« Les Glucksmann, une histoire de famille » - À voir sur Public Sénat
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On va reparler budget.
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Comment les jeunes sont initiés à la gestion du budget ?
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Quelle est la situation des pompiers à Lille ?
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Quelle est la situation des policiers en France ?
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Pouvez-vous nous parler du documentaire sur les Glucksmann ?
- 11:42OuverteRéponse partielle
Comment le narcotrafic s'invite-t-il dans la campagne municipale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La ministre de l'Agriculture a détaillé un plan d'urgence pour la profession parce qu'on parle beaucoup des éleveurs, mais peu des difficultés de cette filière des grandes cultures. »
- 3:41InvitéChiffre
« 40 millions d'euros vont être mobilisés, 5 millions de prises en charge des cotisations MSA et 35 millions d'allègements de charges. »
- 5:35InvitéChiffre
« 12 000 postes de policiers avaient été supprimés. »
- 5:47InvitéFait
« Certains policiers ont parfois entre 300 et 400 dossiers sur les bras. »
- 9:12InvitéFait
« Jean-Luc Moudinck veut une vidéosurveillance assistée par l'intelligence artificielle. »
- 11:04InvitéFait
« Le narcotrafic fait partie d'une longue série de mesures dans un point sécuritaire et moi je pense que ça doit être un point de pleine part que la question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes que les candidats proposent dans les élections municipales. »
- 11:18InvitéPromesse
« Je porterai après les élections municipales une association nationale, l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic parce qu'il est important de coordonner cette action à différentes villes. »
- 16:47InvitéFait
« Il avait fait une thèse sur les parents du coup de Raphaël Glucksmann et du père du coup d'André et du grand-père de Raphaël. »
- 17:01InvitéFait
« Il meurt le jour des attentats du Bataclan. »
- 23:54InvitéFait
« Tous ces mouvements de libération nationale ont terminé en totalitarisme. »
- 24:54InvitéFait
« La cuisinière et le mangeur d'hommes c'est vraiment les livres qui ont structuré toute la pensée des droits de l'homme des années 70-80. »
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. De voir les unes de la presse régionale, on va reparler budget. La page budgétaire s'achève au Parlement. On va voir comment les plus jeunes sont initiés à la gestion du budget, à l'épargne ou encore à la prévention des arnaques. Je vous emmène à Moutier, les Mouffets. C'est en Vendée. Là-bas, 140 élèves de 4e ont suivi des ateliers organisés par la Banque de France. On regarde ce reportage de nos partenaires de TV Vendée. Il est signé Cyril Guillet.
Je vous parle d'épargner. Je vois si ce mot vous parle. C'est une première dans ce collège. Une journée entièrement consacrée à l'éducation économique, budgétaire et financière. C'est un sujet qu'on voulait aborder avec vous aujourd'hui. Pour vous sensibiliser à ce qu'est une arnaque financière. Et comment on va s'y prendre pour essayer de les déjouer. C'est important d'en parler relativement tôt pour sensibiliser les jeunes à ce qu'est l'argent. Pour qu'à un moment donné, quand ils ont leur premier salaire ou leur premier pécule, ils puissent savoir comment le gérer en fait.
En collaboration avec la Banque de France et le service comptable du collège, il paraît essentiel aux organisateurs de cette journée de sensibiliser ses élèves au monde qui les attend.
Ils vont travailler très tôt pour certains dans leur job étudiant l'été, ceux qui habitent près de la côte. Ils travaillent très jeunes. Donc ils vont toucher leur premier salaire. Ils vont être confrontés à ça. Et depuis ce matin, on voit un vrai intérêt. Ils ont posé des questions à la fin des séances, déjà des ateliers qu'ils ont déjà fait. Donc oui, oui, complètement. On sent que ça les intéresse.
Ça peut m'aider à éviter de me faire arnaquer ou bien faire mes dépenses avec le salaire que j'aurai plus tard. Donc je trouve ça bien d'avoir ce genre de journée. Et justement, animé par un représentant de la Banque de France, un atelier était dédié aux arnaques. Aujourd'hui, c'est très facile de cliquer sur un mauvais lien et de se retrouver avec des grosses difficultés derrière. C'est pour ça que c'est important sur ces publics-là, qui la plupart sont dotés de téléphone, de les sensibiliser de ne surtout pas cliquer sur ces liens qui apparaissent dans des messages qui paraissent vraiment douteux.
