Je vous explique les trahisons du PS sur le budget
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Antoine LéaumentFait
« les socialistes n'ont cessé de fixer des lignes rouges au gouvernement qui se sont transformées en ligne de marel »
- 4:00Antoine LéaumentChiffre
« il y a des suppressions de postes d'enseignants qui sont prévus. On parle de 4000 suppression de poste d'enseignant »
- 5:00Antoine LéaumentChiffre
« l'essentiel se faisant dans le premier degré, c'est-à-dire l'école primaire, on est autour de 2200 suppressions d'emploi dans l'école primaire »
- 6:00Antoine LéaumentFait
« 2200 suppressions d'emploi dans l'école primaire justifiée par le gouvernement en disant qu'il y a une plus faible démographie »
- 8:00Antoine LéaumentFait
« les socialistes sont tout à fait opposés à ça et pardon, mais ils viennent de laisser passer le budget en fait »
- 12:00Antoine LéaumentFait
« ils se sont arrangés pour que la motion de censure tombe le lundi »
- 14:00Antoine LéaumentFait
« ils ont essayé de faire passer une loi prétendument pour la gratuité des parkings d'hôpitaux »
- 15:00Antoine LéaumentFait
« la gratuité en question, c'est 2 heures gratuites sur les parkings d'hôpitaux »
- 17:00Antoine LéaumentChiffre
« on estime que au rythme où c'est allé depuis 2022, il y aura eu 1,5 million de personnes radiées des listes électorales »
- 23:00Antoine LéaumentFait
« il y avait des gens de droite et de gauche qui se plaignaient de ce qu'avait fait le maire centrist »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, il y a quatre thèmes dont j'ai envie de vous parler. D'abord, je vous parlerai du budget et de l'hypocrisie des socialistes parce que là, au bout d'un moment, ça commence à bien faire, il s'agite sur les réseaux sociaux mais il laisse passer ce budget.
Donc je vais y revenir rapidement. Le deuxième sujet dont je vais vous parler, c'est de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, du vote contre de la France insoumise. Et je voudrais vous expliquer pourquoi.
Parce qu'il y a des enjeux associés à ce texte et on dit beaucoup de bêtises justement sur les réseaux sociaux à ce sujet. Preuve que il n'y a pas que les mineurs qui sont concernés par les questions algorithmiques sur les réseaux sociaux. Le troisème sujet dont je voudrais vous parler, c'est l'inscription sur les listes électorales parce que et bien c'est bientôt les élections municipales et il faut vous inscrire sur les liste électorale.
Et enfin 4e et dernier sujet, je voudrais revenir sur le procès de Joël Guerriot. Vous savez c'est ce sénateur qui a essayé de droguer une députée qui est Sandrine Joso. Et je veux saluer le courage de notre collègue Sandrine Josu parce que je trouve qu'elle est formidable dans cette épreuve judiciaire.
Donc je voudrais revenir dessus un petit peu et vous parler de cette affaire. On commence sans plus attendre avec donc le premier sujet de la semaine, c'est ce qui s'est passé sur le budget. Alors, vous le saviez, je vous l'avais dit dans les précédentes vidéos, mais les socialistes n'ont cessé de fixer des lignes rouges au gouvernement qui se sont transformées en ligne de marel puisque chaque fois qu'il fixait une ligne rouge, c'était pas pour les arrêter, c'était pour sauter ce qu'il venait de dire.
Alors, au début, il disait pas de 493. Après c'était attention parce que si jamais il y a pas l'attaque Zucman, on censure. Après c'était bon la taxe Zukman, on comprend que c'est compliqué mais on voudrait une taxe Ducman Light.
Et une fois que la taxe Ducman Light a été envoyée au trou, et bien les socialistes n'ont pas censuré le budget le gouvernement, pas bloqué ce budget là, ils ont laissé passer le 493 du gouvernement. Mais alors là où c'est le pompon, c'est que dans ce budget et d'ailleurs nous l'avions dénoncé, il y a des suppressions de postes d'enseignants qui sont prévus. On parle de 4000 suppression de poste d'enseignant.
