Où va l'argent de la région Ile-de-France pour le handicap ? - Faut que ça change du 18 octobre
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin-Smith. Et bienvenue sur Sud Radio, comme chaque semaine, l'émission qui vous donne la parole, qui donne la parole aux personnes en situation de handicap et puis celles qui les accompagnent. Autour de la table aujourd'hui, une table plutôt large, à ma gauche, Mathéo Lamble, on n'a jamais été aussi proche. Bonsoir. Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde, très bien, merci. Super. Je vais maintenant parler à distance avec Salim Ejdaïnik, à qui je n'ai pas dit bonjour la semaine dernière. Il en a été un peu chafouin. Bonsoir Salim. Bonsoir Anthony, ravi d'avoir vos salutations cette semaine. Vous avez vu comment je les appuie en plus ?
Alors, de retour du coup dans le studio, un autre qu'on connaît bien dans l'émission, Amou Bouakas, sa première de la saison. Bonsoir Amou, merci d'être là. Bonsoir Anthony. Vous êtes homme politique, arabe et aveugle, c'est comme ça que vous vous définissez dans votre livre. Ça vous étonne d'ailleurs, la question que vous mettez dans le titre de ce livre. Également Virginie Dubost, qu'on connaît bien, débatteuse du jour. Bonsoir Virginie.
Bonsoir à tous.
Également encore, encore là vous, Fouad Benhamed. Bonsoir. Bonsoir à tous. Vous êtes fondateur des solutions d'assistance à mobilité verticale. Et puis nos invités du jour, Hakim Ariski. Il est champion paralympique de C6 foot. Il nous a fait rêver l'année dernière durant les Jeux de Paris au pied de la Tour Eiffel avec cette finale dont les Françaises et les Français se rappellent. Bonsoir Hakim. Bonsoir Anthony. Je suis ravi de vous recevoir ici. Vous allez nous parler de votre livre Renaitre dans la nuit. Ce livre que vous avez écrit autobiographique avec une histoire qui est bouleversante. Et puis également, quelqu'un que j'apprécie beaucoup, Benoît Aiken. Bonsoir à vous.
Bonsoir Anthony. Bonsoir à tous. Vous avez vu, je me suis appliqué sur la prononciation de votre nom de famille puisqu'on avait un débat avant hors antenne. Vous avez dit, il y a Barbie et Ken. Je balance. Et puis vous avez Benoît Aiken. Ravi de vous recevoir. Vous êtes président de l'association Le Sport a du cœur. Et vous accompagnez les personnes en fauteuil, enfin en tout cas utilisatrices de fauteuil roulant, sur le financement de fauteuil roulant dans le sport.
Allez, en deuxième partie d'émission, on parlera de l'interview que j'ai faite avec Valérie Pécresse, dans laquelle nous sommes revenus sur le retrait des 2 millions d'euros qu'elle a retirés aux maisons départementales des personnes handicapées. Où va l'argent de la région Île-de-France ? Eh bien, on en débattra en deuxième partie. Allez, c'est parti. Ça, c'est la blague d'Anthony Envoi, que je salue d'ailleurs à la réalisation. Effectivement, elle a répondu à nos questions.
Agissons ensemble pour une société plus juste. L'association APF France Handicap présente...
Sud Radio, faut que ça change, la vraie vie.
Mathéo Lamblot, notre invité, je le disais du jour, avec Benoît Eken, c'est Hakim Areski, champion paralympique. Vous nous parlez de son livre.
Et oui, Hakim, vous venez aujourd'hui nous parler de « Renaitre dans la nuit », ce livre que vous avez écrit, qui retrace toute votre histoire de votre jeunesse en Algérie jusqu'à ce titre de champion paralympique l'an dernier. Merci à vous d'être présent ce soir. Merci pour l'invitation, merci, avec plaisir.
Alors ce livre, vous l'avez écrit, il est totalement autobiographique. La médaille que vous avez reçue l'année dernière, c'est comme une sorte d'accomplissement finalement.
Oui, c'est un aboutissement, c'est un aboutissement de toute une équipe qui a travaillé pour, on a vraiment cravaché en fait pour aller la chercher. Le travail n'a pas commencé en 2024, a bien commencé bien avant. On avait tous des parcours, des trajectoires individuelles et surtout différentes, mais on avait un objectif commun qui était d'aller chercher vraiment ce titre.
