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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 30 octobre 2022 18 min

Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Sandra Rogol, plusieurs milliers de manifestants sont encore rassemblés à Sainte-Soline ce matin, 2000 d'après les autorités jusqu'à 8000 selon les organisateurs de ce rassemblement pour protester contre les méga-bassines retenues d'eau, on récupère l'eau de pluie, on capte aussi de l'eau dans les nappes phréatiques dans le but d'irriguer des terres agricoles et notamment l'été. 61 gendarmes blessés, 22 sérieusement, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Vous, vous vouliez un rassemblement pacifiste, il y a aussi des blessés dans les rangs des manifestants, c'est ce qu'il déplore. C'est raté ?

0:31
Sandra Regol

Alors malheureusement il y a des blessés des deux côtés. Ce qui est raté c'est d'avoir déployé une force aussi disproportionnée face aux manifestants qui n'étaient pas là pour porter atteinte ou porter préjudice aux forces de l'ordre mais qui étaient là.

0:44
Présentateur

400 black blocs dit la préfecture, les manifestants qui ont quand même tenté d'entrer dans le chantier, qui ont passé les grilles et des tirs de mortier, déplorent les autorités. Il y avait quand même des éléments violents même si on ne réduit pas la mobilisation à cela ?

0:59
Sandra Regol

On ne peut pas réduire chaque manifestation à l'apparition des black blocs sachant qu'ils apparaissent à chaque fois. Il y a un vrai souci en revanche qui est que quelques agriculteurs privatisent l'eau, l'eau qui est un bien commun, qui est nécessaire à notre survie.

1:11
Présentateur

Plusieurs centaines d'agriculteurs pour ce projet de 16 bassines.

1:14
Sandra Regol

Oui, et combien d'agriculteurs sur la même zone qui n'auront pas accès à l'eau ? Les cultures qui nécessitent de l'irrigation, c'est moins de 10% de notre agriculture. Vous voyez, si je prends juste les chiffres généraux, déjà je vous explique que c'est une minorité qui privatise l'eau. Et vous avez, comme moi, je pense étudié le cycle de l'eau comme vous étiez au collège.

1:32
Invité

On va vraiment parler du fonds. On va revenir sur le fonds, Gérald Darmanin.

1:35
Sandra Regol

Je m'excuse, mais le fonds est capital. On parle de notre capacité à produire et à voir. On va y revenir juste après, Sandra Rebolle.

1:41
Invité

Gérald Darmanin dit « J'espère que toutes les forces politiques condamneront ces violences ». Est-ce que vous les condamnez ?

1:46
Sandra Regol

Gérald Darmanin a toujours la capacité de condamner beaucoup plus fort les écologistes que les autres et beaucoup plus fort toutes les personnes qui luttent pour les droits que les autres. Ça, c'est le point de départ. Après, oui, bien sûr, à chaque fois qu'il y a des agents, des forces de l'ordre qui sont blessées, je le regrette. Mais ce que je regrette surtout, c'est que ce ne sont pas les agents qui sont responsables d'avoir été mis dans cette situation, mais c'est bien leur donneur d'ordre.

C'est encore une fois Gérald Darmanin qui déploie des politiques de maintien de l'ordre dont on a vu l'échec total au Stade de France et qui fait de la France la risée à l'international de l'Europe qui sont mises en cause cette fois-ci. C'est à chaque fois le même système et c'est le ministre de l'Intérieur qui met en danger les forces de l'ordre volontairement. Et c'est ça qui doit cesser.

2:28
Invité

Alors sur le fond du projet, ce projet a été validé. C'est ce que nous disait tout à l'heure le ministre de l'Agriculture, Marc Fénaud, qui était l'invité de France Info. C'est un ouvrage qui est autorisé. Par la loi, il y a eu de multiples recours. Un certain nombre d'associations qui aujourd'hui s'y opposent ont signé le protocole qui permettait de créer ces réserves de substitution pour éviter de pomper dans la nappe l'été. Et donc, il faut qu'à un moment, les choses cessent et qu'on cesse des manifestations qui n'ont pas lieu d'être puisqu'elles sont interdites. Mais surtout parce que le projet a été autorisé. Le projet a été autorisé.

