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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 4 décembre 2025 107 min

🔮 Audition du comitĂ© d’éthique et du mĂ©diateur de France TV par la commission d’enquĂȘte

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

quelques instants sur un incident grave qui s'est dĂ©roulĂ© il y a quelques jours, des administrateurs de notre assemblĂ©e ont Ă©tĂ© violemment pris Ă  partie et ont subi des attaques verbales d'une violence inouie et d'une agressivitĂ© intolĂ©rable. En dĂ©mocratie, chacun est libre de penser ce qu'il veut de nos institutions, de critiquer leur fonctionnement, mais le respect des femmes et des hommes qui les font fonctionner, le respect des fonctionnaires qui les font vivre est et doit ĂȘtre Ă  chaque instant absolu. Je veux condamner avec la plus grande fermetĂ© et gravitĂ© ces propos et redire, et je ne doute pas que vous vous associerez Ă  moi, notre soutien aux administrateurs de notre assemblĂ©e qui sont des piliers de notre travail parlementaire et ont fait le choix de dĂ©dier leur vie Ă  l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et au service des Français.

Enfin, ces propos traduisent une mĂ©connaissance du fonctionnement de nos institutions. Je rappelle donc pour les journalistes et les Français qui nous Ă©coute en cet instant que selon le rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale, les convocations des personnes auditionnĂ©es sont des dĂ©cisions politiques qui relĂšvent aprĂšs consultation du rapporteur et du bureau de la compĂ©tence exclusive du prĂ©sident de la commission d'enquĂȘte et aucunement des administrateurs de l'AssemblĂ©e nationale. Par consĂ©quent, dans le respect du rĂšglement et des dispositions relatives au pouvoir du prĂ©sident, je continuerai de prendre toutes les dĂ©cisions utiles et nĂ©cessaires pour que cette commission d'enquĂȘte ne soit pas dĂ©voyĂ©e.

Et si certains contestent les décisions prises par la commission, qu'ils s'en prennent à moi et certainement pas aux administrateurs de l'Assemblée nationale. Ce qui me permet de rappeler pour conclure que j'ai réuni bureau de la commission le mercredi 26 novembre en présence du rapporteur pour valider le programme des auditions du mois de décembre qui vous a été transmis. Je réunirai une nouvelle réunion du bureau dans les prochains jours pour établir le calendrier des auditions pour les mois de janvier et février 2026.

Et je le dis aux collĂšgues, au-delĂ  des soix du rapporteur, je suis Ă  votre disposition, Ă  votre Ă©coute si vous avez des suggestions de personnalitĂ©s qui mĂ©riteraient d'ĂȘtre auditionnĂ© au sein de cette commission d'enquĂȘte. Je maintenant souhaiter la bienvenue aux reprĂ©sentants du comitĂ© d'Ă©thique et aux mĂ©diateurs de France TĂ©lĂ©vision. On parle de comitĂ© d'Ă©thique mais dans les faits l'article 11 de la loi du 14 novembre 2016 visant Ă  renforcer la libertĂ©, l'indĂ©pendance et le pluralisme des mĂ©dias a créé un comitĂ© relatif Ă  l'honnĂȘtetĂ©, Ă  l'indĂ©pendance et au pluralisme de l'information et des programmes.

On parlait alors de chip. Actuellement transcrit à l'article 30 à8 de la loi Léotard du 30 septembre 86. Ce comité est composé de cinq personnalités indépendantes nommées pour une durée de 3 ans.

Vous devez contribuer au respect des principes Ă©noncĂ©s Ă  l'article 3 de la loi, Ă  savoir les grands principes de neutralitĂ©, d'Ă©quitĂ© dans le traitement des informations, d'objectivitĂ©. Vous pouvez ĂȘtre saisi, je le rappelle, ou consultĂ© Ă  tout moment par les organes dirigeants de la personne morale Ă  laquelle vous ĂȘtes retachĂ©, en l'occurrence France TĂ©lĂ©vision, par le mĂ©diateur ou par toute autre personne. Et je prĂ©cise que vous informez l'ARCOM de tout fait susceptible de contrevenir Ă  ces principes.

Pour reprĂ©senter ce comitĂ©, nous recevons donc aujourd'hui sa prĂ©sidente, madame la ministre Christine Albanise. Heureux de vous accueillir au sein de cette commission. Je rappellerai briĂšvement que vous avez Ă©tĂ© la collaboratrice de Jacques Chirac pendant de nombreuses annĂ©es, tant Ă  la mairie de Paris qu'Ă  l'ÉlysĂ©e oĂč vous avez Ă©tĂ© sa plume puis sa conseillĂšre pour l'Ă©ducation et la culture.

Vous avez Ă©tĂ© directrice de l'Ă©tablissement public du chĂąteau de Versailles Ă  partir de 2003 puis ministre de la culture et de la communication de 2007 Ă  2009. Vous avez ensuite Ă©tĂ© directrice exĂ©cutive d'Orange. Madame Brigine Ben Kemoun, vous ĂȘtes vous avez derriĂšre vous une longue carriĂšre de journaliste qui a commencĂ©, si mes informations sont bonnes, Ă  EuropĂ© Ă  France Interre et pour France 2, vous ĂȘtes en outre auteur.

Pour ne pas empiĂ©ter sur les questions du rapporteur et des membres de la commission, j'auraiis simplement deux questions prĂ©cises Ă  vous poser. Lorsqu'on regarde mesdames la page consacrĂ©e au comitĂ© d'Ă©thique sur le site de France TĂ©lĂ©vision, on peut ĂȘtre surpris par le nombre de saisines et Ă©galement sur j'allais dire votre rapport annuel qui sont, il faut bien le dire assez courts. Pourriez-vous nous indiquer les raisons du faible nombre de saisin ?

Le comité est-il trop peu connu ? Et quelles actions pourriez-vous prendre pour gagner davantage en visibilité ? Et puis j'auraai une deuxiÚme question.

Dans un communiquĂ© publiĂ© il y a quelques semaines, la CGT a dĂ©noncĂ© le soi-disant communautariste de France TĂ©lĂ©vision aprĂšs un reportage de France 3 qui revenait sur les attaques terroristes du Ramas. Les propos de la CGT sont particuliĂšrement graves et laissent entendre que les rĂ©alisateurs de ce reportage n'adoptent qu'un seul point de vue, je cite celui d'une communautĂ© juive qui ne se sent lĂ©gitimement meurtrassacre, mais sans jamais le restituer dans un conflit plus large. La CGT va mĂȘme jusqu'Ă  s'indigner que le prĂ©sident du CRIF, Jonathan Arfi, soit mentionnĂ© allant jusqu'Ă  dire, je cite la CGT, que l'instrumentalisation du 7 octobre pour stigmatiser LFI et le taxĂ© d'antisĂ©mitisme est devenu un sport national.

Madame la présidente, le comité d'éthique s'est-il saisi de ce reportage ? En avez-vous été saisi ? Et comme le prétend la CGT, trouvez-vous que les rÚgles déontologiques n'aient pas été respectées ?

J'en termine par en vous prĂ©sentant messieurs JĂ©rĂŽme Catala. Vous ĂȘtes diplĂŽmĂ© notamment du CFJ et vous avez commencĂ© votre carriĂšre de journaliste Ă  France 2 puis France 3 comme rĂ©dacteur en chef du service politique pendant 6 ans. Vous avez Ă©tĂ© directeur des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s et vous ĂȘtes depuis 2020 mĂ©diateur de France tĂ©lĂ©vision.

Monsieur GĂ©rald Pruper, vous avez commencĂ© comme pigiste puis avez intĂ©grĂ© la rĂ©daction de France 3 Ă  l'Ă©poque puis de RFO. Vous avez notamment Ă©tĂ© rĂ©dacteur en chef et responsable d'Ă©dition. Vous avez occupĂ© divers postes dans nos outres et vous ĂȘtes mĂ©diateur des programmes des chaĂźnes de France TĂ©lĂ©vision depuis le mois de dĂ©cembre 2019.

Avant de vous donner Ă  chacun la parole puis de passer aux questions du rapporteur et de nos collĂšgues dĂ©putĂ©s, je vous remercie de nous dĂ©clarer chacun tout autre intĂ©rĂȘt public ou privĂ© de nature a influencer vos dĂ©clarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires impose aux personnes auditionnĂ©es par une commission d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ© toute la vĂ©ritĂ© rien que la vĂ©ritĂ© Je vais donc vous inviter Ă  tour de rĂŽle Ă  lever la main droite et Ă  dire je le jure madame ministre. Je vous remercie et je prĂ©cise Ă  mon tour que je suis moi-mĂȘme membre du conseil d'administration de France MĂ©diamonde depuis le mois d'octobre 2024 et que j'ai Ă©tĂ© corrapporteur de la proposition de loi relative Ă  la rĂ©forme de l'autre public au nom de la commission des affaires culturelles et de l'Ă©ducation. Je vous laisse la parole pour un propos d'environ 10 minutes si vous le voulez bien.

Merci. Merci monsieur le président, monsieur le reporteur, mesdames et messieurs les députés. Euh je n'ai pas de grand proposinaires à délivrer.

Euh je je ne peux que reprendre peut-ĂȘtre et complĂ©ter juste certains certains points. En effet, le les comitĂ©s d'Ă©thique qui sont en fait chipip effectivement, ce qui est pas finalement trĂšs heureux comme comme assonnance, je dirais, ont Ă©tĂ© créés par la loi bloche comme vous l'avez dit fin 2016. Ils ont commencĂ© donc Ă  fonctionner en 2017.

Personnellement, j'ai été nommée à ce poste en octobre 2020 comme d'ailleurs Brigitte Ben Kemoun. Euh il y a cinq, vous avez dit qu'il y avait cinq cinq membres. C'est vrai en théorie en fait, on est quatre pratiquement tout le temps parce qu'il y a toujours il y a toujours un départ qui n'est pas remplacé.

Quand on est arrivĂ©, il y avait notamment madame Avenard qui Ă©tait dĂ©fenseuse des enfants. Il y avait StĂ©phane Oing du Conseil d'État. Euh ils sont ensuite partis euh Francis Bal en revanche a assurĂ© une espĂšce de continuitĂ©.

Francis Bal qui est professeur émérite de pantalon à SAS de Science Po et qui dirige aussi la revue européenne des médias a par contre était là un peu de du début jusqu'à il y a une date récente. Il est il a démissionné actuellement pour donner des cours à Stanford et aussi pour des raisons personnelles et familiales liées au décÚs de de sa femme. Et voilà.

Et aprĂšs ben il y a Laurence Francesquini donc en dehors de Brigit Memoun. Il y a donc Laurence Francesquini qui nous a qui nous a rejoint euh qui est mĂ©diatrice du cinĂ©ma, conseillĂšre d'État, prĂ©sidente de la commission paritaire des publications et des agences de presse, membre de la formation restreinte de la CNIL et qui a d'ailleurs pas mal travaillĂ© sur les Ă©tats gĂ©nĂ©raux de de l'information. et rĂ©cemment Thomas Genic des maĂźtre des requĂȘtes au Conseil d'État, commissaire du gouvernement et qui prĂ©side la commission du CNC pour les AR et C.

Voilà. Donc le résultat c'est que nous et puis donc Brigitte qui est comme on l'a dit journaliste et donc écrivain qui est surtout écrivain d'ailleurs maintenant depuis des années. Voilà donc nous sommes effectivement nous sommes effectivement quatre.

Euh nous avons vous avez interrogé plus directement sur le nombre de sur le nombre de sisines qui n'est pas un effet qui n'est pas considérable. Depuis la création des comités du comité d'éthique, il y a eu à peu prÚs une quarantaine de saisines depuis la création. Euh depuis que je suis arrivée à la présidence, il y en a à peu prÚs une vingtaine, il y a eu euh en tout euh neuf avis depuis la création, six euh sous la sous ma présidence.

Euh étant entendu que euh ces avis en revanche enfin sont trÚs l'objet d'un vrai d'un vrai travail euh soulÚve souvent des questions d'ailleurs complexes euh voilà et qui sont évidemment ensuite publiés sur le site et transmis à la à la présidence de de France Télévision. L'on peut également saisir l'Arcom. Bien souvent, l'arcom aussi est aussi l'objet d'une saisine parce qu'il faut pas il ne faut pas penser que parce que l'arcom est saisi, le comité d'éthique ne rejette une saisime.

C'est uniquement si c'est du copiercollé. C'est-à-dire si nous recevons quelque chose qui est strictement copiercollé de ce qu'a eu l'Arcom. DÚs l'instant que nous sommes saisis en tant que tel et sur des sujets qui sont qui relÚvent notre compétence, nous estimons de devoir le traiter également s'il y a une saisine par exemple qui qui serait c'est pas arrivé mais enfin qui serait je dirais entiÚrement de judiciaire et sur des sujets qui relÚvent strictement du judiciaire comme par exemple quelque chose qui est trait à la loi sur la presse bien entendu on ne le on ne le on ne la traiterait pas.

Euh, il peut arriver aussi trÚs souvent qu'on nous demande, ça c'est ça arrive, euh de déprogrammer ou de ne pas diffuser une émission en amont et bien entendu, nous ne le ne donnons également aucune suite et puis parfois il y a une il n'y a pas il y a aucun argument qui est avancé. Voilà. Donc effectivement ça peut paraßtre euh pas considérable.

Il y a pas de il y a beaucoup de différences en fait. Il y a des différences entre les différents comités de d'éthique. Euh certains on a des occasions de se rencontrer, donc forcément comparer et cetera.

Euh certains bon n'ont n'ont pas n'ont pas ou peu de saisine. C'est le cas des des comités d'éthique pris des chaßnes privées en fait. Euh en revanche Radio France en a euh en a davantage en effet.

Euh comment euh comment l'expliquer ? Je pense que je pense que les comités sont trop peu connus. C'est vrai.

Je je le crois. Euh je crois il faut du temps pour que les choses s'installent un petit peu. Euh je pense que c'est finalement on n mĂȘme pas Ă  10 ans depuis la depuis la crĂ©ation.

Je pense que c'est assez court, peut-ĂȘtre insuffisamment connu. Euh lĂ  peut-ĂȘtre qu'il y a une autre raison qui est que l'ARCOM qui Ă©tait le CSA est trĂšs connu par contre et a des dĂ©cennies des dĂ©cennies d'existence sous des appellations Ă©videmment diverses mais occupe une place Ă©videmment considĂ©rable. c'est le rĂ©gulateur dans le paysage audiovisuel.

Et donc je pense que beaucoup de personnes que qui pourraient se saisir de du de qui pourraient saisir de notre comitĂ© vont directement euh vers l'ARCOM sans passer par le par les par le comitĂ© d'Ă©thique. Euh je pense aussi que c'est liĂ© je dirais le Ă  l'essence mĂȘme et Ă  la personnalitĂ© mĂȘme de nos sociĂ©tĂ©s. Euh Ă©videmment, Radio France dans ces diffĂ©rentes antennes a Ă©normĂ©ment d'Ă©missions de plateau, Ă©normĂ©ment de reportages avec des invitĂ©s.

C'est l'essence de la radio d'ailleurs, on peut peut bien le on peut Ă©videmment bien le le comprendre. Alors que Ă©videmment France TĂ©lĂ©vision, l'essentiel de France TĂ©lĂ©vision, ben ce sont des ce sont des films, ce sont des ce sont des des je sais pas des Ă©missions de variĂ©tĂ© fĂ©dĂ©ratrices, ce sont des des sĂ©ries des des sĂ©ries historiques enfin mĂȘme souvent de grande qualitĂ© d'ailleurs qu'on imaginerait difficilement ailleurs que sur l'audiovisuel public. Je pense Ă  des vivants par exemple rĂ©cemment ou le choix de Sonia enfin des choses comme ça.