Moi, Hakim, je voudrais juste qu'on revienne sur votre histoire. Vous avez quitté l'Algérie sur des conséquences finalement qui ont été très douloureuses pour vous, pour votre famille, qui ont été d'ailleurs très violentes. Et cette médaille finalement, elle a un écho puisque c'est un métal que vous avez gagné, mais qui fait écho et qui fait miroir à un autre métal que vous n'avez pas demandé.
Ouais, non, mais je l'ai beaucoup associé comme ça parce que c'est deux métaux qui ont quelque part changé ma vie. Alors, racontez-nous le premier métal. Bien sûr, bien sûr. J'ai quitté l'Algérie suite à ma perte de la vue. Parlez plus proche de l'algérie s'il vous plaît. Et en plus, je dis que je n'ai pas perdu la vue, on me l'a prise parce qu'en 2001, justement, j'avais 18 ans. Et avec mes camarades, avec toute la jeunesse kabyle en Algérie, on est descendu dans la rue pour manifester pour plein de raisons. Et en face, il y avait des gendarmes qui ont tiré sur ces étudiants. On était jeunes, j'avais 18 ans. Et donc, il y avait vraiment un vrai massacre.
En fait, c'était le printemps noir de Kabylie. Tout le monde peut aller vérifier sur les réseaux, sur Internet, je veux dire. Et donc, j'ai reçu deux balles. Une balle explosive et une balle qui m'a traversé la cheville droite. La balle explosive, elle m'a atteint au niveau du crâne. Donc, en rentrant dans mon crâne, elle s'est explosée encore en plusieurs morceaux. Donc, c'est question de nerfs optiques et perte de vue, justement, immédiate. Et justement, il y a un moment frappant dans votre livre où vous dites ne pas regretter les circonstances qui vous ont fait perdre la vue, c'est ça ? Les circonstances, je ne sais pas. Non, je regrette les 128 morts, bien sûr. Plus de 129 morts.
Je regrette cette violence, bien évidemment. Je ne regrette pas d'être sorti ce jour-là. Non, non, je ne regrette pas du tout. C'est à refaire, je referais. De toute façon, je croyais, je crois et je croyais toujours à mon combat, à un autre combat. Et sur ce point-là, je disais que je ne regrettais pas. Après, en face, qu'on ait utilisé des kalachnikovs, des armes d'assaut, ça, je regrette que ce soit ainsi.
Donc, deux métaux qui ont une importance très forte dans votre vie.
Parce qu'ils ont, quelque part, encore une fois, changé ma vie. Et en tout cas, le premier, c'est sûr, donc suite à ça, perte de vue, donc je suis resté cinq jours à l'hôpital. Bon, je ne vais pas raconter tout le livre, en tout cas. Non, il faudrait que les gens aillent le lire, plutôt. Donc, mon père me rapatrie en France grâce à beaucoup, beaucoup de soutien, que ce soit ici, que ce soit là-bas. Et finalement, je suis sauvé vraiment in extremis. Et donc, après beaucoup de mois, d'années plutôt, de rééducation, d'hospitalisation, d'opération.
Et d'acceptation, peut-être ?
Non, non, non, je n'accepte pas, je n'accepterai jamais ce mot, je ne l'utilise pas beaucoup. On accepte quelque chose qu'on nous offre, mais quelque chose qu'on nous impose, ce n'est pas accepté. Enfin, je le dis comme ça. Et en fait, plusieurs mois, années de rééducation, je découvre le sissifoot. Et là, pareil, c'est vraiment une...
C'est pour ceux qui nous écoutent, c'est du football, pratiquer les yeux bandés avec un ballon sonore.
C'est ça, c'est l'adaptation du football à 5, du football. Et donc, c'est un sport paralympique. Et à l'époque, quand je découvre ce sport, je ne savais pas qu'il était paralympique, je ne savais pas que je pouvais un jour prétendre, ne serait-ce qu'à gagner ma place en équipe de France. Et voilà, c'est pour ça que je disais tout à l'heure que cette médaille, en fait, elle vient de loin, elle vient de beaucoup, beaucoup, beaucoup d'années de travail. Et c'est pour ça qu'elle est aussi belle aussi.
Amou Bouakaz, vous connaissez bien Hakim Areski. Ça fait écho forcément chez vous, puisque c'est une histoire que vous connaissez plus que bien.
