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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 9 décembre 2024 58 minComplaisantDivertissement

Vincent Cassel & Louis Garrel réunis dans « Saint-Ex » - 09/12/2024

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... - A.-E.Lemoine: En direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Notre chef, C.Dufossé, est avec Mohamed. - M.Bouhafsi: Au menu? - C.Dufossé: Du rouget grondin avec des fleurs de mon potager.

On va tailler le chou romanesco pour faire de jolis copeaux. - M.Bouhafsi: C'est suffisamment délicat? - C.Dufossé: Des jolis copeaux, sans se blesser. - M.Bouhafsi: Sans perdre un doigt. - A.-E.Lemoine: Vous êtes en train de manger le chou romanesco? - M.Bouhafsi: Il est là. - C.Dufossé: Vous pouvez goûter. - A.-E.Lemoine: Vous êtes le chef et propriétaire du Château de Beaulieu, dans le Pas-de-Calais. et en France pendant la Seconde Guerre mondiale avec une mission précise: résorber l'arriéré de 17 millions de lettres et colis non distribués aux soldats sur le front, privés des nouvelles de leurs proches. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Avant.

Merci de votre présence à l'occasion de la sortie de "Messagères de guerre". Vous êtes productrice. Ce film résonne avec vos engagements politiques, notamment aux côtés de B.Obama, dont vous avez été l'ambassadrice aux Bahamas.

Il résonne avec votre histoire personnelle. Vous êtes la fille du grand patron de la Motown. Vos parents vous ont inculqué que la couleur de peau ne devait jamais être un frein dans un parcours.

C'est ce qu'ont fait ces femmes extraordinaires. Elles ont bravé la guerre, le racisme et des discriminations pour accomplir l'impossible. - N.Avant: C'est incroyable.

Ma mère m'a élevée dans l'idée d'être quelqu'un de productif et puissant. Elle adorait l'histoire afro-américaine. Quand elle m'a raconté l'histoire de Charity Adams, que je ne connaissais pas...

J'aime beaucoup leur engagement et leur dévouement. - A.-E.Lemoine: C'était la major à la tête de cette unité.

Elle est incarnée par la formidable Kerry Washington. Elle leur a dit: "Je sais que nous sommes en guerre, mais notre guerre à nous commence à notre couleur. Nous devons nous battre sur tous les fronts." Elles n'étaient pas considérées comme l'équivalent des autres soldats.

Rien n'avait été prévu pour leur permettre d'accomplir leur mission. Elles n'avaient ni moyens ni logements décents? - N.Avant: C'est vrai.

Elles n'avaient rien, mais elles avaient leur détermination. Elles étaient engagées à être des patriotes, tout d'abord. Rien n'allait les arrêter.

Elles étaient déterminées. C'est ce que j'ai adoré dans cette histoire. - A.-E.Lemoine: Elles ont transformé leur logement en endroit décent et ont installé un salon de coiffure.

Elles ont retaillé leurs uniformes qui n'étaient pas faits à leurs mensurations. "C'est taillé pour des Blanches, pas pour nous." Elles les ont recousus pour les adapter à leurs mensurations.

Surtout, ce qui est terrible, c'est qu'elles n'étaient pas considérées car quand deux d'entre elles vont mourir, l'armée leur refuse le droit à un enterrement décent. - N.Avant: C'est pour cela que j'ai fait ce film.

On ne peut pas ne pas considérer les gens, surtout quand les gens sont engagés, dévoués à leur pays. Elles ont surmonté plein d'obstacles, que ce soit la météo, les problèmes de discrimination...

Ce sont des outsiders qui ont surmonté toutes les situations. - P.Cohen: Les Etats-Unis ont mis 80 ans avant de reconnaître l'héroïsme de ces femmes.

Il y a 2 ans, J.Biden a demandé au Congrès américain de leur décerner la médaille d'or du Congrès. Certaines d'entre elles étaient encore vivantes et ont pu se faire décorer.

C'est le cas de cette femme qui a été honorée peu de temps avant sa mort, en présence du réalisateur du film. Le film vient réparer un oubli. Il vient comme une forme de reconnaissance ou de monument pour elles? - N.Avant: Oui.

Ce sont des réparations. C'est une reconnaissance. Pour moi, c'est mon remerciement.

J'essaie de vivre mes remerciements. Si je ne peux pas remercier les gens en personne pour leurs services, leur dévouement, pour des changements positifs, si je peux raconter leur histoire et les célébrer, c'est ce que je veux faire et ce qu'on a essayé de faire avec ce film. - A.-E.Lemoine: Ce film sera diffusé sur Netflix.

Il est codirigé par votre mari. Cette plateforme s'est emparée d'épisodes historiques importants. On sait son influence sur la vie de millions de personnes à travers le monde. - N.Avant: Tout à fait.

Netflix est dans chaque pays. Je suis reconnaissante que Tyler Perry ait donné son accord. Tout le monde, en même temps, où que ce soit dans le monde, peut regarder ce film. - A.-E.Lemoine: Vous êtes proche de B.Obama et M.Obama.

Vous la considérez comme une soeur. Vous avez dit sur eux: "Ils se consacrent sur l'impact positif qu'ils peuvent avoir sur le monde qui les entoure." Etre puissant, c'est aider les autres? - N.Avant: Tout à fait.