Enfin ce ce type en tout cas de proposition publique et puis il y a aussi bien sĂ»r les magazines d'information d'investigation mais je pense qu'il y a beaucoup plus sur AD France je dirais d'occasion entre guillemets de cĂ©s que peut-ĂȘtre pour France TĂ©lĂ©vision. Donc tout ceci euh euh voilĂ , tout ceci fait euh un ensemble qui fait que effectivement il y a un nombre euh un nombre assez limitĂ©. Euh aprĂšs c'est compliquĂ©, on peut pas difficilement faire une campagne de communication euh voyez sur euh sur enfin dire saisississez-nous, saisissez-nous.

Enfin, je veux dire, c'est pas tout à fait le but. Je dirais d'ailleurs que le fait qu'il y ait peu de saisine euh n'est pas non plus euh un mauvais signe en soi. Ça peut vouloir dire que finalement il y a pas non plus euh de sujet euh euh de sujets tellement en tout cas en trùs grand nombre tellement aigu qui ferait que euh l'on serait saisi.

C'est c'est aussi ça et ça correspond aux enquĂȘtes qui montrent une relative confiance en rĂ©alitĂ© et avec 10 points de plus pour l'audiuel public par rapport aux chaĂźnes privĂ©es de confiance. Euh c'est pas forcĂ©ment un mauvais signe en soi. Maintenant qu'il faille aller plus loin, ĂȘtre davantage connu, Ă©tendre nos activitĂ©s, ça nous en sommes je pense conscients et et nous travaillons actuellement d'ailleurs avec France TĂ©lĂ©vision et et les personnes en charge, tout particuliĂšrement le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour progresser d'ailleurs dans ce sens.

En fait, voilà. Sur la question la plus précise que vous avez posé sur la CGT, non, nous n'avons pas été nous n'avons pas été saisis et euh je pense que pour l'instant enfin l'idée euh nous sommes posés aussi la question de enfin évidemment de l'autocésine qui est une qui est une vraie question. Euh comme je le disais, nous sommes trÚs peu nombreux, en 4 la plupart du temps, entiÚrement bénévole bien sûr avec des voilà beaucoup de beaucoup d'activités par ailleurs et assez assez denses.

Nous n'avons pas les moyens rĂ©ellement d'exercer une activitĂ© de veille un petit peu un petit peu globale. Et en fait, nous avons pensĂ© que nous devions nous autosaisir s'il y avait un sujet, je dirais qui s'imposait trĂšs trĂšs massivement dans l'actualitĂ©, qu'il a submergĂ© un petit peu comme bah ça a Ă©tĂ© le cas pour l'affaire Cohen le Grand oĂč vraiment il y a eu, je crois la semaine oĂč cela s'est passĂ©, il y a eu plus d'occurrence sur cette affaire que sur la nomination de SĂ©bastien Lecnu. Et donc dans ce cas prĂ©cis, nous avions dĂ©cidĂ© de nous autosaisir mais d'une c'est quand mĂȘme c'est quand mĂȘme assez rare.

Et en fait c'est vrai que nous attendons d'ĂȘtre bah d'ĂȘtre d'ĂȘtre saisi en rĂ©alitĂ©. C'est pourquoi en effet nous devons pas donner suite Ă  cette Merci madame ministre. Ben kem vou ajouter quelque chose ?

Non je non je relance mais les mĂ©diateurs avant de donner la parole au rapporteur peut-ĂȘtre un proliminaire. Oui, merci monsieur le prĂ©sident. Euh bonjour Ă  Ă  tout le monde.

Monsieur le prĂ©sident, monsieur le rapporteur et monsieur et madame les dĂ©putĂ©s comment vous m'entendez mieux peut-ĂȘtre ? Excusez-moi. Bref, je ne faisais que vous saluer.

Peut-ĂȘtre qu'on va essayer de de rendre un peu cours et que nous allons faire Ă  deux voix si vous le voulez bien pour essayer de de d'expliquer en quelques mots ce qu'est l'institution de la mĂ©diation qui est assez originale et qui n'existe pas dans toutes les entreprises de presse. Je vais pas repartir trop loin en arriĂšre, mais sachant simplement que cette institution, elle existe depuis un peu plus d'un siĂšcle dans le monde, qu'elle a Ă©tĂ© crĂ©e aux États-Unis par Joseph Pulzer qui Ă©tait propriĂ©taire de journaux et qui estimait que pour que la confiance rĂšgne entre lecteur et ceux qui faisaient le journal, bien il Ă©tait important qu'il y ait une institution indĂ©pendante et dĂšs le dĂ©but, il a instaurĂ© un certain nombre de critĂšres des professionnels donc en l'occurrence de journalistes euh qui peuvent ĂȘtre Ă  qui on peut donner une mission en toute indĂ©pendance qui sont Ă  l'intĂ©rieur de l'entreprise mais indĂ©pendant de toute hiĂ©rarchie. VoilĂ  et ces rĂšgles-lĂ , elles continuent elles continuent Ă  s'appliquer.

Pour aller un petit peu vite et vous Ă©pargner les dĂ©tails historiques, euh je dois dire que c'est arrivĂ© en France dans les annĂ©es 1990. Ça a commencĂ© par la presse Ă©crite, le monde, la croix et puis en 1998 dans l'audiovisuel avec la crĂ©ation de du mĂ©diateur de France 2 euh Ă  l'Ă©poque, ce qui a Ă©tĂ© suivi aprĂšs Ă  Radio France en 2002 je crois et puis Ă  Ă  TF1. Il n'y a pas de mĂ©diateur partout.

C'est une volontĂ© de l'entreprise d'instaurer une un service qui fait comme ça la relation entre ceux qui lisent Ă©coutent nos contenus et ceux qui les produisent. Euh et on est restĂ© sur ces critĂšres. Le mĂ©diateur doit ĂȘtre journaliste reconnu pour son respect des valeurs de la profession.

Il doit bénéficier de la reconnaissance de l'éditeur en l'occurrence pour nous France Télévision, de la rédaction et du public. Rappelons donc le médiateur de presse est indépendant de toute hiérarchie durant la durée de son mandat, ce qui est bien notre cas. Il est irrévocable durant son mandat et sa liberté de parole et garantie.

Euh nous n'exerçons pas d'autres fonctions éditoriales ou exécutives au sein de l'entreprise et nous pouvons témoigner d'ailleurs que cette indépendance est réelle. depuis décembre 2019 et janvier 2020, nous pouvons témoigner que nous n'avons subi aucune pression interne et que personne ne nous a à l'intérieur demandé d'intervenir ou de ne pas intervenir sur tel ou tel point. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés, je voudrais préciser de petites choses rapides.

J'ai été porteur de mandat électoraux, conseiller général de la Martinique, conseiller municipal de la ville de Saint-Pierre dont je suis originaire entre 1994 et 2000, il y a déjà 25 ans aujourd'hui. Ensuite, j'ai exercé, vous l'avez dit monsieur le président, diverses responsabilités. J'ai été directeur régional à Walisé Futuna en Nouvelle-Calédonie à la Réunion à Mayotte, en Guadeloupe, en Guyane et à en Nouvelle en Polynésie Polynésie française.

Quand j'étais directeur à Mayotte, j'ai travaillé avec la députée Estelle Youssoufa aujourd'hui et entre 2012 et 2014 et nous avons gardé une relation simplement amicale. Voilà pour revenir donc aujourd'hui comme on est devant vous pour parler du fonctionnement de la médiation, tout ce qu'on va vous dire est inscrit dans la charte des antennes de France Télévision. Tous les articles qui précisent l'émission des médiateurs, leur indépendance.

Et alors rapidement euh nos missions d'abord assurer l'interface entre le public et les chaĂźnes, les offres numĂ©riques de France TĂ©lĂ©vision. On peut ĂȘtre saisi directement par les tĂ©lĂ©spectateurs, par courrier sur les plateformes, par l'intermĂ©diaire du service des relations des tĂ©lĂ©spectateurs de France TĂ©lĂ©vision. Il faut comprendre un petit peu l'Ă©cosystĂšme.

On a un service de relation avec les tĂ©lĂ©spectateurs, il y a la mĂ©diation et on a aussi un service d'Ă©coute de la veille sociale de ce qui se passe sur les rĂ©seaux sociaux et on travaille avec euh les les les trois travaillent en mĂȘme temps. Donc Ă©videmment, nous sommes nous examinons les remarques, les critiques, les suggestions, protestations ou requĂȘtes concernant le traitement de l'information dans les journaux, mais aussi pour les programmes sur les Ă©ditions numĂ©riques aussi. Euh nous communiquons nos avis aux partis concernĂ©s, c'est-Ă -dire ceux qui se sont pleins de certains contenus ou quelque fois nous ont exprimĂ© aussi euh des fĂ©licitations et on explique notamment aux tĂ©lĂ©spectateurs les rouages de France TĂ©lĂ©vision, les choix des rĂ©dactions et la façon dont nous travaillons et n nos articulations.

Alors ces interventions ne font JérÎme l'a précisé jamais a priori mais toujours à postériorie. Les médiateurs n'ont pas à intervenir et n'interviennent pas dans le choix, la préparation, l'élaboration des journaux, des magazines ou de tout autre programme. Ils peuvent néanmoins jouer le rÎle de vigie et c'est arrivé car en prise directe avec le public, on peut ressentir aussi quelquefois les les les mouvements et les vibrations de la société et prévenir les directions de France Télévision.

Il faut aussi le dire JĂ©rĂŽme, nous n'avons aucun pouvoir de sanction au sein de France TĂ©lĂ©vision et la mĂ©diation doit donc ĂȘtre visible. C'est la raison pour laquelle le mĂ©diateur dispose d'un espace Ă©ditorial pertinent, rĂ©gulier qui permet Ă  la mĂ©diation d'ĂȘtre connue du plus grand public. C'est l'Ă©mission VTE VTEV, votre tĂ©lĂ©vision et vous diffusĂ© sur France 2 et France 3 et sur la plateforme France.tv.

Merci. J'ai encore un tout petit point à rajouter. J'ai premiÚrement oublié de signaler pardon et heureusement que Gérali fait mention que je connais Brigitte Petkemoun puisque nous avons travaillé ensemble à France Télévision il y a un peu plus de 10 ans.

VoilĂ , je te signale au cas oĂč. Ça pourrait avoir de l'intĂ©rĂȘt, je n'en sais rien. Je voudrais Ă©galement prĂ©ciser encore que nous recevons des messages directement des tĂ©lĂ©spectateurs.

En moyenne, on les a compté. En moyenne, on a à peu prÚs euh 6000 à 7000 courriels par an. courriel.

On a aussi quelques courriers pour les personnes qui ont du mal avec l'informatique. Euh et euh voilà. Donc on nous essayons dans la mesure possible de répondre à ces 7000 courriels.

Certains parfois s'appliquent au mĂȘme sujet donc il peut y avoir des rĂ©ponses communes. Et et pourquoi on en reçoit autant ? MĂȘme je crois que c'est moins que Radiofance mais c'est tout de mĂȘme pas mal. euh parce que nous traitons de l'information, c'est plutĂŽt moi qui m'en occupe et des programmes et c'est le rĂŽle de GĂ©rald PrĂš.

Donc ce que nous faisons, c'est que nous rĂ©pondons au public par la mĂȘme voix, donc le la voix du du courriel. Euh aprĂšs euh enquĂȘte de notre part, aprĂšs avoir questionnĂ© les producteurs de contenu, aprĂšs euh avoir regardĂ© si euh il y avait un problĂšme avec des rĂšgles d'ontologie ou d'autres, s'il y avait des erreurs, si c'est ces erreurs euh et nous pouvons donner raison aux tĂ©lĂ©spectateurs, hein, nous le faisons rĂ©guliĂšrement quand il y a des erreurs, on le dit effectivement et on demande Ă  ce moment-lĂ  Ă  la rĂ©daction, si elle ne l'a pas encore fait, bien de prĂ©senter des excuses et d'expliquer cette cette erreur. Euh nous euh nous nousons nous intervenons aussi donc en externe par l'Ă©mission mensuelle qui a Ă©tĂ© signaler qui divisĂ© sur France 2 et sur France 3.

Nous pouvons intervenir je dirais ou Ă  la demande ou Ă  notre demande sur l'antenne de France info tĂ©lĂ©vision dans la mesure oĂč une information le nĂ©cessiterait. C'est arrivĂ©. Euh nous participons aussi Ă  la page une info transparente qui est sur le site franceinfo.fr et c'est une page assez originale dans le monde mĂ©diatique puisque sur cette page euh Ă  la fois les les les journalistes de France TĂ©lĂ©vision mais aussi nous pouvons donner des informations si directement en vidĂ©o ou en Ă©crit aux tĂ©lĂ©spectateurs.

Donc on y on y participe soit euh par extrait d'émission, soit par article que nous pouvons écrire. Euh je précise enfin que sur les réseaux sociaux nous n'y répondons pas directement. Il s'agit d'ailleurs en fait assez peu souvent de questions précises mais plutÎt d'avis ou d'opinion données.

Dans ce cas-lĂ , cela ne nous concerne pas. Euh mais nous avons indiquĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que si quelqu'un souhaitait nous saisir, enfin on a souvent donnĂ© euh notre adresse courriel, hein, sur les rĂ©seaux sociaux, mais Ă©videmment on va pas rĂ©pondre directement sur les rĂ©seaux sociaux euh pour euh les raisons que vous pouvez euh que vous pouvez euh comprendre. Euh je termine en disant que euh dans notre Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e, nous faisons venir des gens de France TĂ©lĂ©vision s'il y a des questions prĂ©cises qui lui ont Ă©tĂ© posĂ©s, mais ça peut-ĂȘtre aussi des historiens des mĂ©dias, des confrĂšres de toute organes de presse, souvent d'ailleurs des confrĂšres Ă©trangers pour essayer d'Ă©largir un petit peu le dĂ©bat et les thĂšmes de ces Ă©missions sont toujours bĂątis Ă  partir des courriels des tĂ©lĂ©spectateurs qui d'ailleurs sont citĂ©s et je pose directement les questions. question Ă©crite par les tĂ©lĂ©spectateurs lors lors de ces Ă©missions.

Toujours dans les missions de la mĂ©diation peut-ĂȘtre juste parce qu'il y a parce que pardon je veux pas vous interrompre mais comme il y a pas mal de questions du rapporteur et qu'il y a des collĂšgues aussi et puis que on va pas pouvoir y consacrer tout le temps qu'on souhaiterait, je pense que vous aurez l'occasion avec les questions du du rapporteur d'y rĂ©pondre. Juste madame la ministre que vous pouvez juste nous prĂ©ciser si vous avez un il y a des salariĂ©s Ă  pleinttemps qui vous accompagnent dans le comitĂ© d'Ă©thique juste Ă  ce stade je pense important qu'on le sache ou si vous ĂȘtes tous bĂ©nĂ©voles et qu'il y a pas de salariĂ©s Ă  plein temps et je ensuite la parole au rapporteur. Nous sommes bien sĂ»r tous bĂ©nĂ©voles et nous avons une personne euh qui est au dans la direction dĂ©ontologie qui dĂ©pend du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui nous accompagne, je dirais dans la vie pratique quotidienne enfin c'est-Ă -dire organiser les auditions, organiser le donner les liens pour les les vidĂ©os les visoconfĂ©rences, nous aider voilĂ  enfin plutĂŽt dans tout un accompagnement.

