultes, là, peut se ressaisir un moment et se dire que quand on a une gamine de 16 ans qui vient pour la première fois
manifester
devant un lycée, le message que la République a envie de lui envoyer, ce n
'est
pas d'emblée de balancer les gaz lacrymogènes. Je le dis, il y a là une logique
qui
a été donnée en matière de consignes, qui est de là où je suis absolument
à l'éducation. Si vous
dites stop au gouvernement, est-ce que vous dites à la France insoumise de calmer le jeu aussi ou pas ?
Ou pour vous, leur action est tout à fait politiquement acceptable ? Mon sujet, ce
n
'est
pas la France
insoumise,
pardon.
Mon sujet, c'est ce
que dit cette jeunesse. Est-ce qu'on peut parler de ce qu'ils disent ? Est-ce qu
'on peut parler sur ce plateau du fait que nos enfants sont en train de nous dire des classes à
35, ce n'est pas possible ? On peut parler d'eux, ce n'est pas parce qu'on parle de la France insoumise que ce n'est pas possible. Je vous ai répondu sur la
question d'avant. Est-ce qu
'on
peut parler du fait qu'ils
nous disent les classes où il fait 37 degrés, où les profs ne sont pas remplacés, ce n'est pas possible ? Puis est-ce qu'on peut aussi s
'arrêter un instant sur le
fait de dire que derrière, c'est quand même un symptôme de la
jeunesse française ? Enfin, on le sait, les enquêtes d'opinion le montrent, on l'entend qu'en échange avec eux, notre jeunesse ne va pas bien. Il n
'y
a jamais eu autant de problématiques de santé mentale chez les jeunes qu'aujourd'hui. On a un certain nombre de jeunes étudiants qui sont dans des situations de pauvreté que le Secours populaire a souligné dans son baromètre de rentrée comme jamais. J'aimerais qu'on pose ces sujets parce que le
sort qu
'on
fait à la jeunesse dans un pays, là aussi, ça dit beaucoup du modèle de société qu'on veut porter.
Alors, il
y
a la mobilisation, mais il y a aussi les primaires, la primaire, pardon, de la gauche. Qu'attendez-vous du débat de demain soir ? Le précédent débat,
ça
a été un peu tous contre Raphaël Glucksmann. Est-ce que ce sera la même chose ? D'abord, je n
'ai
pas la même lecture que vous
de ce premier débat. Ce que je constate plus globalement, c'est qu'au premier débat, on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes. Je forme le vœu et je suis plutôt optimiste de ce point de vue qu'il y aura encore plus de Françaises et de Français devant leur écran jeudi soir. Imaginons qu
'on
soit à, je ne sais pas, 1,5, 2 millions de téléspectateurs,
ce
qui honnêtement ne me paraît pas un objectif irréaliste. Ce
sera la
preuve que cette primaire a d'abord comme vertu de mener la bataille culturelle et politique. Moi, je ne veux pas d'une campagne qui va être monopolisée par les thèmes de l'extrême droite. Ensuite, vous avez raison, la question, c'est comment, du nombre de gens qui regardent le débat, et visiblement, ils sont au rendez-vous, ça se traduit dans la volonté de participer à l'imprimation.
– Ah non, et là,
Johanna Roland, la primaire, elle n'est pas monopolisée par les thèmes de droite, elle est monopolisée par les attaques entre candidats, notamment Céline Rayel et Raphaël Glucksmann, et elle est un peu monopolisée par la question des alliances avec la France insoumise. – Vous résumez deux ans et un quart de débats la semaine dernière aux vingt dernières minutes qui ont existé. Donc, je ne doute pas que jeudi, nos candidats vont à nouveau pouvoir dire quelles sont leurs propositions sur le pouvoir d'achat, sur l'éducation, sur la souveraineté industrielle. Enfin, on est quand même dans un monde en pleine bascule. Ensuite, les questions stratégiques ne seront pas écartées, et ça me paraît…
– Et on voit bien que c'est la réelle ligne de
clivage entre les candidats, c'est avec ou sans la France insoumise.
–
Vous savez, moi, je suis convaincue d'une chose, se définir exclusivement par rapport à la France insoumise, ça veut dire qu'on n
'a
pas grand-chose à dire aux Français. Et on a les uns et les autres beaucoup de
choses
à
dire aux Français. –
Pour vous, ce n
'est
pas fondamental
comme
débat ? – C'est un élément du débat, mais non, je refuse que le débat se résume à ça.
–
Mais pardon,
est-ce que ce débat, il n'aurait pas été écarté
si
Olivier Faure
avait tranché ? –
Ce
qu'on veut et ce vers quoi on va. Un mot sur Olivier Faure, puisque vous l'évoquez, ça va me permettre de passer deux messages ce matin.
Moi,
j'appelle les socialistes
à
se rappeler qui a relevé notre parti quand il était à terre
et
que pas grand monde se bousculait au portillon pour prendre ses responsabilités. Et j'appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à
gauche
à
aller choisir celui qui sera
en
capacité, au lendemain de la primaire, d'ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes. Parce que mon inquiétude, moi, c'est le score annoncé du Rassemblement national. Et que dans ce moment-là, ça doit être ça, notre obsession. Et que le splendide isolement n'a jamais fait une stratégie politique. Ça vaut pour les présidentielles, ça vaut pour les législatives.
– Vous voterez pour Olivier Faure,
vous, Joana ? – Oui, bien sûr, je soutiens la candidature d'Olivier Faure pour les raisons que je viens d'évoquer. Vous le savez, ma conviction permanente, ancienne et profonde, c'est qu'il n'y a pas d'avenir pour notre pays, pour la gauche et pour les gens, si celles et ceux qui travaillent ensemble dans nos collectivités, les socialistes, les communistes, les écologistes, celles et ceux qui ont fait toujours l'histoire de cette gauche, ne se rassemblent pas.
–
Mais
pardon, mais là,
celui qui est donné au second tour, à gauche, c
'est
Jean-Luc Mélenchon. C'est ni Olivier Faure, ni Raphaël Luxman, ni aucun des cinq candidats à la primaire. – Mais il nous reste d'abord 15 jours avant le premier tour de la primaire et 8 mois avant l'élection présidentielle. Donc aujourd'hui, aux candidats et aux candidates, d'aller convaincre les Français que dans un monde qui a basculé, dans un monde où les enjeux sont nouveaux, la parole qui est la nôtre, le projet.
Moi,
je suis attachée aussi à ce que nous respections, le projet des socialistes. On a évoqué la question de la retraite. On parlera peut-être des positions d'Edouard Philippe. Le projet socialiste, lui, il est très clair. 62 ans.
J
'attends par exemple que l'ensemble de celles et ceux qui veulent porter nos couleurs se prononcent sur des sujets de cette nature.
