David Lisnard, candidat à l'élection présidentielle, réagit à la gestion de la canicule
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour David Lysnard. Merci d'être à mon micro pour répondre à mes questions ce matin.
Vous êtes le maire de Cannes, vous êtes président de l'Association des maires de France et vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Très nombreuses questions à vous poser, notamment sur ce qui s'est passé sur le terrain. Pendant la canicule qui vient de s'achever, mais vous êtes encore en alerte d'ailleurs dans le sud-est, alerte orange, et les fortes chaleurs qui arrivent, les mers qui ont été en première ligne face aux aux difficultés.
Mais je voudrais d'abord qu'on revienne sur ce qu'il se passe à partir d'aujourd'hui. On vient de l'apprendre, c'est d'ailleurs nos confrères du Canard Enchaîné qui l'ont découvert. Il y a un vide juridique qui fait qu'à partir d'aujourd Aujourd'hui, 1er juillet, les mineurs auteurs de crimes ne pourront plus rester en détention préventive.
C'est un vide juridique qui n'a pas été comblé et c'est une absurdité, j'allais dire, de plus dans le système et les magistrats qui se disent très inquiets. Vous avez répondu dans votre question, c'est la énième expression d'un système à bout de souffle qui manque totalement de bon sens. Je sais que cette expression vous fait réagir à chaque fois, mais qui manque totalement de bon sens et qui prolonge l'impuissance publique.
La crise de notre démocratie, c'est une crise avant tout de l'impuissance publique, plus que de la représentation. Longtemps que je le dit, et qui vient de failles juridiques énormes, mais surtout ensuite de carences dans l'exécution des choses. Les magistrats ont raison de souligner cette carence juridique, donc politique.
Les politiques dénonçaient il y a quelque temps l'impuissance de l l'exécution par les magistrats, on est au bout de tout cela. Et ce qui est quand même fou là-dedans, c'est qu'on assiste au soubresaut d'un système qui est à l'agonie. Et face à cela, on a toujours des des réponses moyennes, médiocres, intermédiaires.
Donc oui, il faut revoir le code pénal des mineurs. Ça fait des années qu'on le dit, Alexandra Martin, députée, a déposé des propositions à la matière à plusieurs reprises. Oui, il faut sortir des postures de grandes annonces avec des trémolos dans la voix dès qu'il y a un drame.
Et puis en fait, il n'y a aucun suivi. Mais là, on n'est même pas là. C'est-à-dire qu'on n'en est même pas à la question, effectivement, de savoir s'il faut revoir ou pas le Code des mineurs.
Là, le Le Conseil constitutionnel avait donné un an, plus d'un an d'ailleurs, au gouvernement pour corriger la loi sur la détention provisoire des mineurs criminels pour que ce soit raccord avec la Constitution. Ils avaient jusqu'au 1er juillet, c'est-à-dire aujourd'hui, ce texte n'ayant pas été mis mis en conformité, on se retrouve avec concrètement des mineurs incarcérés pour des motifs de crime qui ont entre 16 et 18 ans qui vont être libérés techniquement, mécaniquement. Mécaniquement.
Alors déjà que beaucoup étaient déjà libérés dans la pratique, puisque on arrête souvent les mêmes qui sont impliqués pénalement dans des délits, voire dans les crimes. C'est une réalité dans l'exécution des choses. Là, oui, à part commenter cette impuissance publique et dire qu'il faut changer cela, que l'exécution, la vie politique, ça doit être comme dans le monde réel, comme ce que l'on vit dans nos entreprises, comme ce que l'on vit dans nos familles, c'est-à-dire prendre des décisions, les suivre rendraient des comptes, dire là il y a une difficulté, là on va y arriver, mais ce n'est pas comme ça.
On a une suite d'annonces de réactions émotionnelles, donc on a eu la canicule, on aura les incendies bientôt, on aura autre chose et à chaque fois on sera en réaction de communication et d'annonces, et aucun suivi. C'est une de mes motivations, c'est-à-dire que toutes ces absurdités qu'on constate sur le terrain, que je constate comme maire, que j'ai constaté en entreprise. Hier j'ai eu un comité directeur avec tous les présidents des maires des départements qui sont souvent des maires de la ruralité, etc.
