Pour atteindre la souveraineté alimentaire, créer 300 000 emplois - Conférence des #AMFIS2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 16 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse directe
Quel lien entre modernisation agricole et déclin démographique des agriculteurs ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Le privé est-il plus pertinent que le public pour accélérer la transition ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Comment articuler démocratie sociale et économique dans les systèmes alimentaires ?
- 6:00FerméeRéponse partielle
Combien ça coûte ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment voir cette chose avec la recherche et l'administration ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels dispositifs pour la sécurité alimentaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:00EmilieFait
« On rentre dans un monde de dogmes et de culture ancrée depuis deux générations »
- 40:00LoïcFait
« Il y a une nécessité urgente de repenser notre modèle agricole alimentaire »
- 0:10Chiffre
« 50 à 60 milliards d'euros par an que ça coûte à notre système de sécurité sociale »
- 0:30Promesse
« on va pouvoir agir en amont pour que notre modèle agricole en bénéficient »
- 2:30Fait
« on a les moyens on a toutes les connaissances on en connaît on a des connaissances scientifiques »
- 3:30Fait
« aujourd'hui les privés qui vont plus vite que le public »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
donc on est une petite équipe qui allons parler d'agriculture et d'alimentation alors moi il ya eu un petit un petit cafouillage sur le sur le titre mais on va pas se formaliser en tous les cas on va parler de ces sujets donc vous avez eu le titre pour atteindre la souveraineté alimentaire créée trois cent mille emplois agricoles alors on va pas se focaliser sur les emplois agricoles je suis désolé pour ceux qui viennent pour spécifiquement pour cette question parce qu'en fait on avait travaillé sur un autre titre qui est face aux crises garantir la sécurité alimentaire mais mais il n'y a pas de y'a pas de soucis je vous présente très rapidement les intervenants parce que si ceux qui le font on va prendre trop de temps ils ont déjà plein de choses à raconter donc tout à gauche on à dominique paturel qui est chercheuse en sciences de gestion fraîchement retraité de l'inra et est membre du collectif pour la démocratie alimentaire [Applaudissements] j'espère qu'on aura tous la même ovation en suivant patrice caire qui est aussi qui est aussi chercheur mais du coup à l'inra de clermont-ferrand sociologue aussi de son état est chargé de mission à la dge m l'enseignement et la recherche sur des questions de transition agro écologiques [Applaudissements] voilà donc moi je suis barthélémy ge co anime le livret thématique agriculture et alimentation et je suis à grenoble donc je m'occupe de l'animation de ce débat [Applaudissements] à ma droite émilie au lion qui est qui et doctoresse en sciences animales aux techniciennes pour le dire plus simplement et aujourd'hui qui a des activités de consulting et de formation en agroécologie et en transition vers cette agroécologie auprès de collectif d'agriculteurs [Applaudissements] on termine par le meilleur loïc prud'hommes député de gironde qui travaille beaucoup sur la question de qui nous concernent et qui a rédigé ce ce livre sur la question de la malbouffe après avoir [Musique] présider une enquête parlementaire une commission d' enquête sur la malbouffe alors la répartition des rôles c'est moi j'anime dont je suis le maître du temps je jette des cailloux à celui qui parle trop longtemps nos trois intervenants et loïc qui est qui est la nôtre notre élu qui va regarder avec son oeil de législateurs sont a eu de député les présentations des trois intervenants et donc il va y avoir une vision dialogue entre les les apports et les réactions de loïc voilà donc je vous propose de commencer par par patrice qui va nous parler des rapports entre humains et non humains face à l'anthropocène merci partez vous m'entendez là là là et vous m'entendez non vous m'entendez oui excusez moi voyez vous bonjour merci verte et demi pour cette introduction merci pour vos applaudissements là bon moi je je je vais commencer je vais pas parler tellement d'alimentation mais c'est simplement que je vais parler des systèmes de production est plutôt de la question de la modernité enfin de la modernisation agricole et les problèmes qu'elles nous ont posés et des crises écologique aujourd'hui on pourrait qualifier en fait cette agriculture qu'on qualifie de conventionnel qui est basée en fait sur des principes de développement et de croissance en reprenant ce que nous que ce que nous dit à notting hill anthropologue que j'aime beaucoup que l'on a à faire une agriculture anthropogénique au sens où en fait elle a une part de responsabilité tout à fait non négligeable dont l'avènement des crises quand je parle d' avait demandé crise c'est à dire que c'est à la fois le bouleversement climatique c'est plus qu'un changement climatique et puis l'effondrement de la biodiversité parce qu'il faut pas parler de voilà c'est véritablement un effondrement en même temps cette agriculture elles ont subi les contrecoups mais pas que cette agriculture l'a d'ailleurs toutes les agricultures sachant que l'agriculture vivrière c'est celle qui est la plus répandue à la surface de la terre en fait ils subissent les contrecoups nous depuis 10 ans fin moi ça fait 20 ans que je fais des enquêtes dans ce monde là et au jour depuis dix ans il n'y a pas un agriculteur il ya pas un éleveur qui ne parlent pas en fait de la manière dont ce bouleversement climatique influence leurs activités les jeunes ce que nous disent ces crises écologiques aujourd'hui c'est que en quelque sorte il ya une intrication et une interdépendance entre les humains et non humains entre les hommes et la nature en particulière bien sûr dans les systèmes de production mais bien sûr par-delà par delà ces systèmes de production et que dans un moment où on parle de transition écologique de transition agro écologique est bien l'une des questions essentielles c'est bien de penser art civilisés nous rapport dans des systèmes de production entre des hommes et de la nature re civilisé c'est le front de recherche le nous dans le laboratoire où je suis que que qu'on explore un etc et de ce point de vue donc il ya plusieurs aujourd'hui modèle agro écologiques enfin plusieurs modèles agricoles qui se réclame de l'agro écologie et ça va deux systèmes qu'on appelle l'agriculture de précision l'agriculture 3 45.02 qui en fait et legs une façon de se représenter la nature enfin la réalité à des artefacts et d'une technologie jusqu'à la biodynamie en passant par lecture biologique ou la biodynamie où vous avez des entités qui peuplent le monde avec tout ce qu'on appelle une sémiologie enfin des signes on peut bien comprendre que la entre secteurs de précision et 7 collines amis par exemple et bien le genre de civils et entre l'homme et la nature ne sont pas pas tout à fait pareil donc tout ne se vaut pas tout ne se vaut pas et le problème c'est que comment est ce qu'on peut dire que tout ne se vaut pas pour cela il faut aller regarder du côté de ce qu'a été la modernisation agricole la modernisation agricole en fait en quelque sorte c'est pas simplement un processus d'industrialisation de standardisation et d'intensification c'est une proposition d'un nouveau monde d'un monde andin type de rapport au vivant d'un type de rapport au monde d'un type de rapports entre les hommes entre les hommes et la nature et que ce modèle largement été diffusée alors on pourrait dire mais comment pourquoi est-ce qu'on en parlerait co pourquoi est-ce qu'on continuerait n'en parle et on continue d'en parler parce que ce système il est extrêmement puissant alors c'est pour ça que je vais revenir sur ce qu'a été cette modernisation la banalisation elle a été à la fois en fait l'inscription d'une agriculture vivrière du mitan du siècle dernier dans un système à la fois capitalistique et naturalisé naturalisé au sens anthropologique j'y reviendrai nature alors capitalistique simplement il s'agissait de transformer de réduire les êtres en tant que ressource naturelle en biens échangeables contre de l'argent et ces êtres devenant le capital de l'exploitation dans la même sens de leur peau pour cela il fallait aussi que du point de vue des pratiques il fallait que on transforme en fait on maximise la capacité de productivité de la fonction d'utilité fonction d'utilité le lait la viande le fromage etc moyennant quoi moyennant en fait les intrants chimiques de techniques etc et art effectué l'essai pour optimiser cette fonction d'utilité donc et c'est cette cette manière de penser le rapport au monde en fait il tient quelque chose de tout à fait singulier qui est la prévalence de la l'interprétation et la compréhension du monde à partir de la science et des techniques la science et les techniques agronomiques alors ne vous réparez du tout déflorer mon propos pour moi la science elle est essentielle dans sa méthode scientifique c'est pas un problème mais le problème qui se pose c'est que en fait elle va s'imposer comme seule manière de comprendre et d'interpréter la réalité et ça c'est un problème et ça 1 notamment à notre propre ce qu'on appelle notre nom tautologie anthologie excusez-moi naturaliste qui en fait disent aussi les humains et non humains considérant que nous sommes fait si nous sommes faits de la même matière seul l'homme et doit être doté de spiritualité qui ce qui a conduit en fait à une séparation une bifurcation de la nature entre une nature objectivables mesurables et en fait régis par des lois universelles au sens de newton et de l'autre côté comme le dit david yum c'est en fait une perception qui est acte qui serait un iman qui serait incapable de décrire ce qu'est la nature vous comprendrez bien que dans cette perspective là la position de la science c'est pas la science elle même et c'est sa position et la manière d'imposer ce qu'il en est de la réalité elle va en même temps disqualifie ce qu'elle peut pas mesurer c'est à dire les traditions c'est à dire ce qui relève du domestique c'est les croyances c'est la magie c'est tout un tas de choses et ce qui fait que guéthary nous parle de la fin du sociaux c'est à dire que c'est la fin de la capacité en fait et collectifs à construire leur propre question est en fait à proscrire leur propre récit est donc et tout ça va être encadrés par les politiques publiques et les politiques publiques elles vont donc avec la recherche d'informations le développement diffuser une conception du monde qui est réduite saillir par un processus de désertification les êtres et en régulant fonction d'utilité mais aussi par un processus de prolifération via tous les identités qui vont peupler qui vont permettre le contrôle des processus biologiques et les aléas de l'environnement donc en fait et elle va utiliser pour contrôler ça en fait l' expertise à la fois économique et à la fois scientifique et agronomique donc on a une sorte de composition d'interprétation du monde qui va se faire au détriment finalement on est je dirais des corps à corps quotidien que livrent les agriculteurs et où il développe toute une sémiologie tout une façon de penser ce rapport au vivant qui va être en fête et du thé parce que il n'est pas maîtrisable dans ce processus là il est très clair qu'on voit poindre en fait trois façons