Parmi les cinq ateliers proposés aux élèves, différentes thématiques sont abordées, comme le budget, l'épargne, l'assurance ou bien encore le crédit. L'occasion aussi d'appréhender tout le vocabulaire qui va avec.
J'ai demandé tout à l'heure, qui pense avoir un livret d'épargne ? Il y a trois élèves qui ont levé la main. J'ai dit, qui a déjà entendu dire de ces parents que vous avez, vous, un compte ? Ils ont tous levé la main.
A l'issue de la journée, un quiz permettra de valider leurs acquis et de décrocher leur passeport de l'éducation financière.
Et Quentin, on regarde les unes de la presse régionale. On commence avec la mobilisation des pompiers hier à Lille.
Oui, voilà, c'est-à-dire dans la Voie du Nord, ils étaient 600 à manifester hier pour réclamer des moyens. Ils ont obtenu 50 embauches au terme d'une matinée sous tension, dit le journal. On voit sur la photo qu'ils sont sur la rocade. Ils ont bloqué le périphérique. Il y a même eu, Auriane, des charges et des bousculades assez violentes autour des locaux du SDIS, le service départemental d'incendie et de secours du Nord. Dans le journal, le président du SDIS, on le voit à droite, qui dit ne pas approuver les méthodes employées. Il aurait été préférable d'attendre l'issue de ces échanges avant d'engager un mouvement social d'ampleur.
Et de la colère des pompiers, on passe à l'inquiétude des céréaliers. Autre profession dans le cœur d'un cyclone, c'est-à-dire dans le journal du Centre, le journal de Nevers, Annie Gennevard au chevet des céréaliers. La ministre de l'Agriculture a détaillé un plan d'urgence pour la profession parce qu'on parle beaucoup des éleveurs, mais peu des difficultés de cette filière des grandes cultures. 40 millions d'euros vont être mobilisés, 5 millions de prises en charge des cotisations MSA et 35 millions d'allègements de charges. La ministre qui a aussi évoqué dans le journal, on voit à la double page, la future loi d'urgence agricole.
Cette loi ne promet pas le grand soir, dit-elle, mais elle doit permettre des mesures d'urgence sur l'accès à l'eau, la prédation, en clair, le danger lié aux loups. Également sur les moyens de production, elle a promis d'écrire cette loi avec les agriculteurs.
Et Quentin, vous nous avez parlé de la colère des pompiers, des agriculteurs, il y a également la colère des policiers. Pour en parler, on va aller dans l'allié. Bonjour Mathieu Perrineau, merci beaucoup d'être avec nous. Mathieu, vous êtes responsable de l'agence de Vichy à la rédaction du journal La Montagne. Mathieu, à la une de La Montagne, ce matin, le malaise chez les policiers. Oui, un profond malaise dans la police, d'ailleurs, pour dénoncer les difficultés de la profession. Le syndicat majoritaire Alliance Police Nationale appelle à une grande mobilisation citoyenne samedi un peu partout en France. Alors ce malaise, il n'est pas nouveau, mais c'est de pire en pire.
En tout cas, c'est ce qu'ont confié trois policiers qui se sont confiés à mon collègue Alexandre Charrier. D'abord, il y a Julien, 37 ans, déjà usé par ce métier. Il a décidé de jeter l'éponge et de rejoindre la police nationale. Alors il explique que financièrement, il n'y perdra pas. Il espère moins de violence au quotidien et surtout de retrouver du sens à son travail. Il y a David aussi, un policier du Loiret, rongé mentalement et physiquement après des années de management toxique, ce sont ses termes. Alors il a choisi de se mettre en disponibilité et de se reconvertir. Aujourd'hui, il est cadre dans une entreprise privée. Il est chargé de la sécurité. Il est bien plus heureux.
Enfin, il y a Luc qui part à la retraite après 37 ans de service. Lui, il a tout connu. Il dénonce en vrac la réduction des effectifs, la politique du chiffre, le matériel obsolète, le mépris managérial. Pour lui, la police paie encore le choc des années Sarkozy, il y a 20 ans. 12 000 postes de policiers avaient été supprimés. 12 000, c'est justement le nombre de postes d'enquêteurs qu'il faudrait créer, selon Franck Nicole. Il est représentant de l'Association nationale de la police judiciaire. Lui, il explique que certains policiers ont parfois entre 300 et 400 dossiers sur les bras. Et ce stock, il est géré à coups de classement sans suite.
