Budget : jusqu'où Bayrou peut-il céder aux socialistes ?
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[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous de débat de chroniques et de reportage 90 minutes et deux grands thème choisi pour prendre du recul sur l'actualité mieux comprendre les crises que nous traversons avec une émission 100 % actu politique aujourd'hui puisque nous allons d'abord célébrer un événement le budget 2025 a été voter au Sénat ça ne préjuge pas de son avenir à l'assemblée des négociations à venir en commicion mix en commission mixte paritaire j'arrive et du destin de François baayrou mais c'est une étape que Michel Barnier n'avait pas pu franchir vous verrez que le PS détient toujours la clé pour combien de temps réponse juste après ces titres et puis en ces temps d'incertitude il y a une personnalité de droite qui monte les marches de la popularité c'est Bruno retaillot il avait annoncé la couleur à son arrivée place bovau il y a tout juste 4 mois la politique que nous ferons c'est la politique du peuple souverain c'est la politique de la majorité nationale avec trois priorités vous les retiendre facilement la première rétablir l'ordre la deuxè rétablir l'ordre la trè rétablir l'ordre parce que je crois l'ordre l'ordre comme condition de la liberté quand il n'y a pas d'ordre c'est la liberté d'abord qui est menacée mais le ministre de l'intérieur n'est pas le seul à briguer le leadership à droite reetill d'armanin voquier sans oublier Édouard Philippe c'est un match à 4 que l'on va arbitrer tout à l'heure avec nos experts mais d'abord évidemment le vote du budget qui a-t- dans le texte voté par les sénatrices et les sénateurs Antoine joubau détaille Leen de ce projet de loi de finance tant attendu c'est une étape qui s'achève pour le budget 2025 avec ses 50 milliards d'euros d'économie et recettes supplémentaires la copie votée cet après-midi par les sénateurs reprend les fondements du budget de Michel Barnier censuré en décembre mais pour parvenir à l'objectif fixé un déficit à 5,4 % du PIB le gouvernement a multiplier les coûts de Rabo sur le budget de l'État c'est-à-dire celui des différents ministères portefeuille des outrem ou encore celui de la défense qui augmente tous les autres sont au mieux gelés mais surtout ponctionnés première touchée l'aide publique au développement qui baisse d'environ 2 milliards d'euros elle est suivie par l'écologie et la recherche qui voi leur budget respectif réduit d'un milliard d'euros et de 630 millions d'euros autre baisse elle surtout symbolique l'arrêt de certains avantages accordés aux ancien président et premier ministre ou encore la suppression du Haut commissariat au plan à droite les sénateurs parlent d'un élan collectif nécessaire cette trajectoire il faut la maintenir sur un rythme assez soutenu quand on est dans difficulté exceptionnelle il faut un mental d'acier et il faut des conditions pour à la fois redonner confiance aux Français et pour donner confiance aux Français il faut avoir un gros mental autre son de cloche à gauche les élus dénoncent un budget d'austérité quand vous augmentez les salaires quand vous augmentez les pensions de retraite et on peut considérer que c'est une dépense mais il y a un retour sur la croissance il y a un retour sur la consommation et il y a un retour de confiance aussi dans la population donc voyez il faut bien mettre les notions est-ce que des fois des dépenses sont pas plutôt des investissements y compris pour la population et et pour la France le parcours législatif du budget 2025 est loin d'être terminé prochaine phase cruciale la commission mixte paritaire le 30 janvier l'objectif sera de trouver un compromis entre l'Assemblée nationale et le Sénat qui peut satisfaire le socle commun tout en évitant la censure le budget 2025 est donc voté au Sénat mais vous l'avez compris François Baayou reste sous pression jusqu'où peut-il doit-il céder aux socialistes son en débat avec Benjamin Morel bonsoir bienvenue vous êtes constitutionnaliste auteur de ce livre le Parlement temple de la République de 1789 à nos jours aux éditions passé composé lucide Schmid bonsoir et bienvenue vice-présidente du cercle de réflexion la fabrique écologique j'accueille Stéphane Vernet bonsoir Stéphan bienvenue à vous journaliste politique directeur de la rédaction de West fr à Paris et Sophie dravinel bonsoir Sophie éitorialiste politique elle est là et heureusement pour moi parce que c'est un allié important dans dans dans les émissions du mardi et du et du jeudi est-ce que vous dites ouf Benjamin Morel enfin un budget 2025 voter bon certes c'est seulement enfin c'est dans l'une des deux chambres seulement pas encore dans les deux c'est dans l'une des deux chambres et c'est peut-être pas la chambre la plus compliquée pour le gouvernement vous connaissez bien la composition du Sénat la droite et le centre il dispose d'une majorité ce qui peut-être plus inquiétant pour le gouvernement c'est que la gauche a l'air tout de même relativement remonté on est évid dans dans un jeu de négociation on y reviendra sans doute et ce jeu de négociation il s'achèvera réellement quand le budget reviendra à l'Assemblée nationale après la CMP sans doute avec un 49 aligné à 3 néanmoins c'est qu'une étape et c'est l'étape la plus facile 30 janvier la commission mixte paritaire retour à l'Assemblée nationale et c'est vraiment là sur la motion de censure qui suivra que tout se jouera le budget le gouvernement et les prochains mois alors on va détailler évidemment le chapitre Parti socialiste pourquoi les enchères continuent le la la la stratégie de de LR ici au Sénat notamment mais alors il y a quand même il y a eu ces amendements de dernières minutes lu Schmith qui ont été déposé par le Gouvernement ça ça a plutôt fait grincer des dents ici au Sénat ça ça a compliqué clarifier la situation plutôt compliqué comment vous l'analysez euh je pense que ça la complique nettement pour une raison assez assez claire c'est que la semaine dernière on a déjà vécu une sorte de feuilleton où il y a eu cette ouverture des socialistes en disant au fond qu'il ils étaient il était possible qu' qui ne censure pas le gouvernement ensuite on a eu le discours de politique générale de François Beyrou qui a été très désevant pour les socialistes hein et parce qu'il n'a rien donné