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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 avril 2023 12 min

Les banques en font-elles suffisamment pour le climat ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour nouveau numéro de pourvu que ça dure l'émission qui rend les co-responsables sur Public Sénat aujourd'hui on se pose cette question les banques font-elles suffisamment pour le climat car oui quand on a un compte bancaire on a indirectement un impact sur le climat comme quand on prend sa voiture quand on mange de la viande notre invité spéciale pour en parler ce sera Philippe Brassac le directeur général du Crédit Agricole on lui demandera s'il est prêt comme les ONG le réclament accélérer la sortie du financement des projets fossiles pour aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone des banques proposent désormais des prêts à impact des crédits bonifiés en faveur des sociétés qui sont vertueuses vous verrez mais d'abord quelles sont les banques françaises les plus engagées en faveur de l'environnement réponse maintenant et oui quel lien y a-t-il entre banques et climat quelles sont les établissements les plus vertus on parle avec vous Anne-Catherine du centre Traoré bonjour et de faire le lien entre banque et environnement mais l'argent qu'on laisse sur nos comptes il ne dort pas il fait des petits comme on dit parfois parce que les banques s'en servent pour financer des projets qui sont voilà plus ou moins nocifs pour l'environnement et pour la planète oui parce que finalement quand on pense à l'impact climatique des banques on se dit ça doit pas être c'est pas comme une industrie donc finalement elles étaient la lumière en sortant elles étaient une leurs ordinateurs et elle dépense un peu moins de papier que le nom de fond et ça devrait être bon pour le climat mais en fait et ça ça date vraiment de 2015 de l'accord de Paris on s'est rendu compte qu'en fait le vrai impact climatique des acteurs financiers c'est ce qu'elle finance c'est-à-dire l'économie telle qu'elle l'est et comme on sait que l'économie telle qu'elle est aujourd'hui elle est très dépendante des énergies fossiles et bien finalement il fallait commencer pour réduire leur impact climatique il faut que les banques changent leur financement mais tous les modes de financement aussi bien sur les marchés que les prêts et qu'elles prennent mettre des critères climatiques un peu partout y compris avec l'argent des Français ça semble pas a priori mais les banques sont donc des vous écoutez des gros émetteurs de gaz à effet de serre alors pas directement encore une fois mais en finançant les énergies fossiles est-ce que elle est encore une fois c'est pas un peu spéciaux comme raisonnement une Catherine parce que ce sont pas elles qui polluent directement alors client c'est un peu deux choses parce que finalement pendant longtemps les gens qui avaient de l'épargne que ce soit 3000 ou 300000 €. ils étaient un peu persuadé que la personne qu'elles avaient en face d'eux dans leur agence bancaire étaient celles qui s'occupait de l'argent on n'est pas forcément conscience du fait que les dépôts d'épargne étaient utilisés par les banques pour faire plein de choses financières sur lesquelles on ne demandait pas tellement de comptes à la personne qui vous confie son argent donc il y a un premier élément qui est de se dire finalement c'est mon argent donc comme je veux de la traçabilité sur ce que je mange ou les habits que j'ai il est assez normal que je demande ce qu'on fait de mon argent et si on a une préoccupation climatique on se dit bah j'ai pas du tout envie que mon argent aille financer des choses auxquelles je suis opposée dans la vraie vie et donc l'argument spéciaux il est pas si spéciaux s'il face à soit on a des clients qui écoutaient moi je vous ai confié de l'argent je veux savoir ce que vous en faites et a priori je voudrais pas que ça contribue à aggraver le changement climatique il y a de plus en plus de clients encore une fois qui qui demande à leur banque leur empreinte carbone ce qu'elles font des fonds alors il y a une épaule leurs clients voilà il y a une vraie montée en puissance mais qui reste faible quand même argument aujourd'hui marketing j'ai envie de dire clairement pour changer de banque de savoir quel est l'impact climatique c'est un critère discriminant pour le client il y a des campagnes d'ONG qui sont extrêmement puissantes et qui ont aujourd'hui associé les banques à la aux énergies fossiles et qui ont même lancé un site qui s'appelle change de banque pour inciter à changer de banque alors j'allais dire au début ça inquiétait pas tant que ça allait donc surtout en France où il y a des gros acteurs bancaires qui sont très homonopoles ils ont plusieurs mais ils sont assez importants mais petit à petit on a surtout un enjeu avec les plus jeunes parce que ça c'est un mouvement qui prend particulièrement chez les plus jeunes qui sont de toute façon multi bancarisée c'est-à-dire que l'idée de j'entre à une banque le jour 2018 ans et j'en sors les pieds devant papa ça existe toujours et c'est vrai qu'aujourd'hui l'épargne et surtout concentré souvent chez des gens assez âgés mais en revanche il y a un enjeu énorme pour les banques de capter cette nouvelle c'est une jeune client et ça aujourd'hui l'image d'être associée au financement massif des énergies fossiles et pas bonne du tout est-ce que les banques françaises sont pour le coup en ligne avec l'accord de Paris pas du tout une grande banque française que ce soit le Crédit agricole ou BNP Paribas ont pris très tôt ce qu'on appelle des politiques sectorielles c'est à dire que sur certains secteurs très problématiques au hasard les énergies fossiles l'huile de palme ou ce genre de choses ils ont