de penser la réalité celle de la science celle de celle celle de la sphère politico administratives et celle des acteurs qu'on appelle phénoménologique le problème la modernité en fait elle a fait prévaloir les deux premiers au détriment des seconds aujourd'hui on est dans une situation de crise et le problème c'est que la promesse de la modernité de faire de la science ou du politique la sphère politico administratives la capacité à nous dire ce qu'il en est de la réalité de la manière d'y agir pose problème pose problème pourquoi tout simplement parce que la recherche aujourd'hui elle fait proliférer les entités non pas que ce soit mal c'est pas le problème mais qu'aujourd'hui en quelque sorte en fait contenu la multiplication des fonds de recherche comme le dit pierre montebello en fait la manière dont la connaissance se constitue et rend les connaissances qu'ils ont été produites de plus en plus incompatibles les unes avec les autres c'est à dire que on en sait plus mais on comprend moins en même temps elle produit des choses incroyables le microbiote des choses d entité globale mais tout ça c'est insaisissable nice est insaisissable par l'économie c'est insaisissable par les outils de suivi et de contrôle de la sphère politico administratives qui continue en fait de ce référé c'est à dire que y'a pas de microbiote par exemple dans les règles sanitaires mais il ya que des pathogènes donc les microbes sont des pathogènes donc on a une forme de réduction de la réalité qui pose problème aujourd'hui l'enjeu c'est quoi l'enjeu c'est de remettre un dialogue s'est pas de dire y aurait quelque chose qu'il faudrait plus que l'autre mais par contre il ya la nécessité de remettre tout ça en dialogue les différentes ouais je termine je termine je lui balance et de pierres je vais potentiel d'aller vite mais donc je veux finir mon propos en disant simplement que donc cette mission dialogue seulement elle pose problème parce que aujourd'hui quand vous êtes on parle de science collaboratif depuis plus de 15 ans etc sauf que comment est ce qu'on collabore quant à côté ces deux chercheurs qui pose la question et en même temps eu ça fait 15 ans qu'ils travaillent sur la question et de l'autre côté on demande alors j'exagère à des éleveurs de nous donner leur point de vue 15 minutes sur un post-it il ya quand même une dissymétrie t il faut la rétablir et donc nous deux points de vue de la recherche en sciences humaines en sociologie et en anthropologie c'est de dire en fait il faut réhabiliter la manière dont on fait les acteurs sont en train de vivre et est-ce qu'ils sont pas en train d'éprouver de nouvelles formes de civilité avec le vivant qui serait compatible avec les limites planétaires dans ce système là ça nous oblige à une approche pragmatique ça veut dire quoi ça veut dire que on va prendre au sérieux on va regarder le monde à travers les yeux de celui qui agit au quotidien un exemple simple c'est que un jour il ya à côté d'un bâtiment il ya une prairie normalement bon les animaux sortent au printemps et il le mec il met pas ces animaux d'or il aimait pas et pourquoi est ce qu'il est mais pas il dit bac tu comprends les veaux ils ont la diarrhée et j'ai demandé aux vaches elles m'ont dit bah écoute les veaux sont pris par l'esprit de la nécropole moi est ce que je crois aux fantômes pas sur un je vous le dirai pas d'ailleurs je suis pas sûr d'y croire mais le problème c'est que je ne peux pas comprendre objectivement pourquoi il met pas ces animaux si je ne peux pas le monde de cet individu par les fantômes du peuple son monde et donc et ça il faut le prendre au sérieux en tout cas lui dans son système il ya pas de problème donc ça ccc prennent elles ont donc tous les travaux qu'on a fait depuis 15 ans on a révélé un certain nombre de choses et c'est un certain nombre de nos d'autres façons de se présenter qui puise en déontologie qu'on ne retrouve que chez les geeks chine en alaska ou dans les policiers indigènes aux capteurs cas et c'est qu'ils sont des reviviscence finalement de d'animisme l'analogisme etc et c'est de ce côté là par contre le en rendre compte c'est pas forcément suffisant en rendre compte c'est pas forcément suffisant voilà alors je vais vous lire pour terminer et conclure ouais pour conclure je vais vous dire simplement pour pour vous rendre compte une verbatim d'une d'une éleveuse qui est fait partie d'un groupe de biodynamie siens et pour vous montrer qu'il existe bien d'autres façons de se comporter à l'égard de vivre la nature on y est passé mettez vous à la place des estives cédé près rien où jamais personne ne vient te voir on vient juste de te voir pour te manger là comme une bête l'été où il ya un chargement de malades ou tu te fait piétiner tu te reposes pendant le tome tout l'hiver où tu ne vois encore personnes et hop c'est reparti pour le printemps mais vous croyez que les prairies elles sont elles ont envie de enfin qu'elles se font plaisir non elles sont en train de se laisser mourir donc ça c'est une dose qui en fait reprend l'exploitation de son père qui est pas du tout dans le même monde elle commence en parlant à la place de la prairie elle montre comment les prairies pense à partir du moment où on montre comment les prairies pense ça veut dire qu'on attribue à ses entités là en fait une intériorité un soin qui n'est strictement rien at il n'a strictement rien à voir avec le mézois humain c'est à dire c'est pas du tout de l'antispécisme il ya de la mort là non c'est pas du tout un problème mais il a négocié donc on voit bien qu'il ya des choses nouvelles qui apparaissent voilà donc je terminerais ouais je terminerai pas je sais bien c'est bien pour ça que j'espère filet et je terminerai simplement c'est que aujourd'hui quand on rend compte de tout ça ça suffit pas pour pouvoir mettre en réaction et qu'aujourd'hui il ya un an je sais que nous ce qu'on essaie de faire c'est de transformer ses résultats de recherche en dispositifs d'action publique et ça suppose une nouvelle forme de en tout cas de mise en travail est en fait de mise en politique en quelque sorte voilà je vous remercie en fait en fait ce n'est pas terminé on sait on s'est mis d'accord sur un planning est en fait les chercheurs savent négocier pied à pied ils y arrivent très bien mais du coup je vais te redonner la parole juste vraiment très rapidement parce qu en fait j'essaie de faire c'est hyper intéressant mais on est parti dans les esprits je voulais revenir sur des choses plus prosaïque et puis en lien avec notre notre sujet je voulais je voulais te demander le lien que tu peux faire entre cette modernisation de l'agriculture finalement et la dynamique de population des agriculteurs eux mêmes puisque on observe une diminution importante de 2,7 de cette démographie et voilà donc cette cette modernisation qui entraîne la mécanisation des systèmes tu nous a parlé d'agriculture de précision de plein de choses de plein de choses comme ça et voilà qu'elle est ce que est ce qu'il y aurait pas il n'y aurait pas un lien et et presque une volonté un dessin la question avait préparé un nom mais je me suis longtemps posé la question est ce qu'il ya un dessin je sais pas en fait je sais pas ce qui est sûr c'est que sortir les agricultures vivrières il fallait et faire des exploitations qui soit en fait au modèle du développement de l'époque il fallait forcément les agrandir et que ça ce qui est supposé en fait de réduire drastiquement le nombre d'exploitants agricoles ça c'est certain maintenant il ya eu des effets compensateurs je pense notamment à l'enseignement agricole parce que en fait tous les fils et fils d'agriculteur vivrières ils ont en fait c'est eux qui ont été et ils ont suivi des formations c'est du sérieux que ceux qui sont devenus les techniciens les ingénieurs les chercheurs qui ont encadré l'enseignement ont cadré l'agriculture maintenant je pense que pour prolonger la question puisque j'avais essayé trois minutes donc je me dis mais aujourd'hui il ya un vrai potentiel pour le re localiser c'était il ya nécessité en fait que qu'il est plus d'agriculteurs ça c'est certain sauf qu'on va être confronté à un problème colossal colossal aujourd'hui l'exploitation elles sont d'une taille elles sont de taille incroyable c'est à dire que et sachant que par exemple vous allez dans le cantal cantal on imagine moi je viens auvergne le cantal la creuse des exploitations à 200 hectares 150 animaux 4038 alors ça c'est pour la creuse les autres c'est c'est pas mieux mais qui sait quand vie de ce à quoi parce que de temps que pour reprendre ce genre là d'abord c'est hors de prix mais c'est surtout que quand vous racheter une exploitation d'abord faut avoir les moyens mais vous achetez pas une exploitation vous racheter un monde vous racheter un monde les bâtiments les les des animaux qui ont été inséminées avec des potentiels vous racheter des matériels vous rachetez etc etc matériel or ce que nous on voit arriver pas tant dans l'enseignement l'école c'est pas du tout de ça dont il rêve faut savoir que 80 % des gens qui rentrent dans ses membres écoles notamment les formations continues parce que c'est là qu'on voit un petit peu les comment les choses sont en train de basculer ils veulent faire du porc bio de plein air et on leur quand on leur propose de faire du port industriel bas ça leur convient pas sauf que reprendre une exploitation reprend pas on reprend pas 1 1 simplement un foncier on reprend un monde ce qui pose et dernière dernier élément et plus important mon avis ce qui pose aussi la question de la propriété foncière aussi également voilà ouais ouais ouais bah le rôle de la safer tout le dispositif administratif sachant qu'il ya quelques dispositifs la terre de liens etc mais terre de liens suffit pas à quoi ça va bien merci on va revenir tout à l'heure tous sur tout ça en écoutant loïc les réactions de loïc et puis on met tout ça en dialogue le mieux qu'on peut je passe la parole à emilie du cou qui qui va nous parler d'un certain nombre de pistes d'évolution des systèmes surtout des systèmes d'élevage finalement ça valait le fil bonjour à tous ben je suis ravi d'être parmi vous vous m'entendez bien ça va ouais super donc je vais jouer trahir un peu tard règles barthélémy je vais quand même repartir un peu de mon parcours pour expliquer et pour rebondir aussi sur les propos de patrice et les rendre concret parce que ce que vient de dire patrie c'est un peu ce que j'ai vécu moi tout au long de mon parcours donc j'ai une formation assez académique un parcours d'ingénieur agronome avec une formation master sciences animales j'ai fait une thèse à l'inra de clermont ferrand et j'ai été pendant plusieurs années en saignant de chercheurs dans une école d'ingénieurs et j'ai quitté ce monde académique pour diverses raisons mais notamment parce que je manqué cruellement de le temporalité d'action réelle c'est à dire que je passais beaucoup de temps à regarder les trains passer et je me disais mince en fait là le train il en train de foncer dans le mur et moi je suis en train de le regarder passer et tout le monde me dit ouais c'est super tu le regardes vachement bien passé mais du coup là le mur ils se rapprochent qui se rapproche et moi je voyais poil trop l'intérêt donc du coup je ça fait trois ans maintenant que je travaille à mon compte et que je travaille sur des projets d'accompagnement de terrain de collectif d'agriculteurs je forme également des conseillers d'élevage sur les méthodes d'accompagnement au changement