précisément ensuite on a eu et puis parce que il y avait eu beaucoup pardon de vous interrompre de promesses peut-être faites par son ministre de l'économie qui avait laisser croire que il y en aurait plus dans cette déclaration je sais pas ce qui sétait passé exactement je crois que c'était pas vraiment des promesses c'était censé des négociations donc l'idée était qu'il y avait deux partenair et qu'il négociait et ensuite dans le discours de politique générale ces négociations qui ont été sans doute dans le détail sont pas reflété dans un discours très très général et qui est par ailleurs a choisi des totems qui pouvaient irriter la gauche par exemple d'aller contre les agences écologistes comme la dem comme l'Office français de la biodiversité enfin il y a eu quelque chose du décalage en tout cas entre le ministre de l'Économie l'exercice fait à Bercy et le discours de politique générale ensuite il y a eu le jour d'après si je puis dire un texte écrit qui a été envoyé par Matignon donnant au socialistes un certain nombre de gages ensuite il y a eu la France insoumise qui a dit mais non ce sont pas des vrais gages puisque de toute façon ce sont en fait des choses que Michel Barnier déjà avait promis de ne pas faire notamment la question des 4000 emplois dans l'éducation nationale donc comment s'y retrouver puisque à chaque jour en fait il y a une avancée puis une reculade et cetera et comment nouer un partenariat et là les amendements qui sont présentés par le gouvernement sont des amendements qui encore une fois sont totéiques à l'inverse pour la pour la gauche si je peux dire c'estàd que par exemple dire qu'on enlève 1 milliard de crédit à l'écologie alors même que du côté des socialistes faut quand même essayer de convaincre une partie des verrs et puis que c'est c'est l'avenir ce que disait l'élu socialiste qu'on a vu qui disait est-ce que les dépenses sont pas un investissement d'avenir si je puux dire en reprenant une terminologie Macron donc il y a quelque chose autour d'un feuilleton incohérent où en tout cas le fait de dire on a les socialistes maintenant on les tient on les on on les a piégé d'une certaine manière ça n'aide pas à faire du partenariat et ça veut dire que surtout on n pas de ligne directrice sur ce budget c'est-à-dire que un moment on dit on va pouvoir au fond dire c'est un budget qui permettra d'avoir de l'avenir ensuite on met des amendements qui vont contre cette idée qu'on avait il y a de jours et il y a pas de ligne directrice sur le budget c'estàdire que du côté de la droite on on a compris donc effectivement on n'est pas vraiment dans la clarification c'est ce que c'est ce que je re on est dans le fil de l'eau on est dans le fil de l'eau et ça n'aide pas à faire un partenariat strct effectivement Stéphane Vern à quel point là la pression pour donner enfin un budget à la France parce qu'il y a quand même cet enjeu on est on est quasiment fin janvier il y a toujours pas de budget pour cette année 2025 à quel point cette pression elle pèse sur les débats parlementaires d'après mais moi je pense qu'il y a une pression du terrain il y a de de Françaises et de Français qui disent à leurs députés dans leur CIRC que effectivement il se serait il serait temps de de passer à autre chose et de il y il y a une vraie attente une vraie pression populaire entre guillemets sur le sur la stabilité euh vous avez le fait queon a un certain nombre de partenaires qui nous regardent comme ça du coin de l'œil en se disant qu'est-ce qui va se passer alors la bonne nouvelle c'est que la Commission européenne cette semaine a renouvelé sa confiance à la France entre guillemets en disant que la trajectoire qui s'exquissait autour du budget était Ré riste et que donc donc il y a il y a cette cette confiance est là c'est 120 milliards d'économies sur 5 ans c'est à peu près ça trajectoire VO alors le truc si vous voulez c'est que moi j'étais j'étais au au vœux de la présidente de l'Assemblée nationale à la presse ce matin et il y a une Bron pivé une formule qui moi me paraît assez intelligente qui consiste à dire il y aura pas de troisème chance pour le budget c'est-à-dire que le le le le le là il y a une urgence à doter le pays d'un budget et c'est maintenant que ça se joue elle elle rappelait que en fait il y avait deux façons de gérer ce budget c'était soit de repartir de reprendre une copie de base et cetera et de tout refaire mais ça voulait dire qu'on on on aurait pas pu dans le jeu des navettes parlementaires et cetera avoir de budget avant le mois d'avril au mieux en gros c'est pour ça qu'on a repris la copie Michel barer donc la volonté le choix qui a été fait par François Baayou c'està dire on va aller très vite et pour aller très vite on repart de la copie de de de de Michel Barnier ce qui permet en fait ce qui permettrait entre guillemets si tout se passe bien encore une fois entre guillemets d'avoir un budget là dès le mois de dès le mois de février le problème c'est que je vous rappelle que euh le le en décembre on a toute une partie des députés qui ont voté contre le budget enfin qui ont voté la censure oui notamment des députés socialistes et qui ont expliqué ou qu'il le faisaent non pas par esprit de revanche non pas par calcul politicien non pas par voilà mais parce que ce budget était particulièrement préjudiciable au français à la France et au français et donc il fallait en concevoir un autre or le problème c'est qu'est-ce qui est en train de se dessiner là au moment où on se parle c'est quandême qu même un budget beayou qui va être très proche de ce qu'était le budget donc comment les socialistes peuvent-ils justifier de ne pas voter la sens c'est le dernier c'est le dernier point c'est que à un moment vous avez les socialistes qui aujourd'hui ont construit tout un récit autour du fait qu'ils ont pas voté la censure après le discours de politique générale qui sont prêts à entrer à rester dans l'opposition et mais à négocier des choses et des compromis il faut absolument pour que ça passe entre guillemets qu'à un moment donné François baayrou accorde des victoires au moins symboliqu on y on on y dit en détail hein à la à ces victoires que les socialist et alors juste un mot pour dire qu'effectivement aujourd'hui Éric coochrel n'a pas manqué qui le président de la commission des finances à l'Assemblée qui est un