–
Mais vous aviez un candidat dans les sondages. Alors ce ne sont que des sondages, on était à 8-9 mois de l'élection. Mais vous aviez Raphaël Glucksmann qui était au-dessus de 10%. Loin devant les autres candidats qui ont été testés, notamment Olivier Faure. Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature plutôt que de partir dans une primaire qui va vous diviser ? – D'abord, je le redis, une élection présidentielle, ce n
'est
pas le yo-yo des sondages tous les jours qui a gagné 2 points, qui a perdu 2 points, etc. Moi, pardon, mais sur le terrain…
– D'accord, mais là, Marine Le Pen est en campagne, Jean-Luc Mélenchon est en campagne et vous,
vous êtes
encore à choisir votre candidat. – Ce n'est pas de ça dont
les Françaises et les Français me parlent et ont choisi notre candidat à peu près dans le même timing que les candidats ont été choisis la dernière fois. Ensuite, je le dis aussi, la primaire, c'est un point de départ. Ce n
'est
pas un point d'arrivée. La primaire, c'est un point de départ pour donner de la force à celui ou celle qui aura été choisi, qui aura été choisi largement. Et oui, je le redis, il n
'est
pas question que cette campagne présidentielle soit monopolisée par les obsessions de Marine Le Pen qui nous dit qu'elle veut dévoiler les musulmanes, affaiblir le service ludique.
Et
donc, quand trois fois de rang en un mois, des socialistes s'expriment devant peut-être 1,5 ou 2 millions de personnes, ça participe de cette bataille culturelle et politique qui, pour moi, est absolument première. Et ce n
'est
pas les dernières révélations concernant Jordan Bardella qui vont me faire changer d'avis sur ce sujet.
– Avant d'en venir à Jordan Bardella, une dernière question sur l'EPS. Quand on observe les lignes, les différences entre vous, les lignes de clivage et notamment sur LFI, la question qui se pose, c'est est-ce que tout le PS suivra le candidat qui aura été désigné à l'issue de la primaire ? Est-ce qu'aujourd'hui, c'est possible, considérant cette ligne de fracture majeure concernant LFI notamment ?
–
Les
candidates et les candidats se sont engagés de manière claire, c'est la charte…
–
Mais ils s'étaient
aussi engagés à la
dernière primaire, ça n
'a
pas forcément
marché. – Moi, je n'ai pas de raison
aujourd'hui de penser que celles et ceux qui sont engagés dans cette primaire ne respecteront pas la charte de la primaire.
Les
règles de la vie commune, elles sont faites pour être respectées. – Juste à ce jour, il y a combien de votants inscrits pour la
primaire ? – Alors c
'est trop tôt pour le dire, on ne
va
pas communiquer les chiffres maintenant, mais au
moment où on parle… – Vous voyez une évolution
? – Oui, on a tous les jours des inscriptions, j'en profite pour le dire à celles et ceux qui nous écoutent, qui veulent participer, soit vous allez sur le site de la primaire Choisir 2027, soit vous allez sur le site du Parti Socialiste, je rappelle que c'est un vote électronique, donc pour ceux qui ont l'habitude, il ne faut pas aller chercher son bureau de vote physique, tout ça est fait de manière extrêmement professionnelle, avec des huissiers qui contrôlent
les listes électroniques. – Ce sont des inscriptions massives auxquelles vous
assistez ? –
Aujourd
'hui, on peut imaginer qu'il y aura à ce stade entre 70 000 et 100 000 participants, mais c'est encore trop tôt pour donner une estimation définitive, pourquoi il y
a
eu un débat, je le redis, il
y
a une étape
très importante, jeudi, puis le troisième débat, puis on sait par expérience que souvent, les Françaises et les Français s'inscrivent un peu au
dernier moment. – 70 100
000, est-ce que, grosso modo, vous avez la répartition entre ceux qui s'inscrivent sous les couleurs PS, place publique
? – Les
choses me semblent relativement équilibrées
aujourd
'hui.
–
On va parler justement de la proposition d'Édouard Philippe.
–
Oui, donc il s'est prononcé hier sur son plan
concernant la réforme des retraites, il propose un âge de départ à 65 ans, là où il proposait 67 précédemment, c'est une évolution,
est-ce que vous la saluez ?
Est
-ce que ça vous rassure
? – Absolument
pas.
Moi,
j'ai retenu une phrase dans les propos d
'Édouard Philippe qui m'a beaucoup marquée, à un moment donné, il dit
que
la retraite, ce n
'est
pas un sujet de société, c'est un sujet financier.
Je
crois que tout est dit.
Je
crois que la retraite, c'est d'abord un sujet de société. Là aussi, c'est d'abord comment on veut vivre, avec qui on veut vivre. Et puis je crois qu'on voit surtout que la droite n'a pas changé d'un millimètre. Nicolas Sarkozy, c'était travailler plus pour gagner plus. Là, maintenant, on a travaillé plus, cotisé plus pour avoir moins, suivait le guide. Pendant ce temps-là, rien n'est réglé, ni la pénibilité, ni l'égalité entre les femmes et les hommes. Cette annonce brutale,
c'est-à-dire dans un moment quand même paradoxal, est quand même,
pour le moins révélatrice, du champ que la droite... Si
on veut que
nos retraités demain puissent continuer à avoir des pensions à minima décente, c'est aussi un sujet financier.
Mais
ça n'empêche pas de se dire au service de quoi ? Au service de quel projet de société ? Je vous donne un exemple. Moi, je suis absolument opposée au principe de capitalisation qu'Édouard Philippe a posé. Nous, nous considérons que la retraite est et doit rester un droit que nous devons protéger et pas une épargne
pour celles et ceux qui peuvent se le financer. Quand vous
avez de moins en moins d'actifs pour financer les retraités, est-ce que la retraite demain sera encore un droit
? C
'est un des enjeux de la campagne présidentielle. Il y a eu des millions de Françaises et des Français dans la rue pour s'opposer à cette réforme de retraite sur le fond et sur la forme. Donc oui, nous allons continuer à défendre l'idée que la retraite est un droit. Pourquoi ? Parce que là, sur ce plateau, on imagine peut-être travailler encore à 64 ans et 65 ans. Mais moi, dans ma ville, quand je vois des gens dont les corps ont été usés
par
le travail, quand je vois des femmes qui, à 60 ans, m'expliquent à quel point elles sont fatiguées, cette
ignorance-là, je crois qu'elle n'est pas un bon guide pour faire des annonces particulièrement brutales et à un moment particulièrement choisi.
Une
question sur les sénatoriales, pour finir, qui ont eu
lieu dimanche soir. Est-ce que vous comprenez que le groupe écologiste au Sénat n'accueille pas Gabriel Amar, qui a été élu sénateur LFI dimanche soir ?
D'abord, je voudrais saluer la nouvelle présidente du groupe écologiste au Sénat,
Mélanie
Vaugelle,
qui est une sénatrice de grande qualité,
qui
a apporté des combats pour la gauche et je pense notamment au combat pour la constitutionnalisation de l'IVG, qui me semble absolument premier. D'abord, le groupe écolo est souverain dans ses choix et en plus,
oui, je le comprends parfaitement.
