Nicolas Dupont-Aignan invité sur CNews (13 novembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Vous avez des mots très durs contre le gouvernement. Vous dites que le gouvernement est en train de tuer notre pays.
- 0:15RelanceÉludée
Mais est-ce que ce n'est pas le virus qui est en train de nous tuer ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Vous pensez à quoi ? L'hydroxychloroquine, par exemple ?
- 7:02OuverteRéponse partielle
Mais vous, vous savez mieux que le conseil de l'ordre des médecins en fait.
- 9:39OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous reconnaissez au moins que le gouvernement fait des efforts pour aider les petites entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Invité politiqueFait
« Le 10 novembre, le gouvernement a repris un décret qui refuse la dispense de travail pour les conjoints de personnes vulnérables qui sont cancéreux, diabétiques, maladies respiratoires, etc. »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« 88% des personnes qui sont en réanimation ont une comorbidité. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Il y a 180 000 infirmières en France qui ont quitté leur métier écœuré et qui exercent une autre activité. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Le lendemain de cette escroquerie, il prend une disposition interdisant l'hydroxychloroquine pour les médecins. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan83 %
- ?9 %
- Présentateur8 %
≈ 40,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les
douze dernières minutes en direct avec Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous. Bonjour. Merci d'être en direct sur ce plateau, député de l'Essonne, président de Debout la France. Vous avez des mots très durs contre le gouvernement. Vous dites que le gouvernement est en train de tuer notre pays. Mais est-ce que ce n
'est
pas le virus qui est en train de nous tuer ? Il
faut
tuer le virus. Mais toute la problématique, et ce n
'est
pas facile, c'est de vaincre le virus, mais sans tuer le pays. Et ce qui me met vraiment en colère et m'attriste pour mon pays,
c
'est que d'un côté, il y a le confinement, qui est un constat d'échec. Pourquoi un constat
d
'échec ? Parce que faire un confinement, ça veut dire qu'on a échoué. Et ce que j'aimerais, je ne remets pas en cause le confinement là, puisque de toute façon, c'était la panique à bord. Ce que je dis, c'est que c'est le deuxième.
Et
que si on continue comme ça, on aura des stop and go, c'est-à-dire confinement, on arrête, on repart, parce qu'on ne prend pas les mesures qui permettraient d'éviter le confinement. Mais tous les pays du monde font ça. Non, ce n
'est
pas vrai. En Europe, oui. Non, ce n
'est
pas vrai. En Allemagne, les commerces sont ouverts. J'ai un Allemand qui m'a appelé la semaine dernière, il m'a dit, mais je ne comprends pas, vous êtes complètement dingue. D'une manière générale, si vous regardez, il y
a
des mesures. Moi, je suis concret. Parce que je ne
veux
pas critiquer sans proposer. Donc j'ai proposé hier neuf mesures qui ne sont pas prises en France. Et je vais vous donner deux, trois exemples.
Une
qui est absolument ahurissante,
c
'est le 10 novembre, le gouvernement a repris un décret
qui
refuse la dispense de travail pour les conjoints de personnes vulnérables qui sont cancéreux, diabétiques, maladies respiratoires, etc. Au premier confinement, le gouvernement avait pris un décret
qui
permettait à une dispense de travail, d'être indemnisée, de ne pas aller travailler pour les personnes vulnérables et les conjoints.
Le
29 août, il les a remis tous au travail. Donc dans les transports en commun, susceptibles d'attraper le virus. Et on sait aujourd'hui, ça c'est les statistiques du gouvernement, 88%, 88% des personnes qui sont en réanimation
ont
une comorbidité, c'est
-à
-dire qu'ils ont autre chose. Eh bien, on envoie au boulot ces gens-là, et notamment les conjoints. On a fait annuler le décret au Conseil d'État.
Le
15 octobre, il a annulé le décret. Il reprend le gouvernement un décret le 19 novembre, parce qu'il veut que les conjoints de ces personnes-là aillent travailler. Donc on est en pleine injonction contradictoire. D'un côté, on nous dit, c'est très grave, c'est très grave. Et puis de l'autre, on renvoie au boulot des personnes vulnérables. Le Monde, hier, le journal Le Monde, il n
'est
pas favorable, a fait un énorme attique là-dessus. Deuxième point, les masques FFP2. Vous savez, c'est des masques très protecteurs.