Euh l'essentiel se faisant dans le premier degré, c'est-à-dire l'école primaire, on est autour de 2200 suppressions d'emploi dans l'école primaire justifiée par le gouvernement en disant qu'il y a une plus faible démographie et donc il y a moins de monde dans l'école primaire et euh des suppressions de poste dans le collège et le lycée, ce qu'on appelle le second degré avec 1800 suppressions d'emploi dans le collège et le lycée. Alors même que il y a des endroits notamment les sonnes où et bien nous avons des besoins supplémentaires. Alors, je vois qu'il y a une petite augmentation du nombre de postes dans l'académie de Versailles qui est l'académie où est concerné mon mon département.
Mais pardon, moi je me retrouve tous les ans avec des jeunes gens qui sont sans affectation, qui se retrouvent sans place dans le lycée alors même que la loi dit que l'école est obligatoire. Vous voyez que il y a comme un petit paradoxe dans l'utilisation des moyens. Mais moi ce qui me choque le plus, c'est l'hypocrisie des socialistes.
Parce que alors là, ils font des communiqués pour dire que c'est un scandale, que qu'est-ce que c'est que cette histoire qu'on supprime 4000 postes d'enseignant, que les socialistes sont tout à fait opposés à ça et pardon, mais ils viennent de laisser passer le budget en fait parce que quand le gouvernement déclenche le 493 pour faire passer en force un budget, le seul moyen de s'opposer au budget, c'est de censurer le gouvernement. Donc, soyez cohérents les socialistes. Si vous voulez censurer ce budget, si vous n'êtes pas d'accord avec ce budget, si vous trouvez 4000 suppressions de poste d'enseignant, c'est trop, et bien vous censurez le gouvernement.
Ça tombe bien, vous allez avoir l'occasion de le faire lundi prochain puisque ce lundi et bien il va y avoir l'étude de la dernière motion de censure déposée à l'Assemblée nationale ou ou en réponse au 493 du gouvernement. Donc maintenant, il va falloir arrêter de raconter n'importe quoi sur les réseaux sociaux et il va falloir voter la censure du gouvernement. Moi, je vous appelle vraiment à interpeller vos députés socialistes, à leur dire "Bon ben moi aussi je suis contre les suppressions de postes d'enseignant.
Donc si vous êtes contre les suppressions de postes d'enseignant, mon cher député socialiste, d'avance merci de voter la censure lundi prochain parce que sinon, si vous ne leur dites pas que vous êtes en désaccord, si vous ne leur dites pas que vous attendez d'eux qui votent la censure, et bien ils vont se planquer dans un coin plutôt que de faire ce qui est attendu d'eux. à savoir empêcher ce budget de passer. Donc vraiment là euh il faut une mobilisation général.
En plus, ils se sont arrangés pour que la motion de censure tombe le lundi. Franchement, c'est honteux parce que le lundi, c'est un des jours où justement c'est le plus difficile euh de faire revenir les députés qui sont le plus loin de de Paris parce que les transports sont pas forcément toujours adaptés dans les régions les plus enclavées, les plus éloignées de Paris. Et il y a un certain nombre de personnes qui sont concernées, députées ou pas par ces problèmes de transport quand on est dans des régions très rurales et très mal desservies par les transports euh en commun et notamment par le train.
Donc ils savent très bien que en faisant la motion de censure le lundi, vu qu'il y a plein d'événements en circonscription le dimanche, et ben il ça ils se ils se mettent de côté le fait que certains députés vont même pas pouvoir se rendre se rendre à l'Assemblée nationale ou alors que ça les oblige à annuler une partie de leurs événements. Nous, on avait demandé à ce qu'elle soit le mardi où c'est précisément le jour où il y a le plus de monde et où on peut être certain que là du coup on fait le plein sur la motion de censure. Mais bon, les petites combines et les petits arrangements pour essayer d'éviter d'avoir à affronter les responsabilités politiques, on connaît.