–
Un mot, puisqu'on en a parlé tout à l'heure, mais on ne vous a pas laissé développer, sur les accusations qui pèsent sur le président du Rassemblement national. Jordan Bardella, accusé par le site Mediapart, décrit antisémite lorsqu'il avait 17-18 ans. Comment vous réagissez
? – Moi,
je ne
vais
pas commenter la campagne présidentielle du Rassemblement national. Mon rôle, c'est de combattre leurs idées, leurs projets et de démasquer les artifices.
Ce
qui est sûr, c'est que le Rassemblement national a peut-être changé de masque, mais qu'il n
'a
pas changé de nature.
Et
aujourd'hui, il est révélé au grand jour que la dédiabolisation est une fable. Derrière, surtout, je trouve que ça
nous invite. – Des propos, justement,
précises que Jordan Bardella dément à avoir écrit. – Absolument.
On
voit toute la rhétorique, la théorie du complot, enfin, je ne
vais
pas reprendre l'ensemble…
– Mais qu'on vous dit que le RN
n
'a
pas changé, ça veut dire quoi ?
Que
le RN… – Ça veut dire que Jordan Bardella nous a expliqué à un moment donné, je me rappelle, qu'il était celui qui allait écarter les brebis galeuses. On se rappelle de la députée qui tient une librairie négationniste. Je me rappelle, moi, d'un député en Vendée avec des propos ouvertement racistes sur son site Facebook. Et ce matin, on a le droit de se demander si plutôt que d'avoir écarté les brebis galeuses, il n
'a
pas été le chef du troupeau. Plus profondément, ça rappelle chaque responsable politique à la responsabilité imminente
qui est la sienne. – Le RN, c'est un parti
antisémite. – Au fait de se dire que dans un moment, oui, le parti du RN qui n'a pas changé, qui reste dans la même filiation que celui du Front national…
– Ça veut dire que c'est un parti antisémite
? – Ça veut dire qu'à l'évidence, il y a eu, et pas de manière isolée, des propos, des actions. Ensuite, la justice fera son travail. Mais combattre le RN de toutes nos forces. Et pas simplement en disant pourquoi on est contre, mais du coup en disant quelle est l'alternative qu
'on
propose. Parce que vous le savez bien, les Français, ils n'ont pas seulement envie de voter contre quelque chose, ils ont envie de voter pour un projet, pour une dynamique, pour une fierté, pour le fait de se dire c'est quoi faire nation ? Et puis pour le fait de dire comment je réponds concrètement à la question, quand mon frigo est vide le 12 du mois, qui va me proposer une solution pour que ça tienne jusqu'au 29 ? – Merci Joana Roland.
Merci beaucoup
d'avoir été notre invitée ce matin. Et Bardella fait la une de la dépêche, Christelle. Bardella, l'affaire qui secoue le RN, c'est à la une de votre journal. On va voir ce qui fait la une dans nos autres journaux régionaux. Il est beaucoup question de la mobilisation qui a eu lieu hier. –
Et
Stéphane, ce sont les manifestations d'hier qui font la une de la presse régionale partout en France. – Et oui, à chaque quotidien, le bilan de la mobilisation sur son territoire. Mais le constat et les mots sont souvent les mêmes. Unis dans la colère comme l'écrit le populaire du centre et l'Alsace. Autre expression en une de vos journaux ce matin, la pression, la rue, maintient la pression pour Sud-Ouest et la pression monte, nous dit le télégramme. 200 à 300 000 manifestants pour les services publics partout en France, dont les pompiers mis en avant par le journal L'Union. On en a ras-le-bol d'être pris pour les poubelles de la République en rage de sapeurs-pompiers venus de la Marne.
Ils dénoncent le manque de moyens qui crée de la souffrance. Voilà ce qu'ils racontent. L'ampleur de la mobilisation leur donne quand même un peu de baume au cœur. Un quart des effectifs nationaux. On n'avait pas vu ça depuis 10 ans, se réjouissent-ils. – Ces manifestations,
c
'était aussi l'occasion pour les fonctionnaires de dire ras-le-bol des bas salaires. – Exactement, c'est le titre de l'article du Télégramme qui revient sur cette mobilisation. 10% des agents de la fonction publique étaient en grève à la mi-journée hier et cette même revendication qui revient le pouvoir d'achat. Saïna Moknin, agente de mairie, explique être fonctionnaire depuis 26 ans pour un salaire de 1 700 euros par mois. La honte, conclut-elle. – Les lycéens se sont aussi joints aux manifestations. – Oui, Sud-Ouest, il consacre un article dans sa double page sur les manifestations. On peut y lire le témoignage de lycéens âgénés déterminés à faire entendre leur voix.
Ils dénoncent à la fois les profs non remplacés, les horaires surchargés, les classes où l'on grelotte l'hiver et où on surchauffe l'été. Ils déplorent aussi sur des pancartes la présence policière autour de leurs établissements. On est censé passer le bac et on nous envoie la bac, peut-on lire sur ces pancartes. Après les blocages d'hier, 440 personnes, notamment des mineurs, ont été interpellées, indiquait le ministère de l'Intérieur. – On va voir comment se sont passées ces mobilisations dans le Nord, à Lille, où on rejoint Aurélien Vurli. Bonjour Aurélien, merci beaucoup d'être avec nous.
– Bonjour Aurélien. –
Journaliste à RCF Notre-Dame dans les Hauts-de-France. Aurélien, quelles sont les revendications de ces lycéens et quelles violences ont généré ces mobilisations ?
–
Eh bien, les revendications, Aurélien, ce sont des conditions matérielles. D'abord, la cantine qui est trop chère, les locaux, la climatisation, le chauffage,
l
'infirmerie. Ils demandent également des moyens humains. Ils dénoncent un manque de professeurs, de personnel, des classes qui sont parfois trop nombreuses. Les conditions de travail, également, ils demandent un allègement des emplois du temps ou un emploi du temps qui puisse être mieux organisé. Par exemple, certains dénoncent des emplois du temps très mal faits avec des trous de plusieurs heures entre deux cours. Ils demandent également la suppression de parcours sup et le rétablissement du téléphone portable au lycée. On a vu des manifestations à Lille, à Aubourdin, à Villeneuve-Dasque, à Arras, à Béthune, à Calais, dans des lycées de ces villes de la région qui ont été bloquées.
Notre reporter, Tobias Lett, était devant un lycée lillois bloqué par des élèves et leur soutien. Ils étaient une centaine devant le lycée Baggio. De grosses violences ont eu lieu. Il y avait un feu de poubelle, des tirs de mortiers d'artifice, des vitres brisées. Les forces de l'ordre de l'autre côté qui essayaient de débloquer le lycée. On a vu une
vidéo sur les réseaux sociaux qui a beaucoup tourné où un chien chargeait les manifestants. Le compte d'extrême-gauche Révolution permanente dénonçait le chien appartenant aux forces de l'ordre, les forces de l'ordre qui ont démenti
en expliquant que le Malinois ne pouvait pas être aux policiers puisque le chien n'était pas identifié. On a vu également toujours devant ce lycée Baggio à Lille un professeur être roué de coups, des coups de pied dans le dos portés par des élèves cagoulés. Le procureur de Lille qui annonçait hier soir que 18 jeunes avaient été placés en garde à vue ces 48 dernières heures des jeunes quasiment tous mineurs.