Ce malaise, c'est Luc, il résume finalement assez bien. Pour lui, l'iceberg, on l'a percuté il y a quelques années déjà. On continue de couler et on n'est pas loin de toucher le fond. Et Mathieu, ce sentiment de malaise, est-ce qu'il correspond vraiment à la réalité ? Alors, Sébastien Rocher, il est directeur de recherche au CNRS. Il a mené en 2024 une enquête sur les relations police-population. Et pour lui, non, ça n'est pas si simple que ça. Il estime que la stratégie du syndicat Alliance, c'est justement la dramatisation, mais que les slogans ne sont pas forcément ancrés dans la réalité.
Factuellement, il explique par exemple que le risque d'être tué en service pour un policier a été divisé par 5 entre le mandat de Valéry Giscard d'Estaing et celui d'Emmanuel Macron. Il a aussi interrogé un grand nombre de policiers. Pour lui, l'idée que tout va mal n'est pas dominante dans la profession. Alors, il ne nie pas un malaise, mais qu'il met plutôt sur le compte d'une culture de lisonnement. Il appelle ça une mentalité d'assiégé qui serait née d'une certaine défiance, notamment vis-à-vis de la population et de la justice.
Enfin, pour lui, la conception du métier qui domine au sein de la police actuellement, c'est celle de la confrontation avec les délinquants et pas celle de la protection de la population. Et c'est justement là que le bas blesse. Et la réalité est plus mitigée, mais les problèmes, Mathieu, sont tout de même réels au sein de la police. Oui, concrètement, la police, elle est confrontée à de nombreux problèmes, notamment des soucis défectifs dans les grandes villes, comme dans les plus petites. Pour parler du Bourbonnet, où je me trouve, de l'allié à Moulins, c'est la préfecture. Quand un poste est ouvert, il y a peu de candidatures. C'est plus facile à Vichy, où je me trouve.
Le dynamisme n'est pas le même. Clermont-Ferrand, l'attractivité de Clermont-Ferrand joue aussi. Et puis, il n'y a pas que les problèmes de recrutement. Il y a aussi l'usure, les arrêts maladies, les burn-out. Une situation difficile pour les policiers comme pour les victimes, évidemment. Et c'est pour ça que la délégation bourbonnaise du syndicat Alliance appelle elle aussi à une grande mobilisation citoyenne samedi à Clermont-Ferrand. Merci beaucoup. Merci Mathieu. Et la une de la montagne alliée, on la remonte, c'est le ras-le-bol des policiers. Merci Mathieu Perrineau d'avoir été avec nous depuis Vichy.
Et Quentin, on le voit, ces sujets de sécurité, ils sont au cœur de la campagne des municipales.
Oui, avec cette question récurrente dans le débat et qui revient régulièrement, faut-il armer la police municipale ? C'est la question à la une de Presse Océan. Le journal de Loire-Atlantique à Nantes, le syndicat FO qui veut convaincre la municipalité par une grève d'équiper les policiers municipaux d'armes létales. Quant à Bordeaux, la mairie a franchi le pas. C'est ce que raconte le titre ce matin.
Et les titres du groupe Ebra, les journaux de l'Est de la France font leur une sur le narcotrafic. Quel poids sur les municipales ?
C'est la question à lire par exemple dans le Républicain Lorrain ce matin, le journal de Metz. Y a-t-il ainsi en France une influence des réseaux mafieux sur les élus ? Dans le titre, on lit qu'aucun risque n'est pour l'instant identifié. Le sénateur du Rhône, Étienne Blanc, co-auteur en 2024 avec Jérôme Durin du rapport sur le narcotrafic qui avait donné la loi sur le narcotrafic, il témoigne dans le journal ce que veulent les narcotrafiquants, c'est ne pas être gênés dans leur commerce. Or, le maire peut faire partie de ceux qui gênent.
Et dans ce contexte, Jean-Luc Moudinck, c'est le maire sortant de droite à Toulouse, candidat à sa réélection, il fait une proposition pour mieux exploiter les images de vidéosurveillance.
Voilà, on l'a lu dans La Dépêche ce matin. Jean-Luc Moudinck veut une vidéosurveillance assistée par l'intelligence artificielle. Pas de reconnaissance faciale, c'est interdit par la loi. En revanche, l'IA peut être utilisée pour relire des images et pour retrouver ainsi une scène en particulier, en cas de vol, par exemple. Le candidat à sa réélection qui veut aussi augmenter le nombre de caméras dans la ville rose, elles sont 710 aujourd'hui, lit-on ainsi dans le titre. Et alors qu'ils vont rajouter 1380, cela coûterait quand même la modique somme de 40 millions d'euros.
