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InterviewBLAST (sur YouTube)· 30 janvier 2024 18 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

AGRICULTEURS : "IL FAUT TORDRE LE BRAS À LA GRANDE DISTRIBUTION ET À L'AGRO-INDUSTRIE"

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Bonjour Arnaud Rousseau, vous êtes le président de la FNSEA...

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Quelles sont les raisons de cette colère des agriculteurs ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il des traités de libre-échange comme celui avec le Mercosur ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles solutions proposez-vous face à la concurrence internationale ?

  • 7:38RelanceRéponse directe

    La loi Egalim a-t-elle fonctionné pour protéger les agriculteurs ?

  • 9:35OuverteRéponse directe

    Les normes environnementales sont-elles un frein pour les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueChiffre
    « encore un million de paysans et de paysannes aujourd'hui on est 380 mille »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « on est face à un vaste plan social silencieux »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « on est d'une des professions les plus précarisés de france »
  • 1:58Invité politiqueChiffre
    « le revenu c'est vraiment une question centrale c'est vraiment très souvent qu'on a à faire à des revenus qui sont en dessous de la moitié du smic horaire »
  • 2:06Invité politiqueChiffre
    « peut-être même en dessous du cas du smic horaire »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « on pense qu'il ya un loup parce que en fait c'est la position d'emmanuel macron depuis 2020 de ne pas signer cet accord là sauf qu'on le voit bien les négociations elles continuent d'évoluer et même elles sont en phase terminale dans les semaines à venir »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « ce type d'accord c'est toujours la problématique des avantages comparatifs »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « la nouvelle zélande à un coût de production extrêmement faible au niveau que ce soit de la viande ovine ou des productions laitières »
  • 6:22InvitéChiffre
    « il faut que l'état vienne remettre des prix planchers faut qu'on puisse dire que 45 centimes d'euros du litre de lait c'est le minimum par exemple »
  • 6:42Invité politiquePromesse
    « aucune production ne rentre sur le territoire français en dessous des coûts de production »
  • 8:04Invité politiquePromesse
    « il faut absolument obliger la grande distribution et l'agro industrie faut leur tordre le bras pour que les obliger à acheter nos productions au dessus notre coût de production »
  • 13:17Invité politiqueFait
    « on obtient la réautorisation des néonicotinoïdes sur le territoire français »
  • 16:30Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui on est 380 mille en fait on est face à un vaste plan social silencieux »

Temps de parole

  • Invité politique76 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %
  • Invité 62 %
  • Invité 72 %
  • Invité 82 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

nous sommes en pleine crise des agriculteurs la colère dans le monde agricole la colère des agriculteurs qui prend de l'ampleur contre les normes trop étouffant du lisier de la terre et des pneus la plateforme logistique de mirama s'est bloquée depuis la nuit dernière dans les années 80 on était

0:17
Invité politique

encore un million de paysans et de paysannes aujourd'hui on est 380 mille en fait on est face à un vaste plan social silencieux

0:26
Invité

on est ici pour faire entendre nos doigts un pupitre en paille pour un premier ministre aux champs gabriel attal a donc tenté hier de calmer la colère des agriculteurs on s'arrêtera pas de toute façon tant que le gouvernement aura pas

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Présentateur

pris des décisions bonjour arnaud rousseau vous êtes le président de la fnse a le premier syndicat agricole français vous êtes le premier interlocuteur du

0:45
Invité politique

gouvernement sur arnaud rousseau qui est également président du groupe industriel avril il a bâti sa fortune sur la spéculation des matières premières

0:54
Invité

agricoles nous sortons d'un échange avec le premier ministre et le ministre de

0:57
Invité politique

l'agriculture son intérêt personnel va être de garantir ce libre-échange ce libéralisme etc et c'est pour ça qu'on n'obtient rien de concret sur le revenu

1:07
Invité

il faudrait que ce mouvement s'émancipe de la fnse a sinon le monde agricole on prend encore pour cinq ans où on va leur faire croire que l'europe c'est des méchants les écolos et des méchants les consommateurs sont des méchants le mal