Je ne veux que faire avancer les choses. Je veux faire avancer les choses positives. Je ne m'intéresse pas aux choses négatives.

Je ne suis pas contre les gens. Je suis toujours pour les gens et pour les bonnes choses. Si je peux effectuer du changement, je suis là pour ça. - P.Lescure: Votre père était une légende de l'industrie musicale, président de la Motown.

Il a joué un rôle immense pour l'édition et la diffusion de la musique noire aux Etats-Unis. Vous avez produit un documentaire, un portrait de lui en 2019. On regarde la bande-annonce de ce film que vous avez produit et qui avait été nommé pour les Emmy Awards. - P.Lescure: Le meilleur ami de votre père, qui était aussi votre parrain, c'est Q.Jones, l'immense producteur, compositeur et musicien qui nous a quittés récemment.

Entre votre père et votre parrain, vous avez grandi au milieu de la musique. - N.Avant: C'était une bénédiction.

Beaucoup de déplacements avec Q.Jones. Je venais souvent en France avec lui quand il venait.

Il adorait la France. Je suis ravie d'être là. Je pensais à lui pendant tout mon vol.

Je pensais à tous les moments où j'étais venue en France avec lui. - A.-E.Lemoine: Votre père avait une relation particulière avec la France.

Ici souffle un vent de liberté. C'est le cas pour beaucoup d'autres artistes, écrivains, musiciens nord-américains? - N.Avant: Ce qui était bien, c'est ce que me disait tout le temps mon père à propos de la France...

Il venait ici avec les musiciens de jazz. Il disait que les Français le traitaient mieux qu'à la maison. Il disait toujours qu'ils trouvaient toujours un endroit bien particulier...

Que ce soit J.Baker...

Toutes se sont produites ici. Mon père adorait la France. Il disait que c'était un super pays. "Dès que j'ai rencontré ta mère, je l'ai ramenée ici." Je suis ravie d'être ici. - M.Bouhafsi: Votre mère était aussi exceptionnelle.

Elle a été une grande philanthrope et a aidé énormément de gens. Vous avez créé une fondation pour honorer sa mémoire et poursuivre son oeuvre. Votre mère a connu une fin tragique.

Elle a été assassinée par un cambrioleur chez elle. Elle avait 81 ans. Vous dites que votre coeur est en réparation.

Votre père vous a encouragée à raconter votre histoire, votre deuil, dans un livre qui va paraître en France. Il vous a dit: "Tu regretterais d'avoir permis à cette personne de vous tuer aussi." - N.Avant: Oui.

Quand j'écrivais ce livre, je lui ai dit que je n'y arrivais pas. "Maman vient d'être tuée. Comment je peux faire ce livre?" Il m'a dit: "Tu ne peux pas permettre que quelqu'un t'ôte la vie également.

Tu as une force de vie." "Ce qui compte, c'est ce que sera ton héritage. Personne ne peut te l'enlever." Avoir décidé de pardonner, c'est une décision pour moi.

Ce n'est pas un pardon pour quelqu'un qui a tué ma mère. C'est pour aller vers l'avant. C'est pour me dire que j'ai le droit d'être heureuse.

Ca a été le meilleur conseil que mon père m'ait donné. - A.-E.Lemoine: "Messagères de guerre" est disponible à partir du 20 décembre sur Netflix.

Il faut rappeler à quel point leur mission a été essentielle dans le soutien du moral des troupes. Faire parvenir ce courrier, des nouvelles de leurs proches, aux soldats qui se battaient sur le front, ça a été très important. Presque tout aussi décisif que des actions militaires sur le terrain? - N.Avant: Oui.

Quand on y pense, aujourd'hui, on a Facebook, du wi-fi, nos mails...

Eux n'avaient rien. Ils n'avaient que le courrier. Si on n'a pas de nouvelles de sa maman, de sa femme, de ses enfants...

Peu importe la force physique, si on n'est pas fort mentalement et affectivement, on ne peut pas gagner une guerre. Ces femmes ont aidé et ont contribué à la guerre en remontant le moral. - A.-E.Lemoine: Le bataillon 6888 à l'honneur dans "Messagères de guerre" et cette autobiographie, "Think You'll Be Happy", au début de l'année 2025 en librairie.

Merci d'être venue. - N.Avant: Merci. - A.-E.Lemoine: Deux acteurs français qu'on adore, L.Garrel et V.Cassel, vont nous parler de Saint-Exupéry pour le film "Saint-Ex".

Tout de suite, "Jibé et Lucien en coulisses". Ce soir, il faut créer une mascotte pour séduire un public plus jeune. - Merci.

Entrez. Qu'est-ce qu'on va faire avec une mascotte? - D'après mes estimations, les 18-24 ans... - Pourquoi un chat? - Il fait des chorégraphies. - Tu me montres? - Bien sûr.

Ca va cartonner. Ca serait genre...

Il faut que je m'habitue. - Il y a une catastrophe climatique en Bretagne. Une inondation.

L'AFP parle d'une dizaine de personnes disparues. - On a quelqu'un sur place? - Magalie.

J'aimerais faire le focus sur l'état d'urgence climatique en France. Je pense à une putain de prise de conscience. On ne se bouge pas le cul.

C'est le moment. Il n'y a pas de 2e planète... - Ca va?