Alors,
je demande depuis fin janvier,
qu
'on offre, qu'on les donne gratuitement à nos anciens dans les EHPAD.
Avec
un masque FFP2, ils pourraient voir leurs petits-enfants, prendre moins de risques
et
sauver des personnes vulnérables. En un mot, ce que je veux,
c
'est qu'on cible les personnes vulnérables, les plus anciens. Je veux aussi, par exemple, c'est tout con, mais qu'on contrôle vraiment nos frontières. Pareil,
il
y
a
eu un débat marqué. Ça veut dire que la différence entre la France et les autres, c'est que vous allez à Roissy encore, là, on rentre comme dans un moulin. Alors, on nous dit, il faut le test. Mais le test que X pays, pays d'Europe, on ne demande pas le test. L'Italie demande un test négatif pour rentrer en Italie, pour un Français. Non, nous, rien. Il y a une idéologie de ce gouvernement, pas de contrôle aux frontières. C'est le bazar, pour employer un mot plus vulgaire, le plus total dans nos aéroports. Alors, on nous dit, oui, il
y
a des tests
angéliques. Là, on voit des reportages depuis hier avec les tests.
Mais ça, c'est pour la galerie. Mais ce n
'est
pas systématique. Donc, d'ailleurs, si l'épidémie est repartie, au mois d'août, c'est parce qu'on n'a pas fait de contrôle dans les aéroports sérieux. Enfin, ce n
'est
pas à cause des aéroports que l'épidémie
est repartie. C'est parce que les gens
n'avaient pas de masque. Et c'est parce que les
gens se promenaient
n'importe comment.
Il n'y a eu ça,
mais il y
a
eu aussi un vrai problème aux frontières. On a laissé revenir des gens malades. Et on
n'a aucune rigueur à... Ça a joué un grand
rôle à Marseille. Et vous avez eu des gens très malades qui sont venus du Maghreb et d'autres endroits du nord de l'Europe. Ça a joué un grand rôle dans la reprise et l'accélération. Pas que ça, bien sûr. Donc, contrôle des frontières, personnes vulnérables, protéger les anciens, autre point, les lits de réanimation, là, pareil. Je propose depuis des mois qu'on rouvre le Val-de-Grâce à Paris. C'est un hôpital flambant. Mais on met qui à l'intérieur ? Mais il y a des personnels qu'on peut réquisitionner, qu'on peut inciter. Je vais vous donner
un exemple. Tous les
médecins qu'on a sur ces plateaux disent que le problème, ce n
'est
pas les lits. Le problème,
c'est
le personnel. C
'est les personnes. Moralité,
on ne fait rien. Moi, je vais vous dire. Vous savez combien il y a d'infirmières ? J'ai découvert un chiffre
incroyable.
Il y a 180 000 infirmières en France
qui
ont quitté leur métier écœuré
et
qui exercent une autre activité. Vous avez chaque année 20 000, 30 000 infirmières qui partent en retraite.
Vous
n'allez pas me dire que la France n'est pas capable d'offrir une prime très forte, 2 000 euros par mois, exceptionnelle, pour dire qu'on a besoin de 2 000, 3 000 infirmières, revenez, notamment celles qui
étaient en réanimation. C
'est des formations particulières. On le sait.
Mais actuellement, d'ailleurs, on le fait. Actuellement, on forme en urgence, en 24 heures, des infirmières. Vous ne croyez pas qu'on aurait pu le prévoir ? On forme des infirmières pour aller en réanimation.
Oui,
des formes de soins qu'on reforme. Il y a des infirmières de réanimation qui partent en retraite.
On
ne peut pas leur proposer une super prime pour revenir quelques mois. Il y a 180 000 infirmières qui n'exercent plus. Alors, on ne
va
pas les faire revenir toutes. Évidemment, ce serait débile. Mais je dis 1 %, 1 800. Le problème de fond, c'est que l'administration de la santé, et ça, je peux vous le prouver, n'a pas changé son logiciel.
Son
logiciel, c'est qu'on continue à fermer des lits. On continue à organiser des restructurations d'hôpitaux. Dans mon département, il y a 3 hôpitaux. Juvisy, Longjumeau, Orsay. On est en train de préparer leur fermeture. À Nantes, ils ont fermé 100 lits. Eux, dans toute la France, on continue. La machine bureaucratique, moins de lits, continue. Mais vous
ne pensez pas que le gouvernement fait ce qu'il peut,
malgré tout ?
