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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 13 septembre 2021 78 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques aux Jeux de Tokyo 2020

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    « 87 médailles et 189 championnes et champions. »
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    « Pour les sports paralympiques par exemple, cela représente une hausse de plus de 70 % depuis 2017. »

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Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Madame la Maire de Paris, Madame la Présidente de Région, Monsieur le Président du Conseil départemental, Mesdames et Messieurs les médaillés olympiques et paralympiques de Tokyo, Mesdames et Messieurs, je suis très heureux de vous accueillir aujourd'hui à l'Élysée, très heureux, pour à la fois célébrer et préparer la suite tout de suite. C'est d'ailleurs pour cela que nous le faisons si tôt, parce qu'habituellement, on attendait plusieurs mois pour célébrer les médaillés et les sorties de Jeux Olympiques, mais là, il faut évidemment célébrer tout ce qui s'est passé au mois d'août. Mais il faut tout de suite préparer ce qui va arriver plus vite qu'on ne pense, et j'y reviendrai.

Cette cérémonie est aussi singulière par son ampleur, parce que nous avons souhaité y convier, au fond, l'équipe de France, unie. Unie parce qu'elle rassemble olympiens et paralympiens, soudés par des valeurs communes : le dépassement de soi, le courage, la solidarité. Les sportifs, qui nous procurent à chaque jeu les mêmes émotions, un collectif qui inspire la conception des Jeux de 2024, cher Tony, où l'olympisme et le paralympisme sont les deux facettes d'un même projet, d'où cette présence, tous ensemble aujourd'hui.

Unie parce qu'elle associe des représentants de ceux qui participent de vos performances, c'est-à-dire vos entraîneurs, vos staffs, dans la diversité de leurs métiers, ceux qui soutiennent le sport de haut niveau au sein des fédérations, de l'Agence nationale du Sport, du ministère, de l'INSEP, de son réseau, et aussi vos familles, naturellement, qui sont vos premiers soutiens durant tant et tant d'années, et tous les clubs amateurs, les associations qui, aussi, pendant de nombreuses années, sont les bénévoles, bien souvent, qui vous permettent d'accéder à la performance. Et réunir ce continuum, cet ensemble, dans ce moment, était important. Unie parce qu'elle fédère autour d'elle un héritage, l'héritage d'une France qui gagne, d'un siècle de performances, de victoires, de records, incarné aujourd'hui encore par de nombreux médaillés d'or de notre histoire, qui sont présents avec nous aujourd'hui.

Et je salue leur aîné, Charles Coste, 96 ans, vous qui fûtes médaillé d'or en 1948, aux Jeux de Londres. Tous, vous êtes des exemples, des sources d'inspiration, d'émulation et beaucoup d'entre vous œuvrent encore au service du sport ou de l'intérêt général. Unie parce qu'elle embrasse aussi le succès et les échecs.

Aimer la victoire et la célébrer, ce n'est pas omettre ceux qui n'ont pas pu gravir jusqu'au bout les marches du podium. Ils ont pris leurs risques et se sont engagés corps et âme sur les sentiers de l'excellence sportive. Alors ce ne sont pas toujours les sentiers de la gloire, mais toujours des sentiers de détermination, de rigueur et de ténacité.

Ces sentiers que vous empruntez en hissant l'étendard de la Nation doivent être pleinement reconnus, aussi, par nos entreprises, nos universités et par l'État, j'y reviendrai tout à l'heure, et je veux dire aux 400 athlètes qui n'ont pas été coiffés de lauriers, que 2024 les attend aussi, et que rien ne sera possible sans eux, sans leur détermination à ne rien lâcher, à venir chercher, dans notre capitale, leur revanche. Et puis unie, enfin, autour d'une même conviction : celle du rôle primordial que les valeurs de l'olympisme et du sport peuvent jouer pour notre pays, et que nous devons essaimer, quelles que soient les sensibilités dans le champ politique. Je sais que l'ensemble des parlementaires qui sont là portent ces valeurs.

Je sais, Madame la Maire, chère Anne, Madame la Présidente de Région, chère Valérie, Monsieur le Président du Département, cher Stéphane, nous y travaillons main dans la main, autour, en particulier, du projet d'héritage des Jeux de 2024, mais c'est toute l'équipe de France qui est réunie pour rendre l'hommage de la Nation aux médaillés de Tokyo, mais aussi pour préparer Paris. Les ministres, le Premier ministre qui, ces dernières années, a aussi contribué à l'effort sportif national, le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, la ministre déléguée au Sport, la ministre en charge du Handicap, mais également l'ensemble de celles et ceux qui sont là et portent ce flambeau, cher Tony, avec l'ensemble de son équipe, COJO, le DIJOP, Monsieur le Préfet Cadot est patron de l'agence qui mène ce travail, la SOLIDEO et ses équipes, Claude Onesta pour, au sein de l'agence, son travail pour la haute performance, et j'y reviendrai, tout à l'heure. Mais aussi, chère Brigitte, CNOSF, et chère Marie-Amélie, le CNPSF, parce que nous avons un travail avec l'ensemble des fédérations, et merci, pas simplement à Tokyo, mais depuis le début, d'être aux côtés de cet ensemble sportif pour pouvoir préparer la suite.

