Marine Tondelier dénonce les méthodes "délétères" de la commission sur islamisme et politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, les questions du terrorisme et de la diffusion de l'idéologie islamiste essentielles pour la sécurité de notre pays et pour notre vivre ensemble, mais dans ce cas précis, la manière de les traiter me semble délétaire et je préfère le dire d'emblé. J'utilise à dessin le mot délétaire parce que cette commission d'enquête, par la manière dont elle s'est créée et dont elle choisit et formule ses questions, nourrit ce climat de suspicion permanente qui pèse sur un trop grand nombre de nos compatriotes en raison d'une appartenance réelle ou supposée à une religion. en l'occurrence l'islam.
En alimentant cette atmosphère que je n'hésite pas à qualifier l'islamophobe, elle risque de dégrader une nouvelle fois la sérénité et les libertés des personnes concernées et par ricocher de contribuer à rétrécir pour l'ensemble de la population par l'extension par exemple d'un droit d'exception. Mais avant d'en venir au sujet qui fâche, je veux le redire clairement. Oui, les écologistes sont convaincus que la lutte contre le terrorisme islamiste est un enjeu crucial pour notre pays parce qu'il menace et a déjà atteint à plusieurs reprises la sécurité de celles et ceux qui vivent sur notre sol, mais aussi la vie de nos compatriotes à l'étranger parce qu'il met à l'épreuve nos principes républicains et parce qu'il continue ailleurs dans le monde de restreindre les libertés et de semer la peur.
Ah.
Marine Tondelier