Non,
je pense que le gouvernement n'a pu... C'est grave de dire non. Mais je vous dis ce que je pense. J'ai proposé 9 mesures très précises avec des médecins. Je vous dis que le gouvernement n'a pas de vraie stratégie de lutte. Et donc, pris de court, ils confinent.
Mais on
confine et on envoie des personnes vulnérables au travail. On confine, mais on ne donne pas de masque FFP2 très protecteur à nos anciens. On confine, mais on contrôle mal nos frontières. On confine, mais on ne met pas de lits de réanimation supplémentaires à grande échelle. On confine, mais on n'autorise toujours pas la liberté de prescription des médecins.
Vous pensez à quoi ? L'hydroxychloroquine,
par
exemple ? Je maintiens.
Vous maintiens, mais en même temps, hier, on en parlait dans cette émission, il
y a
le Conseil de l'Ordre des médecins qui attaque
le professeur
Raoult. Mais scandaleux. Et je vais vous dire pourquoi je maintiens. Je ne dirai jamais,
parce
que je ne
suis
pas médecin, et je vais être très prudent, que l'hydroxychloroquine soigne à tout coup. J'en suis incapable de vous le dire. En revanche, la manipulation, la machination, avec l'étude Lancet,
qui
a expliqué qu'elle était dangereuse, a explosé en vol. Mais vous croyez que
c'est le rôle
des politiques de se mêler de ça,
de se mêler de ce que doivent prescrire les médecins
? Non,
justement, c
'est l'inverse. C'est que le ministre de la Santé, M. Véran... Ça,
c
'est son rôle. Attendez, non, M. Véran, attendez la suite. M. Véran, à partir de l'étude du Lancet, qui s'est avérée une étude, une escroquerie, ça vous reconnaissez.
Tout le monde est d'accord là
-dessus. Le lendemain de cette escroquerie, il prend une disposition interdisant l'hydroxychloroquine pour les médecins.
C
'est-à-dire que pour la première fois, un ministre de la Santé, vraiment, remet en cause la liberté de prescription des médecins. Il le fait sur une information fausse. Moi, j'attendais qu'une fois l'escroquerie avérée, ils puissent dire aux médecins, je ne vous dis pas que l'hydroxychloroquine marche, il y
a
des avis très différents. Il y a des études qui disent
oui, il y a des études qui disent oui. Mais vous reconnaissez le conseil de l'ordre
des médecins qui hier attaque
le charlatanisme, le professeur Raoult ? C'est
insensé
ce qui se passe. C
'est le
conseil de l'ordre des médecins. C'est le conseil de l
'ordre des médecins qui s'est souvent trompé et qui attaque un des plus grands spécialistes reconnus dans le monde entier et qui attaque quelqu
'un... Mais vous, vous savez mieux que le conseil de l'ordre des
médecins
en fait. Ah non, mais ce que je sais, c'est que ce n
'est
pas un conseil de l'ordre des médecins qui s'est souvent trompé de s'acharner sur un collègue qui est reconnu dans le monde entier, qui a soigné et sauvé des patients alors qu'il y
a
plus d'un milliard d'habitants sur la planète qui utilise l'hydroxychloroquine, qu'elle a été utilisée pendant 70 ans sans aucun risque et qu'elle était en vente. Mais pas dans ces cas-là, bien
évidemment.
Ça a été
utilisé contre le paludisme, pas contre le Covid-19 qui n'existe
pas.