Alors, je ne vais pas ici faire la chronique complète de tout ce qui s'est passé durant ces Jeux olympiques et paralympiques, mais je voulais d'abord, évidemment, vous dire merci avant de décorer chacune et chacun. Merci pour la fierté. C'est la fierté de toute une nation qui est heureuse de voir nos sportifs se dépasser, l'emporter pour une compétition internationale.

Merci pour les émotions, parce que je crois pouvoir dire que nous en avons vécu de nombreuses durant ces Jeux, ces suspenses haletants, la finale de nos volleyeurs, le finish de Matthieu Androdias et Hugo Boucheron en aviron, et plusieurs autres émotions qui ont été décuplées pour tous ceux qui vous ont guidés, les clubs qui vous ont accueillis, les entraîneurs qui vous ont formés et accompagnés. Et merci pour l'inspiration. Je le disais, parce que vos parcours, votre engagement, les valeurs que vous avez défendues durant ces Jeux sont aussi source d'inspiration, et je dirais, beaucoup d'entre vous ont parfois vécu des drames, avaient connu, avant, des échecs.

Ça rend cette inspiration encore plus forte et plus essentielle, parce que ce sont des symboles de détermination, essentiels pour notre Nation. 87 médailles et 189 championnes et champions. C'est encore plus impressionnant quand je fais ce bilan, quand on se rappelle le contexte dans lequel vous avez préparé ces Jeux.

La crise sanitaire a été une longue période d'incertitude et je sais qu'elle a bousculé vos capacités à vous entraîner. Elle a créé beaucoup d'incertitudes sur la date, la confirmation de l'événement, et donc la préparation, évidemment, de la montée physique et des compétitions qui précédaient, l'absence aussi, pour beaucoup, de référence internationale pour se jauger, à l'aune de la concurrence, et puis les contraintes sanitaires pendant le temps de la compétition. Et je sais que beaucoup d'entre vous l'ont vécu et ont été déstabilisés par ces contraintes, parce que c'était aussi beaucoup du référentiel professionnel et affectif qu'il y avait autour d'eux et qui ne pouvait pas être là, comme d'habitude.

Et donc, tout ça, je le prends en compte et très clairement, en rendant hommage aux organisateurs japonais et à leur résilience, parce qu'ils ont tenu ces Jeux, et je pense que c'était important de les tenir, et je les en remercie et nous les en félicitons, vous aussi, vous les avez tenus, et dans des conditions très difficiles, et donc merci pour cela. Mais je dois dire que dès la cérémonie d'ouverture, nous y étions à quelques-uns, et l'entrée enthousiaste, même acrobatique, oserais-je dire, de nos porte-drapeau, Samir Aït Saïd et Clarisse Agbegnenou, nous avons ressenti l'énergie du collectif, son envie et sa fougue. Et c'est Luka Mkheidze, qualifié de justesse à ces Jeux, qui ouvrait le compteur, on était d'ailleurs ensemble, à quelques-uns, à ce moment-là, avec une médaille de bronze en judo.

Et je dois dire que, d'abord, ce n'était pas la plus attendue. Comme on m'a très joliment dit à ce moment-là : elle n'était pas dans nos comptes, celle-ci ! Et donc je trouve que c'était une formidable performance de Luka, mais surtout, c'était un très beau symbole de porter haut les couleurs du pays qui vous a accueilli en 2008, lorsque vous aviez dû fuir la Géorgie et la guerre en Ossétie du Sud.

Belle revanche ! Vous avez donné le la d'une olympiade de très haut niveau, en particulier, et pour commencer avec elle, pour notre délégation en judo : sept médailles, avec notamment l'or de Clarisse, que j'évoquais à l'instant, qui tenait là sa revanche sur Rio. C'était déjà le record de Barcelone et de Londres égalé, mais il en fallait plus.

Teddy s'est battu, d'abord pour résister et aller accrocher une médaille en solo, et de quelle manière ! Mais surtout, il fallait repartir de Tokyo avec la médaille d'or tant convoitée. Et le plus beau pari, c'était, au fond, d'aller chercher les Japonais sur leur sport, chez eux.

Vous l'avez fait ! Et dans cette nouvelle compétition par équipes, si enthousiasmante à regarder, vous nous avez proposé ce que nous rêvions tous de suivre : une finale contre le Japon, à domicile, au pays du judo. On pourrait retenir la détermination, le talent, la solidarité qui vous ont permis de renverser la montagne nippone, pour aller décrocher l'or olympique.

Pour ma part, c'est votre échauffement avant la finale que je retiens, où, volume au maximum, vous dansiez ensemble face à des Japonais médusés, ce qui fut un peu le haka à la française. Belle manière de déconcerter l'adversaire ! Cette performance par équipes était à l'image de ce que ces Jeux nous réservaient dans les sports collectifs : double médaille d'or féminine et masculine pour nos handballeurs, qui ont fait mes boutiques, comme diraient nos championnes.