Comment
se positionnent les politiques vis-à-vis de ces mobilisations, Aurélien
?
Eh bien, de manière assez classique finalement, Oriane, le député LFI de Lille, Aurélien Lecoq a été aperçu sur des points de blocage notamment au lycée Baggio dont on parlait à l'instant. lui dit vouloir servir de tampon entre les forces de l'ordre et les jeunes. Il dénonce également des violences de la part de forces de l'ordre sur des mineurs. Xavier Bertrand lui dénonce le président de la région Haute-France qui dénonce ces blocages et des tirs de
mortiers, les violences évidemment faites par les jeunes. Mathieu Vallet le député RN
du Nord lui est choqué de la violence contre les professeurs et les forces de l'ordre même si certains se reconnaissent dans les revendications des lycéens. Merci beaucoup Aurélien, merci d'avoir été avec nous depuis Lille pour nous parler de ces mobilisations. Stéphane, nous on va reparler sénatorial, ça nous manquait, dans l'aube où l'Est éclair nous dit qu'il y a des doutes sur la validité des élections.
Eh oui, le scrutin c'était dimanche, on en a beaucoup parlé sur Public Sénat et le quotidien relève que dans l'aube il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de votes blancs à peu près à 25%, c'est beaucoup plus que dans les autres départements et il y a aussi une sous-estimation du nombre de suffrages exprimés, la faute peut-être nous dit le quotidien à la méthode de dépouillement parce qu'on pouvait voter pour deux sénateurs dans l'aube et s'il n'y avait qu'un bulletin dans l'enveloppe et bien le deuxième était vraisemblablement comptabilisé comme blanc alors que les grands électeurs se demandent donc s'il n'aurait pas été nécessaire qu'un second tour soit organisé pour que les deux sénatrices élues dès le premier tour soient élues en fonction des règles des sénatoriales en posant, le quotidien pose cette question de potentiel recours à ces élections.
Les recours justement qui ont conduit à l'annulation des municipales à Vénitieux et à Vauvlin. Oui, deux villes gagnées par LFI au mois de mars, les deux maires de Vauvlin, Abdelkader Lamar et de Vénitieux Idir Boumertit vont faire appel de cette décision. Ces annulations elles se fondent sur des erreurs commises par d'autres listes qui concouraient à ces élections municipales l'une macroniste l'autre d'extrême droite. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X un préfet incompétent mais un conseiller municipal écologiste de Dessine Charpieu qui est spécialiste du droit électoral a appelé les insoumis à ne pas tomber dans le complot c'est ce que nous raconte le progrès dans son article.
La jurisprudence est constante quelle que soit la liste gagnante et la liste frauduleuse explique Mathieu Vieira pour tenter d'éteindre tout soupçon de manipulation. Allez, on termine avec cette une de La Voix du Nord qui nous présente le chien comme membre à part entière de la famille. Oui, une pièce de pulse sans le chien le pulse serait incomplet. Voilà ce que dit Camille à La Voix du Nord on y apprend que le chien est aussi présent pour les devoirs des enfants et ce n'est pas si étonnant que ça Auriane ils sont perçus avec les chats comme ayant des valeurs éducatives.
Voilà ce que dit le sociologue Christophe Blanchard à La Voix du Nord aujourd'hui et si vous ne le saviez peut-être pas mais on compte 1 500 000 chats et chiens en France en 2025 désolé pour vous rien, avantage aux chats 890 000 chats contre 640 000 chiens. Ça va faire plaisir à Zahine à notre chef d'édition. Merci beaucoup merci Stéphane d'avoir été avec nous on se retrouve demain Stéphane. Et on se retrouve demain
le
dernier jour. Et en attendant c'est l'heure de notre reportage en région la parole des victimes est essentielle dans le processus judiciaire mais parler peut être particulièrement éprouvant pour mieux les accompagner la Bretagne utilise depuis 2019 le programme Calliope né au Québec à Rennes des professionnels sont formés pour guider les victimes et les aider à aborder plus sereinement les différentes étapes de la procédure on regarde ce reportage de nos partenaires de TVRN
Cette
jeune fille à 13 ans victime d'inceste
par son père à l'âge de 4 ans elle bénéficie du protocole Calliope lors de ses rendez-vous avec une intervenante formée les faits ne sont jamais évoqués le but est d'aider la victime à reprendre confiance gérer son
stress mieux comprendre le cadre judiciaire et s'exprimer par des mises en situation Tu m'as dit que vous aviez mangé du gâteau au citron
Combien de parts est-ce que tu as mangé
?
Alors il n'y avait pas de gâteau au citron je ne sais pas combien de parts j'ai mangé vu que je n
'ai
pas mangé de gâteau au citron
J
'ai gagné en confiance en moi pour pouvoir mieux m'exprimer par exemple pouvoir dire la vérité aux autres parce que ça peut blesser mais il faut encore en même temps dire la vérité et aussi pouvoir témoigner bien sereinement Que ce soit les enfants ou les femmes elles sont beaucoup plus sur deux en fin d'accompagnement et les réponses sont beaucoup plus sûres et
beaucoup
moins approximatives ou hésitantes L'association nationale Alexis Danan basée à Rennes est la seule en France à proposer cette formation certifiante 150 intervenants du social ou de la justice ont été formés à Calliope dont des gendarmes d'Illée-Vilaine et du Morbihan On va renforcer la parole en donnant des compétences pour être capables de s'exprimer d'une manière fluide et du coup ça donne un récit judiciaire qui va être fluide qui va être factuel des personnes qui surtout étaient fières d'avoir témoigné en justice contentes et même au-delà du verdict en fait qui a été donné et donc ça ça n'a pas de prix ça fait des personnes qui vont mieux ça fait une société aussi qui va mieux Au total Calliope a permis d'accompagner 500 victimes en France dans leur processus judiciaire pour des violences
intrafamiliales Allez
place à notre débat les fins de mois font-elles la fin du quinquennat Déficit et dette en haut c'est face à la hausse des prix du carburant le gouvernement qui met en place des aides ciblées jugées insuffisantes par les français un climat social qui plombe Emmanuel Macron qui bat son record d'impopularité c'est ce que révèle notre baromètre mensuel ODOXA pour public sénat et la presse régionale et pour en parler nous sommes avec Erwann Lesson bonjour Erwann bonjour ravi de vous retrouver Erwann directeur conseil à l'institut de sondage ODOXA Stéphane Vernet est avec nous Stéphane qui représente la presse régionale rédacteur en chef délégué à Ouest-Franche bonjour Stéphane bonjour et Émilie Zapelski est également de retour bonjour Émilie communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil on va parler d'abord du sujet majeur de ce baromètre sujet de préoccupation des français la question du budget la question du prix du carburant et des aides fournies par le gouvernement d'abord Erwann pour commencer puisque évidemment il est beaucoup question en ce moment de la dette du déficit d'autant que demain le gouvernement présentera le budget en Conseil des ministres les français ils sont préoccupés par le niveau de la dette oui et c
'est