Est-ce que vous assumez une forme de désobéissance civile ?

3:02
Sandra Regol

Ce n'est pas très nouveau dans l'histoire des luttes écologistes. Et vous savez, ces formes de désobéissance, elles ont été célébrées par Mme Ursula von der Leyen lors de son discours sur l'état de l'Union il y a quelques jours. Pourquoi ? Parce que c'est parce qu'on a alerté qu'aujourd'hui, il y a une prise de conscience qui est possible à l'échelle européenne sur l'accès aux ressources, sur l'accès à l'énergie. Alors oui, parfois, on se retrouve dans des situations difficiles, mais on le fait pour une seule chose, le bien commun.

3:28
Invité

Mais certains veulent une ZAD, créer une ZAD sur place. Est-ce que vous, vous soutenez la création d'une ZAD, comme ça a pu être le cas à Notre-Dame-des-Landes, à Roibon, en Isère ?

3:36
Sandra Regol

Face à des gouvernants qui refusent d'agir réellement pour protéger la planète, pour permettre à toute l'agriculture et à tous les paysans de vivre. Oui, parfois, il faut avoir recours à des occupations pacifiques des lieux. C'est ce que revendiquent ces manifestants. Je vous rappelle juste, pour mémoire, qu'une de mes collègues, Lisa Bellouco, portant son écharpe de député, a été frappée lors de cette manifestation, alors qu'elle a avancé pacifiquement. Elle a été frappée par des coups de matraque avec son écharpe de député, c'est-à-dire en tant que représentante de la nation. C'est-à-dire à quel point, non, ça n'allait pas cette organisation.

Encore une fois, il n'y a qu'un responsable, et c'est le donneur d'ordre, Gérald Darmanin.

4:16
Présentateur

Sandra Rugol, soutenir l'idée de l'installation d'une ZAD à cet endroit, à Sainte-Solines, c'est votre position ou c'est aussi celle du parti, plus généralement ?

4:24
Sandra Regol

C'est celle, en tout cas, des militants qui se sont retrouvés là-bas et on soutient leur volonté de faire en sorte que, non, l'eau ne devienne pas un bien de quelques privilégiés.

4:34
Présentateur

Alors, justement, sur le fond du dossier, c'est intéressant parce que ce projet de 16 bassines, celle de Sainte-Solines, est la plus importante, est mené par la coopérative de l'eau. Ça fait une dizaine d'années que plusieurs centaines d'agriculteurs autour de 400 sont réunis. Cinq ans qu'ils portent ce projet-là, qui a été concerné, c'est ce qu'ils disent, qui est plus global que juste l'approche de ces bassines, une réflexion sur l'usage de l'eau, notamment. Et, c'est ce que disait Marc Fénaud, voilà, tout est autorisé, tout est légal, tout a été balisé, concerté. Quelle approche serait la bonne, si ce n'est pas celle qui émane du terrain ?

5:10
Sandra Regol

Alors, vous savez, dans l'histoire, beaucoup de produits chimiques extrêmement dangereux qui ont provoqué des maladies ont été autorisés. Beaucoup de pratiques qui étaient dangereuses pour notre santé et pour l'avenir et pour le climat ont été autorisées. Je pose juste ça-là, je ne dis pas que c'est forcément le cas à chaque fois. En revanche, ce qui est sûr, c'est que l'eau est de plus en plus rare. On l'a subi cet été. Ça pourrait être pire dans les étés qui viennent si on n'agit pas. Ce qu'on propose, c'est d'agir, d'investir en amont, c'est-à-dire de retenir l'eau sous terre, là où elle est bien gardée.