Et le hand, très clairement, est un sport que l'on conjugue en France au plus-que-parfait. C'est clair, et ça va continuer. Double médaille féminine et masculine en basket, avec notamment ce bloc de Nicolas Batum, je crois que tout le monde s'en souvient, l'image appelée à orner les chambres des adolescents.

Je crois que ça a déjà commencé. En tout cas, je peux témoigner pour ceux qui me concernent. Médaille d'argent au rugby à 7 féminin, après un tournoi brillant.

Vous avez pu regarder les Néo-Zélandaises les yeux dans les yeux, en finale. Médaille d'or en volet masculin, au bout d'un suspense intenable, que j'évoquais tout à l'heure, et d'un vol suspendu de Laurent Tillie sur le parquet. Cher Laurent, merci beaucoup ! pas simplement pour cette finale, mais aussi pour être revenu sur le parquet, et surtout avoir tenu pendant tant d'années, et porté ce collectif à un tel niveau.

Ces sports collectifs sont une fierté française. Simplement, j'ai une pensée chaleureuse pour les parents de tous ces enfants qui vont désormais vouloir faire tous ces sports à la fois, parce que vous leur avez donné envie, et donc je sais que pour les parents, cela promet, là aussi, des agendas, en soirée et en week-end, qui correspondront à ces désirs. Je n'oublie pas pour autant d'autres performances collectives : nos médailles en concours complets par équipes, en équitation, en relais mixte de triathlon, en dériveur double femmes, en voile, en deux de couple poids léger, en aviron, en vitesse par équipes hommes, en madison hommes, en cyclisme, en escrime, en sabre par équipes femmes, en fleuret par équipes femmes et hommes, pour les dernières touches dorées d'Erwann Le Péchoux, en particulier l'escrime, qui a joué le match avec le judo tout au long de ces Jeux, et notamment avec cette première médaille d'or magnifique de Romain Cannone, une médaille qui a magnifiquement déjoué, là aussi, les pronostics.

D'autres ont su accomplir aussi le destin qu'on leur prédisait, sans trembler. Steven Da Costa en karaté, Jean Quincampoix au tir, avec confiance, avec sang-froid, pour aller jusqu'à l'or olympique. Toutefois, je dois dire à nos médaillés olympiques que malgré ces beaux résultats, malgré le magnifique retour au devant de la scène de Florent Manaudou, malgré la résistance homérique à la douleur de Kevin Mayer, on s'en souvient tous, et j'ai d'ailleurs une pensée pour Renaud Lavillenie, aussi, malgré les efforts sur le plan d'eau de Thomas Goyard et Charline Picon, ou sur le tatami, d'Althéa Laurin, et sans vouloir écorner cette équipe de France unie, un constat s'impose : le sport paralympique vous a écrasés.

Comme l'a bien résumé Pierre Fairbank, dans un entretien sur le bilan global de ces Jeux paralympiques, au Village des athlètes, à chaque fois que l'on prend l'ascenseur, on croise toujours un médaillé français. Vous devriez d'ailleurs, cher Pierre, vous-même, souvent prendre l'ascenseur, car vous avez affolé les statistiques avec ce magnifique parcours : neuf médailles en athlétisme, sur six olympiades. 54 médailles. 54 médailles, c'est une performance que nous n'avions pas connue depuis 2004 à Athènes, et qui était au-delà des objectifs fixés par Claude Onesta et les ministres.

Magnifique réussite collective de notre délégation, emmenée par ses porte-drapeau, Sandrine Martinet, médaille d'argent en judo, soit sa quatrième médaille sur quatre paralympiades, et Stéphane Houdet, cinquième médaille en quatre paralympiades. Bravo ! À chaque Jeux paralympiques, le niveau s'élève, les écarts se comblent, de nouvelles nations émergent, et la professionnalisation se renforce, là aussi, à vitesse grand V.

Rien qui ne vous ait déstabilisé. Au contraire, vous avez été au rendez-vous. Marie Patouillet a ouvert cette belle moisson d'une médaille de bronze en paracyclisme, ouvrant la voie de nos excellents résultats dans la discipline, portés notamment par la révélation : Alexandre Léauté, quatre médailles d'or, quatre médailles, pardon, dont une en or, avec le plaisir de retrouver François Pervis, ce qui, je l'espère, incitera de nombreux olympiens à remettre leur expérience et leurs services, justement, de la performance paralympique.

Rien n'était joué, c'est toujours un pari difficile. Il a été gagnant. Nous avons eu droit à des performances tout aussi éclatantes, en para tennis de table : 11 médailles, un récital tricolore, dont les trois médailles remportées avec brio par Florian Jouanny et Loïc Vergnaud.

Et derrière chacune de ces 54 médailles, des parcours extraordinaires : celui de Marie-Amélie Le Fur, des responsabilités institutionnelles de tout premier plan que j'évoquais, au CPSF, de nouvelles responsabilités familiales, et pourtant la même énergie, le même engagement pour préparer ces Jeux de Tokyo. Tout le monde a ressenti, devant cette constance, depuis les Jeux de Pékin en 2008, jusqu'à ce sixième saut de Tokyo pour décrocher l'argent, quelle force de caractère il fallait. La neuvième médaille paralympique de Marie-Amélie !

