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InterviewLes Echos· 18 avril 2013 8 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

L'invité business : Serge Papin (Système U)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La France est en récession selon le FMI, mais les ventes de Système U progressent de 3,5 %. Par quel miracle ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Votre marque distributeur représente presque un produit sur deux en volume. Échappez-vous à la guerre des prix ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Vous dites que la guerre des prix détruit l'appareil agroalimentaire français. Pouvez-vous développer ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez une loi de 2008 qui mettrait à mal l'emploi. Pourquoi ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Vous rencontrez demain le médiateur sur la crise du lait. Que répondez-vous aux producteurs qui demandent +3 centimes/litre ?

  • 4:22RelanceRéponse directe

    Les autres distributeurs et transformateurs bloquent cette hausse. Que proposez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Serge PapinFait
    « Le prix à tout prix on peut parfois en payer le prix. Regardez ce qui s'est passé avec la viande de cheval à la place de la viande de bœuf. »
  • 2:13Serge PapinFait
    « Il y a une crise grave par exemple dans le lait qu'on essaie en train qu'on est qu'on essaie de dépasser mais c'est pas simple. »
  • 2:57Serge PapinChiffre
    « En 2012, 12000 emplois ont été perdus dans l'agroalimentaire. »
  • 3:42Serge PapinChiffre
    « Les producteurs de lait demandent pour 3 centimes de plus sur qui soit payé à la production. Aujourd'hui, le lait est payé 31 centimes d'euros le litre. Il faudrait qu'il passe à 34 centimes. »
  • 4:22Serge PapinFait
    « Si on ne fait pas ça, on est en train, on va plus pouvoir fournir la demande en France. C'est qu'il y aura plus de producteurs de lait français. »
  • 5:40Serge PapinFait
    « La production animale, l'élevage, donc le lait est en train de de vivre des moments très difficiles. »
  • 6:59Serge PapinFait
    « L'observatoire des prix et des marges a dit déjà une fois pour toute sous l'git de Bercy qu'il y avait pas d'abus de marge de part la grande distribution. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

L'invité de l'économie. Mon invité ce matin sur Radio Classique, le président de Systemu. Bonjour Cherche Papin. Bonjour. La France est en récession, c'est ce que dit le FMI. Et pourtant les ventes de Système sont en hausse de 3,5 % environ au premier trimestre de cette année. Par quel miracle ? Bah, je crois que les acteurs locaux que nous sommes ont un un positionnement différent. Ils favorisent ils essaient de favoriser l'économie locale, de d'avoir dans leur linéaire les produits des filières agricoles, les produits des transformateurs locaux.

Donc du coup, le regard porté par les clients sur nous est un petit peu différent parce que les gens n'ignorent pas que quand on s'implique comme ça beaucoup dans l'économie locale, on le fait aussi pour l'emploi. Vous voyez, il y a un espèce de renversement un peu de de lecture, si je puis dire, de nos de nos consommateurs. Et puis on a aussi, me semble-t-il une marque distributeur, donc notre marque U train de prendre un positionnement intéressant euh sur le rapport qualité- prix, le côté sain, le côté santé, le côté plaisir aussi. Et cette marque là est de plus en plus vendue et et et tire un peu nos ventes. Elle représente quelle part des ventes aujourd'hui la marque ?

Lui, c'est euh pratiquement un allez un en volume he presque un produit sur deux qui est Oui. Oui. qui est qui sort de nos magasin à notre marque. Ça veut dire Serge Papin vous échappez aujourd'hui à la guerre des prix qui fait rage notamment entre Carrefour et Lecler aujourd'hui ? Non. Alors, on est dans cette compétition puisque tous les relevés de prix nous donnent comme Hyperru qui est notre enseigne phare et la deuxième enseigne la moins chère de France. Donc on est dans la compétition mais on essaie de porter là aussi un autre regard parce que le prix à tout prix on peut parfois en payer le prix. Regardez ce qui s'est passé avec la viande de cheval à la place de la viande de bœuf.

tout sous le boissau, il faut faire attention parce que là on est parti dans un cercle infernal euh et en fait il y a ce qu'on pourrait appeler une destruction de valeur. Or on sait aujourd'hui que le problème c'est que plus on détruit de valeur il y a pas forcément un effet volume en vente. Donc c'est pas parce qu'on baisse les prix. Là, on est rendu à un tel à un tel plancher que le problème c'est en train de détruire, je pèse mes mots he quand je dis détruire, l'appareil agroalimentaire français, en particulier les PME qui n'ont plus de marge de manœuvre. C'est en train de peser sur nos filières agricoles.

Il y a une crise grave par exemple dans le lait qu'on essaie en train qu'on est qu'on essaie de dépasser mais c'est pas simple. Donc il faut être très très prudent parce que c'est guerre des prix favorisé par une loi qui à mon avis ne convient plus. euh absolument 2007 ou est préparé en 2007 euh voté en 2008 est en train euh de euh mettre à mal l'emploi l'emploi. Alors il faudrait pas que c'est un discours nouveau ça de la part d'un grand distributeur. Bon il y a un petit moment que je le porte hein.

Non, je il faudrait pas que on a une pépite, tu sais, la France à la chance avait, on va peut-être un jour parler à l'imparfait, mais d'avoir un appareil agroalimentaire qui très pourvoyeur d'emploi et qui exporte avec un niveau de qualité très bon. Et il faudrait pas et là, on voit pour la première fois en 2012, 12000 emplois ont été perdus dans l'agroalimentaire. Donc voilà des signes, regardez sur le lait, 6 % de moins de production en volume. Voilà aussi des signes qui qui sont des des des marqueurs d'un changement dont il faut s'occuper. Il faudrait pas que ça devienne l'harcèleur mithal, vous voyez, ça serait dramatique parce que il faut il faut faire attention à nos à nos poids forts.