Je vais aller faire un point avec Babeth. J'ai vu avec Babeth. - Chut! - A.-E.Lemoine: C'est un aviateur de légende mort pour la France, grand écrivain et auteur du "Petit Prince", livre le plus lu au monde après la Bible.

Il a été pionnier de l'Aéropostale avec son meilleur ami et porté disparu lors d'un survol de la Cordillère des Andes. Commence pour Saint-Exupéry une mission de sauvetage qui semble impossible. ... - C'est le train, notre ennemi.

On ne sera jamais rentables. - Il faut qu'on bricole un truc, qu'on passe au-dessus de la cordillère. - J'ai une idée. - Tant que c'est moi qui pilote.

Saint-Ex. - Guillaumet. ... - Guillaumet de Noël, à vous! - Vous êtes comme un frère pour lui. - Saint-Exupéry, si vous partez le chercher, vous détruirez votre avion. - Selon vous. - Qu'est-ce qu'il aurait fait à votre place? - Il m'aurait sauvé, monsieur. ...

Est-ce que tu connais Guillaumet? J'ai pas rêvé. Je vais chevaucher les courants d'air chaud.

Je vais voler comme le condor. - Ca s'appelle un suicide. - Je suis là, mon ami.

Je suis là, j'arrive. - A.-E.Lemoine: En salle mercredi.

C'est un film signé de P.Aguero, en partie adapté du récit biographique "Terre des hommes". Une fresque d'aventure et d'amitié plus forte que tout entre le rêveur et casse-cou A.de Saint-Exupéry, incarné par L.Garrel, et son mentor H.Guillaumet, interprété par V.Cassel.

Ils sont nos invités. - V.Cassel: Bonsoir. - L.Garrel: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à vous deux. 80 ans après sa disparition, la légende de Saint-Exupéry est toujours vivace avec un choix très payant dans ce film, celui d'évoquer un épisode marquant de sa vie, une semaine en particulier, quand il met tout en oeuvre pour retrouver son mentor et ami disparu.

C'est parce qu'on vous a proposé ce choix et d'incarner un Saint-Exupéry aventurier plutôt qu'écrivain que ça vous a emballé? - L.Garrel: Ce n'est pas un film qui retrace toute sa vie.

C'est un segment bien particulier qui me semble un moment intéressant pour le cinéma, à savoir les avions. Ce sont les années 30. Saint-Exupéry rêve de voler.

Il se retrouve en Patagonie avec son idole, son mentor. C'est le pilote auquel il voudrait ressembler. - A.-E.Lemoine: C'est le meilleur de l'Aéropostale à l'époque.

C'est vous, Vincent. - L.Garrel: Qui mieux que V.Cassel. - A.-E.Lemoine: Saint-Exupéry reste romantique, naïf, casse-cou.

Vincent, vous êtes infaillible. Pourtant, vous allez avoir besoin du petit frère. - V.Cassel: On ne va pas spoiler.

Guillaumet, c'était ce qu'il se faisait de mieux à l'époque. Il se retrouve confronté à un problème. Ils doivent sauver l'Aéropostale.

On ne se rend pas compte. Ils inventent des systèmes qui n'existaient pas. Ils étaient confrontés à des problèmes techniques pas résolus à l'époque.

Un avion ne pouvait pas voler plus qu'à une certaine altitude. Ils ont trouvé les moyens, avec un turbocompresseur, de monter au-dessus de la cordillère des Andes. - A.-E.Lemoine: Ils ont concurrencé le train, qui avait le monopole.

On les voit lutter pour essayer de rattraper et de battre le train. - V.Cassel: Juste pour livrer le courrier.

Ca me paraît délirant. Même pour aller voir quelqu'un de souffrant, je ne prends pas l'avion. Après 30 ans d'aviation dans des boîtes de conserve volantes, ça me paraît complètement fou.

Saint-Exupéry est une légende aussi parce qu'il est écrivain. H.Guillaumet était aussi une légende. - A.-E.Lemoine: De façon presque injuste, c'est lui qu'on a oublié.

C'était à l'époque l'as des as de la cordillère des Andes. - Le pilote Guillaumet, l'as de la cordillère des Andes, a à son actif 57 traversées de l'Atlantique. Il prend le départ à bord de cet avion pour battre le record du monde de distance en ligne droite.

L'hydravion géant chargé de ses 41 000 kg décolle en 45 secondes et se dirige vers l'Amérique latine. 34 heures et 41 minutes plus tard, il a amerri au Brésil, ayant parcouru 5780 km. Guillaumet bat de 500 km le précédent record qui appartenait à un capitaine américain. - A.-E.Lemoine: Je vous vois très attentif aux images d'archives qui retracent l'épopée de Guillaumet.

Il pouvait toujours compter sur l'aide des locaux quand il avait un souci avec son avion. - V.Cassel: Semble-t-il.

Il devait un peu s'arrêter là où il y avait un champ. On apprend dans le film qu'il s'arrêtait un peu dans les champs et se faisait aider par les paysans. - L.Garrel: Saint-Exupéry a eu 9 accidents d'avion.

Ca m'a fait penser que la sécurité à l'époque était meilleure qu'aujourd'hui. Je connais très peu de gens qui ont survécu à un crash d'avion. C'est énorme.