vrai que c'est souvent une surprise dans les sondages d'opinion parce qu'on a l'impression que c'est un sujet un peu macro dont les français se préoccupent assez peu finalement ce que révèle notre sondage c'est que 83% des français disent que c'est un sujet qui les préoccupe c'est quasiment 10 points de plus que l'année dernière 43% disent que ça les préoccupe beaucoup c'est 15 points de plus que l'année dernière c'est une préoccupation qui monte parce que le sentiment c'est que la dette et le déficit public ça bloque tout et c'est un des synonymes de l'impasse dans lequel est le pays aujourd'hui et donc nécessairement c'est une inquiétude parce qu'on a le sentiment que ça a une répercussion directe dans le quotidien cet endettement national
et
juste il y a des clivages politiques où tous les sympathisants toutes tendances politiques confondues sont préoccupés la préoccupation à l'égard de la dette est un tout petit peu moins importante chez les sympathisants de la France insoumise mais elle est largement majoritaire dans tous les électorats c'est une préoccupation qui est transpartisane et c'est quelque chose qu'on avait déjà observé en 2012 quand la France a perdu son triple A ça avait été une inquiétude majeure chez les Français et ça avait été un des thèmes de campagne relativement inattendu cette perte de la compétitivité économique française
ça
sera là aussi un thème de campagne Stéphane quand on voit le niveau de préoccupation Aaron le rappelait 83% des Français qui se disent préoccupés par le niveau de la dette
ben oui mais moi je pense que tout le monde a bien compris qu'il y avait un problème sur la dette et les finances publiques on l'a vu on n'arrête pas de dire qu'en fait ça va avoir des répercussions dans notre quotidien il
y a
eu une époque où on a sans doute on en a trop fait autour du sujet mais en fait ces répercussions elles existent elles sont réelles elles sont matérielles elles sont quotidiennes et on les voit tout de suite c'est très simple je pense que la plupart des gens ont compris qu'en fait l'État n'est plus en capacité de faire baisser les taxes sur les carburants ce qui est demandé parce qu'il n'y a plus de marge de manœuvre financière donc ça c'est aussi une conséquence directe et immédiate de l'endettement du pays et de la dégradation des finances publiques sur le quotidien des français il y a une demande très forte sur la baisse des taxes et on voit bien que l'État ne veut pas le faire ou se dit en position de ne pas pouvoir le faire parce qu'il n
'y
a plus d'argent dans les caisses donc voilà ça c'est une conséquence directe de cette dégradation des comptes publics
Est-ce que ce niveau on va évidemment revenir sur les aides face au carburant mais Émilie est-ce que ce niveau de préoccupation très élevé des français sur la dette il est aussi lié finalement à une forme de communication du gouvernement depuis François Bayrou on a l'impression que le gouvernement martèle cette question de la dette dans le but disent-ils de faire prendre conscience aux français de l'ampleur de la dette et du déficit ça veut dire que ça a
marché
? Oui je pense que ça a marché on voit bien que ça s'est installé comme un véritable sujet de discussion médiatique publique politique et qui est accepté par les français et qui sont très responsables vis-à-vis de la situation financière mais je dirais qu'il
y a
le pendant c'est-à-dire une dette pourquoi faire ? Je pense qu'il
y a
aussi cette réclamation des français de dire ok on est responsable de ce sujet on veut bien s'en emparer mais pour quoi faire ?
Pour un état qui répond de moins en moins à nos besoins à nos attentes en l'occurrence la taxe carburant c'est-à-dire c'est comme si on payait un peu pour quelque chose qui fuit tout le temps et qui ne répond pas à mes besoins concrets et ça c'est insupportable et c'est pour ça que ça nourrit aussi certains électorats plus extrémistes parce que c'est un état qui ne va pas bien financièrement on en est conscient mais qui en plus malgré tout cet argent qui est amassé et qu'on me demande de faire des efforts en plus je n'ai pas le retour en termes de services publics et en termes de baisse par exemple pour m'aider à aller au travail tous les jours de carburant je n
'ai
pas cette baisse-là Et vous le dites parce qu'on va parler des carburants mais pour compléter ce que dit Émilie Stéphane ce
n
'est pas uniquement les carburants c'est-à-dire c'est aussi un sentiment chez les Français de payer des charges des impôts et de ne pas avoir les services publics qui suivent de
ne pas avoir
l'hôpital qui suit de ne
pas
avoir l'école qui suit c'est ça aussi qui crée le fossé ? Alors ça
ce sentiment-là ou cette colère-là ou cette insatisfaction-là elle est très ancienne en fait la problématique de l'efficacité de la dépense publique et des politiques publiques et l'idée de dire je suis surtaxé très imposé vous savez bien que la France est un des pays de l'OCDE qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé c'est toujours les mêmes qui payent et l'impression qu'en fait cet argent on ne sait pas où va l'argent ça c'est un discours récurrent qui est très ancien mais ces dernières années avec le travail qui a été fait autour de la problématique de la dette alors vous parliez de François Bayrou mais ça a même commencé par Michel Barnier qui est le premier à faire de la pédagogie sur le sujet les choses se sont installées et puis il faut dire qu'on a eu deux exercices budgétaires
calamiteux où l'Assemblée nationale on a assisté à un spectacle qui en fait a rebuté beaucoup de citoyens qui ne comprenaient pas ce qui se passait pourquoi
est-ce que les représentants du peuple comme ça s'écharpent dans l'hémicycle autour de questions qui pourtant leur sont présentées comme fondamentales ils n'arrivent pas à se mettre d'accord deux fois on n
'a
pas réussi à faire un budget et le problème c'est que là on va rentrer dans une séquence où il y a fort à parier qu'on va se retrouver à nouveau sur du pugilat dans l'hémicycle et l'incapacité à se mettre d'accord sur un budget trois fois de suite trois fois de suite ça
commence à faire plus que beaucoup d'autant qu'on a un télescopage Erwan et c'est aussi l'objet du baromètre entre un budget qui va être difficile à faire passer lié à la situation politique et dans le même temps un climat social un automne social très tendu notamment sur les questions du pouvoir d'achat et notamment sur la hausse des prix du carburant et là vous avez posé la question aux Français 75% d'entre eux trouvent que les aides aux gros rouleurs annoncées par le gouvernement sont insuffisantes
Oui
ça montre que le compte n'y est pas pour les Français parce que c'est une attente qui est tout à fait légitime et qui n'est pas comblée dans l'esprit des Français et c'est encore plus élevé la part de personnes qui jugent que c'est insuffisant dans les communes rurales chez les ouvriers les employés les gens qui sont les plus dépendants de leur voiture parce que pour une grande partie des Français la voiture c'est accéder à l'emploi mais c'est aussi accéder aux loisirs à la vie sociale donc cette question de la voiture elle est fondamentale et c'est vrai que quand on regarde le profil de ceux qui sont encore plus nombreux à trouver que c'est injustifié on retrouve la France qui roule la France qui est un peu fâchée avec Emmanuel Macron donc c'est un élément de grogne sociale qui est à prendre en considération évidemment c'est aussi la France qui a fait les gilets jaunes c'est cette même France
?