Malheureusement, on est habitué et ça ne nous surprend plus. Mais donc ça ça va être l'événement de cette semaine. Les socialistes seront-ils hypocrites jusqu'au bout ou non ?
J'ai vu d'ailleurs que l'hypocrisie se reportait sur un autre sujet parce que cette semaine, ils ont essayé de faire passer une loi prétendument pour la gratuité des parkings d'hôpitaux. Pardon, mais la gratuité en question, c'est 2 heures gratuites sur les parkings d'hôpitaux. Donc nous, les insoumis, on avait déposé un amendement pour dire bah si vous voulez faire une loi sur la gratuité des parkings d'hôpitaux, il faut que ça soit la gratuité totale et nous on est pour la gratuité totale des parkings d'hôpitaux.
Amendement déposé notamment par mon collègue Pierrif Cadalin, défendu par mon collègue Pierrive Cadalin et repoussé par l'alliance qui allait du PS jusqu'au RN en passant par les macronistes parce que ils ne veulent pas la gratuité totale des parkings d'hôpitaux. Ensuite, on publie sur les réseaux sociaux le vote en disant bah les députés du PSORN se sont opposés à la gratuité des parkings d'hôpitaux et voici que se plaignent les députés du RN et les députés socialistes en disant "Les insoumis sont des menteurs, nous avons fait la gratuité des parkings d'hôpitaux." Donc moi, je vous invite en fait, faites-vous votre opinion par vous-même.
Et j'ai j'ai répondu justement à un député socialiste sur ce sujet-là parce qu'il dit qu'on est des menteurs. Pardon, mais gratuité totale, gratuité 2h, c'est pas la même chose. Gratuité 2h, c'est pas la gratuité.
Grité 2h, c'est un mini cadeau. Si jamais vous vous rendez sur le parking de l'hôpital, mais pardon, ben si vous avez envie de passer plus de temps que 2 heures, vous payez bien pour voir vos proches. Donc ça n'est pas la gratuité.
C'est un décalage dans le temps de de du paiement, mais c'est pas la gratuité. Donc euh je vous appelle là aussi à interpeller vos députés en leur demandant pourquoi ils ont pas voté la gratuité totale des parkings, vu qu'ils prétendent vouloir la gratuité des parking. La gratuité c'est pas juste 2h ou euh 1h ou je sais pas quoi.
La gratuité c'est un principe. C'est on ne doit pas payer quand on va voir un proche qui est malade à l'hôpital particulièrement si c'est un proche qui a une affection de longue durée. Voilà, c'est pas très compliqué à comprendre qu'on a envie de passer du temps avec nos proches sans se dire "Oh là là mon dieu si je reste 2h une, je vais payer." C'est enfin c'est c'est pas comme ça qu'on est.
C'est pas l'état d'esprit dans lequel on est quand on va voir un proche à l'hôpital. Enfin, donc tout ça est est vraiment un scandale et je vous appelle à interpeller vos députés sur ce sujet là. 2e sujet dont je veux vous parler, c'est de l'interdiction des réseaux sociaux au mineurs de moins de 15 ans.
Avant de le faire, j'en profite puisque je parle de réseaux sociaux pour vous inviter à vous abonner à ma chaîne en 'ant pas de cliquer sur la petite cloche parce que je sais qu'il y a plein de gens qui regardent les vidéos régulièrement et qui sont pas abonnés à la chaîne. Et sachez-le et bien ça fait que les vidéos sont moins vues, sont moins proposées dans les tendances parce que plus vous avez d'abonnés plus il propose les vidéos dans les tendances. Donc si vous aimez le contenu que je fais, c'est le moment de vous abonner et justement ça me permet de vous parler de la question des algorithmes et de la raison pour laquelle la France insoumise n'a pas voté l'interdiction des réseaux sociaux au mineur de moins de 15 ans.