Euh bon d'accord donc je travaille pas v travaille pas votre propos si je rĂ©sume avant pas plein de temps pour nous elle est pas du tout c'est pas du tout qu' plein de temps pour nous c'est quelqu'un qui travaille et qui a aussi en tant que de besoins qui qui nous prĂȘte assistance prĂ©cieuse d'ailleurs. TrĂšs bien. Je travaille pas vos propos en disant qu'il y a quelqu'un au secrĂ©tariat mais il y a pas une personne dĂ©diĂ©e sur le fond de vos travaux.

Je laisse la parole à monsieur le rapporteur. Merci euh monsieur le président, madame la ministre, madame messieurs les les médiateurs, euh mes chers collÚgues. Alors bon, j'ai beaucoup de questions à vous poser, donc je vais essayer de de les faire euh les plus brefs possibles.

Je vais vous demander aussi peut-ĂȘtre de rĂ©pondre de la façon la plus brĂšve possible pour laisser la parole Ă  mes collĂšgues. Vous avez dĂ©jĂ  rĂ©pondu Ă  un certain nombre de questions que je me posais sur l'activitĂ© notamment du comitĂ© d'Ă©thique et je pense que je commencerai par le comitĂ© d'Ă©thique pour poser un certain nombre de questions avant de vous adresser Ă  vous en tant que que mĂ©diateur. Je voudrais revenir sur un point sur votre activitĂ© pour que les Français comprennent votre rĂŽle et je me permets de rappeler notamment les propos du prĂ©sident.

En 5 ans, sur les 5 derniÚres années depuis 2020, le comité d'éthique de France Télévision n'a fourni que six avis. Quand je compare avec l'activité du comité d'éthique de de Radio France, je vois que ils font état, il fait état d'une trentaine d'avis. Comment est-ce que vous justifiez ce rapport de de 1 à 5 entre votre volume de travail et celui de de Radio France ?

C'est pour moi c'est c'est une question trÚs importante pour mieux comprendre votre rÎle. Comme je l'ai comme je le disais tout à l'heure, il est vrai que n'ont pas été énormément saisis. Je je redis que je pense qu'il y a un problÚme de notoriété.

Je pense qu'il se pose pour tous les tous les comitĂ©s d'Ă©thique. Peut-ĂȘtre que celui de Radio France est un peu plus connu. Bon, c'est possible.

Je pense que c'est quand mĂȘme liĂ© Ă  l'activitĂ© l'activitĂ© mĂȘme de Radio France et et de France TĂ©lĂ©vision. Je pense que les programmes enfin finalement qu'est-ce que que sont les sisĂ©signes ? souvent elle elle concerne en tout cas pour ce qui nous concerne, elle concerne le l'honnĂȘtetĂ© de l'information, c'est-Ă -dire elle concerne la plupart du temps euh mĂȘme tout le temps des des magazines d'information ou des par exemple ou des ou des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s ou des voilĂ  ou des magazines d'investigation dans lesquels des personnes ou des sociĂ©tĂ©s ou des entreprises et cetera ont le sentiment que on a dĂ©livrĂ© Ă  leur sujet des informations susceptible de leur porter euh de leur nuire, voilĂ , et que ces informations Ă©taient pas exactes, que c'Ă©tait prĂ©sentĂ© de façon biaisĂ©e.

Voilà, ça c'est pour nous c'est l'essentiel de de l'activité. Euh je nous n'avons il est il est trÚs frappant nous n'avons peu nous avons eu trÚs trÚs peu de saisin sous l'angle du pluralisme par exemple. Nous n'avons pas eu du tout depuis que que en tout cas que moi je suis à la présidence du tout.

En fait, c'est une langue de l'honnĂȘtetĂ© qui est constamment euh qui est constamment mise en avant. Euh je ne sais pas ce qu'il a nĂ© de Radio France. Je pense que quand mĂȘme le fait euh d'avoir dans diffĂ©rentes antennes, je sais pas, je pense culture et plein, beaucoup quand mĂȘme d'Ă©missions de plateau, de dĂ©bat avec beaucoup d'invitĂ©s, ce qui est quand mĂȘme beaucoup moins le cas de France TĂ©lĂ©vision.

Quand on regarde, on fait le tour de tous les programmes. Bien sĂ»r qu'il y a euh je sais pas, c'est dans l'air, c'est politique, c'est Ă  vous et cetera qu'il y a bien sĂ»r toutes sortes d'Ă©missions ou l'Ɠil du 20h oĂč on a Ă©tĂ© saisi par sur 13h15 le dimanche par exemple. Bon mais ce n'est pas du tout la majoritĂ© naturellement de ce qui est proposĂ© sur les antennes de France TĂ©lĂ©vision.

C'est une partie importante hein, mais qui n'est pas du tout euh majeure. Je pense que c'est la raison qui fait qu'il y a beaucoup plus de sisĂ©sine du cĂŽtĂ© de Radio France. AprĂšs voilĂ , il est sĂ»r qu'on peut on pourrait peut-ĂȘtre faire plus euh par exemple sur le JĂ©rĂŽme Catala Ă©voquer les les pages oĂč on peut effectivement aller pĂȘcher un peu les informations sur ce qui se passe.

Il est vrai que nous nous avons le comitĂ© notre comitĂ© a une page dĂ©diĂ©e sur le site France TĂ©lĂ©vision mais qu'en revanche nous ne sommes pas sur la page dont parlait JĂ©rĂŽme Catal un instant sur la page transparence. Peut-ĂȘtre qu'on pourrait aussi, non pas pour parler de notre activitĂ©, mais au moins pour mentionner, pour mieux faire connaĂźtre l'existence, peut-ĂȘtre se saisir de plus d'occasions euh de faire connaĂźtre le le comitĂ© d'Ă©thique. Ça, je pense que nous sommes dans cette rĂ©flexion actuellement.

Clairementin, c'est sûr. Mais en tout cas, je c'est vrai que le par exemple le thÚme du pluralisme n'est pas n'est pas apparu. D'ailleurs, nous n'avons eu aucune sisésine sur France Info, vous voyez pour France.

Aucune qui se rapproche finalement un peu plus de la par dĂ©finition de Radio France. Enfin voilĂ . Merci micro mĂȘme la ministre.

Votre micro. Mais merci pour pour votre réponse. Alors je je rappelle si je ne me trompe pas que il y a deux possibilités de saisine.

Il y a Ă  la fois la saisine de tĂ©lĂ©spectateurs qui vous parlerait de sujets de neutralitĂ©, d'honnĂȘtetĂ©, d'indĂ©pendance, mais aussi la capacitĂ© de votre part d'autĂ©sine et notamment de d'escalader auprĂšs de l'ARCOM. euh sur les cinq derniĂšres annĂ©es. Donc vous vous ĂȘtes saisi qu'une seule fois au sujet autosaisi qu'une seule fois au sujet de l'affaire Patricken et Thomas Land.

J'aurai peut-ĂȘtre deux ou trois questions ultĂ©rieurement sur le sujet. Est-ce que vous-mĂȘme vous considĂ©rez que depuis 5 ans et particuliĂšrement depuis les derniers mois et bien France TĂ©lĂ©vision a Ă©tĂ© parfaitement irrĂ©prochable du point de vue de l'honnĂȘtetĂ©, de l'indĂ©pendance, du pluralisme qu'ils sont des objectifs Ă  valeur lĂ©gale ? appelĂ© par la loi LĂ©otard.

Madame la ministre, votre micro soit je laisse, soit j'enlÚve à ma pardon. Euh je ne peux absolument pas évidemment dire une chose pareille. Personne n'est irréprochable.

Bon, aprÚs euh personne n'est irréprochable, il y a des améliorations. Je pense que France et vision est ils sont les les dirigeants sont les premiers conscients puisqu'il y a une mission qui a été donnée comme je le disais euh pour s'améliorer et progresser sur la voie justement par exemple du pluralisme. Et nous travaillons dans ce sens et je pense que Delphine Ernote quand vous l'auditionnerez sera amené justement en parler.

AprÚs aprÚs c'est une question de qu'est-ce qu'on peut faire en réalité ? C'est ça qu'on s'est demandé. On s Nous constatons que, je le répÚte que nous sommes quatre, que nous avons pas de moyens.

Voilà, pas de moyen d'investigation, pas un systÚme de veille permanente. On n'est pas l'arcom, voyez. Bon du tout qui a une énorme administration qui a d'énormes moyens ce qui est normal vu le rÎle qu' sient.

Donc c'est vrai que la question de l'autocĂ©sine s'est posĂ©e et on s'est dit qu'on devait la rĂ©server Ă  des cas trĂšs trĂšs particuliers et qu'autrement et ben les personnes qui se sentaient concernĂ©es avaient tout loisir de nous saisir finalement euh mĂȘme dans des sur des sujets qui ont d'ffrayĂ© ou qui dĂ©fraient l'actualitĂ© aujourd'hui. Bah nous n'avons pas Ă©tĂ© sur les derniers complĂ©ments d'enquĂȘte. nous n'avons pas Ă©tĂ© saisis et donc est-ce que c'est un sujet bon c'est un sujet qui occupe effectivement l'actualitĂ© qui est dĂ©jĂ  largement prĂȘtĂ© sur lesquels l'ARCOM est dĂ©jĂ  intervenu est-ce qu'il faut s'autosaisir alors que nous n'avons d'ailleurs pas beaucoup de moyens de mener des grandes investigations nous avons des moyens de de nous de nous renseigner au maximum nous avons les moyens ensuite de faire des auditions d'Ă©couter de bah de de porter notre propre jugement en toute indĂ©pendance parce que je crois que cette notion d'indĂ©pendance est quand mĂȘme importante.

Je l'ai peut-ĂȘtre pas encore suffisamment prononcĂ©. Euh voilĂ . Donc en effet, c'est un choix qui a Ă©tĂ© fait.

Je le je le reconnais. Bon euh est-ce que il doit ĂȘtre remis en cause ? Est-ce je je peut-ĂȘtre qu'on peut s'autosaisir davantage en effet, mais enfin c'est complexe parce que je crois qu'il y a on est Ă  peu prĂšs 10 ans aprĂšs la crĂ©ation en fait de ces comitĂ©s.

C'est d'ailleurs un bon moment pour se poser un certain nombre de questions. Il y a eu les états généraux de l'information qui ont soulevé euh beaucoup de beaucoup de problÚmes et je sais que la la dimension des comités d'éthique, leur fonctionnement, le monde des nominations des membres par exemple, ce sont autant de choses qui ont été qui sont évoquées. Il appartiendra aussi au législateur si cette loi si cette loi arrive effectivement de au fond d'y réfléchir, de se prononcer de et d'en décider.

Euh mais il est sĂ»r que dans les je pense que dans le dimensionnement actuel, dans les missions actuelles, avec les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons pas rĂ©ellement ĂȘtre dans une autosĂ©sine dĂšs qu'il y aurait un un problĂšme. Voyez, je veux dire, je nous sommes dans le on attend et on essaie de traiter au mieux possible les saisil nous sommes l'objet. VoilĂ .

Micro, votre micro. Merci. Vous vous semblez déplorer un un manque de moyens.

Vous nous expliquez que par exemple vous ne disposez pas de personnes qui sont en capacité de faire de la veille, ce qui je trouve interroge beaucoup. France Télévision, c'est une entreprise qui dispose d'un budget conséquent de plusieurs milliards d'euros financés par le contribuable chaque année. Pourquoi est-ce que et c'est c'est une vraie question, de qui dépend votre capacité de vous fournir des moyens de veille, des moyens d'autosés ?

Est-ce que ce serait par exemple Ă  la direction de France TĂ©lĂ©vision de vous accorder plus de moyens pour que vous puissiez ĂȘtre en capacitĂ© de vous saisir de sujet et d'entorse remarquĂ© par les tĂ©lĂ©spectateurs sur les principes de d'honnĂȘtetĂ©, de pluralisme, de neutralitĂ© ? Vous savez, monsieur le rapporteur, je pense que le but n'est pas que le comitĂ© d'Ă©thique devienne l'Arcom, voyez, devienne un petit Arcom. parce que c'est une tendance bien française que de faire grossir l'existant dans des proportions toujours importantes.

Je pense que c'est pas ça en fait le comitĂ© d'Ă©thique en tout cas pour moi euh c'est plutĂŽt une structure un peu assez souple qui quand il est saisi d'un sujet qui vraiment le le concerne essaie de le traiter au mieux le plus le plus rapidement possible souvent plus vite d'ailleurs que que l'ARCOM ne peut le faire. VoilĂ . ensuite de le publier, de faire des recommandations euh dont la prĂ©sidente de France TĂ©lĂ©vision peut aprĂšs Ă©ventuellement se servir qui sont assez attendus, nous le savons, par les par les journalistes concernĂ©s parce que nous avons Ă©tĂ© tĂ©moins souvent de enfin de l'importance que les Ă©quipes qui Ă©taient souvent les Ă©quipes des des grands magazines d'investigation hein euh accordĂ© justement au fait d'ĂȘtre et d'avoir fait l'objet d'une plainte, d'avoir fait l'objet d'une saisine.

C'Ă©tait pas c'Ă©tait pas du tout c'est pas insignifiant. Nos recommandations d'ailleurs sont je sais regarder avec beaucoup d'attention suivie d'ailleurs. Je me souviens d'une d'une affaire qui concernait l'UNICEF l'UNICEF France et il y avait oĂč s'Ă©tait posĂ© par exemple une question qui Ă©tait celui des celle des acteurs qui Ă©taiit utilisĂ© dans l'Ă©mission pour porter la parole des personnes de de personnes qui ne voulaient pas apparaĂźtre Ă  l'Ă©cran puisque maintenant il y a des capacitĂ©s de dĂ©floutage qui font que mĂȘme en floutant on peut reconnaĂźtre les personnes et par exemple nous avions dit que c'Ă©tait qu'il Ă©tait ennui enfin qui c'Ă©tait ça posa un problĂšme que le tĂ©lĂ©spectateur ne puisse pas constamment avoir conscience que c'Ă©tait un comĂ©dien qui parlait avec toute la force de de conviction qu'il pouvait avoir.

Voyez, ce sont des choses comme ça qu'ensuite Larcom a repris et sur lequel nous pouvons avoir, moi je pense une influence. Leur dire qu'on souhaiterait avoir un une veille permanente et cetera, ça je ne en tout cas personnellement, ce n'est pas comme ça que je vois l'Ă©mission du comitĂ©. VoilĂ , je je vais laisser le rapporteurant, je crois, vous posez des questions trĂšs prĂ©cises sur des cas trĂšs concrets, mais peut-ĂȘtre pour rĂ©sumer cette discussion, si le rapportur me le permet, et ce qu'on pourrait dire, et je travaille pas au propos, qu'aujourd'hui entre le mĂ©diateur, l'ARCOM et des comitĂ©s d'Ă©thique, finalement euh il y a peut-ĂȘtre un flou entre ce que la spĂ©cificitĂ© et la raison d'ĂȘtre de chacune de ces institutions qui fait qu'aujourd'hui vous ĂȘtes pas tellement saisi peut-ĂȘtre parce que certains tĂ©lĂ©spectateurs saisissent plutĂŽt le mĂ©diateur que d'autres saisissent l'arcom et qu' a peut-ĂȘtre pour pas ĂȘtre trop long dans la question un enjeu de revoir les pĂ©rimĂštres et les fonctions de chacune de ces instances.

Oui, je pense que je pense que c'est un un sujet je pense que les médiateurs est connu ne serait-ce que parce que d'ailleurs il il a également il apparaßt à l'antenne. Voilà, je crois que l'ARCOM est également trÚs connu. Je pense que les comités d'éthiques sont effectivement moins connus et qu'il y a sûrement plus de flou dans les périmÚtres. encore que je crois que vraiment il n'y a pas du tout redondance entre le médiateur et le comité d'éthique.