Si vous la gardez à la surface, eh bien, vous avez beaucoup de chances, malheureusement, qu'une partie s'évapore. Regardez ce mois d'octobre, si chaud, pendant lequel, évidemment, ça va s'évaporer. Pourquoi est-ce qu'on continue à forer une table phréatique dans laquelle tout le monde va chercher l'eau dont il a besoin pour mettre en surface l'équivalent de 160 piscines olympiques pour ce qui concerne cette bassine ? 260 même. 260. Vous voyez, je suis beaucoup trop gentille avec les exploitants de ces bassines. Pourquoi est-ce qu'on privatise l'eau ? Quelle est cette logique ? Les agriculteurs vous disent,

6:12
Présentateur

on n'a pas vraiment d'autre choix parce que la géographie du bassin de la Sèvres-New-Yorktèze est tant celle qu'elle est. On ne peut pas faire de retenues collinaires et on ne peut pas faire des petites retenues d'eau, des petits bassins à l'échelle de chaque exploitation. Donc, il faut ces grands projets-là.

6:24
Sandra Regol

Alors, peut-être que le problème est dans le type d'exploitation qui nécessite autant d'eau. Pourquoi tous les autres agriculteurs à côté, les terres à côté, ne demandent pas ces eaux-là ? Pourquoi est-ce qu'ils arrivent à continuer à travailler ? Pourquoi est-ce qu'on ne réfléchit pas à comment partager l'eau et qu'on réfléchit encore une fois à comment la privatiser ? J'insiste, c'est cette logique qu'il y a derrière et c'est ce que nous démontrons. Imaginez ce que ça donnera dans quelques années si on considère qu'il est normal de privatiser l'eau pour le bénéfice de quelques autres.

6:49
Invité

On vous entend, mais c'est quelque chose qui peut se faire peut-être sur des années et non pas immédiatement. Il y a un besoin en eau urgent pour des cultures peut-être que vous dénoncez, mais qui sont là ? On ne peut pas abandonner tout du jour au lendemain.

7:01
Sandra Regol

Alors, parce que certaines choses ne vont pas, il faudrait adapter toute notre politique uniquement à ce qui dysfonctionne. Non, il faut essayer, au contraire, d'investir pour aider ces agriculteurs dans leur transition. Investir cet argent aujourd'hui pour que demain, leur modalité de production n'ait pas besoin de privatiser l'eau du reste de la population.

7:20
Invité

En tout cas, ce qu'on comprend, c'est que vous, qui faites la loi au Parlement, vous assumez qu'il faille parfois la contourner.

7:27
Sandra Regol

On assume qu'il faille la remettre en question, sinon nous ne serions pas là pour la réécrire. Si nous amendons des textes, si nous proposons des missions d'enquête sur des sujets, c'est justement parce que la loi doit bouger parfois. Et donc, oui, c'est la base du travail de parlementaire que de la faire évoluer dans le sens qui nous paraît nécessaire.

7:43
Présentateur

Et d'un mot, ces projets de bassines, certains sont déjà en construction, d'autres ont déjà été construits à d'autres endroits en France. Qu'est-ce qu'il faut ? Il faut les arrêter ? On détruit celles qu'on a déjà construites ?

7:51
Sandra Regol

Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme.

8:09
Présentateur

Sandra Orgol, on va se retrouver dans un instant. On va parler de batterie, notamment de lithium, puisqu'on n'a plus beaucoup à cause de l'asset fraîche, mais on a trouvé du lithium et on compte l'exploiter. On va en parler avec vous après le Filinfo 8h41. Pire pilé.

8:23
Locuteur non identifié

Le Premier ministre du Japon, Fumio Kishida, se dit profondément attristé après le mouvement de foule qui a fait au moins 151 morts hier soir à Séoul, la capitale de la Corée du Sud. Ça s'est passé lors d'une soirée d'Halloween. Les causes de ce drame ne sont pas encore établies. Un ressortissant franco-australien enlevé au Tchad vendredi dans une province de l'est du pays, frontalière du Soudan. Il travaille pour une ONG. Les ravisseurs sont non identifiés pour le moment. Le transport de céréales ukrainiennes actuellement bloquées en mer Noire, ça fait suite à la décision de la Russie de suspendre l'accord sur leurs exportations.