Ça fait écho à plusieurs niveaux, puisque j'ai aussi la chance d'être d'origine kabyle. Et Hakim démontre à l'évidence que perdre la vue n'est pas perdre la vie. Et que là où il y a bataille, là où il y a soutien, là où il y a cette rencontre merveilleuse avec un pays merveilleux qui est la France, il faut dire les choses. La France, c'est ce modèle universel qui soigne celui qui vient, sans regarder sa carte bleue, sans quoi que ce soit. Et je trouve qu'il y a une symbolique magnifique de voir qu'Hakim, qui est un défenseur, il a défendu la France. Un peu comme ses ancêtres kabyle, dans les deux guerres mondiales, ont défendu la France.
Et on en déplaise à ceux qui pensent que le grand remplacement est une solution. Moi, je suis de ceux qui savent ce qu'ils doivent à ce pays, et qui défendront la France, et qui la défendent, dans tout ce qu'ils entreprennent. Et Hakim est la preuve basique, la preuve paradigmatique, si je peux dire, que la profondeur stratégique de la France, c'est le Maghreb, et qu'il faut construire une belle histoire avec les migrants, il faut construire une belle histoire avec les personnes handicapées qui ont encore faim, qui ne sont pas ce vrai de tout.
Et les personnes handicapées qui migrent. Virginie Dubost.
Oui.
Désolée, si je vous réveille. Non, non, pas du tout. Est-ce que ça fait chez vous écho à votre histoire personnelle ? Puisque vous aussi, vous n'avez rien demandé à la vie, et suite à un accident de surf, si je ne dis pas de bêtises, vous avez perdu quand même des usages fonctionnels de votre corps.
Exactement, et en fait, c'est vrai que ce que disait Hakim fait écho, et dans le chemin de l'acceptation, moi j'y arrive peu à peu, mais c'est vrai que c'est toujours compliqué d'accepter quelque chose qu'on n'a pas choisi, qu'on nous a imposé, et qui nous tombe dessus d'une seconde à l'autre. Mais comme disait Hamou, c'est vrai qu'on perd la motricité dans mon cas, mais on ne perd pas la vie, et au contraire, ça offre de nouvelles perspectives, et ça permet de commencer justement une seconde vie, et comme je le dis souvent, qui n'est pas moins bien que la première, elle est juste différente. Et voilà.
Et voilà. Benoît Aiken, vous avez, avec votre association, décidé d'accompagner, non pas des sportifs comme Hakim, mais vous avez approché des sportifs comme Hakim pour écrire un livre qui s'appelle Médailler, et qui a vocation, si je dis des bêtises, vous me le dites, à aider à financer des fauteuils roulants à des sportifs qui, eh bien, peine finalement à payer et à acquérir des fauteuils roulants pour le sport.
Alors, en effet, Anthony, d'abord, merci pour l'invitation, je suis ravi d'être avec vous. Je vais vous parler d'un projet de cœur qui a rassemblé les médaillés olympiques et paralympiques. Les 19 médaillés paralympiques sont dans ce livre, qui va sortir le 20 novembre, qui s'appelle Médailler, et 100% des bénéfices de ce livre vont permettre de financer 100 fauteuils multisports qui seront offerts à tous les clubs français qui s'engagent à créer ou développer des sections parasports, donc ouvertes à toutes les personnes en situation de handicap.
Le sport doit être un droit pour tous et pas un privilège, et vous savez qu'un fauteuil multisport, c'est entre 2000 et 2500 euros, que 20% des personnes en situation de handicap sont en dessous du seuil de pauvreté, 50% d'entre elles sont en dessous de 1500 euros par mois
et n'auront pas les loisirs de pouvoir se financer. Se les financer. Bon, écoutez, on en reparle juste après. On doit faire une courte pause sur Sieux de Radio avec mes invités. Je le rappelle à Kim Mares qui est champion paralympique de ses six foot, et puis Benoît Aiken qui est président de l'association Le Sport a du cœur. Vous ne bougez pas sur Sieux de Radio, on viendra aussi sur l'interview de Valérie Pécresse. Sieux de Radio, il faut que ça change, Anthony Martin Smith. Et bien de retour sur l'antenne de Sieux de Radio, et très heureux d'être avec vous, de vous accompagner en ce samedi soir avec cette rencontre. qui n'est pas une rencontre, Mathéo, c'est un apéro, peau Toulouse.