donc j'ai travaillé pendant plusieurs années sur la question de comment accompagner les agriculteurs déjà en place vers des changements de pratiques vers tout ce qu'on peut appeler agroécologie donc je vais revenir un petit peu sur cette question de l'agroécologie en quelques mots en fait on peut mettre un peu tout ce qu'on veut derrière grosso modo si je fais rapide j'imagine que vous avez tous déjà un peu réfléchi à la question de l'agriculture et que si vous êtes là c'est que ça vous intéresse en gros il ya sortie de la guerre nécessité de produire les gens avaient faim et la modernité la promesse de la modernité dont parlait patrice c'était vraiment l'idée qu'un bon agriculteur devait être celui qui déplafonner les rendements faut vous rendre compte que cette réalité qui datent de 1945 c'est aujourd'hui toujours la réalité des agriculteurs c'est à dire qu'aujourd'hui le bon travail agricole dans 80 % des exploitations que je rencontre c'est celui ce que disait patrice et celui des plafonne les rendements celui qui maximise la productivité du facteur de production quand on est en agricole et quand on en élevage de facteurs de production c'est l'animal principalement donc le meilleur c'est celui qui fait pisser le plus de lait à la vache c'est celui qui fait les meilleurs on appelle gmq donc un moyen quotidien faire prendre de plus de masse aux animaux c'est celui qui dès plafonne les rendements des cultures c'est celui qui aura le plus de stock c'est celui qui aura le plus gros silo de maïs etc etc donc faut vraiment se rendre compte qu'on rentre quand on rentre dans le monde agricole on rentre dans un monde de dogmes et de culture ancrée depuis deux générations la tulle et c'est très présent parce que l'agriculture c'est un monde éminemment familiale coup on transmet aussi cette culture de la réussite et du bon travail ça c'est très important parce qu'aujourd'hui agriculteurs travaillent principalement seul et du coup le bon travail il est évalué déjà par soi même et par le regard des voisins aussi autour de chez soi donc il ya ça il ya la propreté de la ferme vous rentrez dans une ferme où il ya quelques sorties quelques chénopode qui traînent çà fait pas propre donc on va sortir le plus et puis on va pulvériser donc je caricature à un petit peu mais pas tant que ça ça c'est la réalité au quotidien et donc quand j'arrive dans ses exploitations ou dans des territoires on me demande d'amener de l'agroécologie c'est pas toujours des démarches volontaires et spontané chez les agriculteurs il ya un mouvement une génération qui arrive et notamment des cadres familiaux qui impulse quand on dit arcade c'est des gens qui ont repris la ferme comme vient de s'expliquer pas triste à dire qu'ils ont acheté le monde et qui n'était pas le leur et donc qui voilà qui doivent reconstruire à leur manière souvent donc c'est un long parcours du combattant surtout en élevage ou comme le dit patrice on achète souvent une génétique animale qui n'est pas modulable comme ça du jour au lendemain on achète des terres qui ont vécu aussi un certain nombre de choses et qu'on peut pas reconstruire et donc du coup les hors cadres familiaux peuvent amener un certain nombre de nouvelles pratiques manière de pratiquer et des agriculteurs qui vont souvent s'inspirer ailleurs aussi ramène de ses de ces nouvelles idées et donc moi mon travail c'est de dd a accéléré pour une majorité d'agriculteurs la mise en oeuvre de l'agroécologie donc c'est simplement je vais résumer très simple en élevage le schéma conventionnel d'après guerre s'est exprimé le facteur de production donc exprimé la production à l'animal pour exprimer la production à l'animal il faut lui assurer une ration constante et un confort dans des bâtiments constants donc on maîtrise tout en contrôle tour mais les animaux dans des boîtes on leur donne à manger toujours pareil et comme ça on fait bien craché et puis après il faut les produire ces aliments donc on du coup on demande au sol de se démerder quoi on amène des intrants on amène des engrais on amène et peu importe ce qui se passe on fait produire au sol quoi l'agroécologie sait faire linverse à dire ah bah tiens je suis dans un terroir suis dans un environnement j'ai un sol il a des propriétés il fonctionne du coup je vais essayer de les comprendre puis voir ce serait quoi le plus intelligent à mettre en place sur ce sol là par rapport à mon climat mon environnement ok c'est ça qui est intelligent du coup comment je peux le valoriser est ce qu'il ya des cultures que je peux vendre pour l'alimentation humaine par exemple oui non bah quand je suis dans le massif central en estive bah non en fait je peux pas cultiver donc les animaux peuvent avoir une place intéressante dans ses systèmes là pour les valoriser pour produire à partir de production de matières non directement consommables par l'homme des protéines qui peuvent être consommés par l'homme et puis aussi pour entretenir un certain nombre de deux territoires qui s'en ficherait ou qui deviendrait de la forêt et qui peuvent être aussi intéressant d'un point de vue patrimonial des animaux et du cou à ces animaux là comment je les conduis comment j'organise leur cycle de production de reproduction et comment mois après derrière je peux gagner ma vie en tant qu'éleveur et avoir un travail qui est rémunérée qui est tenable aussi qui est vivable par rapport à ça cette fois ci j'ai un micro du coup je jouais je te je t'invite à aller je vais droit au but allez droit au but et du coup je boost mon discours est donc mon métier c'est vraiment d'aider les agriculteurs dans les territoires à faire ce chiffre ça peut être une vraie révolution pour certains est donc là je vais prendre l'exemple d'un projet sur lequel je travaille c'est un projet qui a été impulsée par danone de manière potentiellement surprenante une entreprise privée oui une entreprise privée mais qui captent de l'eau dans des territoires notamment dont 4,1 plus violent des zones où il ya des éleveurs de la prairie majoritairement et là on a des enjeux conjoint préserver la qualité de l'eau préserver les agriculteurs pour avoir de l'eau qui continue de s'infiltrer dans des prairies et du coup des agriculteurs qui doivent avoir des pratiques plutôt vertueuse aussi moins d'engrais au moins de travail du sol etc etc du coup là mon travail c'est d'être dans un espèce des changes gagnant gagnant en tout cas de fluidifier l'échangé de garantir qu'il est gagnant gagnant pour les deux parties donc c'est de co construire avec les agriculteurs du territoire un programme d'action dans lequel ils peuvent s'engager volontairement avec un certain nombre de bénéfices des aides à l'accès du matériel des aides à la formation éventuellement des aides directes pour mettre en place un certain nombre de pratiques culturales sur les sols et cette manière de travailler on met les agriculteurs ans au centre du programme et on prend en compte leurs contraintes leur manière de penser on va enquêter d'agriculteurs au départ avant le programme pour vraiment comprendre la manière dont ils pensent dont il fonctionne et ensuite on les implique dans la construction et dans la mise en oeuvre du programme à travers des formations pour construire des langages chrome un remède des bases comment fonctionne un seul un éleveur personne ne vient jamais lui demander comment fonctionne son sol on va lui demander combien un produit sa vache bombe à ramener ça et puis après à bastien pas comment tu produis à manger pour teva choqué est ce que ce serait intéressant de tester une nouvelle pratique ah oui donc et puis si on est plusieurs c'est rassurant parce que si je teste tout seul le voisin potentiellement et va se moquer puis si je me plante etc qu'est ce qu'ils vont dire là on prend une petite parcelle puis chacun teste un petit peu et on dilue le risque ah bah oui finalement tu vois chez toi ça ça a marché ah bah ça c'est intéressant mais toi ce que tu as fait ça a marché et on recrée du lien dans les territoires des gens qui se parlaient plus qu'ils échangeaient de moins en moins du matériel parce que c'est trop compliqué les périodes eh ben on recréer une dynamique un collectif et puis au final aussi on crée des temps des changes on va en voyage d'études on apprend à se connaître un peu de manière différente que par uniquement la taille du tracteur ou taille du bâtiment ah bah oui tiens on a été en voyage d'étude et on a vu que dans leur zone il pouvait faire ça c'est super intéressant et donc on ramène des nouvelles idées et donc l'intérêt qu'on a c'est qu'avec cet acteur qui vivait là qui a des intérêts commerciaux ne se le cache pas c'est qu'on a des moyens par rapport à une recherche publique où on va demander cinq ans avant de pouvoir faire quelque chose l'analyse à 100 euros il faut la demander cinq ans avant la tient l'agriculteur il me dit ah ce serait super intéressant de faire analyser mon lisier pour la microbiologie parce que je me pose des questions sur mon sol je passe un coup de téléphone ah bah oui c'est 150 euros l'analyse pas de soucis hop c'est fait on est dans la temporalité du changement et aujourd'hui ce qui manque cruellement pour accompagner les changements c'est pas les connaissances on sait les bouquins sur lesquels on se réfère pour les sciences du sol gros nomique il date de 1967 donc aujourd'hui c'est pas tellement la connaissance à qui va manquer il y en aura toujours besoin on a toujours besoin de progresser d'innover mais c'est des moyens des moyens qui sont adaptées aux besoins de temporalité du changement dans les abris dans les exploitations agricoles ok merci beaucoup comme ça je suis sûr que vous entendiez du coup en fait je redoute une ou des routes quand même là tu nous parles de danone on l'a quand on parle de danone ici c'est c'est plutôt parce qu'on a envie de lui taper dessus du coup j'ai une question puis on est quand même attaché à la force publique voilà c'est ce que est ce que voilà de ce que tu as perdu espoir dans la capacité du public à faire bouger les choses est ce que tu crois que du coup le privé il serait plus pertinent qu'est ce que tu peux dire là dessus alors n'est pas une réponse absolue je peux parler de mon expérience c'est ce que je vous disais moi aujourd'hui je suis face tu pas face à une entreprise suis face à des gens des chargés de mission des gens qui ont une volonté d'aller dans le sens des agriculteurs et de trouver un terrain d'entente des gens qui sont de bonne volonté qui se donnent à fond pour avoir des moyens pour faire des choses intelligentes sur les territoires et des gens qui du coup sont dans la réalité de ce que je disais de la temporalité réel du changement un agriculteur c'est pas dans cinq ans que vous allez lui demander de faire quelque chose ou lui a amené un moyen pour changer la technique lui si vous voulez l'intéressé si vous voulez que ça prenne le changement barfoed faut y aller quoi faut être là faut être sur le terrain pour les accompagner voire les moyens et aujourd'hui malheureusement le fonctionnement public de la recherche et du développement fonctionne par appel à projets sarr que c'est des pages et des pages de dossiers à remplir pour expliquer ce qu'on va faire dans les cinq prochaines années et on passe après les cinq prochaines années a justifié ce que le stagiaire est en train de faire sur le terrain c'est ça aujourd'hui le métier de chercheur faut pas se leurrer puis après on publie parce qu'il faut qu'on ait un bon impact factor pour avoir des fonds publics