Il veut construire un parti populaire et patriote capable de rassembler tous les électeurs de droite. Les propos de Bruno Retailleau, candidat à la présidence des Républicains. Le chef du groupe LR au Sénat s'exprime dans le journal du dimanche. Le musée Soulages à Rodez, gratuit aujourd'hui. C'est la ville d'origine du peintre. Pierre Soulages, à qui un hommage national sera rendu au Louvre mercredi. Il est décédé cette semaine à 102 ans.

9:30
Présentateur

France Info. Le 8.30 France Info. Adrien Becht. Jules Dequise. Sandra Regol, députée Europe Écologie, les Verts du Barin, vice-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, est notre invitée.

9:46
Invité

Et on a du pétrole. On n'a pas de pétrole, mais on a du lithium. Voilà ce qu'a dit Emmanuel Macron sur France 2 mercredi soir. Le chef de l'État qui veut des mines de lithium respectueuses de l'environnement. Vous applaudissez cette idée ?

9:59
Sandra Regol

Alors déjà, on a un peu de pétrole en France, vous savez. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a décidé, qu'on a voté, d'arrêter de l'exploiter. Et donc déjà, les propos du président de la République sont factuellement faux. En revanche, la question est toujours la même. Vous savez, ce pétrole-là, il est souvent coincé dans le schiste. Donc il demande une exploitation très très très dure pour l'environnement. C'est la même chose pour le lithium. La question à se poser, c'est quel impact on a quand on l'exploite ? Donc il ne s'agit pas de dire oui c'est bien ou non c'est pas bien. La question c'est comment est-ce qu'on fait ?

Après là, aujourd'hui, nous sommes dépendants d'exploitation du lithium dans d'autres pays où les droits humains ne sont pas toujours correctement respectés ou le droit de l'environnement encore moins. Mais si on le ramène en France, c'est pour respecter deux fois plus le droit du travail et le droit de l'environnement. Et permettez-moi juste cette petite anecdote. Aujourd'hui, ce gouvernement, à travers la loi pouvoir d'achat, a choisi, ce sont les propos à peu près du Conseil d'État, de piétiner le droit de l'environnement. On peut s'inquiéter sur ce qu'il fera sur cette exploitation.

11:01
Invité

Mais donc sur le principe, vous êtes quand même plutôt pour, avec des garde-fous ?

11:04
Sandra Regol

Ni pour ni contre. Il y a une nécessité première qui est d'abord d'essayer de réutiliser le lithium qui existe déjà. D'en utiliser moins et après, on pourra voir si effectivement, il y a nécessité d'exploiter tout de suite de nouvelles mines.

11:18
Invité

Il faut arriver à se passer de la Chine sur les importations de batteries au lithium qui servent notamment pour les voitures électriques ?

11:24
Sandra Regol

Oui, il faudrait arriver à avoir une indépendance de la France à commencer par l'énergie électrique. Mais vous savez, on aime être très dépendant de l'uranium. Mais par contre, sur le lithium, on cherche à l'être un peu moins. Il y a quand même une incohérence dans les discours qui font que c'est à géométrie variable. Vous me concéderez que pour le coup, les écologistes sont très droits et ont toujours la même position.

11:45
Présentateur

Alors, il y a la question de comment on fabrique ces batteries au lithium et puis une fois qu'on les a, qu'elles sont dans les voitures, quelle électricité on met dedans et la question des énergies renouvelables. Question concrète, est-ce que vous êtes par exemple pour l'installation aujourd'hui en France de panneaux photovoltaïques partout sur les bords des routes, sur les parkings ?

