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interviewFrançois Ruffin· 27 février 2026 3 min

Le "non" tout mou de Macron !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ursula Van Derleen a donc décidé d'appliquer de manière provisoire l'accord avec le Mercosur fuck qu'elle met à la France et c'est un gros fuck qu'elle met au Parlement européen. Et face à ça, on a un Emmanuel Macron qui comme d'habitude depuis des années sur ce dossier fait semblant. Là, il fait semblant de s'opposer.

Il vient dire que c'était une mauvaise surprise. Non, c'est pas une surprise, c'était annoncé et que c'était une mauvaise manière. On croirait qu'il est en train de rédiger un manuel de politesse avec Nadine de Rothschield.

Non, l'Europe doit être un combat. Si on ne veut plus d'une Europe qui soit la championne du libre échange au niveau mondial, puisque c'est ce que veut faire madame Vanerle appuyée par les multinationales allemande et enferte par toutes les multinationales européennes, et bien ça doit être un combat un combat de tous les jours que doivent mener à Bruxelles les dirigeants français. Sur le mercur, Emmanuel Macron a fait du zigzag depuis le début, sinon on nen serait pas là.

Pourquoi ? Parce que au fond lui est favorable au libre échange, lui est favorable à la mondialisation. Il a simplement été contraint de dire non, de dire un tout petit et timide non, de nir un nom tout mou parce que il avait contre lui tous les syndicats agricoles, toutes les associations environnementales et tous les partis, tous les députés à l'Assemblée.

Mais est-ce qu'il y a eu le moindre refus d'Emmanuel Macron sur le traité qui vient d'être signé avec l'Inde ? Au contraire, il est applaudi. Comment on pourrait réorienter l'Union européenne si un accord de libre échange, on dit non comme ça tout mollement et que l'autre accord, on dit oui et on applaudit.

Pour nous, ça doit être non. Non et non. Et finalement, ça fait maintenant 20 ans qu'on a une Europe du libre échange qui se fait contre la démocratie.

Là, c'est vrai puisque le Parlement européen a saisi la cour de justice de l'Union européenne mais que madame Vyan, contrairement à ce qui est indiqué dans les traités, n'attend pas le résultat de ce jugement pour appliquer le mercure. Mais c'est vrai depuis 20 ans, ça fait 20 ans que les Français à 55 % et à 80 % pour les ouvriers ont dit non. Non à la libre circulation des capitaux et des marchandises, y compris avec les pays tiers, non à la concurrence libre et non faussée.

Et pourtant, c'est sur cette autoroute-là que nos dirigeants européens avec la complicité des dirigeants français continuent de dérouler. Donc il faut les virer. Il faut que des dirigeants qui aient comme obsession de mener ce combat là et par tous les moyens, par la politique de la chaiseille, par le bras de fer, par la recherche d'alliance, par la saisie de la CGUE et ainsi de suite, mais que tous les matins ils disent "Non, nous ne voulons pas une Europe de libre échange, nous voulons des protections, nous voulons des taxes aux frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation.

Nous serons ces dirigeants-là. Yeah.

Le "non" tout mou de Macron ! — François Ruffin · Pourquijevote