C'est ça, c'est ça. C'est quand même un choc du haut de tableau. Vous restez bien connectés sur Sieux de Radio, ça arrive à 21h avec toute l'équipe du rugby. J'embrasse d'ailleurs très fort avec nous sur cette émission. Mes invités à Kim Mareski. Vous êtes champion paralympique de ses six foot. Et vous sortez ce livre, Se relever dans la nuit ? Renaître dans la nuit. Excusez-moi, c'est parce que j'étais encore sur l'apéro. T'inquiète, il n'y a pas de souci. Benoît Elkène également, vous êtes président de l'association Sport à du cœur. Et vous aidez au financement des fauteuils roulants dans le sport. Et puis avec vous à distance, Salim Ejnani, on va revenir sur ce que disent les réseaux.
En tout cas, pas forcément aujourd'hui. Sud Radio, il faut que ça change. La story de la semaine. La story de la semaine, Salim, c'est plutôt un coup de gueule que vous avez envie de passer. Je vous laisse le micro. Absolument, Tony. Cette semaine, c'est Mastorique. J'ai envie de poster mon petit coup de gueule. Je voudrais revenir sur la situation que personne n'ignore au sujet de la situation du Premier ministre, de Sébastien Lecornu. Au moment où il n'était plus tout à fait Premier ministre, il est interrogé par un journaliste, par de nombreux journalistes, sur la situation dans le pays. Et il répond notamment sur une des interviews, il faut être aveugle et sourd pour ne pas le voir.
Aveugle et sourd pour ne pas voir le bazar ambiant dans le pays. Alors je précise d'abord, je n'ai rien ni contre le bonhomme, ni même contre l'expression. Ni contre les aveugles et les sourds, Salim. Encore moins contre les aveugles et les sourds, naturellement. Néanmoins, quand on est en représentation, j'aime à croire qu'on a un devoir d'exemplarité. Alors il ne s'agit là, dans l'utilisation de cette expression, contre le handicap que d'un vice de forme qu'on pourrait estimer innocent. Mais par ce vice de forme, on a tendance à en créer des contresens, des contresens que nous combattons.
Il est aisé d'associer un manque de compréhension au handicap, et c'est malheureusement ce qui est fait par ce genre d'utilisation d'expression, comme si précisément, en étant aveugle, on ne voyait rien au bazar ambiant qu'il y a dans ce pays. Eh bien, monsieur le Premier ministre, rassurez-vous, on vous voit, on l'a bien vu, et on le vit au quotidien. J'irais même qu'on est presque en première ligne, parce qu'on en pâtit tous les jours.
J'ai envie aujourd'hui, monsieur le Premier ministre, de vous tendre la main, et de vous dire tous ensemble, mais faisons ce chemin, sachons nous comprendre un petit peu mieux, par un meilleur usage des expressions, sachons faire ce chemin ensemble vers le mieux. Vous me rappelez un certain autiste dans Astérix et Obélix qui veut tendre la main. Fouad Benhamed, vous, vous n'êtes pas en situation de handicap, et justement, ça m'intéresse d'avoir votre réaction sur ce que vient de dire Sélima Jenaény.
Écoutez, en fait, il y a plusieurs. Alors, il y a un autre ministre qui a fait une sortie de route, et effectivement...
Gérald Darman, notamment cette semaine, qui a dit qu'il n'était pas aveugle. C'est Jean-Pierre Farrandou, qui a dit qu'il n'était pas autiste. Comme quoi, il n'y en a pas qu'un.
Vous dites qu'on parle de handicap, on se plaint, on se plaint. Non, mais... Oui, c'est ça, en fait, Sélima.
On parle de handicap. Ça ne vous plaît pas, on n'en parle pas. Ça ne vous plaît pas, vous êtes content quand, exactement ?
Les médecins disent qu'il n'y a que Charlotte Parmentier-le-Cocq qui n'en parle pas, mais ils sont méchants. Oh, c'est pas mou, Poikaz.
Parlons-en pour servir l'exemple. Alors, c'est qu'une sortie de route, comme je le dis, mais bon, enfin, on devra bien servir l'exemple pour des choses. Attendez, je voudrais juste que Fouad finisse sa réaction.
En fait, ça démontre réellement qu'ils sont déconnectés hors sol et en fait qu'ils ont une vision très réduite de ce que peuvent ressentir les gens quand ils disent ce genre de choses.
Mais c'est pas de la sémantique, à mon Boikaz ?