Euh justement, vous rencontrez demain, je crois, le médiateur qui a été nommé par le gouvernement dans cette crise du lait, hein. Les producteurs demandent des hausses de prix de la part des transformateurs et de la grande distribution. Que leur répondez-vous aujourd'hui ? Bah écoutez, on a des discussions nombreuses he depuis plusieurs mois. Bon, à juste titre, les producteurs de lait demandent pour 3 centimes de plus sur qui soit payé à la production. Aujourd'hui, le lait est payé 31 centimes d'euros le litre. Il faudrait qu'il passe à 34 centimes. Nous, on y est favorable. J'y suis favorable. Autrement, on va être confronté à des problèmes graves.

C'est parce que les 3 centimes d'euros me semblent pas être très inflationniste pour le consommateur et le risque que nous avons et on va le vivre. Vous allez voir, on va le vivre. C'est que si on ne fait pas ça, on est en train, on va plus pouvoir fournir la demande en France. C'est qu'il y aura plus de producteurs de lait français. Il y a il y aura plus suffisamment de producteurs de lait français et c'est parti. Et c'est pas 3 centimes qu'on va avoir, c'est 10 15 centimes parce qu'on sera obligé d'importer du lait. C'est en route ça. Et donc je trouve dommage qu'on ait toujours des visions à court terme, que d'autres aent des visions à court terme pour ne pas accepter cette hausse.

Les autres distributeurs, les transformateurs l'actalis qui bloquent. Bah écoutez, en tous les cas, il faut parce qu'il y a deux choses, il faut résoudre cette crise dans l'urgence. Donc il faut trouver les moyens de de payer 3 centimes très rapidement. Mais après, il faut pas que on soit toujours à gérer des crises.

Il faut en effet que il y ait une contractualisation plus saine entre d'ailleurs qui pourrait être tripartite entre les distributeurs, les transformateurs et les producteurs et qui fassent que avec certains indicateurs économiques qui disent par exemple quand il y a une hausse des matières premières qui servent à la nourriture des vaches qui produisent le lait, si ces produits là augmentent de manière importante, il est bien ça doit se répercuter dans le lait à la hausse comme à la baisse. Donc il faut des mécanismes qui nous sortent des négociations, qui soient des indicateurs et qui et et dont on doit tenir compte. Ça me paraît tout à fait logique. Sinon, ça va être dramatique.

Vous savez ce qui va se passer ? c'est que la production animale, l'élevage, donc le lait est en train de de vivre des moments très difficiles. Donc il se peut que la France ne puisse plus fournir la viande dont elle a besoin, le lait dont elle a besoin et les agriculteurs se réfugient dans une par exemple en faisant des céréales qui eux se portent mieux sur le marché mondial et la France va devenir un pays céréalier. On aura plus la diversité, on aura plus ce qu'on appelle la ressource et donc ça il faut s'en occuper. fois et et et si on n'y prend pas soin et ben c'est ce qui va se passer parce que déjà on envoie les premiers signes.

Comment concilier cette nécessité de soutenir l'élevage que ce soit le lait ou la viande et justement les demandes de consommateur dans un contexte de crise qui demande des prix bas malgré tout ? Oui, mais oui, mais justement schizophrénie. Non, mais attendez, nous on est entre les deux donc il faut que l'on prenne des responsabilités nouvelle. Est-ce que qu'est-ce qu'est-ce qui est le plus important si on doit passer 3 centimes d'euros du litre de lait avec les répercussions que ça va avoir qui sont tout à fait légères ? Parce que si les distributeurs et les transformateurs prennent sur leur marge par rapport à ça.

Non mais attendez, prendre sur les marges c'est toujours après pourquoi pas prendre sur les marges. Ça voudrait dire qu'avant on avait trop de marge. Oui. Ce que je veux dire qu'on aurait été des profiteurs d'une situation. L'observatoire des prix et des marges a dit déjà une fois pour toute sous l'git de Bercy qu'il y avait pas d'abus de marge de part la grande distribution. Moi j'ai un magasin hein. Je peux vous dire le résultat de ce de ce magasin qui étant vendé c'est 2 % du chiffre d'affaires. À chaque fois qu'on fait 100 € de chiffre il nous reste 2 €. voilà qui servent à investir et cetera. Il y a pas d'abus de ce point de vue-là.

Mais pour revenir si il faut sans doute qu'on soit attentif parce que là encore si on veut faire porter toute la symbolique du pouvoir d'achat à l'alimentation, on s'en tenir compte de l'environnement, sans tenir compte de l'impact même sur la santé qui peut y avoir, voyez, avec tout ça, sans tenir compte des revenus des producteurs, où est-ce qu'on va pendant ce temps-là ? parce que 12 % du budget des ménages, on est en train de lui faire porter toute la symbolique justement de ce pouvoir d'achat. Pendant ce temps-là, les loyers augmentent, pendant ce temps-là, l'énergie augmente. Pendant ce temps-là, ça sert de variable d'ajustement au téléphone portable, à internet et cetera.

Moi, je pense qu' on l'heure est à consommer mieux, pas forcément consommer plus. Et moi, j'encourage les gens à téléphoner moins et manger mieux. et ça coûtera pas plus cher si on achète des produits de saison à la saison, si on achète les produits français, les produits locaux, si on prend le temps un petit peu d'aller à la cuisine, voilà, si on favorise plutôt le fait maison plutôt que le le prête à manger, vous verrez qu'on peut aussi faire des économies euh en achetant des bons produits. Serge Papin, le président de Système, invité de l'économiste matin radio classique. Merci. Merci à vous et bonne journée.