Euh je pense que les comme l'a dit JérÎme Catala, ce sont tout à coup des observations de on relÚve des erreurs euh sur ce qui s'est passé CAD dans les antennes. Donc c'est un lien avec aprÚs les ben justement entre les téléspectateurs et les antennes. Euh et puis un point général sur des grandes tendances qui sont qui ont inspiré justement toutes ces interventions.

Alors, on voit bien que le type de sĂ©signe que nous nous avons eu en fait concerne des des sujets souvent plus enfin Ă  mon avis plus lourd d'ailleurs souvent assez complexe qui pouvait mĂȘme mettre en jeu des questions historiques comme rĂ©cemment une affaire de concernant 13h15 le dimanche une saisine d'un particulier qui Ă©tait le descendant du colonel la rock qui concernait les croix de feu sur la façon dont dont le sujet avait Ă©tĂ© traitĂ©, dont les images enchaĂźnĂ©. Bon, avec une grande sensibilitĂ© d'ailleurs de la rĂ©daction derriĂšre. Voyez, ce sont ce sont des affaires de ce type qui sont difficiles.

Ensuite, il serait difficile d'en parler à une antenne parce que il y a un cÎté justement trÚs délicat, confidentiel, souvent complexe. Enfin, c'est c'est assz c'est assez complexe en réalité. Je peux je peux Oui.

Oui. Allez-y Brigitte. Et je voudrais préciser aussi, il faudrait couper le vote.

Je voudrais préciser aussi que c'est pas ce sont pas des avis qu'on rend du haut de notre autorité, de notre savoir. On on on auditionne pas mal de monde justement dans le cadre du colonel de la rock du du petitfils du colonel la rock. on a on auditionné cin ou six historiens.

Donc on fait les choses extrĂȘmement sĂ©rieusement en respectant justement le travail des journalistes qui a Ă©tĂ© fait de pas pondre un avis comme ça sur et on change quelquefois d'avis, ce qui a Ă©tĂ© le cas par exemple des comĂ©diens qui a qui avaient un qui remplaçaient le tĂ©moin. Merci monsieur le rapporteur. votre micro.

Madame, je je vais vous poser je vais vous relater peut-ĂȘtre trois cas qui ont Ă©tĂ© largement dĂ©battu par les Français et je vous demande vraiment parce que j'ai beaucoup beaucoup de questions Ă  vous poser et j'aimerais laisser la parole Ă  l'ensemble des dĂ©putĂ©s prĂ©sents donc de de faire des rĂ©ponses courtes. La question sur chacun des cas va porter sur est-ce que selon vous il fallait s'autosaisir ou est-ce que ça nĂ©cessite en tout cas une un signalement ? Le 25 janvier dernier, la chaĂźne France info, vous en avez parlĂ©, a diffusĂ© Ă  l'antenne un bandeau d'information indiquant, je cite "200 otages palestiniens retrouvent la libertĂ©." Alors euh il parlait de dĂ©tenus palestiniens dont nombre d'entre eux avaient Ă©tĂ© d'ailleurs condamnĂ©s pour des crimes terroristes et antisĂ©mites.

Il y a eu beaucoup de remarques sur les rĂ©seaux sociaux de personnes qui ont Ă©tĂ© choquĂ©es par ce bandeau. Il y a eu une Ă©motion qu'on peut comprendre parfaitement lĂ©gitime de de beaucoup de tĂ©lĂ©spectateurs. Vous n'ĂȘtes pas saisi.

L'ARCOM non plus d'ailleurs n'a pas n'a pas saisi France Info. Est-ce que vous auriez dû vous autosaisir sur un sujet aussi précis que celui-ci ? Nous aurions pu nous aurons pu nous nous autosaisir.

Maintenant, il y a beaucoup de Aujourd'hui, nous sommes quand mĂȘme dans une actualitĂ© nationale, internationale extrĂȘmement dense, violente, polarisĂ©e. Il y a beaucoup de il y aurait beaucoup beaucoup d'occasions, je dirais. Et lĂ  c'est une aprĂšs c'est une question de qu'est-ce qu'on fait de maniĂšre gĂ©nĂ©rale face Ă  la au nombre quand mĂȘme de d'occurrences de cette de ce type et de ces exemples qui sont qui est un effet un exemple frappant nous aurions pu mais nous ne sommes pas en capacitĂ© aujourd'hui je le dis de le faire compte tenu le nombre de fois oĂč ça oĂč ça peut arriver ce genre de de chos ça ou dans un sens inverse Ă©videmment voilĂ  et il me semble que que nous ne sommes pas l'Ă©quivalent de la police des polices pour l'information sur France 2.

C'estĂ  dire qu'on n'est pas on n'est pas non plus euh notre notre fonction n'est pas non plus de surveiller tous lĂ©gitĂ©s et de et d'ĂȘtre lĂ  pour sanctionner. Nous ne sommes pas un tribunal, on n'est pas la police des polices de l'info. Par contre, je pense qu'on pourrait en et en s'inscrivant dans la philosophie de la dĂ©cision du Conseil d'État et on travaille aujourd'hui dans ce sens, aller plus loin sur la voie du pluralisme vu comme quelque chose de global, long sur la durĂ©e.

Et on va pour peut-ĂȘtre un peu mieux suivre et on travaille lĂ -dessus actuellement, un peu mieux suivre en effet dans certains magazines en se rĂ©partissant un petit peu les choses. Ce qui peut se dire pour avoir une vision globale sur plusieurs mois de savoir si un pluralisme c'est ça aussi qui compte. On dit quelque chose, est-ce que quelque chose d'autre de contraire et cetera peut ĂȘtre exprimĂ© pour que le tĂ©lĂ©spectateur puisse faire son opinion.

Et nous travaillons en ce sens. C'est plutĂŽt ça n'ffit nous ne sommes pas la police pour aussitĂŽt rĂ©agir dire attention vous avez dit ça non parce que d'abord c'est impossible comme je disais et c'est probablement pas le le fond de la mission du comitĂ© d'Ă©thique. VoilĂ  juste m'il y a des gens qui nous Ă©coutent et je qu' ĂȘtre prĂ©cis parce que c'est des propographes.

Je vois pas que vos propos soient dĂ©formĂ© quand vous dites on n'est pas la police de la police. La question du Non non mais je termine juste la question du rapporteur Ă©tait importante. quand on assimile des prisonniers Ă  des otages, je pense que c'est quelque chose de de grave, je me permets de le dire et et que le comitĂ© d'Ă©thique est relatif Ă  l'honnĂȘtetĂ©.

Donc voilĂ , je voudrais pas qu'il y ait quand mĂȘme de de malentendu. Le rapporteur vous a posĂ© une question trĂšs trĂšs prĂ©cise et je crois qu'assimiler des otages Ă  des des prisonniers Ă  des otages dans un contexte de guerre difficile, on aurait quand mĂȘme pu considĂ©rer que le comitĂ© d'Ă©thique s'en s'en sais parce que vous ĂȘtes pas la police des politiques, vous ĂȘtes un comitĂ© relatif Ă  l'honnĂȘtetĂ© de l'information qui est diffusĂ©e sur les sur les antennes et quand on qualifie les prisonniers d'otage, on n'est pas tout Ă  fait honnĂȘte dans la maniĂšre dont on qualifie. C'est pourquoi j'ai dit qu'on aurait pu.

Vous m'avez entendu, c'est ça ? Mais en mĂȘme temps, je je vous dis un petit peu quelle est l'approche. Elle est forcĂ©ment moins ponctuelle dĂ©claration par dĂ©claration que elle va se situer plus sur le sur le long terme.

J'ai aussi remarquĂ©, c'est d'autres cas concrets oĂč j'aimerais avoir votre avis. J'ai remarquĂ© deux cas sur les derniĂšres semaines. Le premier c'est sur le plateau de France 5 il y a quelques semaines oĂč on comparait d'une certaine façon Jordan Bardella Ă  Adolphe Hitler en parlant de d'effets Fun Papen.

Il y a aussi le 11 septembre dernier oĂč sur le plateau de l'Ă©mission politique de France 2 et une heure de grande Ă©coute qui rassemble beaucoup de Français. Caroline Rou a invitĂ© Mathieu Pigas et elle l'a invitĂ© en le prĂ©sentant comme un simple chef d'entreprise. Mathieu Pigas pour autant est Ă  la tĂȘte de Mediawan qui est l'entreprise qui bĂ©nĂ©ficie le plus de fonds publics en sociĂ©tĂ© de production par France TĂ©lĂ©vision.

Monsieur Pigas a fait la une rĂ©cemment de LibĂ©ration expliquant, je le cite, c'Ă©tait le 13 janvier 2025, je veux mettre les mĂ©dias que je contrĂŽle dans le combat contre la droite radicale. Et pourtant dans cette Ă©mission animĂ©e par Caroline Rou qui Ă©tait de fait face Ă  son patron puisque monsieur Pigas est aussi Ă  la tĂȘte de l'Ă©mission c'est Ă  vous don Caroline Rou est animatrice monsieur Pigas pendant une vingtaine de minutes sans contradictoire expliquait que le RN Ă©tait un parti qui pourchassait les homosexuels, un parti qui pourchassait les les Ă©trangers. Il y a eu aucun contradictoire face Ă  cela et Ă  aucun moment Caroline Rou n'a indiquĂ© cette une de libĂ©ration et n'a indiquer le rĂŽle de monsieur Pigas dans la production d'Ă©mission de l'audiovisuel public.

Sur ces deux faits-lĂ  qui ont suscitĂ© nombre de rĂ©actions sur les rĂ©seaux sociaux qui est un sujet oĂč on a vraiment l'impression que la journaliste de France TĂ©lĂ©vision a fait preuve de partialitĂ© ou Ă  minima d'omission. À quel moment vous n'ĂȘtes pas dit qu'il fallait vous autosaisir et rappeler les obligations de service public Ă  Caroline Rou et aux personnes en charge de la ligne Ă©ditoriale de France 2 ? Je pense que enfin nous nous enfin nous sommes dans la mĂȘme la mĂȘme logique de ce que nous avons dit prĂ©cĂ©demment.

Je pense que lĂ  vous venez de citer plusieurs exemples qui sont un effet frappant et il y en a sĂ»rement d'autres certainement et on pourrait peut-ĂȘtre en trouver enfin un peu dans dans tous les sens. Euh c'est ce que peut-ĂȘtre on va essayer de d'amĂ©liorer euh par cette vision justement peut-ĂȘtre sur le temps long en prenant telle Ă©mission observer pour voir sur le temps long. AprĂšs, dire immĂ©diatement euh il s'est dit telle chose ou il ne s'est pas dit telle chose, ce n'est pas, je redis que ce n'est pas ainsi qu'a Ă©tĂ© conçu en fait le comitĂ© d'Ă©thique.

VoilĂ . Alors, c'est c'est un peu le c'est un peu le problĂšme. Ou alors euh il faut nous il faut nous saisir en disant bah voilĂ , il s'est dit telle chose, telle voilĂ  au peut nous peuvent nous saisir des particuliers, peuvent nous saisir telle association.

Enfin, c'est trÚs trÚs libre d'ailleurs la preuve, on voit les bon et à ce moment-là, on peut parce que il faut encore faut-il encore qu'on soit toujours au courant. C'est pas forcé hein. Je veux dire moi, il y a il y a les journées sont remplies et on n'est pas du tout forcé forcément au courant de ce qui a été dit sur tel jour, telle antenne, telle chose.

Donc c'est la la saisine et plus que l'autocĂ©sine qui pour nous est quand mĂȘme la solution ou alors des observations un petit peu comme des carottages sur le temps long. Ce qu'on va d'ailleurs essayer de faire probablement parce que votre micro Merci. Merci pour votre rĂ©ponse.

Je vais m'adresser maintenant au médiateur sur une question assez précise, celle de France TV/ France TV/ je le rappelle a été un programme donc de diffusion sur les réseaux sociaux à destination des publics de jeunes et et notamment de de mineurs sur les 3000 publications de France LV une association de société civile touche je je touche pas à ma redevance voilà et qui expliquait que sur les 3000 publications, il y en a 500 qui posaient problÚmes et qui ont émis des signal signalement. Alors quand je les reprends, je vous cite quelques signalements qu'ils ont pu faire. Ils dénonçaient la promotion du livre de Rokaya Dialo.

Il dénonçait des appels au dons pour le comité justice pour Adama Traoré qui ont été relayés sur le service public et via France TV/ injonctions à ne pas dire bonjour monsieur ou bonjour madame pour ne pas mégrer les personnes de multiples sujets aussi d'incitation à la transition de genre qui a été publié. Alors plus récemment aussi, je suis tombé sur de la part de France CV/ je cite un top 3 des érections qui existent ou encore une promotion des vertus thérapeutiques de des champignons hallucinogÚnes qui existent en France. Je je je m'en adresse à vous messieurs les les médiateurs.

Est-ce que vous avez eu des signalements et est-ce que selon vous cette ligne éditoriale est conforme au fait de vouloir adresser les publics notamment les publics mineurs ? Euh alors sur euh France TV/ c'est assez simple, nous n'avons jamais eu aucune question. Euh voilà, donc je suis ça va.

Alors euh bon je je sais pas pourquoi mais en tout cas non je nous n'avons rĂ©ellement jamais eu aucune question sur aucun contenu euh diffusĂ© par France TV/ash. Bon, alors peut-ĂȘtre que s'adresse Ă  nous, je je dirais plutĂŽt les tĂ©lĂ©spectateurs un peu plus ĂągĂ©s, ceux qui regardent les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s ou les Ă©missions de de grande Ă©coute sur les antennes gĂ©nĂ©ralistes ou qui lisent franceinfo.fr qui est opĂ©rĂ© par France TĂ©lĂ©vision, Radio France, je je le rappelle.

Donc c'est peut-ĂȘtre la raison pour laquelle nous n'avons jamais Ă©tĂ© saisis euh de de de contenu de France TV slash mais voilĂ  vraiment personne ne nous en a jamais parlĂ© enfin en tout cas depuis 2020 depuis que nous nous sommes lĂ . Est-ce que vousir vous est-ce que vous diriez que en fait l'arcom est saisi et que vous vous ne l'ĂȘtes pas et que par consĂ©quent est-ce qu'il y aurait pas un mĂ©canisme ? Pardon ?

Je pose une question oĂč vous devriez avant que l'ARCOM soit saisi ou puisse s'exprimer ĂȘtre quand mĂȘme saisi directement parce que sinon on peut se poser la question de votre de votre rĂŽle. Le cas que le rapporteur cite c'est des des des cas importants effectivement qu'on suscitĂ© un et moi et le fait de pas en ĂȘtre saisi ou de s'enaisir pose quand mĂȘme question parce que pour le coup les rĂ©seaux sociaux sont saisis c'est d'autres mĂ©dias Ă©galement. Donc comment vous pourriez quand mĂȘme ĂȘtre saisi ou vous saisir de ces sujets qui sont importants ?

Je pense que le rapporteur a plein d'autres d'exemples. Mais alors ah pardon micro. VoilĂ .

Euh alors effectivement quand l'ARCOM ou le comitĂ© d'Ă©thique d'ailleurs euh sont saisis d'une question euh nous n'y entre guillemets nous n'y touchons plus. Euh donc peut-ĂȘtre est-ce pour cela euh aussi que euh que voilĂ  qu'on on s'est pas particuliĂšrement saisi de ce ce genre de de question. Euh il nous semble que quand les les personnes ont saisi une autoritĂ© institutionnelle comme l'ARCOM en la matiĂšre, c'est celle qui est censĂ©e avoir un point de vue qui voilĂ  qui qui engage ou le comitĂ© d'Ă©thique Ă  ce moment-lĂ  nous ne nous saisissons plus.