député insoumis de SC Saint- il n'a pas manqué de de souligner que c'était alors lui il parle d'une purgeustéritaire et en dénonçant le fait que les socialistes très justement comme vous le dites ne peuvent absolument pas s'associer à ce type de budget que ce serait incohérent et que il est encore pire dit-il que le budget Barnier alors Patrick le le le président des sénateurs socialistes l'avait annoncé hier et ça a été confirmé aujourd'hui les sénatrices les sénateurs socialistes ont voté contre ce budget Baayou on écoute Thierry KIC sénateur socialiste de la SAR le compte n'y est pas c'est pourquoi dans les jours qui viennent nous serons aussi vigilants qu'exigeants et les annonces perlés par voix de presse en forme de renoncement ne nous rassur pas je tiens à vous le rappeler monsieur le ministre votre gouvernement n'a pas l'assise parlementaire suffisante pour se suffire à lui-même lors des arbitrages que vous aurez à rendre prochainement il vous faudra en tenir compte sans quoi je le dit très très solennellement et au nom du groupe socialiste et avec gravité les mêmes causes produiront les mêmes effets Benjamin Morel il y a une pression des des trois autres piliers du nouveau front populaire sur les les socialistes elle se fait de plus en plus forte en ce moment oui elle se fait très forte hein il faut bien voir que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale l'autre jour avec la motion de censure insoumis c'est que ce n'était pas qu'une motion de censure insoumise c'était une motion de censure consignée par des vers et des communistes qui ont été voté par ces trois groupe ça veut dire quoi ça veut dire que les socialistes prennent le risque de s'isoler et on n'est pas dans un système en tout cas pour l'instant à la proportionnelle si jamais il y a une dissolution demain ça veut dire que les 2 tiers VO les 3/4 des circonscriptions socialistes deviennent des sièges éjectables en cas de division de la gauche parce que l'électorat de gauche est assez unitaire et que les reports de voix on l'a vu la dernière fois du centre vers la gauche sont médiocres ensuite il y a des municipale si vous avez des listes gauche unies à concomitantes les deux concomitantes oui potentiellement et si vous avez des listes gauche uni à Montpellier à Rennes à Nantes à Lille et cetera sans les socialistes ça veut dire que les maires socialistes sont potentiellement menacés alors il faut bien comprendre que les socialistes peuvent avoir une stratégie mais que entre les deux les Verts et les communistes sont quand même plus ou moins tenu pour si par exemple les écologistes veulent emporter l'île ils ont besoin des insoumis contre les socialistes du côté des communistes si les réunionnés si les députés réunionnés quittent le groupe communiste il y a plus de groupe communiste demain et donc ce faisant on a des socialistes qui sont malgré tout très isolés même si les communistes et les écologistes continuent les négociations avec le gouvernement et cette situation là les met dans une situation de grand por à faau ils ont besoin et ont évoqué de fortes victoires pour potentiellement justifier le fait de ne pas voter la censure vis-à-vis de l'électorat de gauche mais ces victoires là aujourd'hui elles sont pas tout à fait évidentes seul qui entre guillemets pourrait être très symbolique c'est la réforme des retraites mais ça arrive après la après le budget et donc c'est un peu un jeu de DUP a priori oui alors on va justement rentrer dans le détail de ces de ces mesures supplémentaires réclamées par le Parti socialiste grâce à audr vetaz tout de suite bonsoir Audrey quelles sont ces ces nouvelles concessions exigées de la part de du Parti socialiste sur ce budget dites-nous je vousla les lister mais juste avant il ne vous aura pas échappé que les socialistes non' pas voter le budget au Sénat c'est pour maintenir la pression car le compte n'y est pas c'est ce que nous a dit Patrick canner hier le patron des socialistes au Sénat alors oui le Premier ministre a remis en chantier la réforme des retraites avec les partenaires sociaux il a aussi abandonné le déremboursement partiel des consultations médicales mais dans le même temps vous l'avez dit il a multiplié les coups de rabau au Sénat sur les budgets des différents ministères avec des amendements parfois présentés au dernier moment avec l'objectif de ramener le déficit public à 5 5,4 % du PIB conséquence son budget pourrait être finalement plus restrictif que celui de Michel Barnier alors chez les socialistes certains pousse pour maintenir la menace de la censure écoutez elle est plus que jamais après ce qui vient de se passer au Sénat elle est plus que jamais et il va falloir des avancées réelles pas du Tro fois rien pas un petit supplément d'â on représente la gauche un/3 du pays si le gouvernement comprend enfin qu'il est minoritaire alors il doit en tirer les conséquences et avoir des avancées réelles moi je ne retourne pas devant ceux qui me font confiance en leur disant que nous avons pour des queue de cerise dit oui à quoi que ce soit non il faut aller au bout de cette discussion je suis heureux que mon parti négocie parce que c'était nécessaire parce qu'il faut que ce pays a un budget mais il faut avoir des avancées concrètes dans la vie des gens voilà pas de queue de cerise l'objectif c'est d'arracher des concessions avant le 30 janvier le 30 janvier c'est la date de la commission mixte paritaire où l'Assemblée et le Sénat s'entendent sur les derniers ajust justement une première réunion s'est tenue hier soir entre Bery et les parlementaires socialistes il y en aura d'autres avec des lignes rougge j'y viens op PS on veut le maintien du budget sur l'écologie qui a largement été amputé on veut aussi l'augmentation de la prime d'activité et une baisse de l'effort demandé aux collectivités locales notamment merci beaucoup Audrey Lucile Schmith c'est c'est une bonne guerre de la part des des socialistes il faut monter les h quit à mettre François Baayou en difficulté il y a une question de de curseur jusqu'où on met le rupteur d'une certaine d'une certaine façon moi ce que je pense c'est que le sort de François beou et celui des socialistes est maintenant lié c'est ça le sujet et et et d'une certaine manière on voit bien comment le fait que les socialistes puissent revenir en scène dérange évidemment