Il est allé dans le coma. C'était un type un peu fou et assez génial. C'était un écrivain-aventurier. - A.-E.Lemoine: S'il était un aventurier, c'est qu'il fuyait quelque chose, la tragédie de la disparition de son frère? - L.Garrel: Ca lui a donné l'addiction d'être au-dessus des nuages toute sa vie.

Ses écrits ne font que prolonger ses impressions de vol, qu'il a essayé de donner aux gens. Toute sa vie a été organisée autour de l'avion. Il est né presque en avion et est mort en avion. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes plongé dans l'oeuvre de Saint-Exupéry? - L.Garrel: Oui.

Je ne connaissais pas très bien. Je me souviens des trousses et des cahiers de texte avec le Petit Prince dessus. Je n'étais pas très bien connaisseur de l'écrivain.

Il est marrant, fou, original, unique. Le film n'est pas compliqué à comprendre. Le metteur en scène a tourné 6 semaines en Patagonie.

Il a ramené des images à couper le souffle. On a essayé de raconter ce qu'était l'amitié. - V.Cassel: Il y a un parti pris très précis sur le film qui est le choix d'avoir tout tourné en studio avec des plates.

Tout ce qu'on voit de la Patagonie a été tourné avant. Ca donne un aspect un peu onirique. C'est comme si on faisait un biopic de Saint-Exupéry dans le monde du "Petit Prince". - L.Garrel: C'est très bien dit. - P.Cohen: La voix de Saint-Exupéry, disparu en 44...

On dispose de sa voix dans un enregistrement qu'il a fait, où il raconte le sauvetage qui est le coeur du film. Il l'a fait pour Jean Renoir, qui voulait en faire un projet de film. Voici cette voix enregistrée en 1939. - Je creuse un abri dans la neige. 48 heures durant, j'attends.

J'ai marché 5 jours et 4 nuits. Que reste-t-il de toi, Guillaumet? Le soir, en avion, je te ramenais à Mendoza. - P.Cohen: "Guillaumet racorni, rapetissé." Le film de Renoir ne s'est pas fait.

C'est le premier long métrage de cinéma consacré à Saint-Exupéry. Il y a eu un téléfilm avec B.Giraudeau, mais jamais de film.

Il y a eu des films adaptés de ses livres, mais qui le mettent en scène, lui, ça ne s'est jamais fait. C'est assez étonnant. - L.Garrel: Parce que "Le Petit Prince" a pris toute la place.

Il a été traduit dans 648 langues. Ca a été un succès planétaire. On connaît moins l'homme... - P.Lescure: Le film est réalisé par un Argentin. - L.Garrel: Il a grandi en Argentine, au pied de la cordillère des Andes.

Devant un public à Arras, il a dit: "Le seul livre que j'avais, c'était 'Le Petit Prince'. Il n'y avait pas d'électricité." C'était ça qui était plaisant en faisant le film.

Il n'y avait pas un côté enjeu patrimonial de faire la vie de Saint-Exupéry. Quand le réalisateur filme la Patagonie, c'est son pays, l'Argentine. C'est pour ça que les images sont aussi fantastiques.

Elles sont orchestrées par quelqu'un qui fait un acte d'amour. - V.Cassel: Je suis d'accord.

Ca me faisait penser...

J'ai déjà participé à un projet sur Saint-Exupéry. - L.Garrel: J.-J.Annaud a fait quelque chose. - V.Cassel: Je ne pensais pas à celui-ci.

J'ai participé à celui de D.Rassam. Il y avait une variation autour de l'histoire du "Petit Prince".

Je faisais le renard. - P.Cohen: M.Osborne. - V.Cassel: Absolument, le réalisateur.

J'ai grandi avec l'enregistrement de G.Philipe, qui est extraordinaire et que je continue à faire écouter à mes filles assez régulièrement. Il y a toute une ribambelle d'acteurs.

C'est très réussi. D'autres versions ont été faites par la suite. Tu l'as écoutée, celle-là? - L.Garrel: Bien sûr.

Dans ma tête, Saint-Exupéry, c'était G.Philipe. - V.Cassel: C'était un audio, un disque. - P.Lescure: P.Aguero a donné quelques petites touches.

Dans le film, par le biais de l'écharpe ou du renard qui grimpe sur le piano, on a quelques évocations de Saint-Ex. Quand il décide de croquer un petit mouton qui vient de mourir, la phrase "dessine-moi un mouton" prend tout son sens. Bêlements de moutons. ... - A.-E.Lemoine: Ce jeune garçon que l'on voit représente le jeune homme de 14 ans qui a réellement trouvé Guillaumet presque mort de froid et d'épuisement.

Il a été décoré par la France 71 ans plus tard, par J.Chirac. C'était pour avoir sauvé un héros français.

On a mis le temps, mais ça s'est fait. - V.Cassel: Vous êtes content?

Est-ce que J.Chirac savait qui c'était? - A.-E.Lemoine: J'espère! - M.Bouhafsi: Il y a du romanesque, mais aussi du romantisme chez Saint-Exupéry.

Il avait un bébé phoque comme animal de compagnie. Le phoque finit par vivre dans sa baignoire. Une amitié aussi incongrue que mordante et qui dit beaucoup du caractère de Saint-Exupéry. - L.Garrel: Ce n'était pas un bébé phoque.

J'ai tourné avec lui. C'était une otarie, qui a d'ailleurs fini par me mordre, sur le tournage. Je crois qu'il s'était échoué à New York...

