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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 septembre 2024 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

LE PRÉSIDENT MACRON EST LE PRÉSIDENT DU CHAOS - S. CHENU

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteÉludée

    Thierry Baudet ferait-il selon vous un bon Premier ministre ?

  • 1:05RelanceRéponse directe

    Ça veut dire que pour vous Thierry Baudet c'est Emmanuel Macron Premier Ministre ?

  • 1:50ComplaisanteRéponse directe

    Donc pour vous, pardon, mais Thierry Baudet c'est feu rouge pour qu'on comprenne bien.

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Vous, votre position c'est que vous voulez l'abroger, la réforme des retraites.

  • 3:03RelanceRéponse partielle

    Et ça, si le futur Premier ministre, quel qu'il soit, n'abroge pas la réforme des retraites, ça sera non, ça sera motion de censure pour vous ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Il faut qu'ils reçoivent qui ? Comment on sort de cette situation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:25Invité politiqueFait
    « Vous savez que c'est impossible ? Compte tenu de la composition de l'Assemblée, vous savez que quel que soit le proédie s'y reçoit. »
  • 4:19Invité politiqueFait
    « On le voit avec la belle note que laisse Bruno Le Maire. Parce qu'évidemment, le déficit qui se creuse, il le savait avant les élections. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « C'est une évidence qu'ils ont cherché à dissimuler le fait que la dégradation des finances publiques, leur ouvrage, leur bilan était si catastrophique. »
  • 5:27Invité politiquePromesse
    « On peut effectivement consulter les Français par voie référendaire, notamment sur l'immigration. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu84 %
  • Présentateur16 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous recevez ce matin Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et député du Nord. Bonjour et bienvenue sur RTL, Sébastien Chenu. A chaque jour sa rumeur, son premier ministrable favori ce matin, c'est donc Thierry Baudet, le président du CESE, le Conseil économique, social et environnemental, qui semble tenir la corde, même si elle semble fragile elle aussi. Thierry Baudet, ferait-il selon vous un bon Premier ministre ?

0:21
Sébastien Chenu

Disons qu'il y a eu un mérite, c'était de nous rappeler l'existence du Conseil économique, social et environnemental. Le fait de parler de M. Baudet, que personne ne connaissait, a eu le mérite de remettre dans la lumière cet outil totalement inutile qu'est le Conseil économique, social et environnemental, qui coûte 47 millions d'euros par an aux Français, pour produire des avis qui vont immédiatement à la poubelle. Alors ça c'est la réponse à la question, est-ce que le CESE sert à quelque chose ?

Non mais c'est quand même important de rappeler que, parce que ça dit beaucoup de choses de Thierry Baudet, qu'il est à la tête d'un organisme totalement inutile, et qu'il est par conséquent aussi lui-même finalement assez inutile dans le paysage actuel. M. Baudet c'est un Premier Ministre qui, s'il était nommé demain Premier Ministre, serait l'outil dans les mains d'Emmanuel Macron pour contourner le choix des Français. Et en fait... Ça veut dire que pour vous Thierry Baudet c'est Emmanuel Macron Premier Ministre ? Oui enfin M.

Baudet n'a pas de projet, a une identité politique qui se résume à une hostilité très forte vis-à-vis du Rassemblement National, c'est ce qu'on sait de lui dans ses déclarations, il est juste hostile au RN, il a une espèce de haine pathologique du Rassemblement National. C'est un homme qui a probablement un curseur politique très à gauche, mais qui n'a pas de projet, qui gère une structure totalement inutile, et qui permettrait à Emmanuel Macron de contourner le vote des Français.

Parce qu'en fait la problématique centrale, et c'est pour ça que ça n'avance pas, c'est qu'Emmanuel Macron ne veut pas comprendre que les Français, par trois fois, une fois lors des élections européennes, deux fois lors des législatives, ont voté contre la politique qu'ils mènent.

1:50
Présentateur

Donc pour vous, pardon, mais Thierry Baudet c'est feu rouge pour qu'on comprenne bien.

1:52
Sébastien Chenu

Pour vous c'est non, pour vous c'est motion de censure Thierry Baudet ? Il faut qu'on l'entende, qu'on l'écoute. Quand même. Ça nous met dans de très mauvaises dispositions. Oui mais nous on n'est pas des gens sectaires, on n'a pas d'a priori. Vous venez de le flinguer sans l'avoir entendu. Je juge sur ce que je sais de M. Baudet. Si demain M. Baudet nous dit, écoutez je serai le Premier Ministre qui va lutter contre l'immigration, contre l'insécurité qui va donner du pouvoir d'achat aux Français, on va se dire tiens ce M. Baudet a peut-être un peu changé, il serait temps de l'écouter.