1:20
Invité politique

il est commun c'est le libéralisme c'est le libre-échange et on peut peut-être arriver à mettre un coup là dessus je suis thomas gibert je suis maraîcher sur une ferme en haute vienne au sud de la haute vienne et je suis également secrétaire national de la confédération paysanne les raisons de cette colère et les racines de ce mouvement c'est très simple c'est la question du revenu aujourd'hui il faut savoir qu'on est d'une des professions les plus précarisés de france 1 le revenu c'est vraiment une question centrale c'est vraiment très souvent qu'on a à faire à des revenus qui sont en dessous de la moitié du smic horaire peut-être même en dessous du cas du smic horaire un peu comme les gilets jaunes il ya une étincelle qui est passé par rapport à l'augmentation des taxes sur le gnr qui a eu voilà qui est en fait la goutte qui fait déborder le vase et aujourd'hui il ya un ras-le-bol de cette précarisation de notre métier alors qu'il est quand même assez essentiel dans la société et on a un ras-le-bol de travailler pour pour que dalle en fait parce que souvent on compare un revenu mensuel mais il faut savoir que sur les fermes on y est tous les jours et que c'est énormément d'heures et que ça fait longtemps qu'on se bat pour ça il ya un ras-le-bol il est généralisé parce que les causes profondes sont communes les causes profondes elles sont communes parce que tout est lié au libre-échange selon nous il n'y aura pas de revenus décent sans prix sans rémunération de nos productions et qu'est ce qui régit le prix en ce moment c'est le dogme du libre-échange aujourd'hui il ya des traités de libre-échange qui sont signés au niveau européen au niveau au niveau mondial qui nous qui mène aux productions en concurrence sur le marché international on pensait la commission

3:28
Invité

européenne plus prudente envers les traités de libre-échange et bien on avait tort bruxelles tient son accord avec le mercosur qui regroupe l'argentine le brésil le paraguay et l'uruguay après 20 ans de négociation la ratification pointe son nez ce qui ne plaît pas du tout à certaines ong et entreprises en france je le dis très fermement puisqu'on parle de l'international la france s'oppose de manière claire comme elle l'a fait depuis le premier jour par la voix du président de la république à la signature du traité mercosur je le redis ici de manière très claire très nette le président de la république s'y est toujours opposé et nous continuons et

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Invité politique

continueront à nous y opposer sur les annonces de gabriel attal sur la non signature du traité du mercosur pour le citer exactement on pense qu'il ya un loup parce que en fait c'est la position d'emmanuel macron depuis 2020 de ne pas signer cet accord là sauf qu'on le voit bien les négociations elles continuent d'évoluer et même elles sont en phase terminale dans les semaines à venir donc pour nous il ya un enjeu crucial et urgent à ce que la france bloque les négociations pour éviter que ce traité soit ne nous soit imposé pas parce qu'au final même si on le signe pas il peut il peut nous être imposé au niveau

4:41
Invité

européen l'union européenne a scellé ce dimanche un accord commercial ambitieux avec la nouvelle zélande partenaire clé dans la région indo-pacifique la présidente de la commission européenne et le premier ministre néo-zélandais ont souligné les liens culturels de longue date et les valeurs partagées entre les deux entités les exportations de lieux vers l'archipel du pacifique pourrait augmenter d'un montant pouvant aller jusqu'à 4 milliards et demi

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Invité politique

d'euros par an ce type d'accord c'est toujours la problématique des avantages comparatifs le la nouvelle zélande à un coût de production extrêmement faible au niveau que ce soit de la viande ovine ou des productions laitières parce que voilà ils ont énormément de prairies qui sont extrêmement productives et du coup ils ont un coût de un coût de production qui est bien bien plus faible que le nôtre donc du coup nos productions françaises vont être en concurrence direct sur le sur le marché français avec des productions de nouvelle zélande donc ça en fait ça n'a aucun sens quand on y réfléchit quand on réfléchit aux enjeux climatiques environnementaux et sociaux juste pour des raisons économiques parce qu'il ya une certaine rentabilité à produire en nouvelle zélande ses productions on va on va les faire venir de l'autre bout du monde alors qu'en réalité ça n'a aucune cohérence agronomique et économique il ya

6:00
Invité

deux choses à faire c'est protection et régulation protection quoi protection vis-à-vis des accords de libre-échange on peut pas comme le président macron pendant la crise qu'on veut dire délégué notre alimentation à d'autres est une folie et en même temps continue à être signé des accords avec la nouvelle zélande avec le chili comme la nuit dernière ou avec ça se profile avec le mercosur il faut de la régulation il faut que l'état vienne remettre des prix planchers faut qu'on puisse dire que 45 centimes d'euros du litre de lait c'est le

6:26
Invité politique

minimum par exemple donc nous on pense qu'il faut casser tous ces traités de libre-échange on pense également qu'il faut des outils de régulation du marché pour pouvoir stopper complètement la concurrence sur le marché international donc nous notre proposition c'est aucune production ne rentre sur le territoire français en dessous des coûts de production c'est ce qu'on appelle les prix minimum d'entrée donc ça c'est une mesure protectionniste mais qui n'est pas une mesure sur le renfermement sur nous mêmes puisque elle est en solidarité avec les paysans et les paysannes sur le niveau international et parce que elle n'interdit pas le commerce mais elle permet aux paysans aux paysans des pays exportateurs de d'améliorer leurs conditions sans forcément imposer de manière impérialiste notre vision ça permet que nous en tant que paysans et paysannes français on n'est plus en concurrence sur le marché international troisième point très important qu'on souhaite mettre en avant sur cette mobilisation c'est les prix minimum garantie il faut qu'on réussisse c'est un peu ce qui avait été tenté avec les