Alors on va commencer par prendre des choses par le début. Le début c'est oui, il y a bien des sujets qui sont posés avec les algorithmes des réseaux sociaux. Oui, c'est vrai.
Il y a des éléments algorithmiques qui sont néfastes pour la santé des plus jeunes, pour la santé mentale, pour les comportements addictifs que peuvent provoquer les réseaux sociaux. parce que les réseaux sociaux, ça nous fait sécréter de la dopamine et la dopamine, on a envie d'en avoir. Donc du coup, on se met sur les réseaux sociaux parce que ça nous fait sécréter de la dopamine et les algorithmes sont faits pour nous faire rester dans l'attente de la sécrétion de la dopamine.
Donc c'est bien une drogue au sens où ça nous fait produire une molécule qui nous fait plaisir. Mais et bien si on considère qu'il y a des impacts néfastes des réseaux sociaux, il ne faut pas seulement en protéger les mineurs, il faut en protéger l'intégralité de la population. raison pour laquelle ce que nous défendions nous les insoumis, c'était qu'il y ait un contrôle citoyen, démocratique, parlementaire sur les algorithmes des réseaux sociaux en imposant aux plateformes des réseaux sociaux un certain nombre de règles et notamment d'interdiction de faire des algorithmes qui nous font rester longtemps.
Je je veux dire à un moment donné, il va falloir qu'on ait des débats par exemple sur l'infinite scrolling. Vous savez, l'infinite scrolling, c'est quand vous êtes sur votre téléphone et que vous faites comme ça en continu parce que vous avez du contenu qui vous est proposé qui vous fait tomber dedans et vous restez, vous restez, vous restez. Vous savez même plus pourquoi à la fin vous êtes en train de regarder des vidéos mais vous êtes resté parce que l'algorithme du réseau social a pile poil réussi à trouver les vidéos qui vous fallait parce que il vous connaît bien et c'est justement ça le problème, c'est l'accumulation de données qui sont sur vous, le fait qu'il soit capable de vous recommander des vidéos qui vous plaisent et qui vous font rester et puis des fois vous vous couchez, vous êtes dit que vous vous couchiez tôt ce soir à je sais pas 22h ou 23h, il est 1h du matin et vous vous dites pourquoi j'ai regardé TikTok aussi longtemps ?
Pourquoi j'ai regardé Instagram aussi longtemps ? et vous savez pas et vous vous dites "Demain, je ferai mieux et demain vous faites pareil." Donc c'est ça le sujet qui est posé sur les réseaux sociaux.
J'essaie de vous le dire de manière un peu plaisante. C'est un des sujets qui est posé, l'addiction aux réseaux sociaux. Mais il y en a plein d'autres. le fait que les réseaux sociaux nous enferment dans des bulles de fil, c'est-à-dire qui vont justement nous proposer du contenu qui va correspondre un peu parfois totalement à des idées, à des préjugés qu'on a déjà et nous enfermer dans ces idées et dans ces préjugés plutôt que de nous mettre en contact avec d'autres idées qui sont celles avec lesquelles par exemple on est en désaccord.
Tout ça c'est des questions majeures dans le débat politique et démocratique. Et puis il y a un autre sujet qui est un sujet central qui est posé par cette interdiction des réseaux sociaux. Parce que tous ceux qui ont appuyé sur le bouton pour voter pour là les députés RN jusqu'aux députés PS, est-ce qu'ils ont réfléchi au fait que pour vérifier l'identité numérique de quelqu'un de moins de 15 ans, il faut demander l'identité numérique à tout le monde ?