On ne cesse de recenser les contradictions, les difficultés que l'on affronte, que vous direz. Moi je veux pas rester dans le commentaire, c'est pour ça que je propose un projet qui permettra de retrouver la maîtrise de l'exécution des choses. On va y venir parce qu'il y a un certain nombre de difficultés auxquelles vous êtes confrontés, les mers sont confrontés notamment face à la canicule et à la question de l'adaptation au réchauffement climatique mais si l'on reste sur cette question des mineurs, vous l'avez sans doute vu la maman de Rosa.
Rosa c'est cette petite fille qui avait porté plainte pour viol contre Jérôme Barrella plusieurs mois avant le drame de Liana sans que sa plainte n'ait été suffisamment prise au sérieux sans qu'il n'y ait la moindre conséquence. Elle porte plainte cette maman non seulement contre l'état pour ne pas avoir su protéger mais également contre le ministre de la justice lui-même. On en est là ?
Oui une manifestement on en est là mais écoutez ce que dit la mère d'Elias. Elle a perdu son fils, on est tous parents, elle a perdu son fils par deux individus qui avaient eu 19, qui était mise en cause dans 19 faits de violence, de délinquance armée. Son fils est mort et il n'y avait jamais de sanction.
Donc c'est un problème à la fois de droit mais c'est aussi... donc il faut revoir le code pénal des mineurs ça c'est une évidence.
C'est un C'est un problème d'exécution des choses. Dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique et des prélèvements obligatoires, on n'est pas foutu d'avoir des centres éducatifs fermés qui soient vraiment éducatif et vraiment fermé. Il y a une espèce de mièverie depuis des années donc on est face à une exigence de renversement complète de la façon dont on appréhende le pénal en France.
Une question aussi sur ce qu'a dit Emmanuel Macron hier soir à propos de la peine de mort. On avait entendu notamment lors du forum mené par Maxime Suitex sur BFM TV certains parents qui, face au sentiment que la justice ne faisait plus son boulot, pouvaient avoir la tentation de se faire justice eux-mêmes. Et Emmanuel Macron hier qui dit à propos de la peine de mort, rien n'est jamais acquis et il faut être extrêmement vigilant sur ce point.
Est-ce que vous vous dites qu'il peut y avoir une tentation de retour de la peine de mort chez certains français ? Il y a une tentation de retour de la peine de mort, il peut y avoir une dérive autoritariste Mais le problème, c'est parce qu'il n'y a plus d'autorité C'est-à-dire que le seul paravent La seule façon de se protéger face à un retour D'un autoritarisme excessif C'est d'être efficace dans l'exécution des choses C'est pour ça qu'il faut proposer une alternative politique, à ces décennies et ces dernières années notamment d'impuissance publique de théâtre. Le problème du président de la République d'Emmanuel Macron c'est que il détourne l'opinion.
Le problème il essaie de...
Quand il parle de ça, c'est lui qui met le débat là-dessus. Donc il détourne l'opinion de ce qui relève de sa responsabilité. Sa responsabilité, c'est qu'il est au pouvoir depuis dix ans, plus de dix ans, parce qu'il était aussi avec François Hollande, et que comme d'autres, il n'est pas le seul, il laisser s'installer un système d'impuissance publique dans le pays, je le répète, qui nuit le plus à l'activité économique.
C'est une manière de détourner ? Bien sûr, évidemment. En fait, pour vous, la question ne se pose pas, en réalité.
La question ne devrait pas se posé si on avait une vraie perpétuité, si on avait une réelle exécution des peines. Je rappelle, vous vous souvenez de ce fait d'hiver, heureusement il n'avait pas été dramatique, de Angel qui avait 90 ans à Cannes qui avait été agressée par 3 jeunes de 15 ans. Je vous souviens très bien des vidéos qu'on avait vues.
Et j'avais dit à l'époque, si ça avait été ma mère, c'est peut-être moi qui serais en prison. Ce n'est pas une apologie de l'autodéfense, mais c'est tout simplement une réaction humaine. Et sur les trois jeunes, il y en a deux qu'on retrouve depuis, mais tout le sur des faits de délinquance, sur des vols de véhicules, sur des refus d'obtempérer.
Pourquoi on ne protège pas la société de ces gens-là ? Si dans deux ans ou un an, on a quelqu'un qui est tué par un de ces jeunes, qu'est-ce qu'on dira ? Ah ben oui, on savait donc objectivement que l'exécutif, puisque le chef de l'état c'est le chef de l'exécutif, s'attache à exécuter les choses, plutôt que de commenter de détourner l'opinion et c'est valable sur tous les sujets, c'est valable sur la canicule c'est C'est valable sur tous les sujets.