12:01
Sandra Regol

Alors là, où ils ne portent pas atteinte à la biodiversité, aux écosystèmes et à la ville des gens qui sont en proximité.

12:07
Présentateur

Sur des bords d'autoroutes, a priori, on peut se dire que c'est des endroits appropriés ?

12:11
Sandra Regol

Déjà construits ou des endroits déjà abîmés par la main humaine à bon escient ou à mauvais escient, oui, on peut en installer.

12:18
Présentateur

Est-ce qu'on doit tout faire pour réduire les délais avant de pouvoir mettre en oeuvre la construction de champs d'éoliennes ?

12:23
Sandra Regol

Mais même chose, on n'a qu'une seule ligne chez les écologistes, il faut faire attention aux conséquences. Donc oui, il faut faire plus vite mais ça, ce n'est pas notre faute. C'est ce gouvernement qui est en retard sur le développement des énergies renouvelables. Donc là, il est à la bourre, il doit aller vite, vite, vite, vite, vite. Mais vite, ce n'est pas au détriment du droit de l'environnement.

12:38
Invité

Justement, il va y avoir une loi sur les énergies renouvelables. Ces deux mesures que je viens de citer, elles sont portées dans cette loi. Donc quand on vous entend, on dit, malgré vos nuances, vous allez la voter.

12:49
Sandra Regol

Alors, cette loi ne se limite pas à ça, d'une. Et nous, on n'est pas contre les lois, a priori. On est contre ce qui ne va pas bien. Donc à chaque fois, on propose des choses à ce gouvernement, à cette coalition présidentielle qui systématiquement les refuse. Je vais vous citer un exemple que je cite très souvent. En débatant avec M. Darmanin, sa réponse a une question très simple qui a été étudierez-vous pour une fois ce que portent les écologistes et la NUPES dans le cadre de ces textes. La réponse a été je vais vous faire une petite blague. Je préfère la gauche roussel à la gauche regole. Ça vous laisse imaginer à quel point nous avons un mur face à nous. Donc oui, nous voulons négocier.

Oui, nous voulons faire avancer ces textes. La question est et reste ce gouvernement est-il capable de comprendre qu'il n'est pas ultra majoritaire mais qu'il doit composer dans un régime parlementaire avec les élus du peuple ?

13:37
Invité

Vous voudriez quoi par exemple inclure quoi dans cette loi ?

13:40
Sandra Regol

Eh bien cette question-là qui est de commun est-ce qu'on fait en sorte que les énergies renouvelables soient enviables ? Qu'elles ne soient pas imposées à la population mais qu'elles se fassent avec elles ? Partager des bénéfices

13:51
Présentateur

par exemple d'implantation d'éoliennes ou de parcs photovoltaïques qui produisent de l'électricité on la vend que les riverains puissent...

13:57
Sandra Regol

Ça peut faire partie de ce qu'on fait mais moi ce qui m'intéresse aujourd'hui avant tout c'est les impacts à moyen et long terme sur la nature sur le climat On a besoin des énergies renouvelables on a besoin de les développer massivement mais ça doit se faire dans un contexte d'appropriation par les populations donc nous sommes prêts à les accompagner

14:15
Présentateur

Ce qui est très intéressant avec ce projet de loi Ener c'est qu'il n'y aura a priori pas de 49.3 il reste un joker pourrait-on dire On en a eu beaucoup Oui mais a priori ça ne sera pas sur ce texte-là il en reste un joker au gouvernement et il est plutôt attendu sur la réforme des retraites on aura largement l'occasion de voir cela mais donc là le gouvernement va devoir composer certainement plutôt avec la gauche puisque au Sénat la droite a un peu détricoté ce projet sur les énergies renouvelables avec un droit de veto notamment pour les maires qui fait peur à ceux qui veulent aller assez vite sur ces questions-là donc la balle est un peu dans votre camp le texte passera avec vous ou il ne passera pas quelle sera donc votre logique on vous répète la question vous allez voter même si tout ne vous plaît pas