Ils ont réfléchi à ça ou pas ? Ils ont réfléchi au fait que eux, même s'ils ont 60 ans, on va leur demander leur pièce d'identité ou en tout cas un justificatif du fait que ils ont moins de 15 ans. Je suis pas sûr qu'ils y réfléchi parce que à mon avis le contrôle de l'identité sur euh internet c'est pas un sujet avec lequel les gens sont euh sont très chauds quoi.
Les gens ont pas très envie d'être surveillés sur internet. surtout quand le débat parlementaire se fait sans connaître la solution technique qui va être utilisée pour faire la vérification d'âge. Est-ce que ça va être les plateformes qui vont vérifier ?
Ça veut dire quoi ? On donne notre carte d'identité à MTA, à YouTube, Google et compagnie. Est-ce que c'est un organisme étatique qui le vérifie genre France Connect ou quelque chose qui est en lien direct avec l'État ?
Est-ce que c'est euh un prestataire de service extérieur ? C'est-à-dire qu'on va filer nos données à quelqu'un, on sait pas qui. Mais bon, ça va, c'est sous contrôle et sous contrat avec l'État.
Donc après tout, donnons nos données à un prestataire extérieur, sachant les problèmes de sécurité qu'il y a eu déjà avec des prestataires de l'État. Voilà, c'est ce genre de questions qui sont posées. Et alors pompon, à la fin, on nous dit qu'il va y avoir un outil de la Commission européenne qui va être obligatoire et qui va permettre la vérification d'âge et d'identité.
Alors là, champion du monde, maintenant, c'est la Commission européenne qui va vérifier l'identité des Français. Tout ça est fait en dépit du bon sens sur cette proposition de loi sur les réseaux sociaux. Le contrôle de l'identité sur internet.
Et bien d'abord la question se pose de savoir s'il doit être mis en place et s'il est mis en place de quelle manière il est mis en place parce que c'est une question euh sociale majeure, c'est une question civilisationnelle même de savoir si on sort de l'anonymat sur internet ou si on reste avec l'anonymat sur internet. Ça pose plein de questions, ça pose plein de problèmes l'anonymat sur internet et le fait que quand par exemple quelqu'un commet des actes déluels ou criminels, et bien ça soit difficile de les retrouver. Et en même temps, le fait de rendre tout le monde de mettre l'identité de tout le monde sur internet et ben ça pose aussi plein de questions dans l'autre sens et notamment sur le contrôle des données et des données de vie privée puisque par exemple sur une carte d'identité vous avez une adresse.
Alors c'est pas forcément toujours l'adresse qui est associée à à l'endroit où vous habitez désormais parce qu'on garde les cartes d'identité pendant 10 ans et qu'on déménage un peu plus souvent parfois que tous les 10 ans. et vous avez cette donnée là. Et puis il y a quand même une interrogation parce qu'à partir du moment où vous exprimez des opinions politiques sur internet, parfois de manière anonyme parce que par exemple vous pouvez être menacé dans votre travail si vous si vous défendez un certain nombre d'opinions politiques et bien si on est au courant et qu'on est capable de faire un lien entre votre identité et vos opinions politiques, ça pose des problèmes majeurs sur la la liberté et la capacité d'expression.
Bref, toutes ces questions philosophiques majeures et bien on n'a pas pu se les poser dans le débat parlementaire. Pourquoi ? parce que les macronistes veulent faire des coups, ils veulent faire des coups de com.
Et là, le coup de com c'était Emmanuel Macron a avancé sur l'interdiction des réseaux sociaux au mineurs de moins de 15 ans et donc on a eu un débat parlementaire de 7h sur une question aussi majeure que interdire à toute une partie de la population d'avoir accès aux réseaux sociaux sur une question aussi majeure que contrôler l'identité sur internet, sur une question aussi majeure que qu'est-ce qu'on fait des algorithmes, qu'est-ce qui est problématique dans les algorithmes ? Sur toutes ces questions là, on a eu que 7 heures de débat et encore c'était tout juste si quand nous les insoumis on prenait la parole, on se faisait pas engueuler parce que ça allait pas assez vite. D'accord ?