Oui, moi, enfin, c'est embêtant parce que ça s'accumule, donc c'est un peu gonflant. Mais j'ai envie de dire, il faut relever, parce que c'est bien de le faire. Il faut aussi comprendre que c'est des gens qui s'expriment toute la journée. Et bon, j'accepte, moi, je pense que ce serait bien s'ils pouvaient dire, effectivement, on a peut-être choqué des gens, c'est pas contre eux qu'on en avait. Mais ça ne me laisse pas muet de stupeur. Vous aussi, vous êtes là-dedans.
Très bien. Akima Reski, ça vous touche quand vous entendez des mots comme ça ?
Ouais, en fait, un petit peu, mais un petit peu quand même. C'est-à-dire que c'est des anciennes expressions qui avaient ce regard sur le handicap un peu... Tu vois pas, du coup, t'es bête, t'es complètement out. Et c'est vrai que ça reste, mais si on veut que les choses changent, il faut qu'elles commencent à changer déjà dans l'oralité.
Benoît Héken, je reviens avec vous sur cette histoire de livre que vous sortez, Médaillé, qui sortira le 20 novembre, parce que vous n'avez pas eu le temps, avec cette coupure, de terminer vos propos. Donc je voudrais quand même qu'on en termine là-dessus. Vous avez donc... Vous allez sortir ce bouquin, je le disais, le 20 novembre. L'intégralité des fonds iront à contribuer au financement des fauteuils rouvants que vous financez pour des sportifs de haut niveau ? Ou pas que haut niveau ?
Ah, pas que haut niveau, surtout pour tous les clubs sportifs qui tendent la main pour créer des sections ou les développer des sections parasport. C'est du sport pour tous. Là, l'objectif, c'est qu'en fait, les athlètes olympiques et paralympiques, ce sera le seul ouvrage qui rassemble une seule équipe, comme l'avait demandé Tony Essanguet. Et cette équipe, elle s'est quand même constituée à travers ce livre. Et ils sont tous solidaires pour aider le parasport. Comme les enfoirés aident ceux qui sont dans la difficulté, en précarité pour trouver un repas. Nous, on est les gros cœurs du sport.
Et les gros cœurs du sport, c'est tous les sportifs de haut niveau qui se rassemblent, qui créent un livre. Et 100% des bénéfices vont permettre le financement de ces fauteuils multisport. Et 100 fauteuils multisport, ça veut dire plus de 200 000 euros de marge qu'il va falloir dégager pour payer ces fauteuils.
On reliera cette information sur sudradio.fr. Merci. En tout cas, Benoît Aiken, d'abord, a accepté notre invitation. Aki Mareski, votre livre, il apparaît chez qui ?
Chez l'édition EXO. Il est disponible depuis le 25 septembre.
Bon, écoutez, en tout cas, c'est un livre que je vous invite fortement et je vous recommande à aller lire. Autre chose qui pourrait vous choquer, les amis, vous restez avec nous d'ailleurs autour de la table, mais qui aurait pu vous choquer, c'est la région Île-de-France qui a retiré 2 millions d'euros aux maisons départementales des personnes handicapées. Ça a fait un tollé. En tout cas, c'était une accusation portée par la gauche. Et je suis allé interviewer Valérie Pécresse pour avoir des explications. Écoutez notamment ce qu'elle nous disait sur cette question des 2 millions qui disparaissent.
Parce que nous nous sommes aperçus, premièrement, que l'argent que nous versions n'était pas appelé par les MDPH. Pas appelé. Ça veut dire que nous donnions 250 000 euros au MDPH, par MDPH à peu près 250 000 euros, et nous avions toute une série de MDPH qui ne nous avaient pas demandé la totalité de ces 250 000 euros. Ça représente combien à peu près ? Par exemple, typiquement, on avait des MDPH qui nous avaient laissé 100 000 euros sur les 250 000. Deuxièmement, les fauteuils roulants, à partir de décembre 2025, allaient être 100 % remboursés. Et troisièmement, et c'est le plus important évidemment, on s'est aperçu que les MDPH franciliennes, elles avaient des trésoreries très importantes.
Virginie Dubos, quand vous entendez ça, vous êtes convaincue ?