Le parcours extraordinaire aussi d'Alexis Hanquinquant, sportif accompli, qui connaît en 2010 un terrible accident de travail, qui le priva d'une jambe. Votre vie bascule, et c'est par le sport, toujours, que vous allez vous reconstruire, avec un appétit insatiable. Champion de France, champion d'Europe, champion du monde de para triathlon.

Il ne vous manquait que ce titre olympique, qu'aucun concurrent n'a jamais été en mesure de vous contester. Celui de Léa Ferney, atteinte d'une déficience chromosomique, benjamine de la délégation française, à 17 ans. Chère Léa, cela fait déjà des années que vous brillez en tennis de table et vous avez bataillé pour vous qualifier à Tokyo, et je ne peux qu'imaginer la joie, la fierté, l'émotion de votre club de Dijon, de votre famille, lorsque vous avez conquis cette magnifique médaille d'argent.

Vos parcours à tous sont hors normes. Il mêlent des jeunes plein d'avenir, comme Léa, comme Alexandre, comme Hugo Didier en natation, et des champions chevronnés, qui n'ont rien perdu de leur compétitivité et qui peuvent encore rêver à Paris 2024. Pour chacun, il y a une histoire qui illustre ce qu'il y a de meilleur en l'être humain, les ressources parfois insoupçonnées qu'il renferme et cette urgence à vivre intensément, par-delà les contraintes.

Vous êtes tous des lumières et vous méritez les lumières. Tout au long de ces Jeux paralympiques, et je veux ici saluer la qualité de la couverture de ces Jeux par France Télévisions, vous avez donné à voir un témoignage de résistance, d'énergie, d'espoir, pour chacun d'entre nous, et à travers vos exploits, c'est le regard de toute la société sur le handicap, que vous contribuez à faire évoluer, ce qui est un combat essentiel pour la Nation. Alors chers médaillés, vos médailles vous appartiennent pour l'éternité !

Il vous faut savourer ces moments, profiter, et les aînés qui sont là à vos côtés peuvent en témoigner, mais profiter pas trop longtemps. D'abord parce que c'est, avec ces médailles, une responsabilité pour longtemps, et ceux qui sont médaillés d'avant le savent. On vous regarde différemment.

La pression n'est plus la même. Vous avez une responsabilité à l'égard des jeunes et des générations qui vous suivent, qui est maintenant différente. Mais parce que, et c'est pour ça que nous tenons maintenant cette cérémonie, il nous faut tous ensemble préparer la suite, et nos Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Les résultats sont là, mais des progrès restent possibles. Le bilan global de ces Jeux Olympiques n'est pas tout à fait au niveau que nous attendions. On sait que sur certains sports, il est même mitigé et on ne peut pas construire une réussite si on ne se dit pas les choses en vérité.

Et donc en célébrant, aujourd'hui, je veux dire quelques mots sur la manière dont nous allons préparer la suite dès maintenant, parce que nous n'avons pas trois ans pour les préparer. Nous avons quelques mois utiles où il faut faire les choix les plus durs, deux années de travail acharné et une année de réglages. Ce n'est pas au dernier moment qu'il faudra s'atteler à régler les problèmes qui apparaissent clairement dès maintenant.

Et donc il n'y a aucune fatalité et rien n'est acquis. Rien n'est acquis pour personne, si j'ose dire. Pour les médaillés d'aujourd'hui, il va falloir vous rebattre pour tenir la performance pour 2024.

Pour ceux qui ont raté ce rendez-vous ou pour ceux qui n'étaient pas encore prêts, il faudra mettre les bouchées doubles parce que ce rendez-vous de 2024 il arrivera une fois dans votre vie, et vous le savez. Et je veux qu'on fasse tout pour vous aider à réussir. Vous aider, vous en tant que sportives et sportifs de haut niveau, à être au rendez-vous de nos Jeux olympiques, pour vous et pour la nation.

Mettre tous les moyens possibles pour que vous soyez là, pour que ces Jeux soient un succès parce que le succès des Jeux ce sera les succès, on le sait, de nos sportifs avant tout, ça marche comme ça. Et pour vous aider aussi à réussir dans la durée, c'est-à-dire dans l'après et la reconversion. D'abord pour vous dire, vous rappeler et vous confirmer l'engagement de l'État.

Depuis l'échec des Jeux de Rome en 1960, sous l'impulsion du général de Gaulle, l'État joue un rôle de premier plan dans la politique de soutien au sport de haut niveau. Cette présence de l'État est toujours autant fondée. Le financement du haut niveau, qui ne bénéficie pas des mêmes retombées que le sport professionnel, ne peut relever du seul financement privé.