Et vous verrez que l'actualité, elle est une suite comme ça de constats d'impuissance, de déclarations martiales et puis d'appels à une fausse sagesse qui n'est que le paravent de la lâcheté et de la paresse de beaucoup de politiques. Je serais que vous écoutiez le témoignage que l'on a recueilli sur RMC ce matin. Il s'agit de la fille de Monique.
Monique, c'est une femme qui était rentrée à l'hôpital, dans un hôpital du Nord, pour une sciatique et qui y est morte de Elle est morte de chaud dans sa chambre à l'hôpital alors qu'elle y était soignée pour une sciatique. Les proches de Monique avaient pourtant même apporté une clim dans la chambre. Quand ils ont apporté la clim, ils ont constaté qu'ils faisaient 39 degrés.
Écoutez le témoignage de sa fille. En fait, on est sonnés en 36 heures. Ma mère est morte en 36 heures pour une sciatique.
Oui, elle avait des pathologies, mais quand elle est arrivée à l'hôpital, il n'y avait rien. C'est la chaleur qui l'a fait décompenser, en fait. Appareil réel, quand on dit il va y avoir 1000 morts, 2000 morts, 3000 morts, c'est pas des petits bâtons qu'on fait sur un mur, ce sont des familles qui sont dévastées.
Cette femme est morte de chaud alors qu'elle était soignée pour une Oui, mais c'est...
Après il faut regarder dans le détail ce que dira l'hôpital aussi, mais c'est révélateur de...
On a aussi écouté l'auxiliaire de vie et plusieurs qui témoignent effectivement de cette réalité. Qu'est-ce que ça signifie sur le plan de la gestion du pays et politique Dans le pays, je le répète Qui a la plus forte dépense publique Au monde On a des hôpitaux publics qui ne sont pas équipés de climatisation Et ça c'est le fruit Non seulement d'une désorganisation mais aussi d'idéologie Cette nuit après le match de l'équipe de France je regardais les actualités pour essayer d'être au courant ce matin la présidente du groupe écolo à l'Assemblée qui a pointé la responsabilité à ses yeux du gouvernement dans ce qui s'est passé avec la canicule, dans le nombre de morts et Sébastien Lecornu qui lui a répondu qu'ils étaient même indignés Et je me le disais, mais vraiment spontanément, c'est-à-dire qu'on a les comédiens d'une même tragique comédie, pourquoi ? Les deux vont les renvoyer de nos amis Oui, je vais vous dire pourquoi.
Et j'ai apporté une synthèse, autrement il il faudrait faire une émission spéciale. Un résumé des textes qui nous empêchent ou qui nous entravent dans l'installation de climatisation. Moi j'ai lancé un plan fraîcheur dans ma ville il y a 10 ans, on crée des îlots de fraîcheur, on met des climes au moins dans des grandes de salles dans chaque école, dans chacune des 34 écoles parce qu'il y a beaucoup de jeunesse à Cannes, contrairement à un lieu commun véhiculé par les bobos habituels ici.
Et donc, là-dessus, écoutez bien. Madame l'écologiste, elle, c'est celle qui était contre le nucléaire, donc qui finalement, pour qu'il y ait la clime, il faut qu'il y ait une énergie décarbonée. Donc ces gens-là ont fait du mal à l'environnement en étant contre le nucléaire et contre l'hydroélectrique et les réserves d'eau.
Et M. Lecornu, il a fait partie d'un exécutif qui a multiplié les normes qui entravent l'installation de climatiseurs. Quand j'ai refait une école récemment, on m'a dit « Attention, si vous mettez des climatiseurs, et ça ils étaient il y a 3 ou 4 ans, vous ne serez qu'en contradiction avec la trajectoire bas carbone qui exige que vous baissiez la consommation de 40 % d'ici 2030 d'énergie et donc vous n 'aurez aucun financement.
C'est ça la réalité. Les services de l'État, bien sûr, on la met quand même, on s'occupe de financement. Écoutez, je vais essayer d'aller vite.
La RE 2020, nouvelle réglementation pour la construction neuve visant à réduire l'empreinte carbone du secteur pauvre. Donc ça s'impose à tout le monde. Elle est entrée en vigueur à 2022.
Elle est applicable aux rénovations lourdes depuis 2024 et elle impose un seuil très strict de bioclimatique. thermique existant, la T .H .E qui elle donc exige une réduction de 30 % des consommations énergétiques donc on ne vous demande même d' enlever des climates.
C' C' c'est ça la réalité. Vous avez le décret tertiaire qui est câble à la moitié des écoles en France qui impose une réduction de 40 % de la consommation énergétique d'ici 2030 puis 50 % en 2040 60 % en 2050. La climatisation est considérée comme poste majeur de consommation avec un Un coût en plus pour nous de 5 milliards d'eux par an pendant 10 ans pour les communes.
Vous avez la stratégie bas carbone. Je ne sais pas vous arrêter parce qu'effectivement je sens que...
Qui impose une réduction de 40 % des émissions d 'ici 2030. Vous avez MaPrimeRénov qui n'accorde aucune aide pour l'installation du climatiseurs traditionnels. Vous avez les certificats d'économie d'énergie qui n'attribuent aucun certificat pour une climatisation standard.
Vous avez le fonds vert de l'ADEME, qui priorise les solutions passives contre la climatisation, c'est-à-dire l'isolation, la ventilation naturelle, la végétalisation. Vous avez le plan en relance, voler bâtiment public qui conditionne ses subventions à une réduction de 30 % de la consommation énergétique. Tout ça, et je...
La circulaire aussi, du 20 juin 2022 du ministère de l'Éducation nationale, qui, pour la canicule... – J'enri, mais c'est quand même Et surtout où c'est absurde parce que si l'énergie est carbonée, évidemment qu'on accentue le problème climatique.
Mais en l'occurrence on a une énergie en France décarbonée par le nucléaire et l'hydroélectrique. Donc ça fait des années et des années qu'avec Nouvelle Énergie, d'ailleurs c'est mon parti, vous voyez, comme quoi c'est bien. On dit que la priorité des priorités, c'est de fournir de l'énergie abondante, bon marché et on ne se pose pas la question d'installer le chauffage.
Donc la climatisation doit faire partie de la vie. Dans le même temps Sébastien Lecornu a quand même pointé du doigt aussi la responsabilité des élus locaux, ça c'était il y a deux jours il vous a écrit une lettre, il a écrit une lettre aux différents maires de France et il dit il faudra regarder la réalité en face, vous aurez, vous, les élus locaux, à prendre vos responsabilités et à adapter le parc public. Mais détournement d'opinion, c'est-à-dire qu'on a la responsabilité des bâtiments, de bâtiments scolaires, je viens de vous dire tout ce qui entrave.
Mais enfin, à ses yeux, vous êtes en train de vous défausser aussi, vous, de vos responsabilités ? Non, pas du tout, madame. Pour deux raisons.
Première raison, dans ma commune, je l'ai fait. Donc voilà, ça c'est du concret. Deuxième raison, les investissements des Parallèlement, les dispositifs d'ordre généraux, que moi je condamne parce qu'ils créent de la bureaucratie, mais qui ne nous permettent pas d'installer la clim.
Je viens de vous le démontrer par A plus B. Donc il y a une hypocrisie totale de renvoyer des impôts. Comment vous allez faire alors qu'on se retrouve avec le ministre de l'économie vient de le dire, un moment un peu de vérité, avec une baisse de la croissance, des dépenses considérables et sans doute début juillet l annonce des forces supplémentaires ?
Et vous, dans ce même temps, vous dites qu'on va baisser les impôts. Ça marche comment ? Mais bien sûr, puisqu'aujourd'hui, on n'a jamais autant dépensé d'argent public et jamais autant prélevé, jamais autant eu d'impôt, et pourtant on manque de policiers la nuit.
On n'en a quasiment plus en zone police, je l'ai dénoncé il y a deux jours, je l'ai démontré par A plus B. On a des hôpitaux sous-dotés, on a des enseignants moins bien payés qu'ils aient...
Mais est-ce qu'ils ne seront pas encore plus sous-dotés ? Mais non, parce que c'est là où c'est contre-intuitif. Mais la cause du problème, c'est le prélèvement obligatoire, l'excès.
C'est-à-dire que ce qui crée aujourd'hui la perte d'activité et la quasi-récession, c'est l'excès de prélèvements sur ceux qui créent de la valeur, sur les salariés, c'est l'excès de prélèvements obligatoires. C'est pour ça qu'il faut, si on veut gagner plus et avoir des meilleurs services publics, il faut cotiser moins. C'est pour ça qu'il faut déréguler.
A l'hôpital aujourd'hui, 34 % des dépenses ne vont pas sur le médical, elles vont sur l 'administration et le technique. 34%, c'était 24 % il y a 12 ans, si vous voulez avoir plus d'euros pour la police plus d'argent pour l'éducation il faut qu'il y ait moins de bureaucratie Où est-ce que vous baissez ? Vous baissez la bureaucratie mais ça ne suffira Quels sont les dépenses que vous soupez ?
L'État a créé 1153 agences et organismes depuis 25 ans, qui emploient 450 000 fonctionnaires qui ont 100 milliards de dépenses de fonctionnement. On parlait de la canicule. Il y a une quinzaine d d'organismes de l'État aujourd'hui qui peuvent intervenir sur la santé et sur la canicule.
Quinzaine, j'en ai apporté la liste aussi, je vais vous l'éviter. Vous me la laisserez, comme ça je l'analyserai. 1153 qui ont été créés.
Donc on a éparpillé l'argent public, on surprélève, donc on est pénalisé en tant que contribuable et on a moins d'argent sur le terrain parce qu'il y a du détournement bureaucratique, technocratique. David Lissna ? Et d'un système social qui est à bout de souffle.
L'Etat-providence ne peut plus fonctionner tel quel. Donc il faut évidemment revoir tout le système social qui répondait aux Trente Glorieuses mais qui ne répond plus à la réalité démographique Hier vous étiez aux côtés de Sarah Knafo pour rencontrer un certain nombre de patrons Vous étiez en débat avec Sarah Knafo ou pas Parce que franchement quand on vous écoute, en tout cas elle, elle dit nous sommes les seuls à défendre la parole libérale et elle avait l'air d'être plutôt d'accord globalement avec vous. C'est ce que disent tous ceux qui ont aujourd'hui une épiphanie libérale et je m'en rejoins puisqu'on en retrouve aussi à renaissance.
J'entends des discours parfois, ça me fait rire. Ceux qui ont fait tout le contraire parlent de retraite par capitalisation. Bientôt ils vont dire comme moi qu'il faut enlever le principe de précaution de la Constitution parce que c'est une hérésie y compris, une aberration environnementale.
Et moi je me réjouis de commencer à gagner la bataille des idées. Eric Ciotti va sur ce terrain-là. Vous pourriez travailler ensemble ?
Tous ceux qui viennent vers moi sont les bienvenus. J'aimerais débattre avec tout le monde. Je voudrais débattre Mais est-ce que les amis de vos amis sont vos amis ?
C'est-à-dire qu'Éric Ciutti est votre ami, Éric Ciutti est l'ami de Marine Le Pen. Vous êtes l'ami de Marine Le Pen ? Non, non, faux.
Le Rassemblement National se présente contre moi. Je viens de gagner contre eux aux élections. Je les trouve socialistes sur le plan de l'économie.
Je les trouve dans le même temps, et l'ambiguïté, je l'ai dit très clairement ailleurs, vous écoutez le débat, ça a été clair Mes confrères de l'opinion étaient là J'ai rappelé aussi les déclarations d'Eri Zemmour qui disait l'excès de normes en France c'est libéralisme qui disait qu il était colbertiste. Donc, c'est un discours que j'ai trouvé très intéressant comme d'autres plus au centre ou même plus à gauche parfois, mais c'est à eux de régler leurs contradictions internes. Moi, j'ai créé une nouvelle énergie parce que je veux un mouvement qui soit aligné avec ce que je fais, avec ce que je suis, avec ce que je pense.
David Lissnard, mes confrères de l'Opinion qui étaient présents hier à ce débat, écrivent ce matin les deux libéraux se sont retrouvés pour égratiner le RN avant d'assurer qu'il voterait sans hésiter pour lui en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon. Alors vos confrères de l'opinion ont dû entendre que j'ai dit très clairement que face à Jean-Luc Mélenchon je voterais pour n'importe quel candidat, RN même un macroniste c'est vous dire jusqu'où je vais dans l'audace vous voyez je voterais pour n n'importe quel candidat face à Jean-Luc Mélenchon. Pour vous le plus grand danger c'est donc Jean-Luc Mélenchon.
Mais j'essaierai de voter pour moi à la présidentielle ça sera encore plus efficace. Puisque vous êtes candidat vous même merci d'avoir répondu à mes questions David Lissnard maire de Cannes et donc candidat à l l'élection présidentielle vous êtes bien sûr AMC BFM TV. Merci Apolline et on va revenir sur les propos justement du maire de Cannes candidat à
David Lisnard