Oui alors après enfin je ne sais pas s'il faut les contextes sont différents pour plein de raisons mais d'abord le prix d'essence est bien supérieur aujourd'hui qu'en 2018 mais en 2018 les gilets jaunes c'était d'abord la conséquence d'une nouvelle taxe la taxe carbone qui faisait qu'il y avait l'idée que ça suffisait qu'il fallait arrêter là aujourd'hui il n
'y a
pas de nouvelle taxe et en fait c'est le contexte international qui fait que les prix à la pompe explosent le problème c'est que tout le monde a bien compris que ça ne
va
pas s'arrêter du jour au lendemain que le risque c'est que ça continue à augmenter et effectivement c'est insupportable pour toute une partie de la population donc il y
a
une demande très forte par rapport à des aides et le compte n'est pas vous avez raison 100 euros d'aide aux gros rouleurs 100 euros aujourd'hui ce n
'est
pas un plein en fait c'est totalement insuffisant le problème c'est que 100 euros
d
'après le gouvernement ça représente 40 centimes par litre à peu près
oui non mais c'est d'accord mais c'est totalement insuffisant par rapport à la détresse la situation d'un grand nombre de ménages dans ce pays de gens qui travaillent et qui ne peuvent plus faire le plein pour aller bosser enfin je veux dire on en est là et le problème si
vous
voulez c'est que d'un autre côté si vous remettez ça à l'échelle du macro 100 euros par personne c'est insuffisant c'est rien mais si vous multipliez par le nombre d'allocataires etc. et vous mettez ça à l'échelle des finances du pays ça se compte en centaines de millions en milliards à un moment où on n'a plus d'argent dans les caisses donc voilà les deux thématiques
ce téléscope
5 millions
de français qui sont concernés par la tête ces aides
sont
insuffisantes ça représente une goutte d'eau à l'échelle individuelle donc j'ai envie de vous dire quasiment ça sert à rien mais par contre ça coûte très cher aux finances publiques à
des
finances publiques qui sont exsangues et c'est là qu'il y a les deux temporalités si vous voulez ce téléscope et ces deux réalités en fait sont incompatibles il
y
a quelque chose qui ne colle plus
vous faisiez allusion aux gilets jaunes quelle année
2018
voilà on est en 2026 et on a l'impression d'un retour à la case départ avec une situation qui n'a pas été modifiée c'est-à-dire qu
'il
n
'y a
pas de prise en compte toutes ces personnes dont vous parlez qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler ou des gros rouleurs enfin ils n'ont pas vu d'amélioration de prise en compte meilleure qu'en 2018 où déjà ils alertaient en disant on n
'est
pas traité de la même façon on n
'a
pas des transports en commun quand l'essence augmente que ça soit pour une taxe pour l'écologie ou actuellement à cause de l'international on est empêché de travailler et notre situation n'a pas été modifiée c'est-à-dire que là en effet c'est des gouttes d'eau c'est du saupoudrage mais il n
'y a
pas eu de modification un petit peu plus structurelle pour les aider il n
'y a
pas de prise en compte et je pense que ça en effet ça alimente cette colère qui était déjà là et qui recommence et c'est fou qu'on arrive à cette situation en fin de mandat double mandat d'Emmanuel Macron à à peu près la même situation dans les mêmes données c'est-à-dire les mêmes besoins qui ne sont pas auxquels on n'a aucune réponse et qui vont créer cette colère sociale et puis c'est ce que disait Stéphane Vernet il y a le sentiment que c'est perdant-perdant on fait des mauvais choix du point de vue de la dette et on fait des mauvais choix qui impactent les français les français qui ont tendance à se comparer aux belges et aux espagnols où ils disent le choix de baisse des taxes a été quand même salvateur dans ces pays pourquoi on ne le fait pas donc ça fait remonter la colère à l'égard de l'exécutif et le sentiment aussi et ça on l'a souvent entendu dans les enquêtes d'opinion ces dernières années que le gouvernement privilégie la dette à la qualité de vie des habitants et ça ça peut être un sujet aussi d'énervement et d'où la troisième question que vous avez posée Erwan 62% des français qui pensent que malgré le niveau de la dette l'état doit consacrer davantage d'argent à la baisse des prix du carburant et aux aides et puis 35% qui pensent que compte tenu du niveau de la dette l'état doit éviter de nouvelles dépenses importantes même si ça implique qu
'il
y
ait
moins d'aides là les français sont un tout petit peu plus partagés
Oui
mais ceci dit quand on a dit 83% ils étaient préoccupés par le niveau de la dette et qu'ils sont 6 sur 10 à nous dire mais quelle que soit la dette il faut baisser les prix sur les carburants ça montre qu'ils font quand même primer l'urgence sociale sur l'austérité budgétaire ça c'est le point quand même le plus important parce qu'ils ont le sentiment que c'est légitime parce que c'est une urgence du moment et parce que aussi les recettes pour réduire la dette et les déficits ne sont pas les mêmes du point de vue de l'état que du point de vue des français les français savent que si on veut diminuer la dette il faut nécessairement soit augmenter les recettes à travers les impôts soit baisser les dépenses en dégradant les services publics mais il y a des services aux habitants et des aides sur lesquelles ils ne veulent pas qu'on revienne et visiblement ce qu'indique le sondage c'est que l'aide à rouler à pouvoir se déplacer est un peu quelque chose d'assez incontournable Donc oui ils sont préoccupés par la dette mais ils considèrent que c'est à d'autres de payer pour réserver la dette L'urgence prime et puis de toute façon après on veut toujours faire contribuer ce qu'on n'est pas donc ils sont très favorables à ce qu'on augmente les impôts sur les grandes entreprises qui font des profits à ce qu'on augmente les impôts des français les plus aisés à ce qu'on supprime les allocations familiales ou à ce qu'on les conditionne pareil pour les allocations chômage les aides aux entreprises donc ils sont aussi pour qu'on réduise la dépense publique dans la culture enfin tout un ensemble de choses c
'est-à-dire
qu'on réduise le train de vie de l'État le millefeuille des collectivités mais dans la réalité il va falloir faire des arbitrages ils en sont bien conscients c'est juste que là on a une urgence sociale qui prédomine dans leur esprit non mais ce qui est intéressant ce que vous dites c
'est