La stratégie de détection des espoirs, de formation des talents doit relever d'une approche cohérente à l'échelle nationale. La professionnalisation des équipes techniques, la transmission des savoirs de génération en génération impliquent un cadre qui sécurise des parcours, qui assure l'attractivité des métiers. Enfin et surtout, le sport de haute performance impose à tous les niveaux un regard objectif, qualifié, pragmatique, sur le niveau et le potentiel de chacun que la neutralité publique doit contribuer à garantir.

Je sais que tout ce que je dis là ce n'est pas simplement l'engagement très fort de l'État depuis maintenant plus de 60 ans. C'est aussi l'esprit même du sport français qui correspond à l'esprit olympique, celui qui, à travers nos fédérations, ce qu'elles structurent, est là pour permettre à tous les sports d'exister, y compris quand l'argent privé n'est pas là pour financer telle ou telle compétition. Et je crois que c'est pour ça que ces rendez-vous olympiques sont si importants, que la structuration de notre sport est si importante et l'engagement de l'État est clé.

Je veux donc le redire haut et clair, l'État est présent et restera présent à vos côtés. D'abord au travers des moyens financiers qu'il mobilise. Depuis 2017, l'augmentation des crédits sur la haute performance atteint des niveaux inégalés : 110 millions d'euros sont aujourd'hui mobilisés chaque année, auxquels il convient d'ajouter la valorisation des CTS à hauteur de plus de 100 millions d'euros par an.

Pour les sports paralympiques par exemple, cela représente une hausse de plus de 70 % depuis 2017, un effort évidemment inégalé. Quand on y met les moyens, on a les résultats, on le voit bien. Nous faisons déjà beaucoup.

Nous faisons plus que les autres. Ce n'est pas toujours dit et je veux qu'on puisse collectivement en être conscient et en être fier et nous allons continuer de faire. Ce que je veux vous dire ici, c'est que nous n'allons pas simplement consolider cet engagement mais nous allons le renforcer pour mettre sur les différents points que nous avons identifiés un engagement supplémentaire, un investissement supplémentaire, en particulier pour accompagner la haute performance.

Parce que tout cela ne suffit pas. Nos voisins britanniques, pour ne prendre que cet exemple, investissent aujourd'hui moins de crédits publics que nous. Ils ont pourtant des résultats supérieurs aux nôtres parce qu'ils ont aussi su complètement changer leurs méthodes, concentrer leurs moyens au moment de leurs propres Jeux olympiques.

Et on l'a vu faire, c'est à ce moment-là qu'ils nous ont décrochés dans le classement des médailles. Il n'y a pas de fatalité. À nous de jouer.

C'est pourquoi nous avons depuis 2017, en complément de ces nouveaux moyens, engagé une réforme en profondeur des modalités de notre soutien, de sa répartition. Et je veux ici réaffirmer ces principes clairs pour dire qu'ils vont aussi présider à nos travaux sur les années qui viennent. D'abord, concentrer nos efforts sur les profils et les disciplines à fort potentiel pour éviter de disperser les crédits sur une cible trop large et donner plus de leviers aux meilleurs.

On doit accepter et assumer cela. Il y a tout ce qu'on fait pour le sport amateur, pour la montée en gamme, j'y reviendrai tout à l'heure, mais sur la haute performance on doit aussi accepter de concentrer les moyens là où on a de la potentialité et là où on veut avoir du résultat. La deuxième chose c'est d'individualiser, faire du cousu main pour répondre aux besoins spécifiques de chaque athlète parce que vos besoins sont différents, vos organisations sont différentes.

On en parlait à l'instant avec les ministres, avec le Premier ministre, avec Claude. Selon les sports, selon les fédérations, on le sait bien, il y a des athlètes qui ont des entraîneurs à eux, des entraîneurs de leur club, pour d'autres ça va être l'entraîneur de la fédé. Je pense qu'il n'y a pas un modèle unique et il faut assumer d'individualiser pour que tout le monde soit confortable et qu'on aille vers la haute performance, encore plus.

Troisième point, investir sur l'humain, la professionnalisation de cadres, notamment en rémunérant mieux nos coachs. Et je me réjouis d'ailleurs du retour de certains de nos plus brillants entraîneurs en France parce qu'on y a mis les moyens collectivement parce qu'ils ont vu aussi que l'excellence était là, que vous étiez motivés, que nous étions motivés et que nous savions collectivement redevenir attractifs. Mais ce n'est pas vrai de dire qu'on réattire des talents sans y mettre les moyens parce que nous sommes dans un monde de compétition.

Quatrièmement, c'est confier à un lieu d'expertise dédié l'évaluation et l'accompagnement des cellules hautes performances de chaque fédération, en s'appuyant uniquement sur la science et sur l'expertise et assumer des choix forts en tirant les conséquences financières et de ressources humaines de ces évaluations pour chaque fédération et chaque sportif. Et, enfin, créer un lieu de collégialité pour débattre autour de tous les acteurs, athlètes et entraîneurs compris, des grands axes de cette politique de haut niveau. C'est cela la finalité de la création de l'Agence.

C'est cela le sens de la mission confiée à Claude Onesta et à ses équipes. C'est cela la nouvelle relation construite avec les fédérations. Cette démarche s'illustrera par des actions fortes et immédiates auprès des fédérations les plus en difficulté dès les semaines qui viennent.

