Consultation citoyenne à Épinal | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 81 %Attaque 9 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre stratégie pour que la moitié d'une classe d'âge parte en Europe via Erasmus ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la vision de l'Europe et sa stratégie face aux tensions géopolitiques ?
- 30:00RelanceRéponse directe
Sur la légitimité de l'attaque en Syrie, comment justifiez-vous l'absence de mandat de l'ONU ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Pour plus de démocratie en Europe, souhaitez-vous modifier l'article 126 pour rendre publiques les recommandations de l'UE ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision pour l'Europe spatiale face à la concurrence américaine ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Sur l'Europe spatiale : plus de moyens pour les lanceurs réutilisables et les start-up ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel MacronFait
« lorsque je me suis engagé dans la campagne électorale française il ya un peu plus d'un an maintenant j'avais décidé de porter le sujet européen »
- 3:30Emmanuel MacronFait
« la règle du jeu c'est toutes ces questions doivent être liés aux sujets européens et à leurs conséquences »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« la souveraineté n'est pas la nationalité c'est pas la même chose »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« la france est souveraine en tant qu elle décide pour elles mêmes des règles dont elle veut se doter »
- 17:00Emmanuel MacronPromesse
« nous avons décidé du principe d'un fonds européen de défense pour les finances »
- 37:00Emmanuel MacronFait
« nous avons obtenu les preuves de la tacc du 7 avril et nous avons pu attribuer cette attaque »
- 39:00Emmanuel MacronChiffre
« la france a été à plusieurs reprises en procédures de déficit public excessif »
- 0:15Emmanuel MacronFait
« si on réorganise enfin c'est votre argent c'est celui des impôts et de la dette c'est les deux seuls moyens de financer »
- 2:00Emmanuel MacronFait
« space x à l'apparence d'une start up mais c'est une entreprise américaine largement financée par le contribuable américain »
- 5:00Emmanuel MacronPromesse
« nous aurons en france au mois de juin un rapport parlementaire qui permettra de faire évoluer le congé parental vers plus d'égalité »
- 13:00Emmanuel MacronFait
« la carte d'identité européenne dont tu parles c'est une partie de la solution »
- 17:00Emmanuel MacronFait
« nous avons au mois de juin dernier décidé d'une politique européenne de défense »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« l'europe elle peut vous apporter d'abord elle apporte une chose qu'on a pas rappelés ce soir mais puisque vous m'avez tendu la perche en revenant aux origines de l'europe cette europe là nous allons éviter de refaire la guerre »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« le budget européen c'est 1 % des richesses produites par l'europe on la réduit comme au maximum »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« l'europe elle vous donne malgré tout je vais pas répéter ce que j'ai dit dès de l'argent pour améliorer justement vos infrastructures pour votre politique agricole »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« si vous créez votre entreprise à epinal vous avez accès au marché français la plupart du temps vous créez votre art of demain à epinal vous allez devoir tant qu'on n'a pas réussi à faire le marché unique du numérique avoir 27 règles différentes en europe »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« l'europe qui lutte contre les infractions du travail détachées qui permet d'aller vers l'harmonisation fiscale et sociale »
- 11:00Emmanuel MacronFait
« on a insuffisamment moderniser nos abattoirs parce qu'on en a peu en france et on en a laissé en situation très vétuste dans certains cas »
- 12:00Emmanuel MacronPromesse
« nous avons commencé à porter des mesures pour simplifier le droit du travail au 1er janvier 2019 il y aura la fin du cic e et un allégement de cotisations sociales pour l'ensemble des employeurs de six points »
- 13:00Emmanuel MacronFait
« la réforme que nous on nous sommes en train de faire sur le travail des tâches et permettra de répondre à votre question parce qu'à la fois on a réhaussé le coût salariaux pour retrouver la norme dans certains endroits en allemagne »
- 14:00Emmanuel MacronFait
« il faut que les gens comprennent que s'ils veulent acheter quelque chose qui a de la qualité ça peut coûter 20 ou 30 centimes de plus parce que derrière ça permet de payer dignement un paysan »
- 15:00Emmanuel MacronPromesse
« un texte de loi qui est en ce moment au parlement et qui permettra de reconstruire ses filières avec une stratégie filière par filière »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à vous mesdames et messieurs merci beaucoup pour votre accueil madame la ministre mesdames messieurs les parlementaires monsieur le maire merci de m'accueillir ici parmi vous mesdames messieurs pour le lancement donc de ces consultations citoyennes en effet lorsque je me suis engagé dans la campagne électorale française il ya un peu plus d'un an maintenant j'avais décidé de porter le sujet européen et je m'étais entre autres engagé au delà des propositions de fond sur lesquels on reviendra tout au long de cette soirée à ce que pour que notre europe soit plus démocratique nous puissions réussir à organiser justement un temps de consultation pleinement citoyen et démocratique avant les élections un temps qui ne soit pas simplement la réponse est un oui ou un non que nous pouvons connaître que nous avons connu à travers différents référendum et une fois élu j'ai évidemment essayer de faire appliquer cette proposition et nous avons convaincu je m'en réjouis nos partenaires européens qui ont tous suivi de procéder à ces consultations citoyennes aujourd'hui l'ensemble des états membres de l'union européenne lance ses consultations citoyennes avec l'aide et le soutien de la commission européenne qui aura une plateforme pour agréger tout cela est aujourd'hui à epinal nous lançons donc officiellement les consultations citoyennes en france alors l'objectif il est précisément de pouvoir avoir des débats très libre sur l'europe je vais pas vous faire un discours mais je vais répondre à toutes vos questions pendant une heure et demie qui peuvent être sur le projet que la france défend aujourd'hui ou sur tel ou tel politique ou le quotidien la règle du jeu c'est toutes ces questions doivent être liés aux sujets européens et à leurs conséquences parce que je vais vous faire une confidence il n'y a pas de hasard dans la vie c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui lorsque j'étais adolescent j'ai pas oublier le débat qui des tenues entre un grand homme de cette ville c'est le merlin nouveaux prêts votre prédécesseur philippe séguin et françois mitterrand c'était en 1992 pour maastricht et la france a vécu à ce moment là un vrai grand débat un vrai grand débat honnête en profondeur avec des idées qui était défendue de part et d'autre et je veux rendre hommage à la qualité de ce débat ce moment-là et aux idées que je ne partage pas aujourd'hui mais qu apporter dans cette campagne philippe séguin on a ensuite eu beaucoup de mal à organiser des débats comparables et si vous vous souvenez même de 2005 quand la france a dit non le débat a été extrêmement polarisée et s'est déporté des sujets de fond qui nous étaient alors soumis je crois que nous avons besoin de retrouver le sel la vitalité de ce type de débat démocratique dans notre société donc c'était un peu un hommage aux débats de la sorbonne déjà à l'époque de 1992 que je voulais rendre en venant ici et puis parce que je pense qu'il est important de montrer d'expliquer à nos concitoyens que c'est partout en france que ces débats doivent se tenir pour moi ces consultations doivent servir à ce que toutes les conceptions de l'europe tous les projets soient défendus que les gens qui ne veulent plus d'europe phase des consultations et défendent leur projet parce que ce sera l'occasion d'expliquer tout ce qui s'ensuit si vous regardez ce qui s'est passé en grande bretagne l'un des problèmes que nous avons aujourd'hui c'est que le débat sur le break site a été faussée ceux qui ont poussé pour le bric site n'ont pas expliqué les conséquences ils ont largement menti parce que c'était un débat sur un référendum ils ont d'ailleurs même proposé des chiffres qui se sont avérés faux le lendemain parce qu'il ya pas eu suffisamment de débat contradictoire dans la société pour éclairer les tenants et les aboutissants est ce qu'il y avait derrière les projets ainsi soumis et donc d'aujourd'hui jusqu'à la fin du mois d'octobre je souhaite que nous puissions partout en france à voir ces échanges qu'ils soient organisées par les élus par des associations par des étudiants par des socioprofessionnels que chacun prenne l'initiative et puisse organiser soi pour informer soit pour porter son projet quel qu'il soit plusieurs visages de l'europe émergeront à l'issue de ces consultations la commission européenne va mettre en place une plate forme pour que tout cela s'aggrave entre tous les pays européens et en france la ministre en charge des affaires européennes a organisé les choses pour que quel est votre robe fois le site sur lequel l'ensemble des contributions seront apportés manière transparente consultable par chacune et chacun pour que des confrontations puisse aussi se faire je ne serai pas plus long mais je voulais en tout cas rendre compte de cette démarche moi je crois très profondément dans l'europe je crois dans une europe plus démocratique plus unie et plus souveraine et je pourrais vous expliquer ce que cela recouvre et répondre sur ce projet est évidemment à toutes vos questions mais une chose est sûre c'est que ce premier pilier démocratique que j'ai défendu ce matin devant le parlement européen n'existe que si nous nous mettons en capacité de le faire vivre parce que la démocratie appartient aux citoyens et donc même ceux qui n'aiment pas l'europe qui en doutent organiser ces débats pour montrer souligné et parfois vous verrez qu'il ya beaucoup de contrevérités et que ceux qui croient dans l'europe ne cède pas non plus à la facilité l'europe ne délivre pas du réel et donc nos problèmes au quotidien c'est aussi avec l'europe parfois en la changeant que nous pourrons les régler voilà mesdames et messieurs je ne serai pas plus long jeu propose maintenant que dans leurs ennemis qui viennent puissent échanger très librement pour lancer ses consultations en tout cas je vous remercie d'être là ce soir merci monsieur le maire à nouveau de nous accueillir c'est à vous qui se lance allez-y bonjour et tout d'abord merci pour l'organisation de l'événement alors me j'aurai une question très simple entrée en bus vous parler de souveraineté européenne je voulais un petit peu interloqué parce qu'en fait quand on va dans les différents pays de l'union européenne et qu'on demande dans la rue ou citoyens des différents pays de quelle nationalité y sont à aucun moment quelqu'un ne répond européen alors c'est une des questions qui me permet de d'aller au bout de ce qui est soit d'abord il ya des gens qui disent je suis français et européen je suis allemand et européen etc ça existe maintenant la souveraineté n'est pas la nationalité c'est pas la même chose puisque en fait c'est le le raccourci que vous faîtes quelque part et des gens qui vont vous répondre en vous donnant leur nationalité et il est tout à fait vrai qu'il y à une souveraineté nationale celle que les peuples expriment dans les élections nationales et que portent nos pays aux élections présidentielles comme aux élections législatives s'exprime la souveraineté nationale française mais aux élections européennes s'exprime une forme de souveraineté européenne nous organisons des élections et les gens s'expriment pour élire au parlement européen des femmes et des hommes qui vont les représenter mais surtout qu'est ce que c'est que la notion de souveraineté c'est celle qui fait que vous pouvez décider de votre avenir comme de votre présent pour vous même c'est votre capacité à vous donner vos propres règles à changer ou ne pas changer les choses et donc au moa procède de la souveraineté une autonomie c'est ça l'autonomie la capacité à se donner des règles pour soi et pour l'extérieur une politique de puissance c'est-à-dire la capacité à exister dans le monde la france est souveraine en tant qu elle décide pour elles mêmes des règles dont elle veut se doter et qu'elle peut faire ses choix souverain à l'international c'est la marque de son indépendance moi je suis convaincu je crois évidemment dans la souveraineté de mon pays je la défends et je la porte dans le cadre du mandat que m'ont confié nos concitoyens mais nous avons aussi une souveraineté européenne et nous en avons besoin parce que face à plusieurs grands défis s'il n'y a pas cette souveraineté européenne notre souveraineté est en quelque sorte morcelé n'est plus véritable face aux risques migratoires face aux grands bouleversements numérique face à la transition énergétique notre souveraineté nationale et je ne suis pas exhaustif pour y revenir au gré de la soirée notre souveraineté nationale n'est pas suffisamment opérante je vais prendre un exemple tout simple celui du numérique nous nous croyons qu'il faut à la fois attirer et créer de la richesse à travers les acteurs du numérique faire de l'innovation accueillir les acteurs du numérique les réseaux sociaux de l'intelligence artificielle je me suis employé aussi à le faire ces dernières semaines mais nous sommes attachés au respect de la vie privée c'est notre choix en france nous sommes attachés à cela la plupart des pays européens le sont aussi les états unis d'amérique n'ont pas les mêmes choix ni les mêmes préférences tout cas jusqu alors ils sont attachés à la liberté mais moins attachés au secret respect de la vie individuelle la chine n'a pas du tout les mêmes préférences non plus elle accepte que tout soit concentré sous la main du gouvernement nous avons aujourd'hui des grands opérateurs qui dirigent ces plateformes et ces réseaux sociaux facebook ça peut être amazon c'est google etc etc aujourd'hui nous ne régulons pas ces grands réseaux sociaux c'est sur internet une forme de loi de la jungle qui opère et c'est vrai pour le respect de la vie privée comme pour la fiscalité ces réseaux sociaux viennent concurrencer parfois des acteurs économiques qui vont payer leurs impôts et nous ne la paierons pas mais ils peuvent comme airbnb vendre des locations concurrençant des hôtels mais en biaisant la concurrence si je voulais réguler les choses au niveau de la france sur ce sujet je serais bien embêté pourquoi pas ce que je pourrais mettre des interdits ou des règles mais les mêmes opérateurs et se mettre à nos frontières et opérait et si vous vouliez aller sur facebook vous ferez facebook belgique et d'ailleurs ce serait totalement neutre pour vous et vous iriez faire les mêmes prestations je ne pourrais pas vous garantir ce que je vois pas ce que c'est immatériel et parce que les frontières de ces réseaux ne s'arrête pas france par contre l'europe est un périmètre pertinent parce que c'est un marché cohérent beaucoup plus unie parce que c'est un marché dont la taille dépasse les 500 millions fait que si on ne respecte pas les règles on peut faire peur à ses acteurs de taille mondiale et donc là on peut avancer et c'est pour ça que l'europe s'est dotée d'un règlement général de protection des données personnelles le dirigeant de facebook auditionné il ya peu au congrès américain a reconnu que c'était en effet la seule régulation qui existait est celle qui avait défini un standard elle va rentrer en application au 1er mai nous n'aurions pas pu le faire seule et c'est un élément de souveraineté parce que ce règlement général que l'état français par la voix ministériel a défendu et porter que nos parlementaires français dans le parlement européen ont porté on construit ils ont porté notre voix mais ils ont aussi porté nos convergences parce qu'on a des préférences qui sont assez proches des allemands des espagnols des italiens sur ce sujet c'est par hasard on est européen et vous avez là un exemple de ce qu'est la souveraineté européenne si l'europe n'avait pas décidé de faire une loi n'avait pas décidé de défendre ses valeurs ses intérêts la france aurait eu énormément de mal à le faire elle n'aurait même pas pu et donc l'europe va pouvoir protéger et porter cette vision c'est exactement la même chose sur le plan du nu de l'énergie par exemple où la transition carbone la france seule n'est pas pertinente pour décider de cette transition on fait des choses nous-mêmes mais c'est l'europe le bon niveau c'est la même chose sur le plan des migrations etc etc je pourrais continuer mais je vous fais ainsi toucher du doigt que la capacité face à des problèmes qui sont de taille mondiale d'apporter des protections de définir des règles ou de porter nos ambitions elle peut aussi être au niveau européen elle ne suppose pas une nationalité unique mais elle suppose cette création que nous avons construite après la deuxième guerre mondiale cette union européenne qui repose sur des traités que nous avons nationalement et librement