Il avait un phoque avec qui il discutait le matin. Ce sont des marginaux aventuriers, qui n'ont pas envie de vivre comme les autres et qui ne se rendent même pas compte qu'ils ne sont pas comme les autres. Le réalisateur du film dit que tout ce qu'il a mis dans le film et qui a l'air invraisemblable, c'est vrai, et inversement. - A.-E.Lemoine: Ce film raconte l'histoire d'une amitié indéfectible.

Votre amitié à vous est née d'une plaisanterie. Vincent, vous amusiez L.Seydoux sur le tournage de "La Belle et la Bête" en imitant Louis, et c'est venu aux oreilles de Louis. - V.Cassel: Si vous croyez que je vais vous faire l'imitation, vous êtes mal barrés.

Depuis qu'on est amis, je n'imite plus L.Garrel. Mais oui, j'avais tendance à me moquer un peu.

Je ne le connaissais pas. Tous les gens qui connaissaient Louis me disaient: "Tu vas beaucoup l'apprécier." On a fait un film ensemble, "Mon roi", de Maïwenn.

Après, on ne s'est jamais quittés. - L.Garrel: Il imite très mal le style de films dans lequel je jouais.

Le film ne parlait que d'amour. - V.Cassel: Dans un appartement. - L.Garrel: Quand il pleut, en automne... - A.-E.Lemoine: Il a tout fait.

Mais lui, il a peur de se tromper, alors que vous, non. C'est une qualité que vous appréciez chez Vincent: il n'a pas peur de se tromper. - L.Garrel: Vous faites référence à une interview.

Je faisais référence à Vincent. La façon avec laquelle il tente toujours de composer un personnage qui ne bouge pas comme lui...

Même dans "Les Trois Mousquetaires". Quand je te voyais, entre les prises, tu étais toi-même, fade, et tout d'un coup, tu arrivais à bouger quelque chose. Chez les acteurs de théâtre, c'est plus souvent, mais des acteurs de composition comme Vincent, je n'ai jamais vu ça.

Il a eu beau m'imiter, il a fini à genoux devant le roi. - A.-E.Lemoine: "Saint-Ex" est en salle mercredi qui vient.

Vous restez avec nous pour dîner. On va parler de "Nouveau Monde", titre du spectacle d'un humoriste qui remonte sur les planches après 4 ans d'absence. Il sensibilise sur la dépression qu'il a traversée.

Ce spectacle fait salle comble, à guichets fermés à La Cigale et bientôt à l'Adidas Arena, dont il a du mal à récupérer les clés. - M.Bentalha: Comment ça va? - Je suis mal à l'aise.

Tu te trompes. Je ne suis que la stagiaire. Il faut que tu demandes au patron.

Bon courage. - Je peux t'aider sur le Quick Stadium, le Volvic Center, l'EDF Country Club, mais là, c'est trop. - Yo.

J'ai bien eu ton message. Malheureusement, je ne peux rien faire pour toi. Il faut voir ça avec le vrai patron. - Je ne peux pas t'aider sur ça.

Essaie de voir avec le patron. - Désolée. Ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je ne peux pas.

J'ai beau être la patronne, c'est au patron qu'il faut demander. Mais je ne peux rien faire. Sonnerie de téléphone. - Salut, Malik.

OK. Je vais te laisser les clés de l'Arena Adidas, mais s'il te plaît, pas de bêtises. Allez, beau spectacle.

Amuse-toi bien. - A.-E.Lemoine: Salut, M.Bentalha.

Bienvenue à notre table, aux côtés de Vincent et Louis. Ce que vous allez déguster, c'est un rouget grondin préparé par C.Dufossé, chef et propriétaire du Château de Beaulieu. - M.Bentalha: C'est ce que j'avais dit à Vincent.

C'est un rouget grondin. - A.-E.Lemoine: On est ravis d'évoquer votre "Nouveau Monde", un spectacle qui affiche complet à La Cigale à partir de demain et jusqu'au 31 décembre, avant l'Adidas Arena.

C'est Zidane qui a les clés? - M.Bentalha: C'est Zidane qui a les clés de la France.

C'est un peu notre père Noël à tous. C'était classe de sa part. Je le remercie d'avoir fini la vidéo. - A.-E.Lemoine: Dans ce spectacle, vous partagez les moments de doute que vous avez pu traverser.

C'est important de dire que l'équilibre, l'épanouissement, la santé mentale, on peut en rire et ça nous concerne tous? - M.Bentalha: Oui.

On peut en rire, mais surtout en sortir. L'humour a été une manière de sensibiliser les plus jeunes. Le sujet du harcèlement scolaire me touche beaucoup.

L'humour, c'est une manière de sensibiliser le plus grand nombre sur ce sujet. - A.-E.Lemoine: C'est un message positif. - M.Bentalha: C'est un spectacle comique, à la base. 2 tentatives de suicide au Maroc...

Bon appétit, tout le monde. - A.-E.Lemoine: Si vous avez traversé une période compliquée, c'est parce que vous avez consacré 3 ans de votre vie à la réalisation d'un film dont vous êtes très fier, qui n'a pas rencontré le succès que vous espériez. - M.Bentalha: Il est sorti le même jour qu'un film qui a rencontré le succès qu'il espérait.

Un film de Louis...