Claude Onesta, avec l'appui des ministres et des équipes au sein de l'ANS, les déploiera dans les tout prochains jours. Pour les sportifs, ces effets concrets sont déjà perceptibles et ils seront consolidés sur l'accompagnement socio-professionnel, sur les aides financières personnalisées, sur la mobilisation de la recherche et de la data, sur les moyens mobilisés pour renforcer leurs entraîneurs, sur la modernisation aussi des infrastructures. Au-delà des acteurs publics, il nous faut toujours aussi mieux associer les acteurs privés.

C'est notamment cette belle idée du pacte de performance qui permet à des entreprises d'accompagner financièrement les athlètes dans leur préparation au travers du mécénat. Plusieurs d'entre vous, beaucoup d'entre vous font partie de ces programmes et je veux remercier les entreprises, pour nombre d'entre elles ici présentes aujourd'hui, de leur engagement et je veux qu'on puisse multiplier ces programmes et ce que nous faisons dans le cadre de ce pacte dans les mois et années qui viennent. Mais je veux aussi qu'on puisse aller plus loin.

Je le disais tout à l'heure, au-delà de vous les médaillés, ce sont tous les sportifs qui s'engagent dans un parcours d'excellence sportive que nous devons reconnaître parce que vous vous engagez pour la France et vous prenez des risques ce faisant. Je souhaite donc que sous deux mois, en étroite relation avec les représentants du CNOSF et du CPSF et des athlètes, les ministres concernés engagent deux axes. D'abord réunir l'ensemble de nos grandes écoles et la conférence des universités, pour mettre en place un dispositif de cordées du sport inspiré des Cordées de la réussite, pour faciliter l'entrée des lycéens sportifs de haut niveau dans des filières sélectives et d'excellence.

Je pense qu'il nous faut essayer, dans les mois et années qui viennent, de bâtir ce modèle que plusieurs autres nations ont su faire d'un sport d'excellence à l'université et pleinement reconnu. Pour beaucoup d'entre vous, ça a été parfois un parcours du combattant, pour avoir un parcours scolaire en même temps qu'un parcours sportif d'excellence, et je ne parle pas ensuite du parcours universitaire. On doit réussir véritablement à bâtir un modèle français beaucoup plus robuste où on remet le sport au cœur de nos filières.

Et c'est ça que nous devons réussir à faire à travers ces cordées qui seront un début et un démarrage. La deuxième chose, le deuxième axe, c'est d'expérimenter un capital sportif entrepreneur pour ceux qui en ont besoin à l'issue de leur carrière, c'est-à-dire un accompagnement et une aide financière de plusieurs milliers d'euros pour lancer une entreprise ou une activité car vous avez mille fois prouvé votre rigueur, votre énergie, votre abnégation et votre capacité à mener à bien vos projets. Nous le devons aussi aux sportifs qui raccrochent les baskets ou le maillot et entament une reconversion.

Et ce capital sportif entrepreneur viendra compléter ce que nous avons su faire ces dernières années. Plusieurs ministères par exemple, en particulier le ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, plusieurs collectivités territoriales, la Gendarmerie nationale, plusieurs grandes entreprises publiques se sont mobilisés pour permettre à nos sportifs parfois de mener d'ailleurs une carrière de haut niveau et un emploi pour certains mais aussi pour bâtir leur reconversion. Je veux qu'on le facilite aussi dans le secteur privé et dans la reconversion vers le privé.

Il nous reste trois ans avant les Jeux de Paris. C'est très peu et c'est demain. Je veux dire à ceux qui pourront y participer que vous avez une chance incroyable et ce que je viens d'évoquer est aussi une manière de mettre le maximum à disposition pour que vous puissiez saisir vos chances et vous préparer dans de bonnes conditions.

On m'interroge souvent sur l'objectif de médailles fixé. En la matière, je laisse le soin aux sachants de les définir précisément. Je ne suis pas persuadé que je leur fais tout à fait un cadeau mais je ne suis pas de ceux qui se fixent pour ambition de faire au moins aussi bien.

Je vous le dis très clairement, on doit faire beaucoup plus, beaucoup plus parce que ce sont nos jeux, c'est à la maison et c'est attendu. Et le plus haut, plus vite, plus fort ensemble, s'il doit s'appliquer c'est bien pour ces jeux et donc il faut pour chaque fédé, pour chaque sportif, se mettre la pression maximale. La France peut très clairement un jour intégrer durablement le top 5 olympique, j'y crois, et le top 5 paralympique.

Mais pour cela nous devons nous projeter aussi sur le temps long. Je veux donc dire à tous ceux dont le haut niveau est le métier et la passion que nous allons faire ensemble en sorte que nous soyons à ces rendez-vous de Paris. Cette perspective il faut l'assumer, la porter.