consentie mais qui permettent aussi sur ces sujets là de mieux nous protéger portez des ambitions à nouveau si cette souveraineté européenne à laquelle je crois je vais poursuivre monsieur le président thibaut leduc de l'ermitage saint joseph à vendres on y en a eu déjà le plaisir de vous accueillir à l'ermitage pour lors d'une de vos propos de promotion de l'ena donc cette troisième deuxième séjour dans les vosges donc je vous remercie je pense aux noms de tous les vosgiens ici présent devenir trois jours dans notre département j'ai 53 ans personnellement je n'ai jamais vu cela auparavant donc voilà un gros merci moi je vais vous parler d'économie je suis ici avec des amis chefs d'entreprise entreprise familiale entreprises patrimoniales l'europe c'est l'europe politique mais c'est aussi les robes financière vous connaissez bien le sujet vous êtes un ancien banquier d'affaires et le problème que nous rencontrons dans des banques que dans nos entreprises sont souvent sur du financement hors du financement en fonds propres on peut y arriver parce que l'argent est plus cher alors ça intéresse plus de monde pour ma part je tiens à le préciser en un magnifique engagement de la caisse des dépôts et consignations qui accompagnent notre projet donc ça fonctionne bien sur ce point là par contre au niveau des banques et des dettes là il ya un problème et l'argent que la bce met à disposition enfin quelques la cie que la bce met à disposition des banques n'arrivent pas dans l'économie réelle et dans nos entreprises alors il arrive pour beaucoup dans des obligations d'état parce que il ya balle de bâle iii qui donne des contraintes aux banques mais je pense que vous êtes le président qui par votre connaissance du milieu bancaire pourra faire évoluer un peu ce système au deuxième point aussi c'est concernant la l'europe par elle-même l'europe pour dois dire un peu plus politique même s'il reste financière c'est que concernant la fiscalité enfin je veux dire l'organisation européenne on voit par exemple on vous a élus pourquoi parce qu'on veut plus d'europe nous voulons tous plus d'europe c'est ce qui va nous sauver dans la mode il est dans la mondialisation actuelle et je pense qu'on pourra je l'espère dans ce nouveau schéma européen après ces concertations avoir par exemple au niveau du budget le budget français on voit qu'on a un budget contraint par l'europe etc des compétences qu'on pourrait très bien transmettre aux niveaux au niveau européen pour qu'elles soient centralisées plutôt qu'elles soient contraints que tout le monde le fasse et puis qui est un réel projet démocratique sur le sujet alors commandé dans la fiscalité je vais vous laisser deux une ou deux petites idées également étant donné que je cherche je réponds toujours assez ces entreprises patrimoniales et familiales qui ont peut-être une vision beaucoup plus long terme que selon ce que l'on nous impose actuellement dans la finance et moi j'ai peut-être un défaut je ne sais pas j'ai appris la comptabilité en suisse donc ça arrive ceci dit ils ont un système au niveau des amortissements qui m'a semblé très intéressant et que je crois que raymond barre à l'époque avait lavé en projet en france c'est de laisser la liberté sur les amortissements dans les entreprises je veux dire le suisse dit bon ben vous avez vous investissez un million dans un bien vous l'amour tissés à votre rythme si vous avez une bonne année eh ben vous amortissez plus dans la limite de 30 % du montant de l'investissement total est si bas vous faites une mauvaise année vous investissez vous ne vous ne la mort tu sais pas ce qui permet de pas taper dans les fonds propres de la société autre idée qui pourrait être et c'est déjà pratiquée dans certains pays l'autre idée aussi c'est que on est tous assujettis à liesse pour la poule l'impôt société sur les bénéfices que nous réalisons et dans nos entreprises oui je fais vite monsieur merci fallait pas me le donne et je suis désolé et puis le on est tous soumis à lies et c'est d'avoir une fiscalité différente en fait sur les sociétés qui gardent les bénéfices qu'elles font dans leur dans leurs entreprises qui distribuent pas en dividendes parce qu'effectivement il ya des entreprises qui font évident mais c'est souvent pas dans nos entreprises et qu'on ait eu un autre taux 10 aces pour pour ces entreprises là voilà et qu'ils gardent bien sûr ses bénéfices en réserve en tout cas un grand merci à vous de cette concertation merci à vous alors sur eux peut-être la première question qui est le financement de l'économie européenne l'europe comme d'autres régions du monde a eu à traverser une grande crise financière et maintenant dix ans il faut d'ailleurs constater qu'on a mis beaucoup plus de temps que les autres à s'en sortir en particulier que les américains parce qu'on a été beaucoup plus divisés alors dans ce contexte de crise financière la france a plutôt mieux tenus parce qu'on avait des banques solides il ya eu un sujet sur dexia parce que des produits toxiques avaient été vendus souvent à des collectivités d'ailleurs mais sur le reste nos banques ont parfois souffert mais ils ont tenu et il n'y a pas eu d'être budgétaire à ses banques pour ce qui est de la france il ya des pays qui par exemple ont eu des situations très graves comme la grande bretagne ça n'a pas été le cas de la france par contre on a mis en effet en place un système pour baisser la température si je puis dire du système bancaire et faciliter sa liquidité c'est l'argent comme vous deviez donner par la banque centrale européenne mais dans le même temps nous avons mis en place des règles nouvelles pour réduire le risque dans le système financier et ce sont ces règles qui ont été concertées au niveau européen comme international ce que vous entendez souvent dire en parlant des règles de bâle ou de solvabilité qui ont touché les banques et les assurances et ces règles ont conduit à réduire leurs capacités soit à faire des prêts de court terme soit à financer notre économie aussi en fonds propres la grande difficulté et je dirais la ruse de l'histoire c'est que ses règles elle ne porte que sur les acteurs bien connus que sont les banques et les assurances elle ne porte pas sur les acteurs les plus spéculatifs du marché qui sont les traders et les hedge funds qu'on appelle pardon de cet anglicisme et vous le lisez parfois vous l'entendez peut-être parfois le shadow banking et gic c'est une ironie de l'histoire parce que la crise de 2008 elle est arrivée par des acteurs des spéculateurs sur les marchés et le résultat c'est que la règle les règles qui sont sortis de cette crise ont conduit à très bien réglementé des gens qui n'avaient pas tellement créé cette crise mais qui était plutôt plus proche de l'économie réelle si je devais résumer les dix dernières années donc ça veut dire que 1 il faut avoir une action en termes de réglementation au niveau européen et international pour aller s'occuper de la spéculation financière on n'a pas réglé le problème je fais cette parenthèse parce qu'il faut jamais l'oublier or on a un peu eu tendance à l'oubli ces derniers temps les acteurs qui ont créé la crise ils sont toujours avec des produits financiers assez pollué dans le monde et c'est une initiative qu'on veut reprendre au niveau entre autres du g20 ce qui fait qu'au niveau européen cette situation elle a mis sous pression bien davantage les banques et elles ont du coup contracté leur financement en fonds propres qu'il s'agisse des banques comme des assurances ou en prêt pour ce qu'il s'agit des banques et les premières victimes ont été les petites et moyennes entreprises parce que évidemment ce sont des acteurs plus risqués comme les ménages et donc vous avez eu cette contraction partout en europe des prêts alors le fait que ça a ému en ce moment relâche un peu les choses et le système bancaire français c'est dans cette période beaucoup mieux tenu que les autres mais l'argent de la bce ne peut pas être recyclés en prêts aux pme parce qu'il ne sert pas à ça il sert à faire la liquidité à des acteurs bancaires quand les taux de leurs refinancements est beaucoup plus élevé il peut pas aller directement à travers leurs bilans vers les acteurs économiques c'est impossible donc maintenant qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation d'abord la clé c'est de permettre que toutes les banques se financent au mieux possible pour pouvoir faire les prêts le plus facilement possible y compris aux acteurs les plus risquées parce que il ya le mauvais risques qui est le risque spéculatif il ya le bon risque et on a besoin de risque dans une économie c'est le risque de l'entrepreneur et là on a bien vu dans cette période ceux qui ont le plus souffert ce sont les ménages les plus modestes et les entrepreneurs les plus à risque donc ce qu'il faut absolument faire pour réussir à corriger cela s'est finalisé ce qu'on a appelé l'union bancaire qu'est ce que ça veut dire ça veut dire qu'on a besoin d'un système de garantie au sein de l'union européenne ou si une banque parce qu'elle a pris des bons risques est défaillante et ben on l'a re capitalise parce que si elle a dit pme il ya des pme qui d'un seul coup c'est fendre on a contrôlé son risque on doit pouvoir la recapitaliser et ça va la conduire à prendre du bon risque a donc à financer l'économie et donc c'est un système un mécanisme très technique si vous souhaitez dans les questions je pourrais rentrer dans le détail mais donc l'union bancaire sert à ça à réduire le risque réduire la tension sur les banques pour qu'elles puissent mieux financer l'économie et les pme et donc quand vous entendez parler d'union bancaire ça sert à ça réduire le risque systémique pour mieux financer l'économie hélas aujourd'hui on est au milieu du gué on n'a pas été au bout de cette réforme et c'est pour moi l'une des priorités des six prochains mois ça faut pas attendre les élections il ya des accords de principe qui ont été pris en 2012 et 2014 on doit pouvoir le faire c'est une discussion on avec l'allemagne plusieurs pays qui n'ont pas tellement envie aujourd'hui de recapitaliser les banques ou le système financier donc il ya des discussions en cours moi je suis sûr qu'on va y arriver techniquement mais on a besoin de parachever cette union bancaire pour pouvoir mieux financer l'économie la deuxième chose que je veux faire c'est qu'on puisse moduler ses règles pour les banques et les assurances en fonction de la réalité du pays du cycle économique et que quand une économie est en train de repartir on puisse piloter et ça pourrait être les ministres de l'économie et des finances est pas des règles qui sont uniquement technique et comptable qu'on puisse piloter les cibles des banques c'est un peu technique mais votre question il m'amène à l'être aujourd'hui on a des règles très strictes qui font que les banques prêtent de moins en moins au pm si on avait fait ça dans tous les secteurs le zéro risque il ya zéro activité si c'était l'autorité de sûreté nucléaire qui seuls décider de la politique énergétique en france on n'aurait jamais fait une centrale l'autorité de sûreté nucléaire elle est importante pour s'assurer de la sûreté de nos centrales mille fois que tu as une politique énergétique qui prend sa part d'innovation et bien c'est pareil sur le système de financement de l'économie on a tout mis dans la main de jean technique qui veulent le risque zéro mais on n'a plus de politique économique au niveau européen et donc moi je souhaite que les ministres de l'économie et des finances puissent chaque année dire regardons les choses et peut-être module on les cibles aujourd'hui la zone euro est en train de repartir et l'europe avec elle quand ça repart c'est exactement l'exemple que vous avez donné on a besoin pas forcément de financement en fonds propres mais on a besoin de fonds de roulement des entrepreneurs que vous êtes le savent et bien le fonds de roulement dans les périodes de reprise ça peut être un élément de fragilité si une banque ne suit pas et donc il faut pouvoir relâcher les conditions pour octroyer ce type de financement et donc à voir chaque année au moins une discussion au niveau des ministres de l'économie et des finances pour le faire et donc c'est sous ces règles sur lesquelles on va aussi travailler donc au niveau européen modifications et parachèvement de l'union bancaire et nouveaux ratios chaque année pour pouvoir financer l'économie ensuite au niveau français il la caisse des dépôts et consignations dans votre secteur elle est très présente par une stratégie définie il ya deux trois ans maintenant par laurent fabius quand il était ministre des affaires étrangères en charge du tourisme qui avait poussé la caisse à investir encore davantage auprès d'acteurs comme vous et il ya la banque publique d'investissement qui accompagne en complément du secteur bancaire mais elle ne peut pas se substituer totalement à lui et puis il ya enfin heureusement tout à fait elle a d'ailleurs une taille de bilan aujourd'hui significative et il ya donc nos banques qui sont je veux dire le système français est quand même un cif est très présente on a quand même toujours nous près des trois quarts de notre financement qui passe par les banques et c'est un élément de stabilité parce que ça crée beaucoup plus de relation stable dans le temps que quand on va uniquement sur des financements de marché ensuite sur les sujets fiscaux que vous avez évoqué le le premier qui était celui de l'amortissement nous allons faire évoluer les règles pour certains secteurs par exemple le secteur agricole depuis plusieurs années réclame qu'on puisse adapter les règles d'amortissement nous allons faire passer dans les lois de finances tout cas ce sera proposé au parlement pour la loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale de fin d'année donc pour le 1er janvier prochain qu'on puisse en effet aller vers des provisions et plus de souplesse parce qu'aujourd'hui dans le système agricole on avait des règles qui fait que quand vous les bonnes années vous deviez investir tout de suite sinon en quelque sorte vous payer immédiatement des impôts et vous n'aviez pas la possibilité de lisser votre impôt sur les sociétés en fonction justement du rythme d'investissement c'était très spécifiques au secteur agricole ce sera corrigé ensuite moi je suis tout à fait ouvert aux évolutions qui peuvent être faites j'avais porté dans d'autres conditions un sur amortissements sur l'impôt des sociétés qui avaient été utiles et donc en fonction du cycle moi je suis tout à fait prêt à ce qu'on puisse en effet modules et assouplir les règles d'amortissement qui permettent d'être plus adapté aux cycles économiques et donc là toutes les propositions peuvent être et bienvenue au delà de ce qui sera fait sur le secteur agricole ça permet de libérer de l'accélérer et de d'avoir un choix beaucoup plus vous aviez une autre question fiscale nationale alors sur le réinvestissement eliès qui a réintégré là-dessus réponses sont simples 1 on a des mécanismes malgré tout incitatif sur l'investissement 2 ça dépend comment vous positionnez comptablement l'investissement mais l'investissement productif comme la charge salariale permet aujourd'hui de baisser son taux d'is si on leur ait investi dès l'année et donc si on fait ça combiné aux règles qu'on est en train de faire modifier on baisse son taux d'impôt sur les sociétés 3 on maintient le crédit impôt recherche qui permet aux entreprises de diminuer leur impôt sur les sociétés payé s'ils investissent dans la transformation de l'entreprise et dans son développement et 4 c'est ce qui sera porté par une loi prochaine nous baissons le forfait social pour les entreprises jusqu'à 250 salariés pour l'intéressement parce que l'entreprise c'est quoi ces du capital du travail et après ce qu'on décide de distribuer par l'iace et donc on a des mécanismes qui permettent d'investir pour moins chers et donc moins payés diesse et on va maintenant mettre en place un système avec ce forfait social à 0 pour l'intéressement jusqu'à 250 salariés ça veut dire qu'une entreprise qui versera 100 à son salarié elle n'aura plus à payer 20 ans plus de cotisations ce qui est une énorme avancée mais parce que ça permet à l'entreprise chaque année selon le résultat bat d'avoir ce choix de baisser peut-être d'ailleurs comme ça son taux d'impôt sur les sociétés pour partager la valeur qu'elle crée avec les salariés sans trop de rigidité parce que si l'année suivante est difficile bah y'a pas d'intéressement elle ne répartit pas et donc pour moi l'ensemble de ces mécanismes permettent en effet lorsqu'on décide de réinvestir soit dans le capital productif soit dans le salarié de baisser l'impôt sur les sociétés complet voilà je vais poursuivre c'est le micro qui est le pouvoir bonjour monsieur le président je suis étudiant à rennes ce type école d'ingénieurs de la ville d'epinal on aimerait vous poser une question sur le cycle erasmus vous en avez parlé beaucoup l'année dernière vous avez proposé que la moitié d'une classe d'âge partent en europe et donc jamais j'aurais souhaité savoir quel était votre stratégie pour ce faire alors erasmus vous avez raison est un programme dont on a fêté il ya quelques mois l'anniversaire et qui a changé la vie de beaucoup d'européens je reviendrai pas sur des films bien connus qui ont permis d'illustrer