Donc euh c'est voilà, c'est aussi une effectivement une de nos procédures que je n'ai pas signalé au départ. Mais vous vous à titre personnel et là je m'adresse au aux membres du comité d'éthique et aux médiateurs sur la la ligne éditoriale de France Lvesselash qui par exemple relait un appel au don au comité Adama Traoré qui relait un certain nombre d'injonctions parfaitement politiques. Vous a personnelle que vous ayez des saisies téléspectateurs ou non ?

Qu'est-ce que vous en pensez ? Et est-ce que ça ça vous semble parfaitement conforme aux impĂ©ratifs d'honnĂȘtetĂ©, de pluralisme, d'indĂ©pendance de l'audiovel public ? En fait, enfin moi ma tite personnelle, j'avoue que je ne je n'ai jamais suivi, je n'ai jamais mĂȘme regardĂ© en CV slash.

Euh voilĂ , c'est une question sĂ»rement gĂ©nĂ©rationnelle en plus. Euh il y a certainement en tout cas il y a il y a il y a un sujet il y a un sujet visiblement posĂ© qui je pense qu'il vont qui entre dans la rĂ©flexion dont je parlais et je vais le et je vais l'Ă©voquer bien sĂ»r avec les dirigeants de de France et Vision avec tous les exemples qui ont Ă©tĂ© qui ont Ă©tĂ© donnĂ©s aprĂšs qui mĂ©ritent d'ĂȘtre regardĂ© pour voir si vraiment c'est une enfin si rĂ©ellement c'est un je peux pas. Personnellement, je peux pas tellement parler de France TV slash pour dire vĂ©ritĂ©.

Peut-ĂȘtre pour rĂ©sumer, vous n'avez jamais refusĂ© d'examiner euh des situation litigieuses. Vous n'avez simplement pas Ă©tĂ© saisi euh des diffĂ©rents sujets. OK.

Non, nous n'avons absolument pas Ă©tĂ© saisis, pas plus que donc le mĂ©diateur de son cĂŽtĂ©. En fait, peut-ĂȘtre que les gens qui regardent tant que France et slash n'ont pas le rĂ©flexe de saisir le de saisir les instances qui pourraient qui pourraient traiter le sujet. En fait, aussi ça, je pense c'est une question peut gĂ©nĂ©rationnelle.

Si vous me permettez de venir au sujet que vous avez Ă©voquĂ© en introduction de l'affaire Patrick Cohen et Thomas Landrand vous expliquer que c'est l'un des tout derniers ce n'est le seul sujet dont vous avez fait l'objet d'une d'une auto saisine peut-ĂȘtre pour rappeler aux personnes qui nous Ă©coutent donc Patrick Cohen et Thomas LR ont Ă©tĂ© aperçus et pris en vidĂ©o dans un cafĂ© avec des cadres du Parti socialiste. Monsieur le Grand est un journaliste qui qui dispose d'un temps d'antenne important notamment sur France Interre et Patrick Cohen c'est exactement la mĂȘme chose mais sur les antennes de France TĂ©lĂ©vision et dans votre avis en tant que comitĂ© d'Ă©thique du 12 septembre vous Ă©crivez je vous cite on ne peut pas affirmer au vu de cette sĂ©quence tronquĂ©e que Patrick Cohen avait d'autres objectifs que l'exercice de son mĂ©tier c'est-Ă -dire celui de journaliste. Alors, je me permets de vous rappeler les propos de Thomas le grand qui Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de Patrick Cohen qui pourtant sont explicites.

Il explique, je cite, "Nous avec Patrick, Patrick Cohen on fait ce qu'il faut pour Dati, mais Ă  aucun moment Patrick Cohen dans cette sĂ©quence et bien n'a contredit son confrĂšre ou n'a apportĂ© la moindre nuance Ă  cette dĂ©claration." Est-ce que vous estimez aujourd'hui, je je vais aller au bout de ma question. Est-ce que vous estimez aujourd'hui que le fait de participer Ă  un cafĂ© avec des cadre du Parti socialiste oĂč il est sujet de mettre Ă  disposition le rouge le rĂŽle de journaliste de service public au service d'un parti politique et au dĂ©triment d'une candidate qui en plus ne fait pas partie de de mon groupe politique.

Donc j'ai une vraie objectivité pour vous poser cette question. Est-ce que comme vous le dites, ça ne poursuit pas d'autres objectif que celui de l'exercice du métier de journaliste ? Madame la ministre ?

Oui, monsieur monsieur le rapporteur. Euh dans cette affaire euh dans cette affaire, d'abord je tiens à dire une chose, une premiÚre observation, c'est que le fait que les journalistes rencontrent des des politiques, c'est tout le temps, de tout temps et tout le temps et je veux dire, c'est nous l'avons tous fait et ça fait partie de je dirais que ça fait partie de la vie démocratique. Donc ça ce n'est pas bon.

En revanche, c'est vrai le fait que des conversations soient captĂ©es tout Ă  fait Ă  l'insu Ă©videmment des journalistes en question, c'est quand mĂȘme c'est quand mĂȘme trĂšs c'est quand mĂȘme un Ă©lĂ©ment trĂšs discutable euh que rien, je pense ne justifie. Ça a Ă©tĂ© aprĂšs publiĂ© donc dans le dans l'incorrect. AprĂšs sur le notre sur l'avis de notre comitĂ©, bah Ă©coutez, nous avons nous avons regarder trĂšs prĂ©cisĂ©ment cette sĂ©quence.

Bon, et on a constaté que Thomas Grand, comme vous l'avez tout à fait rappelé, s'était exprimé que Patrick Cohan ne disait rien. Alors bien sûr, on peut dire mais il aurait dû s'insurger. Bon enfin le fait est qu'il ne disait rien dans la partie qui est diffusée dans la Oui.

Dans la partie diffusĂ©e, il ne dit rien. Donc voilĂ  donc c'Ă©tait c'est compliquĂ© de dire que il a contrevenu Ă  des rĂšgles de d'honnĂȘtetĂ© de l'information de ceci. Il ne dit il ne dit absolument rien.

Alors on peut regretter et d'ailleurs je Thomas le Grand a lui-mĂȘme dit que c'Ă©tait que c'Ă©tait une erreur que c'Ă©tait enfin il a il a plus ou moins, je sais j'ai plus les termes maintenant en tĂȘte mais il a regrettĂ© il a regrettĂ© ses maladresses, ses propos voilĂ  puis il en a donnĂ© une autre une autre interprĂ©tation. VoilĂ , nous on s'est contentĂ© de dire et de constater que Patrick Cohen qui au demeurant n'est pas un journaliste de France TĂ©lĂ©vision mais qui en effet occupe une place importante Ă  Lantne dans les Ă©missions justement dont on a qu'on a Ă©voquĂ© tout Ă  l'heure, lui ne disait rien. AprĂšs, l'avis aussi se termine et c'est quand mĂȘme pas insignifiant.

Euh en rappelant que dans cette période trÚs complexe, une période assez fracturée avec beaucoup de assez polarisés, euh il est crucial que l'audovisel public soit trÚs attentif au pluralisme des opinions, notamment dans ces magazines d'information, au respect des rÚgles fondamentales d'ontologie et la nécessaire impartialité des professionnels qui interviennent dans ces antennes. C'est exprÚs que nous avons donné cette enfin rappelé ces principes qui ne sont pas insignifiant ni neutre dans cette période, je crois. Voilà, voilà le sens de de cet avis.

Et je peux je peux me permettre de rajouter, c'est une c'est une séquence qui comme vous le savez tous a été montée. Il y a il y a 8 ou 10 points de montage dans ce qui a été diffusé. Donc on dit Patrick Cohen ne dit rien mais en fait on nen sait rien.

C'est pour ça que notre avis d'ailleurs demande à avoir l'intégrale de ce document pour pouvoir en effet savoir ce que Patrick Cohen a pu dire et dans l'état actuel des choses, il ne dit rien. Oui, parce que c'est ce qu'il a dû ajouter ou ce qu'il a pu ajouter a été coupé au montage. Pardon.

Je voudrais simplement réagir à ce que à ce que vous dites, madame Ben Kemon, vous expliquez et vous parlez d'ailleurs dans votre avis de de séquence tronqué et et monté à la demande de monsieur Cohen, il y a un constat d'huissier qui a été effectué qui a permis de certifier que le la vidéo n'a été ni tronquée ni montée à aucun moment. D'ailleurs, le communa le comité d'éthique de France Télévision, on a demandé le rush complet qui a été certifié par les huissiers. Donc votre avis se base sur un postulat qui est faux de séquence monquée, tronqué et monté.

Quelle est donc la légitimité du comité d'éthique pour s'exprimer sur ce sujet sur des postulats qui en plus ont été démontrés comme étant des postulats faux ? Ma connaissance, l'intégrale n'a jamais été communiqué. Vous l'avez pas demandé.

Vous l'avez pas demandĂ©. Vous ne l'avez pas demandĂ© et il a Ă©tĂ© communiquĂ© Ă  un huissier par les journalistes de l'incorrect et ces huissiers ont dĂ©montrĂ© que la sĂ©quence n'avait Ă©tĂ© ni montĂ©e ni tronquĂ©e. Donc c'est lĂ  oĂč vous voyez, je je vous interroge sur votre rĂŽle de comitĂ© d'Ă©thique parce que vous affirmez des choses que vous ne demandez mĂȘme pas de vĂ©rifier.

Il y a eu aucune demande du rush intĂ©gral et vous affirmez que ce montage a Ă©tĂ© tronquĂ© et montĂ© alors que ce n'est pas le cas. Ça a Ă©tĂ© affirmĂ© par un huissier. C'est lĂ  oĂč je vous pose la question vraiment de la lĂ©gitimitĂ© de votre dĂ©cision en tant que comitĂ© d'Ă©thique de France TĂ©lĂ©vision.

Enfin ce qu'on a ce qui pigure dans la vie c'est qu'il serait il serait souhaitable en réalité souhaitable d'avoir euh d'avoir connaissance de toute la séquence. AprÚs, il y avait eu cette affaire en effet de conduissier. Il apparaissait enfin moi je ne pense pas, il apparaissait que Patrick Cohen ne disait rien d'autre en réalité que cela que rien.

C'est-Ă -dire justement moi c'est ce que j'en suis moi j'en suis restĂ© lĂ , c'est tout. Et c'est pourquoi cet avis a Ă©tĂ© rendu sur le fait qu'il ne disait rien. Évidemment, nous ne sommes concernĂ©s que par Patrick et pas du tout par Thomas le grand.

C'est tout. Juste une question. Parce que si Patrick Cohen avait été salarié de France Télévision, je précise qu'il est chroniqueur éditorialiste mais il est pas salarié, est-ce que vous auriez eu un regard différent, une analyse une analyse différente ?

Est-ce que le fait que son statut n'ait pas été n'est pas été celui-ci ? Non, parce que Patrick Cohen est suffisamment présent mais c'est pour ça que je pose la question. C'est pour ça que je pose la question.

Est-ce que son statut quel qu'il soit PJ salarié est-ce que le parce que vous avez évoqué le fait vous avez donc le statut pour vous n'a pas de d'impact particulier sur la maniÚre dont vous examinez des situations problématiques. C'est juste préciser ce cas-là en l'espace. Non Patrick Cohen est présent en effet largement largement à l'antenne.

Non il y a aucune différence pour nous. Ce qui compte c'est la présence en l'antenne et ce qui compte c'est ce qu'il a dit ou pas en réalité. Voilà c'était ça qui compte pour moi.

C'Ă©tait ça qui comptait. AprĂšs, je on n pas jugĂ© des opinions par ailleurs ou des comme ça de Patrick Cohan. Si tu veux autre une autre question, une autre question qui porte sur l'investigation qui, vous le savez est au cƓur de d'une des missions du service public et on est en droit aussi d'attendre une totale exemplaritĂ© de la part de ceux qui ont la charge de cette mission de d'investigation.

Le 27 novembre, en l'espace de de 24 heures, le magazine ComplĂ©ment d'enquĂȘte animĂ© par monsieur Tristan Welek, ça fait l'objet de deux rappels Ă  l'ordre de l'ARCOM, un communiquĂ© de presse et une mise en garde. l'un pour avoir repris dans un reportage du jour mĂȘme qui Ă©tait consacrĂ© Ă  ces news et bien des fake news publiĂ© par l'association reporter sans frontiĂšres qui ont dĂ» en derniĂšre minute ĂȘtre coupĂ© au montage et l'autre pour avoir manquĂ© de rigueur et d'honnĂȘtetĂ© sur un autre reportage prĂ©cĂ©dent de complĂ©ment d'enquĂȘte qui portait sur le SĂ©nat. J'ai deux trois questions trĂšs prĂ©cises.

Est-ce que vous trouvez en l'espace de 24 heures que ces manquements sont prĂ©occupants de la part de personnes qui ont pour responsabilitĂ© l'investigation au nom du service public ? Est-ce que vous avez Ă©tĂ© saisi par l'ARCOM sur le sujet et quelle rĂ©ponse vous comptez apporter ? Sur le complĂ©ment d'enquĂȘte sur le SĂ©nat ?

Nous n'avons pas nous n'avons pas Ă©tĂ© saisis. L'ARCOM a Ă©tĂ© nous aurions pu l'ĂȘtre en effet mais le prĂ©sident l'archer a choisi de saisir l'Arcom directement peut-ĂȘtre Ă  cause de justement l'importance des moyens dans disposarcom et et l'importance des sujets qui ont Ă©tĂ© abordĂ©s. Ils ont ensuite rendu rapidement d'ailleurs plus rapidement que d'habitude une dĂ©cision dĂ©taillĂ©e prĂ©cise qu'il me d'ailleurs que le prĂ©sident Aljarry m'avait m'a adressĂ©.

Donc nous n'en sommes pas saisis puisque notre sujet a Ă©tĂ© traitĂ© par l'Arcom. S'agissant du comblement d'enquĂȘte sur sur C News, comme vous le dites, l'ARCOM est intervenu en effet quelques heures avant le le dĂ©but de l'Ă©mission Ă  contestĂ© certains enfin du moins Ă  dĂ©clarer Ă  remis en cause certains Ă©lĂ©ments chiffrĂ©s qui avaient Ă©tĂ© avancĂ©s dans le dans le reportage. La la direction de France et des vision a aussitĂŽt dans l'urgence pris la dĂ©cision de retirer en effet cette ces Ă©lĂ©ments.

Donc nous n'avons pas été saisis et ça a fait un débat je veux dire qui a été ensuite discuté et cetera. Je pense que tout le monde est un peu au courant de cette affaire. On peut considérer que la com est intervenue puisque de fait elle l'est.

Donc, fallait-il nous autosaisir derriĂšre euh voilĂ  oĂč on est sur des sujets en plus complexe comme vous le dites sur l'investigation Ă  savoir des chiffres diffĂ©rents et cetera. Bon, nous n'avons pas beaucoup les moyens d'aller vĂ©rifier ce genre de choses. Donc non, je pense que c'est une une affaire qui est largement dans les esprits aujourd'hui, qui a fait l'objet d'une dĂ©cision, qui a fait l'objet d'une action de la part de de France TĂ©lĂ©vision, qui est d'ailleurs contestĂ© d'ailleurs en interne, on entend bien mĂȘme trĂšs rĂ©cemment de nouvelles dĂ©clarations.