Nul ne sait dire qui sera ministre des Sports en 2025 ni même président ou Premier ministre. Il y a beaucoup de compétition, j'ai cru comprendre aussi, qui s'annonce mais je peux vous dire que ce que nous faisons, nous devons le faire avec le sens du temps long et de la responsabilité parce qu'on parle de notre pays, on parle de vous, de votre génération, de vos générations mais on parle des plus jeunes. Et donc nous préparons aussi la France de 2030 parce que tout ne s'arrêtera pas en 2024 et nous devons aussi utiliser 2024 comme un jalon essentiel pour aller beaucoup plus loin.

Vous avez besoin de stabilité pour préparer cette échéance et nous avons déjà engagé des changements structurels importants. Il faut désormais laisser aussi le temps de produire leurs effets à ces réformes. Toute votre énergie doit être mobilisée vers les Jeux de Paris et c'est aussi vrai pour les moyens humains mis à votre disposition.

Je veux donc dire très clairement aux fédérations, aux DTN, aux entraîneurs, aux sportifs qu'avec les ministres nous ne vous ferons pas défaut, ni sur le haut niveau ni sur le sport en général, pour que vous soyez pleinement concentrés sur la performance et sur votre entraînement au quotidien. Ce qui a hissé nos champions sur les podiums, c'est l'engagement d'une vie tournée vers le sport et vers les autres et vous êtes à cet égard des ambassadeurs portant aussi des valeurs, comme vous l'avez très bien montré lors de ces Jeux pour les athlètes olympiques et paralympiques afghans, avec une fierté que vous nous avez donnée en les accueillant qui était admirable. C'est pourquoi, au-delà de tout cela, avant même d'être des sportifs de haut niveau vous êtes, comme nous tous, des amoureux du sport, des émotions qu'il procure, du dépassement qu'il exige et des portes qu'il vous a ouvertes.

Et nous partageons tous ici une conviction profonde, c'est qu'à l'heure où les grandes transformations technologiques favorisent la sédentarité, où on voit nos sociétés se transformer, y compris chez les plus jeunes, vers des pratiques qui ne favorisent pas la bonne santé, le sport et l'activité physique contribuent à bâtir aussi des nations plus fortes, c'est-à-dire en bonne santé, prévenant certaines maladies et nous permettant d'être collectivement plus résistants. Ce que je veux dire par là, en évoquant les échéances au-delà de 2024, c'est que ce que nous voulons depuis le premier jour faire à travers ces Jeux, c'est consolider la France comme nation sportive et donc continuer d'investir avec vous et à travers vous mais au-delà de la performance, dans une société où se développent davantage la pratique sportive, l'engagement et les valeurs qui vont avec le sport. Le sport est une solution, une nécessité et doit faire pleinement partie de notre mode de vie.

Pour cela il faut agir concrètement sur le terrain, sur les consciences, sur la culture sportive et sur la reconnaissance de ceux qui s'engagent dans cette voie. Les défis, nous les connaissons. D'abord, c'est la place du sport à l'école.

J'ai cru comprendre qu'il y avait des débats sur ce sujet dans les ping-pong estivaux. La vérité, c'est que notre modèle français n'a pas été de mettre le sport à l'école. Après, il y a des écoles où ça a formidablement marché mais ce qu'on a bâti ces dernières années c'est de le mettre beaucoup plus à l'école.

On est en train de changer cela. C'est vrai que le modèle français était un modèle où c'étaient plutôt les associations, les clubs à côté puis les fédérations, là où d'autres pays avaient mis beaucoup plus le sport dans l'école et l'université, on le sait bien, en tirant les choses. Je crois aussi au " en même temps en la matière " et donc, ce qui a été fait de manière extraordinaire dans plusieurs écoles, ce que nous avons consolidé ces dernières années, il faut aller beaucoup plus loin, mettre plus de sport à l'école, dans l'entreprise, plus de sport dans les parcours de soins et la lutte contre les dépendances parce que le sport est une formidable politique de prévention.

C'est une politique éducative. C'est pour ça que nous avons décidé de remettre le sport au sein de l'Éducation nationale et de la jeunesse et des sports. Ça permet la concentration et la prévention de certaines pathologies.

C'est une politique de santé préventive. C'est au cœur du projet de la nation, pratique qui doit être accessible à tous par les lieux disponibles, par l'offre fournie et qui doit aussi permettre et être un levier pour une société plus inclusive et un vecteur d'émancipation pour les 15 % de Françaises et de Français qui vivent en situation de handicap. Beaucoup a été fait sous l'égide des ministres et du DIJOP et je salue en cette rentrée la création du pass'sport bien sûr, ses parrains sont là et je les en remercie, qui va permettre d'accélérer la pratique sportive pour nos plus jeunes, en particulier ceux pour qui c'était cher pour les familles ; la campagne de communication sur la pratique sportive ; la création du bac pro sport, de la spécialité sport au bac, preuve vivante et concrète que les choses sont bien en train de changer et que le sport revient en force à l'école ; le déploiement des 30 minutes d'activité physique par jour dont nous allons accélérer la généralisation pour qu'elles se fassent totalement avant nos Jeux olympiques, qui est là aussi une vraie révolution dans nos écoles ; le lancement de l'expérimentation sur le design actif au sein des écoles à Marseille pour penser l'école de demain qui mettra le sport en son cœur.