ses aventures européennes parfaitement mais c'est vrai est sacrée la chose la plus importante c'est pardon de ce latiniste mme l'affectio societatis européen sait qu'on va passer six mois ailleurs et donc on découvre une tranche de vie on comprend un pays dans son intimité on se fait des amis d'un autre pays et on a une vraie expérience européenne c'est ce qui fait que on a des millions de jeunes aujourd'hui en europe qui se disent en effet peut-être espagnols allemands belges mais aussi européens parfois certains disent on avant européen en tout cas ça a permis cette expérience moi je souhaite qu on la développe de d'abord en s'organisant différemment et ensuite en apportant les moyens financier cohérent en le développant différemment c'est à dire en se donnant l'objectif en effet que vous avez rappelé un instant et en permettant en partout en europe de démultiplier ses programmes en faisant qu'il soit pas réservé qu'à certains mais qu'on puisse partout dans nos universités les proposer elle est proposée aussi en les accrochant au système de bourses nationaux et européens qui existent les proposer aussi en l'accrochant à l'initiative qu'on a prise d'universités européennes qui permet de créer des formations en réseau on va pour se former par exemple un diplôme d'ingénieur à voir une maquette qui fait qu'on passe six mois à bologne six mois à epinal 6 mois à à brême 6 mois à madrid etc etc donc c'est cette réorganisation que nous sommes en train de faire parce que ça a commencé dès facto tout cas nous nous avons commencé à le faire sur le plan interne gouvernementale depuis qu'on l'a proposé de créer des vraies formations européennes de multiplier la proposition d erasmus 2d de les décliner aussi dans toutes les filières c'est à dire de le faire à l'université dans les écoles d'ingénieurs dans les filières d'apprentissage et 7 erasmus apprentissage pour moi est un élément extrêmement important de cette ambition qu'on doit porter pour montrer que quelle que soit la filière qu'on choisit on a la possibilité d'avoir une expérience européenne et qu'on la valorise et donc c'est pourquoi je souhaite aussi danser cycle européen on puisse évidemment valorisé par des crédits universitaires dans la formation le passage au moins six mois dans un autre pays européen ça suppose pour ce faire aussi qu on le finance c'est pour ça que j'ai rappelé l'engagement de la france à financer un budget européen ambitieux qui portent nos priorités actuelles mais qui accepte aussi de financer des priorités nouvelle dans laquelle il doit y avoir un volet pour l'éducation et la recherche dans lequel on doit apporter justement cette ambition de financement de l'erasmus c'est ce que portera la france dans le cadre de sa contribution et ce que je souhaite aussi que nous puissions financés par de nouvelles ressources propres comme la taxe numérique ou la taxe co2 je vais poursuivre le mouvement inquiétez pas je continue les tours merci d'être donc dans les vosges moi aussi je suis chef d'entreprise et je sais en étant assez jeune on m'a appris que il fallait une vision pour pour qu'une entreprise puisse avancer et ça ça vaut pour soi en tant qu'individu mais ça vaut surtout quand on parle d'europe est ce que enfin quelques serait la vision de l'europe la stratégie à mettre en place quand on voit qu'à la russie les etats-unis que cas des tensions qu'on n'intervient nous unitaire à la unilatéralement pardon avec avec l'angleterre avec les états unis en syrie quelle quelle est la stratégie à mettre en place et quel est le périmètre aussi parce que les gens ont du mal à comprendre quel est le périmètre de l'europe et où est-ce que ça s'arrête et est-ce que ça commence ou aussi ou est-ce que jusqu'où ça peut aller et où est-ce que ça s'arrête surtout alors c'est en effet une question essentielle j'ai essayé d'apporter une réponse très détaillées dans le discours que j'ai fait et quelques mois la sorbonne mais je vous réponde de manière très succincte donc forcément schématique mais en vous donnant à la fois l'horizon et puis le chemin auquel je crois en tout cas c'est pas c'est une vision il y en a beaucoup d'autres mais il faut au moins en avoir une pour la défendre et souvent trop comment on n'avait pas en défendez pas grand chose alors moi je crois qu'à horizon de 20 ans on aura un premier cercle d'europe est ce que ce sera encore quelque chose qu'on appelle l'union européenne mais faisons cette hypothèse le cert d'europe large il doit aller jusque à la turquie et la russie alors est ce que l seront dedans ou pas général de gaulle disait que c'était de l'atlantique à l'oural donc ils incluent est en tout cas une partie de la russie actuelle ça pourrait être le sens de l'histoire ça dépend du choix que les russes feront à terme mais en tout cas nous devons avoir cette europe large qui sera quoi une un espace de valeur et de circulation de personnes c'est un peu ce que préfigure aujourd'hui le conseil de l'europe qui est basée à strasbourg avec une juridiction déjà commune la cour européenne des droits de l'homme et c'est ce que préfigure l'union européenne pour partie mais ça peut pas être l'union européenne actuelle qui sera aussi large parce que il faudra des règles très simples et justes quelques politiques mises en commun mais pour moi à une partie de ce qu'est le marché unique sans doute aujourd'hui une communauté de valeurs d'intérêt durée diction si on arrive à faire ça ça veut dire qu'on aura réussi à arrimer à l'europe l'ukraine et les balkans qui si on ne le fait pas se tourneront vers la russie la turquie peut être même l'iran et donc au sein des frontières géographiques et historiques de l'europe porteront des visions et des risques profond et je le dis parce que bien souvent quand on parle par exemple des balkans ont dit ces terribles il faut surtout pas les prendre la nature qui fait peur à mesure qu'on a peur de l'autre et finit à être apparaître à nos portes et donc ils sont aujourd'hui dans une situation différente la question c'est comment on leur donne une vision et on les à rim j'ai rappelé non mais fait venir je vais je vais y venir non justement alors ça c'est le socle c'est le socle de base que je décris l'a donc ce socle de base il doit pas décider de tout il est passé pas l'union européenne telle qu'elle est aujourd'hui avec autant de règles et la commission qui intervient tels que le nèg nous l'avons nous même décidé avec ce niveau de contrainte j'ai derrière moi même rappelé ce matin on doit donner aux balkans cette perspective mais elle n'est pas possible donc on a pas pour l'europe telle qu'elle est intégrée davantage cette europe est réparé cette europe parce que telle qu'elle fonctionne aujourd'hui à 28 et demain à 27 elle ne marche pas donc je suis pas favorable à un élargissement sans que lui et précédé un véritable approfondissement et une recomposition mais vous m'avez demandé la vision donc je vous la donne après je vais vous dire ensuite le chemin pour moi la vision c'est que cette europe là plus large ce doit être ça doit être ce cercle là et après la question géostratégie qui lui sera posée c'est ce que on arrive à cette europe là plus large la russie et la turquie et comment et plus on les a ri mieux c'est parce qu'il faut pas se tromper si on laisse la turquie dérivés sur une vision panislamiste ou dans des tensions géopolitiques terrible ce sera à nos frontières et ce sera très mauvais pour nous et donc notre intérêt est aussi qu'on arrive à trouver moi j'ai proposé qu'on arrête l'hypocrisie d'un accord d'intégration la turquie qui aujourd'hui ne respectent en rien les règles de l'europe mais qu'on ait une forme d'accords de coopération qui permettent au moins d'avoir un dialogue permanent moi même gelé depuis le début je suis d'accord sur à peu près j'exagère je suis en désaccord sur énormément de choses avec le président erdogan mais je lui parle tous les dix jours je n'ai reçu à paris parce que c'est essentiel d'arrimer la turquie m sinon ils ne se tourneront donc ça c'est pour moi le cercle plus large c'est au fond le conseil de l'europe plus la base de ce qu'est l'union européenne aujourd'hui sans les complexités ensuite tu auras un cercle plus restreint qui est sans doute une part de l'union européenne plus intégrée qu'on a aujourd'hui qui est une europe où on aura fait mieux fonctionner l'ue rend l'union européenne c'est à dire l'europe de schengen avec des règles de marché unique et donc on a une vraie intégration en termes de liberté de capitaux de personnes de marchandises des des sécurités communes des biens communs qu'on défend et donc c'est une europe qui aura une politique migratoire une politique justement de défense de politique étrangère commune et qui sera donc un deuxième cercle c'est ce qu'on a commencé à inventer mais je fais une incise dans ma vision pour répondre à votre point aujourd'hui l'europe n'a pas de politique de défense est donc aujourd'hui vous avez en europe deux membres permanents du conseil de sécurité que sont la france et la grande bretagne elles doivent prendre leur responsabilité au titre de la communauté internationale ce que nous avons fait à quelques jours et si vous souhaitez plus tard dans la question je peux revenir sur le sujet de la syrie très précisément mais nous l'avons fait dans un cadre de légitimité internationale et au nom de nos valeurs et c'est d'ailleurs pour ça que l'europe nous a soutenus et bien évidemment nous l'avons fait en coordination en coordination mais personne d'autre en europe ne pouvait le faire que nous parce que nous avons à la fois cette politique étrangère nous sommes membres permanents du conseil de sécurité nous avons cette politique de défense mais ce que nous sommes en train de faire et 7 depuis le mois de juin dernier une première c'est que nous avons construit une politique européenne de défense commune avec une coopération structurée et donc des règles des projets qui émergent nous avons décidé du principe d'un fonds européen de défense pour les finances et qui est en ce moment même au parlement et donc pour moi la vision à 15 ans et que ce deuxième set de l'europe il a justement les éléments de des éléments de souveraineté comme je disais c'est tout à leur complémentaire à la souveraineté nationale ce qui n'est pas le cas du premier cercle est il à face aux migrations au sujet de défense au numérique aux sujets commerciaux la capacité à faire avec une voix forte et très coordonnée et donc il a des règles plutôt de majorité qualifiée et c'est un espace intégré soit les 27 ont réussi à converger et être dans cet espace soit on est un peu moins et je souhaite que pour passer ce cap je vais revenir sur le processus on ait pris nos responsabilités puis un troisième cercle à mes yeux vers lequel on ira qui encore plus intégrée où il ya la défense de tous ses biens communs ces éléments de souveraineté mais où on partage en plus une monnaie des politiques d'investissement de convergence très fort on peut mettre en commun même des politiques comme on est en train de le décider par exemple avec l'allemagne où on a décidé qu'on allait avoir le même impôt sur les sociétés ensemble on fait converger nos systèmes de chômage est donc cet espace là c'est le dire le seul qui est compatible à terme avec une unité monétaire c'est celui qui permet d'aller vers une plus grande coordination et intégration c'est l'espace central d'une europe où pour moi on a nos pays qui sont là mais qui sont beaucoup plus coordonnés qui ont décidé d'une zone euro plus intégrée mieux coordonner parce que si la zone euro ne décide pas de mieux intégrer ses politiques sociales et économiques elle se démantèle rats c'est une évidence et donc faut faire un choix binaire soit on décide de renoncer à une monnaie commune soit on décide d'aller vers cette plus grande coordination et intégration avec un vrai budget des responsabilités solidarité commune voilà en quelque sorte si vous voulez les trois serres que je vois à horizon 20 ans ça suppose que il y ait une avant-garde européenne qui décide de proposer c'est ce que la france a fait cette vision là moi je l'exprimé à la sorbonne et je la défends chaque jour et que ceux qui veulent la poursuivre puisse aller ensemble sans être bloqués parce qu'ils ne veulent pas et donc qu'on sorte de cette règle ou en quelque sorte la paralysie est fait par la règle de l'unanimité moi je ne sais pas dire quel sera le périmètre de chacun de ces cercles il doit être laissé libre à chaque pays d'y adhérer ou pas et d'ailleurs au moment où on définira cette stratégie moi je demanderais aussi au peuple français et donc c'est un choix souverain il doit pas y avoir de ruse de l'histoire dans cette affaire mais celui qui veut pouvoir avancer doit pas être bloqué par l'autre est à cet égard moi je considère que le vote français il ya douze ans le fait qu'il ait bloqué tous les autres pays européens y compris ceux qui d'eux qu'ils étaient prêts avant c était une erreur on aurait dû laisser ceux qui voulaient avancer nous on avait dit non on n'avançait pas mais en méthode je souhaite que l'on puisse laisser cette marge de manoeuvre de dire ce qu'ils veulent proposer proposent ils font le maximum pour convaincre et puis ce qu'ils peuvent et veulent suivre le font les autres non mais la porte est toujours ouverte avec des règles pour rentrer et donc je crois - à ces cercles concentriques parce que d'une part c'est ce qui nous permettra d'avoir un continent en paix avec des valeurs communes et c'est la clé si nous réussissons l'europe nous rétrécit sont l'europe des valeurs et moi je ne veux pas voir comme on est en train de voir émerger au dans les frontières même de l'union européenne par faiblesse un recul de l'état de droit est une forme de résignation nous avons reculé par rapport aux ambitions initiales du conseil européen des droits de l'homme mais je ne veux pas voir non plus une europe qui se paralysent par ses complexités c'est mon deuxième cercle c'est cette europe de la souveraineté de la puissance qui a aussi une politique culturelle éducative commune et je crois dans une monnaie commune s'il ya cette coordination voilà la vision elle suppose que quelques états prennent le risque de proposer de se coordonner elle suppose en méthodes qu'on dise celui qui bleus celui qui n'est pas pour ne bloque pas les autres mais la porte est toujours ouverte elle suppose enfin que dans les prochains mois les uns et les autres planifie proposent leur vision est que nos élections européennes puissent se jouer sur la clarté de ses choix qui est pour le statu quo statu quo amélioré qui est pour une avancée dans quel sens qui est pour le démantèlement de cette europe parce qu'il veut retrouver plus de simplicité pense-t-il mais vous avez raison faut une vision je crois simplement que le statu quo n'est plus soutenable parce que le statu quo il fait que des cas une crise internationale nous ne sommes pas crédibles dès qu'il ya une guerre commerciale nous ne sommes pas pertinent dès qu'il y a des défis industriels nous prenons trop de temps voilà on a fait énormément de choses en europe déjà pour les améliorer mais nous sommes à un moment où des choix stratégiques majeurs s'imposent c'est au peuple de les décider mais moi je pense que le principal risque que prendraient les dirigeants c'est ne rien proposer parce que ça voudrait dire implicitement qu on ne laissera pas aux générations à venir la possibilité de faire ce choix donc voilà la vision de la manière la plus je l'espère clair possible avec sa part de de caricaturer de simplisme et utile je continue c'est continue président je voudrais revenir sur quelques points qui ont été soulevées notamment la votre réponse tout à l'heure par rapport à la légitimité de l'attaquant syrie je suis désolé moi je suis militaire en retraite de l'armée de l'air lorsque nous est nous sommes intervenus en libye en 2011 nous avions une résolution de la 1973 votée par le conseil de sécurité de l'onu samedi dernier je crois que vous n'avez pas obtenu 7,7 sous mandat de l'onu donc je suis très étonné que vous osiez parler de légitimité et vos apprentis c'est votre question je n'aurais peut-être pas la question parce que au départ on était pour le monde était parti pour l'europe mais là je n'en profite pour intervenir là dessus donc mathieu alors ma question était plus technique et plus complexe vous parliez de plus de démocratie en europe donc là nous avait parlé par rapport à la crise financière naturellement nous avons plus de mal à en sortir que les autres pays ont fait effectivement non j'ai pas dit ça j'ai dit que l'europe avait mis plus de temps par exemple que les etats-unis la france regardez les autres pays elle a pas mis plus de temps que les autres à s'en sortir à l'heure actuelle pour les mesures de procès vol pour la procédure de déficit excessif nous sommes plus que trois pays au sein de l'union ça n'est pas là ça n'est pas la crise financière en sont nos choix budgétaires et nous n'avons pas attendu la crise financière pour être dans cette situation ça fait ça fait la décision date de 2009 la décision du conseil de le déficit public excessif mais nous ça fait 40 ans qu'on est en déficit donc tu fais bien mais je vais su et s'était passé 40 ans s'était pas excessifs puisqu'on était dans les critères on était dans les critères définis par maastricht après on