C'est le dernier film de Louis. - A.-E.Lemoine: C'est à cause de Louis, tout ça? - M.Bentalha: Grâce à Louis, j'ai fait un spectacle... - P.Cohen: Ca a pas mal marché, "Jack Mimoun"? - A.-E.Lemoine: Il y avait une pression des chiffres infernale. - M.Bentalha: Le cinéma, je ne sais pas si vous en faites, mais moi qui ai quand même une carrière...

C'est assez violent. Tu bosses 1 an, 2 ans et demi, et le jour de la sortie, c'est à droite ou à gauche. Il y en a qui disent: "Tu verras, ça va remonter, il y a la Toussaint, un pont, Noël..." Je me suis mis en jachère.

C'est une belle jachère. - A.-E.Lemoine: Une jachère productive. - M.Bentalha: Ca m'a permis d'écrire un spectacle et d'en parler avec humour, d'exorciser la chose. - A.-E.Lemoine: Pour le coup, c'est un carton.

Les chiffres de vente... - M.Bentalha: On m'a dit que c'était le Madison Square Garden la semaine prochaine... - A.-E.Lemoine: Vous êtes content de retrouver le public.

Vous avez déjà parcouru une partie de la France. - M.Bentalha: Oui.

J'étais en tournée un peu partout en France. C'était incroyable. Ca me fait du bien de retrouver le public, de laisser place à l'impro, de changer de spectacle tous les soirs.

C'est là que je me sens le plus heureux. - M.Bouhafsi: Après 4 ans d'absence, c'est dans une parodie géniale qu'on vous a retrouvé, il y a un an.

Vous avez parodié la chaîne d'information CNews. - Quelle est votre position sur la djellaba? - Permettez-moi, pour la France et les Français, de chanter "La Marseillaise". - On n'a pas le temps.

Est-ce que pour vous, la djellaba est un vêtement religieux? - Je voudrais faire un gros bisou au président de la République, que je l'aime beaucoup, au ministre qu'il se bagarre tous les jours, à l'obscurantisme religieux. - J'ai lu et étudié le Coran.

Je peux vous citer les versets qui prônent le respect des autres et le vivre-ensemble. - C'est insupportable! Je ne peux pas animer une émission dans ces conditions. - M.Bouhafsi: Je crois que c'est la parodie la plus vue sur les réseaux sociaux. - M.Bentalha: On ira vérifier, Netflix, Amazon... - M.Bouhafsi: 50 millions de vues toutes plateformes confondues, 34 millions sur Twitter, 8 millions sur YouTube et plus de 1,5 million sur Instagram.

Après, vous avez parodié Jul, puis C.Grolet. Il y en a une autre qui a marqué et qui a marché, celle de Jacquemus. - Le slip en aïoli par-dessus le jean pour Mathias...

Le chapeau en pan-bagnat, on en est où? Non, vous m'avez mis les moules dans la poche. J'avais demandé en dessous, pas dedans.

On y va, s'il vous plaît? Le défilé est dans 2 jours. Le jean en bouillabaisse n'est pas fini.

Le débardeur en fougasse, je ne le trouve pas. Le slip en ratatouille, je ne le trouve pas. Il n'y a que le slip en aïoli qui est prêt.

Et voilà, c'est le slip de Mathias. On travaille avec de vraies matières, s'il vous plaît. Pas de slip en merde. - M.Bouhafsi: C'est ce qui vous a donné envie d'écrire un nouveau spectacle.

Est-ce qu'on va retrouver ces personnages sur scène? - M.Bentalha: Probablement.

Grâce à Internet, il y a un esprit libre et désordonné qu'on pouvait retrouver chez mes mentors, les Inconnus, les Guignols de l'Info, le "Chappelle's Show". - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas cherché à faire du clic? - M.Bentalha: Non.

On a moins de pression quand les vidéos ne sont pas sponsorisées, qu'il n'y a pas de producteurs derrière. Au cinéma, il y a la pression des distributeurs, des producteurs. Pour YouTube, j'ai laissé parler l'envie et ça a marché. - A.-E.Lemoine: Ce ne sera jamais le même spectacle parce qu'il y a beaucoup d'improvisation.

Vous rebondissez sur l'actualité. Vous vous êtes attaché à M.Barnier.

Qu'est-ce qui va se passer? - M.Bentalha: On doit bouger ce soir.

Je ne sais pas ce qu'il va faire. Il n'a fait que 3 mois. C'est léger.

Je ne sais pas qui va le remplacer. A voir. En tout cas, on était très proches.

Je n'ai pas de vanne... - P.Cohen: J'ai une parodie vidéo que vous avez faite, un sketch, mais je n'ai pas bien compris.

Je ne sais pas qui était concerné. Il s'agissait de se moquer d'une dynastie du cinéma français. Le père et le fils sont acteurs, le frère et la soeur sont acteurs...

Ca s'appelle la famille Garrel. C'est L.Weill qui joue son vrai rôle de journaliste. - Si je peux me permettre, papa...

Il faut arrêter avec ces considérations familiales. Il faut mettre en avant le projet artistique essentiel. Le film est hyper puissant.

J'en veux pour preuve la scène avec la petite Louisa qui me jette un Capri-Sun en plein visage. Après, si je n'ai pas le César du meilleur acteur, sans fausse modestie, je m'en fous, j'en ai déjà 2. - Papa, je veux une glace. - V.Cassel: J'ai trouvé ça très drôle. - M.Bentalha: C'est gentil, merci. - V.Cassel: Ca m'a beaucoup fait rire.