la France àoumise peut-être une partie des écologistes aussi j'aurais quand même rappelé queil y a longtemps eu une C forme de détestation des socialistes qui était le parti dominant et qui traitait pas forcément bien ses partenaires donc la façon dont dont ça se passe à gauche est éclairante aussi sur l'évolu du rapport de force la deuxième chose c'est que François Beyrou il a plusieurs choses à faire d'abord il doit s'affirmer par rapport à l'exmajorité présidentielle et on voit bien que du côté d'ensemble tout le monde n'a pas très envie que François Beyrou réussisse et du côté d'Emmanuel Macron est-ce queemmanuel Macron a envie que François Beyou réussisse c'est y a quand même un sujet là-dessus et au fond ce qui est en éclairant c'est que c'est ceux qui font mouvement François Beyou les socialistes qui sont aujourd'hui dans une situation assez difficile parce que leur propre camp ou en tout cas ceux qui disent qu'ils sont dans leur camp parce que je crois qu'en politique personne n'est jamais complètement dans la coopération ceux qui disent cela sont en fait en situation de dire bah ils ont fait mouvement ben on va les on va peut-être les canarder donc je crois qu'il y a quelque chose qu'il faut mesurer aussi là-dessus et du côté de François berou sachant qu'on repart du texte voté au Sénat qui est nettement à droite pour les socialistes c'est une difficulté parce qu'évidemment la commission mixte paritaire les socialistes n'y sont pas majoritaires et François berou il va falloir qu'il fasse passer des messages à son camp parlementaire et donc c'est la difficulté de l'exercice c'est que il s'est avancé dans son discours il a fait un accord écrit avec les socialiste et là on est en situation de revenir dans la procédure il est possible que la procédure parlementaire n'aide pas en fait à avoir un accord politique ouais avec dès aujourd'hui Stéphane Vernet il y a on va réexpliquer ce qui est une niche parlementaire c'est un parti qui a la main sur un certain nombre de réformes mises je suis en train de chercher le mot il pas à l'agenda merci beaucoup et donc c'était aujourd'hui euh à l'assemblé parlementair des socialistes donc là c'est ça rentre dans le dans dans cette négociation et dans ce bras de fer d'une certaine façon alors ça rentre dans le registre du du ré que les socialistes ont essayent de ont besoin de construire pour pouvoir justifier le fait qu'ils ne voteront pas la censure du du du gouvernement Baayou c'est très vie quotidienne les les mesures qui sont qui sont mises dans cette niche parlementaire oui il y a le repas des le repas à 1 € pour tous les étudiants vous avez il y a cet après-midi donc il a il y a eu l'introduction d'une d'un ratio par exemple pour le nombre de soignants par rapport enfin un soignant par quel quel est le ratio maximum à ne pas dépasser pour le le le nombre de patients par soignant ça ça a été adopté et en plus c'est définitif puisque çait ça a été adopté à la à l'Assemblée dans les mêmes termes qu'au Sénat parce que le texte avait déjà été débattu au Sénat donc là pour le coup c'est une c'est une c'est une c'est uneosition qui Pass vous dites qui adopé le Parti socialiste construit un récit aussi avec ces ces réform en fait si vous voulez ils en ont besoin le le la la là on est dans une négociation qui est particulièrement complexe vous l'avez très bien dit il y a il y a un certain nombre de tension entre les différents partenaires qui sont représentés il y a aussi des des des tensions au sein du Parti socialiste c'est un autre sujet dont on pourra peut-être parler mais on va en parler oui dans dans la négociation en cours tout s'est passé la semaine dernière ce que vous rappeliez tout à l'heure c'est-à-dire qu'à un moment vous avez vous avez François baayrou qui rate entre guillemets son discours de politique générale qui donne pas lesgage attendu par les socialistes vous avez bien vous vous mettiez pas de guillemets le le le le soir de la déclaration de politique génose qui fonctionnait pas et vous aviez un Boris valallot qui était monté à la tribune et qui avait déjà dit le compte n'y est pas et derrière vous avez François Baayou qui envoie le le lendemain une lettre donc ou sur lendemain une lettre au au socialistes donc il s'engage par écrit et il liste 23 concessions en disant voilà là-dessus je m'engage et dans le même temps quasiment en même temps vous avez un une première vague d'amendements gouvernementaux qui est transmis au Sénat où en fait vous avez un coup de rabau très spectaculaire sous sur toute une série de ministères ou de ou de pour faire des économies mais pourquoi contradictoire are et c'est là-dessus que ça c'est là-dessus qu' a qu' a un retour de flamme si vous voulez mais pourquoi parce que quand quand François baayrou s'engage auprès des socialistes et fait des concessions ça coûte de l'argent et lui il a la problématique de son budget à remettre à l'équilibre donc l'argent qui cède d'un côté en fait ce qui donne ce qui donne d'une main il va le rechercher de l'autre ailleurs et à l'arrivée vous avez une semaine après vous avez les socialistes qui se disent mais euh et aidé par les des insoumis qui se disent on est en train de se faire avoir et les insoumis disent bah regardez vous n'avez rien obtenu le budget va être pire que le que le que le budget Barnier et on se retrouve dans cette situation où tout va se se jouer effectivement en commission mixte paritaire mais la difficulté c'est que il faudra bien trouver un il faudra trouver un compromis si compromis est possible qui qui qui donne satisfaction à toutes les parties y compris les gens du socle commun il me semble qu'il y a un truc c'est qu'en fait il faut bien expliquer que il y a la procédure parlementaire il y a les ministères il y a les fonctionnaires qui travaillent qui eux veulent gager les choses donc il y a un aspect technocratique dans le budget et puis ensuite il y a l'accord politique donc l'accord politique la technocratie et la mécanique parlementaire ça fait beaucoup de choses pour arriver à un accord ce qui fait qu'à l'arrivée de toute façon le le les socialistes ne pouvaient pas voter ce budget et c'est normal qu'ils ont voté contre puisque en fait ils disent mais nous sommes dans l'opposition et donc il il manifestent le fait qu'ils sont dans l'opposition en votant contre donc ça veut dire