Toute une myriade de transformations pour changer et faire que le sport commence plus tôt et soit au cœur du projet de la nation. On ne forme pas de futurs champions à l'école mais on peut y faire naître des vocations et déclencher des futurs champions. C'est aussi pour ça que je veux qu'on puisse commencer ce travail dans nos universités et le généraliser pour, là aussi, suivre ce qui a été fait dans les pays les plus ambitieux en la matière.

Mais à côté de ça vous me direz c'est formidable, on peut faire plus de sport à l'école et autres, mais s'il n'y a pas les équipements pour faire le sport, bon courage. Et c'est une réalité que dans beaucoup de nos quartiers, de nos villages, dans trop de villes, dans notre république, nous avons des manques en matière d'infrastructures sportives. C'est pourquoi j'annoncerai dans les prochaines semaines un plan massif pour les équipements sportifs de proximité.

Il sera inédit, pas uniquement par son ampleur mais par son esprit. Nous inventerons de nouvelles manières de financer, de construire et d'utiliser ces lieux. L'État pourra ainsi aller jusqu'à financer l'intégralité des travaux et des études.

Nous le ferons en partenariat avec l'ensemble des collectivités territoriales qui seront candidates. Nous irons là où les besoins sont les plus criants pour, dès 2022 et jusqu'en 2024, pouvoir ainsi déployer plusieurs milliers de terrains de basket, en particulier des baskets 3 contre 3 que j'ai découverts à ce niveau de compétition aux JO et qui, je suis sûr, fera naître des vocations, de paddle, de skatepark, de foot 5, de dojo en pied d'immeuble, les mille dojos nous les mettrons dans ce plan, de piscines et bien d'autres qui seront ainsi livrés. Les lieux de sport vont fleurir dans nos quartiers et dans nos villes pour que le paysage physique du sport français puisse changer et que nos plus jeunes puissent véritablement s'adonner à ce qui est une passion, un loisir ou peut-être le début de ce qui est un engagement de haut niveau.

Voilà les quelques mots que je voulais vous dire avant de procéder à une cérémonie de décoration que nous allons orchestrer avec le Premier ministre et les ministres de pairs pour que nous puissions décorer l'ensemble de nos médaillés. Vous l'avez compris, ce que je veux aujourd'hui et que, dès aujourd'hui, nous puissions faire, c'est célébrer avec fierté ce que vous avez réussi à bâtir durant les dernières semaines et qui est le fruit, je le sais, d'un travail et d'un engagement de vous, de vos familles, de tous ceux qui ont cru en vous depuis tant d'années. Mais c'est que, dès maintenant, on prépare tous ensemble ce rendez-vous historique de 2024.

Nous devons être là, collectivement, nous en donner tous les moyens pour rendre les Françaises et les Français fiers, pour que vous puissiez être fiers, et pour qu'on puisse pas simplement récupérer le maximum de médailles, mais permettre au sport de donner aussi à la nation tout ce qu'il peut lui donner, parce qu'il est au cœur de son projet. Merci de nous avoir fait rêver, de nous avoir ainsi inspirés. Mais comme vous l'avez compris, il y a encore beaucoup de travail devant nous.

Vive la République, et vive la France ! Monsieur Luc Abalo, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur. Monsieur Michaël Guigou, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur.

Monsieur Stéphane Houdet, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur. Monsieur Fabien Lamirault, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur. Monsieur Stéphane Molliens, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur.

Monsieur Teddy Riner, au nom de la République française, nous vous faisons officier de la Légion d'honneur. Madame Clarisse Agbegnenou, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Matthieu Androdias, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Hugo Boucheron, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Amandine Buchard, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Romain Canonne, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Axel Clerget, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Pauline Coatanea, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Sarah-Léonie Cysique, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Steven Da Costa, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Blandine Dancette, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Cléopatre Darleux, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Hugo Descat, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Romane Dicko, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Corentin Ermenault, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Madame Laura Flippes, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Pauletta Foppa, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Dorian Foulon, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Yann Genty, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Vincent Gérard, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Alexis Hanquinquant, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Merci ! Monsieur Alexandre Iddir, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Florian Jouanny, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Charles-Antoine Kouakou, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Alexandra Lacrabère, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Coralie Lassource, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Alexandre Léauté, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Kylian Le Blouch, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Kévin Le Cunff, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Enzo Lefort, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Erwann Le Péchoux, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Amandine Leynaud, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Alexandre Lloveras, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Madeleine Malonga, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Lucas Mazur, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Monsieur Julien Mertine, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Kalidiatou Niakaté, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Méline Nocandy, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Madame Estelle Nze Minko, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Maxime Pauty, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Madame Allison Pineau, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Madame Margaux Pinot, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Jean Quiquampoix, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Nedim Remili, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.

Madame Chloé Valentini-Bouquet, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. Monsieur Nicolas Peifer, au nom de la République française, nous vous faisons officier de l'Ordre national du mérite. Merci !

Merci !