En fait, ce que j'ai trouvé vraiment très intéressant dans l'interview, c'est qu'on n'avait pas toutes les données pour pouvoir interpréter finalement ce retrait des subventions. Parce qu'en fait, ce n'est pas tellement une suppression, mais finalement, c'est plutôt des vases communicants. Et on se rend compte que... Donc là, la justification, pour moi, est valable, parce que c'est vrai que c'est des éléments qu'on n'avait pas. Et après, dans le reste de l'interview, on voit que Valérie Pécresse explique que ces 2 millions qui ont été enlevés, parce que non utilisés finalement, ont été réattribués dans le Métro pour tous, dans d'autres, par exemple, les budgets handicap par département, etc.
Et donc, moi, j'ai été assez convaincue de ces réponses.
En tout cas, elle disait qu'elle ne finançait plus les MDPH parce que c'est déjà une compétence départementale. Elle abondait un fonds qui visait à financer, spécifiquement, en tout cas, dans le fléchage, que la région faisait les fauteuils roulants, parce que c'est la question du transport et de la mobilité dont la région a la charge. Et donc, c'était là-dessus qu'elle voulait financer que les MDPH avaient, en tout cas, un reste qu'ils n'utilisaient pas dans leur budget. Ils ont, par ailleurs, ce qu'elle dit, elles ont des enveloppes sacrément importantes.
Et à ce compte, elles ont estimé que ce n'était plus nécessaire, vu que les fauteuils roulants allaient être remboursés intégralement en décembre 2025, qu'il n'était plus nécessaire de financer ce poste de dépense-là.
Amou, vous êtes convaincus, vous ? En fait, en psychologie, on connaît cette histoire. L'important, ce n'est pas le message qu'on émet, c'est la manière dont il est reçu. Et donc, en fait, Valérie Pécresse, elle pourra dire ce qu'elle veut. Si le narratif de la gauche, qui consiste à dire qu'on a privé des MDPH d'argent, réussit à passer, son message sera inaudible. Elle, elle fait appel à la rationalité, et rationnellement, son histoire se tient. Et ceux qui ont propagé cette information font appel à l'émotion. Et en fait, tout ça, c'est que de la com'.
Je ne comprends pas pourquoi, d'ailleurs, elle n'a pas rebondi en disant qu'on n'a qu'à faire la réunion de l'Association des régions de France et puis que toutes les régions prennent la même position, parce que c'est la seule région qui subventionne. Donc je trouve qu'elle a fait de la pédagogie là où il faudrait aussi aller sur la com'.
Elle disait notamment que la compétence de la région, c'est aussi, par exemple, le PAM, où elle a... Il y a un gros chantier, Virginie Dubost, d'ailleurs, vous avez fait une sortie sur les réseaux sociaux parce que vous avez été maltraité par un chauffeur qui, visiblement, n'avait pas été correctement formé. Et que là, il y avait un gros travail sur la régionalisation du PAM, sur son partenaire, Transkeo, qui opère le PAM, et que, notamment, ces 2 millions, ils étaient retirés, certes, au MDPH, mais qu'ils allaient servir le financement du métro pour tous et le PAM également. Fouad Benhamed, vous, vous êtes convaincu quand vous entendez Valérie Pécresse ?
Alors oui, et à la fois convaincu, parce que je sais que la région, en fait, fait beaucoup plus que ses prérogatives. Et notamment, à l'époque, elle a été la première, en 2019, à financer l'achat de Montescalier pour le collectif Plus en ascenseur. Et je me souviens très bien, parce qu'elle avait testé le Montescalier et elle avait été moquée par la classe politique avec ce VertiMove, puisqu'en fait, elle avait fait l'objet d'un mème. Et nous, en fait, en tant qu'acteurs sur ces questions-là, la question de handicap, on avait très mal vécu cette situation parce qu'en fait, c'est beaucoup plus facile de se moquer que de faire. Alors qu'en fait, elle a fait.
Et effectivement, il manquait peut-être un peu de pédagogie et de communication.
Effectivement, en tout cas, c'est la conclusion qu'on en tire de cette interview. Merci beaucoup d'avoir tout été, toutes et tous, d'avoir été là autour de cette table. La rencontre Pau-Toulouse que vous retrouvez sur Sud Radio juste après. L'interview, on a retrouvé intégralement sur YouTube, le YouTube de Sud Radio sur sudradio.fr. Et puis, moi, je vous donne également un nouveau rendez-vous sur la chaîne de Michel Cymes, Mieux, avec un magazine que j'ai l'honneur de présenter désormais qui s'appelle « Andi et alors ? » et on va continuer ces discussions que nous avons sur le handicap. Je vous souhaite une très belle soirée sur Sud Radio et un très bon match.
Valérie Pécresse