pour pouvoir aller chercher de l'argent et avoir des projets parce qu'il faut qu'on soit un chercheur reconnu pour avoir des projets donc pour moi aujourd'hui c'est débat il est pas tellement privé au public le débat il est qu'est-ce que je peux faire moi aujourd'hui sur le terrain pour penser mon métier à moi aussi comme un bon travail aujourd'hui j'ai plus de facilité avec des entreprises privées clairement parce que aujourd'hui ces entreprises là danone on peut en parler mais c'est la première entreprise à mission de france voilà je sais pas ce que ça veut dire réellement concrètement mais en tout cas dans ces projets là ils ont mis des moyens bon il on licencie alors pdg entre temps donc je ne sais pas si on aura encore beaucoup de moyens les années à venir mais en tout cas voilà on profite de cet open utile opportunités là et je pense que ça peut être le moyen aussi de repenser comment la recherche ou les fonds publics peuvent venir alimenter cette transition et comment les fonds doivent être investis parce que ça c'est un réel enjeu pour l'avenir le politique il aurait toute sa place d'un point de vue réglementaire notamment les changements la première manière d'impulser un changement c'est une réglementation sur le terrain moi j'ai des agriculteurs qui me disent bas là je viens de reprendre 60 hectares sur une aire de captage ouais mais j'ai le droit d'utiliser du glyphosate elles sont ça ils sont sales c'est 60 hectares et a fait n'importe quoi l'agriculteur avant il ya que du chiendent mais savent pas reconnaître un chien dans les grades une fétuque mais c'est pas grave bah on va tous pas il faut qu'on nettoie tout temps qu'on a le temps d'utiliser encore le glyphosate parce que c'est encore autorisés à le jour où c'est plus autorisés ils utiliseront plus et puis voilà c'est tout donc aujourd'hui le projet mishi public c'est qu'il est quand même intimement lié au privé par les lobbys aussi donc je pense qu'il ya beaucoup de choses à faire par rapport aux lobbys de l'agribusiness aussi à ce niveau là quoi on a rhabillé les chercheurs pour l'hiver vous ne servez à rien et on a et on a donné un sacré on a tendu un sacré perche à loïc pour réagir tout à l'heure sur sur la question de la recherche publique alors j'ai raté j'ai raté une étape quand même dans la présentation en introduction c'est qu'en fait on voulait vous dire que on a une vision de toutes ces questions là qui est systémique c'est à dire que bon là on a surtout parlé de la production du de l'amont et mais en réalité voilà la production elle a un dessin c'est nourrir l'homme en quelque sorte et donc on parle de système alimentaire de systèmes agricoles alimentaires et du coup parler de la production sans parler de sa consommation ça n'a pas de ça n'a pas de sens à nos yeux voilà et donc dominique elle est là pour rattraper cet impair et nous parler d'un projet voilà sur lequel travaille depuis de nombreuses années la sécurité sociale de l'alimentation auxquels on peut rajouter durable voilà donc je vous donne ma parole pareil même cahier des charges devait être j'ai aucun moyen de te couper la parole parce que c'est toi qui as le micro mais je te demande de respecter les sept minutes qu'on s'est donné il faut pas débrancher le projet le micro dès qu'on commence à parler de la sécurité sociale de l'alimentation sinon ça va être un peu compliqué donc moi je suis dans un collectif qui s'appelle démocratie alimentaire et qui travaille depuis 2014 sur l'enjeu autour du droit à l'alimentation parce qu'aussi curieusement que ça puisse paraître dans un pays comme la france le droit à l'alimentation n'est pas du tout effectifs et donc c'est intéressant d'essayer de comprendre pourquoi il n'est pas effectif quand on interroge l'état français pour savoir comment ils respectent le droit à l'alimentation y répond par le fait qu'il a mis en place une filière qui s'appelle l'aide alimentaire aujourd'hui on est dans une situation sanitaire qui a amené tout un tas de familles à petit budget de personnes avec très peu de ressources vers un seul mode d'accès à l'alimentation qui la distribution d'aidé alimentaire alors comme je n'ai que sept minutes je suis désolé je vais être assez brutale ça ne gêne personne aujourd'hui dans ce pays que 8 millions 5 de personnes accèdent à l'alimentation par ce type de moyens on est dans un monde où on a accepté sans broncher la sous traitance de cette question-là au secteur caritatif pour lequel ces sont quand même son coeur de business et aujourd'hui des centaines et des centaines et des centaines de bénévoles qui interviennent dans cette filière laden alimentaire comprenez bien que ce que je suis en train de vous dire c'est pas contre ces personnes qui se sont investies notamment parce qu'on sait pertinemment que s'il le faisait pas on serait dans une situation encore plus catastrophique mais en tout cas pour un pays qui se revendique de la démocratie accepter que pratiquement 16 % de sa population viennent manger quelque chose qui vient par une filière qu ai je dit très clairement que c'est une filière dont le rôle et la fonction et celle de prendre sa place dans un système productiviste l'aide alimentaire c'est pas une question de bons sentiments et de gentillesse ou d'attention ou de je sais pas quoi c'est clairement une filière qui permet d'une part d'instituer cette situation d'assignation d'une partie de nos concitoyens a accédé à l'alimentation industrielle par ce biais là alors aujourd'hui on est dans une phase de modernisation de cette filière de l'aide alimentaire à savoir que dans le plan de relance il ya eu un soutien très fort y compris en particulier d'habilité des nouveaux opérateurs qui vont nous ramener le fait qu'ils vont s'approvisionner de façon beaucoup plus gentille en s'appuyant sur de la production locale et en essayant de faire en sorte qu'il y ait des produits meilleurs et surtout des comportements un peu plus digne à l'ensemble des populations qui viennent mais ça fondamentalement ça change rien c'est à dire qu'on continue à accepter qu'une partie de nos concitoyens ne puisse pas avoir le choix de manger soit obligé de venir faire la queue et auquel on attribue finalement ce qu'on peut attribuer aujourd'hui face à cette situation de surproduction si on parle de droit à l'alimentation dans un pays comme la france ça veut dire qu'on doit passer par la loi il ya eu aujourd'hui un certain nombre de tables rondes qui ont repris les positions en particulier de la france un saut mise par rapport à l'onu par rapport à la question de la justice et c'est suffisamment d'éléments pour nous permettre aujourd'hui de dire que ce serait extrêmement intéressant d'avoir ce projet de sécurité sociale de l'alimentation le droit à l'alimentation il est du côté des droits humains donc sous la responsabilité de l'onu et il faut savoir que ces droits humains sont appliquées si les états le veulent bien or les pays du nord et en particulier la france pense que le droit à la santé supérieur au droit à l'alimentation et que donc il n'y a pas besoin de se poser cette question là et que la réponse par l'aide alimentaire est une bonne réponse cette filière s'est mis en place au milieu des années 80 et joue vraiment ce rôle de récupérer la surproduction oh ça c'est une première chose de fonctionner avec du travail gratuit ça c'est le travail des bénévoles de défiscaliser la plupart de cette production qui vient de la grande distribution et de et de distribuer tout ça a une population à petit budget et dites vous bien une chose c'est que cette surproduction elle est quand même importante donc on a besoin de gens qui viennent à manger et de l'autre côté pour ceux d'entre vous qui êtes dans ses systèmes d' aide alimentaire vous savez bien comme moi que les pressions et la concurrence entre ces associations est extrêmement forte si il ya personne qui vient manger au bout de la chaîne ce qui a été récupéré en particulier par le travail gratuit ça veut dire que ces mêmes personnes qui vont devoir se démerder avec la question de la gestion des déchets d'accord donc on est dans un cercle absolument infernal qui est rarement mis au jour et c'est vrai que chacun d'entre nous on pense filer un coup de main avec des intentions de très bienveillante soit en donnant à ces associations soit en participant à ces distributions d'aidé alimentaire donc un la question démocratique elle est quand même fondamental est pas et jamais parlé de cette façon là quand il s'agit de cette question là donc du coup regardons cette question de cette façon là d'une part nous on est pour un droit à l'alimentation qu'on appelle durable pourquoi on dit ça parce que si on reste simplement avec la recherche d'application des droits humains il y a aujourd'hui quand même des accords commerciaux libéraux et c'est là je suis pas tout à fait d'accord avec les milices sur sa façon de voir les choses c'est que moi je n'ai aucune confiance dans le capitalisme pour poser les questions autrement et les accords de l'om c'est son supérieur à ces questions qui viennent du côté des droits humains ce qui veut dire que de toute façon cette question d'un droit à l'alimentation dans des pays comme les nôtres ne pourra jamais être appliquées sauf si on a un président de la république ou une président de république et une assemblée nationale un peu courageuse pour oser voter cette loi sur le droit à l'alimentation durable et qui permettra derrière de mettre en place la proposition qu'on fait qui est celle de la sécurité nous on s'appuie sur sept ce dispositif absolument exemplaire est incroyable que nous avons la chance d'avoir nous les français qui est la sécurité sociale on s'appuie sur la façon dont le régime général a été mis en place disons jusqu'en 1967 puisque depuis comme vous le savez il ya un certain nombre de lois qui sont venus grignoter en particulier la question démocratique jusqu'en 1967 nous les travailleurs ou gérer très bien les caisses de sécu et on avait besoin de personne pour le faire et je vous rappelle et je vous rappelle que dans le modèle de la cotisation sociale la cotisation sociale ça n'est pas un impôt cdu c'est du salaire alors c'est pas que du salaire c'est du travail socialiser sénou par l'avenue notre travail quels que soient les endroits où on est qui mettons ensemble une partie de notre travail pour mettre en place derrière un régime général et qui nous donne la possibilité d'avoir des soit entre parenthèses ce régime général de la sécurité sociale il a permis de faire de l'investissement et vous savez dans quoi dans les hôpitaux publics et les chu on n'aurait pas les infrastructures qu'on a aujourd'hui si on n'avait pas fait ça jusqu'en 1967 d'accord on est capable donc nous sommes capables dans ce pays d'avoir un engagement démocratique sur la façon dont nous voulons répondre à nos besoins vitaux et en particulier à cette question de l'alimentation produite dans des conditions correctes et soutenable ce régime de sécurité sociale de l'alimentation nous propose qu'il soit sur ce modèle là donc droit à l'alimentation d'accord je vous donne juste les trucs fondamentaux qui éventuellement si vous posez des questions je répondrai trois choses importantes le droit à l'alimentation comme fondement de leur droit à l'alimentation et nous rajoute durable pour faire une rupture avec cette vision du droit à l'alimentation le droit à l'alimentation durable voté à l'assemblée nationale 1 de financement par la cotisation sociale 3 mise en place de quelque chose que nous on appelle les groupes locaux d'alimentation durable qui est sur le modèle des caisses primaires de sécurité soc al oula on va travailler sur le conventionnement c'est à dire qu'ils ont convention là où on habite dans les échelles on est à partir des besoins qu'on a comment on réinvestit dans la relocalisation d'un certain nombre de filières ou dans la discussion avec des filières longues il faut pas faut pas être dans une vision bobos qui serait de penser qu' on va juste répondre avec des amas donc bien bien bien réfléchir à tout ça et à partir de ça construire ensemble le modèle d'accès à l'alimentation qu'on pourrait avoir nous dans ce pays sachez qu'aujourd'hui il ya quand même pas mal de gens qui s'intéressent à ce projet y compris à l'étranger et qu'on ait regardé a assez attentivement sur la façon dont ce projet va progresser dans les arènes politiques alors je te redonne juste la parole quelques minutes j'avais une question et puis après on écoutera loïc qui et qui a sûrement plein de choses à nous dire est ce que est ce que tu dirais que pour articuler démocratie sociale démocratie économique c'est des choses qui qui qui te tient à coeur il faudrait refonder les marchés alimentaires et sortir du libéralisme et vous voyez bien qu'effectivement ce que je vous raconte ça n'est possible que si on est en capacité de dire que ce projet est anticapitaliste fondamentalement et ça ça veut pas dire que qu'on n'a pas de marché mais simplement le choix du marché qu'on aille c'est pas le marché libérale voilà et on pourra pas avancer effectivement ces questions de systèmes alimentaires sans le marché mais pas celui qu'on nous propose aujourd'hui ça ça me paraît évident l'autre point sur lequel je voudrais juste insiste un tout petit peu c'est de dire que la question économique elle est super importante et tout le travail de la démocratie économique en particulier il a été développé par réseau salariat et par bernard friot ils ont donc allé voir ce qu'ils ont fait parce que c'est super intéressant nous on est beaucoup sur la question de la démocratie sociale parce qu'on a tendance à la met de côté et à penser que c'est quelque chose de pas important d'autant plus que dans la question de l'aliment as you comme par hasard nous sommes beaucoup de femmes et donc pour éviter de se retrouver encore une fois dans une situation d'exclusion des arènes de décision nous ne pensons que cette question de la démocratie sociale elle est fondamentale et que la question économique elle est encastré dans la question sociale et ce dont nous avons à discuter c'est bien de la façon dont nous voulons ou pas faire démocratie sociale [Applaudissements] tu as l'impression loïc bon voilà donc l'idée c'est d'essayer de mettre en musique en dialogue c'est ces trois interventions et l'analyse que la réaction peut en faire loïc ça va être un petit peu période parce qu'en fait j'ai qu'un seul micro j'ai pas l'impression que vous nous entendez avec le deuxième et du coup on va faire ce qu'on peut et puis après on va vous donner la parole pour pour ensuite dialoguer avec vous voilà merci beaucoup barthélémy oui j'ai la pression parce qu'il ya beaucoup de choses ont été dites j'ai pris quelques notes mais voilà j'ai des réactions aussi sur des propos qui ont été tenus et je vais essayer de vous tenir un propos cohérents et de reprendre peut-être la chronologie des interventions et des marées par 300 vous avez déjà compris que effectivement il y à une nécessité urgente de repenser notre modèle agricole alimentaire les trois interventions sont unanimes à dire ça après c'est la question dont on s'en empare politiquement et c'est ça donc je vais essayer de vous parler de vous faire part de mon point de vue et et accessoirement des discussions que nous en avons au sein de la france insoumise alors sur les propos de patrice est effectivement de partir de ce constat que ce qu'il a dit il y a d'autres vérités possible et c'est bien de cela que nous on parle à la france insoumise quand on redéfinit notre notre programme agricole pour pour 2022 et même si celui 2017 était déjà très avancé aujourd'hui ont redéfini un projet commun agricole alimentaire qui est décidée décidée par les gens et non pas seulement effectivement par des entités qui aujourd'hui domine ses décisions à savoir un syndicat agricole majoritaire la fnsea une administration centrale qui est aujourd'hui est aussi sclérosé peut-être un peu triché pas comment dire pour pas être méchant ou au vulgaire mais il y avait il ya du boulot quand même pour défricher est pour et pour changer la façon d'aborder les choses pour aborder cette nouvelle vérité alors c'est un blizzard d'utiliser ce mot là mais c'est en fait ça c'est dire y'a il ya d'autres possibles en fait il ya d'autres horizons possibles alors sur la modernisation agricole et c'est peut-être un mot sur lesquels on pourra revenir c'est est ce que cette modernité elle nous permet aujourd'hui d'envisager d'autres types de relations de type de système il faut savoir que cette modernité alors c'est là que moi je suis pas d'accord avec avec ça parce que enfin en tout cas le mot pour moi est trop chargée de deux d'une symbolique de progrès la modernité aujourd'hui c'est 350 milles agricole perdu dans les vingt dernières années moi j'appelle pas ça une modernité donc c'est qu'est-ce qu'on peut engager politiquement pour revenir sur ces sur ces constats qui ont été faits et sur un verset justement la pente que l'on a prise patrice évoqué aussi la science comme étant l'absolu pour prendre des décisions et aussi parlé d'un système politico administratif moi je je pense que aujourd'hui je le vois à l'assemblée nationale on nous oppose souvent nous quand on a des positions politiques très fortes justement pour engager des bifurcations quel que soit le sujet on nous dit oui mais la science dit ça mais la science est un outil elle n'est pas lé pa j'allais dire une entité politique qui décide de tout et des décisions collectives que nous avons à apprendre elle nous éclaire elle nous apprend des choses et nous avons à nous en servir pour prendre les décisions politiques ça c'était sur les propos de de patrice et on pourra merci et on pourra en discuter échanger là dessus patrice aussi parlé juste je voulais parler de ça sur il a parlé de la nature je voudrais juste rappeler que la nature est aussi est aussi une invention humaine pour extérioriser en fait cette entité hors de notre environnement et ça je pense que c'est très intéressant de l'avoir en tête quand on va repenser notre modèle agricole c'est que la nature c'est une notion que l'on a inventé pour mettre à distance tout notre environnement et je vais en parler parce que je vais reparler aussi sur le l'alimentation sur la question de de la santé environnementale et de tout ce qui est le concept aussi que l'on appelle le one health une seule santé donc ça c'est des plus qui me semble intéressant de relever dans les propos de patrice alors sur les propos de ma voisine de gauche emilie effectivement elle est là elle a tenu des propos intéressant parce qu'ils nous font réagir alors moi je trouve que en tout cas moi ça me conforte dans dans dans une constat c'est à dire que ce que vit et emilie quand elle nous parle de son expérience avec danone je trouve que c'est vachement intéressant parce que d'abord le changement de pratique elle nous dit que c'est possible c'est possible quand il est question notamment et c'est possible très rapidement quand il ya des intérêts financiers très lourds enjeux et là on est capable de mobiliser des anges des moyens financiers quand il s'agit de préserver effectivement une production capitaliste ou en tout cas industriels qui fait du profit alors ça valide premièrement l'utilité de le faire et ça c'est un aveu aussi que le modèle conventionnel pollue puisque quand il s'agit de préserver la ressource et ben voilà on fait du bio donc ça c'est une validation ça veut dire aussi et ça je voudrais le rappeler que cette histoire de protection des captages ça existe aussi dans le domaine public et le public sait le faire mais c'est la question du changement d'échelle et ça c'est une question qu'on pourra mois que j'aimerais poser à emilie c est ce que ce changement d'échelle il est possible aujourd'hui au regard je sais pas quels sont les montants en jeu sur les surfaces qu'elle a à gérer ou sur lesquels est le conseil mais moi ça m'intéresse parce que si demain enfin campardon pas si caen demain on va gouverner ce pays et qu'il va falloir engager notre budget au mois d'octobre 2022 sur la bifurcation moi je veux savoir combien je vais mettre sur la ligne agriculture pour la bifurcation donc ça c'est c'est un vraiment important de savoir ce changement d'échelle pour l'intérêt général combien ça va coûter aux fonds publics et on mettra les moyens est en fête et la quatrième chose que ça valide c'est que les agriculteurs ils sont prêts à cette bifurcation ils sont absolument prêt si on leur garantit que ça sécurise aussi leurs métiers leurs revenus parce que c'est des travailleurs comme les autres il faut qu'ils remplissent leur frigo aussi donc ils ont des impératifs et aujourd'hui je trouve que il faut pas opposer le changement de modèle à la nécessité qu'ils ont je pense qu'ils sont de bonne volonté et majoritairement à quelques exceptions près mais il faut sécuriser aussi lors leur métier leur parcours redonner du sens aussi à ce qu'ils font et enfin juste parce que moi aussi j'ai un petit parcours à l'inra devenue une rails mais passe pas au niveau des scientifiques que nous avons ici mais j'étais engagé syndicalement sur ces questions de recherche publique et de batailles contre effectivement la nr les la recherche sur projets et ça c'est aussi des questions volonté politique tout ce qu'a dit émilie ça ça peut se changer assez rapidement avec une volonté politique de le faire et toutes ces questions de recherche publique de financement de la recherche publique pour pas se trouvait effectivement je comprends emilie qui a envie d'agir parce que l'urgence elle est là on est tous confrontés à ce mur qu'ils approchent mais c'est parce que la recherche publique a renoncé la puissance politique à renoncer à donner des moyens à la recherche publique à faire du travail de recherche avec des financements récurrents ou on vous dit pas tu fais des projets de recherche avec des mots clés parce que c'est ces mots clés là qui sont repris par la nr pour pouvoir avoir des fonds de recherche mais parce que il ya voilà il ya des recherches récurrente à faire et que c'est un le rôle de l'état et d'un état fort de pouvoir financer cette recherche publique merci emilie il me manque un bras mais ça je pense que si on pouvait aussi dans notre modèle agrial iman terre de recherche pouvoir nous nous faire pousser des un troisième bras ça me serait parfois très utile et le glyphosate doit aider donc je regrette mon vote contre le glyphosate et m'être battu un jour de mai jusqu'à 3 heures du matin pour qu il n'empêche à seurre à l'heure qu'il est j'aurais un troisième bras dans le dos pour tenir la feuille je me je m'excuse vraiment d'avoir fait ça je le referai plus et enfin sur la dernière intervention celle de dominique parce que pourquoi on se bat pour un nouveau modèle agricole effectivement c'est pour in fine et avoir une autre production alimentaire et une autonomie alimentaire en tout cas nous c'est notre projet politique autonomie alimentaire le droit aux joies de l'alimentation est ce qu a rappelé dominique cessé aujourd'hui c'est 5 millions habituellement de gens qui sont à l'aide alimentaire ces huit millions et demi avec la crise qu vite c'est juste incroyable c'est plus de ces presque 15% de la population je sais plus exactement et donc la question de la sécurité sociale de l'alimentation elle est bien évidemment intéressant la question c'est quand on va avoir pris le pouvoir le 24 avril 2022 et c'est là dessus qu'on a des grandes discussions avec dominique et parfois on se chicane un petit peu c'est que comme en met en place une sécurité sociale de l'alimentation où il va falloir donner accès à une alimentation saine produites localement par notre modèle agricole alors qu'on n'est pas en capacité aujourd'hui de faire bifurquer en quelques semaines dans quelques mois tout le modèle agricole moi mon souci c'est que au 25 avril 2022 on aura deux enceintes c'est l'objectif qu'on va se donner c'est en deux ans comment on fait cette bifurcation et dans les deux ans effectivement il va falloir mettre la main dans le cambouis exerce mettre des expérimentations sur cette sécurité sociale alimentaire peut être autour des mois ce que je défends c'est des projets alimentaire territoriaux qui met en relation toutes les entités toutes les rôles le mangeur comme on l'appelle qui est pour nous le sens c'est-à-dire le citoyen qui a besoin d'une alimentation saine et comment on décline ses besoins en fait c'est pour arriver après à dire quel modèle agricole on veut donc est ce assez ça rejoint ce que je disais tout à l'heure sur la nécessité d'avoir un modèle agricole qui protège et quand je parlais de nature et d'environnement qui protègent l'environnement qui protège notre santé parce que sur cette question de deux pas de choix alimentaires il n'y a pas que l'aide alimentaire qui nous qui nous interdit un choix notre alimentation c'est à dire la précarité la paupérisation la pauvreté vous contraint à acheter des alimentations de merde parce que je sais pas comment les appeler autrement la malbouffe qui contiennent des calories creuse de voilà qui vous qui vous provoque des maladies chroniques et on lâche chiffrait c'est dans la commission denquête que j'ai mené présidé à l'assemblée nationale c'est 50 à 60 milliards d'euros par an que ça coûte à notre système de sécurité sociale et là ça rejoint c'est que ces 60 milliards d'euros on va enfin pouvoir en faire quelque chose de plus intéressant que de soigner des maladies chroniques c'est à dire qu'on va pouvoir agir en amont pour que notre modèle agricole en bénéficient donc voilà en quelques mots un jeu tu me dis barthélémy je pense que je suis déjà au delà du var prendre le micro et juste pour terminer le projet politique que pour que portaient les filles là dessus c'est ça en fait c'est on a les moyens on a toutes les connaissances on en connaît on a des connaissances scientifiques on a les connaissances empiriques dont parlait pas triste dire que sur deux lots de longue date depuis la nuit des temps il ya des pratiques agricoles qu'il faut aussi qu'on se réapproprier et on n'a jamais était plus plus plus informés plus scientifiquement solide pour engager cette bifurcation on a la connaissance scientifique comme jamais on l'a eue on a les connaissances empiriques qu'on a pu validez en tout cas les agriculteurs les ont agrégé les connaissent et puis nous qu'on ajoute c'est effectivement répondre aux besoins des gens et ça ça fait une proposition politique de bifurcation radical de notre modèle agricole et c'est la question maintenant c'est c'est comme ça que je vais prendre le micro en lançant c'est un petit peu ce que je disais tout à l'heure est ce que finalement la modernité qu'on nous vend qui ne cesse que de rendre les agriculteurs malades rendre les consommateurs malades rendre la nature dans un état incroyable de pollution est ce que c'est une est-ce que c'est un vrai progrès moi je pense que la modernité ça n'est pas ça et que notre projet même si on se fait traiter d'amis chez régulièrement par notre ami manu pas le nôtre un lot celui qui à l'elysée le petit manu je pense que le progrès des tailleurs et que c'est nous qui portons le progrès sur ces questions là reste maintenant à l'est à les articuler allait construire entre toutes ces questions là la réalité que vit le monde paysan le monde de la recherche la réalité aussi de l'alimentation aujourd'hui dans notre pays et on a les moyens aujourd'hui de réaliser une bifurcation qui qui porte du progrès et ne parlons plus de modernité parlons d'un progrès voulu démocratiquement parce que dominique a parlé de l'assemblée nationale je pense que c'est aussi là dessus que nous on pourra s'appuyer une volonté populaire forte pour changer tout le modèle et remettre les choses à l'endroit voilà je vous remercie excuse-moi barthélémy si j'étais un peu long a affirmé on a les moyens mais en fait humilier nous a pas encore répondu à la question combien ça coûte parce qu'il ya quand même que danone cas les moyens pour l'instant à priori voilà non parce que de normandie et macro je pense que c'est plus un manque de volonté que de moyens mais c'est voilà c'est on va essayer de déconstruire ça puisque tu parles de du 25 avril 2022 pourquoi pas prenons ça comme objectif à partir de cette date c'est nous qui en donnant l'orientation mais on va poser trois questions du coup combien ça coûte voilà à emilie et aval répondre à patrice temps voulu demander puisqu'il connaît bien l'articulation entre la recherche les administrations le terrain voilà comment ils comment ils voient cette chose-là et et face à l'urgence est ce qu'on est réactif par exemple alors bon c'est ça sort de son champ de compétence mais il a il a une expérience il a une expertise usages et et puis et puis à dominique on va lui poser la question des dispositifs qui sont intéressants pour aller vers une sécurité sur l'alimentation je dois te parler dpa t par exemple pourquoi pas est ce que est ce que ça c'est c'est intéressant c'est un point d'appui et puis quels seraient les étapes voilà qui nous reste à parcourir pour aller dans cette dans cette direction et puis bien sûr loïc tora tora tombeau aussi de réactions à l'issue de tout ça et ensuite on vous donne la parole à emilie alors combien ça coûte déjà petite réaction à mes propos je parlais de la situation actuelle en termes de public privé et pas à l'avenir donc je ne crois pas forcément à l'avenir du capitalisme pour sauver l'agriculture je modère ce que si je crois juste qu'aujourd'hui je vous raconte qu'aujourd'hui ce que je vis et que la réalité de terrain elle était le cas les et que c'est aujourd'hui les privés qui vont plus vite que le public voilà je reviens sur le combien ça coûte alors aujourd'hui pour vous donner un ordre d'idée c'est l'équivalent je sais pas si vous êtes calais en politique agricole commune mais sur les aides à la transition les équivalents et autour des mae voilà zéro phyto donc on est entre 80 et 100 euros d aides à l'hectare pour quatre années de transition donc moyennant 50 5000 ha parce que ça peut représenter pour la france sachant que les défis sont pas les mêmes selon les régions forcément et que et que ben dans les zones de grandes cultures moi je n'ai pas encore trop mis les pieds je pense que ce montant là voilà devra sûrement être revue à la hausse pour des productions mais c'est rien mais exactement 5 millions cinq cent mille euros il dit c'est que dalle après aujourd'hui pour information il ya quand même des dispositifs de recherche de financements publics notamment via les syndicats de bassin versant qui met en place exactement ce qui a été mis en place par danone exactement la même chose les mêmes conditions les mêmes dispositifs d'accompagnement sont pas aussi complet et participants ils ont droit à deux trois jours de formation par an qui sont imposés mais bon c'est pas ce qui est important aussi à sa fin pour moi ce qui est important est ce que je veux remettre au centre du discours c'est au-delà des moyens financiers en fait c'est pas que le revenu qui va sécuriser l'agriculteur qu'il faut avoir en tête c'est que c'est c'est surtout la capacité à recréer du lien dans le territoire avec sa profession à se réapproprier la connaissance de son terroir à comprendre en fait ce qui se passe pour essayer de prendre le temps d'agir à bon escient plutôt que d'agir pour agir et ça c'est un vrai changement de posture pour l'agriculteur c'est un vrai changement de posture pour tous la profession du monde agricole donc les conseillers aussi qui était un petit peu arriver en prescripteurs donc aujourd'hui comment est ce qu on réoriente toute cette profession et c'est aussi arriver à changer enfin je ne sais pas si vous avez l'occasion d'aller dans des sommet agricole ce genre de choses enfin la sclérose elle est là quoi c'est qu'aujourd'hui il ya un monde économique capitaliste qui vit sur la dépendance des agriculteurs aux intrants et au matériel donc en fait les agriculteurs s'est passé c'est plus qu'une question de leur propre libre arbitre c'est une question en fait de pressions sociales politiques et économiques quotidiennes dans les fermes il peut y avoir dix à quinze technico commerciaux qui passe par semaine dans une ferme et donc nous ce qu'on ce dont on parle là pour moi c'est au-delà des aides c'est aider à retrouver une autonomie intellectuelle en plus que d'une autonomie en intrants et une en fonctionnement écologique sain dans les exploitations et cette autonomie intellectuelle aujourd'hui elle n'est pas outillée elle n'est pas financée et il ya une vraie lacune et patrice que je pense on pourra en discuter dans la l'enseignement dans l'enseignement public aussi par rapport à ça c'est exactement on leur injecte la pensée et donc moi je suis tout à fait enfin je travaille beaucoup aussi autour du du savoir et de la manière et du rapport que l'agriculteur peut avoir à son environnement et la valorisation de ces savoirs là quoi qu'il soit qu'ils rentrent dans la case du savoir conventionnelle académique ou qu'ils rentrent dans la case du savoir empirique pragmatique et qui conforte l'agriculteur et que leur a juré que donne de la sérénité dans ses choix c'est toutes ces pistes là qui sont à conforter explosions pour moi la transition elle est peut-être un peu financière elle est surtout centrée autour de l'accompagnement automne d'autonomie et de l'autonomisation et un dernier point parce que la question n'était pas posée mais je rebondis tulle pour rebondir sur ce que tu disais loïc sur la question du utiliser les notes projet politique au centre c'est les mangeurs et moi j'aurais envie d'aller un peu plus loin et de dire que au centre c'est quand même le sol avant le mangeur parce que si on démontre nos soldats on n'aura plus jamais rien à manger donc ramener aussi une cohérence de gestion des territoires et des populations en rapport avec l'alimentation locale qu'on va avoir enfin pour moi il faut pas l'oublier c'est à dire que s'ils mangent à il a envie de manger n'importe quoi ou s'il ya beaucoup trop de mangeurs par rapport au territoire on n'arrivera jamais à tenir ce voilà ce dispositif là il sera pas tenable et donc moi j'ai pas la réponse 1 mais en tout cas la réaction que ça me donne par rapport à ton propos c'est que moi dans mon quotidien ce que je vois c'est qu'un sols dégradés ces foutus en fait c'est trop tard là aujourd'hui on a des sols avec 0,2 pour cent de matières organiques il faudrait 50 ans d'apport de fumier degois de composter pour