les a dépassés je vous répondrai en plus donc en fait dans le cadre de procédures pour déficits excessifs il y à des recommandations qui sont fournies par le conseil de l'union européenne et la commission sur de recommandation de la commission et celle ci peuvent ne pas être rendus publics dans le cas où l'état se conforment naturellement à suivre ces recommandations donc pour la grèce pour l'irlande et pour le portugal ils ont été rendus publics parce que l'état ne s'est pas conformé immédiatement pour la france elle ne sont pas rendus publics et est ce que pour obtenir plus de démocratie en europe vous souhaitez modifier cette disposition de l'article 126 de manière à ce que les peuples aient connaissance de ce que l'union européenne demande dans ses recommandations sur le dernier point je vais revenir quand même parce que il faut faire la clarté sur tous les sujets oui parce que derrière ce qu'il ya c'est toujours cette implicite que il y aurait une politique de la commission avec les états les plus forts et une autre avec les petits états si on veut lever toute ambiguïté faut que les règles soient transparentes pour tout le monde donc autant dire que en effet on le rend public parce que de toute façon c'est toujours public parce que vous savez si vous connaissez la vie bruxelloise vous savez que elle est hantée par les fuites et donc même si c'est pas rendu public ça fait la une du financial times ou des journaux on va pas se mentir entre nous je préfère que les règles soient claires et qu'elles soient publiques et vous savez l'union européenne rend aussi des règles des préconisations dans ce qu'on appelle le semestre européen qui est la partie réforme elles sont également public et moi je souhaiterais d'ailleurs qu'elle alimente davantage nos débats nationaux parce qu'elles sont publiques ne veut pas dire pour autant qu'elles sont commentés partager discuter mais qu'elle soit publique et qui est rien de caché oui parce que sinon ça alimente une forme de paranoïa alors je vais répondre quand même sur le sujet crise financière est d'abord sur la syrie la libye celle attaque face c'est la tacc de la communauté internationale international contre un état souverain et son dirigeant il faut à ce moment là un mandat de l'onu les interventions de trois pays membres permanents du conseil de sécurité des nations unies dans la nuit de vendredi à samedi nepal attaques contre le régime syrien nous l'avons dit avant et après il n'y a d'ailleurs pas eu un seul blessé du régime syrien c'est dans le cadre légitime ça d'ailleurs été reconnue et c'est pour ça que j'ai utilisé ce terme des nations unies la simple conséquence de la violation répétée de plusieurs traités internationaux et résolutions du conseil de sécurité et donc en syrie je vais vous donner très précisément le cadre de notre opération est ce que nous faisons la france en syrie elle est engagée dans une guerre dans le cadre d'une coalition internationale contre des terroristes légitimité et légalité internationale parfaite ils nous ont attaqués c'est tara cac s'est organisé l'attentât du bataclan c'est la seule guerre que nous menons en syrie la seule contre des ch et tous les groupements terroristes et nous continuons à le faire par voie aérienne puisque c'est ainsi que procède la coalition il ya ensuite une autre guerre qui est aujourd'hui menée en syrie celle de bachar el-assad contre son propre peuple guerre qu'il mène pour partie contre les terroristes mais pour partie aussi contre des rebelles politiques qui ne sont pas des terroristes avec des sacrifices massives contre sa population qui ont donné lieu aux dénonciations des derniers mois et des dernières années cela fait plus de sept ans que ça dure face à cela nous n'avons nous avons décidé en conscience de ne pas contrairement à la libye ou l'irak déclencher une guerre et moi j'ai toujours assumé ce choix d'abord parce que je ne veux pas envoyer l'armée et nos forces terrestres en syrie et ensuite parce que je crois on ne se substitue pas à la souveraineté d'un peuple donc j'assume ce choix mais nous avons eu une action résolue pour que le droit international soit respecté dans le cadre de cette guerre c'est ce qui fait que la france depuis plusieurs années a mené au conseil de sécurité des nations unies plusieurs initiatives pour que en particulier les armes chimiques ne soient plus utilisés en septembre 2013 une résolution a été prise qui prévoit d'ailleurs la contrainte et le recours à la force si elles n'étaient pas respectées qui prévoyait l'interdiction de toutes les armes chimiques la russie l'a voté et le régime de bachar el-assad c'est à ce moment là dit à ce moment-là a accepté de s'y conformer il l'a plusieurs fois trahi sans que nous en ayons l'épreuve nous avons obtenu les preuves de la tacc du 7 avril et nous avons pu attribuer cette attaque nous aurions pu donner un mandat dans le cadre du conseil de sécurité qui ensuite a été bloqué par un choix russe méthodiquement organisé depuis l'automne dernier la russie à l'automne dernier à démanteler le mécanisme d'attribution des attaques chimiques processus dit jim de l'organisation internationale de lutte contre les armes chimiques et là impuissante est en quelque sorte la communauté internationale elle s'est ensuite opposée le surlendemain des attaques chimiques au conseil de sécurité à une demande de la collectivité internationale pour que l'organisation internationale de lutte contre les armes chimiques se rendent tout de suite sur place et elle ne l'a autorisé que dix jours après quiconque sait et puisque vous êtes un ancien militaire vous le savez parfaitement sous 48 heures le chlore se dissipe il est impossible de retrouver la moindre trace et donc la question qui était posée à la communauté internationale était de savoir si l'action diplomatique qui étaient menés été respectées ou foulé aux pieds dans un cynisme confondant et c'est la démonstration politique que voulait faire les alliés de bachar al assad en particulier les russes nous avons donc conformément aux lignes rouges établi depuis le début de mon mandat rappeler à la russie le jour où vladimir poutine est venu en france confirmée le lendemain par vladimir poutine dans la presse française simplement dit ce que nous avions décidé de faire dans le plein cadre de légitimité internationale mais en décidant la frap coordonnées de trois sites de production et transformation d'armes chimiques sans qu'il y ait la moindre victime sans déclarer la guerre en quoi que ce soit au régime et en veillant à ce qu'il n'y ait aucune escalade c'est exactement ce qui s'est passé sur le terrain et c'est dans ce cadre là que nous avons agi nous continuons à agir enfin de deux manières sur le plan humanitaire nous l'avons fait avec la résolution 29 01 il est quelques semaines qui a été voté par là réussie par parce que nous sommes beaucoup intervenus mais qui n'est pas respectés y compris par la russie puisqu'il continue à avoir des survols mais qui a permis un peu d'améliorer le travail des ong et donc notre souhait que nous puissions aller plus loin par ces résolutions pour permettre les évacuations et protection des personnes civiles et nous avons décidé d'accompagner ces ong sur le terrain et j'ai annoncé hier 50 millions d'euros supplémentaires pour accompagner dans les différentes zones problématiques et delibes en particulier qui est à venir mais aussi dans les zones qui sont détenus par le régime syrien accompagné l'intervention à l'égard des populations fragiles pourquoi parce que c'est notre devoir humanitaire mais parce que c'est aussi la seule condition pour préparer demain parce qu'imaginez ces millions de femmes et d'hommes et parfois d'enfants qui vivent depuis des années sous les bombes qu'ils considèrent que la communauté internationale les abandonne ils ne sont parfois récupéré que par qui par des groupements terroristes ou radicaux qui en feront des bombes humaines pour demain et donc c'est notre devoir d'être beaucoup plus présent et c'est aussi cela que je cherche à faire avec les états unis d'amérique les convaincre de rester dans la durée pas sur le plan militaire contrairement à ce que certains ont dit mais sur le plan diplomatique et humanitaire et enfin notre action en syrie c'est une action diplomatique pour préparer la syrie de demain le jour où on aura terminé la guerre contre hadès c'est de préparer une transition démocratique pour qu'il y ait un régime syrien respectueux des minorités et de tous les équilibres qui évite de nourrir un nouveau terrorisme ça suppose de parler au régime de bachar el-assad à tous ses alliés aux puissances régionales mais aussi aux puissances des nations unies pour construire un cadre constitutionnel et des règles d'élection qui permettront aux syriens sur le sol syrien mais aussi aux millions syriens qui ont dû s'exiler et qui sont réfugiés en jordanie au liban turquie en europe aux états-unis de pouvoir voter et décider de leur avenir je voulais être très précis parce que c'est un sujet important et je vis raison de le souligner sur un dernier mot sur les sujets financiers il ya des règles dont nous nous sommes dotés au moment de la convergence en matière de déficit public et de dette publique nous sommes aujourd'hui en procédure nous sommes en train d'en sortir je suis tout à fait favorable à ce que les ses règles et toutes les recommandations qui en découlent soient rendus publics parce que et qu'elles soient rendues publiques pour tout le monde et que les règles soient transparentes à l'égard de tous les états membres d'abord parce que les gens voient la réalité des choses parce que comme je le disais il ya des fuites toujours et parce que c'est plus clair pour nos concitoyens et je pense plus c'est un élément de crédibilité aussi pour la commission comme pour le parlement maintenant la france a été à plusieurs reprises en procédures de déficit public excessif d'autres pays ont connu la même crise financière parfois d'ailleurs des récession plus dure que nous l'allemagne a été en récession plus durement que nous en 2009 elle n'est pour autant pas rentrer en procédures de déficit public excessif est donc le problème budgétaire que nous avons n'est pas seulement lié à la crise financière c'est aussi un problème français c'est que bien souvent nous avons fait le choix en france et d'ailleurs on a souvent ce réflexe de dire dès qu'on avait un problème on crée de la dépense publique pour le régler plutôt que de régler les causes du problème ses racines les dysfonctionnements les injustice profonde qui vont générer ce problème on crée de la dépense publique en pensant que la dépense publique c'est la banque on m'a encore interpellé récemment sur ce sujet devait mettez plus d'argent sur les hôpitaux mais je dis je vais le faire parce que je pense que nous devons le faire si on réorganise enfin c'est votre argent c'est celui des impôts et de la dette c'est les deux seuls moyens de financer au xénon c'est les banques la dette c'est pas vrai on se financent sur les marchés et il n'est jamais bon d'insulter son banquier mais c'est nous ou les générations à venir qu'ils paieront et ce problème est un problème profond français depuis des années qui fait que nous n'avons pas voulu nous attaquer à la racine de nos difficultés que nous avons préféré le corrigé avec l'argent public ou bien que l'argent public c'était l'argent du contribuable ou des enfants être mais je voulais très précis sur ce point pour décorer les de la crise financière mais je crois que nous sommes en train d'en sortir parce que nous faisons des efforts des réformes aussi en profondeur et nous continuerons sur cette voie et donc oui à la transparence fait poursuivre par la bon jour merci le merci monsieur le président de nous donner la possibilité de vous donner des questions c'est quand même une chance alors moi j'ai une question de gouvernance et de puissance effectivement c'est sur l'europe spatiale en fait ma question est qu'aujourd'hui l'europe spatiale est un petit peu comment dire en descente face notamment à la concurrence américaine face à la puissance donc qui est affiché et finalement nous par rapport à ça on a quand même des projets qui disent on ne sont pas concurrentielles et une organisation qui à mon avis n'est pas non plus optimisée donc ma question est est ce qu'on ne devrait pas aujourd'hui mais beaucoup plus de moyens sur le réutilisables même si on veut continuer ariane 6 et en parallèle est ce qu'on ne doit pas aussi donner la chance à une nouvelle organisation beaucoup plus légères notamment peut-être les start up parce qu'effectivement cette europe elle est magnifique mais elle est extrêmement lourde en voilà merci alors la situation à laquelle vous faites référence implicitement c'est en effet ariane 6 contre le petit lanceur de space x d'abord il faut pas se tromper space x à l'apparence d'une start up mais c'est une entreprise américaine largement financée par le contribuable américain et donc le modèle économique de space x est en effet beaucoup plus ramassé fait créé des petits lanceurs avec plusieurs ratés mais ils arrivent avec des prix de marché très bas dans le marché libre et auprès d'industriels européens chinois américains parce que il a d'autres projets avec les agences américaines où il est surpayé et donc là-dessus ya un premier point c'est qu'on ne doit pas être naïf si on veut avoir une politique industrielle on doit pas simplement toujours essayé de regarder les champions européens est sûr que nos acteurs européens respectent tout règle faut que les règles du jeu soient les mêmes et donc je souhaite qu'on s'assure en tout point que la concurrence sur le marché spatial aujourd'hui suit des règles saines je n'en suis pas persuadé ça c'est le premier point parce que c'est la réalité ce que je vous dis et aujourd'hui nous sommes pas allés au bout des démarches et des investigations et moi je suis désolé mais quand j'ai des acteurs qui en effet prennent des commandes aspect 6 à des prix très bas parce que space x peut vendre d'autres lentement lancement très cher à l'administration américaine c'est un biais de marchés et dans l'espace européen n'a pas le droit de le faire n'a pas droit de le faire vous êtes sanctionné mais donc l'incohérence elle est là c'est mon point donc avant de changer notre propre modèle industriel on a un premier point d'incohérences c'est que nous n'avons pas une politique industrielle et commerciale qui est cohérente par rapport à nos intérêts et nous ne soulignerons pas suffisamment assez les formes de concurrence faussée même quand elles sont cachées qui peuvent exister ensuite ça suppose une responsabilité de tout l'écosystème en effet européen qui quand on regarde ce que font les américains sur d'autres sujets auraient un intérêt à acheter européen si nous voulons que la filière soit forte ensuite troisième point il y à la restructuration de la filière industrielle nous avons faut bien le dire tardé à passer vers les petits lanceurs et les lanceurs de moyenne taille en étant convaincu que l' aventure américaine ne fonctionnerait pas et donc l'europe est restée trop longtemps sur un des hésitations à l'égard de ariane 6 avec des transitions trop longue et c'est ce que nous payons aujourd'hui alors qu'est ce qu'il faut faire pour cela un réorganiser la chaîne ça commençait à être fait avec sur la partie lanceurs avec le regroupement de plusieurs acteurs il faut poursuivre ces regroupements qui évite les coûts de coordination il faut ouvrir à l'innovation ouverte et moi je suis tout à fait favorable à deux choses qu'on utilise le financement d' innovation de rupture pour le spatial j'ai défendu cette idée et la commission européenne a repris l'idée d'une darpa européenne nous devons avoir un volet spatiale dans le cadre de celle-ci et qu'on finance innovation radicale par des start up qui viendront aussi concurrencer nos propres acteurs mais pourront être en coopétition avec ces derniers et permettre d'améliorer l'offre industrielle européenne la rendre moins cher et réduire les coûts de fonctionnement j'y suis totalement favorable pardon non mais ces essais c'est la politique que la france poussera enfin je pense que nous pouvons encore faire davantage en confirmant nos investissements et en accélérant justement les délais et en accélérant les commandes pour que sur cinq rien de 5 m e on est justement une accélération qui permettent la rentabilité du processus et pour qu ariane 6 soit un projet de plus en plus rentables qui permettra de financer encore plus d'opérations ça veut dire quoi plus de commandes européennes une accélération de la visibilité donnée par ses commandes et donc une politique cohérente à la fois de recherche et sur le plan industriel je crois qu'il a pas de fatalité mais vous avez raison nous sommes à un moment critique de l' aventure spatiale que l'europe apporté avec les états unis et sur laquelle aussi aujourd'hui nous sommes bousculés simplement il faut des choix clairs et donc vous l'avez compris c'est 13 illustratif pour moi de la conviction qui est la mienne quand je parle de souveraineté pas naïveté on est un espace ouvert ne doit pas être naïf et accepter des règles plus favorable chez d autres une politique industrielle volontaires et une politique d'innovation pour que les startups puisse émerger et améliorer notre offre je reviens là