aussi qu'à l'arrivée même s'il y avait un un accord en commission mixte paritaire de toute façon il faudrait qu'il a un 493 pour faire adopter ce budjet normal la vra censure ou pas censure et la seule échappatoire pour qu' a pas censure c'est qu'il faut quand même que le gouvernement donne des choses très fortes un ou deux ou trois objets politiques au Parti socialiste pour pouvoir dire on fait pas ça pour des que de serise je reprends l'expression du sénateur que vous avez interv on va revenir sur les enjeux internes au PS avec le Congrès qui qui s'annonce mais cette commission mixte paritaire donc elle est effectivement prévu le 30 janvier la composition de cette commission mixte paritaire c'est trois élus socialistes ça rejoint ce que vous nous disiez tout à l'heure luci spit un LFI H qui sont du socle commun alors làdedans il y a des renaissances il y a des LR il y a des horizons et cetera et deux du rassemblement national alors déjà sur le le le cadre et le temps là on dit 30 janvier ça peut durer plus longtemps que ça Benjamin Morel une commission mixte paritaire ça peut durer plusieurs jours il peut y avoir plusieurs réunions en règle général ça peut se passer également relativement vite tout dépend les points qui sont les points de crispation et là des points passation il va en avoir beaucoup et comme ça a bien été dit c'est qu' plusit un texte très technique donc il faut à partir de là reprendre avec la technicité les éléments et par ailleurs vous avez une forme d'équilibre budgétaire c'est-à-dire qu'il faut arriver à peser d'un côté votre passif et votre actif donc toutes ces raisons font que ça peut en effet durer relativement longtemps mais vous parlez des équilibres politiques au sein de la CMP c'est vrai mais on a toujours l'impression que on on l'a beaucoup commenté l'important c'est qu'il y ait une majorité une opposition en CMP une CMP conclusive parce que vous avez écrasé votre opposition hiterent à laule pr le mêmeex il faut que leexte soit acceptable par une majorité au Sénat et une majorité à l'Assemblée nationale donc dans ce cadre là les trois socialistes ils vont beaucoup compter même s'ils sont que trois parce que s'ils sont pas convaincus une finé ça tombe à l'Assemblée et si ça tombe à l'Assemblée à ce moment-là rebelote pas de gouvernement plus de François Baayou et plus de budget non plus donc on va avoir une négociation qui va pas être une négociation uniquement sur des bases arithmétiques mais fondamentalement en tout cas si ça passe bien sur des bases politiques ouais et et donc ça veut dire que le levier de de pression de négociation des socialistes est plus puissant que celui des LR d'après vous Lucile Schmid aujourd'hui ah oui bien sûr simplement le problème qu'on a si vous voulez c'est quand Benjamin moral dit que ça va être une CMP politique c'est que par ailleurs il va y avoir un certain nombre de députés qui vont dire à l'extérieur que c'est au contraire c'est très technique donc on a une discussion en fait très intéressante sur est-ce que le budget est un objet politique un objet c'est un objet politique peut le dire mais vous allez oui c'est un c'est un objet politique mais est-ce que c'est un objet politique sous l'œil de Bruxelles ou sous l'œil des Français et ça c'est différent et c'estàd que les mesures très quotidiennes dont on parlait c'est pas des mesures qui intéressent Bruxelles et au fond il y a en permanence cette espèce de jeu sur les échelles politique en disant on n' pas le choix parce que Bruxelles nous l'a dit et ça c'est pas très vrai Bruxelles demande un certain nombre d'économie de retrouver un rythme sur 5 ans et là on a un budget qui est annuel donc qu'est-ce qu'on fait sur ce budget annuel est-ce qu'on eff voilà est-ce qu'on pourrait pas imaginer autre chose et donc c'est un objet politique enfin ça fait longtemps qu'on remet au Caland grec oui mais remettre au Caland gr oui mais il y a aussi l'urgence climatique il y a l'urgence sociale donc il y a aussi beaucoup de choses qui font que les services publics qui vont mal et qui alimente le vote du RN donc l'objet politique la question c'est sous le regard de qui effectivement très intéressant le le Congrès du Parti socialiste je commence avec vous Benjamin Morel que cherche Olivier fort c'est quoi il cherche à se à se ménager une majorité on a vu que elle était elle était faible alors il y a pas que le Congrès je dirais dans la stratégie du PS mais c'est évidemment un élément qui est un élément important on a un olivier fort qui était tout de même relativement fragilisé ces derniers mois et qui là étouffe politiquement son opposition parce que que lui reprocher son opposition ses oppositions parce qu'en fait il en a au moins deux et bien c'était d'être trop proche de Jean-Luc Mélenchon d'être dans la roue de la France insoumise et cetera que fait-il là il s'émancipe de la fi et en s'en émancipant bah quel rôle ont ces opposants c'est plus tout REC de ce qui pour son conrès pour lequel on n pas de date encoreème et ça c'est un vrai sujet censé être au premier trimestre de cette anné en fait oui et puis ça a été reporté et puis on sait pas bien parce qu'en fait autour d'Olivier fort on nous dit oui mais les dates vous comprenez c'est compliqué on va pas faire ça au moment du lancement de la campagne des municipales dont vous parliez tout à l'heure et puis alors pendant les municipales bah c'est compliqué on va pas obliger les équipes parce qu'il y a moins de militants au Parti socialiste et PU que chacun est extrêmement pris par ses propres campagnes dans son propre parti et donc on était en train de me laisser entendre que Ben peut-être qu'on pourrait sur soir sur soir sur soir ou alors le seul moment ce sera là B au printemps enfin ou au début de l'été parce que il y a il y a des durées minimale de temps pour la traitement des textes et des textes d'opposition en interne donc il y a il y a un rétro planning très serré pour eux et c'est compliqué Benjamin oui non absolument et donc il y a un jeu politique et la date fait partie du jeu dans ceadre et bien aujourd'hui en effet il gag des points en interne le problème c'est que si vous voulez si demain vous avez un isolement du PS et que beaucoup de maires sont sur un siège éjectable et des députés également ça risque également de complexifier sa tâche donc ce qu'il gagne d'un côté