que les français ils disent aller plus loin ok on est tous conscients que la dette maintenant c'est un véritable problème qu'on ne peut pas continuer indéfiniment à vivre au-dessus de nos moyens par contre ils lancent des pistes et c'est ça qu'on n'a pas pour l'instant au niveau politique où on a ici ou là un petit peu mais on en reste au constat financier finalement ce qu'ils demandent les français c'est des choix plus de société et globalement ce qu'ils disent c'est que le modèle social et moi ça me fait rigoler quand on dit la France est majoritairement de droite sur le plan de tout ce qui concerne le social elle est complètement à gauche en tout cas ça relève plutôt d'une idéologie de gauche c'est-à-dire occupez-vous de nous on a besoin quand même d'un état providence qui s'occupe des plus fragiles mais on a du mal à le faire donc il y a véritablement des messages sur aller plus loin sur qu'est-ce que vous nous proposez quelle politique vous nous proposez quel choix on peut faire parce qu'on a conscience qu'on ne
va
pas pouvoir arroser pour tout et ils sont véritablement responsables et ils sont en attente de quelque chose de plus solide que ce qu'ils voient dans cette pré-campagne présidentielle et justement cette mobilisation sociale elle percute ce que vous appelez la pré-campagne présidentielle Émilie la campagne même présidentielle et notamment la mobilisation des lycéens on va voir ce qu'en disait ce matin Gabriel Attal invité de CNews
La
France Insoumise à nouveau se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes
à
se mettre en danger eux-mêmes à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics et c'est totalement insupportable
Voilà
tournure très politique on entend Gabriel Attal mais aussi le gouvernement la droite accuser la France Insoumise d'encourager cette mobilisation lycéenne voire de la récupérer
Oui
alors parce que la France Insoumise soigne la jeunesse ça fait partie de sa stratégie électorale depuis longtemps c'est d'aller chercher les jeunes qui est un terreau intéressant pour eux mais bon ça c'est c
'est
de la politique moi je je crois qu'il y a 4,5 millions de primo-votants l'année prochaine donc c'est c
'est
-à
-dire
de jeunes qui vont qui seront en âge de voter pour la première fois à une présidentielle et on sait que dans cette population très jeune il y a il
y a
une majorité de de nouveaux citoyens et de nouveaux électeurs pardon qui sont qui sont tentés par la radicalité que ce soit la France Insoumise ou le Rassemblement National donc il y
a
un enjeu ceci étant je suis désolé mais je ne
suis
pas sûr que les lycéens qui se mobilisent se mobilisent parce que la France Insoumise les pousse à se mobiliser ou leur demander de descendre dans la rue je pense qu'ils descendent dans la rue parce qu'ils trouvent que les conditions dans lesquelles ils ont accès à l'éducation sont indignes c'est ça leur message donc il y
a
deux choses oui il y a il y a il
y
a il y
a il y a
une présence de la France Insoumise parce que encore une fois c'est leur stratégie d'amener des nouveaux votants etc à s'inscrire sur les listes électorales à se mobiliser pour l'élection mais le problème de fond c'est pas la France Insoumise qui l'a mis sur la table non
et même je dirais même plus c'est plutôt pas mal qu'un parti politique s'intéresse à la jeunesse parce que c'est quand même un angle mort la plupart du temps des campagnes présidentielles parce qu'on sait que c'est quand même plutôt les gens plus âgés qui votent et on a un déficit véritablement de messages et de projets vis-à-vis de la jeunesse c'est vrai que cette stratégie de LFI qui je crois est assez payante parce qu'il récupère une partie des jeunes il parle d'écologie il parle d'autres sujets qui ne sont pas vraiment abordés par les autres partis politiques bon bah si on peut s'adresser à la jeunesse et les faire se mobiliser et s'inscrire et faire en sorte qu'ils votent c'est pas mal même si évidemment il y
a
des manifestations aussi et un climat social évidemment très politique et on va le voir dans le baromètre puisque Juan chaque mois vous mesurez la cote de popularité de l'exécutif et des principaux leaders politiques on va commencer par Emmanuel Macron la cote de popularité n'a jamais été aussi basse exactement 18% des français considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président il n'a jamais été mesuré à un niveau aussi bas mais là où c'est intéressant c'est de regarder dans le détail où est-ce qu'il a baissé parce qu'il perd 7 points de cote de popularité et en fait c'est chez les sympathisants du centre qu'il perd le plus de points 27 points il passe de 81% des sympathisants du centre qu'il considérait qu'il était un bon président en juin à 54% aujourd'hui alors il perd 20 points chez les sympathisants en renaissance ce qui le fait quand même rester à 74% parce qu'il était à 94 mais il perd 30 points chez les sympathisants en horizon où il passe largement sous la barre des 50% il passe aussi sous la barre des 50% chez les sympathisants du MoDem donc finalement c'est le centre qui se décroche aujourd'hui il n'y a que 50% des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle 2022 qui jugent qu'il est un bon président
ça
rappelle les frondeurs de François Hollande finalement c'est son socle de référence qui se disloque et François Hollande c'est le seul président avec Emmanuel Macron qui a atteint un niveau si bas en code de popularité 16% c'est le record négatif de la Vème République sachant que les minimas pour Nicolas Sarkozy pour Jacques Chirac pour François Mitterrand ça tourne plutôt autour de 30% donc globalement ce qu
'on
peut dire c'est qu'en fin de mandat Emmanuel Macron se hollandise plus qu'il ne se chiracise il y a une espèce de rupture de confiance mais aussi d'absence de bienveillance à son égard à la différence quand même de François Mitterrand et de Jacques Chirac qui ont aussi fait deux mandats il
n'y a
pas eu de la respiration d'une cohabitation pour faire remonter sa cote de popularité et systématiquement au premier plan ça le dessert mais en tout cas la rupture avec les Français est très forte Mais qu'on explique comment Erwan est-ce que ça s'explique parce que pour la première fois un président après deux mandats est dans l'impossibilité de se représenter donc les Français ont tourné la page et pour Emmanuel Macron c'est du passé ou est-ce que ça s'explique justement par ce climat social et ils rendent Emmanuel Macron responsable de leur situation et de leur porte-monnaie
?