Donc et ça montre Ă  quel point on est d'ailleurs dans des dans quelque chose de climat quand mĂȘme assez polarisĂ©, assez assez tendu. Moi personnellement, j'estime qu'une dĂ©cision une dĂ©cision ou une une dĂ©claration de l'ARCOM pour moi fait foi. VoilĂ  parce que c'est le rĂ©gulateur, il fait autoritĂ©.

C'est ce que je c'est tout Ă  fait ce que je pense. Mais en l'espace, nous n'avions pas de raison de nous saisir dans ces circonstances trĂšs complexes et trĂšs diverses que je dĂ©cris. Ça pose quand mĂȘme la question de la l'articulation et de la complĂ©mentaritĂ© des comitĂ©s d'Ă©thique de de l'ARCOM parce qu'on pourrait considĂ©rer que c'est important quand mĂȘme que le comitĂ© d'Ă©thique puisse s'exprimer au-delĂ  de l'arcom sur ces sujetsl parce que c'est des membres indĂ©pendants.

Vous ĂȘtes vous avez pas la mĂȘme raison d'ĂȘtre et il est pas composĂ© de la mĂȘme maniĂšre que l'ARCOM. Enfin, c'est un dĂ©bat que nous pouvons avoir Ă  l'issue de Je propose au rapporteur, si on est d'accord de poser une derniĂšre question, pas forcĂ©ment dĂ©finitivement, mais avant de passer la parole et de cĂ©der la parole aux orateurs de groupe et de revenir ensuite, s'il le souhaitent, sur des questions qui n'auraient pas trouvĂ© de rĂ©ponse. Alors bon, j'avais encore quelques questions Ă  vous poser euh madame la ministre et et madame la membre du du comitĂ© d'Ă©thique.

Mais on pourra y revenir peut-ĂȘtre parce que je je ne vous ai pas suffisamment sollicitĂ© messieurs les les mĂ©diateurs. J'avais euh cinq si questions Ă  vous poser, mais je vais sĂ©lectionner les principales et aprĂšs je pourrais je pense revenir Ă  vous. Vous recevez, je crois et ça a Ă©tĂ© dit en propos introductif des milliers de mails de la part de de tĂ©lĂ©spectateur.

Dans votre rapport en 2023 et 2024, page 48, vous expliquez les choix éditoriaux sont souvent questionnés et contestés sur l'air du soupçon ou du complotisme. Cette question de confiance et de défiance, notamment en matiÚre d'information politique est toujours trÚs présente dans les courriels reçus. C'est votre citation.

Donc euh Ă  vous lire dans votre rapport, j'ai l'impression que euh le le soupçon de manque ou en tout cas d'entorse au principe de neutralitĂ©, d'indĂ©pendance et d'honnĂȘtetĂ© euh sur les derniĂšres annĂ©es par la direction de France TĂ©lĂ©vision, les Ă©ditorialistes et les journalistes n'a jamais Ă©tĂ© vraiment Ă©vacuĂ©. Est-ce que vous avez l'impression dans l'ensemble des demandes que vous recevez que c'est un point qui est toujours aussi pregnant ? C'est effectivement une des questions les plus importantes.

Si euh pour l'anecdote néanmoins, je voudrais juste rappeler à à à l'ensemble de la représentation nationale ici que euh la grande majorité des courriels qui nous sont envoyés ne concernent pas ce sujet mais concerne un point qui peut apparaßtre à certains comme mineurs mais pas aux français qui nous écrivent. C'est sont les anglicismes et la protection de la langue française. Encore une fois, je ne mime pas ce sujet.

Il fait partie de notre cahier des charges dans l'article 39. Nous devons France TĂ©lĂ©vision dĂ©fendre la langue française et utiliser le terme français quand ils existent et les enfin tous les jours, il y a des questions lĂ -dessus. Donc c'est vraiment de trĂšs loin la question numĂ©ro 1 qui nous est posĂ©e et d'ailleurs on a mĂȘme fait une Ă©mission spĂ©ciale Ă  France Info pendant toute une annĂ©e pour Ă©voquer les termes anglo-saxons avec un linguiste qui a expliquĂ© d'oĂč venaient ces termes, pourquoi il vaut mieux utiliser tel autre et nous faisons cette remarque en interne trĂšs trĂšs rĂ©guliĂšrement.

Voilà, juste pour euh contextualiser euh l'ensemble des questions. DerriÚre, plusieurs types de questions euh sont trÚs fréquentes, notamment, et vous avez raison, monsieur le rapporteur, celle qui concerne euh les euh globalement l'information politique et euh le soupçon euh que certains téléspectateurs nous indiquent ressentir euh que nous soyons partisans de l'un, pro autre. Et c'est pour les questions politiques intérieures comme pour les questions de politique étrangÚre.

Évidemment, le conflit IsraĂ«l Ă  MAS a entraĂźnĂ© Ă©normĂ©ment de questions aussi sur ce sur ce type de sujet. Est-ce que nous sommes honnĂȘtes dans l'information ? Est-ce que nous sommes Ă©quilibrĂ©s ?

C'est en gros les deux grandes questions qui sont posĂ©es quand on et d'ailleurs ces questions elles sont souvent posĂ©es dans des termes exactement opposĂ© sur le mĂȘme reportage. Je m'explique, un reportage peut dĂ©clencher des courriels de tĂ©lĂ©spectateurs qui nous vont nous indiquer que nous sommes terriblement progouvernemental et que c'est un scandale. Et Ă  sur ce mĂȘme sujet, nous aurons un certain nombre de tĂ©lĂ©spectateurs, gĂ©nĂ©ralement Ă  peu prĂšs le mĂȘme nombre, qui vont nous dire que nous sommes terriblement et que c'est un scandale.

Ça, c'est ce qu'on appelle les biais cognitifs. Tout le monde sait que ça existe. J'ai mĂȘme fait une Ă©mission avec un psychiatre sur les biais cognitifs justement pour essayer de rĂ©pondre Ă  ce type de de questionnement car effectivement nous nous parlons avec notre culture, notre histoire, notre nos liens familiaux, nos liens politiques et cetera.

Donc Ă  partir de cela, ce que nous regardons nous, c'est si effectivement il y a eu une erreur d'information, une quelque chose qui a Ă©tĂ© mal prĂ©sentĂ©, ça peut-ĂȘtre par exemple des invitĂ©s. le la question des invitĂ©s est une question extrĂȘmement prĂ©ignante comme vous le disiez sur dans les questions posĂ©es par les tĂ©lĂ©spectateurs. Pourquoi n'avez-vous pas bien prĂ©sentĂ© ou assez correctement prĂ©sentĂ© ou totalement prĂ©sentĂ© tel invitĂ© et pourquoi est-ce que vous n'auriez pas plus d'invitĂ©s de tel camp que de tel autre ?

C'est un petit peu la mĂȘme question hein sur les Ă©quilibres politiques. Dans ces deux cas, on a aussi fait des Ă©missions lĂ -dessus pour essayer d'expliquer les choix de France TĂ©lĂ©vision. Les questions, nous les posons Ă  partir de ce qui nous ont Ă©tĂ© les courriels Ă©crits par les tĂ©lĂ©spectateurs.

Et euh notre objectif comme médiateur, il est pas de défendre France Télévision, il est de donner euh la réalité de ce qui a été dit premiÚrement et d'expliquer si ça a été faux et et autrement pourquoi les choix éditorieux ont été faits. Donc c'est ça notre responsabilité. Euh donc aujourd'hui, ça fait partie des sujets qui sont le plus souvent effectivement posés aprÚs les anglicismes euh et euh la protection de la langue française.

Et euh nous y répondons euh à chaque fois en allant regarder euh ce qui a été dit parce que effectivement on n'est pas 24h sur 24 devant la télévision. Heureusement pour nous, euh nous étudions les nous regardons les sujets, nous nous demandons aux gens qui ont produit ces contenus pourquoi ils ont été produits comme cela. nous mais je dois dire en bémolle à ce type de questionnement que le biais cognitifs dont dont je parlais au début de de ma réponse amÚnent assez souvent nos nos publics à ne pas écouter la fin d'un reportage.

Je veux dire par là que sur un reportage d'une minute 30 quand on voit un courriel posé, une question posée par un téléspectateur, on s'aperçoit qu'en fait ils ont parfois écouté les 30 premiÚres secondes puis que leur cerveau s'est d'une certaine façon bloqué sur un point. Euh j'utilise les termes que le Pécad nous avait indiqué, hein, je n'invente pas ça. Euh de et à partir de là, on se sont d'une certaine façon euh jeté sur l'ordinateur pour euh envoyer euh un message à la médiation n'ayant pas écouté la fin du reportage qui répondait précisément à leurs questions.

Donc c'est vraiment un point assez important mais qui montre bien ce que disait madame Albanel que il y a vraiment une forte polarisation des opinions et que cela devient vraiment enfin certaines questions sont extrĂȘmement irritantes pour nos tĂ©lĂ©spectateurs et font que bah ils ils vont nous Ă©crire tout de suite parfois sans avoir encore une fois Ă©coutĂ© l'intĂ©gralitĂ© des reportages et je parle de reportage de journaux et les journaux C'est entre une minute et 1 minute 30 hein. VoilĂ  donc pour vous donner une idĂ©e. Merci beaucoup.

Par un peu long. Merci beaucoup. Est-ce que monsieur PR je on va faire un un les orateurs de groupes auront forcément des questions à vous poser et vous complÚterez les propos aprÚs parce que sinon on va pas s'en sortir.

Je je j'indique que les rapports d'activité annuel dont parlait le rapporteur ne figure pas sur le site de France Télévision et je le je le regrette quand on clique sur la page du médiateur, nous n'avons pas accÚs à vos rapports d'activité, vos rapports actuels. Il faut aller sur le club des des il faut aller sur un site internet dédié. Bon, je le dis comme ça, je pense que c'est important parce que vous faites un travail et essentiel qui est d'ailleurs suivi par les téléspectateurs de France Télévision, que vos rapports d'activité annuel qui sont dense et précis dont le rapporteur a cité la page 48 soit aussi accessible pour nos compatriotes.

Je laisse la parole aux orateurs de groupe pour le Rassemblement national Caroline Parmentier. Merci monsieur le président, madame la ministre, madames, messieurs les rapports, messieurs les médiateurs. Votre avis sur l'affaire Cohen Le Grand est un modÚle du genre.

Vous avez dit tout Ă  l'heure que vous rendiez ces avis avec beaucoup de sĂ©rieux et et de travail. Vous vous en saisissez en effet, mais pour conclure que finalement vous ne trouvez rien Ă  redire sur l'affaire elle-mĂȘme ni sur l'attitude des deux journalistes, vous mettez en cause les mĂ©thodes de l'incorrect et vous terminez par une gĂ©nĂ©ralitĂ© euh bateau et assez comique finalement sur le fait que France TĂ©lĂ©vision doit ĂȘtre attentive au pluralisme. Vous Ă©crivez mĂȘme cette phrase qui a Ă©tĂ© rappelĂ©e tout Ă  l'heure.

Rien ne permet donc d'affirmer au vu de cette séquence que Patrick Cohen ait d'autres objectifs que l'exercice de son métier de journaliste. Mais Patrick Cohen était bien présent lors de cette séquence et partie prenante quand Thomas le Grand tient ses propos de stratégie finalement avec les deux responsables socialistes. Je voudrais vous réentendre à ce sujet qui ne dit mot consent et plus généralement.

Pouvez-vous me dire quelles sont les situations concrĂštes dans lesquelles vous avez rĂ©ellement exercĂ© un contrepouvoir Ă  France TĂ©lĂ©vision ? Pouvez-vous nous citer une situation rĂ©cente oĂč votre comitĂ© a effectivement formulĂ© un dĂ©saccord formel, une recommandation contraignante ou un avis critique Ă  l'Ă©gard de la direction ? Quelle est votre marge d'indĂ©pendance face Ă  la prĂ©sidence de France TĂ©lĂ©vision ?

J'avoue, vous ĂȘtes un comitĂ© chargĂ© de l'honnĂȘtetĂ©, de l'indĂ©pendance et du pluralisme de France TĂ©lĂ©vision. J'avoue que je retire de vos dĂ©clarations que vous ne servez Ă  rien. Alors, je vous le redemande trĂšs prĂ©cisĂ©ment.

À quoi servez-vous ? Je vous remercie. Merci madame Parmentier, madame Calv pour ensemble pour la RĂ©publique.

Merci monsieur le président. Alors cette audition est bienvenue puisque elle met en valeur des dispositifs qui sont à la main des téléspectateurs et qui sont trop peu connu. On regrette le manque de notoriété.

Euh madame Albanelle, vous avez dit qu'il faudrait peut-ĂȘtre faire une campagne de communication. Pourquoi Ă  votre avis les antennes de France TĂ©lĂ©vision, les sites internet ne parlent peut-ĂȘtre pas assez de ce que sont les mĂ©diateurs et de ce que reprĂ©sente aussi le comitĂ© d'Ă©thique ? J'aimerais aussi et vous prĂ©ciser avant cette question que j'ai Ă©tĂ© membre du conseil d'administration de Radio France ainsi que celui de France TĂ©lĂ©vision.

Pour vous, quels sont les liens existants entre les médiateurs d'une part et les le comité d'éthique avec le conseil d'administration ? Est-ce que vous avez l'occasion de présenter vos travaux ? Est-ce que les administrateurs vous ont déjà saisi ?

Je voulais savoir aussi si des journalistes aussi vous avez saisi des journalistes internes ou des responsables de programmes internes que ça soit pour les mĂ©diateur pour les comitĂ©s d'Ă©thique. Et j'aurais une question plus particuliĂšre pour les mĂ©diateurs. Vous avez Ă©voquĂ© les diffĂ©rents points qui sont souvent soulevĂ©s notamment par rapport Ă  l'honnĂȘtetĂ©.

Moi, je voulais savoir la place qu' avait euh la diversité, que ça soit sur la représentation femme homme, sur la représentation des personnes euh de classe sociale différentes ou encore des personnes en situation de handicap, est-ce que c'est un motif de saisine et quelles sont les réponses que vous pouvez apporter notamment en utilisant ce qu'il existe aussi comme ressources auprÚs de l'ARCOM ? Merci madame Calvet. Je précise pour ceux qui nous écoutent que les Français sont représentés dans vos conseils d'administration à travers des représentants de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Donc on sera heureux de d'entendre votre question pour savoir si les parlementaires qui y siÚgent vous ont saisi de différentes situations problématiques. Je passe la parole maintenant au groupe socialiste avec il est parti. TrÚs bien.

Est-ce que monsieur Yordanov est toujours là ? Oui pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, euh mesdames et messieurs les médiateur et et et du chipip.

Moi, j'ai une question sur euh je pense que c'est trĂšs utile d'avoir ces ces outils lĂ . À la lecture du rapport qui a conduit Ă  la mise en place de ces chip, on voit qu'il y avait quand mĂȘme une volontĂ© euh d'avoir les moyens de ce contrĂŽle d'Ă©thique et qu'aujourd'hui, vous n'avez pas ces moyens-lĂ . Euh donc je je pense enfin moi ma lecture c'est que c'est utile pour la confiance, c'est utile pour que l'information soit de qualitĂ©, qu'elle soit pas contestĂ©e ou en tout cas le moins possible.

Euh et je suis un peu Ă©tonnĂ© de de vous entendre dire que vous avez pas forcĂ©ment besoin de plus de moyens ou que c'est pas dans ce sens-lĂ  que vous voulez euh travailler. Évidemment, il faut pas confondre avec le rĂŽle de l'ARCOM. Euh mais euh ma lecture, c'est qu'il faudrait plutĂŽt renforcer ces outils-lĂ .