Donc là, ils avaient inscrit le débat sur une demi-journée, en gros sur à partir de 16h jusqu'à minuit. On a même dû dépasser minuit pour finir le débat. Mais vous voyez que c'est fait avec les pieds, c'est n'importe quoi.
On peut pas débattre d'un truc aussi important à minuit avec une assemblée un peu vide. Je vous disais tout à l'heure tiens lundi que il y a moins de monde. Bah précisément c'était un lundi soir.
Alors là c'est le c'est le jour où vous avez moins de monde à l'assemblée le lundi avec le vendredi. Donc vous voyez bien que on peut pas avoir des débats philosophiques de cette ampleur là et avec autant d'impact dans la vie quotidienne dans ce type de condition là. Bref, vraiment moi je suis très fier que mon groupe parlementaire se soit opposé à cette loi.
J'ai vu le lendemain qu'il y avait plein de gens qui sont pas du tout d'accord avec la France insoumise sur tout un tas de sujets mais qui sur ce sujet-là étaient bien d'accord avec nous et nous avait remercié de de de s'y être opposé. Et vraiment je peux dire que c'est notre honneur et notre fierté de s'être opposé à cette loi. Et vous allez voir que quand ça va revenir, il va y avoir plus de monde qui va être opposé euh au match retour que la première fois puisqu'il va y avoir une deuxième lecture devant l'Assemblée nationale.
J'espère que cette fois-ci on pourra avoir un débat de fond. Troisème sujet dont je voulais vous parler, c'est de l'inscription sur les listes électorales. Bah oui, parce que là c'est la dernière semaine pour s'inscrire sur les listes électorales.
Vous avez sur internet jusqu'au 4 février pour vérifier votre inscription sur les listes électorales et jusqu'au 6 février si vous le faites en mairie. Mais c'est très important de le faire même si vous êtes sûr d'être inscrit sur les listes électorales. Oui, je vous dis même si vous êtes sûr, même si vous êtes allé voter aux dernières élections, même si vous allez voter à chaque élection, même si vous avez jamais changé de bureau de vote et que vous êtes allé voter à toutes les élections, vérifiez votre inscription sur l'e électorale.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce que maintenant, il y a une pratique qui a été mise en place dans un certain nombre de mairies qui s'appelle les radiations pour pertes d'attaches communales. Alors, c'est un peu technique.
On en a parlé dans mon rapport, je sais pas où il est, mais on en a parlé dans mon rapport parlementaire sur l'organisation des élections en France. On vous l'affichera quelque part par là avec Alex. Euh mais ce rapport, il montre que il y a des radiations des listes électorales qui sont faites sans que les gens soient au courant du fait qu'ils ont été radiés.
Comment ça fonctionne normalement ? En gros, normalement quand vous êtes euh quand vous êtes inscrit sur les listes électorales, si vous bougez pas de commune, il y a pas de raison. Ah, tu vois Mathis, il me l'a donné.
C'est ça mon rapport sur l'inscription sur les listes électorales. Euh mon rapport sur les élections en France. Euh ce rapport eth bien on montre que il y a eu des radiations massives dans la ville d'Ever par exemple, c'était dans dans les sonnes donc c'est pour ça qu'on s'y intéressé avec ma collègue Farida Amrani.
Ils avaient radié juste 16 % du corps électoral d'un coup comme ça. Et il y a des gens qui pensaient qu'ils pouvaient aller voter et qui n'ont pas pu euh voter ce jour-là. Ils ont dû se réinscrire au tribunal administratif le jour même.
Le tribunal administratif a été saturé et donc il y a des gens qui légitimement pouvaient voter et qui n'ont pas pu voter. L'irradiation c'est un sujet majeur. On estime, moi j'ai on a fait une estimation avec dans le rapport.