7:38
Invité

lois égalime la loi égalime était censée donner des garanties aux agriculteurs une promesse d'emmanuel macron objectif mettre fin à la guerre des prix et rééquilibrer le rapport de force entre agriculteurs distributeurs et industriels parmi les mesures phares l'encadrement des promotions avec la fin du un produit acheté un gratuit sauf que dans la pratique rien n'a

8:01
Invité politique

vraiment changé il faut absolument obliger la grande distribution et l'agro industrie faut leur tordre le bras pour que les obliger à acheter nos productions au dessus notre coût de production ça paraît du bon sens mais ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui et c'est pour ça que il ya vraiment énormément de problèmes au niveau du revenu il ya effectivement un problème sur les normes mais je pense qu'on le prendre par le mauvais bout je pense que la grosse question c'est que dans les politiques agricoles aujourd'hui il n'y a pas de planification et du coup on va taxer le gnr sans solution de revenu derrière alors que déjà les paysans et paysannes sont dans une précarité extrême alors évidemment que c'est mal pris pour la profession j'entends beaucoup de

8:48
Invité

responsables politiques et notamment gabriel atta le dire que c'est les mesures environnementales qui sont le vrai problème des agriculteurs le vrai problème des agriculteurs c'est pas ça leur problème des agriculteurs c'est qu'ils bossent 70 heures par semaine et qui gagne entre 700 et 1500 euros oui mais qui ferait dénoncé les normes on les entend les normes environnementales les normes trop vite ça va trop loin ça leur met trop de pression le problème des normes environnementales c'est que ça s'ajoute à tout le reste dire qu'on demande toujours plus aux agriculteurs pareil pour

9:13
Invité politique

les normes environnementales en fait on a zéro revenu on nous on rajoute des normes environnementales qui sont contraignants qui vont rajouter du travail et du coup forcément elles sont elles sont elles sont mal prises par la profession alors que si on a réglé cette question du revenu il n'y aurait aucun souci pour pouvoir mettre en place des haies pour pouvoir travailler pour la

9:35
Invité

biodiversité qui sont les victimes du réchauffement climatique qu'est ce que sont pas aussi voire surtout les agriculteurs donc il ya aussi des des confusions dans les objectifs après ça soit aménagé pour une transition acceptable et accepté et surtout positif pour une partie des agriculteurs qui souffrent particulièrement évidemment oui d'où la politique européenne qui est encore une fois le premier budget de l'europe c'est l'agriculture le premier pays à bénéficier la paque c'est la france donc arrêtons de jeter le bébé avec l'eau du bain d'autant plus que si on perd ces normes là on va le regretter plus

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Invité politique

tard parce que le l'effondrement de la biodiversité la chute du carbone dans les sols qui retient l'eau et compagnie tout ça c'est des enjeux qui sont sur le long terme en revanche le gros problème d'aujourd'hui c'est qu'il immense majorité des normes elles sont au service de l'agro industrie et du libéralisme alors qu'elle devait elle devrait être au service des paysans et des paysannes pour qu'on puisse exercer notre métier correctement donc nous on pense qu'il ya des normes qui sont efficaces pour nous protéger on pense par exemple à l'interdiction des ogm sur de sur le territoire français ça nous sert quand même à quelque chose d'important l'autonomie sur nos fermes la possibilité d'utiliser nos semences paysannes sur nos fermes etc pour nous par exemple la question des pesticides c'est il faut le prendre par le biais du libéralisme toujours on ne peut pas interdire un pesticide du jour au lendemain comme ça les paysans et paysannes qui utilisent des pesticides ils le font pas par plaisir ils le font parce que s'ils ne l'utilisent pas leur coût de production va augmenter et du coup leur marge va diminuer ils seront dans une situation de précarité encore plus extrême et donc faire des propositions politiques d'interdiction de pesticides sans prendre en compte le fonctionnement systémique forcément c'est mal pris par la base donc du coup il faut réfléchir stratégie aussi et adapter son discours et avoir un discours beaucoup plus systémique pour qu'aussi le fossé qui a de plus en plus entre les politiques environnementales et le monde paysan ne continue à se creuser aujourd'hui on pense qu'il ya un gros problème de d'interlocuteurs au niveau du gouvernement pour décider de leur politique agricole on n'a rien contre la vie fnse a de manière générale on compte les adhérents et les adhérentes de la fnse a ce sont des paysans et des paysannes comme nous on a le même métier en revanche leurs représentants syndicals je pense notamment à monsieur arnaud rousseau qui est président de la fnse a mais également président du groupe industriel avril ce monsieur là il a bâti sa fortune sur la spéculation des matières premières agricoles et donc son intérêt personnel va être de garantir ce libre-échange ce libéralisme etc et c'est pour ça qu'on n'obtient rien de concret sur le revenu parce que c'est le seul interlocuteur du gouvernement