Tu devrais en faire d'autres. - M.Bentalha: C'est vrai?

Merci beaucoup. A la base, c'était "La Loi du marché", le film. J'ai imité Freeze Corleone.

J'avais plus les chocottes. Il y a un problème, encore, Pierre? - P.Lescure: Dans un autre sketch, vous citez Vincent.

C'est lorsque vous pensez que vous vous mettez en scène comme si on vous proposait de porter la flamme olympique. - Tu connais le responsable, le président du Comité Paris 2024. Ils ont pensé à toi pour porter la flamme.

Tu imagines? C'est mondial. Vous êtes plusieurs sur le coup.

V.Cassel ouvre le bal. Il descend le Mont-Saint-Michel en quad, en faisant de la capoeira sur son quad avec la flamme.

J'ai vu une animation 3D. Ca rend super bien. Ensuite, V.Cassel passe la flamme à G.Canet.

G.Canet va traverser le viaduc de Millau sur un cheval en flamme. - P.Lescure: Ni l'un ni l'autre n'ont porté la flamme.

Vous aviez envie de citer Vincent parce qu'un de vos films préférés, c'est "La Haine". - M.Bentalha: Oui.

Et Vincent est l'un de mes acteurs préférés. Il le sait... - V.Cassel: Je n'étais pas au courant. - M.Bentalha: Surtout, le sketch de la flamme partait de la plus grande star.

Je devais prendre la flamme à la fin, après Passe-Muraille. "Passe-Muraille, ce sera pas une flamme, ce sera un briquet..." - A.-E.Lemoine: Vous êtes fan de V.Cassel et D.Washington, que vous avez croisé à l'avant-première de "Gladiator II". - M.Bentalha: Dans lequel je suis.

J'étais comme un fou. On nous a présentés. On lui a dit: "C'est un humoriste." Il m'a dit: "Fais-moi une blague." Je lui ai demandé si je pouvais la faire demain.

Il m'a dit: "Non, maintenant. Je rigole!" Il m'a mis une petite pression...

Je n'étais pas bien. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous lui avez parlé du fait que vous avez prêté votre voix à Sonic au cinéma, ce personnage de jeu vidéo de votre enfance? - M.Bentalha: On n'en a pas parlé, mais ce sont les mêmes producteurs que "Gladiator", la Paramount.

J'ai passé mon temps sur la Megadrive à jouer à "Sonic" quand j'étais plus jeune. - Allez, mes amis, suivez le mouvement. On se paye 2 Eggman d'un coup? - Une dernière déclaration? - Super, ta balle magique.

Trop flippant! OK, c'est grave flippant. On a besoin de votre aide pour une mission.

C'est une mission secrète et très risquée. - Après ça, il ne restera plus de monde à gouverner. - Il faudra penser à prévenir Google Maps. - A.-E.Lemoine: C'est dans le film, cette vanne, ou c'est un rajout perso? - M.Bentalha: C'est dans le film.

C'est excitant à faire, surtout quand on a grandi avec le dessin animé. - A.-E.Lemoine: C'est en salle le 18 décembre.

D'ici là, il y a "Saint-Ex", avec L.Garrel, V.Cassel... - L.Garrel: Et D.Kruger. - A.-E.Lemoine: Votre spectacle "Nouveau Monde" est en tournée dans toute la France avant l'Adidas Arena à Paris.

Voici les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 9 décembre. L'image du jour, c'est le réveil du grand orgue de Notre-Dame. Musique cacophonique.

En pleine forme, l'organiste. Nous l'avons trouvé. A la une de ce lundi, édition spéciale consacrée à la réouverture de Notre-Dame et ce revival de l'esprit des JO le temps d'un week-end.

Comment ça s'appelle déjà? - On va continuer avec cette parenthèse enchantée. - C'est une sorte de parenthèse diplomatique enchantée. - Une parenthèse enchantée. - Une parenthèse enchantée. - B.Chameroy: Une parenthèse enchantée qu'ils étaient nombreux à vouloir vivre malgré des difficultés d'accès, les places limitées et l'affluence.

C'était sans compter la présence de la journaliste qu'on appelle oiseau de mauvais augure. - C'est un moment génial. - Merci.

Il est très motivé, malgré la pluie qui risque d'arriver dans les prochaines heures. - Content. - Merci.

Bon après-midi. Couvrez-vous. Il risque de pleuvoir. - On est très heureux. - Je crois que le soleil risque de disparaître.

Ca ne va pas vous donner envie de partir? - B.Chameroy: Un événement couvert par de nombreuses chaînes.

Chacun y est allé de son jeu de mots. - La cérémonie religieuse, avec en point d'orgue, le réveil du grand orgue de Notre-Dame... - Nous avons mis en place les approvisionnements des pierres.

Quel chantier! - Un week-end sous cloche, sans mauvais jeu de mots... - B.Chameroy: Rien n'a cloché, car de nombreux officiels étaient présents.

Tout s'est déroulé sans accroc. La prod avait fait appel aux meilleurs chefs de plateau du moment. - E.Macron: Il faut que les caméras et micros s'organisent.

Venez. Plaçons-nous comme ça. Venez par ici.