Pourquoi est-ce qu'on a pas euh plus de moyens ? Pourquoi est-ce que aussi alors et moi j'ai un peu du mal à comprendre le doublon avec les médiateurs. Enfin je je vous allez me dire que c'est pas un doublon, mais pourquoi pas il y a pourquoi il y a pas un travail plus fusionné entre les deux instances ?

Pourquoi le mĂ©diateur n'est pas quelque chose qui a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ© finalement au lieu de mettre en place des chipip ? Euh et par ailleurs, je note que euh dans le les mĂ©dias privĂ©s euh la composition de ces instants sont mĂȘme pas publiques. Donc je salue dans le public le fait que ce soit sur le sur le site.

Moi je pense qu'effectivement il faut qu'on ait plus accĂšs Ă  la composition, au rapport et cetera, mais je pense qu'il faut plutĂŽt les renforcer que les faire disparaĂźtre ou ne pas leur donner de moyens. Mais je voulais vous vous entendre un peu sur qu'est-ce qu'on peut faire si c'est pas des moyens mais renforcer les liens peut-ĂȘtre avec le mĂ©diateur mais voilĂ  je je on a quand mĂȘme l'impression avec cette audition que ça n'a pas ça n'a pas tout Ă  fait l'objectif qui Ă©tait fixĂ© au dĂ©part. Je vous remercie.

Merci chers collÚgues. J'ai des questions de madame Sicard, de monsieur Girard et ensuite de monsieur Bal. Merci monsieur le président madame la ministre.

Euh je veux vous parler du climat délétaire qui rÚgne à France Télévision. En octobre dernier, le CSE de France Télévision a rendu une délibération unanime. Celle-ci fait suite à une expertise pour risque grave au sein de la rédaction nationale menée par un cabinet indépendant.

Et que dit ce rapport de 162 pages ? Il parle de logique autoritaire, de brutalité des relations, de violence au travail, d'un systÚme qui n'est pas une personne, je cite, à part les quelques stars adoubés. Et surtout cette phrase qui devrait tous nous alarmer, la rédaction n'est plus, je cite encore une fois, traversée de débat.

En clair, c'est une nomenclatura parisienne qui a verrouillé la maison. Une petite casse idéologiquement homogÚne qui impose sa ligne et écrase la contradiction. Et les premiÚres victimes, ce sont les journalistes de terrain, ceux qui connaissent la France. pas les salons parisiens.

Le cabinet d'expertise a mĂȘme subi des obstructions pour accĂ©der aux donnĂ©es. Dans quel rĂ©gime fait-on obstruction aux enquĂȘteurs qui cherchent la vĂ©ritĂ© ? Certainement pas en dĂ©mocratie.

Quand il n'y a plus de dĂ©bat dans une rĂ©daction, quand une Ă©lite autoproclamĂ©e impose sa ligne par la peur, ce n'est plus du journalisme. Je lis sur le site internet de France TĂ©lĂ©vision que le comitĂ© d'Ă©thique est chargĂ© de contribuer au respect des principes d'honnĂȘtetĂ©, d'indĂ©pendance et de pluralisme. Avez-vous donnĂ© des suites Ă  ce rapport ?

Qu'a-t-il été décidé ? Madame Albanem, ma question est simple. En tant que président du comité d'éthique de France Télévision, en tant qu'ancien ministre de la culture et de la communication, comment pouvez-vous garantir le pluralisme à l'antenne quand vos propres instances constate qu'il n'existe plus en interne ?

Le service public appartient au français, pas à une cÎterie parisienne qui se croit, propriétaire des ondes. Je vous remercie. Merci.

J'ai fait preuve d'une grande mensu parce que c'est la deuxiÚme audition mais essayons de circonscrire des questions à une minute. Je passe la parole à monsieur Girard. Merci monsieur le président.

Excusez-moi. Merci monsieur le président. Monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs, je m'adresserai tout d'abord aux membres du comité d'éthique.

Je souhaitais savoir comment, aprĂšs le rapport de la Cour des comptes, votre instance justifie-t-elle Ă©thiquement le maintien d'une structure d'une structure coĂ»teuse, incuyant, privilĂšge et haut revenu alors que le dĂ©ficit structurel de France TĂ©lĂ©vision met en pĂ©ril le la pĂ©rennitĂ© du groupe. À prĂ©sent, au mĂ©diateur, pouvez-vous nous communiquer le nombre de requĂȘtes que vous avez reçu cette annĂ©e et au mieux ces 5 derniĂšres annĂ©es et quel pourcentage prĂ©cis concerne spĂ©cifiquement un manque de neutralitĂ© ou une dĂ©ficience dans le pluralisme ? Je vous remercie.

Merci chers collĂšgues. Je veux juste prĂ©ciser quand mĂȘme que le comitĂ© d'Ă©thique a Ă©tĂ© prĂ©vu par la loi et donc par les lĂ©gislateurs que nous sommes et donc nous avons toute capacitĂ© et loisir, ça sera peut-ĂȘtre le cas aprĂšs cette commission d'enquĂȘte d'en modifier le pĂ©rimĂštre les les objectifs mais ça n'aurait pas en cause votre question et je laisserai nos intervenants vous rĂ©pondre. Monsieur le dĂ©putĂ©, monsieur Ballard pour conclure.

Merci prĂ©sident. PremiĂšre question. Votre rĂŽle est d'informer l'ARCOM de tout fait susceptible de contrevenir au principe d'indĂ©pendance, d'honnĂȘtetĂ© et de pluralisme.

C'est je je lis votre ce qui est dans le comité d'éthique. Combien de fois l'avez-vous fait ? Pardon ?

Oui. Euh vous nous aviez dit tout Ă  l'heure que vous receviez bonhommalan 6 Ă  7000 courriels Ă  peu prĂšs. Est-ce que vous ĂȘtes quatre bĂ©nĂ©voles aidĂ©s avec une personne Ă  mi-temps ?

Est-ce que vous avez le temps de de tout lire ? Et sur ces 7000 ou c'est vous qui l'avez dit sur ces 7000 courriels, on s'aperçoit qu'il y a six avis. le ratio est paraßt assez assez bas.

Comment vous l'expliquez ? Euh vous nous avez expliqué également que vous interveniez aprÚs l'ARCOM. L'ARCOM passe avant.

Donc en fait la question est assez simple. votre structure. Alors, je parle pas de vous hein personnellement, mais Ă  quoi certain-il est-ce que c'est pas pour donner bonne conscience Ă  France TĂ©lĂ©vision comme Ă  d'autres puisque c'est prĂ©vu encore une fois par la loi de dire nous on a un comitĂ© d'Ă©thique c'est bon et Ă  tel point d'ailleurs que vous vous interrogez sur l'autosĂ©sine pour en quelque sorte travailler un peu plus et je voudrais quand mĂȘme avoir un point alors j'ai oubliĂ© de prĂ©ciser que j'avais Ă©tĂ© journaliste pendant 40 ans dans 7 ans dans le service public et alors ce qui m'amĂšne quand mĂȘme Ă  cette Ă  cette question trĂšs rapide sur la je voulais pas vous interroger lĂ -dessus mais sur l'affaire Thomas Grand, vous nous avez dit que les propos avaient Ă©tĂ© tronquĂ©s, montĂ©s.

J'ai pas d'info, je sais pas. A priori oui, je pense qu'il y a des points de montage dedans. Bon, ce je pense que voilà et qu'ils avaient été interviewés à leur insu.

Mais quand il y a la mĂȘme chose qui se passe sur des antennes de France TĂ©lĂ©vision, pourquoi est-ce que vous ne rĂ©agissez pas ? Pourquoi est-ce que quand il y a des personnes qui sont interrogĂ©es Ă  leur insu, les propos sont diffusĂ©s Ă  l'antenne, lĂ  plus rien ne se passe. Merci monsieur B.

Est-ce que monsieur Ablo voulait intervenir rapidement pour conclure ? Oui, pour euh pour vous dire vous, je je suis dĂ©solĂ© hein, j'ai dĂ» m'absenter, mais j'ai vraiment Ă©coutĂ© euh attentivement enfin le l'Ă©change. Alors, je voudrais pas intervenir uniquement au nom de mon groupe parce que aucun groupe politique n'est parfait et il s'agit pas d'ĂȘtre hĂ©gĂ©monique et de porter la parole au nom du groupe uniquement, mais aussi d'avoir un point de vue citoyen et politique.

Et lĂ -dessus, je voudrais remercier le rapporteur, le prĂ©sident donc de de d'avoir provoquĂ© justement ce cet Ă©change lĂ  avec les les journalistes, mais permettez-moi de m'interroger Ă©galement sur cette notion de de subjectivitĂ© dans l'information et de voir les limites de de cet Ă©change lĂ . C'est-Ă -dire qu'en fait, il faut pas inverser les rĂŽles, il faut pas non plus mettre en difficultĂ© Ă  la fois la ministre de la culture et puis les les l'audiovisuel public parce que c'est un rĂŽle extrĂȘmement difficile. L'information, on le voit bien pour vous dĂ©montrer cette subjectivitĂ©.

Vous Ă©voquez tout Ă  l'heure les terroristes, les prisonniers palestiniens lĂ . Euh franchement, c'est extrĂȘmement compliquĂ©. LĂ -dessus, il faudrait qu'on a un Ă©change sur le fond qui soit pas dogmatique entre nous.

Je vous donne cet exemple prĂ©cis pour terminer mon intervention, mais quand vous avez quelqu'un comme monsieur Bargout qui est en prison, vous allez avoir des journaux qui vont dire c'est un terroriste. Vous allez avoir d'autres journaux comme l'humanitĂ© qui vont dire c'est un libĂ©rateur. La mĂȘme la mĂȘme chose il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans avec Nelson Mandela.

Donc on peut pas comment c'est des questions subjectives et là-dessus faut pas non plus faut pas se transformer en comité de censure vis-à-vis de l'audiovisuel. Il faut aussi les féliciter pour le travail qu'ils font. Mais merci chers collÚgues.

L'information est effectivement un enjeu complexe mais un prisonnier c'est pas un otage et je crois que il y a il est important, je veux pas relancer le dĂ©bat il est important il est important effectivement de faire preuve d'objectivitĂ© d'impartialitĂ© de pluralisme. C'est bien toute tout l'enjeu de ce qui nous rĂ©unit au sein de cette commission d'enquĂȘte et du travail que vous menez au sein du comitĂ© d'Ă©thique et des du mĂ©diateur de France TĂ©lĂ©vision. Nous devons conclure la sĂ©ance Ă  12h45. ce qui vous laisse peu de temps pour rĂ©pondre aux questions des collĂšgues, sachant que le rapporteur voulait revenir sur quelques questions trĂšs prĂ©cises.

Je vous demanderai et je m'en excuse par avance mesdames messieurs d'ĂȘtre d'ĂȘtre concis mĂȘme si vous avez bien compris que beaucoup de questions portaient sur vraiment votre rĂŽle et l'articulation entre vous et avec l'ARCOM. Bien. Euh oui, monsieur le prĂ©sident, on va essayer de de rĂ©pondre de façon de façon concise.

Bon, une des grandes question qui se pose, c'est la thĂ©matique de vous servez Ă  rien en gros, comme disait madame madame Parmtier. Bon, je conviens, moi je je conviens que l'on peut peut-ĂȘtre que peut-ĂȘtre dans l'avenir pour ĂȘtre clarifiĂ© les rĂŽles, les compĂ©tences, les missions plus prĂ©cises peut-ĂȘtre au regard de tout ce qui s'est passĂ© au cours des derniĂšres annĂ©es puisque maintenant il y a une expĂ©rience de plusieurs annĂ©es. Je conteste tout Ă  fait l'idĂ©e qu'on ne sert Ă  rien.

Je ne le crois pas du tout. Euh je pense que les les avis euh notre existence, les avis qui sont les avis qui sont rendus euh les messages que nous avons passĂ©s, les recommandations que nous faisons ne sont pas du tout euh ne sont pas du tout inutiles euh et je pense que nous nous avons un rĂŽle rĂ©el, mĂȘme si bien sĂ»r il peut toujours ĂȘtre accru et nous sommes prĂȘts d'ailleurs Ă  la croĂźtre en particulier sur les thĂ©matiques du pluralisme comme je disais sur le la question le grand ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit madame c'est que au vu de cette sĂ©quence au vu de cette sĂ©quence ce n'est pas une vision une apprĂ©ciation gĂ©nĂ©rale de tout ce que peut enfin encore une fois des opinions et cetera de Patrick Cohen simplement au vu de cette cette sĂ©quence on ne se prononce que sur une sĂ©quence en fait et telle qu'elle est on ne voit pas bon aprĂšs Thomas le Grand s'exprime alors on pourrait dire il faut il aurait dĂ» dire et cetera Thomas le grand donnait d'ailleurs reconnaissait c'est reconnaissait les problĂšmes soulevĂ©s par lui-mĂȘme. Bon, ils ont donnĂ© une explication diffĂ©rente.

VoilĂ , nous France TĂ©lĂ©vision avec Patrick Cohen qui est sur les antennes Ă  ce stade, on pouvait pas dire autre chose que il ne disait rien en effet de contraire Ă  des principes. Ça c'est la raison pour lequelle nous avons rendu cet avis. sur les exemples que vous que vous avez demandĂ©, ben Ă©coutez, je vous donne un exemple qui est le par exemple la sisĂ©sine de l'UNICEF euh qui avait concluit quand mĂȘme soulevĂ© diffĂ©rents diffĂ©rents points.

C'Ă©tait dans Cash investigation euh pour montrer que les les accusations qui Ă©taient portĂ©es sur un mĂ©nat sur un partenariat prĂ©cis euh avec un une entreprise n'est n'Ă©tait pas fondĂ©e d'une part et sur une sorte de parti prix dĂšs le dĂ©but de cette Ă©mission qui donnait Ă  penser que tout ce que tout partenariat et toute action commune entreprise association Ă©tait mauvaise par essence ce sont des choses qui ne sont pas neutres et qui ne sont pas rien. C'est je donne cet exemple prĂ©cis, il suffit de se rĂ©fĂ©rer Ă  la vie et vous verrez qu'il est trĂšs argumentĂ© et qu'il dĂ©livre des messages quand mĂȘme qui ne sont pas inintĂ©ressants. Je pense sur madame madame veut interroger sur les les conseils d'administration.

Non. Euh je pense que dans l'avenir ce sera diffĂ©rent et nous irons devant le conseil d'administration et je pense que c'est souhaitable. Je crois que c'est quelque chose qui aurait dĂ» peut-ĂȘtre ĂȘtre fait pour Ă©changer, pour informer, mĂȘme si nous avons l'occasion de voir la prĂ©sidente, de voir le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et cetera.

Euh mais je crois que c'est ça serait bien de le faire. On n'a pas Ă©tĂ© nous n'avons jamais Ă©tĂ© saisis par le conseil de d'administration euh d'ailleurs par les par des journalistes. En fait, nous avons Ă©tĂ© saisis comme je le disais par des personnes qui se sont estimĂ©es maltraitĂ©es par des mais des des magazines trĂšs importants et par des enquĂȘtes assez importantes en gĂ©nĂ©ral.

Pas que ça. Il y a aussi il y a eu aussi tel village alsacien qui protestait contre une présentation. C'est que ça concernait une mine au lithium par exemple.

Bon, ça peut ĂȘtre trĂšs trĂšs variĂ© qui trouvait que les la parole contraire qu'il y avait pas eu de pluralisme et nous avons fait passer les messages pour que justement ce soit rattrapĂ©. Ça ça concernĂ© France 3, Alace. Vous voyez, c'est assez variĂ© mais en effet on n'a pas Ă©tĂ© par le conseil d'administration jusque- lĂ . sur les moyens les moyens je redis que je pense qu'il n'y a pas de doublon avec le avec le mĂ©diateur.