12:43
Invité

c'est la fnse a qui fait à peu près ce qu'elle veut en matière d'agriculture c'est la fnse a qui dicte le nom du ministre de l'agriculture la meilleure chose qui puisse arriver aux agriculteurs lesquels d'ailleurs en privé moi j'en connais plus un monde que je pense bien connaître j'en connais pas qui soutiennent la fnse a en fait il faudrait que ce mouvement s'émancipe de la fnse a sinon le monde agricole on prend encore pour cinq ans où on va leur faire croire que l'europe c'est des méchants les écolos c'est des méchants

13:08
Invité politique

les consommateurs sont des méchants et du coup lui défend corps et âme c'est le libre-échange alors que et du coup ce qu'est ce qu'on obtient dimanche dernier on obtient la réautorisation des néonicotinoïdes sur le territoire français mais ça sert à qui ça sert à l'agro industrie on est d'accord ça sert pas aux paysans et aux paysannes et donc là il ya vraiment un gros problème de contradiction et de représentativité on est reçu également demain par gabriel attal quels sont nos rapports enfin à vrai dire pour l'instant on a plutôt l'impression de participer au théâtre de la démocratie on n'a jamais été écouté on n'a pas été écouté depuis vraiment très longtemps à la confédération paysanne alors même que nos idées sont largement partagées par la société civile et on a vraiment besoin que que nos idées soient beaucoup plus écoutés et aujourd'hui je pense qu'on a une fenêtre politique médiatique assez importante pour pouvoir réussir à construire ce rapport de force et à être plus écouté par par le gouvernement il ya une importance cruciale à ce que le pluralisme agricole soit soit soit représenté après je pense que c'est la responsabilité des adhérents et adhérentes de la fnse maintenant de se rendre compte de cette situation parce que on le voit bien à la base de leurs revendications elles commencent vraiment à converger contre le libre-échange et le libéralisme et du coup il faut il faut peut-être qu'il y ait un travail qui se fasse pour qu'enfin il y ait potentiellement une possibilité de converger contre contre le vrai mal qui ronge notre profession le mal il est commun le mal il est commun c'est le libéralisme c'est le libre-échange et on peut peut-être arriver à mettre un coup là dessus je pense qu'on est à une fenêtre politique assez inédite de par le mouvement qui est au niveau européen et peut-être qu'on a une fenêtre où il est possible de mettre un coup dans le libéralisme du coup à la confédération paysanne on est enfin voilà déjà dans le milieu agricole est extrêmement minoritaire dans la société et la confédération paysanne on est déjà et on est minoritaire dans le milieu agricole donc nous notre stratégie ça a toujours été de faire des alliances pour pouvoir porter fort nos revendications et aujourd'hui je pense que le rôle de la confédération paysanne c'est de faire le lien entre la société et le monde agricole dans le sens où il faut qu'on réfléchisse à à pouvoir réussir à converger sur des revendications antilibérales avec les avec les syndicats agricoles et d'autre part on réfléchit du coup à mobiliser les syndicats de salariés pour aussi parler commencer à mettre sur le débat public les questions d'alimentation et les questions d'accessibilité parce que là l'un et l'autre ne va de pair ce que j'expliquais on a une question de prix avec la question du libéralisme d'un côté et on a une question d'accessibilité à l'alimentation de l'autre côté et donc pour nous on a un rôle assez central dans cette mobilisation et c'est pour ça qu'on va normalement dans la semaine à venir essayer de faire un événement à la bourse du travail pour rallier les syndicats de salariés pour essayer de les faire venir sur ce mouvement social inédit qui parce que en fait le mal il est commun dans les années 80 on était encore un million de paysans et de paysannes aujourd'hui on est 380 milles en fait on est face à un vaste plan social silencieux et qu'est ce que ça veut dire ça veut dire dans les campagnes des écoles qui ferment des services publics qui disparaissent d une désertification des campagnes et également le fait qu'on soit de moins en moins nombreux et nombreuses en tant que paysans à pouvoir défendre nos intérêts et donc aujourd'hui c'est aussi ça le cri on n'est plus on n'est plus nombreux on les campagnes se désertifient et c'est ça un de nos slogans à la confédération paysanne c'est pour des campagnes vivantes pour des paysans et paysannes nombreux donc c'est c'est pour moi ça doit être le leitmotiv un peu de toute cette histoire quoi