Autre région, autre bord politique, c'est la liste des insoumis qui promet des transports gratuits à Brest en 2032.
La liste présente ses priorités dans le journal Breton, le Télégramme ce matin avec cette idée pour les transports, donc la gratuité d'ici 2032. La liste insoumise qui veut également diminuer la pression sur le logement à Brest avec 4 leviers, la construction, la rénovation, la préemption de biens privés pour en faire du logement social, voire la réquisition si besoin.
La Provence entame une nouvelle série sur les municipales premiers dossiers ce matin sur la jeunesse.
Un enjeu capital, dit le journal de Marseille, focus sur les jeunes, de la petite enfance aux nouveaux électeurs avec, dans les pages intérieures, ce rappel des compétences des mères pour l'enfance. C'est ici, sur la page de droite, il gère les écoles maternelles, primaires, les cantines, le périscolaire ou encore la petite enfance. À lire dans le journal ce témoignage de deux copines, on a besoin de plus de parcs partout pour s'amuser.
Merci Quentin, merci beaucoup pour cette actualité régionale, municipale. On va continuer à en parler puisque vous le disiez, le narcotrafic fait ce matin la une de la presse régionale. Il s'invite dans la campagne électorale et on va écouter l'une des figures de cette lutte contre le narcotrafic. C'est à Marseille, Amine Kessassi qui est désormais candidat sur la liste du maire sortant. Benoît Payan.
Le narcotrafic fait partie d'une longue série de mesures dans un point sécuritaire et moi je pense que ça doit être un point de pleine part que la question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes que les candidats proposent dans les élections municipales. D'ailleurs, je porterai après les élections municipales une association nationale, l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic parce qu'il est important de coordonner cette action à différentes villes.
Il est important aussi de soutenir des maires de petites communes, des maires qui se sentent aussi très seuls face au narcotrafic qui voient les réseaux arriver dans leurs petites communes, dans les zones rurales et qui ne savent pas comment réagir.
Et on va en parler avec vous. Bonjour Arnaud Benedetti. Bonjour. Merci beaucoup d'être là, directeur de la nouvelle revue politique. Bonjour Béangère Bont. Bonjour. Merci également d'être avec nous Béangère, journaliste politique, auteur de plusieurs biographies dont Gabriel Attal, l'ange exterminateur. C'est votre dernier livre. On le voit, on l'a vu ce matin dans la presse régionale, on a entendu Amine Kessassi la question du narcotrafic qui s'invite désormais dans la campagne Oui, parce que c'est un phénomène qui aujourd'hui s'est développé sur une grande partie du territoire en la matière.
Donc ça concerne en effet beaucoup de villes, des villes moyennes et c'est ce qui fait finalement la singularité de ce que nous vivons aujourd'hui. Ensuite, la réalité, c'est que la proximité, si vous voulez, des élections présidentielles fait que ces élections municipales seront pour une partie dans un certain nombre de leurs enjeux fortement nationalisées et la question de la lutte contre le narcotrafic c'est quand même d'abord une réponse étatique qui doit être apportée.
Mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui ça marque vraisemblablement une évolution et ça veut dire que les habitants des villes moyennes sont particulièrement sensibles à ce sujet parce que ça les touche dans un certain nombre de quartiers parce que ça crée les conditions d'une insécurité qui devient quasiment existentielle sur un certain nombre de territoires qui devient un sujet d'ordre public et de tranquillité publique aussi parce qu'il ne faut pas oublier quand même que les maires ont aussi des pouvoirs de police. Elle est particulière cette campagne des municipales ? Elle est particulière notamment pour cette région-là.
Elle est particulière pour effectivement le fait qu'une présidentielle se présente juste derrière et quand on remonte les livres d'histoire ça ne s'est pas arrivé depuis 2001 et c'est évidemment on a toujours évidemment rappelé et on a raison de le faire que ce sont des enjeux locaux c'est les reports de voix qui vont s'opérer entre la droite l'extrême droite ou à gauche et le sujet LFI vont forcément avoir des conséquences sur l'élection de l'année prochaine sur les éventuels primaires dans chacun des appareils etc. Donc c'est très particulier pour ça quant au sujet du narcotrafic de la sécurité etc.