Oui tout à fait c'est ça c'est le sentiment que et sur le fond et sur la forme c'est un président qui ne fait pas les choix qu'attendent les Français depuis le passage en force de la réforme des retraites
puis
la dissolution actée en 2024 qui a été un échec politique il
y a
le sentiment que
sur
la forme les choses ne sont pas bien faites et sur le fond avec déjà la réforme des retraites mais avec d'autres projets qui semblent contraires à ce qu'attendent les Français il y a le sentiment que le compte n'y est pas non plus et ce qui a parachevé ce sentiment c'est l'endettement national extrêmement élevé alors même que c'est vraiment le sujet sur lequel les Français faisaient extrêmement confiance à Emmanuel Macron donc il y a vraiment le sentiment qu'il n'est plus la personne ad hoc pour relancer la France et donc il y
a
un divorce et puis il y a aussi ce sentiment qu'il est déconnecté des Français qui crée un peu de l'animosité donc ça va un peu plus loin que le rejet il
y a
une espèce d'animosité un peu affective chez les Français en tout cas le lien est très fortement rompu et des Français qui lui reprochent alors on en revient à ce qu'on disait mais qui lui reprochent aussi par ses choix Erwan vous me dites si j'ai une bêtise mais d'empêcher justement les aides et d'empêcher finalement une forme de quoi qu'il en coûte
oui alors moi ce qui est intéressant c'est que si j'ai bien compris comment l'étude a été faite avant sa prise de parole au 20h de la semaine dernière donc je serais curieux de voir si ça a un impact ou pas du tout sur sa cote on verra ça dans le prochain baromètre l'autre chose que je trouve très impressionnante dans ce que vous vous énoncez c'est le décrochage auprès des sympathisants de Renaissance Renaissance c'est quand même son parti 20 points de décrochage je trouve que c'est assez c'est assez surprenant et assez inédit mais je pense que ça dit aussi beaucoup du fait à mon avis mais peut-être je me trompe
qu
'une partie de son électorat ou de ses sympathisants lui reproche la dissolution ratée de 2024 qui est vécue par beaucoup comme le point zéro d'une espèce de décrochage la perte de majorité le bordel
à la cendlée
enfin voilà et j'imagine que ça fait partie aussi de l'équation parce que ce décrochage je le trouve vraiment très important
il
y a le début de la guerre de succession aussi sur cet espace politique parce qu'aujourd'hui Gabriel Attal ou Edouard Philippe ont des codes d'adhésion supérieurs à ce niveau-là chez les sympathisants renaissance mais je pense qu'Emmanuel Macron il y a une sorte de déception par rapport à la promesse qui était très forte à la base 2017 en gros vous avez dit Mozart de la finance on en
parle comme
ça et puis aussi cette idée de changer gauche droite on prend tout ce qui est pragmatique on y va en changement il y a une grosse déception et après je pense que le décalage quand même aussi vis-à-vis de la population ce que vous dites c'est-à-dire qu'il n'a jamais réussi à obtenir un lien que Sébastien Lecornu peut-être peut avoir un petit peu plus un lien plus proche avec les gens de considérer et d'être dans un monde qui vraiment comprend ce qu'ils vivent au quotidien ça ce décrochage il
n'y a que
2
Français sur 10 qui
considèrent qu'il est proche des gens on va regarder juste quand même la popularité de Sébastien Lecornu rapidement il prend le toboggan lui aussi Sébastien Lecornu moins 8 points 24% de popularité Stéphane vous vouliez dire juste un petit
mot rapidement on va passer à la suite je voulais
juste rappeler qu'Emmanuel Macron avait fait campagne en 2016 il sort un manifeste qui s'appelle Révolution il fait campagne et 10 ans après la Révolution n
'a
pas eu lieu et je pense que c'est ça aussi
Alors
justement sur la suite sur la succession vous avez commencé à en parler Erwan puisqu'il y
a
aussi ce qu'on appelle le palmarès de l'adhésion qui mesure la cote de popularité des principaux responsables politiques c'est toujours Jean-Dame Bardella et Marine Le Pen qui sont en tête j'ai toujours parce que ça fait 3-4 mois maintenant 3-4 baromètres qui
sont en tête ça fait
un petit moment parce qu'Edouard Philippe a reculé fortement depuis le début de l'année Voilà parce que c'est vrai qu'Edouard Philippe a trosté longtemps la première place de ce palmarès mais là c'est toujours Jordan Bardella et Marine Le Pen mais il baisse
Oui
parce qu'Eurian on a un contexte qui est doublement négatif aujourd'hui non seulement on a une gronde sociale et des inquiétudes multidimensionnelles c'est-à
-dire
qu'il
y
a le climat la hausse du pouvoir d'achat la dette et le déficit public les tensions politiques au national à l'international la montée des radicalités en politique donc il y a énormément de choses qui inquiètent les français et en plus on entre dans le vif de la campagne présidentielle et donc ce qu'on appelle la bienveillance transpartisane c'est d'ailleurs une espèce de sympathie pour les candidats qui sont proches de notre bord finalement ça retombe alors il y a une baisse pour Marine Le Pen et Jordan Bardella qui perdent respectivement 4 et 5 points c'est chez LR et chez Reconquête donc ça se dégrade dans les électorats périphériques parce que chaque camp durcit un peu la frontière avec les autres et c'est vrai que là c'est une vague de rentrée où on a des baisses très fortes pour tous les candidats sur les codes de
délégion
Même
si
parce que Bruno Rottario par exemple il perd aussi 6 points Il perd 6
points il en perd même 13
par rapport au moment où il était ministre de l'Intérieur alors il avait déjà baissé en n'allant pas dans le gouvernement le cornu il avait déjà baissé chez les sympathisants Renaissance aujourd'hui il baisse même chez les sympathisants LR il passe de 76% à 62% de codes d'adhésion chez eux ça montre qu'il se passe peut-être quelque chose il
y a
une candidature de David Lissnard dont on parle de plus en plus il
y a
la question d'un rapprochement avec Édouard Philippe les sympathisants LR se posent peut-être des questions sur la pertinence de la candidature de Bruno Retailleau mais ça reste quand même leur champion
Et
la rentrée du Rassemblement National qui est percutée par les écrits enfin Mediapart qui révèle que Jordan Mardella aurait écrit des propos antisémites lorsqu'il était jeune ça fait évidemment réagir au Rassemblement National on va écouter Sébastien Chenu le vice-président du parti
On
voit bien on vient de gagner les séatoriales on vient de former un groupe on fait la course en tête c'est la situation la plus difficile que celle de faire la course en tête et si paradoxalement beaucoup de gens nous veulent du mal beaucoup de gens nous veulent du bien aussi et donc effectivement tous les coups sont permis et les mauvais coups des loyaux en l'occurrence le sont
Voilà
des attaques politiques c'est ce que répond le Rassemblement National mais Stéphane vous posez ce matin à la Une de Ouest France dans votre édito une question justement politique est-ce que tout ça rediabolise le RN
?
Moi je pense que c'est de nature avoir un impact alors que les écrits en question soient avérés ou pas c'est une autre question mais de toute façon le mal est déjà fait je pense que c
'est
un impact direct sur l'image de ce parti qui depuis 15 ans en fait travaille à ce qu'on appelle la dédiabolisation la rupture avec Jean-Marie Le Pen la transformation du Front National en Rassemblement National les prises de position très fortes surtout les candidats du Rassemblement National qui ont dérapé sur des propos racistes ou antisémites qui sont exclus d'office etc la stratégie de la cravate enfin tout ça a été très soigné pendant longtemps et là on découvre que le président de ce parti aurait eu des propos antisémites peut-être dans sa jeunesse d'accord mais n'empêche que
même si lui dément
juste Emilie pour terminer votre oeil de communicante là-dessus sur la stratégie de communication c'est toujours on nous empêche un peu victimaire on est aux portes du pouvoir et on nous empêche moi je ne
suis
pas sûr que pour l'électorat de base ça change quoi que ce soit ses propos et tout ça par contre pour les gens de droite qui seraient tentés
pour rassembler au deuxième tour ça peut changer la donne en effet
merci à tous les trois merci beaucoup Erwann rendez-vous le mois prochain absolument pour le prochain baromètre Stéphane nous on se retrouve lundi Emilie on se retrouve très vite merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir été avec nous on vous souhaite une très bonne journée à demain
Public
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Frank Giletti