14:54
Sandra Regol

cette présentation j'aimerais être aussi optimiste que vous sur les velléités de ce gouvernement de faire avec les écologistes malheureusement la réalité que je vis depuis 4 ou 5 mois que nous sommes élus n'est pas celle-ci mais oui nous de notre côté nous de notre côté

15:08
Invité

vous êtes prêt à y aller

15:10
Sandra Regol

j'avais l'impression que je suis majoritaire et que c'est moi qui dicte l'agenda politique personne n'est majoritaire

15:15
Invité

c'est ça le problème

15:16
Sandra Regol

personne n'est majoritaire mais il existe une majorité variable qui est celle de la coalition présidentielle avec la droite et parfois même l'extrême droite

15:24
Présentateur

on verra donc dans ces prochains jours ce qu'il se passera sur ce sujet là

15:27
Invité

le feuilleton des motions de censure justement il continue demain à l'Assemblée Nationale avec la discussion sur deux motions de censure il y en a une des insoumis mais pas de toute la gauche cette fois-ci vous ne l'avez pas signé vous avez renoncé à renverser le gouvernement

15:39
Sandra Regol

pas du tout vous savez la NUPES a une habitude de travail pour le coup très dans l'esprit parlementaire qui est que nous avons des décisions communes et d'autres sur lesquelles c'est liberté de vote nous allons dire nous avions décidé de nous exprimer politiquement contre ces 49-3 qui ont privé les françaises et les français d'avancer essentiel nous avons voté notamment avec LR beaucoup de choses sur la protection des aînés dans les EHPAD

16:05
Présentateur

on parle du budget et de la sécurité sociale

16:06
Sandra Regol

tout à fait c'est tout ce qui va cadrer les moyens d'orienter les politiques de l'Etat sur les prochaines années et donc nous avons fait tout ce travail-là

16:12
Invité

mais vous allez la voter demain cette motion de censure ?

16:14
Sandra Regol

je ne sais pas encore on a une réunion avec notre groupe vous savez groupe écologiste nous discutons tout nous sommes très parlementaires là aussi très démocrates en tout cas et donc nous avons avancé mais bref pour finir ce que j'étais en train de dire et j'étais trop longue j'en suis fort désolée nous avions décidé d'avoir une expression sur chaque texte projet de loi de finance projet de loi de financement de la sécurité sociale et ensuite au bon vouloir de chacun une motion de censure ou pas pour ce qui nous concerne nous avons décidé de ne pas signer celle-ci ça ne veut pas dire que nous soyons contre

16:42
Invité

oui oui allez-y Adrien et bien dernière question sur le Brésil 156 millions de Brésiliens appelés aux urnes aujourd'hui second tour de l'élection présidentielle entre Jair Bolsonaro le sortant et Lula est-ce que vous craignez un désastre écologique si Jair Bolsonaro est réélu ?

16:58
Sandra Regol

mais le désastre écologique de Bolsonaro est déjà à l'oeuvre c'est des poursuites contre les militants de l'environnement c'est une destruction des forêts primaires c'est une destruction de tout ce qui fait qu'on peut espérer aller mieux demain donc oui une inquiétude énorme s'il est réélu c'est l'extrême droite au pouvoir c'est la coalition des extrêmes droites à travers le monde qui est en train de se faire je vous rappelle qu'en Europe aussi nous souffrons de ce retour de ces idées terribles qui nous ont pourtant durement éprouvés en Europe donc une inquiétude majeure mais qui rejoint l'inquiétude que nous avons à chaque fois que l'extrême droite monte et vous savez bien qu'à l'Assemblée nationale on est malheureusement très très bien placé pour voir le vrai visage de l'extrême droite

17:39
Présentateur

Merci à vous Sandra Rugaol Vice-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale députée du Barin Merci à vous Adrien Bec Service politique de France Info

Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol — Sandra Regol · Pourquijevote