il peut également il peut également le fragiliser de l'autre Stéphane Vernet il y a quand même un François Hollande qui est accessoirement aussi à à la manœuvre c'est pas c'est pas pour rien qu'il est redevenu député il s' ser juste sur sur le le congrès du PS c'est c'est c'est dans les statuts du PS c'est à mi mandat et donc ça veut dire que ça doit être cette année mais il y a pas de date partic pas forcément au prier tri pr il av non il y avait une pression très forte d'une partie des du Parti socialiste pour dire il faut que ce soit le plus tôt possible d janvier et cetera et Olivier fort disait non mais là en ce moment on a on est en pleine crise on a pas de gouvernement on a pas de budget et cetera quel quel on n' pas intérêt à à faire un congrès tout de suite parce qu'on donnerait l'image d'un parti qui se qui se chicaille qui se préoccupe ses problèmes internes alors que il y a d'autres y a d'autres il y a d'autres soucis et en plus les congrès du PS ils sont ils sont compliqués ils sont difficiles à monter c'est long il faut consulter les militants et cetera donc il faut du temps il a pas forcément tort mais il a dit que effectivement par rapport à la problématique des municipal et des autres échéances il faudra que ce ce congrès ait lieu avant l'été donc il aura lieu mai en juin voàelot en fait il y y a aujourd'hui il y a deux il y a deux il y a deux courants qui se font face et qui s fronte à l'intérieur du du PS tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut il faut aller il faut aller en 2027 sur la base d'une union de la gauche et vous avez une partie du Parti socialiste qui dit il faut la faire cette union avec les insoumis à la condition que les insoumis réussissent à convaincre Jean-Luc Mélenchon ne pas être candidat ce qui est un petit peu compliqué mais c'est une vision que partagent les écologistes les communistes et cetera même s'il le disent pas très fort ils sont tous d'accord là-dessus en disant allons-y ensemble il faut pas que jeanluc Mélenchon soit le candidat de la gauche en 2027 et puis vous avait une partie du Parti socialiste qui disent mais non il y a une rupture idéologique il faut aller au bout de la rupture idéologique avec le les insoumis on a des bases comment programmatiqu et cetera enfin un certain nombre de principes qui sont pas compatibles entre voilà il y a une gauche réformiste et une autre une gauche révolutionnaire ou radicale qui ne qui ne s'entendent plus et il faut couper clairement et c'est ça qui va se jouer au moment du Congrès encore un mot de du du nouveau front populaire avec cette stratégie socialiste qui voilà le le le fragilise ou le fracture les écologistes ils sont résolument dans l'opposition à François baayrou la secrétaire nationale marine Tondelier le rappelait ce matin sur TF1 là François beayrou en fait qu'est-ce qu'il fait il reprend le budget Barnier et il va encore plus loin les mêm les mê mais au Sénat je vous dis quand même les chiffres he lundi sont arrivés comme ça des amendements alors moins de 100 millions pour les énergies renouvelables moin 30 millions pour la biodiversité moins 175 millions pour le leasing social et sur ma Prim il vou enlever 500 millions même du sén là ça va trop lo moi je suis claire non seulement on va voter la censure mais on va le faire savoir très très fortement et on va tenir l'inventaire permanent et faire savoir aux Français ce qu'ils sont en train de faire pour l'écologie chaque poste supprimé chaque subvention baissé Luc Schmith à quel point ce budget marque effectivement un recul sur l'ambition gouvernementale environnementale environnementale écoutez le sujet c'est déjà le discours de politique générale c'està-d qu'il y a eu une charge de François verou contre des agences qui étaient environnementales donc et on voit bien que c'était pour plaire aux agriculteurs donc c'estb voilà l'b et laad la avec le pistolet à laint laad et le bras armé si je puis dire de de l'État en région est extrêmement efficaceement donc il y a un sujet de philosophie et de posture déjà politique de François berou après il y a les actes budgétaires mais tout semble concorder effectivement pour dire au fond on abandonne ces enjeux écologiques parce que d'une certaine manière idéologiquement c'est c'est c'est pas à nous et ça c'est une grave erreur gouvernementale parce que les les l'électorat écologiste il y a eu plusieurs études qui l'ont montré hein de longue date depuis 10 15 ans c'est pas un électorat gauchiste vous avez aujourd'hui une préoccupation écologiste qui traverse la société française elle est transverse après on peut donc imaginer des propositions différentes tout le monde n'est pas obligé d'être sur la ligne de marine Tondelier mais l'écologie est une préoccupation fondamentalement universelle alors on peut considérer que l'écologie vous prive d'un pouvoir d'achat et là-dessus il faut articuler écologie justice sociale et ça c'est un point essentiel mais en étant dans une situation où on enlève 1 milliard sur l'écologie je pense que c'est une grave erreur politique hein à mon sens le gouvernement n'imagine pas comment ça peut avoir des répercussions au sein de la jeunesse au sein de son électorat centriste et évidemment du coup il est sur le il peut être accusé de climatoscepticisme alors que là c'est un discours qui plaît beaucoup aux électeurs du rassemblement national donc qui c'est une grave erreur c'est une faute politique h euh le vote des LR derni dans ce débat deslr et leurs alliés centristes qui sont je vous le rappelle majoritaires au Sénat vote attendu également aujourd'hui on écoute l'oratrice des républicains la sénatrice Christine Lavarde le texte que nous nous apprêtons à voter n'est ni le texte de Gabriel Atal ni celui de Michel Barnier ni celui de François berou c'est celui du Sénat celui du Sénat et plus précisément de la majorité sénatoriale car c'est un budget responsable l'état catastrophique de nos finances publiques à la fin de l'été 2024 a obligé Michel Barnier à présenter une copie avec un effort de 50 milliards réparti entre 20 milliards de hausse de fiscalité temporaire et ciblé et 30 milliards de baisse de dépenses le groupe les républicains a accentué cet effort en votant près de 3 milliards d'économies supplémentaires dont 1 milliard au titre des agences et des opérateurs de l'État Sophie je me tourne