Mais ce que je sais de lui, ce que nous savons de lui, c'est qu'il est effectivement très hostile au Rassemblement National et qu'il est finalement celui qui permettra à Emmanuel Macron de rouler les Français dans la farine. Parce qu'en fait c'est ça, Emmanuel Macron veut rouler les Français. Avec la nomination d'un Premier Ministre qui poursuivra peu ou prou sa politique. Parce que derrière M. Baudet ce sera qui le sera. On reconduit les ministres macronistes, M. Dupond-Mauriti, Mme Belloubet.

2:40
Présentateur

S'il est tellement ancré à gauche, ça ne sera pas complètement la politique d'Emmanuel Macron quand même. Sur la réforme des retraites, on ne sait pas que... Vous, votre position c'est que vous voulez l'abroger, la réforme des retraites.

2:48
Sébastien Chenu

Oui, mais nous le portons d'ailleurs avec Marine Le Pen dans ce qu'on appelle notre niche parlementaire. Ce sera 31 octobre. À la fin du mois d'octobre, c'est-à-dire le jour où nous avons la maîtrise de l'ordre du jour, nous portons l'abrogation de cette réforme des retraites.

2:59
Présentateur

L'abrogation, ce n'est pas la modification, ce n'est pas l'aménagement, c'est l'abrogation. Et ça, si le futur Premier ministre, quel qu'il soit, n'abroge pas la réforme des retraites, ça sera non, ça sera motion de censure pour vous ?

3:10
Sébastien Chenu

On va voir. Sur la motion de censure, c'est autre chose. La motion de censure, c'est un discours de politique générale. Il n'est pas sûr d'ailleurs que le futur Premier ministre demande la confiance du Parlement, je pense qu'il serait bien inspiré de le faire. Vous savez que c'est impossible ? Compte tenu de la composition de l'Assemblée, vous savez que quel que soit le proédie s'y reçoit. Alors il s'exposera effectivement à une motion de censure, et nous nous verrons en quel terme nous souhaitons l'aborder. Mais encore une fois, ce n'est pas des questions d'individus au final.

Hier, le président de la République a reçu, je veux dire, quand on voit les gens qu'il a reçu hier, c'est le syndicat de ceux qui ont mis le pays en faillite. Il a reçu Xavier Bertrand, François Hollande, Nicolas Sarkozy. Les trois ont contribué à mettre le pays, et Bernard Cazeneuve, pardon, les quatre, ont contribué à mettre le pays dans l'état dans lequel il est. Et c'est de ces gens-là dont le président de la République se préoccupe. C'est leur avis qui compte. Mais l'avis qui compte, c'est celui des Français, exprimés en juillet.

4:05
Présentateur

Il faut qu'ils reçoivent qui ? Comment on sort de cette situation ? Ça fait 50 jours aujourd'hui qu'on n'a pas de gouvernement.

4:09
Sébastien Chenu

Le président Macron est le président du chaos. On l'avait dit, c'était le chaos sécuritaire, c'était le chaos d'ailleurs économique et financier. On le voit avec la belle note que laisse Bruno Le Maire. Parce qu'évidemment, le déficit qui se creuse, il le savait avant les élections. Il savait qu'il allait y avoir un bond spectaculaire encore du déficit qui était creusé. Donc bravo les experts, les champions, etc. Il y a eu tromperie ? Il y a eu mensonge ? Écoutez, ça fait partie des choses qu'on ne dit pas avant les élections. C'est une évidence qu'ils ont cherché à dissimuler le fait que la dégradation des finances publiques, leur ouvrage, leur bilan était si catastrophique.

Donc oui, nous sommes face à des gens qui cherchent à cacher leurs échecs, à contourner la volonté des Français, raison pour laquelle il y a aujourd'hui un chaos politique. Mais ça, encore une fois, c'est le constat. La question c'est comment on en sort. Alors d'abord, écoutez, ce n'est pas nous qui avons créé le chaos, nous ne sommes pas les artisans de ce chaos, c'est vers nous que vous demandez. Il y a eu des solutions que vous souhaitiez, qui a donné les résultats démocratiques qu'on connaît. Il y a des solutions, en tous les cas, qui sont celles de revenir vers les Français.