adopté des politiques qui restreignaient d'Ores enfin qui très tôt ont commencé à restreindre leurs investissements alors en particulier dans le charbon la question se pose donc aujourd'hui ils sont assez rarement dans les grands projets les plus controversés dans le monde mais et c'est là où est toute la tension qui est assez forte avec les ONG c'est que jusqu'où par exemple une grande entreprise qui a un projet climaticide où on a SK où en Afrique ou ailleurs est-ce qu'on va jusqu'à refuser la financer les banques aujourd'hui ils répondent non on continue à les financer mais on pose des conditions il y a pas une contradiction Anne-Catherine ou un paradoxe avec des banques françaises qui se disent alignées sur la corde de Paris en même temps qui finance encore trop d'énergie fossiles va vous répondre c'est que c'est un acteur économique qui n'a pas alors on va vers un sujet qui à mon avis assez compliqué c'est que aujourd'hui si on met bout à bout tous les volumes de capitaux qui ont été annoncés comme vous l'en financier du verre aussi bien en Europe qu'aux États-Unis on devrait avoir fait la transition énergétique donc parce qu'il y avait des volumes énormes après il s'est avéré que c'était compliqué de les investir parce qu'on n'a pas de projet parce que et donc on est bien dans un moment très compliqué où en fait la plupart des acteurs ont compris que ce soit des individus ou des acteurs financiers ou d'entreprises qu'il fallait changer assez radicalement le modèle économique et financier sauf que personne n'ose commencer et donc du coup si vous voulez on a plein de bonnes choses on a des engagements on a plein de bonnes volonté mais on est en train de se dire oui finalement pour l'instant on n'a pas commencé à les mettre en œuvre et la plupart des scientifiques sont très claires sur le fait que pour qu'on ait une chance de tenir ces engagements climatiques la mise en oeuvre elle commence sur cette décennies là c'est à dire entre maintenant et 2030 et donc c'est ça le fossiles et ou plus de Green de s'occuper que des énergies parce qu'en fait c'est ça le problème c'est à dire que finalement depuis 7-8 ans on est sur la question qui est clé évidemment il y a l'économie telle qu'elle est aujourd'hui sur plein de sujets on va on a enfin fait émerger la question de la sobriété énergétique à cause du prix l'énergie mais c'est un des sujets mais on a aussi toute la question de la biodiversité qui est en train de s'effondrer gentiment des problèmes d'eau tout ça ça a des conséquences économiques l'eau on en a besoin pour vivre mais il y a plein d'industries qui en ont besoin pour leur processus donc si on en a plus on fait comment tous ces sujets là ils doivent finalement et c'est ça qui est intéressant dans le rôle que vont jouer les banques dans les mois années à venir c'est comment elle elles vont se servir de leur capacité de près aux entreprises pour conditionner les prêts à des critères environnementaux climatiques qui fait que si l'entreprise ne change pas son modèle qui pose telle tel problème environnemental et bah elle aura pas d'argent alors c'est une première plusieurs associations attaquent la banque BNP Paribas en justice pour lui faire cesser ses investissements dans de nouveaux projets d'énergie fossiles c'est le premier contentieux climatique au monde à viser une banque c'est vraiment une affaire historique et comment tout ça va se solder c'est un contentieux basé sur le devant de vigilance c'est-à-dire une nouvelle obligation créée par le droit français et bientôt européen qui consiste à avoir une totale tra sur l'ensemble de sa chaîne donc là mais NP est attaqué en tant que financeur de alors d'énergie fossile mais pas que d'ailleurs de d'activités économiques qui sont mauvaises pour le climat vu de la banque c'est c'est quand même un vraisemblable et ça fait beaucoup d'acteurs financiers que que j'entends qui dit ça c'est quand même des banques les plus engagés c'est vrai qu'il y a développé des stratégies de tous ces animaux qui a pris des engagements sur les énergies fossiles en 2017 ou ils étaient un peu les premiers sur la question voilà et qui ne cesse de renforcer leur leurs engagements et en même temps les ONG ne cessent de d'augmenter leur demande juste quelque part finalement la banque avant c'est prendre des engagements qui sont tout à fait remarquables ça c'est vrai après le risque c'est que les autres financiers c'est pas la peine de s'engager parce qu'en plus on a des coûts à prendre et que je sais pas jusqu'où ça accélère les choses quels sont les banques françaises les plus engagées pour le climat si on parle des bons élèves on cite objectivement que les plus grandes banques françaises ont tout des engagements des politiques et des facto BNP Paribas est une de celle qui a les politiques les plus exigeantes et qu'on m'a quand on a on finit là dessus une banque qui dit dans sa communication dans ses publicités vouloir agir en faveur du climat comment est-ce qu'on sait je m'appelle du client si c'est de la com ou si c'est du sérieux on est entré dans un moment où il suffit pas d'agiter de montrer des belles images de nature en mettant sa main sur le coeur pour être crédible sur l'environnement donc c'est vrai que il va falloir prouver et prouver par le type de réalisation qu'on a financé par le type de de avec des indicateurs concrets de démission de CO2 qu'on a réussi à éviter de sobriété en consommation d'eau ou d'énergie ou de choses comme ça et en fait c'est sur ce genre d'arguments que les banques seront crédibles sur pièce comment dire c'est ça tant mieux Anne-Catherine son travail donc la diasphée générale de novétique merci à vous merci alors comment aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone des banques [Musique]