vers vous ce ce budget que qu'on peut imaginer utilisé par les républicains comme un un levier ou un outil d'opposition une chose est sûre les républicains Thomas sont dans une posture compliquée et depuis un moment un parti éclaté un parti divisé presque atomisé orphelin de guide comme de projet de guide en tout cas pour le moment ils sont malheureux et se sentent mal aimé surtout depuis que François berou a remplacé Michel Barnier et qu'il manœuvre sur sa gauche alors certes l'accord de non sensure habilement nouée avec les socialistes apporte un peu de souffle et de stabilité mais la facture le fait grincer les dents je cite on est très heureux que le premier ministre négocie avec le Parti socialiste plutôt qu'avec le RN mais nous serons extrêmement vigilant sur les équilibres financiers avait prévenu le député pr Mathilde euhthie Mathieu Lefèvre à nos confrères des échos ce début de semaine alors le résultat des courses alors sans surprise donc dans la nuit de mercredi à jeudi les LR au Sénat on fait rejeté la plupart des concessions faites aux socialistes au grand agacement de ces derniers ils ont refusé le rétablissement des 4000 postes d'enseignants des 500 postes pour France travail comme la création de 924 postes pour le ministère de la Justice si tout cela pourrait être néanmoins réintégré dans la CMP la tenstion est bien réelle et alors on est dans les coulisses là ça a été observé très précisément mardi matin lors de la réunion des partis qui soutiennent le gouvernement absolument et c'était café froid au menu pour ce petit déjeuner selon des témoins Laurent voquier patron donc des députés LR a reproché à François berou le coût de cette main tendue aux socialistes jusqu'à l'accusé de vouloir mettre la France en banqueroute et à la clé une menace de la part des sénateurs et députés LR celle de s'abstenir sur le vote du budget leur liberté cependant est sous contrainte les républicains sont évidemment partie prenante du gouvernement Bruno rotaillot celui qui prend du poids chez eux en tout cas politiquement fait entendre sa propre partition elle diverge parfois solidement nettement de celle de François berou jusqu'à sortir aussi parfois de son périmètre de ministre de l'intérieur c'est le cas en particulier de l'Algérie les républicains même s'ils ne parlent pas d'une seule fois veulent se faire entendre Benjamin Morel euh il y a il y a une est-ce qu'il y a une tentation de la censure même si on a bien compris que c'était pas forcément l'intérêt de de lair une tentation de la censure euh notamment chez certains députés euh républicains actuellement je pense pas tout bêtement parce que leur électorat ne veut essentiellement la stabilité néanmoins c'est pas parce que vous ne votez pas la censure qu'il faut pas apparaître comme étant dans une forme de semi-opposition pourquoi faut comprendre les LR et si on veut comprendre les LR il faut comprendre les dernières élections européennes pour la première fois on a une vraie porosité entre l'électorat centre droit et le rassemblement national comment convaincre ces électeurs demain ne pas de ne pas aller au RN bah il faut un leur parler de leur préoccupation et il faut jouer sur ce qui fait la différence avec le RN et notamment ce qui est mis en avant et ce qui est très important pour cet électorat le sérieux budgétaire le sérieux gestionnaire et donc si jamais LR dit bah écoutez il y a pas de souci on dépense quelques milliards de plus et ça va passer c'est quoi l'utilité c'est quoi la valeur ajoutée de LR dans le paysage politique compliqué à justifier du point de vue l'électorat et ensuite LR c'est un secret pour personne vise à envoyer un candidat le nom on verra en 2027 à l'élection présidentielle l'objet de du du thème de not et si jamais vous voulez incarner demain l'alternance et ben il faut montrer que vous n'assumez pas le bilan que le bilan de François Baayou que le bilan de d'Emmanuel Macron c'est pas le votre on est dedans mais un petit peu dehors quand même he nous avons éé à l'éeur exactement nous avons été extrêmement raisonnbl et nous avons permis au pays de tenir en ne renversant par le gouvernement mais n'oubliez pas que nous n'étions pas dans la barque nous n'étions pas dans euh le la responsabilité collective de ce qui s'est passé et de que que nous n'assumons pas aujourd'hui c'est compliqué quand vous avez des ministres donc plus vous levez la voix sur ce sujet plus vous espérez que ça passe on avait évoqué Stéphane Vernet les les députés autoentrepreneur quand on parlait des des des LR est-ce que c'est toujours vrai est-ce qu'il y a un peu plus de euh de voilà de de de fidélité au aux consignes donnés par le leadership de je pense qu'ils sont plus structurés je pense qu'ils sont plus organisés et mais mais après si vous voulez je pense qu'on est aussi dans une dans un dans un dans une dans une phase de négociation vous avez les socialistes qui poussent pour obtenir un C nombre de choses de la part du du gouvernement il est logique que dans la même logique le les républicains mettent la pression aussi sur François baayrou en disant bah et nous donc si nous aussi enfin on pe on met la pression pour être entendu et cetera et euh après de de de de de vous à moi le l'idée c'est que euh on sait que tous ceux qui sont dans l'opposition vont voter contre le budget mais c'est normal c'est enfin ça fait partie des quand vous êtes dans l'opposition vous voulez marquer le fait que vous êtes dans l'opposition vous votez contre le budget même quand il est bon c'est c'est c'est politique le la menace de de de Leurent voquier qui dire on va on pourrait s'abstenir c'est une espèce d'entre deux ils vont pas ils peuvent pas aller jusqu'à voter contre le budget parce qu'en fait ils veulent rester au gouvernement pour le moment et c'est pas dans leur intérêt de faire tomber le gouvernement qui s'abstienne dans la pour la symbolique c'est c'est important mais en réalité ça compte pas parce que de toute façon comme il est probable qu'il y ait pas de majorité pour faire passer ce budget plus que probable qu'il ait pas de majorité pour faire passer ce budget à la fin de toute façon il y aura un 493 et la vraie question c'est qui votera pour la censû ou pas donc à ce moment-là les je vois mal les républicains voter contre pour la censure d' d'un gouvernement dans lequel ils sont quand