Quand une situation est provoquée, et pas uniquement d'ailleurs les législatives, anticipées qui pourraient avoir lieu en 25, mais demandons aux Français ce qu'ils pensent sur les grands sujets de notre société, pour faire avancer le pays. On peut effectivement consulter les Français par voie référendaire, notamment sur l'immigration. Je pense que c'est un des sujets centraux de la politique française. Et puis, de toute façon, revenons vers les Français en 2025, si la situation ne permet pas aux pays d'avancer. Enfin, on a un mur budgétaire devant nous. Ce n'est pas un Premier ministre que vous cherchez, c'est un pompier pour éteindre l'Assemblée.

5:43
Présentateur

À propos du budget, le gouvernement envisagerait, même si ce n'est pas confirmé, de décaler l'examen du budget 2025, qui en principe doit être présenté le 1er octobre. Est-ce que vous le comprendriez, vous l'accepteriez, ça, vu la situation ?

5:53
Sébastien Chenu

Mais, écoutez, Marine Le Pen a écrit au président de groupe en demandant que le Parlement, l'Assemblée nationale, puisse siéger. Siéger pourquoi ? Pour travailler en commission des finances, notamment. En session extraordinaire. Bien entendu. Même avant la nomination d'un Premier ministre ? Bien entendu, puisque de toute façon, Gabriel Attal a reconduit un certain nombre de budgets dans la perspective de 2025. Donc, il faut d'urgence que l'Assemblée nationale se mette au travail. L'idée de décaler est encore une argusie qui montre leur volonté d'échapper au jugement des parlementaires.

6:22
Présentateur

Sébastien Chelieu, que l'Assemblée se mette au travail, c'est une chose. Mais s'il n'y a pas de gouvernement, s'il n'y a pas de ministre de l'économie, s'il n'y a pas de ministre du budget, ça tournera à vide. Donc, est-ce que vous êtes d'accord sur l'idée de décaler les dates butoirs pour le budget ?

6:32
Sébastien Chenu

Non, non, non. Je ne suis pas d'accord pour décaler les dates butoirs. Ce que je vois, c'est qu'ils essayent de trouver des argusies pour finalement, à la fin, fonctionner par ordonnance. Parce qu'en fait, on ouvre une porte vers l'inconnu en ne respectant pas le calendrier budgétaire. Ça n'a jamais existé. Et donc, par conséquent, si la France n'a pas de budget, il faudra que l'exécutif prenne des mesures, qui soient des mesures, ou le président de la République, par ordonnance, pour pouvoir nous faire avaler des mesures que nous ne voulons pas. Moi, je crois que l'Assemblée nationale doit se prononcer le plus tôt possible, en tous les cas, dans les délais, sur un budget.

Si elle le rejette, ce sera un acte politique fort également. Mais avant de le rejeter, il faut pouvoir le construire. C'est notre boulot à nous, parlementaires.

7:10
Présentateur

Les parlementaires, chaque groupe dit qu'il veut être constructif. Qui nommeriez-vous, vous, à Matignon, là, pour sortir de ce chaos que vous décriviez, ou de cet impasse ?

7:19
Sébastien Chenu

Non, mais nous, nous avons déjà indiqué que nous souhaitons une autre politique. Donc, on ne va pas concourir à nommer quelqu'un qui mènera la même politique. Je pense que le président de la République, aujourd'hui, est enfermé dans une bulle. Mais comment on sort de cet impôt ? Vous expliquez que nous n'en sortirons qu'en reconsultant les Français en 2025. D'ici là, il faut construire un budget. Donc, c'est mort pendant un an, jusqu'à une prochaine dissolution. C'est ce que vous nous dites ce matin. Rien de grand ne pourra se faire. Il faut construire un budget. Il faut que les parlementaires construisent ce budget. Ça, c'est l'urgence.

Il faut donc les réunir en session extraordinaire, parce que la France doit se doter d'un budget. Ça, c'est une décision du chef de l'État. C'est une décision du chef de l'État. Il serait bien inspiré d'écouter, en tous les cas, les préconisations de Marine Le Pen sur ce sujet.

8:00
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien. Je suis venu sur RTL ce matin et bonne journée à vous.

LE PRÉSIDENT MACRON EST LE PRÉSIDENT DU CHAOS - S. CHENU — Sébastien Chenu · Pourquijevote