je reviendrai vous inquiétez pas je fais le tour bonjour donc merci monsieur le président d'être là donc j'aurai une question à vous poser concernant l'égalité femmes-hommes comme c'est la grande cause du quinquennat français et que manifestement en europe les divergences de situation entre hommes et femmes sont assez importantes je voulais savoir s'il ne serait pas temps de faire une politique commune spécifique sur ce sujet et qu'elle serait éventuellement les pistes pour faire que par exemple la conciliation vie professionnelle vie privée puisse être similaire dans les différents pays européens que le congé maternité par exemple puisse est similaire puisque en fait quelque part ça une incidence aussi d'un point de vue de la concurrence etc en fait ce ne soit pas les femmes qui est y compris aussi la fécondité la natalité notamment des pays de l'est que ce ne soit pas voilà les femmes qui payent le manque de coordination sur ce sujet vous avez raison de rappeler l'importance de ce sujet sur lequel moi je me suis engagé des avants d'ailleurs les les scandales qu'on a vu émerger outre atlantique et qui ont conduit à un réveil internationale sur le plan français c'est exactement dans cette ligne que nous nous dirigeons avec une loi qui est en train d'être discuté fin qui va être discutée qui permettra de lutter contre toutes les formes d'inégalités les violences évidemment les harcèlements mais également qu' en terme d'égalité salariale permettra des avancées et nous aurons en france au mois de juin un rapport parlementaire qui permettra de faire évoluer le congé parental vers plus d'égalité et permettent justement cette conciliation beaucoup plus harmonieuse entre vie familiale et vie professionnelle et surtout une égalité dans la manière d'élever les enfants alors je veux pas présenter ce débat mais simplement dire que pour ce qui est de la france je suis favorable à ce qu'on aille vers une plus grande égalité de conditions et donc qu'on puisse à travers ce que ce rapport permettra de faire aller vers plus d'égalité il en définira les modalités mais je crois que c'est un élément indispensable de l'égalité salariale hommes femmes pourquoi parce que bien ou bien souvent cette inégalité alors elle peut se construire de manière inique ce qui n'excuse table et inexplicable par des choix et du sexisme mais elle se construit aussi insidieusement par les carrières et parce que c'est aujourd'hui le congé maternité qui est pris parce qu'on prend les retards dans les carrières parce que les maisons les anticipations des employeurs sont ainsi faits etc etc et ça ça ne se voit pas cet insidieux et donc il faut changer les comportements c'est ce que permettra cette réforme au niveau européen nous devons aussi d'apporter il y as au parlement européen et en ce moment une directive qui est discuté sur l'égalité hommes-femmes et ses sujets de congé je suis favorable à ce qu'au niveau européen nous allions dans ce sens j'ai alerté simplement les parlementaires européens ce matin parce que le aller vers un système sain pour les plus jusqu'au boutiste obligatoire est financé par les indemnités journalières maladie ce qui était extrêmement contraignant est ce qui était complètement contraire à nos critères par ailleurs de compétitivité parce qu'on aurait énormément à charge et évidemment les cotisations sociales pour toutes les entreprises donc moi je suis favorable à ce qu'on le fasse mais est-ce qu'on est un financement qui soit compatible avec nos priorités par ailleurs donc il faut juste là aussi comme souvent sur nos débats européens moi je suis d'accord sur le principe je souhaite qu'on de mettre en oeuvre mais je souhaite qu'on adopte d'autres modalités ou plus de souplesse dans les modalités et donc c'est pour ça qu'il faut toujours distinguer l'un et l'autre mais c'est un sujet sur lequel l'europe doit s'engager elle aussi pourquoi parce que c'est un sujet qui est au coeur moi je considère du projet politique que nous portons on peut pas dire qu'on est progressiste si on se bat pas pour l'égalité hommes femmes parce qu'on peut pas dire qu'on est progressiste si on décide que la moitié de la société l'humanité n'a pas les mêmes droits les mêmes accès on peut pas dire qu'on est progressiste si on accepte des violences du quotidien des violences cacher des humiliations ou du harcèlement et donc c'est ce sujet il s'allie aujourd'hui beaucoup plus les hommes que les femmes c'est ça les terribles et que certains n'ont pas compris et je crois que cette période que nous vivons a permis c'est que la honte a changé de camp la honte elle est passée du côté de ceux qui font de la discrimination qui procède à ces violences et il faut pas perdre ce momentum comme on dit et au delà de ce sujet qui est moral qui est profondément politique au sens noble du terme c'est que c'est bon pour la société et l'économie d'avoir une société inclusive où les femmes sont à parité j'ai jamais vu une entreprise innovante qui n'était pas paritaire je vous le dis très franchement j'ai jamais vu un écosystème où on innover ou en avance et qui ne soit pas paritaire donc c'est bon pour nous aussi et tous comporte par ailleurs donc pour toutes ces raisons voilà ce qu'on fera sur le plan français mais c'est aussi un combat qu'on mènera au plan européen c'est continuer là je fais à chaque fois les hier il ya ce jeune garçon qui il doit être benjamin [Applaudissements] le président je m'appelle alexandre j'ai 10 ans et j'aimerais vous poser une question bonjour avec 100 dantesque on aura tous la même carte d'identité européenne merci beaucoup et bravo d'être là parce que c'est formidable que ta génération commence déjà à préparer toutes ces réflexions et puis se saisissent de ce sujet parce que beaucoup de choses qu'on dit comme tu l'as compris quand je répondais à la question tout à l'heure sur la vision c'est sans doute telle génération qui aura à le faire et font peut-être que ma génération pourrait vivre avec l'europe telle qu'elle est et qu'elle pourrait faire l'économie d'une réforme mais je suis sûr d'une chose c'est que si ma génération ne se bat pas pour changer l'europe pour faire les réformes en france ta génération n'aura plus le choix ça je suis à peu près sûr de cela donc réfléchi en effet et travaille sur l'europe dès maintenant parce que peut-être que moi je n'arriverai pas à faire tout ce que je veux peut-être que cette cette génération n'arrivera pas à faire tout ce qu'elle veut parce que c'est dur parce qu'elle est contrainte mais elle aura réussi si elle donne le maximum de liberté de choix ta génération donc c'est peut-être toi qui arrivera à faire ce que j'aurais raté alors alors entendons nous bien de ce qu'on met derrière le mot car d'identité moi je ne crois pas que les nationalités et les nations se dilueront dans l'europe et je crois pas j'ai d'ailleurs toujours été moins vigilant je crois à une à la souveraineté nationale la souveraineté européenne je crois que l'idée qu'on abandonnerait nos identités culturelles ou autres et même nos nationalités je le souhaite pas pour ma part parce que je pense que ces différences sont fécondes mais je pense qu'on peut les conjuguer dans un projet politique commun ou la souveraineté européenne s'ajoute aux souverainetés nationales et donc tu seras toujours français belges allemands et espagnols et c'est formidable parce que c'est une histoire c'est une construction d'un pays est une force et aussi d'une souveraineté populaire mais on ira vers j'en suis sur un projet comportera plus ensemble mais je pense que assez vite on ira vers une carte d'identité européenne avec des différences nationales pourquoi parce que l'un des défis que notre europe a d'ores et déjà aujourd'hui à vivre c'est le défi de la circulation des personnes et des migrations et ça fait peur partout en europe je vois bien ça fait peur je peux te dire c'est le sujet sur lequel quand tu es président de la république tu te fais le plus attaqués parce que il ya des gens qui voudraient que tu sois plus généreux avec ce qui arrive il ya des gens qui voudraient n'accueillir personne et parce que c'est un sujet qui a un qui a à voir avec le rapport à l'autre à l'étranger et c'est le rapport le plus passionnelle traumatique d'une nation d'un continent c'est ce qui fait le plus peur l'étranger et donc c'est un défi pour l'europe aujourd'hui et la carte d'identité européenne dont tu parles c'est une partie de la solution je vais t'expliquer pourquoi aujourd'hui dans notre europe nous avons des circulations de personnes libres c'est ce qui nous a fait et puis nous avons à faire face à des politiques enfin des politiques à des grandes migrations il y en a eu il ya quelques années qui était lié à la crise en syrie dont nous avons parlé et qui venait de la syrie l'afghanistan et des balkans ou plusieurs millions de personnes ont déferlé en europe et qui était pour une écrasante majorité des réfugiés politiques ils ont été accueillis dans plusieurs pays la france en a eu très peu parce que ils avaient pour beaucoup tant envie de venir en france parce que le chômage était trop élevé ils sont allés beaucoup en allemagne en autriche en suède dans les pays où il y avait beaucoup d opportunités pour eux et qui les ont accueillis ça a été une charge énorme et ça a beaucoup déstabilisé les sociétés dans ces pays et nous avons maintenant depuis plusieurs années une pression c'est à dire des gens qui viennent dans des conditions affreuses parfois leurs familles meurent dans la méditerranée où le sahara et viennent d'afrique et sept nouvelles ces nouvelles migrations elles sont liées au changement climatique parce qu'ils viennent de pays où ils n'arrivent plus à vivre parfois aux crises politiques qui a dans leur pays dans l'est de l'afrique tu vois en ethiopie en somalie nord ce qu'on appelle la corne de l'afrique tu regardes la carte ça fait comme une corde ou pas ce qui est de la pauvreté dans leur pays qui n'arrivent plus à construire leur vie c'est ça ce qu'on a depuis eu deux trois ans et qui touche beaucoup la france parce qu'il ya beaucoup de pays anglophones d'afrique qui sont concernés parce que nous avons cette histoire avec l'afrique et beaucoup viennent en afrique ce qui fait que l'année dernière on a eu une centaine de milliers de demandes de papiers ce qui est beaucoup c'est presque inédit mais c'est pas autant que certains de nos voisins quand il ya eu la crise des réfugiés mais c'est beaucoup le seul moyen de régler cette situation dans la durée c'est l'europe nous aujourd'hui on prend des règles la france s'organise on durcit les règles pour pouvoir accompagner des étrangers qui n'ont aucune raison de rester parce qu'ils sont pas vraiment en danger dans leur pays ont créé les règles pour raccourcir les délais et mieux accueillir les étrangers qu'on doit protéger et qui ont la zil c'est ce qu'on est en train de faire il ya beaucoup de polémiques mais ça ne suffira pas faut pas se tromper ces grandes migrations dont je te parle elles vont durer des années peut-être des décennies pourquoi parce que il ya une europe qui sur le plan démographique est plutôt en train de reculer qui est riche qui est assez âgé et il ya à nos portes une afrique qui est très pauvre équipe en expansion démographique si on veut régler ce problème dans la durée il faut arrêter la guerre en afrique c'est ce qu'on fait et je veux rendre ici hommage à nos soldats faut lutter contre le terrorisme en afrique c'est une des premières causes de migration c'est ce que la france fait avec des soldats très courageux au sahel toit dans le désert faut lutter contre les trafics de personnes parce qu'il ya des passeurs derrière tout ça des gens qui profitent de la misère il faut aider l'afrique à se développer et c'est pas des idées de rêveur un de faire ça évidemment c'est notre devoir moral humain mais les gens qui pensaient que c'était fait pour les doux rêveurs ou les gens qui avaient loisirs c'est pas vrai c'est vital parce que si on n'aide pas l'afrique à réussir la jeunesse d'afrique viendra en europe c'est sûr et personne ne l'arrêtera elle est prête à prendre tous les risques elle est prête à mourir dans le sahara la méditerranée pour venir et donc nous devons beaucoup plus fortement aller vers une politique qui aidera l'afrique à se développer mais on doit aussi nous avoir une politique beaucoup plus intégré une politique commune pour gérer ces flux et donc avoir des règles d'asile c'est à dire comment tu accueilles les gens qui ne sont pas qu'ils viennent pas de nos pays mais qui sont en danger comment tu protèges des frontières européennes qu'elles soient maritimes ou terrestres et comment tu permets que chacun avec des règles qu'on a tous accepté circulent et donc pour faire ça il faut qu'on ait les mêmes règles sur le plan de l'asile sur le plan de l'accès à une nationalité européenne sur le plan de la protection de nos frontières ou de la circulation des personnes est donc face à ce défi que sans doute la génération aura encore à connaître qu'ils défient des grandes migrations en particulier qui viennent de l'afrique il faut qu'il faut créer en effet une carte d'identité européenne qui fait que tout européen pourra avoir sa carte d'identité circulez en sera quitte européens et que toute personne qui rentre à qui on donne un titre d'européens qui rentrent en grèce en italie en espagne il l'aura il sera harmonisée parce qu'on pourra plus facilement le vérifier parce qu'on luttera plus facilement contre les passeurs contre ceux aussi qui fraude contre ceux qui profitent du crime ou qui reste dans notre société qu'on peut pas accueillir parce qu on a décidé qu'on pouvait pas les accueillir qui permettra de mieux protéger les gens qu'on doit protéger et qui permettra à tous les citoyens européens de vivre plus sereinement et je pense que si on travaille bien dans les prochains mois on peut aller vers une harmonisation de ces règles et moi je pense que dans le prochain mandat européen on peut aller vers cette carte d'identité commune si on travaille bien donc c'est pas simplement un rêve d'un jeune d'un jeune homme de dix ans c'est je pense un projet qui est bon pour l'europe bon pour nos concitoyens face à un défi essentiel sur le plan moral politique avec lequel nous avons à vivre et qui est bon aussi pour protéger nos intérêts et qui peut être une réalité dans les cinq ans à venir par contre il ya beaucoup d'autres rêvent que tu auras à poursuivre pour l'europe allez-y à alors il ya une juste une question me dit internet mais j'en ai pour deux secondes d'euros bardel en 2005 nous avons voté et les technocrates bruxellois sont passés outre est il vraiment utile de donner à nouveau notre avis alors c'est c'est pas tout à fait vrai mais je comprends la question en 2005 des pays ont voté non la france c'est pas les technocrates bruxellois qui sont passés autres ce sont les pays eux-mêmes c'est la france elle même qui ensuite a décidé de repasser devant l'assemblée nationale avec une autre majorité le texte alors moi je comprends très bien cette réaction je comprends très bien le le malaise démocratique que ça a créé et c'est pour ça aussi que je veux faire ces consultations en 2005 on a un débat qui s'est très mal emmanchée personne n'avait expliqué rien sur rien on est arrivé devant les européens avec un texte qui était très dur à comprendre broussailleux et on a dit aux gens voient l'apprenez c'est oui ou c'est non vous aimez l'europe c'est oui vous avez pas l'europe c'est non évidemment les gens qui voulaient changer l'europe et puis après il ya eu ça vous a pas échappé des jeux politiques qu'ils préparaient d'autres échéances électorales il ya des gens il aimait l'europe mais pas celle là et c'était légitime et donc il n'était pas d'accord avec ce texte parfois avec l'idée qu'ils sont faisait je vous rappelle les directive bolkenstein aux autres et donc qu'ils aient dit moi je ils ont dit moi je veux pas de ça et c'est pour ça que je veux c'est j'ai cru et que nous faisons ces consultations citoyennes parce que ça permet donc que tout le monde rentre dans le détail qui est une vrai travail d'explication que tout le monde s'engage de gouvernement le président pour chasser les fausses idées parfois se confronter aux réalités mais qu' on est un débat instruits et un débat qui permettra de préparer les échéances à venir peut-être d'ailleurs des référendum mais qui ne se réduit pas à un oui ou un non et donc en 2007 entre 2005 et 2007 qu'est ce qui s'est passé on a mal préparé un référendum simpliste qui a été l'otage de jeu politique français mais où le peuple français a dit non et ensuite je suis d'accord c'est pas une bonne méthode de dire je reviens sur le vote du peuple même si c'est demandé son vote à des gens qui sont légitimes puisque ce sont les représentants du peuple mais c'est une démocratie parlementaire qui on a demandé de revenir ça n'aide pas réconcilié avec l'idée européenne donc moi je souhaite qu'on aille au coeur de celle-ci les consultations citoyennes il n'y a rien de plus démocratique le défi des élections européennes et quand un projet sera sur la table qui sera construit moi je ne prendrai aucune étape vitale aucune étape structurante sans demander son avis au peuple français je serai très clair non tu auras un moment ce point de rendez-vous et les étapes dont on parle de toute façon nécessiteront de