Je ne vous dis pas, soyons très précis, très précis parce que je sais qu'on va m'attaquer de partout, soyons très précis, je ne vous dis pas l'hydroxychloroquine soigne à tout coup. Mais pourquoi
vous vous en mêlez ? C'est ce que j'ai du mal à comprendre. Mais je m'en mêle
parce que je n'accepte pas que dans mon pays, un ministre de la Santé, sous l'influence d'une escroquerie, interdisent à des médecins de prescrire un médicament qui pour beaucoup de médecins, et il
y
a des témoignages, des milliers de témoignages, permet de diminuer la charge virale et d'éviter des
gens qui disent mal. Mais si demain il y a des morts, c'est à
lui qu'on va demander des comptes, ce n
'est
pas à vous. Vous, vous êtes dans une
position facile, vous êtes dans l'opposition de vous
critiquer. Non, personne ne vous dit, il n'y
a
aucune étude qui prouve que l'hydroxychloroquine est dangereuse. Ça, ça a fait pchit. Donc, on peut dire qu'elle n'est peut-être pas efficace,
et
je ne dirai jamais qu
'elle
est à 100% efficace, mais quand des milliers de médecins estiment qu'elle peut éviter à quelqu'un, soigner quelqu'un, le ministre de la Santé n'a pas le droit de faire croire que c'est un danger, alors que c'est utilisé dans des dizaines de pays, en Inde, pour un milliard d'habitants. Je n'accepte pas qu'un ministre de la Santé, sur la base d'une escroquerie, mette en cause la liberté de préservation.
Nicolas Dupont, vous ne
pensez pas qu
'on est au cœur du problème dans
cette crise, et c'est pour ça qu'on est dans cette pagaille, c'est que les politiques se mêlent de médecine. Ce n
'est
pas le rôle des politiques
de
se mêler de médecine.
Je suis
désolé. Le rôle d'un politique et d'un homme d'État, c'est à un moment de prendre des décisions. Et vous avez vu que certains médecins se mêlent de politique, et nous avaient entraînés dans une catastrophe. Parce que les médecins ont dit tout et le contraire de tout. Il y en a qui ont dit des choses. Le rôle à la fin du politique, c'est d'arbitrer, parce qu'il faut bien prendre des décisions politiques. C'est ce qu'a fait Olivier Véran. Oui, et il a pris une décision politique à partir d'une étude qui était une escroquerie. Ça me choque. Et il a pris une décision politique qui interdit à des médecins de prescrire librement vraiment l'essence.
Je ne défends pas le protocole de Raoul plus qu'un autre. Je dis que dans une démocratie, avoir un ministre de la Santé qui à partir d'une escroquerie interdit la liberté de prescription médicale peut être particulièrement grave.
Est-ce que vous reconnaissez au moins que le gouvernement fait des efforts pour aider les petites entreprises ?
Parce
que le gouvernement a
débloqué énormément d'argent
comme ce n
'est
jamais arrivé pour aider les
entreprises.
Malheureusement, il fait beaucoup d'efforts. Il faut reconnaître.
Mais
l'argent n'arrive pas.
Et
je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y avait une bonne idée. D'abord, le chômage partiel, bravo. Moi, je dis quand ça marche. Chômage partiel, bravo.
Il
y a un seul problème, c'est que l'entreprise est obligée d'avancer l'argent.
Et
c'est ensuite l'État qui rembourse. J'ai proposé au ministre de l'économie, parce que moi, je fais des propositions, que des propositions. Je lui ai proposé que, comme en Allemagne, ce soit l'État directement qui verse aux chômeurs, parce que la petite entreprise qui n
'a
plus de trésorerie,
elle
ne peut pas avancer. Donc, il
y a
un énorme problème là à régler. Et la deuxième proposition que je fais pour améliorer le système, parce qu'il y
a
de bonnes intentions, vous avez raison, c'est que l'aide actuellement, elle est complètement délirante, le fonds de solidarité. si vous êtes à 49% de perte de chiffre d'affaires, zéro aide.
Si vous êtes à
51%, ils ont réduit
à
50%, aujourd'hui, ça progresse. C1,
vous avez l'aide. Or, pas besoin d'être un expert pour savoir qu'une petite entreprise, si vous avez 49% de chiffre d'affaires, vous crevez. Donc, je demande, mais depuis le début, et c'est là où on a un dialogue de sourds, je demande qu'on fasse une aide au prorata de la baisse de chiffre d'affaires. C'est quand même compréhensible.
C'est tellement facile d'être dans l'opposition en ce moment. Non ! C'est facile de critiquer. Non, c'est pas vrai.
C'est facile. C'est pas vrai. Non.
C
'est pas vrai. L'enjeu,
l
'enjeu, c'est pas d'être dans l'opposition, dans la majorité. Moi, je rêverais d'une union nationale où il
y
a un gouvernement qui écoute et qui fasse des retours.
Merci, Nicolas Dupont-Aignan.
Merci d
'avoir été avec nous en direct pour ces 12 dernières minutes.
Nicolas Dupont-Aignan