même bien représentés euh avec Bruno retaillot et d'autres et ils ont tout intérêt y rester pour le moment tout cas on revient à ce qu'on évoquait rapidement tout à l'heure je veux bien vous entendre là-dessus quand même aussi lucide Schmidt sur le euh ce que représente l'idée d'une France sans budget dans l'opinion je je je je enfin je dans dans l'état d'esprit des de de tous les partis politiques ça pèse à mon avis hein dirais si vous êtes d'accord plus que euh fin décembre parce que il y a eu déjà une première censure ça pèse et évidemment c'est l'image d'une France diminuée puisque un état a un budget mais la deuxième chose importante à regarder c'est en quoi le budget interfère avec l'économie en quoi est-ce qu'il interfère avec les questions sociales c'està-dire qu'au fond on voit bien dans le la discussion assez théâtrale qui a lieu et vous le disiez c'est un jeu de rôle en fait est-ce qu'on est dans l'opposition est-ce qu'on va faire l'entre deux entre la la non censure et le fait d'être partenaire au gouvernement donc les socialistes doivent trouver cette espèce d'entre deux en fait c'est ça qui est difficile pour eux et difficile pour FR beou et et donc par rapport à ça l'opinion publique elle se dit mais à quoi sert un budget c'est si vous savez c'est comme quand on s'est intéressé à ce qui était un 493 et brusquement on découvre des choses qui relevaient de la mécanique parlementaire et donc il se demande si par exemple ça veut dire que je sais pas les les salaires de la fonction publique ne pourront pas être augmenter qu'est-ce qui va se passer en terme d'tis difficulté pour nous c'est qu'on est encore dans la virtualité et que en même temps on on s'aperçoit que si on a pas de budget on va rentrer dans une forme de Ré on s'apercevoir de ce que ça nous coûte à nous tous et donc ça c'est un point sur lequel effectivement ça va peser sur l'ensemble des députés parce que c'est différent d'avoir renversé Michel Barnier et c'est différent de prendre le risque de renverser François beou et de de ne pas avoir de budget il y aura les deux et donc ça ça rend les choses ça ça peut donner un argument au gouvernement et notamment à François Berrou en terme d'esprit de responsabilité par rapport au socialistes sauf que il faut pas qu'ils en jouent trop parce que si ensuite il faut un budget qui est qualifié de droite y compris par beaucoup coup d'économistes les socialistes seront aussi ratissés si je puis dire par rapport à leurs alliés ils seront plus de gauche et donc il faut arbitrer sur l'esprit de responsabilité et le fait de conserver son identité politique et ça c'est très compliqué et François berouge pensait à ça lui il a toujours été quelqu'un pour le compromis et la coalition et en même temps il a toujours été quelqu'un qui a toujours dénoncé la dette et donc lui il a un problème aussi en françois berou parle à François Berrou oui de jusqu'à quel point jusqu'à quel point est-ce que il va être sur le compromis et jusqu'à quel point est-ce que ça veut dire sur le compromis qu'il ira moins vite pour réduire le déficit et puis il y a quand même un éléphant dans la pièce et qui qui pèse un certain nombre de millions d'électeurs c'est le rassemblement national quand même Morel Ren nous dit que il va pas voter la la la censure dans quelques semaines il le peut et c'est pour ça que François Baayou aujourd'hui triangule plutôt du côté socialiste parce que qu'a fait Marine Le Pen au mois de décembre elle a suivi ses électeurs il faut bien comprendre que elle a peur que ses électeurs se carapat en cas de dissolution et donc ce faisant si ces électeurs lui demandent de censurer elles sont sur ras c'est pas parce qu'elle aime bien François Baayou et non si jamais un parti qui tient sur un électorat fondamentalement abstentionniste a peur que d'une chose c'est que ces électeurs ne viennent pas aux élections et donc base électorale parce que dans la stratégie du rassemblement national il y a aussi l'idée d'aller chercher de nouveaux électeur vous disiez la porosité avec l'électorat LR qui lui est peut-être sensible au fait de voter deux fois la censure vaut mieux que de tulura d'abord et cet électorat là il est important sans lui le RN en cas de dissolution passe de 120 à 50 et surtout cet électorat il a des réserves dans l'abstention il y a plus de réserves dans l'abstention qu'il n'y a de petit électeur centrist que Marine Le Pen pour aller chercher donc il vaut mieux surmobiliser cet électorat là plutôt que d'aller chercher les quelques centristes virtuels qui pour l'instant ne votent pas pour elle vous n dites l'urgence c'est de stabiliser son électorat de base exactement et dans ce cadre là ce que est extrêmement fort c'està-dire que en fait qu'est-ce qui s'est passé en fin décembre on a dit si jamais il y a pas de budget vous allez voir il y aura pas de carte vitale il y aura pas de fonctionnaire il pleuvera des GR le soleil le soleil ne se lèvera pas allez dire maintenant à l'électorat socialiste mais également Ren si demain vos députés votre compte le budget et font tomber le gouvernement c'est dramatique compliqué parce qu'on lui a déjà fait le coup à cet électorat là et donc ce faisant c'est peut-être un peu plus vrai cette fois-ci c'est beaucoup plus vrai parce qu'en réalité plus vous passez de temps sans budget plus c'est compliqué mais si on dit pourquoi c'est compliqué les investissements de l'État et cetera c'est très très ésotérique et on ressortira les cartes vitales les grenouilles et cetera et pour cette raison-là et bien aujourd'hui y compris pour Marine Le Pen qui dans l'idéal aurait intérêt en effet à pas censurer pour aller trianguler au centre aujourd'hui il est tout SAF évident qu'elle puisse ne pas censurer d'où la carte survie de François baayrou ne pas tout à fait laisser tomber le rassemlement National mais surtout aller chercher à gauche au cas où quelqu'un a déjà vécu une plus de sauterelle ici ça bon je pense pas que ça va nous arriver tout de suite merci à tous d'avoir participé à ce débat je'appelle Benjamin Morel le titre de votre livre le Parlement temple de la République au combien en ce moment hein franchement vous avez le don de trouver le bon titre au bon moment c'est aux éditions passé composé Stéphane Vernet on vous lit dans dans West France évidemment à très bientôt sur ce plateau
François Bayrou