C'est vrai qu'il s'impose et y compris dans des zones périurbaines ce qui est nouveau des villages des zones où on n'en parlait pas avant le débat il sera de savoir quelles réponses les uns les autres y apportent et là le droit de gauche ressurgit il y a un débat à Nantes sur la question d'armée la police municipale il y a des enjeux économiques il y a des enjeux de services publics qui sont aussi C'est vrai que même à gauche il n'y a plus tant ça a un peu évolué sur ces questions de sécurité et notamment d'un moment de la police municipale il n'y a plus tant de maires que ça à gauche qui n'ont pas armé leur police municipale Non mais c'est vrai mais le débat précisément est aussi sans doute que la gauche les différents partis de gauche essaieront aussi tout en ils ont bien compris qu'aujourd'hui on ne peut pas écarter ce sujet comme ça mais il peut se traiter encore une fois économiquement socialement avec une autorité évidemment solide Allez puisque vous parlez de la gauche on va parler d'une figure de la gauche c'est Raphaël Glucksmann et c'est un documentaire exceptionnel que vous pourrez voir demain soir sur notre antenne à 21h Les Glucksmann une histoire de famille il est réalisé par notre journaliste Steve Jourdin qui nous rejoint dans quelques secondes mais d'abord on va regarder un extrait de ce documentaire le début le moment où Steve parle à Raphaël Glucksmann de son grand-père qui était un espion russe on regarde la réaction de Raphaël Glucksmann
Est-ce que vous savez qui est Reuven Guidoni ?
Je pense que c'est c'est mon grand-père Ruben ? Non Guidoni c'est qui ? C'est qui ? Je sais pas
Si Raphaël Glucksmann semble hésiter il n'est pas seul tous les services de contre-espionnage se sont cassés les dents sur la véritable identité de son grand-père
Je sais qu'il était agent en fait j'aimerais bien m'asseoir avec lui et écouter son histoire Bonjour Steve Vous nous avez rejoint journaliste, historien, réalisateur de ce documentaire Les Glucksmann une histoire de famille demain soir à 21h sur notre antenne on voit Steve la réaction de Raphaël Glucksmann l'interrogation la perplexité quand vous lui parlez du nom d'agent de son grand-père vous comment déjà vous avez découvert le passé du grand-père de Raphaël Glucksmann ?
C'est une rencontre assez incroyable c'est un historien allemand qui avait bossé sur beaucoup de figures de mai 68 donc André Glucksmann il y avait Danny Cohn-Bendit et il y avait Pierre Goldman notamment et je ne sais pas pourquoi lui avait décidé de bosser sur ces figures c'est un Allemand qui avait bossé à l'université de Munich et il avait fait une thèse sur les parents du coup de Raphaël Glucksmann et du père du coup d'André et du grand-père de Raphaël il avait fait ses travaux qui s'étaient terminés en 2015 l'année où André Glucksmann meurt il meurt le jour des attentats du Bataclan il veut à ce moment-là révéler cette histoire à André Glucksmann sauf qu'André Glucksmann est mort et du coup il n'y a pas eu cette transmission d'informations de l'historien à André Glucksmann et donc à Raphaël Glucksmann donc moi j'ai réuni un peu tout ce beau monde et ensuite on a aussi beaucoup épluché les archives du contre-espionnage britannique où se trouvaient finalement toute cette histoire du grand-père on a découvert pas mal de choses et qu'on révèle dans ce documentaire
et juste parce que c'est vrai qu'on voit c'est le début du documentaire la réaction assez hallucinante de Raphaël Glucksmann ça veut dire que vous-même en préparant ce documentaire vous ne lui avez rien dit cette séquence elle est brute