Je pense que ce sont des fonctions diffĂ©rentes. Peut-ĂȘtre qu'on peut encore les Ă©claircir davantage, Ă©claircir davantage de diffĂ©rence mais je pense que c'est vraiment pas de mĂȘme nature sur les sur les moyens. Je pense que j'ai dit la situation prĂ©sente, elle peut Ă©voluer.

Tout dĂ©pend de ce qu'on attend dans l'avenir sociĂ©tĂ© d'Ă©thique. Euh si une loi nouvelle arrive euh sur le dans votre l'agenda parlementaire, vous serez amenĂ© Ă  vous prononcer sur ce que vous-mĂȘme souhaitez, comment vous voyez les choses. Ce que je voulais simplement dire, c'est que je crois qu'il faut pas crĂ©er de des structures trop importantes parce qu'il y a dĂ©jĂ  l'ARCOM et que ça serait je pense ça serait une erreur.

AprĂšs euh on peut travailler un effet sur euh comment agit les les comitĂ©s d'Ă©thique, avec qui, comment, avec quel moyen. Ça ce sont des choses qui sont je crois tout Ă  fait ouvertes comme les par exemple les ça n'a pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© mais la nomination des membres, c'est aussi un sujet. D'aucun que le fait qu'il soit nommĂ© par les conseils d'administration n'est pas souhaitable. par exemple, je pense personnellement que ça n'enlĂšve absolument rien Ă  l'indĂ©pendance des membres en question.

Bon voilĂ , vu le les profils et cetera, mais ça fait partie aussi du sujet qui peut ĂȘtre Ă©voquĂ©. Euh on peut dire madame Alber, c'est peut-ĂȘtre effectivement regrettable que vous soyez nommĂ© par le conseil d'administration mais qu'ensuite ils ne se saisissent pas de votre de votre existence pour travailler avec vous. Mais bon, on pourrait le dire.

Euh madame madame SAR, vous avez euh Ă©voquĂ© qu'il a un systĂšme oĂč il n'y aurait pas de vrai pluralisme interne. Ça, je vais vous dire, ça ne nous enfin ça ne peut pas ça concerne pas le comitĂ© de notre comitĂ©. On a enfin nous sommes saisis de de d'intervenants gĂ©nĂ©ralement extĂ©rieurs de nature tout Ă  fait diffĂ©rente.

On peut pas intervenir dans des l'organisation du travail des relations entre les personnels parce que c'est un peu ça c'est davantage une question de ressources humaines en réalité de management que vous avez évoqué. Je ne pense pas que ça rentre dans nos compétences. pas plus d'ailleurs que le rapport de la Cour des comptes et que la gestion comme l'évoquait monsieur Gérard.

C'est ça c'est je crois que c'est la vous auditionnerez la présidente Delphine Hern et elle aura l'occasion de répondre à à tout ce qui à ce qui est dit dans le le rapport de la C des comptes. Il nous appartient pas de nous prononcer je crois sur ce sur ce rapport. Euh monsieur Ballard, vous avez évoqué le fait que nous avions l'obligation de saisir l'ARCOM.

En effet, en derniÚre analyse, aprÚs avoir publié sur le site transmis à la présidence, nous pouvons saisir l'ARCOM. En fait, l'ARCOM la souvent l'it déjà, nous savons qu'elle l'est. Donc euh de fait, bon et euh voilà donc et nous l'informons parce que nous la voyons, nous avons des rencontres avec l'Arcom et bien sûr en discutant nous disons nous avons eu tel affaire, telle affaire.

Donc il y a en fait une une information de mĂȘme que je reçois la totalitĂ© des dĂ©cisions de l'ARCOM sur les sujets qui nous concernent. VoilĂ . et ponctuellement comme ça a Ă©tĂ© le cas sur le cash investigation sur le SĂ©nat encore plus directe.

Donc le fait est aprÚs il pourrait arriver que comme n'était pas saisi sur une affaire particuliÚrement grave en effet nous la nous la nous la saisirions. Voilà. Et monsieur Blot vous avez insisté sur la complexité en effet de ces affaires.

Je vous remercie de ce que vous avez dit. Vous avez dit trÚs justement que c'était pas un comité de censure. En effet, merci madame la ministre, madame la présidente.

Peut-ĂȘtre laisser apport Ă  monsieur Prfer qui ne s'est pas beaucoup exprimĂ© tout au long de notre audition sur les diffĂ©rentes questions des des collĂšgues. Sur les questions madame la ministre, votre micro. Sur les questions que vous avez posĂ©, diversitĂ©, handicap, euh ce sont des points qui font l'objet de contre-rendus trĂšs prĂ©cis euh qui font partie du bilan d'activitĂ© annuelle de France TĂ©lĂ©vision.

Et sur le plan handicap, je peux vous dire que France Tision est trÚs au-delà de ce qu'impose aujourd'hui la réglementation. Euh sur la partie diversité, là aussi, nous avons des critÚres de contrÎle et la présidente a rajouté un pacte de visibilité euh et les députés de l'Assemblée et des sénateurs aussi participent à ce pacte de visibilité et bénéficie donc des informations réguliÚrement tout au long de l'année. Le pact de visibilité concerne les populations d'outre mer.

Voilà qui se rajoute donc aux analyses sur la diversité. Vous dire aussi que nous si la présidente garantit notre indépendance, nous lui garantissons de répondre, je crois que c'est monsieur qui pos monsieur le député qui a posé la question à toutes les questions que nous recevons à tous les messages entre 3000 et 7000 par an. On répond à tous les messages, sauf évidemment les messages insultants que nous que nous rejetons.

Euh et puis dans les messages, attention, des fois on a des emballements, il suffit qu'il y ait par exemple une organisation syndicale Ă  la rentrĂ©e qui est pas contente du reportage qui va Ă©diter un texte et 150 ou 250 personnes vont nous envoyer exactement le mĂȘme texte, nous saisir et on rĂ©pond Ă  tout le monde. VoilĂ , mĂȘme chose sur la corrida. Vous avez des gens qui sont formellement opposĂ©s Ă  la corrida.

On diffuse un sujet sur la corrida. On peut recevoir dans la semaine 150 200, ça provoque une hausse d'activité chez nous mais c'est c'est pas véritablement il y a pas véritablement d'enjeu quoi. Si je peux alors euh pour pour confirmer pour répondre à votre question monsieur monsieur Gérard Fou donc on a entre 6000 et 7000 ça dépend un peu des années.

En 2005 en 2025 nous sommes pour l'instant Ă  peu prĂšs Ă  6000 questions. Bon, on n'est pas loin de la fin de l'annĂ©e. Comme vient de le dire J PrĂ©fĂš, nous rĂ©pondrons Ă  toutes les questions, sauf celles qui relĂšvent, enfin qui n'ont pas d'intĂ©rĂȘt, qui sont simplement insultantes comme cela peut malheureusement arriver.

Donc voilĂ , on a quand mĂȘme une activitĂ© qui est assez soutenue et Ă  partir de ces questions, nous faisons Ă©galement des Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es qui donc montrent bien que nous dĂ©sintĂ©ressons leur sujet et que nous rĂ©pondons directement Ă  leur Ă  leurs interpellations. Euh je voudrais aussi essayer de relativiser un peu les questions. Pourquoi ?

Parce que certaines questions qui peuvent nous occuper, vous occuper et ĂȘtre trĂšs important dans cette commission d'enquĂȘte et c'est parfaitement normal ne sont pas toujours les questions qui intĂ©ressent les tĂ©lĂ©spectateurs qui nous Ă©crivent. VoilĂ , c'est un constat que je peux faire par exemple sur l'affaire Cohen Land euh dont on parle beaucoup, qui a donnĂ© lieu Ă  des articles, enfin campagnes et cetera. Euh, on a dĂ» recevoir, je crois, Ă  peu prĂšs, autant que je me souvienne, 25 courriels.

Tout ça pour vous dire que ça n'a pas non plus entraßner, voyez, une sorte de de flux. Alors que, par exemple, sur d'autres questions, on en a reçu beaucoup plus sur le conflit Israël à Mars. On en a reçu beaucoup plus au fil des semaines et on en reçoit encore beaucoup plus.

Sur le dernier complĂ©ment d'enquĂȘte qui Ă©tait Ă©galement citĂ©, on a reçu pour l'instant 11 courriels. J'ai fait le point hier. Donc voyez, tout ça pour vous dire que il y a une diffĂ©rence d'approche parfois entre les publics et ceux qui font les commentaires de ce que nous euh de de ce que nous diffusons.

Je pardon, je vais parce qu'il faut que je passe Ă  par qu'on va devoir conclure 3 minutes si vous me le permettez, mais le rapporteur a encore une question et et et je vous laisserai conclure. Je je nuancerai juste votre propos parce qu'on est aussi les reprĂ©sentants des des Français. Peut-ĂȘtre aussi qu'il y a un biais dans les saisines dont vous faites l'objet parce que queles que soient nos sensibilitĂ©s politiques ici, il y a des sujets que nous avons Ă©voquĂ© lors de cette audition qui nous remonte de maniĂšre trĂšs trĂšs forte et qu'elle vous remonte finalement de maniĂšre plus mesurĂ©e modurĂ©e n'est pas forcĂ©ment le signe d'une d'une comment dire d'un dĂ©sintĂ©rĂȘt des des Français.

Donc il y a peut-ĂȘtre et c'est aussi peut-ĂȘtre la conclusion de notre notre audition de de ce matin, une maniĂšre que vous soyez saisi ou que vous vous autosais de sujets qui ne sont pas simplement des sujets qui sont portĂ©s par des commentateurs, des Ă©ditorialistes, des chaĂźnes concurrence, mais qui et je le dis lĂ  comme reprĂ©sentant aussi de Français aux sensibilitĂ©s politiques diffĂ©rents qui intĂ©ressent les Français dans leur dans leur diversitĂ©. Mais je pense que c'est c'est aussi l'objet de cette audition qui a Ă©tĂ© tout Ă  fait passionnante. Je laisse pardon monsieur le prĂ©sident bien Ă©videmment hein simple un constat pour vous montrer un petit peu que nous nous rĂ©pondons Ă  ce que les tĂ©lĂ©spectateurs nous Ă©crivent et nous disent et nous demandent hein.

Voilà donc on peut pas aller plus loin. Je peux parce que rien comme député j'ai dû recevoir 50 courriels sur le sujet. Donc si le si le médiateur de France Tvision en a reçu que 20, il y a un c'est pas une c'est pas du tout une critique ou un reproche que je vous fais mais c'est que là il il y a bien il y a bien un sujet de visibilité de votre action et de votre rÎle.

Vous avez un rĂŽle essentiel enfin en tout cas moi je je le dis ici en sortant 2 minutes de l'impartialitĂ© du prĂ©sident mais il faut maintenant que vous puissiez ĂȘtre ĂȘtre saisi, mieux saisi et peut-ĂȘtre vous articule entre vous et avec l'ARCOM. Je laisse le rapporteur le mot de la fin ou en tout cas la question de la fin. Merci monsieur le prĂ©sident.

Je vais rebondir sur vos propos, monsieur le médiateur, quant à l'affaire Patricken et et Thomas Logrand. Une toute derniÚre question parce que je pense qu'elle mérite un éclaircissement. Madame la ministre, madame la présidente, vous expliquez que selon vous Patrick Cohen dans cet enregistrement n'aurait rien dit.

Est-ce que premiÚre question et j'en aurai une deuxiÚme et derniÚre, est-ce que vous avez eu accÚs à l'intégralité de l'enregistrement sur ce sujet-l ? Question courte réponse course. Madame ministre, non, je n'ai pas eu accÚs à à l'enregistrement mais il y a eu cette ce constatsier sur le sur la totalité de l'enregistrement.

Donc, j'ai considĂ©rĂ© que ça n'apportait pas d'Ă©lĂ©ments nouveaux par rapport Ă  ce que nous savions au visionnage par rapport au visionnage Ă  sĂ©quence. Donc vous vous nous expliquez que vous avez pas eu accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de la sĂ©quence et pourtant dans votre avis vous dĂ©doinez en quelque sorte monsieur Cohen mais sans le dĂ©douiner totalement parce que vous dites on ne peut pas affirmer au vu de cette sĂ©quence tronquĂ©e qu'il avait d'autres objectifs monsieur Cohen, que l'exercice de son mĂ©tier. Est-ce que vous pensez que dans votre rĂŽle de prĂ©sidente du comitĂ© d'Ă©thique, n'ayant pas eu accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de l'enregistrement et expliquant que selon vous, on ne peut pas affirmer qu'il n'exerce d'autres rĂŽles que celui de son mĂ©tier de journaliste, est-ce que vous avez conscience qu'avec cet avis lĂ , ça a disculpĂ© la direction de France TĂ©lĂ©vision et ça a protĂ©gĂ© monsieur le Grand alors mĂȘme que vous nous avouez que vous avez pas eu accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de l'enregistrement.

Monsieur monsieur Cohen effectivement c'estĂ d le contexte de le contexte de cette affaire ben c'Ă©tait une une grande Ă©motion, c'Ă©tait un grand efflement et cetera et on a souhaitĂ© rendre un avis rapide en fait et il y a pas eu encore le con. Et d'ailleurs, on l'a rendu avant le conseil d'Usier, c'est-Ă -dire un moment oĂč on savait qu'il y avait eu possiblement montage mais euh pas d'avantage. C'est pourquoi bon aprĂšs il y a eu le conseil lucier, moi j'ai considĂ©rĂ© que il n'y avait pas d'Ă©lĂ©ments nouveaux par rapport Ă  la sĂ©quence et du coup n'est pas revenu sur cet avis.

Mais le souci, c'est qu'elle il a été fait rapidement à cause de bah à cause de cette montée euh considérable euh qui est qu'on pouvait observer à ce moment-là. En réalité, c'est comme ça que ça s'est passé. Je je veux vous remercier chacune et chacun d'entre vous nom de cette commission de d'avoir répondu à nos questions, l'ensemble de nos questions avec avec franchise.

Vous dire qu'on mesure bien que il y a aujourd'hui un enjeu et ça sera le travail qu'on devra faire collectivement d'articulation euh de vos pĂ©rimĂštres d'action de de votre rĂŽle. que les exemples qui ont Ă©tĂ© soulignĂ©s par le par le rapporteur montrent bien qu' qu'il faut faire, j'allais dire, il faut faire Ɠuvre de de complĂ©mentaritĂ© entre l'ARCOM, le mĂ©diateur, les comitĂ©s d'Ă©thique et que ça sera aussi le travail des gislateur peut-ĂȘtre de faire Ă©voluer la loi pour que soit prĂ©cisĂ© la maniĂšre aussi dont vous intervenez, dont vous vous saisissez, dont vous autaisissez pour pouvoir apporter aux tĂ©lĂ©spectateurs et aux Français la garantie que Ă  chaque instant les acteurs de public respectent les exigences d'un parcell de neutralitĂ©, d'objectivitĂ© et d'honnĂȘtetĂ© de l'information qui sont prĂ©cisĂ©es dans la loi de 1986 Ă  laquelle nous sommes tous et tous ici attachĂ©s. J'indique aux collĂšgues que nous nous retrouvons Ă  14h15 pour l'audition des reprĂ©sentants de la Cour des comptes sur le rapport de France TĂ©lĂ©vision dans cette mĂȘme salle et Ă  16h pour une audition tout aussi passionnante, je n'en doute pas, dans cette mĂȘme salle avec des spĂ©cialistes du droit des mĂ©dias de la presse.

Donc 14h15 ici et ensuite 16h. Merci. Don Laurence Ă  vous don Laurence Fran