On estime que au rythme où c'est allé depuis 2022, il y aura eu 1,5 million de personnes radiées des listes électorales. D'accord ? 1,5 million de personnes radié des listes électorales entre les deux élections présidentielles.
C'est dingue. Je rappelle queon a manqué le deè tour à 400000 voix. Donc ça fait trois fois le nombre de voix qui nous fallait pour être au second tour.
Vous imaginez le nombre de personnes que ça peut représenter. J'ai vu que il y avait une ville, la ville où il y a Gao, je me souviens plus de la ville, mais j'ai vu que il y avait des gens de droite et de gauche qui se plaignaient de ce qu'avait fait le maire centrist. Je crois que c'est ça le le la situation.
En tout cas, il y a des gens de tous les bords politiques qui se plaignent que là ils ont radié, accrochez-vous, 20 % des gens des listes électorales. Attendez, si vous êtes dans ma circonscription à Mors surorge, et bien il y a eu aussi ces radiations massives. Donc si vous habitez à Moran Surorge, je vous invite vraiment à vérifier si vous êtes inscrit sur les listes teorales.
Mais en fait, faites-le partout. Vérifiez si vous êtes inscrit. Pourquoi ?
Parce qu'en gros, on vous envoie un courrier. Si vous répondez pas au courrier sous 15 jours, on vous envoie un deuxième courrier en vous disant bah c'est bon, vous êtes radié des listes électorales. Donc si pour une raison ou pour une autre, vous avez pas reçu le courrier parce que la boîte au est pétée, parce que c'est mal écrit et cetera, si vous n'avez vous n'êtes pas allé chercher le recommander avec accusé de réception parce que c'est un recommandé avec accusé de réception si vous étiez parti en vacances.
Bref, si si vous n'avez pas reçu le courrier, vous êtes radié et ensuite vous vous rendez au bureau de vote en pensant que tout va bien et tout ne va pas bien. Donc vraiment faites-le, faites cette vérification là et faites circuler l'information autour de vous que c'est pas parce que vous êtes sûr d'être inscrit que vous l'êtes bien. Vraiment, faites vérifier ça parce que moi je considère que c'est un problème démocratique majeur.
Je rappelle que normalement la privation des droits de citoyens c'est du pénal, c'est-à-dire c'est une peine pénale. ont dit, "Vous avez commis un crime qui est très très grave et donc comme vous avez commis ce crime très grave, on vous prive en plus du droit de vote pendant une période donnée et du droit d'être candidat aux élections." Bah pardon, mais moi je considère que c'est pas normal que un truc comme ça puisse arriver sans décision de justice.
C'est pas normal. Donc il faudrait, ça c'est une des propositions qu'on fait dans le rapport, mais il faudrait mettre en place à un moment donné un système d'inscription automatique sur la liste électorale comme ça, problème réglé. Si tu te réinscris quelque part, bah tu es désinscrit, tu es radié de la liste où tu étais et puis voilà, c'est tout.
Mais il y a pas de situations dans lesquelles on te radie comme ça sans que tu sois au courant parce que euh ça n'est pas normal. Bon, maintenant le 4e sujet dont je veux vous parler c'est de Sandrine Joso et de son procès contre Joël Guerriot. Sandrine Joso, c'est une députée, une collègue à l'Assemblée nationale et elle fait un procès à un sénateur, Joël Guerriot parce que ce dernier a essayé de la droguer pour abuser d'elle sexuellement.
Et cette question de la soumission chimique, c'est une question qui a émergé beaucoup avec l'affaire Pélico, avec le fait que madame Pélico dénonce le fait qu'elle a été droguée pendant des années par son mari pour être abusé sexuellement par des dizaines et des dizaines d'hommes. C'est c'est un scandale majeur, un scandale international mais qui fait émerger cette question de la soumission chimique. Et moi, j'ai vu un témoignage de Sandrine Joso dans France info où elle disait que le fait de revivre dans le procès cette épreuve, parce que pour elle, elle le considérait comme un ami, Joël Guerriot, ce sénateur et elle le considérait comme un ami qui du coup a essayé de la droguer et d'abuser d'elle.
Donc vous imaginez le le le choc que ça peut représenter. Fort heureusement pour elle, elle s'est rendu compte, elle a eu des palpitations et elle s'est rendu compte qu'il y avait quelque chose qu'elle pas, elle est partie, elle a eu vraiment le bon réflexe. Elle est partie avant que il puisse abuser d'elle mais du coup elle lui fait un procès et ce procès et bien il aboutit à la condamnation de Joël Guerriot et c'est une bonne nouvelle parce que ça dit aussi une prise de conscience judiciaire et plus largement aussi du monde politique et médiatique de ce type de situation.
Cet élément-là, j'ai envie de vous en parler parce que j'ai vu un témoignage de Sandrine Joso qui disait que euh euh faire ce procès, vivre ce procès, c'était revivre la situation dans laquelle elle s'était trouvée et que euh elle avait euh beaucoup de mal, beaucoup de difficultés à euh se sortir de euh cette scène de sa vie qui est gravée dans sa mémoire, marquée dans sa mémoire. Donc ça pose une première question qui est d'abord l'accompagnement psychologique des victimes. C'est un sujet dans notre société que cet accompagnement psychologique pour aider les gens quand il se retrouve dans ce type d'agression et bien à se reconstruire.
Et ça c'est un sujet un sujet important. Et puis la deuxième raison pour laquelle j'ai envie de vous en parler, c'est que Sandrine Joso interpelle le président du Sénat, monsieur Larchet, en lui disant "Mais en fait moi, ça fait 2 ans que je je vis cette histoire-elà, vous m'avez jamais contacté. Euh par ailleurs euh le sénateur en question et bien il semblerait que ça soit un autre sénateur qui lui ait euh fourni euh la drogue.
Et euh on aimerait bien savoir quand même euh ce que vous comptez faire vous président du Sénat pour que euh les choses changent au Sénat et que euh ce qui m'est arrivé à moi n'arrive pas à d'autres. Sachant que en plus dans le procès, il y a eu euh plusieurs éléments qui ont été révélés, notamment sur des relations avec les collaboratrices, euh sur euh des euh des justement le le fait que la drogue a été fournie par quelqu'un d'autre. Donc il y a vraiment des questions qui émergent à l'issue de ce procès-là.
Et moi, je soutiens pleinement Sandrine Joso dans sa démarche et je trouve qu'il est temps que Gérard Larcheter, le président du Sénat, réponde à Sandrine Joso, lui dise ce qu'il compte mettre en place pour éviter que des situations comme celle-ci se reproduisent et pour protéger tout simplement les femmes et les victimes potentielles d'agresseurs qui seraient au Sénat en ce moment parce que on peut pas tolérer que il y ait une affaire qui est émergée et queil y en ait d'autres qui soient potentiellement l'attente et qui puissent faire de nouvelles victime. On peut pas tolérer ça, on peut pas accepter ça. Donc vraiment total soutien à Sandrine Joso pour ces démarches qu'elle entreprend. euh total de soutien à elle puisque euh comme elle le dit elle-même et bien c'est quelque chose d'extrêmement dur euh à encaisser euh y compris dans la partie procès.
Et vraiment euh bravo parce que je pense que ça donne du courage à plein de gens euh de de voir ça et euh et j'ai pas grand-chose à dire d'autre que bravo et courage à à vous madame Josuo si jamais vous voyez cette vidéo. Et moi voilà ce que je voulais vous dire pour cette semaine. J'espère que ça vous a intéressé cet acte politique de la semaine. toutes les semaines le samedi matin à 9h30.
Antoine Léaument