revoir les traités parce qu'on devra aussi nous même revenir sur nos propres tabous moi j'ai mis fin à un tabou français qui existait depuis 2005 qui étaient de dire on veut plus de changement de traité parce que la paralyser européenne était liée à deux tabous et français disait plus de changement de traité les allemands disaient plus de transfert d'argent on va devoir faire les deux donc je pense que c'est utile parce qu'il ne faut surtout pas à répliquer ce qui a été fait entre 2005 et 2007 mais les technocrates bruxellois font beaucoup de bonnes choses et parfois de mauvaises choses mais cette question est un exemple parfait de ce que je dénonçais tout à l'heure s'il ya des responsables de la trahison démocratique qui a eu lieu il ya dix ans c'est pas l'europe c'est la france ait fait prendre bonsoir monsieur le président alors j'aimerais vous dire souvent plaint que vous avez évoquées au niveau de la défense européenne et surtout la capacité des pays européens à parler d'une seule voix en matière de politique étrangère par le passé les pays européens ont beaucoup de difficultés à être ensemble et donc quelles sont vos projets pour l'europe et vos solutions apportées aux problèmes de l'unique voix sur la scène internationale alors on a depuis maintenant plusieurs années une représentante permanente d'entendre spécial de l'union européenne c'est federica mot guérini aujourd'hui qui est notre représentant une représentante à l'extérieur et qui porte la diplomatie européenne à qui on peut donner des mandats mais avec une compétence en effet qui est limitée elle un rôle qui peut être très important selon les circonstances quand nous avons eu à négocier le traité par exemple sur le nucléaire iranien elle a eu un rôle essentiel celle qui a coordonné les points de vue et qui nous a représentés ensuite il ya en effet une histoire et le fait que la france comme le royaume uni aujourd'hui sont membres permanents du conseil de sécurité ce ne sont pas les autres et donc nous avons dans la communauté la collectivité et la communauté internationale une responsabilité un peu particulière et ce qui fait aussi que ça implique quelques spécificités est ce qu'à un moment donné on pourra avoir une politique européenne étrangères totalement commune moi je ne l'exclus pas c'est possible mais il ya un préalable à cela c'est qu'on ait une vision commune et des intérêts totalement communs par rapport à l'étranger et aujourd'hui il faut regarder les choses ça n'est pas le cas pourquoi parce que d'abord on a des histoires qui sont très différentes et des traumatismes différents les anciens des pays qui ont était anciennement satellite de la russie ont très peur des russes et ont une obsession sécuritaire par rapport à la russie si on a parfois telle ou telle approche de la russie on a des pays qui seront par exemple très russophiles ça a toujours existé l'italie elle est beaucoup la france a une relation je dirais qui a toujours été complexes avec la russie mais non mais avec lesquels par laquelle on a toujours parlé à la russie en disant des choses en vérité mais nous ne sommes pas russophobe et moi j'ai souhaité d'ailleurs rétablir fortement ce lien dès les premières semaines de mon mandat mais il y à d'autres pays pour qui la russie est dangereuse et qui n'auront jamais la même politique que nous à l'égard de la russie parce qu'ils ont été envahies par eux et d'autres pays qui ont été envahies par la turquie donc il faut qu'on ait ça en tête c'est ça qui rend aussi parfois difficiles sur des pays voisins d'avoir la même politique étrangère et si on ne regarde pas ça en face est impossible de de définir à quel niveau mais la bonne souveraineté pour continuer sur ce point est donc là on n'a pas les tout à fait les mêmes convergence ensuite on n'a pas les mêmes histoires par rapport aux faits militaires et à la défense nous nous sommes un pays qui a connu deux guerres mondiales qui a toujours avancé avec un système de commandement où le politique prévaut sur le militaire mais avec des règles de commandement clair qu'ils sont dans notre constitution il ya d'autres états qui ont des règles complètement parlementaire ou ce qui est ce que la france a fait il ya quelques jours est impossible il faut de longs débats parlementaires une autorisation ce qui rend impossible d'intervenir en cas de crise la france est à cet égard utile pour toute l'europe et la protège pourquoi on est un peu particulier parce que nous on est capable de faire ça aucun autre état européen ne peut faire ce que la france a fait au mali en 2013 ou ce que nous avons fait dans le cadre que je rappelais en syrie des quelques jours aucun parce que nous avons ce système constitutionnel qui nous permet une intervention rapide la plupart des autres états ont un système parlementaire et d'autres sont très averse à toute intervention militaire l'autriche reste très attaché à la neutralité l'allemand l'allemagne reste très traumatisée par son passé est très averse à avoir des interventions militaires opérationnelles même si elle a une armée dans laquelle elle investit de plus en plus mais plutôt sur des fonctions logistiques ou de soutien et puis enfin on n'a pas toujours les mêmes intérêts la même souveraineté énergétique elles souvent qui nous fournit notre énergie faut regarder nous on a le nucléaire elle renouvelables c'est aussi pour cela que j'ai pas voulu réduire plus rapidement la part du nucléaire je souhaite la réduire dans une trajectoire soutenable et développer le renouvelable parce que c'est notre souveraineté énergétique c'est la chance qu'on a eue d'une stratégie énergétique penser après la deuxième guerre mondiale par mes prédécesseurs qui ont permis que la france soit indépendante mais à côté de nous il ya beaucoup de pays européens qui dépendent les uns de la russie les autres de la turquie pour leur gaz ou leur énergie et vous pouvez plus faire les mêmes choses quand vous avez donc vous voyez le rapport à votre histoire à votre histoire de défense et à vos besoins énergétiques font que vous n'avez pas tout à fait les mêmes intérêts sur le plan de la politique étrangère et c'est très dur de prétendre tout réduire et avoir la même politique étrangère et de défense en tout cas une politique unique donc je crois que c'est pas possible à court terme et c'est peut-être même pas souhaitable à moyen terme par contre nous pouvons avoir beaucoup plus de coordination c'est ce que nous sommes en train de faire ce que nous faisons par exemple dans le cas de l'iran ce que nous continuons à faire dans le cas du commerce par rapport aux états unis d'amérique et c'est pour nous très important ensuite on peut aller vers davantage d'intégration nous avons au mois de juin dernier décidé d'une politique européenne de défense nous sommes en train de mettre en place un fonds européen de défense et donc de nous doter des capacités militaires pour aller avec cette politique étrangère que nous avons en commun mais voyez ce sera un complément ce sera une plus grande coordination ce sera un élément qui sur cette certaine crise quand nous sommes alignés que nos intérêts sont les mêmes nous permet d'avancer plus vite et plus fort mais il est clair que dans les prochaines années à mon avis dans les prochaines décennies nous aurons encore un socle de politique étrangère et de défense au niveau national qui restera très fort compte tenu des spécificités que j'évoquais mais c'est cette articulation qu'il nous faut trouver et ce chemin qu'il nous faut poursuivre monsieur le président je voulais vous remercier d'être venu à epinal je voulais vous poser une question sur la langue française est ce que la langue française est suffisamment développé dans nos écoles moi j'avais l'impression de l' inverse suite des contacts divers est ce que il n'y aurait pas intérêt pour faire cette europe de développer un peu plus l'enseignement des langues étrangères ou éventuellement développer l'intérêt des jeunes pour les langues étrangères en dehors de l'anglais où tout le monde fait de l'anglais ça c'est important je pense pour créer l'europe si on veut unités pis la deuxième question que c'est le même c'est la langue française dans le monde que devient tel est ce que on peut la défendre un peu plus j'avais entendu par ci par là qu'elle était en diminution en régression et moi je souhaiterais qu'elle soit en progression et que ce soit pas seulement en anglais voilà les questions que je voulais vous poser sur la défense des langues pour créer l'europe est garni pour la france beaucoup de connaissances de respect pour notre pays par les autres pays merci merci à vous alors je vous faire une réponse succinte mais en vous renvoyant à deux discours où j'ai développé seul alain au discours de la sorbonne sur le projet européen mais l'un beaucoup plus longuement il ya quelques semaines le jour de la francophonie à l'académie française où j'ai justement exposer notre projet pour la francophonie et la vision que porte la france donc là vous aurez une version très détaillé en deux mots un oui il est essentiel de développer en france l'enseignement des langues étrangères ça fait partie des engagements que j'ai pris parce que la place du français en particulier en europe se construira à travers le plurilinguisme plus on développe l'apprentissage d'autres langues c'est pour ça que j'ai souhaité que chaque européen puisse connaître trois langues la sienne l'anglais est une autre langue étrangère pour pouvoir fonctionner et la force du français c'est qu'il s'est toujours pensé dans ce plurilinguisme ne sommes pas une langue qui écrase les autres nous avons d'ailleurs l'espace francophone est un espace de plurilinguisme c'est un espace qui a toujours fonctionné avec les langues aussi du pays qui étaient multiples et c'est pour ça que dans la stratégie de francophonie au delà de la traduction et de la politique d'enseignement des langues étrangères au sein de l'europe je veux aussi développé une politique de traduction et d'enseignement des langues africaines au sein de l'afrique francophone parce que c'est un élément clé pour développer la francophonie est essentielle et ses langues d'ailleurs nourrissent le français je veux pas être là dessus plus long mais c'est essentiel ça fait partie des engagements que nous portons dans notre politique éducative dès la rentrée de septembre nous avons remis en place toutes les classes bilangues nous avons redéveloppé les enseignements de langue étrangère fortement et au niveau européen c'est cette ambition que je porte sur le plan ensuite de la francophonie il ya des pays où elles reculent mais en moyenne elle a des potentialités formidable parce que la dynamique de l'espace francophone son plan démographique c'est un peu là la réponse en creux que je faisais aussi alexandre l'afrique francophone à une démographie formidable et donc elle porte la francophonie mais elle se développe aussi en asie en océanie dans les antilles en amérique du sud cette langue est mondiale et une vraie dynamique si nous voulons la développer il faut évidemment encourager notre système d'enseignement à l'étranger et là nous avons pris des choix clairs sur le plan budgétaire et de formation développer nos partenariats avec aussi des structures locales c'est ce que nous sommes en train de faire encourager ce plurilinguisme et ses politiques d'investissements donc c'est la même chose sur l'espace francophone qui j'en suis convaincue mois est une opportunité pour la france et l'ensemble de celles et ceux qui sont dans cet espace linguistique et qui se distingue en particulier de l'espace anglophone par sa capacité à ne pas digérer l'autre mais au contraire à le respecter dans sa différence et à se structurer dans ce plurilinguisme c'est notre grande force nous sommes je lis souvent nous sommes les seuls francophones à ne parler aucune langue tous les autres francophones du monde parle plusieurs langues le wolof l'anglais le swahili c'est tous les autres parlent des langues c'est un peu différent parce que leur langue officielle est sa langue française qui est la seule langue de la république mais il ya aussi des langues régionales que nous reconnaissons et le breton le corse l'alsacien mais voyez ce que je veux dire et ça c'était une richesse donc je vous renvoie au discours de l'académie mais c'est nous avons besoin de cette politique merci monsieur le président très heureux de vous avoir parmi nous dans les vosges merci infiniment ça fait honneur à tous les vosgiens peut-être plus encore à ceux qui vous ont soutenu en tout cas merci beaucoup d'être d'être parmi nous je voudrais vous poser une question concrète en rapport avec les rouges je suis moi-même professeur de droit j'enseigne en alsace et en alsace je vois ce que l'europe peut provoquer comme bien fait à la population à mes étudiants qui étudient également parallèle dans des universités en allemagne ou en suisse grâce à des accords bilatéraux avec la suisse aux travailleurs transfrontaliers aussi et puis on ressent je ressens j'habite à epinal quand je rentre dans mes vosges je ressens le décalage et ce décalage il est lié à beaucoup de facteurs à l'histoire à la géographie et finalement les vosges ne profite pas de ce que l'europe devrait nous apporter en premier lieu c'est d'abord un marché c'est d'abord des libertés de circulation des personnes des biens des services et les vosgiens ont souvent le sentiment d'être à l'écart et j'aimerais que vous puissiez nous répondre sur le défi que nous devons relever notamment en termes d'infrastructures les infrastructures routières sont très nettement insuffisante depuis toujours les infrastructures ferroviaires sont parfois menacées et les vosgiens ont besoin d'être rassurés et peut-être que l'europe qui bien sûr nous a aidés avec les fonds structurels qui a surtout beaucoup aidé les pays d'europe du sud d'europe de l'est à se mettre à niveau devrait prendre à bras le corps la question y compris pour les territoires des pays fondateurs mais qui sont en situation de crise après le corps la question de l'aménagement du territoire à l'échelle européenne voilà ma question merci beaucoup alors d'abord l'europe elle apporte un territoire comme le vôtre à une ville et cette région plusieurs choses vous l'avez rappelé en creux mais les fonds structurels et les fonds de cohésion il arrive aujourd'hui dans les régions ils sont distribués par les régions ils sont européens et on oublie toujours avant ils passaient par l'état au niveau central je vous rassure l'état n'était pas plus disert sur le fait qu'ils venaient de l'europe mais on oublie de dire on pense qu'ils sont régionaux la région les distribuer elle en est l'opérateur de proximité mais viennent ne leur est donc quand vous on vous parle de feder de fonds de cohésion et cetera pour ouvrir telle ou telle infrastructure c'est l'europe et il faut aussi reconnaître et le mettre en avant pour que nos concitoyens le sache ensuite dans la réalité il ya des agriculteurs notre agriculture elle ne tiendrait pas sans la politique agricole commune elle ne serait pas là je vous le dis très franchement et donc notre politique agricole commune elle est essentielle pour nos campagnes de territoire le plus reculé parce que elle permet de financer le modèle qui est aujourd'hui de l'autre nous avons d'ailleurs constamment défini et pousser l'ambition de cette pac peut-être politique agricole commune et je le ferai pour les prochaines perspectives budgétaires d'abord pour dire que l'ambition de la pac ne doit pas être réduite les britanniques sortent leur quote-part doit sortir mais on doit pas financer de nouvelles politiques en baissant cette pac et 7 pas qu'elle doit nous aider à avoir à construire quel est le but toujours la même chose la vision une vraie souveraineté alimentaire et sanitaire c'est ça l'objectif qu'on doit avoir et nous en avons tous les moyens et c'est l'europe qui nous permettra de le faire alors elle doit parfois simplifié ses règles mais vous savez bien souvent dans nos campagnes les difficultés ont été vécus quand on a voulu moins d'europe on a libéralisé on a décidé de libéraliser le secteur du lait quand il y avait des prix que l'europe définissez avec des aides directes ça allait pas mal on l'a libéralisé en à dinan il faut moins d'europe là dessus on va simplifier les choses on va vraiment marché quand on s'est pas préparé non d'autres se sont préparés en groupe et la crise du lait c'est la crise du marché mondial avec la réforme que nous avons conduite au niveau européen parce qu'on avait décidé que tu aurais moins d'europe - de pâques faut le rappeler ça aussi alors c'est l'état national qui gère ensuite la crise et qui sait de de réparer mais cette stratégie agricole elle a besoin d'un volet européen il est là il est essentiel et donc faut le défendre ces deux éléments suffit à justifier que dans un territoire comme le vôtre l'europe est indispensable et apporte beaucoup et elle apporte d'ailleurs de manière même direct et budgétaire parfois plus que dans des territoires métropolitains après je répondrais deuxième aspect de votre question il y à un sujet qui est un défi pour tout notre pays qu'il n'est pas lié aux sujets européens qui est un défi pour la nation qui est au fond la conséquences liées à l'organisation contemporaine du monde est ce qu on appelle souvent la métropolisation quand vous allez à strasbourg vous goûtez à la métropolisation contemporaine c'est une vraie métropole sera pour quand vous revenez au final vous êtes dans une ville de province importante mais qui n'est pas une métropole moi je suis né à amiens qui a été longtemps capitale régionale qui n'est pas non plus une métropole et je peux vous dire que en l'espace de 20 ans cette ville qui était qui concurrençait lille tout cas c'était l'idée que se faisait des amiénois et elle a énormément non mais elle s'est énormément détacher de lille et les inégalités se sont creusées malgré l'implication exemplaire d'élus qui ont tout fait pour eux aller dans ce sens mais qu'est ce qui se passe c'est que le monde dans lequel on vit parce que amar qu'il a été marqué par une accélération de la mondialisation et des flux parce qu'il sait financiarisé pour partie parce qu'il sait maintenant numérisés parce que c'est un monde où les talents sont la denrée rare et bien cette accélération de cette mondialisation contemporaine favorise les métropoles où on peut concentrer les financements les acteurs économiques les talents entre eux avec des effets de réseau et ont créé beaucoup plus de richesses et on attire du coup beaucoup plus de talent et c'est un effet circulaire c'est la réalité le monde se fait comme ça aujourd'hui on peut dire moi je veux pas de ce monde de chez moi mais ça peut le faire on est des spécialistes nous en mai mais il se trouve que le monde continue et puis un moment donné on se prend la claque donc il est là ce phénomène la question c'est comment on le corrige et comment on arrive à construire autre chose et ça c'est la vraie politique de cohésion des territoires elle se fait pas du jour au lendemain elle est fondamentale mais elle est plus complexe que simplement dire il ya les métropoles le reste du monde il ya des endroits hors métropole qui se porte très bien il ya de la ruralité riches qui par le tourisme ou l'agriculture dans des secteurs entame développe et à des habitants et en conquiert parce que la vie est très belle parce qu'on est belle elle est bonne et elle va continuer à se développer il ya une ruralité qui perd des habitants c'est ça la summa divisio elle elle est inquiète elle est en difficulté il ya une aujourd'hui une perte de ressources et puis il ya ces villes intermédiaires que j'évoquais qui sont qui ont des charges de centralité à payer ce le maire sait ce que c'est et qui n'ont pas les avantages du fait métropolitain qui doivent se battre pour ne pas décrocher et là c'est pas l'europe c'est à l'état de prendre ses responsabilités pour accompagner justement les projets mais les projets doit se faire sur les territoires et on doit ans semble avoir une politique pour accompagner cette cohésion mais elle passe par quoi d'abord l'accompagnement des transformations contemporaines nous avons par la réforme du travail récente libérer le télétravail et le télétravail c'est une révolution de l'organisation qui changera dans les prochaines années les prochaines décennies notre organisation sur le territoire parce que les métropoles c'est formidable jusqu'au moment où vous payer le coût de la métropole qui est les deux heures de transport quotidien le coût du logement etc quand le télétravail sera vraiment développer dans notre pays et c'était des habitudes à prendre des réorganisations les gens qui disent c'est impossible pas compris le monde tel qu'il était en train de se faire tout le monde va aller dans ce sens-là dès qu'on pourra pas ce qu'on organisera différemment le temps de vie privée le temps de vie au bureau ce sera des espaces de cotravail la ruralité sera un espace de télétravail on pourra avoir le patron dans une métropole mais se développer là parce qu'on pourra loger sa famille pour moins cher éviter le transport et du coup la pollution qui est adjointe et les désagréments qui peuvent l'accompagner et être aussi beaucoup plus efficace beaucoup plus tif ça suppose quoi qu'on donne les infrastructures de ces libertés la politique qu'on mène pour les territoires comme ce que vous décrivez c'est le numérique et l'accès au très haut débit il faut l'accélérer drastiquement j'ai encore réduit les échéances pour que ce soit visible dans ce quinquennat on a passé avec les opérateurs un marché un accord qui fait qu' on a multiplié par trois les délais de déploiement du de l'internet mobile en renonçant d'ailleurs à des ressources futures pour les contraindre à aller plus vite avec un système de sanction si on arrive à déployer rapidement l'internet mobile et la fibre partout sur le territoire on peut permettre ces réorganisations on peut créer beaucoup plus facilement son entreprise on peut quand on est agriculteur aller vers de l'innovation qui simplifie la vie on peut faire du télétravail la deuxième chose sur lequel l'état doit accompagner on en reparlera demain c'est de réhabiliter ces centres villes d'accompagner les villes dans leur transition c'est l'opération coeur de ville c'est les l'aménagement le réaménagement des villes parce que là aussi ce phénomène de métropolisation que j'évoquais il va connaître un retour de balancier parce que les gens ne veulent plus des villes qu'on a un moment construit dans les années 80 90 avec des gros centres commerciaux et industriels sur les côtés et des centre-villes qui se vident à nouveau il redécouvre l'intérêt d'avoir des commerces ouverts des professions libérales de pouvoir se promener en ville d'avoir une vie meilleure il faut pouvoir réinvestir pour ça réagir et des commerçants c'est le défi qui est des filles de tous les maires de villes de taille moyenne aux intermédiaires et laon l'accompagneront a commencé avec l'opération coeur de ville parce que ça correspond aux goûts du moment ce que les gens veulent pouvoir se connecter à la terre entière mais ils sont plus en plus attachés à la proximité la qualité de leur vie au quotidien et donc ça aussi c'est à l'état de le faire pas l'europe l'europe nous aider mais c'est à nous et c'est ce qu'on est en train de faire puis le troisième chose illustratif c'est les infrastructures de transport et là aussi c'est ce que nous allons annoncer en juin avec cette loi mobilité c'est aussi ce qui est au coeur de la réforme de la sncf de pouvoir justement avoir un modèle efficace d'infrastructures de transport qu'ils s'agissent de la route du rail ou de l'aérien or aujourd'hui on vit sur les dogmes des années 60 métropoles d'équilibré grands projets ça fait des décennies qu'on investit sur des tgv et qu'on investit plus sur les petites lignes et la mobilité du quotidien et donc ce qui fait que les territoires les plus enclavées ne sont pas liées à la métropole qui fait sens pour eux tout le monde aura pas son âme son aéroport pour aller à paris cette vision radial du pays elle est en train de se désagréger on a des métropoles qui sont là qui sont des qui ont la capacité à attirer des territoires ce qu'il faut faire aujourd'hui en termes d'infrastructures c'est aller beaucoup plus vite sur les infrastructures routières et ferroviaires qui permettent les mobilités de proximité et qui permettent quand on est enclavée d'aller beaucoup plus vite avec la bonne 2 x 2 voies sur la métropole pertinente d'avoir la ligne de train qui fonctionne et qu'il suffisamment régulières vers la métropole où le bassin d'activité qui est pertinent quand on habite à tel ou tel endroit c'est ça ce qui est clé et donc ça va supposer des réinvestissements c'est la stratégie que nous sommes en train de préparer qui sera annoncée au mois de juin mais ça suppose d'en finir avec parfois les grands projets qui prennent tout l'argent ça suppose d'avoir des structures qui fonctionnent et qui n'ont pas des coûts de fonctionnement qui sont prohibitifs ou 30% supérieur de nouveau de nos voisins à nos voisins pardon c'est le cas par exemple aujourd'hui sur le rail ou quand je me compare avec l'allemagne il coûte 30% plus cher et c'est ce qui a permis à l'allemagne depuis sa réforme de réouvrir ce qu'on appelle des petites lignes de recréer de la mobilité du quotidien et puis ça suppose d'accepter d'investir sur des infrastructures routières qui permettent cette mobilité voilà je pète plonge déjà été mais tout ça pour vous dire quel est le projet territorial et de cohésion qu'il ya derrière mais il n'y a pas qu'une france des villes et nous france deschamps c'est faux quand on dit ça il ya une france qui est fragmenté mais en effet il y à une france enclavée insécurisés par la perte de population et la difficulté à mener des projets qui est plein de potentialités le télétravail n'est qu'un exemple que je voulais donner à laquelle on doit donner simplement les moyens d'accès pour prendre ces opportunités micro ondes on me dit que je dois encore prendre de questions ils me disent qu'une seule mai allez-y monsieur le président bonsoir je suis une marcheuse et je voulais parler au nom de ces milliers de marcheurs qui sont à la rencontre des français depuis quelques jours au travers de la grande marche pour l'europe et j'ai une réflexion par rapport à ça c'est que je me rends compte que la plupart des gens que l'on rencontre non pas du tout conscience de l'importance de l'europe dans leur quotidien ils n'ont même plus en tête l'euro et jeu ça fait deux heures qu'on parle justement de cette importance dans tous les domaines d'activité et je voulais savoir un peu comment est ce que vous pensez arriver à vendre cette idée de l'europe que l'on ait beaucoup à soutenir finalement là dans ces consultations mais qui n'est pas le reflet malheureusement de ce que l'on peut rencontrer au niveau de nos concitoyens d'abord il faut toujours merci beaucoup pour le l'engagement d'abord il faut toujours écouter et considérer les voix qui s'élèvent même si c'est des voix de rejet de doute de désaccord je crois qu'on construit rien s'il n'y a pas ce temps de reconnaissance et aussi des changes est donc ce moment des consultations citoyennes il est essentiel à tous égards et ceux qui s'engagent dans ed de toutes façons de sujets européens la deuxième chose c'est que je pense qu'il faut quand vous avez des discussions avec des gens dont vous dites ils n'ont pas conscience faut expliquer faut faire oeuvre de pédagogie n'a pas la réponse à tout peut-être que moi dans les solutions que je propose je me trompe ou je ne vois pas certaines choses que d'autres d'autres suggèrent mais j'essaie à chaque fois 2 2 en tout cas de construire un raisonnement cohérent correspond à ce que je comprends la réalité est ce qu'on peut en faire et donc les changes rationnelle et argumentée et la pédagogie permettent parfois d'éclairer le choix est de réaliser que on ne s'est pas rendu compte qu'il y avait en fait de l'europe là où elle était cachée comme on vient de le dire par exemple sur l'agriculture ou le ou les fonds de cohésion ou que ce qu'on reprochait à l'europe comme ce qu'on me disait tout à l'heure sur la trahison démocratique c'est à l'europe qu'il a fait c'est un autre et enfin faut toujours amener les gens vers la vision comme on l'a fait tout à l'heure le projet si on veut sortir de l'europe ou si on veut ceci ou cela aussi on le vit en nous on veut pas bouger on est bien alors quelles sont les conséquences ça nous amène ou quel monde on veut qu'elle france qu'est l'europe quelle est la destination et je crois que c'est aussi ça qui est fondamental dans ces ces discussions sur le projet c'est quel est l'objectif final le projet politique je crois que si on a de manière adulte et respectueuse cela discours sur ces bases on peut tout à fait faire avancer les choses il ya des gens qui sont contre parce qu'ils pensent que c'est mauvais si c'est des gens qui ne savent pas les informer suffit à régler le problème est donc mais les consultations doivent être celui aussi d'information si c'est ne pas savoir il faut partout et c'est le but que je vous ai dit tout à l'heure en guise d'introduction organisé ces consultations fait de la pédagogie expliquer mettez les en ligne il ya ce site donc quel est votre europe envoyer aussi sur les sites européens organisé des réunions moi je crois on est à l'heure du numérique le numérique serre mais moi je crois à la république des colporteurs et de l'almanarre c'est à dire de celle où on va frapper à la porte du holding les gens ils ont besoin d'un contact humain ils ont besoin parfois d'exprimer leur colère ils ont parfois besoin de dire ce qu'ils comprennent pas et donc ces réunions servent à ça doit ne pas être d'accord sur des tas de choses mais ces réunions elles servent a exprimé des désaccords mais aussi à expliquer et parfois des gens vont comprendre et donc ses consultations citoyennes elles sont fondamentales pour ça que j'ai dit certains disent et ça va être qu'un mouvement politique qui fait non tous les mouvements j'invite ceux qui sont contre l'europe elle faire qui fasse plein de consultation citoyenne mais bien souvent ceux qui sont contre l'europe ne veulent pas faire des consultations ce qu'ils veulent pas s'embarrasser du qu'est ce qui se passe si on va dans ce sens là c'est ça la difficulté est donc il faut aller au bout tous moi je suis prêt à aller à des consultations des gens qui sont contre l'europe parce que c'est là qu'on aura les débats mais la pire des choses en effet c'est de ne pas connaître c'est de ne pas confronter les idées ou de les réduire un oui ou non un moment d'un vote et donc moi je souhaite qu'on ait ce temps des consultations citoyennes parce que ce sera un temps de pédagogie de concertation ensuite il y aura des projets qui seront portés par chacune et chacun au niveau européen pour dire vers où je veux aller et qu'elle est voilà ce que je propose est que les gens puissent s'exprimer sur ces projets et pas presque de manière réflexe sur telle ou telle perception insuffisante ou parcellaire de ce qui existe ou la reproduction parfois de ce qu'on fait au niveau national ça doit être une véritable élection européenne parce que c'est un temps européen est essentielle donc je pense que nous avons besoin de cela comme vous étiez marcheuse avez vous dit et que vous l'avez dit je veux les réserves et la dernière question à quelqu'un qui a des doutes ou serait même hostile à l'idée européenne 13 en désaccord et beaucoup de choses que j'ai dites pour qu'il puisse exprimer ses doutes ses désaccords de manière très transparente et que je puisse essayer d'y répondre alain à plusieurs et madame et monsieur je vais vous donner la parole à l'un l'autre et je répondrai groupe et dans les îles allez-y piano monsieur là bonjour d'angélique lhuillier alors je vous remercie de nous donner l'envié d'être acteur et non plus spectateur effectivement alors nous sommes nous dans l'activité de négoce agricole bovins exactement c'est une activité un peu atypique dans la plaine des vosges je tenais à rassurer monsieur on a des routes jusque là bas donc ça nous permet ça nous permet d'avoir un écrin de verdure et d'avoir des éleveurs de qualité alors vous avez déjà abordé le sujet de la politique agricole qui va être effectivement un des grands chantiers je pense de l'europe vous allez parler d'harmonisation de cercle j'ai bien compris plus ou moins fermés selon les points qui seront abordés mais il ya quelque chose de très fort qui aura un impact économique direct dans nos activités commerciales vous parliez du libre échange les marchandises hélas aujourd'hui nous sommes face à une difficulté majeure dans notre activité mais également dans d'autres activités les pays qui sont à nos frontières l'allemagne la belgique l'italie qui font partie de l'europe sont aujourd'hui plus compétitifs que nous sur le marché du travail pardon on peut me voilà et donc quand nous avons de la concurrence directe dans notre activité sur ce type de commerce on ne peut pas être compétitif alors en france on a effectivement une qualité sanitaire exemplaire qui nous permet de valoriser normalement nos produits dans l'agroalimentaire sauf que nous n'en profitons pas nous n'avons rien pour nous rendre compétitif à l'échelle européenne ça coûte cher on le respecte on l'apprécient pas sa juste valeur c'est mal communiqué mal vendu en france mais également dans l'europe qu'est ce qu'on va faire en plus de la politique agricole pour essayer de valoriser tout ce secteur agroalimentaire relevé le lait la viande mais également tout ce savoir faire de nos campagnes le tourisme effectivement on a un écrin dans les vosges on saura le commercialiser mais le reste qu'est ce que vous allez faire au sein de l'europe pour rendre la main d'oeuvre plus attractives mais également nous aider à commercialiser voilà merci beaucoup en question est quelles questions plus larges sur l'europe et le projet européen n vous souhaitez ce monsieur sur le projet européen est un double oui oui allez-y oui bonjour et puis je réponds conclure le didier spinaliens 42 ans alors par rapport à l'europe donc je suis pas d'accord avec monsieur là bas parce que moi je trouve que plus tôt les initiatives locales c'est ce qui fait avancer le schmilblick j'ai du mal aujourd'hui j'ai du mal de visionner tout simplement parce que ma porte l'europe j'ai pas fait de gros études dont j'ai fait un petit peu d'études je suis venu ce soir avec eux avec l'objectif de comprendre réellement le projet européen et je me dis que dans des démarches face à des périodes de crise