alors pour être tout à fait transparent j'avais pris un café avec lui juste avant en lui disant on a des informations il faut voilà je voulais déjà voir ce qu'il savait il savait rien ou presque rien c'est-à-dire qu'il savait effectivement qu'il y avait un agent soviétique dans la famille mais il ne savait pas vraiment il ne connaissait pas les détails pas les contours ni le nom d'agent ni le contexte de sa naissance ni le contexte de sa mort etc donc je lui ai proposé de faire ces révélations s'il m'accordait cette interview à l'occasion de laquelle je lui révélerais certaines choses bon il n'y avait pas de choses compromettantes donc il ne se mettait pas tellement à risque mais il a joué le jeu et d'où cette séquence avec Raphaël Glucksmann mais il a joué le jeu il a accepté cette interview et on a fait ces révélations à cette occasion
comment il a réagi du coup en apprenant le passé de son grand-père
beaucoup d'étonnement beaucoup d'émotion aussi enfin il vous le dira peut-être mieux que moi mais c'est toujours difficile et Bérangère peut en témoigner c'est-à-dire que quand un politique qui se dévoile et qui dévoile son histoire de famille c'est toujours un peu sensible on n'aime pas trop se dévoiler on aime bien contrôler sa communication on n'est pas dans voilà il y a aussi des enjeux puisqu'il y a des enjeux politiques il y a une élection qui arrive donc c'est toujours un peu compliqué donc il était mieux en même temps je pense qu'il ne voulait pas trop en montrer et voilà enfin vous lui poserez la question
Bérangère vous effectivement vous avez travaillé sur plusieurs biographies le père d'Edouard Philippe c'est un sujet le père de Gabriel Attal c'est un sujet et moi j'ai eu la chance de voir le film pour pouvoir venir en débattre ce matin je trouve ça vraiment très réussi et très éclairant c'est assez c'est très savoureux de retracer de retraverser toute cette période avec les pardon les papilles que Steve citait mais vraiment c'est intéressant le marxisme le maoïsme observer comment la gauche a évolué et comment au final Glucksmann Raphaël va se retrouver par moments tiraillés avec la petite voix de sa maman et de son papa qui vont lui dire ne cède pas ne cède pas mais par ailleurs il donne le sentiment d'avoir quand même un peu déjà avancé là-dessus et donc c'est très éclairant sur le personnage aujourd'hui et c'est très éclairant sur l'histoire et effectivement sur la saga Glucksmann et à travers elle sur l'histoire de la gauche des gauches Arnaud c'est une histoire compliquée c'est pas une histoire simple mais de toute façon si vous voulez l'histoire des gauches a toujours été une histoire en tension d'ailleurs l'histoire des droites aussi mais cette histoire des gauches encore plus parce que si vous voulez il y a toute une génération et c'est la génération de ce qu'on a appelé d'ailleurs les nouveaux philosophes au sortir des années 60 et au milieu des années 70 qui avait été forgé dans un logiciel qui était un logiciel d'extrême gauche en l'occurrence alors avec toutes les nuances possibles liées à la galaxie d'extrême gauche et qui en est sorti progressivement au début des années 70 c'est le cas de Glucksmann c'est le cas aussi de Bernard-Henri Lévy dont il ne faut pas oublier voire même d'Alain Finkielkraut aujourd'hui donc alors ce qui est très surprenant c'est que cette génération là qui quand même je vais dire à l'UQAMU n'ait pas été déniaisé j'allais dire idéologiquement et politiquement avant parce que si vous voulez en fait la gauche reproduit moi ce qui me frappe dans l'histoire de la gauche c'est qu'elle reproduit des schémas qui finalement ne changent pas fondamentalement avec le temps il y a toujours encore une fois cette tension entre une gauche qui se veut une gauche humaniste libérale pleinement inscrite dans le logiciel des démocraties libérales et puis une gauche qui est une gauche qui est une gauche de rupture qui est parfois une gauche extrémiste et si vous voulez ce qu'on avait connu finalement juste après la seconde guerre mondiale avec notamment le parti communiste et les partis de gauche de gouvernement la SFIO etc.