leur redonner vie donc c'est des sols mort des soldats morts c'est pas à manger c'est plus rien donc bon pour avoir des mangeurs il faut des sols les pouvoirs des soldats il faut des bonnes pratiques on s'est donné rendez vous autour d'un café tout à l'heure parce que on va pas réussir à tenir là une heure et demie heure c'est mais bon on le savait par avance du coup juste loïc une petite réaction 5 millions et demi s'est pas beaucoup pour toi maintenant juste une phrase je suis d'accord sur la question des blocages sociaux économiques que mentionné me lit mais juste sur cette dernière c'est pas une polémique sur le manque d'heures et le sol mois qu'effectivement je disais arrêtons avec cette nature qui extérieure à nous-mêmes et parlons effectivement de santé environnementale d'environnement et donc c'est concept one health quoi c'est à dire que dans notre assiette on regarde aussi l'impact environnemental de ce que nous mettons dans des assiettes et bien sûr que pardon si j'ai pas été clair sur cette question mais tu fais bien de le préciser et me dit c'est que il est bien sûr question de l'impact sur l'environnement de tous que nous allons produire et le mangeur doit avoir aussi et c'est notre rôle politique nous deux de s'occuper de ça de ce que ce qu'il ya dans l'assiette doit également redonné vie à nos soldats nos nappes phréatiques et c est ça c'est également présents dans notre proposition politique de ce concept voix de deux one health une seule santé je te donnerai la parole après la réponse de patrice aussi qui a oublié la question [Rires] il me regarde depuis tout à l'heure tu peux me redonner la question ça te plaît donc c'est on se fait dans la perspective le 25 avril on a les clés de l'elysée et du reste pour pour décider donc on on est on est à la tête d administration que tu connais bien et est ce que est ce que on est on est armé est ce que va armer ce n'est pas le bon mot mais est ce qu'on est on va être suffisamment réactif parce que parce qu'on est en fait face aux façades un certain nombre de crises voilà et donc face à une certaine urgence bon courage normes et moi c'est compliqué de parler d'une administration qui est à la fois on consomme trop se trouve dedans pissier même un objet d'étude un très intéressant d'ailleurs c'est à dire que c'est assez paradoxal quoi il ya des formes de reproduction c'est à dire que il ya une politique de transition agro écologiques et au départ quand c'est arrivé on s'est dit ouais c'est quand même pas mal quoi franchement voilà le problème c'est ce que je vous disais tout à l'heure c'est les outils de l' expertise de contrôle l'appui de la politique publique en fait ils sont pas du tout adaptés à appréhender les réalités parce que tout simplement on sait pas mesurer on ne sait pas mesurer les choses et on sait d'autant moins les mesures et que quand on regarde du côté de celles et ceux qui sont des éleveurs bon je travaille beaucoup avec le monde de l'élevage il ya il ya toute une sensibilité en fait quand il regarde il regarde pas les mêmes choses et regarde l'herbe il regarde si à sa couleur son odeur il regarde toutes les infimes variations entre un fromage la prairie ils sont capables de vous dire ah là je sais que moi le fromage y vient de cette prairie du volet c'est quand même assez incroyable il ya donc comment vous allez mettre ça dans une grille de suivi de politiques publiques 1 c'est pas possible donc simplement ils doivent rentrer en dialogue lors je sais pas qu'est ce qu'il faut faire dans les administrations il ya des grands corps de l'état etc ils se reproduisent ils sont dans les carrières c'est extrêmement compliqué franchement mais par contre ce qui est sûr c'est que c'est simplement qu'ils soient un peu moins descendants et donc moi je parlais tout à l'heure il ya une question de démocratie entre les différentes formes d'instauration de la réalité qui doivent et yano il faut penser un nouveau design de l'action publique et quand je parle de design nous on se compte est ce qu'on appelle les territoires écoles ont fait appel à des artistes pour en fait transformé la production de la recherche en dispositif qui met l'action qui mettent en action mais tient bon emilie et leur a dit non nous on agit mais nous on essaie aussi d'agir et on essaye d'agir avec des collectifs d'agriculteurs et avec des lycées agricoles etc et on fait des petits pas mais qui sait qu'il est capable de dire comment il faut s'y prendre il faut faire l'expérience et donc il faut laisser la place à l'expérimentation de nouveaux types de collectifs sociaux écologiques et démocratiques est tout simplement il faut qu'il y ait des espaces des espaces et l'expérimentation est légiféré quoi par rapport à l'enseignement agricole emilie tu me renvoyaient la balle ce qu'est ce qui est complètement nargue je suis là je vous parlais d'un autre monde l'enseignement agricole si vous regardez bien il ya des fermes et les fermes a été directeur d'exploitation ont aussi moins l'enseignement agricole c'est vrai qu'il a largement contribué à la diffusion de ce monde mais aujourd'hui depuis les années 80 si vous voulez quand vous regardez bien il ya plus un programme où il n'ya pas rouge où la trame centrale s'est pas l'écologie vous n'avez pu une exploitation pratiquement où il n'ya pas de la grille tueur bio aujourd'hui la ferme france de l'enseignement à l'école il ya plus de 30 % de bio regardez ce qui se passe dans la réalité du monde agricole un avoir alors si mais quand vous regardez les programmes quand vous regardez les référentiels etc il ya toute la matière pourquoi ça marche pas moi je me suis longtemps posé la question est en fait tout à l'heure je disais le problème il est patent des connaissances de problème il est la manière dont l'expertisé elle impose une façon de se représenter et de comprendre le monde sans en faire l'expérience la question de la sensibilité et la manière dont elle a exclu ce qu'elle ne peut pas mesurer ce que quand on fait des enquêtes pragmatique 1 au plus près des corps à corps quotidien on s'aperçoit bien que il développe toute une savoir une sémiologie des types de signaux qualifions attentifs les infimes variations ce que j ai tout à l'heure eh ben ça il faut apprendre à le faire il faut apprendre à le faire et ça on ne le fait pas dans l'enseignement agricole ça n'existe pas donc on parle de terrain h etc mais on va d'abord faire un diagnostic est imposée par une règle qui relève de l' expertise ce pas dire que l'expertisé les nuls mais elle ne suffit pas en fait à appréhender le changement alors quatre derniers éléments de 2-2-2 remarque que j'envoie à l'ol oui parce que sur la question de la modernité moi j'aurais tendance à dire je parle de la modernité comme ça comme s'il fallait s'en extraire en fait on pourrait aussi prendre le contrepoint 10 ans en reprenant les propos d'un ouvrage très célèbre de bruno latour et qui était nous n'avons jamais été modernes qui a été publié en 1991 qui a commencé à le faire connaître effectivement si c'est ça avoir été moderne rentrer dans le capitalisme le libéralisme et dans le naturalisme et ben on n'a jamais été modernes donc en fait aujourd'hui il s'agit de chercher à le devenir et l'idée de progrès est quand même vachement plus connoté mais moi je pense que la modernité elle est encore à trouver et j'avais émis je sais plus ce que j'aimais me oui j'étais oui simplement tu parlais de bifurcation que bifurcation ça fait un peu virgule one où je travaille dans un collectif un laboratoire de recherche associatif où on s'est émancipé de toutes les contraintes administratives justement aussi un petit bémol on travaille sur l'anthropocène et on nous en parle aujourd'hui de redirection écologique c'est à dire je pense qu'il ya une radicalité à avoir c'est certain et la transition n'a toujours été en transition voilà il ya une bifurcation qui est d'accord mais cette petite virgule moi je pense que si on veut vraiment être là dès qu'il était vrai parler de redirection simplement alors il a d'autres qui parlent de transformation le x tu veux rage est un petit peu oui juste pour cette question sémantique sur bifurcation redirection moi je suis pas partisan d'une demi révolution pourquoi parce que la révolution c'est quand vous faites un tour sur vous-même et finalement vous revenez au même point donc on en fait une demi séance et 180 degrés et voilà mais la redirection tu peux la rediriger dans le mauvais sens aussi donc mais je pense qu'on est d'accord sur le fond sur sur le fait qu'il faut changer de paradigme juste tuer a évoqué juste et le nouveau collectif et c'est là peut-être fait le faire le lien avec le propos de dominique après je suis un fervent partisan de muscler les projets alimentaire territoriaux qui me semble être aujourd'hui un outil mal utilisé que nous on pourrait se réapproprier parce que du coup en les finançant mieux en revoyant d'une manière assez forte la manière dont ils sont dirigés dire remettre effectivement les mangeurs les citoyens à la tête de ces projets alimentaire territoriaux qui puisse décider on a aussi vécu une expérience malheureuse en gironde et les camarades sont pas là mais ils sont pas loin il avait fait monter un projet alimentaire territoriale porté par des citoyens et ça a été retoqué parce que justement c'était pas porté par des institutionnels et ça c'est un vrai problème est donc dans notre proposition politique nous ont dit les projets alimentaire territoriaux il doit y en avoir je crois qu'on a écrit un tiers barthélémy chip lui-même semble c'était c'était au mois de juillet mais sait déjà c'est déjà loin qu'au moins 30 % des projets alimentaire territoriaux soumis à des demandes de financement soient réservés à des projets alimentaire territoriaux porté par des citoyens parce que ça c'est aussi à moi un moyen de se réapproprier toute la chaîne du coup du début jusqu'à la fin et en 10 ans quel type de production et selon quelles modalités il souhaite que ce soit fait voilà juste rapidement la dernière réponse pour toi dominique ensuite on donne la parole au public moi je vais reprendre la discussion aussi à partir de ce que loïc a dit parce qu'on sait qu'on a quand même souvent eu l'occasion de discuter et tu m'a souvent dit ton projet de sécurité sociale le voilà dès qu'on est élu on va pas pouvoir le mettre en place donc il faut réfléchir à des mesures ou en tout cas des choses qu'on pourrait mettre en place donc moi je vais te répondre là dessus voilà d'une part tu as fait référence à la question du one else bon ok aujourd'hui un concept qui reprend la vision de la santé au sens large dans une vision circulaire entre les hommes et la nature la planète les générations futures et c'est donc moi je situe mon propos dans un truc que j'ai appelé processus rétro futuriste à savoir je prends en compte l'histoire longue c'est à dire les conditions dans lesquelles on sait déjà battues pour obtenir un certain nombre de choses la situation dans laquelle on est aujourd'hui sur lequel on a quand même un peu d' expertise et la projection qu'on va avoir dans le futur donc je suis désolé ça s'appelle comme ça pour moi et donc je reviens sur un truc un peu basique démocratie alimentaire ça veut dire reprendre la main sur le système alimentaire c'est vachement simple ce que je vous dis évidemment un mais ça veut dire concrètement comment on se met ensemble pour pouvoir regarder ce qu'on a dans nos assiettes et les conditions dans lesquelles ça a été produite alors ici on a beaucoup parlé d'agriculture mais pour arriver jusque dans nos assiettes on a aussi de la transformation et on a aussi de la distribution ça veut dire que ces acteurs-là de la chaîne alimentaire ils sont super important ils sont super important et on l'a bien vu au moment du premier confinement la question de la logistique a été quelque chose de fondamental et qui a mis plein de gens dans des difficultés pas possible donc ces questions là il s'agit de reprendre la main dessus il s'agit pas seulement bien évidemment la discussion sur le modèle agricole est super important mais il s'agit pas que de ça et dans le collectif national ce pour une sécurité sociale de l'alimentation il ya effectivement la confédération paysanne qui est très présente et aujourd'hui on voit bien que si on n'avance pas dans la discussion avec ses autres activités de la chaîne alimentaire on va avoir du mal à faire des propositions qui nous permettront de reprendre la main sur le système donc ça c'est une première chose et comme on est dans le queens on pense que la question de l'alimentation a complètement sa place du coup dans la sécurité sociale et on la met sur la partie de la sécurité sociale qui fonctionne pratiquement pas qui est la question de la prévention puis si on décide que l'alimentation est un élément fondamental de la santé et bien cette organisation qui s'appelle la sécurité sociale doit mettre au service de ce projet l'ensemble des moyens qu'elles n'utilisent pas en matière de prévention et donc on a réfléchi à une proposition très concrète autour de l'aide alimentaire parce que c'est quand même celle qui nous pose plus problème dire comment on la supprime comment l'assurer on va pas faire ça tout de suite comme ça d'un seul coup on se rend bien compte de ce que ça peut provoquer comme chaos derrière et on propose justement déjà de regarder clairement quelle est la population qui a vraiment besoin non pas de settat aide alimentaire c'est à dire distribution des denrées mais ce qu'on a rappelé assistance alimentaire c'est à dire quelque chose de plus large c'est à dire c'est pas juste de démarrer mais il ya des gens qui auraient plus besoin qu'on leur donne les moyens de faire la cuisine même et qu'ils puissent devenir autonome à ça que simplement de leur distribuer des denrées alimentaires donc cette population là on pense qu'effectivement il faut garder une question est un financement autour d'une assistante alimentaire c'est à peu près 700 mille personnes sur l'ensemble du territoire vous m'entendez sept cent mille personnes c'est pas 8 millions 5 ok donc ce qui veut dire que les autres tous les autres on a là deux dans deux catégories de population une partie de la population qui accède à cette alimentation depuis de longues années par l'aide alimentaire et on sait bien qu'une fois qu'ils sont rentrés dans ses circuits là c'est vachement dur pour eux d'en sortir donc il va falloir prendre un petit peu plus de temps et on va continuer à faire cette distribution va petit à petit leur montrer aussi comment on peut se réapproprier son accès à l'alimentation et on a développé un certain nombre d'outils là dessus et on a une troisième catégorie notamment celle qui est arrivé avec la crise sanitaire clairement ils sont là parce que la question des revenus économiques et centrale entre parenthèses les gens qui vont à l'aide alimentaire 6 yvon ce qu' ils ont des problèmes de fric c'est pas parce qu'ils savent pas faire la cuisine d'accord mais voilà et cette population là on propose de mettre en route une allocation mensuelle sur le modèle sur le modèle des allocations familiales alors nous on voudrait qu'elle soit en direction de l'ensemble de la population parce qu'on pense que c'est un levier hyper intéressant pour soutenir le changement de l'offre alimentaire sur lequel on n'a pas la main quand même très fortement puisque c'est quand même beaucoup les multinationales je pense que si on met une à l'occasion comme ça en route petit à petit ça va peut-être permettre d'abord à une partie de la population de sortir de l'aide alimentaire et la deuxième partie à ce que petit à petit au puisse en faire un levier sur l'offre alimentaire et qu'on puisse petit à petit roeulx diriger sa sur une vision d'un projet alimentaires qu'ils soient plus branché sur la question écologique donc là on est bien dans une question de transition nous on estime que la transition elle peut prendre une dizaine d'années on est d'accord mais elle n'a de sens cette transition que si effectivement perd pas de vue que c'est la transformation qui nous intéresse bien évidemment et pour cette question de transformation ce qu'on dit c'est que dès que tu seras ministre de la production alimentaire loïc on espère bien que l'ensemble des outils de politique publique vont être mis au service de s'être sécurité sociale de l'alimentation estimant dedans il ya les projets alimentaire de territoire qui aujourd'hui sont des dispositifs institutionnels dans lesquels les rapports de force sont telles qu'on n'arrive pas à y prendre place c'est clair ce sont les réseaux hyper outiller les réseaux qui sont soutenus par la dir est par les directions par exemple de l'agriculture et de l'alimentation ou par les directions de la cohésion sociale qui ont la main sur ces projets alimentaire de territoire donc nous on n'y arrive pas ça c'est une première chose et puis la deuxième chose je pense à un truc tout bête est tout simple sur la région occitanie qui a mis en place énormément de choses en direction de l'alimentation on leur a dit nous vous propose dans un premier temps simplement on part de ce qui est déjà là et quand je dis déjà mais ça veut dire que c'est ce qu'on fait en utilisant la sécurité sociale on parle de ce qui est déjà là on serait à propos est ce déjà là et dans ce cadre là il ya deux outils nous qui nous paraissent fondamentaux sains les marchés d'intérêt nationaux dont la fonction est d'avoir cette fonction de régulation sur la circulation des marchandises pour nous permettre à tous d'avoir accès à une diversité de produits si on n'a pas ce dispositif de régulation je vous assure que les gens du nord vont manger leur betteraves tranquillement et nous dans le sud par exemple nous dans la région de montpellier on va continuer à picoler la production des vignes voilà donc donc ce dispositif là c'est un dispositif de politiques publiques il n'y a aucune raison qui nous sera pas au service de ce projet est le deuxième outil qui est super important c'est la restauration collective l'état français a beaucoup investi là-dedans que ce soit en direction des enfants des lycéens des étudiants ou de ses salariés et donc là il ya quelque chose qui peut permettre de faire avancer la question est par exemple on propose ou un truc tout bête est tout simple qui est de dire ces outils là ils fonctionnent 4 à 5 5 repas par semaine nous propose qui fonctionne pour tous les repas de la semaine et au propose par exemple pour l'ensemble des salariés qui vont manger à la cantine d'avoir la possibilité de repartir avec leur petit gando du repas du soir et on peut imaginer que dans le cas de cette de cette restauration collective il y ait cette offre alimentaire aussi aussi bien pour les salariés mais ça on peut imaginer que cette offre elle soit aussi en direction d'un territoire autour de cette cantine donc je dire des surtout que dans cette restauration collective on a les compétences des salariés qui travaillent là on a le matériel et on a la capacité de regarder l'offre en sachant je suis d'accord il faudra certainement mettre en place un peu de travail de formation pour arriver à l'est vers ça de la part des équipes qui travaillent dans ses cantines je suis d'accord mais on peut se dire qu'il ya quand même une mobilisation qui peut se faire là dessus et on a vu quand même qu'à chaque fois qu'on mettait en place les gens qui travaillent dans les cantines se réapproprie le métier parce que derrière à chaque fois c'est ça aussi c'est on reprend la main sur nos métiers sur ce que les uns et les autres on sait faire voilà donc la proposition qu'on fait l'un c'est une proposition de transition et à mon avis elle pourrait commencer à se mettre en place rapidement mais n'avait pas retenu la question et avait bien répondu à la question quand même alors du coup je me lève pour tous vous voir c'est c à vous la parole s'il ya des questions en fait bon finalement on va continuer de parler mais par qui je commence là en fait tu es le plus proche et accède au micro et puis et puis oui on va alterner un homme une femme un noir un blanc aussi ok merci moi je voulais remercier tous les intervenants mais surtout d'un naturel parce que pour moi le travail sur la sécurité sociale de l'alimentation ça nous ouvre d un peu une nouvelle perspective avec enfin une grosse conquête sociale qui nous donne en même temps de re familiariser les gens avec la notion de socialiser quelque chose est un levier pour la transition écologique qui est important et donc pour moi c'est vraiment un de mes nouveau cheval de bataille militants à l'assaut ce sujet là et est par contre je trouve que avoir besoin de gagner des élections pour arriver à commencer à leur mettre des choses en place c'est prendre un risque qu'on peut plus permettre avec l'urgence sociale et écologique est donc je commence tout petit à petit la en alsace autour de chez moi essayer d'expérimenter cette sécurité sociale de l'alimentation sous une forme on verra peut-être de mutuelle donc j'ai déjà je suis déjà dans le réseau d'échangé voilà parce qu'il ya beaucoup en fait d'initiatives partout en france qui ont commencé à communiquer grâce à cette initiative là et qui font plein de choses déjà pour la solidarité autour de l'alimentation je vous encourage vraiment à regarder bravo alors du coup je vous propose prendre trois quatre questions d'affilée puis comme ça on y répond en un coup alors en essayant d'être relativement court oui bonjour elisabeth merci bien tous moi ma question c'est est-ce était donc on est d'accord dans dans ce désir de de reformations enfin du mode du modèle agricole et donc comment répondre donc à des jeunes qui souhaitent s'installer justement pour des pratiques agricoles alternatives et en finir donc avec ce modèle de deux fermes usines aussi sur la question du partage du foncier et donc quelles sont les possibilités pour revenir en arrière sur des procédés voilà sur du fond que dc du partage de sol un peu plus restreint et pour que tout le monde aussi puissant puisse assurer leur désir de la jirs alors une fois un homme se désole la parité c'est comme ça oui bonjour moi aussi j'ai été intéressé par le propos sur la sécurité sociale et je crois que alimentaire et je crois que on va essayer de travailler dans notre entretien sur notre territoire sur ce sujet mais il y avait quelque chose qui me il me tenait à coeur c'est sur des propos d'emilie effectivement j'ai trouvé un peu moins choquant que les agriculteurs et les agro l'agro industrie se mettre d'accord sur l'accaparement de l'eau et c'est vrai que il ya un danger l'eau est un bien commun et je crois qu'on devrait avoir l'entrepôt à dire d'avant que cet accaparement se produisent et du coup ça m'entraîne une question sur l'accaparement des terres est donc le haut niveau du foncier agricole je pense que si on la propriété du sol ne devrait pas appartenir aux agriculteurs ça éviterait peut-être d'avoir des terres aujourd'hui et des sols qui ont 0% de matière organique
Loïc Prud'homme