comme on a connu en 2008 ben bon je vais vous l'apprendre mais la meilleure solution c'est l'innovation et l'investissement donc là on rebondit sur sur le problème de l'immigration pourquoi est ce que l'europe alors à ce moment là n'a pas su investir en afrique et dans les pays qui auraient eu besoin de recevoir cet investissement est en fait je me dis avec le recul b qu'est ce qui se serait passé en 167 où chacun de nous voilà à la genèse à la création en cinq ans à la création de l'europe qu'est ce qui se serait passé si l'europe n'avait pas été créée parce qu'aujourd'hui la seule chose que je vois c'est que le picon que je buvais place des vosges qui coûtait 5 francs et qu'aujourd'hui il en coûte trois fois plus voilà je vous remercie [Applaudissements] alors l'europe est pas pour grand chose sur le prix du picon en tout cas jusqu'à nouvel ordre sauf à ce qu'il y ait une organisation spinalienne spécifiques ça n'est pas l'europe qui en fixe le tarif mais il ya eu au bénéfice de l'euro une harmonisation par le haut les gens ont fait l'arrondi par le haut c'est ce qui s'est passé on n'a pas mesuré parce que aussi d'arrondi qui sont faits par le bas et des prix qui ont baissé donc dans l' indice de l'insee vous n'arrivez pas à le mesurer mais sur des petits biens du quotidien ça augmente et j'ai pas vous dire le contraire je fais le même constat ici pas que je prends au même comptoir que vous le picon mais le café à paris ou la baguette a augmenté de la même façon c'est pas l'europe ça c'est aussi le comportement et les ajustements des uns et des autres mais pour répondre à votre question est en fait qu'est ce que l'europe peut m'apporter et en quoi elle peut prévoir elle réglera pas tous les sujets l'europe et c'est d'ailleurs parce qu'on lui demande et moi je pense que c'est pas bon il faut qu'ils aient des initiatives locales qui est de la capacité à s'organiser quelle est cette liberté je crois à ce principe mois de ce qu'on appelle de subsidiarité dès qu'on peut faire quelque chose au plus près du terrain faut le faire mais je pense que l'europe elle peut vous apporter d'abord elle apporte une chose qu'on a pas rappelés ce soir mais puisque vous m'avez tendu la perche en revenant aux origines de l'europe cette europe là nous allons éviter de refaire la guerre je le dis dans une région qui a eu aussi en souffrir et qui a été balayé par tous les conflits que l'europe a connu durant les siècles qui ont passé regardez notre europe à l'échelle de l'histoire ça n'est jamais arrivé qu'on est soixante dix ans de paix jamais jamais à chaque fois on a eu des guerres l'europe elle a vécu pendant des millénaires sur des guerres civiles et des rêves d'empyr d1 sur l'autre empire romain l'empiré carolingien l empire bismarckien l'empiré napoléonien empire hitlérien c'était des rêves d'empyr de domination avec des guerres territoriales parfois eu des composantes religieuses c'est la première fois depuis soixante dix ans qu'on a ça l'ordre est déjà si on l'oubli je vous le dis quand vous serez face aux pics ont au même comptoir rappelez-vous ça parce qu'il ya sans doute eu dans vos grands parents ou arrières grands parents des gens qui n'avaient pas la chance d'avoir cette europe et d'avoir justement cette invention démocratique inédite où elle a commencé par un geste simple les deux qui n'avaient rien en commun mais tout pour se haïr la france et l'allemagne ont décidé de mettre ensemble ce par quoi jusqu alors il se battait le charbon et l'acier ce avec quoi on faisait les canons pour s'entretuer c'est ça l'europe si on oublie cet élément fondamental donc moi je veux bien mais ça moi j'ai pas envie de le céder ensuite quand il ya des grandes crises l'europe est utile alors vous avez raison vous dit elle a pas prévenus telle ou telle grande crise avec l'afrique et autres enfin le budget européen c'est 1 % des richesses produites par l'europe on la réduit comme au maximum donc avec ce budget européen ont fait pas des choses dans tous les sens on fait surtout de grandes politiques la politique agricole commune et la politique de cohésion c'est l'essentiel du budget après on a d'autres politiques plus marginale donc l'europe pourrait faire beaucoup plus mais faudrait décider qu'on lui donne plus d'argent soit avec des ressources propres soit en transférant nous votre argent et c'est là où il ya une répartition entre l'état et l'europe mais l'europe elle vous donne malgré tout je vais pas répéter ce que j'ai dit dès de l'argent pour améliorer justement vos infrastructures pour votre politique agricole mais elle vous donne une capacité à vous organiser au bon niveau face aux changements du monde face aux grandes migrations c'est ce que je disais tout à l'heure en répondant sur la souveraineté face aux grandes transformations l'europe c'est simplement un espace qui est dix fois plus grand que la france sur le plan démographique beaucoup plus sur le plan géographique et qui donc fait que si on arrive à vraiment l'intégrer quand vous créez votre entreprise le marché auquel vous avez accès les beaucoup plus grand aujourd'hui si vous créez votre entreprise à epinal vous avez accès au marché français la plupart du temps vous créez votre art of demain à epinal vous allez devoir tant qu'on n'a pas réussi à faire le marché unique du numérique avoir 27 règles différentes en europe pour faire vraiment une entreprise européenne l'américain il a axé tout de suite au système américain le chinois il a accès à un marché milliardaire donc c'est ça l'europe ça vous donne des opportunités nouvelles et puis je souhaite qu'elles vous donnent des protections nouvelle cette europe qui protège moi j'y crois c'est l'europe qui lutte contre les infractions du travail détachées qui permet d'aller vers l'harmonisation fiscale et sociale c'est par l'europe qu'on arrivera à taxer les acteurs du numérique c'est par l'europe qu'on arrivera à réguler pour protéger vos données personnelles c'est par l'europe qu'on arrivera à ce qui est plus de paradis fiscaux en europe et des règles de contournement ça vous ne pourrez pas le faire ni par épinal ni par la région grand est ni par le département ni par la france il faut que ce soit la taille européenne pour être crédible face à ses grands acteurs et ses transformations parce que le monde dans lequel on est un monde de grandes puissances et un monde où les acteurs économiques ont atteint sa taille est donc là l'europe vous sert et vous aide donc voilà n'oubliez jamais son rôle politique la paix et la liberté qui va avec et n'oubliez pas que compte tenu des défis qui sont d'une autre sa taille est essentielle mais après il faut la débureaucratiser la rendre plus démocratique et réussir à ce que ce soit vraiment cette europe qui protège à laquelle je crois et sur laquelle on a commencé à avoir des avancées qui me permet de conclure en répondant votre poids sur l'agriculture parce qu'au fond vous m'avez ouvert une porte plus large vous avez d'ailleurs vous même en creux reconnu que l'europe était là et je vous en remercie sans l'europe peut-être mais ce serait beaucoup plus dur pour beaucoup de vos collègues et vous m'avez posé une question très clair sur la compétitivité entre vous dans votre secteur l'élevage est compétitif une bête qui sort de l'élevage lé pa moin lé pas plus cher en france qu'en allemagne on perd en compétitivité sur l'abattage mais poser une question précise je vais vous répondre de manière précise c'est l'abattage qu'est ce qui s'est passé pendant des années avec l'allemagne comme avec d'autres pays il y a eu un contournement des règles européennes enfin contournement une optimisation c'est à dire que parce que la directive travailleurs détachés permettait de le faire dans les abattoirs allemands mais c'est vrai dans beaucoup d'autres pays on a beaucoup embauché de travailleurs détachés qu'on paye est quasiment rien et qu'ils venaient de pays de l'est et donc on a créé une compétitivité artificielle des abattoirs par ce biais là et en plus de ça et en plus de ça je vais venir sur le sanitaire mais en plus de ça ils ont beaucoup investi sur leur abattoir ils les ont modernisé et donc il les aura rendus plus compétitifs face à ce sujet si on veut nous être compétitif dans la filière de l'élevage que vous évoquez on a trois choses à faire la première le sanitaire les règles sanitaires doivent être les mêmes en europe elles le sont normalement et donc là dessus c'est pour ça que je défends cette idée d'avoir une agence sanitaire européenne et d'harmoniser les règles moi je pense que l'objectif toujours pareil la vision d'autres perspectives ça doit être d'avoir une souveraineté alimentaire européenne nos concitoyens veulent des aliments de qualité traçable nous avons les règles elles existent faut qu'elle soit appliquée partout de la même façon et donc je veux qu'on renforce les contrôles nous on les applique très bien il ya des endroits où c'est moins bien appliqué donc c'est pour ça que j'ai défendu l'idée d'une agence sanitaire aussi une agence du travail européenne et qu'on renforce cette coordination mais ça c'est pas un problème de règle un problème d'application mais la france n'a pas des règles qui sont plus durs que les autres elle applique de manière juste et règles européennes mais ne vous y trompez pas c'est une force c'est une force parce que le jour où il y à un incident on l'a vécu dans d'autres secteurs toute la filière est balayé et donc c'est une vision de court terme de penser faire de la compétitivité sur le non respect des règles sanitaires et les producteurs qui partout en europe le fond quand ça existe quand vous voyez des concurrents qui vivent là dessus ça ne durera pas parce qu'ils auront un jour un problème de lasagnes ou un problème de conditionnement qu'il est fichu en l'air mais non mais il faut avoir cette harmonisation mais ne vous trompez pas malgré tout ils auront des problèmes le deuxième point on doit nous travailler sur la compétitivité nos abattoirs et investir les moderniser on a insuffisamment moderniser nos abattoirs parce qu'on en a peu en france et on en a laissé en situation très vétuste dans certains cas et on a laissé ce secteur se concentrer dans la main de quelques acteurs qui ne cherche pas la modernisation si je parle pudiquement et donc moi je souhaite que ça fait partie du plan d'investissement pour l'agriculture ont ré ouvre des abattoirs exemplaires on me dernis nos abattoirs pour gagner en compétitivité en compétitivité là dessus il ça c'est dans le projet et s'est porté par les états généraux de l'alimentation et l'argent est prévue dans le plan d'investissement puis la troisième chose c'est la compétitivité salariale nous avons commencé à porter des mesures pour simplifier le droit du travail au 1er janvier 2019 il y aura la fin du cic e et un allégement de cotisations sociales pour l'ensemble des employeurs de six points ce qui fait que quelle que soit la structure parce que dans le monde agricole l'un des problèmes c'est que bien souvent on ne touchait pas le cic eux parce que les structures n'étaient pas forcément des structures sociales qui permettait d'en bénéficier tout le monde aura ses six points de charge en moins de l'entrepreneur indépendant à la structure coopérative jusqu'à celle qui a une forme sociale et donc ça ça va baisser le coût du travail mais surtout par la bataille qu'on mène contre le travail des tâches est illégale et ces contournements qui aujourd'hui en train d'être votée au parlement et d'être améliorée et par les réformes que l'allemagne elle-même a mené on est en train de corriger cet écart il se passe deux choses l'allemagne a décidé sous la pression d'une coalition de l'accord de coalition il ya trois ans maintenant d'avoir un salaire minimum y compris dans le salaire agricoles ce qui n'était pas le cas avant donc ça a créé sa réhaussé des salaires dans les abattoirs il ya simplement un point c'est qu'elle n'a mis pour les plus de 18 pour les plus de croix 18 ou 25 ans et donc ce qui fait qu'elles ont beau elle contourne par certains acteurs qu'on tourne encore les règles en embauchant des gens plus jeunes mais là dessus la réforme que nous on nous sommes en train de faire sur le travail des tâches et permettra de répondre à votre question parce qu'à la fois on a réhaussé le coût salariaux pour retrouver la norme dans certains endroits en allemagne et de l'autre côté nous avons pris les dispositions pour qu'on évite les sociétés boîtes aux lettres et qu'on évite l'optimisation qu'on encadre beaucoup mieux le travail détachées et qu'on ne puissent plus avoir ce qu'on observait dans le monde agricole ou agroalimentaires dans plusieurs pays européens qui était l'utilisation de certains travailleurs détachés pour baisser artificiellement le coup ça c'est l'europe qui protège on ya mis beaucoup d'énergie on aura l'accord il sera applicable dans les deux ans maximum alors que nous disait que c'était impossible ou après ce serait pas avant quatre cinq ans et bien comme ça on réduira cet écart de compétitivité donc il faut de l'engagement mais ya pas de fatalité et c'est l'engagement des états et la cohérence du projet européen qui permet de le porter et maintenant pour finir l'europe doit porter un projet agricole ambitieux et c'est un projet qui consiste par notre agriculture à être exemplaire sur le plan sanitaire social et environnemental ce qui veut dire que 1 des produits que nous mangeons ont un coût et nous nous sommes habitués ces dernières décennies en france à ce qu'il n'y ait plus de coups en tout cas plus de prix c'est ce qui est au coeur des états généraux de l'alimentation où on dit que le prix payé par le consommateur sera construit à partir du coût du producteur qui permet la remontée du seuil de revente à perte et qui en même temps va permettre aux producteurs de s'organiser pour faire face aux centrales d'achat aux distributeurs mais il faut que les gens comprennent que s'ils veulent acheter quelque chose qui a de la qualité ça peut coûter 20 ou 30 centimes de plus parce que derrière ça permet de payer dignement un paysan qu'il fait ou celui qu'il transforme et ainsi que lui-même consomme c'est un cycle vertueux nous sommes tombés dans un cycle vicieux où on a aujourd'hui des dizaines de milliers de nos concitoyens qui travaille à perte dans ce secteur c'est un texte de loi qui est en ce moment au parlement et qui permettra de reconstruire ses filières avec une stratégie filière par filière mais avec pour moi une vision on doit aller vers plus de qualité parce que le moyen et bas de gamme à peu d'avenir dans notre pays il faut être lucide on doit aller vers une une agriculture qui aura plusieurs modèles les uns iront vers le circuit court conventionnel d'autres iront vers le modèle export parce qu'ils seront organisés faire de la qualité en intensif d'autres iront vers du cirque du modèle bio il faut que tous ses modèles cohabitent mais à chaque fois ils devront se différencier il ya dans la région d formidable exemple de producteurs dans votre secteur ou dans le lait qui se sont organisés ont su faire monter la valeur parce qu'ils ont obtenu des aoc ou des aop et ils ont su tout transformer se payer réinvestir moderniser et innover comme le disait très bien monsieur quand on a des marges négatives on peut pas innover et donc notre responsabilité c'est d'avoir une organisation au niveau national qui permet des prix dignes pour vivre de sa production et ensuite une organisation de chaque branche et une politique européenne qui accompagne cette transition cette transformation et qui soit cohérente au niveau des accords commerciaux pour défendre ce modèle et ne pas développer des relations commerciales avec des gens qui ne partagent pas nos modèles environnementaux sociaux et notre exigence climatique c'est ça la vision cohérente mais l'europe a tout pour assurer sa souveraineté alimentaire et pour être le continent de l'excellence alimentaire en tout cas c'est l'ambition que je veux poursuivre voilà mesdames et messieurs je crois que j'ai largement excédé le temps imparti j'en referai d'autres genres ferai d'autres de manière régulière mais je voulais et j'en ferai et en ligne et physiquement et surtout les absolument tous les terrains mais je vous demande vraiment une chose que vous y croyez que vous n'y croyez pas que vous la vouliez que vous n'en vouliez pas il ya une chose qui est votre responsabilité de citoyen c'est de le dire d'échangés de l'expliquer de le faire vivre l'europe c'est nous qui l'avons choisi la france est un pays fondateur c'est nous qui l'avons voulu ya aucun traité qui s'applique sans que nous ayons voulu souverainement et c'est nous qui la changerons ou pas et donc la responsabilité des citoyens européens de tout âge de tout le territoire est fondamentale et c'est maintenant qu'elles se préparent et donc je compte sur votre mobilisation quelle qu'en soit la forme qu'elle qu'en soit l'esprit cette question est essentielle parce qu'elle est dans l'intimité de la vie de notre nation et donc je compte sur vous pour porter l'idée qui sera la vôtre de l'europe l'europe que vous voulez mais ne subissait pas ne restez pas silencieux ne restez pas assis il n'y aura qu'une europe qui se forgera celle que les citoyens européens auront voulu auront pensé auront construit merci en tout cas et bonne soirée [Applaudissements]
Emmanuel Macron