c'est un schéma que l'on va reconnaître ensuite dans les années 60 et dans les années 70 et j'ai envie de dire qu'on est en train de le reconnaître aujourd'hui aussi d'une certaine manière où dans l'histoire politique de la gauche vous avez toujours aujourd'hui cette opposition mais ce qui est toujours frappant c'est que finalement la gauche n'arrive pas fondamentalement à faire totalement son aggiornamento et ça c'est quand même un vrai sujet et ce qui explique d'ailleurs les difficultés aujourd'hui de la gauche mais c'est vrai que du côté de Glucksmann ensuite après ils deviennent harroniens d'une certaine manière Glucksmann et Bernard-Henri Lévy
son directeur de thèse c'est Raymond Harron le directeur de thèse d'André Guzman c'est Raymond Harron et André Guzman en fait c'est lui qui va d'une certaine manière faire l'agendamento dont vous parlez c'est-à-dire vraiment moderniser cette gauche empreinte encore de marxisme et d'admiration pour l'Union soviétique c'est lui qui va briser cette chaîne dont vous parlez
je suis d'accord mais pour moi ça reste une énigme parce qu'encore une fois il y a Camus avant et Camus dans le débat entre Camus et Sartre il y a un vrai sujet en l'occurrence Camus est l'homme qui d'une certaine manière explique que la gauche doit regarder le réel en face elle doit être lucide elle ne doit pas se laisser prendre par des illusions lyriques et que ce débat-là est très structurant et ce débat-là finalement il n'est pas dépassé par une génération qui arrive après Camus et ça c'est quand même une vraie question que l'on peut se poser – Est-ce qu'on comprend dans le film c'est précisément qu'André Guzman à un moment quand même a ce rôle très clair avec Bernard-Henri Lévy – Avec Bernard-Henri Lévy avec les fameux papys – Et vous interrogez plusieurs personnalités dans ce film Steve on va écouter Daniel Cohn-Bendit justement qui vous a accordé un entretien
notre génération on a un problème on était contre le colonialisme on était contre l'impérialisme on était contre le mal pour le bien ok ? On a soutenu le FLN algérien on a soutenu le Vietcong on a soutenu Castro on a soutenu après Nicaragua tous ces mouvements de libération nationale ont terminé en totalitarisme tous ces mouvements tout ce pourquoi on s'est battu ça s'est terminé en totalitarisme
– Mais Steve c'est vrai qu'on a on a beaucoup parlé de votre documentaire comme celui où on apprenait que le grand-père de Raphaël Glucksmann était un espion russe mais ces documentaires à travers la saga des Glucksmann on le disait c'est aussi toute la saga et toute l'histoire de la gauche qu'on raconte que vous racontez
– C'est ce que disait Arnaud il y a un côté bilan de génération aussi c'est ce que dit Cohn-Mendit c'est-à-dire que c'est on s'est trompé sur beaucoup de choses il le reconnaît avec sa verve qu'on connaît c'est le bilan d'une gauche qui s'est beaucoup trompée et qui a aussi eu quelques succès et surtout j'aimerais insister sur André Glucksmann André Glucksmann certains de ses textes aujourd'hui sont impossibles à lire imbitables vraiment sur les années 70 c'est pas possible La cuisinière et le mangeur d'hommes c'est vraiment les livres qui ont structuré toute la pensée des droits de l'homme des années 70-80 mais il a eu certaines intuitions notamment sur Poutine dès les années 90 c'est lui qui va prendre à bras-le-corps le combat pour la Tchétchénie contre Poutine il a cette intuition que presque personne n'a à ce moment-là dans les années 90 au début des années 2000 que Poutine est une menace pour l'ensemble de la région et aussi pour l'Europe et ensuite il y a cette erreur de la guerre en Irak qui vont soutenir André Glucksmann va soutenir la guerre en Irak et là aussi il va y avoir la reconnaissance d'une erreur cette intervention en Irak était une erreur il se met dans la roue de ce qu'on appelle à l'époque les nouveaux conservateurs en France à l'imitation de ce qui se passe aux Etats-Unis et il aura l'honneur ou en tout cas la grandeur d'âme de reconnaître qu'il s'est trompé et beaucoup vont reconnaître qu'ils se sont trompés à ce moment-là
Arnaud Oui alors c'est vrai c'est toujours intéressant de voir l'évolution vous avez raison de parler des néoconservateurs parce qu'après je dirais est-ce que ces gens-là sont encore à gauche une question que se posent beaucoup de gens à gauche se posent parce que in fine c'est vrai que c'est-à-dire qu'ils ont été tellement forgés par leurs erreurs qu'in fine ils ne veulent pas les reproduire donc c'est un mécanisme psychologique et finalement en ne voulant pas reproduire des erreurs on peut à nouveau recommettre des erreurs et c'est bien le sujet je veux dire auquel ils sont confrontés et en cela ils ne sont pas arroniens parce que Aron avait une conception de la politique où il dit d'ailleurs c'est un spectateur engagé dans le dialogue avec Volton et Messica il dit il ne faut jamais mélanger la politique et la morale il faut penser la politique avec