C'est bon? T'as la photo? - B.Chameroy: Comme d'habitude, qui n'écoute pas les consignes? ... - B.Chameroy: Lui aussi était de la partie, M.Barnier, dont le moral ne doit pas être au top.

Heureusement, les journalistes étaient là pour le rassurer. - Il gère les affaires courantes. C'est de bavarder sur le parvis de Notre-Dame avec Brigitte et Emmanuel Macron. - B.Chameroy: Les journalistes ont délivré masse d'infos colossales lors de cette édition spéciale. - On voit la blondeur de cette pierre.

La blondeur de cette pierre...

La blondeur de sa pierre...

Cette blondeur de la pierre...

La blondeur des pierres...

La blondeur des pierres? - B.Chameroy: Je vous ai parlé de la blondeur de la pierre?

J.Bugier a aussi assuré, sauf sur 2 ou 3 impros. - Le chancelier allemand devrait être là également. - Le président. - Cette façade n'a pas été nettoyée depuis 160 ans. - Non, elle a été nettoyée dans les années 90. - On assiste à un moment important.

L'autel... - L'autel, demain, sera consacré. - Le rouge, c'est l'amour. - C'est aussi le sang du Christ. - Le jaune, c'est la Création. - L'amitié. - Le vert, c'est la nature. - L'espérance. - B.Chameroy: Sur LCI, les amateurs d'infos étaient servis, avec une avalanche de révélations. - Tout à l'heure, j'ai observé quand le président Zelensky est arrivé.

Ils ont viré à droite...

A gauche, pardon, dans le vestibule. C'est l'escalier Murat, qui monte vers le premier étage, le bureau du président de la République. - Ils disent juste merci.

Je vous ai interrompu...

Il demande de l'eau. C'est un peu banal, mais la banalité, dans les moments historiques, c'est intéressant. - B.Chameroy: Si en plus, on peut se faire mousser avec un peu d'autopromo... - La présidente de la Géorgie.

Elle a souvent été reçue sur LCI, sur notre plateau. - Cousine germaine de madame Carrère d'Encausse... - Caroline, vous n'hésitez pas. - B.Chameroy: Vous n'hésitez pas avec ces anecdotes.

Ils se la pétaient un peu sur le plateau de LCI. - J'ai été correspondant aux Etats-Unis. Les télés américaines diffusaient en live... - En direct. - Pardonnez-moi, c'est les réminiscences américaines. - B.Chameroy: Particularité magnifique de Notre-Dame dont nous n'avons pas pu profiter, et pour cause... - Elle est faite pour la lumière.

L'art gothique, c'est l'art de faire rentrer la lumière dans un édifice. - B.Chameroy: G.Larcher était très fier de ses injections dans les lèvres.

C'est bien fait. Grosse pensée pour N.Saint-Cricq, qui attend toujours de pouvoir caser son anecdote. - Je voulais revenir sur le bourdon, mais... - B.Chameroy: "Je vais aller voir ailleurs." Enfin, c'était le convoi de D.Trump ou une boîte de nuit?

C'était le convoi de D.Trump. D.Trump est de retour dans le jeu international pour s'adonner une fois de plus à sa passion: péter des phalanges.

Ca a commencé à l'Elysée. Personne ne serre la main comme ça. Rebelote devant Notre-Dame.

Craquement. Trump veut chourer la main droite de Macron. "Je ne te la rends plus." Réplique de Macron: "OK, je vais faire du beatbox dans Notre-Dame." Beatbox.

Ils étaient tous comme des dingues de voir D.Trump, à commencer par R.Dati et A.Armand. "Regarde, c'est D.Trump.

Fais un sourire." Autre fan de D.Trump, M.Ferracci.

Il y avait aussi L.Ferrari, qui n'avait rien d'autre à faire. Le gros dossier de cette journée concernait la cravate de D.Trump, qui nous a rappelé les pires heures des costumes de Vincent Lagaf dans "Le Bigdil". - On était habitués aux cravates rouges, parfois bleues, mais là, elle est jaune. - Je me suis fait la même réflexion.

C'est rare de le voir avec une cravate jaune... - Ce n'est pas la couleur du Vatican? - C'est plutôt orange. - La lumière n'est pas suffisamment forte pour qu'on puisse savoir si c'est du jaune ou du orange. - B.Chameroy: Les journalistes étaient placés devant le perron de l'Elysée.

De quoi ont-ils pu parler? Ils ont la même discussion que nous à la machine à café. - B.Chameroy: Ca faisait 5 ans qu'il attendait ce moment.

Vendredi, dans la pénombre de son bureau, le président a sorti sa plus belle plume, l'a trempée délicatement dans son encrier pour nous délivrer un discours que nous avons tous savouré, y compris M.Barnier et les ayants droit du dictionnaire des rimes en "é". - E.Macron: Les cloches vont sonner.

L'orgue va s'éveiller. Les fidèles, bientôt, viendront prier. La croix et la Pieta qui apparaissaient dans un éclat singulier et la Vierge au pilier.

Immaculée, à quelques centimètres à peine de la flèche tombée...

Notre-Dame de Paris était sauvée. - B.Chameroy: Quitte à s'enfoncer jusqu'au bout, voici un dernier magnéto.

A l'approche des fêtes, on rappelle les règles du Uno. Il récite les règles du Uno. L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, "Le Monde de Jamy". On se tourne pour saluer nos téléspectateurs.

A demain.