des arguments qui sont exclusivement rationnelles parce qu'à partir du moment où vous mélangez la politique avec la morale vous allez introduire des biais qui vous empêchent de voir le réel et ça c'est la grande force de la pensée d'Aron qui est d'ailleurs parfois à mon avis très mal comprise encore aujourd'hui y compris par des libéraux c'est toujours de regarder le réel tel qu'il est et non pas tel qu'on voudrait l'être et ça c'est une position qui me paraît notamment sur le plan politique absolument essentielle mais c'est le problème des intellectuels très souvent c'est pas propre je veux dire à Glucksmann ou à Bernard-Henri Lévy ou à d'autres que de faire ce mélange là c'est aussi leur rôle de le faire d'une certaine manière mais ça ne permet pas toujours d'appréhender la réalité telle qu'elle est l'intuition d'André Glucksmann sur Poutine ce qui est savoureux ou terrible c'est que le film le raconte très bien il vient finalement il en vient finalement à soutenir Nicolas Sarkozy pour s'apercevoir dès que Nicolas Sarkozy est à l'Élysée qu'en fait Nicolas Sarkozy lui-même devient proche de Poutine et la politique est terrible pour ça parce que ensuite quand vous êtes le petit-fils ça vous rend très prudent très humble aussi très humble parce que le réel on a beau essayer de l'observer l'histoire vous rattrape
il y a une certaine naïveté à la fois chez André et peut-être aussi un peu chez Raphaël Glucksmann sur les choses de la politique la manière dont comment se fabrique en fait la politique André Glucksmann est quelqu'un il a beaucoup de on peut le reprocher beaucoup de choses mais il avait cette naïveté ou de cette capacité à se lancer dans des combats sans trop réfléchir être militant pour des causes la Tchétchénie qui parlait de la Tchétchénie dans les années 90 en France ils n'étaient pas sans à faire des manifestations pour la Tchétchénie il y allait il allait coller des timbres il recevait des militants tchétchènes géorgiens chez lui donc il y avait ce côté militant vraiment comme s'il avait encore 20 ans il y avait une vraie naïveté qu'on peut peut-être retrouver chez Raphaël Glucksmann aujourd'hui dans les choses de la politique
ce qui est très intéressant aussi c'est de mesurer à quel point la culture politique de nos hommes politiques d'aujourd'hui quand ils en ont pardon mais compte merci de le préciser pardon mais le travail que j'ai fait avec Gabriel Attal est d'ailleurs qui est très différent de celui que j'ai fait sur Édouard Philippe Édouard Philippe me racontait les guerres puniques me racontait comme ça pardon mais Gabriel Attal il n'est pas dans la catégorie de ceux qui en ont si si Édouard Philippe s'en doutait un peu plus que Gabriel Attal qui me racontait les séries Netflix j'adore Netflix et quand je parlais des tiraillements de Raphaël Glucksmann nourrit toute cette histoire chez Attal il y en a aussi mais ils ne sont pas du tout du même ordre il y a effectivement une histoire de filiation il y a un papa qui était un homme visiblement très flamboyant joueur de poker qui brûle la vie par tous les bouts et qu'il a envie de rendre fier là où il est mais pas pour des raisons idéologiques sans aucun fondement idéologique c'est complètement différent et un dernier mot aussi parce que ce documentaire c'est aussi une histoire de transmission évidemment
oui de transmission de transmission d'une mémoire d'un combat militant d'un homme politique Raphaël Glucksmann qui a baigné dans tout ce qu'on disait tout à l'heure c'est à dire des dîners où vous avez beaucoup d'intellectuels et Raphaël Glucksmann le petit Raphaël Glucksmann qui joue au foot à côté mais vous avez des dissidents des réfugiés du génocide du Rwanda voilà il a baigné dans tout ça ça a infusé c'est quelque chose d'inconscient c'est un logiciel politique inconscient et qui n'a pas dû être et ça explique
c'est Vélité actuelle
vous voulez me parler de Raphaël Glucksmann candidat oui peut-être alors ça je ne sais pas mais c'est vrai que c'est le premier de la famille qui vraiment franchit le Rubicon et décide de se présenter au suffrage des Français
merci beaucoup merci Steve votre documentaire il est à voir absolument demain soir à 21h sur notre antenne les Glucksmann une histoire de famille et une autre idée de sortie mais en plus du documentaire de Steve ça n'exclut pas c'est Angoulême qui est la capitale de la BD et le traditionnel festival international a été annulé il aurait dû s'ouvrir hier mais il est remplacé par un grand off 200 événements tous gratuits un peu partout dans la ville la cathédrale la chambre de commerce librairie théâtre musée alors il n'y aura probablement pas 200 000 visiteurs comme les éditions précédentes c'est ce que reconnaissent les artistes mais Angoulême aura quand même son week-end plein de bulles merci beaucoup merci Bérangère merci Arnaud merci Steve demain soir 21h sur Public Sénat bon week-end à lundi retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat