Bourdin Direct - Jeudi 2 juillet 2020
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 26 %Défensif 47 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse partielle
Didier Raoult a-t-il menti ? La PHP accuse le professeur de faux témoignages devant les députés.
- 1:04ComplaisanteRéponse partielle
Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres.
- 1:39OuverteRéponse partielle
Un patient chinois de 80 ans, premier mort du Covid-19 officiellement enregistré en Europe, a-t-il été renvoyé chez lui ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Roselyne Bachelot, comment analysez-vous la gestion de la crise sanitaire ?
- 3:33OuverteRéponse partielle
Des gestes barrières pas vraiment respectés aux États-Unis ?
- 4:51OuverteRéponse partielle
Les gérants de boîtes de nuit pourront-ils ouvrir le 10 juillet ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14PrésentateurChiffre
« La mortalité dans les réanimations ici est de 43%. Chez nous, elle est de 16%. »
- 1:44PrésentateurFait
« Il n'a pas été testé parce que la santé publique avait dit qu'il ne faut tester que les gens de Wuhan qui ont de la fièvre et de la toux. »
- 2:00InvitéChiffre
« Alors si le faux témoignage était avéré, Didier Raoult risquerait en théorie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. »
- 3:02InvitéChiffre
« La lutte contre la fraude fiscale a permis à l'État français de récupérer 12 milliards d'euros en 2019. »
- 3:21InvitéChiffre
« Aux États-Unis, près de 53 000 nouvelles infections ont été recensées en un jour. »
- 4:43PrésentateurFait
« Ils sont les premiers à avoir fermé et seront les derniers à rouvrir. »
- 6:07PrésentateurChiffre
« Les dettes du célèbre traiteur sont estimées à 2,3 millions d'euros. »
- 6:47InvitéChiffre
« Vladimir Poutine potentiellement au pouvoir jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans. »
- 7:06InvitéChiffre
« Une récente étude révèle qu'un conducteur sur 5 admet ne pas se reconnaître lorsqu'il est au volant. »
- 8:03InvitéChiffre
« Près de 9 Français sur 10 indiquent avoir déjà eu peur du comportement agressif d'un autre conducteur. »
- 10:35InvitéChiffre
« Ils envoient à peu près 5, 6, voire une dizaine de pétards le soir. »
- 11:00InvitéFait
« Ça limite l'importance de l'utilisation parce que tout le monde ne l'achète pas de manière illégale. »
- 19:13PrésentateurChiffre
« Didier Nicole, moins de 80% de chiffre d'affaires, donc, pour votre cidrerie entre mi-mars et mi-mai. »
- 19:17InvitéChiffre
« Oui, 800 000 bouteilles de jus de pomme et de cidre. »
- 41:16PrésentateurChiffre
« Ça représente près de 10 000 repas par jour qui sont livrés, effectivement. »
- 41:23PrésentateurFait
« On est livré en moins de 30 minutes, ou alors on est carrément directement sur le lieu de travail. »
- 41:40InvitéFait
« En fait, nous, on n'a pas attendu la réunion d'hier pour se pencher sur le sujet. »
- 41:50InvitéFait
« Effectivement, on a arrêté les couverts automatiques, on a arrêté les couverts en plastique. »
- 42:00InvitéChiffre
« En faisant ça, on a déjà coupé 20% de nos déchets, en poids de déchets. »
- 42:05InvitéChiffre
« On a arrêté 70% du plastique, on est passé sur le carton. »
- 42:15InvitéFait
« Alors, on est à 100% recyclable. »
- 43:53PrésentateurChiffre
« Vous allez augmenter l'addition, je ne sais pas, de 1 ou 2 euros, par exemple. »
- 44:01PrésentateurChiffre
« Et ça enlève à peu près 5 points de marge dans une marge qui est déjà ric-raquin sur le secteur de la livraison de repas. »
- 52:48InvitéFait
« Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres. »
- 52:56InvitéChiffre
« La mortalité dans les réanimations ici est de 43%. Chez nous, elle est de 16%. »
- 53:27PrésentateurFait
« Il n'a pas été testé. Parce que la santé publique avait dit qu'il ne faut tester que les gens de Wuhan qui ont de la fièvre et de la toux. »
- 56:08PrésentateurChiffre
« Le contrôle fiscal a rapporté 12 milliards d'euros l'an dernier, un record. »
- 56:17PrésentateurChiffre
« C'est aujourd'hui que l'entreprise va détailler son plan de suppression de 15 000 postes dans le monde, 5 000 en France. »
- 56:42PrésentateurFait
« Selon les syndicats, ce plan devrait plus toucher les cadres que les ouvriers. »
- 57:17InvitéFait
« En 20 ans, on n'en a jamais fait chez Airbus. »
- 57:47PrésentateurFait
« Il est suspecté de ne pas avoir alerté du danger que courait le petit gabin, un bébé de 22 mois mort de faim en 2013 au centre hospitalier d'Aubusson dans la Creuse. »
- 58:52PrésentateurChiffre
« Les Russes ont validé la vaste révision constitutionnelle, référendum à 77%. »
- 59:04PrésentateurFait
« À partir de samedi, l'achat, mais aussi la détention de l'utilisation de gros pétards ou de feux d'artifice seront interdits. »
- 59:24InvitéChiffre
« Ils envoient à peu près 5, 6, voire une dizaine de pétards le soir. »
- 1:00:33InvitéFait
« C'est ce qui ressort d'une étude de l'IFA vérifiée et confirmée dans les rues de Paris. »
- 1:03:20PrésentateurChiffre
« 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. »
- 1:04:07InvitéFait
« La première, un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien. »
- 1:06:19InvitéPromesse
« On propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques. Progressivement, d'ici 2020. »
- 1:06:50PrésentateurChiffre
« Renforcement des sanctions contre la maltraitance, la négligence et l'abandon des animaux à peine pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. »
- 1:11:22InvitéFait
« Ça avait fait scandale il y a un an cette histoire, la présence de substances potentiellement dangereuses dans les couches de nos bébés. »
- 1:12:13InvitéFait
« Trois modèles sont dans le viseur des autorités. Pampers Premium Protection, Marmaille Plus et Moana Zaza. »
- 1:14:26PrésentateurFait
« Balani sur terrain, ce village, gros, gros village de 1700 habitants devient célèbre. »
- 1:14:39PrésentateurFait
« Sur ce cliché, on voit neuf personnes tous sourire en train de faire des doigts d'honneur. »
- 1:14:53InvitéFait
« Car à Balani sur terrain, 1700 habitants, la campagne a été très tendue en fait de tracts anonymes, d'insultes sur les réseaux et ce cliché a évidemment ravivé les tensions. »
- 1:15:39InvitéFait
« Cette fois, ce sont des photos de vêtements qui ont suscité un engouement spectaculaire. »
- 1:15:55InvitéFait
« Cette gamme de produits est proposée sur le site belge de Lidl. »
- 1:16:18PrésentateurChiffre
« proposées 30 fois plus chères que le prix initial. »
- 1:16:21PrésentateurChiffre
« 400 euros sur des sites finlandais, anglais ou encore français. »
- 1:17:15PrésentateurFait
« la Chine a imposé une nouvelle loi à Hong Kong qui met fin à l'exception de ce territoire. »
- 1:17:23PrésentateurFait
« Et elle trahit sa promesse puisque Hong Kong devait garder un statut particulier jusqu'en 2047. »
- 1:18:15InvitéChiffre
« Plus de 50 000 nouvelles infections enregistrées en moins de 24 heures. »
- 1:18:35InvitéChiffre
« près de 6 Français sur 10 souhaitent qu'Edouard Philippe reste Premier ministre. »
- 1:18:59InvitéChiffre
« Un niveau record de nouveaux cas a été atteint avec plus de 50 000 nouvelles contaminations en moins de 24 heures. »
- 1:20:14InvitéChiffre
« En France, 18 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures dans les hôpitaux. »
- 1:20:21InvitéFait
« Le Parlement doit adopter aujourd'hui le projet de loi de sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet. »
- 1:21:50InvitéFait
« La PHP accuse Didier Raoult de faux témoignages. »
- 1:23:03InvitéChiffre
« Et selon un sondage élabe pour BFMTV, 57% des Français souhaitent qu'il reste à son poste de Premier ministre. »
- 1:23:40InvitéPromesse
« 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. »
- 1:25:31PrésentateurChiffre
« Est-ce que vous souhaitez qu'Edouard Philippe reste à Matignon ? 57% selon le Sondage et Lab souhaitent qu'Edouard Philippe reste à Matignon, reste Premier ministre. »
- 1:33:26InvitéChiffre
« Yannick Jadot décolle à peine. Il est en dessous de 10%. »
- 1:35:16InvitéChiffre
« 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. »
- 1:35:36InvitéChiffre
« 80% de la population mondiale n'a jamais pris l'avion selon les constructeurs Airbus et Boeing. »
- 1:38:46PrésentateurFait
« perpétuité par exemple pour un militant qui demande l'indépendance de Hong Kong. »
- 1:40:09PrésentateurChiffre
« il y a déjà eu 180 personnes interpellées pour avoir violé cette nouvelle loi. »
- 1:42:41InvitéFait
« si Edouard Philippe veut rester, il devra changer de ligne notamment sur l'écologie »
- 1:42:51PrésentateurFait
« on a fait pas mal de choses peut-être pas encore assez et cette convention citoyenne elle nous invite à aller plus loin »
- 1:44:44PrésentateurChiffre
« la France a enregistré 18 nouveaux décès ces dernières 24 heures dans les hôpitaux »
- 1:44:50PrésentateurChiffre
« aux États-Unis plus de 50 000 nouveaux cas en une seule journée »
- 1:45:55PrésentateurChiffre
« la fraude fiscale a permis à l'État de récupérer 12 milliards d'euros en 2019 »
- 1:45:59PrésentateurChiffre
« la somme représente une hausse de 50% par rapport à l'année passée »
- 1:46:54InvitéFait
« le formaldéhyde notamment pose problème parce qu'il est potentiellement cancérogène »
- 1:55:38PrésentateurFait
« Roselyne Bachelot a parlé d'un pays infantilisé »
- 1:56:30PrésentateurFait
« des médecins qui n'ont pas de masques dans leur cabinet qui ne se constituent pas un stock »
- 1:59:16PrésentateurFait
« le 3 mars la société Marco Pharma de Tourcoing vendait encore des masques à l'étranger »
- 2:00:10PrésentateurFait
« 2019 année record en matière de recettes liées à la fraude fiscale »
- 2:00:30PrésentateurChiffre
« 12 milliards d'euros récoltés en 2019 2 milliards de plus qu'en 2018 »
- 2:04:25InvitéChiffre
« plus de 200 clusters ont été identifiés mais depuis 10 semaines consécutives le nombre de cas se réduit »
- 2:04:37InvitéChiffre
« plus de 50 000 nouvelles infections en 24 heures dans une grande partie de la Californie »
- 2:04:51InvitéChiffre
« l'avionneur européen souhaite supprimer 5000 postes en France »
- 2:05:39InvitéFait
« on est dans une situation d'urgence climatique que la France va mal »
- 2:06:24InvitéFait
« construire une culture de gouvernement une capacité à exercer les responsabilités »
- 2:08:15InvitéFait
« que l'on vote sur un projet et sur des idées qui entraînent une candidature »
- 2:10:07InvitéFait
« un des éléments du blocage du pays qui fait que les français ont ce sentiment que les gouvernements et les présidents passent mais les problèmes restent et que rien ne bouge c'est cette verticalité de la cinquième république »
- 2:19:09PrésentateurChiffre
« 7560 suppressions de postes à Air France. »
- 2:19:12PrésentateurChiffre
« 5000 Airbus. »
- 2:21:40InvitéFait
« Toutes les centrales nucléaires ont été construites en même temps. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité9 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, jeudi 2 juillet, l'info sur RMC, il est pratiquement 6h, merci d'être là, avec nous Céline Kalman, les infos, Céline bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, Didier Raoult a-t-il menti ? La PHP accuse le professeur de faux témoignages devant les députés de la commission d'enquête sur le Covid-19. Aux Etats-Unis, les courbes s'affolent à nouveau, plus de 50 000 nouveaux cas en 24 heures, bars, cinéma, musées ferment quasiment partout en Californie. Et puis en France, les gérants de boîtes de nuit comptent les jours, ils espèrent ouvrir le 10 juillet. Bienvenue sur RMC.
Pendant 3 heures, le 24 juin dernier, le professeur Raoult était entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée sur le coronavirus. Une semaine plus tard, la PHP contre-attaque et accuse le professeur de faux témoignages. Martin Hirsch a adressé une lettre au président de l'Assemblée, Richard Ferrand, dénonçant les propos de l'infectiologue sur les taux de décès de malades en réanimation, mais aussi sur un patient chinois de 80 ans hospitalisé à Paris fin janvier, Paul Barcelone.
Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres. Devant les députés, Didier Raoult avance une comparaison entre le taux de décès en réanimation dans les hôpitaux à Paris et à Marseille.
La mortalité dans les réanimations ici est de 43%. Chez nous, elle est de 16%.
L'entourage du professeur Raoult dit s'appuyer sur un rapport de la cellule de crise de la PHP en date du 14 avril. Mais nous n'avons aucune donnée chiffrée, se défend Martin Hirsch. Le directeur de la PHP met aussi en cause les propos de Didier Raoult sur la prise en charge d'un patient chinois, premier mort du Covid-19 officiellement enregistré en Europe.
Un monsieur chinois qui s'est présenté à la pitié salpêtrière, il avait de la fièvre, il a 80 ans, il revenait de Chine. Il n'a pas été testé parce que la santé publique avait dit qu'il ne faut tester que les gens de Wuhan qui ont de la fièvre et de la toux. Il est rentré chez lui, il est revenu 7 jours après avoir contaminé sa fille, et il est venu mourir dans un hôpital dans lequel on lui a donné une durée de décider.
Sauf que pour le directeur de la PHP, ce patient n'a jamais été renvoyé chez lui. Alors si le faux témoignage était avéré, Didier Raoult risquerait en théorie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Hier, les deux ex-ministres de la Santé, Marisol Touraine, Roselyne Bachelot, ont d'ailleurs leur tour été auditionnés. Roselyne Bachelot qui n'a pas voulu accabler le gouvernement, mais plutôt les professionnels de santé et les élus locaux. Écoutez. Le problème, c'est que nous avons une société qui sans doute pratique trop la gestion ascendante et descendante des crises. J'ai entendu un représentant d'un syndicat de médecins dire « Nous n'avions pas de masque dans nos cabinets, mais enfin des médecins qui n'ont pas de masque dans leur cabinet, qui ne se constituent pas un stock. » Qu'est-ce que c'est que cette médecine ?
On attend que le préfet ou le directeur de l'ARS vienne avec une petite charrette porter des masques. Mais qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé ? Il faut quand même un peu se prendre en main dans ce pays. « Toujours très directe, Roselyne Bachelot. Ce matin, c'est Xavier Bertrand qui sera entendu. Il a été aux manettes de la santé sous Nicolas Sarkozy entre 2010 et 2012. La France a enregistré 18 nouveaux décès ces dernières 24 heures dans les hôpitaux. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. 582 malades. Le virus continue de circuler. Toutefois, 304 foyers de contamination ont été enregistrés ces deux derniers mois.
Aux États-Unis, comme un retour en arrière, plus de 50 000 nouveaux cas en une seule journée. Un nouveau confinement dans quasiment toute la Californie. Près de 40 millions d'habitants se voient à nouveau privés de ces bars, restaurants, cinémas, musées. Fermés donc pour au moins trois semaines. Marion Fourney.
Des gestes barrières pas vraiment respectés. Peu ou pas de masques dans les rues d'Orlando, en Floride, lors une expatriée française observe un relâchement ces dernières semaines. De quoi expliquer en partie les nouvelles contaminations. On a un gouverneur qui donne un peu le choix aux gens, qui n'imposent pas un masque obligatoire. Les bars ont fermé suite au pic de vendredi. Puis ont réouvert. Puis ont fermé à nouveau. Selon elle, la position ambiguë de Donald Trump vis-à-vis du port du masque crée la confusion chez les Américains. En effet, depuis le début de la crise, le président n'a jamais été vu en public avec un masque sur le visage.
Même s'il affirme aujourd'hui qu'il n'aurait aucun mal à le faire.
Je n'aurais aucun problème à porter un masque. Je pense que les masques sont une bonne chose. Si j'étais dans une situation de proximité avec des gens, eh bien j'en mettrais. Mais ce n'est pas le cas puisque toutes les personnes que je rencontre sont tessées à l'avance.
Et malgré la situation actuelle, Donald Trump se montre confiant.
Je pense que nous allons être très bons avec le coronavirus. Et qu'à un moment, cela va en quelque sorte simplement disparaître. Je pense aussi que nous allons avoir un vaccin très bientôt.
Des propos qu'il avait déjà tenus en février. Depuis, les Etats-Unis sont devenus le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie. Avec plus de 128 000 décès.
Et au Brésil, le cadre des 60 000 morts a été franchi. Ils sont les premiers à avoir fermé et seront les derniers à rouvrir. Les gérants des discothèques contre les nuits avant de pouvoir à nouveau accueillir les clients. Une date a été évoquée le 10 juillet prochain. C'est bientôt. Les syndicats des gérants ont été reçus hier par des membres du gouvernement. Benjamin Pelsi. Si les boîtes de nuit ouvrent cet été, ce devrait être avec une piste de danse aménagée. Des tables vont y faire leur apparition. Les explications de Jean Roque, le propriétaire du VIP Room à Saint-Tropez. Il était présent à la réunion interministérielle.
Ce que souhaite le gouvernement, c'est que les groupes de danseurs soient chacun sur leur table pour éviter que tout le monde se côtoie sur le dance floor. On est tellement dans l'urgence d'ouvrir qu'évidemment, on se pliera aux recommandations du gouvernement et des consignes sanitaires. Mais toutes les boîtes de nuit pourront-elles mettre en place ces nouvelles règles sanitaires ? Dans des conditions comme ça, moi, je ne travaille pas. Patrick Bonnefond est le propriétaire d'une discothèque dans le centre d'Orléans. Si vous avez une piste de lance comme moi qui fait 100 ou 150 mètres carrés, il va falloir que j'achète des tables et des chaises pour pouvoir meubler cette discothèque.
Et aujourd'hui, la trésorerie des patrons de boîtes, je peux vous dire qu'elle est vraiment en berne. Vous imaginez la sécurité que s'il y avait quelqu'un à extraire, parce que dans une discothèque, il peut y avoir un problème. Comment on fait ? C'est ingérable. L'éventuelle réouverture des boîtes de nuit le 10 juillet sera décidée en début de semaine prochaine lors d'un conseil de défense sanitaire. Le traiteur Fauchon placé en redressement judiciaire par le tribunal commerce de Bobigny. Les dettes du célèbre traiteur sont estimées à 2,3 millions d'euros. Y aura-t-il un repreneur ? Pour sauver Camailleux, 7 offres dont 5 partiels ont été présentées devant le tribunal de commerce de Lille.
Audience finale le 24 juillet. Pour trouver, il faut chercher. L'État a récupéré 12 milliards d'euros en 2019 grâce à la lutte contre la fraude friscale. Une année record annoncée hier par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Parmi les infos de la nuit, les députés ont voté hier soir en commission la suppression de toute discrimination envers les homosexuals qui donnent leur sang. Dans le texte, la période d'abstinence qu'ils devaient respecter a été supprimée. Elle était jusqu'ici de 4 mois. Et puis Vladimir Poutine potentiellement au pouvoir. jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans. Les rues sont validées hier une vaste révision constitutionnelle par référendum à 77%.
Êtes-vous la même personne lorsque vous conduisez ? Visiblement non. Une récente étude révèle qu'un conducteur sur 5 admet ne pas se reconnaître lorsqu'il est au volant. Florence Donjon l'a constaté pour RMC dans les rues de Lyon.
Ces klaxons intempestifs, Olivier n'y fait plus attention au volant de son taxi.
Vous voyez là par exemple, je suis en train de me faire doubler par la droite par un vélo. C'est interdit. Les incivilités des automobilistes, ce chauffeur les côtoie quotidiennement depuis 2012. Je me fais insulter tous les jours. Si on devait descendre à chaque fois pour se bagarrer, je serais en garde à vue tous les jours.
Et pour cause, un conducteur sur 5 avoue ne plus vraiment être le même lorsqu'il est au volant et s'estime plus nerveux que d'ordinaire. On est tous un peu schizo. Vous prenez la personne la plus gentille du monde, ça devient fou au volant.
Le sentiment de sécurité dans une voiture, protéger.
Ce sentiment de sécurité, Alix concède le ressentir dans son véhicule. Et comme plus de la moitié des Français, il lui arrive d'avoir un langage fleuri. C'est rapide, on repart très vite, donc on ne croisera jamais la personne. C'est un moment d'énervement, ça défoule, ça évacue. Des comportements préjudiciables à la sécurité, selon Bernadette Moreau, déléguée générale à la fondation Vinci Autoroute. Toutes ces incivilités, bien sûr, vont avoir pour effet un manque de vigilance de la part des conducteurs. Et là, ça va générer des risques. Enfin, près de 9 Français sur 10 indiquent avoir déjà eu peur du comportement agressif d'un autre conducteur.
Bon. Voilà. Vous conduisez... Je conduis vite, d'abord. C'est au passé, non ? Là, je ne conduis plus, je n'ai plus de permis. Donc, je ne conduis plus, mais je vais bientôt reconduire, évidemment. Vous êtes calme ou pas ? Au volant, vous êtes calme. Ah oui, oui. Ah non, non, je ne suis pas du genre... Non, non. Pas de nom d'oiseau ? J'insulte... Non, non, je n'insulte personne au volant. Non, non. Ah, non, non, non, non, non. On peut, mais c'est un vaste débat. Je pense que je conduis depuis très, très longtemps. J'ai fait des millions de kilomètres. J'étais... À une époque de ma vie, je faisais plus de 100 000 kilomètres par an. Bien plus de 100 000 kilomètres par an.
Donc, la route, je connais. Mais je... Non, j'insulte. Je n'ai jamais insulté personne. Vous avez insulté quelqu'un ? Oui. Non, oui.
Tout l'arbre généalogique des voitures autour. Mais vitre bien fermée toujours, évidemment, pour ne pas créer de...
Mais ça m'a bon. Dès qu'on voit que ça chauffe un peu dans le véhicule opposé, on peut un petit sourire. Ah bon, d'accord. Non, moi, je n'ai jamais eu d'altercation avec un autre conducteur. Jamais. Il paraît qu'on descend de plus en plus de sa voiture pour gérer un contentieux avec l'autre bain. On va les se battre. J'ai déjà vu. Témoignez, allez-y, si ça vous est arrivé. Mais personnellement, ça ne m'est jamais arrivé. Mais bon, ça peut, on ne sait jamais. On ne sait jamais. Bon, allez, il est 6h09. Merci, toute l'équipe est réunie. Vous l'avez compris. 6h09, 32-16. La touche 5, c'est tout à l'heure pour la machine à caverne. On va pas la faire tout de suite, non ?
Non, c'est pour tout à l'heure. 32-16, c'est notre lien. Il était surpris, Quentin. Il s'est dit, ça y est, voilà, il perd les pédales. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Le matin, évidemment, évidemment. Vous savez combien nous sommes heureux de vous avoir là. Pas d'auditeurs pour l'instant. Mais ils vont arriver, j'en suis certain. Il est 6h09. Bien. De quoi allons-nous parler des pétards ? Des pétards. Les pétards bientôt interdits à la vente à Paris et en petite couronne. À partir de samedi, l'achat, mais aussi la détention et l'utilisation de gros pétards ou de feux d'artifice seront prohibés. Et ce, jusqu'au 15 juillet.
Les autorités espèrent éviter des débordements pour la fête nationale. C'est dangereux, vous le savez. Une mesure courante à l'approche du 14 juillet, mais qui est mise en place bien plus tôt cette année. Il faut dire que ces engins sont de plus en plus utilisés. Lors d'affrontements avec les forces de l'ordre dans certains quartiers. Le reportage Jean-Baptiste Bourgeon. Depuis deux ans, des déflagrations en série troublent le calme du quartier d'Olivier. Cet habitant de ville urbaine près de Lyon est excédé. Ils envoient à peu près 5, 6, voire une dizaine de pétards le soir. C'est vraiment une grosse déflagration. C'est invivable parce que là, il fait chaud.
Donc, on vit avec les fenêtres ouvertes. Et vous êtes tranquillement chez vous. Vous avez un pétard qui pète. Voilà, c'est des choses qui sont invivables. Patrice Leclerc, le maire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, interdit chaque année la vente et l'utilisation de pétards à l'approche du 14 juillet pour garantir la sécurité de ses administrés. Ça limite l'importance de l'utilisation parce que tout le monde ne l'achète pas de manière illégale. Et puis, ça permet aussi à la police de verbaliser des pratiques dangereuses. C'est quand même le danger sur le feu de toiture, les feux de balcon.
Et puis, sur les êtres humains, quand c'est dirigé vers des êtres humains, ça peut être très dangereux. Un danger auquel font face quotidiennement les forces de l'ordre, regrette Yvan Ascioma du syndicat de police Alliance. Ce sont des engins qui sont utilisés de plus en plus tôt avant la fête nationale et surtout, malheureusement, c'est de plus en plus utilisé contre les forces de l'ordre. Ce qui entraîne des blessures sur nos collègues, des débuts d'incendie, des dégâts sur les véhicules de police. Le syndicaliste souhaite une réflexion plus large afin que cette interdiction reste en vigueur toute l'année. Il est 6h11, mais que reproche-t-on au professeur Didier Raoult ?
A-t-il dit la vérité lors de son audition à l'Assemblée nationale la semaine dernière ? La PHP, c'est l'assistance publique des hôpitaux de Paris qui gère tous les hôpitaux de la région parisienne, hôpitaux publics bien sûr, accuse le professeur Raoult de faux témoignages qu'en t'invinait. Alors, il y a deux passages qui posent problème, selon la PHP, dans les déclarations de Didier Raoult lors de son audition devant les députés de la commission d'enquête sur le Covid-19. C'était effectivement la semaine dernière. Le premier passage concerne les taux de mortalité dans les services de réanimation. Voilà ce que disait le professeur Marseillais la semaine dernière.
La proportion des gens qui sont morts, qui ont moins de 65 ans, à Paris, sur les données que j'ai, de 17%. Je vous rappelle qu'en Europe, elle est de 10%. Donc, il s'est passé quelque chose ici sur la prise en charge. La mortalité dans les réanimations ici, dans ce travail, toujours est de 43%. Chez nous, elle est de 16%. Et c'est les mêmes malades, là. Ils sont tous en rire. Voilà, 43% à Paris, 16% à Marseille. C'est ce que dit Didier Raoult, et dans un courrier. Martin Hirsch, patron de la PHP, assure que nous n'avons aucune donnée qui place à 43% la mortalité dans les réanimations des hôpitaux parisiens, sans préciser à combien se monte ce taux.
L'autre passage qui pose problème concerne le patient chinois de 80 ans, malade du coronavirus fin janvier, qui est mort ensuite. Didier Raoult a affirmé la semaine dernière que ce patient s'était présenté à la Pitié-Salpêtrière, qu'il était rentré chez lui, puis qu'il était revenu 7 jours après pour mourir dans un hôpital. Réponse de Martin Hirsch, le seul patient chinois de 80 ans auquel peut faire référence Didier Raoult, a été admis le 25 janvier à l'hôpital européen Georges Pompidou, avant d'être transféré à Bichat, mais il n'a jamais été renvoyé chez lui. Voilà donc pour la réponse de la PHP, pourquoi ces précisions des hôpitaux parisiens ?
Eh bien, il me semble essentiel que les travaux de la commission ne puissent être fondés sur des éléments factuellement faux. Voilà ce que dit Martin Hirsch. Voilà cette histoire de patient chinois, d'ailleurs nous allons reprendre, parce qu'il faut dire les faits, après chacun jugera, moi je ne suis pas là pour juger, mais là pour rapporter des faits, nous allons reprendre les faits, tout à l'heure à 8h10, je serai avec Alain Ducardonnay pour reprendre les faits, ce qu'a affirmé Didier Raoult, notamment à propos de ce patient chinois de 80 ans, auquel Didier Raoult fait référence, quel a été son parcours de soins, eh bien nous détaillerons tout à l'heure à 8h10, ne ratez pas cela.
Il est 6h14, vous êtes sur AMC, vous réagissez, tiens Philippe, qui est là, qui est, bonjour Philippe. Bonsoir, bonjour. Vous êtes en Guadeloupe. Je suis en Guadeloupe, absolument. Bienvenue. Vous dites bonsoir, vous avez raison, parce qu'il est quelle heure là-bas ? Il n'est plus de minuit. Il est minuit, oui. Il est minuit, vous êtes en Guadeloupe depuis 12 ans, à Philippe. C'est ça. Bonsoir, vous rappelez que la Guadeloupe est un endroit paradisiaque pour les vacances. C'est plus que paradisiaque, c'est un endroit génial, quoi. Oui, oui. Est-ce qu'il va y avoir des vacanciers chez vous cet été ? Les agents commencent à revenir maintenant. On espère en voir un petit peu. Oui, vous voyez.
Vous avez des réservations ? Des réservations d'eux ? Je ne sais pas. Des réservations de maison, des réservations dans des campings, dans des hôtels. Ah, il y a des... Des campings, il n'y en a pas beaucoup. Il n'y en a pas du tout, même. Il n'y en a même pas du tout, oui. Non, les hôtels commencent à réurir un petit peu, mais ce n'est pas encore ça.
Et après, ce sera surtout les gens, les Guadeloupiens qui reviennent voir la famille pour les vacances.
Voilà, pour les vacances. Ce sont les Guadeloupiens que vous attendez avant tout, hein, Philippe ? Et tous les ans, c'est les MACE qui viennent en premier, quoi. Oui. Bon. Comment ça se passe dans les restaurants ? Comment ça se passe en Guadeloupe, aujourd'hui ? Ah ben, les restaurants, c'est très, très calme. Régulièrement, je regarde sur Internet les ventes aux enchères. Il y a de plus en plus d'établissements qui ferment et qui sont vendus aux enchères. Qui sont vendus aux enchères, oui. C'est catastrophique. La crise sanitaire sur le terrain économique est catastrophique. La Guadeloupe, rappelons-le, vit beaucoup du tourisme. Ah ben, c'est la partie essentielle, oui. Et oui.
Il n'y a pas d'industrie, il y a très peu d'industrie, si on ne veut pas. Et à part le sucre et le rhum, on a vite fait le tour, hein. Bien sûr, bien sûr, Philippe. Philippe, vous écoutez RMC tous les matins ? Oui. Enfin, tous les matins, tous les soirs, quoi. Tous les soirs. Vous regardez, peut-être que vous regardez.
Non, je n'ai pas l'opportunité, mais j'écoute, oui.
Bon, bon. La vie est belle, en Guadeloupe ? La vie est très belle. Vous savez, ici, on a l'habitude de dire qu'il y a deux choses qui sont importantes. C'est la température de l'eau, pour aller se baigner, et le prix du kilo de l'angouste. Oui, évidemment. Évidemment, on n'a pas, à Paris, les mêmes... Non, priorité. Non, non, on ne peut pas dire rien. La température de l'eau et le kilo de l'angouste. Voilà. Bon. Bon, écoutez, Philippe. Eh ben, merci, Philippe. Si jamais nous partons pour la Guadeloupe, un jour, nous passons et nous vous appelons. D'accord ? Avec plaisir. Avec plaisir. Merci, Philippe, d'être avec nous, le matin.
Vous voyez combien c'est agréable, cette émission, et combien c'est agréable de vous croiser. Comme ça, furtivement, mais de vous croiser. Il est 6h17. Allez, dans un instant, je suis avec Didier Nicole, qui est le coprésident du syndicat des cidriers. Est-ce que vous savez que des cidreries aussi, on peut dire, mais celui qui fabrique le cidre est un cidrier. Cidrier. Eh bien, des fabricants de cidres vont transformer leur cidre en alcool. Ben oui, et non seulement en alcool. Non, qu'est-ce que je dis en alcool ? C'est déjà en carburant. En carburant. Je me disais. On va pouvoir rouler au cidre, c'est ça ?
Oui, on va pouvoir rouler au cidre, mais vous savez qu'on roule avec de l'alcool aussi. C'est vrai. On peut rouler avec de l'alcool. Non ? Avec modération. Oui, attention. D'accord. Allez, Didier Nicole, vous réagissez, 3216 rmc.fr.
RMC. RMC, 6h, 9h.
Vourde indirecte. Vous buvez du cidre ? Oui, avec une petite crêpe. Avec une petite crêpe. Bon, d'accord. Didier Nicole, bonjour.
Oui, bonjour, Jean-Jacques.
Vous êtes coprésident du syndicat des cidreries de France. Vous dirigez avec vos deux frères une cidrerie à Surzure. Surzure, c'est dans le Morbihan, bien sûr. Près du Gros Morbihan, oui. Oui, oui, oui. Dites-moi, avec la crise sanitaire, vous avez souffert, là, non ? Eh oui. Eh oui, parce qu'on travaille essentiellement avec les crêperies, RESPAN et... Eh oui, évidemment. Oui, on travaille à peu près à 60%. Et puis, en vente directe, à 30%. En 30%, en vente directe, vous faites du cidre et du jus de pomme. Entreprise familiale créée il y a trois générations en 1928. Exactement. Je sais tout. Didier Nicole.
Didier Nicole, moins de 80% de chiffre d'affaires, donc, pour votre cidrerie entre mi-mars et mi-mai. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous avez un excédent. Et vous produisez chaque année, je crois, 800 000 bouteilles. C'est cela ?
Oui, 800 000 bouteilles de jus de pomme et de cidre.
Oui. Votre cidre va être transformé en bioénergie, en carburant ?
Alors, donc, on a fait une proposition, on a fait une demande au ministre de l'Agriculture pour dégager l'excédent, puis surtout faire de la place dans notre cuivrie, parce que la prochaine récolte arrive dans trois mois.
Oui.
Et donc, la mévente, donc, nous fait un excédent de... Bon, on demandait au ministre 200 000 hecto à dégager. Donc, le ministre a accepté pour 100 000 hecto. Oui. Et donc, au début, on parlait de dissertation, mais comme les dissertations d'État sont plutôt dans les zones viticoles, elles sont saturées parce qu'elles distillent aussi du vin. Donc, on a proposé du bioéthanol en méthanisation.
Voilà, vous méthanisez, c'est un circuit court qui a été choisi. Méthaniser, ça veut dire ? Expliquez-nous.
Alors, donc, déjà, des unités de méthanisation, on en a tous à proximité. Oui. Donc, souvent, ce sont des agriculteurs qui ont installé ce genre de méthanisation pour, justement, avec les déchets verts, les fumiers, les lisiers.
Mais la méthanisation, ça se passe comment ? Alors, donc, c'est... Pour les pommes, pour le cidre. Pas pour les pommes, pour le cidre.
Non, non, mais il n'y a pas que du cidre.
On mélange les végétaux, le lisier et le cidre. Oui. Le lisier et le cidre, d'accord. Voilà. Et pour faire du gaz. Oui. Alors, le gaz, après, on en fait... Soit on le met directement pour faire le gaz de ville. Oui. Ou on fait de l'électricité. Oui. Ou on peut faire aussi du bioéthanol. Ou on peut faire du bioéthanol. Voilà. Eh bien, dites ça, ça produit une énergie, en quelque sorte. C'est ça. Voilà, c'est ça. C'est ça. C'est une énergie. Pour vous, c'est... Parce que le cidre ne se garde pas. Voilà. C'est pas le vin, hein ?
Exactement. On n'est pas de... On ne parle pas de méisime. Oui. Le cidre se boit dans l'année, hein. Donc, comme il est faiblement écolisé, donc il ne se garde pas très longtemps.
Bon. C'est une solution pour vous. Les surplus de cidre vont être transformés en carburant. J'espère que ça va bien se passer, Didier Nicole, que vous aurez toutes les autorisations pour le faire. Didier Nicole, la production prochaine, comment s'annonce-t-elle ?
Bon, justement, elle est prometteuse. Donc, voilà, il faut faire de la place. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Et donc, notre inquiétude aussi, c'est après aussi la clé de répartition entre les cideries
pour éliminer l'excédent. Bon. Didier Nicole, merci. Vous êtes cidrier, hein. On dit cela ? Oui. On est d'accord. Bon. On est d'accord. Il est 6h25. Merci beaucoup, Didier Nicole. Moi, je tenais à, comme ça, passer un petit coup de fil au cidrier et à lever mon chapeau. Non, mais on n'en parle jamais. Parce qu'un jour, on a parlé de cidre ici. Jamais. Eh bien, c'était... Moins que de vin, c'est sûr. Oui, oui. Vous connaissez vos goûts. Évidemment. 6h25. Allez, 3 histoires et 3 images avec Charlemagne.
Oui.
Et nous allons commencer avec l'histoire de cette Américaine. Parce que ses enfants faisaient trop de bruit. Trop de bruit pendant qu'elle télétravaillait. C'est une histoire qui parle forcément à tous les parents de jeunes enfants qui ont
découvert le télétravail pendant le confinement. Elle s'appelle Driss Wallace, jeune maman californienne qui travaille dans la finance. Et elle s'est donc retrouvée confinée avec ses enfants âgés de 4 et 1 ans, tout en continuant à travailler à distance. Mais régulièrement, pendant les réunions, en visioconférence, pendant les appels avec ses clients, évidemment, ses enfants l'interrompent, font du bruit. Bref, sont des enfants, tout simplement.
Et très vite, son patron lui dit qu'il faut que ça cesse, qu'il faut les faire taire, « Ce n'est pas professionnel vis-à-vis des clients », dit son patron.
Pourtant, explique cette maman, aucun client ne s'en est plaint. Tout le monde comprend la situation. Mais son patron accentue la pression. Il fait exprès de caler des réunions à l'heure du repas des enfants. Et au bout de quelques semaines, la sanction tombe. Driss est licenciée. Elle raconte l'histoire sur Instagram. Et depuis, elle reçoit du soutien de la part des parents du monde entier. Et elle compte porter l'affaire en justice afin de se battre, dit-elle, pour toutes les mamans qui ont dû subir ça.
Et j'ajouterai pour tous les papas. Alors, racontez-nous, ça vous est arrivé, 3216RMC.fr. Allez-y, l'initiative du jour, dans la dernière publicité de Disneyland Paris. C'est un homme qui chante « Un jour, mon prince viendra ».
Mais oui, petit clip diffusé sur les réseaux sociaux, afin d'annoncer la réouverture du parc. Ce sera le 15 juillet prochain. On y découvre des vues aériennes du château enchanté, sur fond de musique de Blanche-Neige. Mais, petite révolution, c'est donc un homme qui entonne la chanson. ...diffusé sur les réseaux sociaux. Disneyland voulait de cette manière clore le « Moi des fiertés » qui se déroulait au mois de juin. L'an dernier, le parc avait organisé une « Magical Pride », une fête des fiertés qui n'a pas pu se dérouler cette année pour cause de fermeture. Il y a donc cette voix d'homme qui chante « Un jour, mon prince viendra » à lire les commentaires sur les réseaux sociaux.
Ça ne plaît pas à tout le monde. Oui, ça j'imagine déjà.
Oui, ça surprend. D'ailleurs, si vous voulez apporter un commentaire, ce n'est pas compliqué. Ici, 3216RMC.fr, vous avez l'habitude. Dans les Pyrénées-Orientales, des gendarmes appelés pour capturer une panthère qui fait peur à tout le monde. En fait, c'était une peluche.
Oui. Alerte. Mardi après-midi à la gendarmerie d'Île-sur-Tête. Plusieurs témoins appellent pour signaler la présence d'une panthère au bord de la rivière qui traverse le village. Aïe, aïe. La suite, ce sont les gendarmes qui la racontent sur Facebook. Un équipage est immédiatement dépêché sur les lieux. Grâce à une parfaite connaissance du terrain et de la faune locale, l'enquête est rondement menée, disent les gendarmes. L'animal sauvage est rapidement localisé et se montre plutôt conciliant au contact des militaires. Et pour cause, en lieu et place d'un dangereux félin, c'est donc une peluche que les gendarmes découvrent. Ils posent d'ailleurs assez fièrement avec elle sur Facebook.
L'histoire ne dit pas si les gendarmes d'Île-sur-Tête sont désormais surnommés les Brigades du Tigre. Oh là là, je crois qu'il y a un roi. C'est cadeau. Ça, c'est cadeau. Elle est belle, d'ailleurs. Elle est belle, la bontière noire. Oui.
Elle est belle peluche. Elle est belle peluche. Stéphane est là. Stéphane est à Mérissur-Oise dans le Val-d'Oise. Bonjour Stéphane. Oui, bonjour, M. Bourdin. Ça va bien, Stéphane, le matin, comme ça avec nous ? Bah oui, depuis des années. Depuis des années, vous êtes à la radio, la télé ? Toujours à la radio. À la radio ? Bon. Oui, vous avez appelé pour... Les incivilités sur la route, vous êtes conducteur routier ? Oui, vous avez eu pendant le confinement pour le comportement des gens. Oui. Et depuis 35 ans, oui, les gens... Moi, je suis en région parisienne.
Vous en avez eu un, oui.
Ah, bah, c'est joli. Et ce qui a changé, c'est les femmes aussi. Oui. À une époque, c'était assez viril. Et, mais bon, c'était...
Aujourd'hui, les insultes viennent aussi bien d'un homme que d'une femme.
Oui, oui, oui, oui. Il faut rester plus calme, comme vous disiez tout à l'heure. Maintenant, j'ai arrivé à un certain âge où... Oui, vous êtes quand même... Oui, je me calme. Oui.
Il faut faire attention aux autres et penser à ceux qui... Exactement. Il faut toujours conduire, si j'ai une... Pour les autres. Oui. Sur la route. Et sauver ceux qui sont... Toujours conduire en faisant attention à ce que va faire l'autre conducteur. Exactement, exactement. Moi, avec mon camion, des gens sauvés, j'en ai plein. Entre certains qui me doublaient sans voir qu'il y a une voiture qui arrivait, de klaxonner. Voilà, c'est pas de klaxonner à celui qui me double.
C'est de klaxonner à celui qui est en face, de voir ce qui arrive derrière, quoi. Donc, c'est vrai que c'est assez... Heureusement que les voitures sont mieux protégées aujourd'hui et que... Oui, bien sûr, bien sûr. Bien sûr, bien sûr. Voilà. Bon, écoutez, j'ai envie de vous avoir eu...
Moi aussi, Stéphane. ...pour les dernières semaines encore, monsieur. Ben voilà. Ben, merci, Stéphane. Oui, oui, merci. Ça me fait plaisir d'être avec vous. Bonne journée. Bonne journée. Il est 6h30. La machine à café 32-16. La touche 50. T'invinet. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Anaïs Castagny. Le gouvernement met la pression sur les entreprises de livraison de repas à domicile pour qu'elles limitent le gaspillage, qu'elles en finissent avec les contenants et les couverts jetables. On sera avec Julia Vernin, cofondatrice de Founchérie, juste après le journal. Anne-Sophie Valvire est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Avec ou sans Édouard Philippe. Le dilemme d'Emmanuel Macron en vue du remaniement. 57% des Français souhaitent qu'il reste à son poste de Premier ministre. Les consultations du chef de l'État se poursuivent. Didier Raoult dans le collimateur de l'APHP. Le directeur des hôpitaux de Paris accuse le professeur de faux témoignages. Et puis, qui se cache derrière ces ronds verts tagués un peu partout en France ? Visiblement une organisation proche des milieux complotistes. Plusieurs personnes ont déjà été interpellées. RMC 6h32. Dernière ligne droite avant le remaniement. Emmanuel Macron poursuit. Aujourd'hui et demain ses consultations.
Le grand point d'interrogation toujours, c'est le sort d'Édouard Philippe. Doit-il le garder ou pas comme Premier ministre ? Pas évident de trancher. Surtout que le chef du gouvernement bénéficie d'une bonne cote de popularité. Selon un sondage élabe pour BFM TV, vous êtes 57% à souhaiter qu'il reste à son poste. Pierre-Yves Bonneau. Des Français globalement attachés à leur Premier ministre. À l'image de Stéphane.
Moi je pense que l'intérêt du pays, ce serait qu'il reste. La France, il perdrait sans doute. Parce que je pense que c'est quelqu'un qui fait le job. De toute façon.
Dans les rangs de la majorité, on répète que c'est au président de choisir. Mais une chose est sûre, selon la députée En Marche, Anne-Laure Catelot, si Édouard Philippe veut rester, il devra changer de ligne, notamment sur l'écologie.
Il faudra qu'il s'adapte en tout cas peut-être à la ligne désirée par le président. Et comme le président a dit lui-même qu'il était prêt à changer, il l'a fait, il l'a dit. On a fait pas mal de choses, peut-être pas encore assez. Et cette convention citoyenne, elle nous invite à aller plus loin. Donc voilà. Est-ce qu'Édouard Philippe aura envie d'aller plus loin ?
C'est à lui de le décider. Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, ne se pose lui qu'une seule question.
Est-ce qu'ils ont un remplaçant ? Est-ce qu'ils ont quelqu'un de mieux à admettre ? Je ne le crois pas.
Donc je trouve qu'Édouard Philippe est quelqu'un de sérieux, il l'a montré pendant la crise. Je ne partage pas toute sa politique, je suis dans son opposition, mais disons les choses sérieusement.
Aujourd'hui, il me paraît l'homme le mieux placé. En plus, il a été brillé à mort et élu au âme. Avec ou sans Édouard Philippe, le chef de l'État devrait dévoiler son choix d'ici la fin de la semaine.
L'Assemblée nationale ne veut plus de discrimination envers les homosexuels qui donnent leur sang. Aujourd'hui, une abstinence sexuelle de 4 mois leur est imposée. Les députés ont voté pour que ce délai soit supprimé dans le cadre de l'examen du projet de loi de bioéthique. Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, lui, a reçu un courrier signé du directeur de l'APHP à propos de Didier Raoult. Martin Hirsch accuse l'infectiologue marseillais de faux témoignages, notamment sur son estimation des taux de décès de malades en réanimation donnés devant la commission d'enquête sur le Covid le 24 juin dernier.
Un taux qui est impossible à évaluer, d'après Antoine Vieillard-Baron, chef du service de réanimation à l'hôpital Ambroise-Paret à Paris.
Aujourd'hui, on ne peut pas donner ces chiffres pour une raison extrêmement simple, c'est qu'ils n'ont pas été publiés. Et donc, on n'est pas capable aujourd'hui de donner officiellement une mortalité. Ça, c'est déjà le premier point. Le deuxième point qui fait que ce n'est pas très sérieux d'annoncer ce type de chiffres, c'est que l'ensemble des malades n'est pas encore sorti des services de réanimation. Le plus grand nombre, effectivement, en est sorti. Mais certains malades sont toujours hospitalisés.
La France a enregistré 18 nouveaux décès liés au Covid-19 en 24 heures dans les hôpitaux. Aux Etats-Unis, près de 53 000 nouvelles infections ont été recensées en un jour. Un niveau record depuis le début de la pandémie. De nombreux Etats remettent en place des restrictions. La crise sanitaire continue de ravager notre économie. On apprend ce matin que le traiteur Fauchon a été placé en redressement judiciaire. Difficile de se relever avec la pandémie. Des associations ont d'ailleurs décidé de se mobiliser pour accompagner des patrons qui ont dû mettre la clé sous la porte. C'est le cas de l'association 60 000 rebonds.
Un reportage que nous vous proposons ce matin dans le cadre de notre opération La France des solutions. Martin Bourdin, Florence Donjon.
Ce bureau, juste sous les toits de Marseille, va vite devenir un repère pour Franck Lépisra. A cause de la crise sanitaire, ce chef d'entreprise a dû liquider ses deux sociétés de vente de matériel vinicole. Depuis le 17 mars, il n'y a rien qui rentre.
Donc la seule et unique solution, c'est une liquidation directe.
Alors cet été, deux ou trois fois par mois, il viendra ici pour des séances de coaching gratuites grâce à l'association 60 000 rebonds. Il faut se remettre en selle, il faut repartir et seul.
Et je peux vous garantir que c'est compliqué. Et le fait d'avoir une structure complète dans laquelle vous pouvez dire il m'est arrivé ça comme ça, vous ne pouvez le faire que là.
Sa coach, Patricia Braché, est donc devenue sa nouvelle confidente.
C'est les soutenir, les aider et puis les faire surtout sortir du ressentiment. C'est prendre de la hauteur, c'est hyper important.
Un autre entrepreneur, un parrain, est là aussi pour l'appuyer. Guillaume Mullier, le président de l'association, il voit un moyen de relancer l'économie. C'est en effet changer le regard sur l'échec, mais par ailleurs, c'est aussi contribuer à faire une solidarité entrepreneuriale. C'est ce qui permettra aussi de recréer des entrepreneurs, donc des entreprises, donc des emplois. Depuis le mois de mars, plus de 200 entrepreneurs ont déjà profité de ce dispositif d'accompagnement.
La bonne nouvelle qui donne le sourire au ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. La lutte contre la fraude fiscale a permis à l'État français de récupérer 12 milliards d'euros en 2019. Un nouveau record, même s'il y a encore beaucoup à faire, selon Éric Vernier. Il est chercheur associé à l'IRIS, spécialiste du blanchiment de capitaux. Aujourd'hui, on a effectivement un contrôle qui est certainement meilleur qu'il y a 10 ou 15 ans.
Mais surtout, on a en face aussi une fraude qui augmente, puisque si on regarde les différents chiffres des études que l'on peut avoir chaque année, on est aujourd'hui à peu près à 120 milliards de pertes sèches pour l'État à travers la fraude fiscale et sociale. On était entre 60 et 80 milliards il y a 6-7 ans. Il faut rappeler quand même que si on récupère 12 milliards, il reste quand même 90% dans la poche des fraudeurs chaque année. Vous en avez peut-être vu en bord de route, à l'entrée des villes, un peu partout en France, dans le Lot, l'Élande, le Tarn-et-Garonne et même en Ile-et-Vilaine, des ronds verts tagués à la bombe.
Une organisation complotiste serait à l'origine de ces dégradations. Plusieurs personnes ont été interpellées. Maxime Brandstatter.
Saint-Jour-de-Marraine est une petite commune d'Élande. En fin de semaine dernière, la ville découvre des ronds verts tagués à la bombe sur des arbres, des panneaux et même des bâtiments publics. Ses habitants ne comprennent pas.
Votre famille, ça veut dire quoi ? J'en sais rien du tout. J'en sais rien du tout.
Ces ronds sont en fait le signe du Conseil National de Transition, une organisation proche des milieux complotistes qui revendique le pouvoir en France, comme l'explique Claire, 54 ans, l'une de ses membres.
Le but, c'est effectivement de faire connaître aux citoyens français qu'ils peuvent rejoindre d'autres citoyens pour pouvoir gérer la France ensemble.
Un groupe qui prospère sur les réseaux sociaux, analyse Rudi Reistadt, fondateur de l'Observatoire du Conspirationnisme.
C'est un groupuscule issu de la partie la plus radicale, la plus extrémiste de ce qu'on appelle la complosphère, c'est-à-dire essentiellement des gens d'extrême droite qui fantasment sur toutes sortes de complots, complots des Illuminati, complots maçonniques, etc.
Ces ronds verts restent des dégradations de bâtiments publics et les auteurs risquent jusqu'à 3 750 euros d'amende. Les boîtes de nuit, on en a beaucoup parlé ici, vous vous souvenez. On a appelé, on a eu Jean-Roch, on a eu... Eh bien, apparemment, les propriétaires de discothèques semblent peut-être se diriger vers une solution. Je pense qu'ils vont pouvoir ouvrir, mais sans piste de danse. Ces propriétaires de discothèques veulent, d'ailleurs, ils sont prêts à rouvrir sans piste de danse. Thierry Fontaine, bonjour. Bonjour. Vous êtes avec nous, vous êtes président de la branche nuit de l'UMI, le principal syndicat de l'hôtellerie-restauration, propriétaire de deux discothèques à Lyon.
Il est vrai, il est vrai que depuis des semaines, vous vous battez, et ici on vous a accompagné, vous vous battez pour pouvoir ouvrir. Tout le monde a ouvert, sauf vous. Vous êtes pratiquement les seuls. C'est vrai. Voilà, pratiquement les seuls, Thierry Fontaine. Et vous proposez, vous proposez d'ouvrir, de rouvrir vos établissements, mais sans piste de danse. C'est possible de rouvrir une discothèque sans piste de danse ? Alors, oui, on pense que c'est possible. Ce n'est pas en effet l'ADN de nos établissements.
Oui. Notre but principal, c'est en effet la danse, ce n'est pas de vendre autre chose. On a eu un rendez-vous avec la santé il y a deux jours, et on a compris que le conseil scientifique,
ce qui les dérangeait dans la discothèque, c'était la piste de danse, où il y avait une mixité de clientèles, des gens qui venaient de partout, qui ne se connaissaient pas, qui se retrouvaient sur cette piste, finalement, tous en commun, sans se connaître, avec une possible contamination, et repartaient chacun dans leur coin, et pouvaient devenir des foyers épidémiques. Donc ça, on l'a compris, on a compris que c'était ce point bloquant. Donc le but, c'était d'arriver à sauver les saisonniers,
parce que les saisonniers, si au 10 juillet ils n'ouvrent pas, on peut les rayer définitivement du paysage nocturne français, c'est une certitude.
Toutes les discothèques vont fermer, pratiquement toutes, si vous n'ouvrez pas, là, pour l'été. Alors, toutes les discothèques saisonnières, si elles sont par cette saison, elles auront 18 mois sans travail. Dites-moi, quelle entreprise en France, dans le monde, peut vivre sans travailler 18 mois ? Ce n'est pas possible. Mais bien sûr, bien sûr, bien sûr. Donc vous avancez, vous avez eu des contacts réguliers, évidemment, j'espère que vous allez pouvoir faire avancer votre dossier, Thierry Fontaine.
On a eu plus que des contacts.
Oui. Bon, ça avance bien, alors.
Alors, ça avance très bien, on a encore la dernière réunion avec la santé aujourd'hui, où on doit finaliser.
On a eu quatre ministrières. Aujourd'hui, la santé, on finalise tout ça. La danse sera autorisée chez nous, il faut bien que ça se sache. On ne rouvrera pas, on barre. On supprimera juste la piste de danse, et les gens pourront danser, mais par groupe qui sont venus ensemble, un peu partout dans l'établissement. Du coup, il n'y aura plus de contamination croisée. C'est ça le but.
Et ça, c'est dans un premier temps. On ne veut pas transformer une discothèque à vie sur ce schéma. Ce qu'on souhaite, c'est d'arriver déjà à ouvrir la porte, ce qui n'est pas mal. Une fois que la porte est ouverte, on verra en fonction de l'évolution de l'épidémie en France, comment le retour à la normale peut se faire le plus vite possible.
Donc, il ne faut pas que nos exploitants s'inquiètent en se disant,
il transforme notre discothèque, on ne pourra pas. Le but, c'est de commencer une première phase avec le gouvernement, de voir qu'on peut nous faire confiance. Ce qu'on ne veut pas, c'est dégrader une situation sanitaire en France. Ce qu'on veut, c'est aider à l'améliorer. Parce que ce qu'on voit un petit peu de partout aujourd'hui dans le pays, tous les journaux le voient, tout le monde le filme, c'est que c'est partout, les fêtes privées, les jeunes s'alcoolisent, mais plus que de raisons,
c'est de l'inconscience de laisser ça comme ça, sans les professionnels pour encadrer la fête. Mais ça, je suis complètement d'accord avec vous, Thierry Fontaine, vous avez entièrement raison. Le secteur, mais oui, mais évidemment, je vous appuie depuis le début, parce que ces fêtes sauvages qui sont organisées partout, c'est plus dangereux que d'aller dans une discothèque. Ça me paraît logique. Où là, c'est organisé et c'est encadré. Évidemment, il y a 1600 établissements en France, il faut le savoir. Les discothèques espagnoles ont rouvert le 8 juin. Bon, c'est vrai que... La Suisse. C'est bien ça. La Suisse aussi. Oui. Oui, mais il y a une personne, la Suisse. Et ça se passe bien.
Écoutez, pour l'instant, oui, il n'y a pas de foyer épidémique. Il y a eu un soupçon de Covid en Suisse dans une discothèque.
Ça leur a permis de repérer les cas contacts et de mettre 300 personnes bouclées à la maison chez eux. Mais c'est quand même mieux de pouvoir faire ça, d'identifier, de tracer et de pouvoir confiner plutôt qu'avoir 300 personnes susceptibles d'être contaminées partout en France sans savoir où ils sont. Avec les fêtes sauvages, aujourd'hui, c'est ce qu'on a. Donc, une reprise épidémique fort possible. Eh bien, je suis très content, Thierry Fontaine. J'espère que tout va bien se passer lors de vos dernières réunions, que vous allez pouvoir travailler parce qu'il est totalement anormal.
Mais je le dis, que les discothèques n'ouvrent pas, et que les patrons de discothèques soient privés de leur entreprise, en quelque sorte. Et de nos employés. Et de vos employés, évidemment. Entreprises qui vont à la faillite si on n'ouvre pas. C'est clair. Merci beaucoup. Exactement. Merci beaucoup, Jean-Jacques Bourdin. Merci beaucoup. Il est 6h44. Allez, dans un instant, nous changeons totalement de sujet. Je suis avec Julia Vernin, qui est cofondatrice de Foodcherry. A tout de suite. RMC.
RMC, 6h-9h.
Bourdin Direct. Julia Vernin est avec nous. Bonjour. Bonjour. Vous êtes cofondatrice de Foodcherry. Alors, Foodcherry, rappelons, 180 salariés, 5000 commandes par jour, en Ile-de-France, à Strasbourg, à Nantes, Lille, Toulouse, Bordeaux. C'est cela ? C'est ça. Il n'y a pas de bêtises ? C'est ça. Foodcherry, c'est-à-dire que vous livrez des repas sur le lieu de travail, essentiellement. Essentiellement sur le lieu de travail, oui. Ça représente près de 10 000 repas par jour qui sont livrés, effectivement. Voilà, on commande, Internet, et puis on est livré en combien de temps ?
On est livré en moins de 30 minutes, ou alors on est carrément directement sur le lieu de travail, puisque certaines entreprises ont choisi de nous implanter directement dans leur cafétéria. Bien, alors, les couverts. Il va bien falloir que vous bannissiez le plastique.
Alors, on a commencé déjà il y a deux ans. En fait, nous, on n'a pas attendu la réunion d'hier pour se pencher sur le sujet.
La réunion d'hier avec Brune Poirson, la secrétaire d'État à l'écologie, à la transition écologique. L'année dernière, on a déjà fait un grand pain. Effectivement, on a arrêté les couverts automatiques, on a arrêté les couverts en plastique. On ne donne que des couverts qui sont lavables, réutilisables. Avec certaines entreprises, on a arrêté les sacs. Donc, ce n'est que des sacs déjà consignés, en fait. En faisant ça, on a déjà coupé 20% de nos déchets, en poids de déchets. On a arrêté 70% du plastique, on est passé sur le carton. Donc, on est au maximum de ce qu'on peut faire sur le sujet du recyclable. Est-ce que vous pourriez être à 100% recyclable ? Alors, on est à 100% recyclable.
Maintenant, il faudrait savoir qu'on passe au réutilisable. Voilà, c'est plus recyclable, c'est réutilisable. C'est l'étape d'après. Donc, chez Foodshérie, on se prépare, nous, au réutilisable. Comment ? En fait, il y a déjà plein d'acteurs qui sont sur ce secteur. C'était les personnes qui étaient hier à la réunion avec Brune Poirson. C'était tous ces acteurs qui sont sur le réutilisable. Nous, on travaillait déjà avec eux. On était prêts. On a déjà vendu du réutilisable à des entreprises. Mais il y a des couverts réutilisables. Il y a des couverts qui sont réutilisables. Il y a des bols réutilisables. Ils proposent des bols qui sont réutilisables. Mais des bols en quoi ?
Alors, c'est des bols en plastique. Ah, oui, en plastique. Ça reste en plastique, mais qui résistent à 300 lavages. Donc, en fait, on est quand même sur une solution qui est vraiment durable. Oui, qui est durable. Mais c'est encore du plastique. Mais c'est encore du plastique. On n'a toujours pas trouvé un bol, je ne sais pas, moi, en carton réutilisable. On n'a toujours pas trouvé un matériau qui soit... Un matériau, voilà. Toujours pas.
Oui, oui.
Toujours pas. Donc, ce bol réutilisable, c'est bien. C'est-à-dire que vous livrez avec le bol. Mais là, il faut une consigne. Mais là, il faut un système de consigne.
C'est ça le point qui est bloquant dans tout le... Alors, nous, encore une fois, on est prêts. On a déjà travaillé avec une entreprise. On peut mettre en place une cafétéria, zéro déchet. C'est possible. Mais c'est possible parce qu'on va tous les jours dans cette même entreprise. Là où ça devient compliqué, c'est quand vous imaginez le client lambda qui commande lundi, puis qui ne commandera peut-être pas avant trois semaines. Est-ce qu'il va garder son bol ? Probablement non. Il va falloir qu'il le dépose quelque part. Et c'est là que ça devient compliqué.
Donc, vous pourrez payer la consigne ?
Qui paiera la consigne ? Comment on fera payer la consigne ? Exactement. C'est le point difficile.
Est-ce que la consigne va être payée dans l'addition ? Vous allez augmenter l'addition, je ne sais pas, de 1 ou 2 euros, par exemple.
En fait, ce système de consigne, on a fait nos calculs, ça double à peu près le coût du packaging.
Dans l'addition, en fait. Ça le double. Et ça enlève à peu près 5 points de marge dans une marge qui est déjà ric-raquin sur le secteur de la livraison de repas. Donc, ce n'est pas évident. Il faut le financer. Mais à mon avis, le point le plus difficile là-dedans, c'est qu'il va falloir que le consommateur fasse un effort. Ça, c'est plus compliqué que de payer encore. Il va falloir qu'il prenne son vol, qu'il marche.
Ça, c'est du ça.
Et qu'il le dépose quelque part. Et ça, on a oublié ce que c'était. On le faisait il y a 30 ans. Moi, je le faisais il y a 30 ans. J'amenais les bouteilles en verre au supermarché. Je récupérais les pièces. Mais ça, on a oublié. Et ça, il va falloir le refaire. Ça, il va falloir le refaire, évidemment. Julia Vernin, des décisions seront prises rapidement ou pas ?
C'est plutôt ambitieux et c'est bien. Dans trois mois, on y retourne. Et vous de chérie, avec les autres acteurs, vous présentez son plan de zéro déchet.
Donc, c'est bien. Ça met un rythme. Il faut y aller. On en reparlera alors dans trois mois. Merci, Julia Vernin. Merci d'être venu nous voir ce matin. Vincent. Bonjour. Comment ça va, Vincent ? Vous êtes chef d'entreprise dans le bâtiment. Ça va ?
Ça va très, très, très bien. Je suis très heureux de vous avoir. Et je voulais vous appeler pour un, vous féliciter et vous remercier. Vous remercier parce que vous avez bercé mes matinées depuis 14, 15 ans.
Et la deuxième chose, je vous remercie. Vous dire aussi à quel point, je ne sais pas comment vous faites pour être aussi objectif
et pour faire le tri de l'information. Et ça, je tenais à vous le dire parce que comment vous faites entre le vrai et le faux ? Je vous dis ça parce que j'ai mon fils qui est informé, qui est à la Sorbonne
et qui a traité pendant des mois avec un groupe d'étudiants le traitement de l'information. Et ils ont traité deux sujets diamétralement opposés.
La Cour des comptes, qui dénonce plein de gabegis, d'abus, qui donne plein de bonnes solutions. On en parle très, très peu. Et l'autre sujet, j'ai pensé à vous, c'était la sécurité routière. Et ils se sont aperçus que les médias, vous n'indiquiez que deux personnes. À l'époque, c'était Emmanuel Barre et Chantal Périchon.
Et on s'aperçoit qu'ils disaient, mais contre-vérité sur contre-vérité. Et là, je me dis, mais comment vous faites, vous, entre le vrai et le faux ? Vous faites un métier quand même vraiment pas facile. Et moi, je voulais vous remercier parce que, mine de rien, vous êtes... Moi, je vous trouve en tout cas objectif. Parce que c'est comme la polémique entre la PHP et le professeur Raoul. Comment vous faites le tri ?
Je vais vous dire, le rôle d'un journaliste, le premier rôle d'un journaliste, c'est de rapporter des faits. Il faut donc vérifier les faits. Qu'on ne peut pas rapporter n'importe quoi. Évidemment. Moi, je me méfie terriblement du commentaire. Aujourd'hui, malheureusement, on fait passer souvent le commentaire avant l'explication. Il y a un fait, Vincent. Nous, on va sur le terrain où on prend connaissance de ce fait. Qu'est-ce qu'on fait, justement ? On vérifie. Oui, le premier rôle d'un journaliste, c'est de vérifier l'information qu'on nous donne, qu'on reçoit. On vérifie l'information. Une fois qu'elle est vérifiée, on la donne, cette information. Bien sûr.
Et puis, on l'explique, cette information. Et après, on la commente. Le problème aujourd'hui, me semble-t-il, et notamment avec les réseaux sociaux, et notamment avec même la télévision en continu, c'est qu'on commente avant l'explication. C'est-à-dire qu'on est toujours dans le commentaire tout de suite. Le commentaire, ça tue la réflexion, Vincent. Bien sûr. Le problème, c'est que lorsqu'ils ont étudié ça, ils se sont aperçus que même les soi-disant experts, ils avançaient des choses... Les experts. Avez-vous vu tous ces experts partout, dans toutes les émissions, qui viennent de différents horizons, et qui ont un avis sur tout ?
Mais sur tout, qui se prononcent sur tout, ils n'y connaissent rien. Rien, mais rien. Mais ils se prononcent sur tout. C'est insupportable, ça. Ça mérite un petit livre.
En tout cas, moi, j'ai apprécié que vous les remettiez un peu de temps en temps,
que vous les confrontiez de temps en temps, parce qu'en tout cas, moi, j'ai apprécié que vous continuez à bercer mes matinées. Voilà, je vous les remercie. Merci beaucoup.
Merci, Vincent. Merci. Belle journée, Vincent. Au revoir. Il est 6h53. Dans un instant, Anthony Morel, avec un robot. Tiens.
Un robot qui va nous permettre de désinfecter les aéroports.
Parce que oui, on va voir pas mal de monde revenir dans les aéroports. Il va falloir rassurer tous ces passagers. Anthony Morel a la solution, son robot. Il vous dit tout dans un instant. RMC.
RMC, c'est déjà demain.
C'est déjà demain avec Anthony Morel. Bonjour, Anthony. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes venu avec un robot, évidemment. Ah bah, passion robot, vous savez bien. Je sais, je sais. Alors, ce robot-là rassure les voyageurs. Oui. Il rassure pas, Naïs. Non, je sais, il n'a pas l'air de rassurer, effectivement. Mais si, c'est un robot mobile de décontamination. C'est que là, pour les aéroports, pour les départs en vacances, il faut quand même rassurer un petit peu les passagers pour qu'ils reviennent.
Et donc, on voit arriver ce genre de machine qui a été notamment testée à l'aéroport de Nice et puis un peu partout en Europe, qui a été conçue pour traquer et éradiquer tout virus en suspension dans l'air ou qui se dépose sur une surface. Et on le met où, alors ? Alors, on le met. Il va se balader, en fait, dans l'aéroport. Il a des petites roulettes. Il se balade un peu partout. Il a des systèmes pour se repérer tout seul. Et au sommet, vous voyez, vous avez des longs tubes circulaires. Et en fait, ces tubes, ils vont diffuser une lumière UVC. C'est une lumière. Alors, on ne l'allume pas parce que c'est très dangereux pour les êtres humains. Il fonctionne que dans les...
Dans les aéroports, c'est très dangereux pour les êtres humains. Non, mais il va fonctionner la nuit ou quand il n'y a pas de passagers dans une pièce, etc. On ne le fait pas fonctionner quand les passagers sont là. Et en fait, ces lumières bleutées, donc très très puissantes, vont détruire tous les agents pathogènes qu'elles rencontrent. Et en fait, c'est beaucoup plus efficace qu'un nettoyage manuel. Quand vous nettoyez à la main, forcément, il y a des petits recoins que vous ratez. Là, tout ce qui entre dans le champ de vision de ce robot va être instantanément détruit. Ce sont des rayons UVC. On en parle beaucoup depuis le début de l'épidémie.
C'est ce qu'on utilise pour nettoyer le matériel médical, notamment. Et donc, on a aussi d'ailleurs ce genre de robot dans les hôpitaux, dans les EHPAD, etc. D'accord. Et c'est une entreprise française ? Alors, ce n'est pas une entreprise française. Non, c'est un robot danois. Il vient du Danois, exprès. D'accord. Faites attention, Anaïs. Normalement, il est conçu pour ne pas s'allumer quand il détecte la présence des humains. Et donc, dès qu'il voit un humain, de toute façon, il s'éteint. Parce que sinon, effectivement, c'est un peu lourd. C'est le normalement qu'il me gêne un peu. Normalement, oui. D'accord. Bon, très bien. De toute façon, Anaïs s'est fait barrière, moi, pour moi.
Donc, je ne suis pas très inquiet. Voilà. Alors, vous avez aussi des robots, parce que vous avez des robots pour tout. Mais bien sûr. Monsieur robot, pour remplacer une partie du personnel au sol. Oui. Alors, le remplacer. Attendez. On ne va pas licencier le personnel au sol. En fait, ils vont se servir de robots comme d'un avatar virtuel pour pouvoir s'approcher des passagers. Ce sont des petits robots de téléprésence, des petits humanoïdes. Vous avez la tête d'une hôtesse d'accueil, par exemple, à l'intérieur, qui va piloter ce robot à distance. Et qui va aller, par exemple, aller voir un passager qui a perdu son bagage, aller le renseigner, etc.
Il y a une autre piste qu'on va utiliser dans les aéroports. C'est d'avoir des bornes remplacées. Vous savez, les bornes d'informations tactiles. Tout le monde met ses doigts, ce n'est pas très propre. Par des bornes vocales avec des assistants vocaux intelligents. Et donc, vous donnez votre destination à voix haute. Et on va vous donner toutes les informations sur le terminal, le parking pour y accéder, etc. Donc là encore, ce sont des technologies qui vont permettre de mieux respecter les gestes barrières et peut-être de rassurer les passagers. Bon, écoutez, vous nous promettez un avenir robotisé. Robotisé, oui, les robots seront là. De toute façon, ils seront là.
Il va falloir s'y habituer, c'est clair. Bon, d'accord. Merci, Anthony, Timothée. Timothée est à Dax, dans les Landes. Bonjour, Timothée. Bonjour. Oh là là, je vous entends mal, Timothée. Où êtes-vous ?
Vous êtes caché quelque part ? Allô ? J'habite dans les Landes, mais je suis pour mon lieu de travail à Mollé-en-Lichard, dans l'extérieur.
Je vous entends très, très, très, très mal. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est très sourd. Est-ce que ça fonctionne ? Oui, non ? Oui, très bien. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin, Timothée ?
Je suis à la radio.
Vous êtes à la radio, Timothée. Timothée, vous êtes auditeur fidèle ? Oui. Vous avez bien fait, parce que vous avez gagné. Machine à café, capsules qui vont avec, Timothée. Super, je vous remercie. Je suis très heureux de vous les envoyer. Merci à vous. Merci, Timothée. Merci, c'est un réel de vous écouter. C'est un plaisir, merci. Il est 6h59.
Vous écoutez RMC.
Jeudi 2 juillet, l'info sur RMC. Il est 7h01, Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La PHP contre-attaque. Après les déclarations du professeur Raoult, l'infectiologue est accusé de faux témoignages. Il aurait menti sur deux points devant les députés de la commission de l'Assemblée sur la gestion de la crise. L'épidémie de coronavirus sort de contrôle aux Etats-Unis. La Californie choisit de reconfiner. Le remaniement, c'est pour quand ? Édouard Philippe va-t-il rester Premier ministre ? 57% des Français souhaiteraient qu'il conserve son poste. Sondage est là pour BFM TV. Bienvenue sur RMC.
Friction entre la PHP et Didier Raoult. Martin Hirsch, le directeur général de l'assistance publique hôpitaux de Paris, accuse le professeur marseillais de faux témoignages devant l'Assemblée nationale la semaine dernière. Paul Barcelone.
Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres. Devant les députés, Didier Raoult avance une comparaison entre le taux de décès en réanimation dans les hôpitaux à Paris et à Marseille.
La mortalité dans les réanimations ici est de 43%.
Chez nous, elle est de 16%. L'entourage du professeur Raoult dit s'appuyer sur un rapport de la cellule de crise de la PHP en date du 14 avril. Mais nous n'avons aucune donnée chiffrée, se défend Martin Hirsch. Le directeur de la PHP met aussi en cause les propos de Didier Raoult. Sur la prise en charge d'un patient chinois, premier mort du Covid-19 officiellement enregistré en Europe.
Un monsieur chinois qui s'est présenté à la pitié salpêtrière. Il avait de la fièvre, il avait 80 ans, il revenait de Chine. Il n'a pas été testé. Parce que la santé publique avait dit qu'il ne faut tester que les gens de Wuhan qui ont de la fièvre et de la toux. Il est rentré chez lui, il est revenu 7 jours après avoir contaminé sa fille. Il est venu mourir dans un hôpital dans lequel on lui a donné du doré de décibire.
Sauf que pour le directeur de la PHP, ce patient n'a jamais été renvoyé chez lui. Alors si le faux témoignage était avéré, Didier Raoult risquerait en théorie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Suite des auditions de l'Assemblée avec encore un ministre, un ex-ministre de la Santé aujourd'hui, Xavier Bertrand et à Roselyne Bachelot, a taclé Agnès Buzyn. Quand on est ministre, il faut tout connaître, a-t-elle dit. Roselyne Bachelot qui a parlé d'un pays infantilisé. Elle a d'ailleurs été très virulente contre les médecins anormales, selon elle, qui ne disposent pas de masques et de blouses dans les cabinets avant la pandémie. Aux Etats-Unis, le pays n'arrive plus à endiguer le virus. Plus de 50 000 nouveaux cas en 24 heures, un nouveau record. En Californie, les restaurants n'accueilleront plus de clients pendant au moins trois semaines.
Même chose pour les bars, les cinémas et les musées qui avaient déjà rouvert leurs portes. Écoutez le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. La propagation de ce virus se poursuit à un rythme particulièrement préoccupant.
Nous allons donc concentrer nos efforts sur les lieux clos, en interdisant le service en salle dans les restaurants. L'interdiction concerne aussi les bars, les cinémas et les musées.
S'il vous plaît, laissez-nous protéger nos vies, prenez cette pandémie au sérieux et sortez-vous de la dette que les gens ne meurent plus. RMC, 7h04 pour une majorité de Français. Edouard Philippe est un bon Premier ministre. 57% souhaitent le voir conserver son poste. C'est ce qui ressort d'un sondage Elab pour BFM TV. Emmanuel Macron poursuit ses consultations au vu du prochain remaniement. Et donc, la question est de savoir si l'actuel Premier ministre va être maintenu ou non.
Jérémy Trottin.
Il ne sait pas comment s'en débarrasser, confie un ministre. Une phrase qui en dit long sur ce qui se joue actuellement à la tête de l'État. Si Edouard Philippe est très populaire aux yeux des Français depuis la crise du coronavirus, il est aussi devenu très encombrant pour Emmanuel Macron. S'il reste, nous entrerons dans une forme de cohabitation, estime un membre du gouvernement, pour qui l'entourage Edouard Philippe, aujourd'hui trop puissant, empêcherait le chef de l'État de se réinventer. L'idéal serait d'arriver à un divorce à l'amiable, veut croire un proche du chef de l'État.
Le problème, c'est qu'Edouard Philippe est attaché à son poste et que les Français veulent majoritairement le voir rester. Autre difficulté pour Emmanuel Macron, trouver un remplaçant. Nous n'avons pas de plan B, regrette un cadre de La République En Marche. Les noms de l'actuel ministre des Armées, Florence Parly ou de Jean-Louis Borloo, circulent néanmoins au sein de la majorité. Le contrôle fiscal a rapporté 12 milliards d'euros l'an dernier, un record. Selon Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics. La nuit a dû être agitée pour les employés d'Airbus. C'est aujourd'hui que l'entreprise va détailler son plan de suppression de 15 000 postes dans le monde, 5 000 en France.
À Toulouse, Jean-Wilfrid Forquet s'est allé à la rencontre de salariés députés.
Cyril, 46 ans, espère qu'il ne sera pas touché par ce plan. Je me dis que si toutefois je faisais l'objet d'un licenciement, je pourrais peut-être retourner dans le commerce. Je suis un ancien manager. Ceci étant dit, ça reste quand même un climat angoissant.
Selon les syndicats, ce plan devrait plus toucher les cadres que les ouvriers. Jean-François Knepper est délégué syndicale centrale Force Ouvrière chez Airbus.
Probablement qu'Airbus va tout faire pour garder ses compagnons, ses techniciens et ses agents de production, ceux qui sortent les avions tous les jours. et probablement que, comme tous les employeurs, Airbus va essayer de faire peser son plan de restructuration plutôt sur la structure et les métiers support.
Les départs ne seront pas contraints, explique Thierry Baril, directeur général de la DRH d'Airbus. Autrement dit, pas de licenciement sec.
Alors, en 20 ans, on n'en a jamais fait chez Airbus. Ça ne fait pas partie de notre culture, ça ne fait pas partie de notre ADN. On a toujours trouvé des solutions.
Des solutions pour permettre au groupe de rester numéro 1 mondial dans un secteur qui connaît des turbulences. Une entreprise de plus mal en point, Fildar, fabricant de fils, a tricoté, a été placé en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Lille. L'entreprise enchaînait les résultats négatifs depuis quelques années, situation aggravée par la crise du Covid-19. La justice va trancher aujourd'hui sur le cas d'un médecin généraliste. Il est suspecté de ne pas avoir alerté du danger que courait le petit gabin, un bébé de 22 mois mort de faim en 2013 au centre hospitalier d'Aubusson dans la Creuse. Ce médecin avait vu 7 fois l'enfant avant son décès.
Il aurait dû alerter, selon Yves Crespin, il est avocat de l'association L'Enfant Bleu, Parti Civil dans cette affaire. Au-delà de la condamnation qui sera prononcée, je l'espère, contre ce médecin, je souhaite que le tribunal donne un signal fort à destination du monde médical. Seul le médecin était en mesure de véritablement identifier la situation de danger dans laquelle se trouvait un gabin au moment avant sa mort. Donc il faut que ce jugement permette au monde médical de se rendre compte que c'est lui qui est en première ligne pour protéger les enfants. Je précise que les parents du petit gabin ont tous deux été condamnés en novembre dernier à 17 ans de prison.
On a retenir dans l'actualité. Vladimir Poutine pourra se maintenir au pouvoir jusqu'en 2036, s'il le souhaite, l'année de ses 84 ans. Les Russes ont validé la vaste révision constitutionnelle, référendum à 77%. Il lui permet de conserver son mandat encore pendant 16 ans. Un 14 juillet, 100 pétards à Paris. À partir de samedi, l'achat, mais aussi la détention de l'utilisation de gros pétards ou de feux d'artifice seront interdits. Et ce jusqu'au lendemain de la fête nationale. Les autorités espèrent ainsi éviter les violences le soir du 14 juillet. Jean-Baptiste Bourgeon. Depuis deux ans, des déflagrations en série troublent le calme du quartier d'Olivier.
Cet habitant de ville urbaine près de Lyon est excédé. Ils envoient à peu près 5, 6, voire une dizaine de pétards le soir. C'est vraiment une grosse déflagration. C'est invivable parce que là, il fait chaud. Donc, on vit avec les fenêtres ouvertes et vous êtes tranquillement chez vous. Vous avez un pétard qui pète. Voilà, c'est des choses qui sont invivables. Patrice Leclerc, le maire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, interdit chaque année la vente et l'utilisation de pétards à l'approche du 14 juillet pour garantir la sécurité de ses administrés. C'est quand même le danger sur le feu de toiture, les feux de balcon et puis sur les êtres humains.
Quand c'est dirigé vers des êtres humains, ça peut être très dangereux. Un danger auquel font face quotidiennement les forces de l'ordre, regrette Yvan Ascioma du syndicat de police Alliance. Ce sont des engins qui sont utilisés de plus en plus tôt avant la fête nationale et surtout, malheureusement, c'est de plus en plus utilisé contre les forces de l'ordre. Ce qui entraîne des blessures sur nos collègues, des débuts d'incendie, des dégâts sur les véhicules de police. Le syndicaliste souhaite une réflexion plus large afin que cette interdiction reste en vigueur toute l'année.
Le Covid-19 va-t-il avoir la peau du maquillage ?
Les femmes, depuis plusieurs mois, se fardent beaucoup moins. Le confinement a clairement eu un impact sur les habitudes quotidiennes. C'est ce qui ressort d'une étude de l'IFA vérifiée et confirmée dans les rues de Paris par Marie Régnier.
Devant son miroir, Mathilde avait l'habitude de passer chaque matin une vingtaine de minutes à se maquiller. Fond de teint, mascara, fin à paupières, eyeliner, enfin la totale quoi. Mais depuis le confinement, cette étudiante de 21 ans a quelque peu changé ses habitudes. Quand je n'étais pas maquillée, les gens disaient que j'étais tout le temps fatiguée. Et là, après m'être vue pendant deux mois sans maquillage, je me suis dit finalement, c'est pas plus mal comme ça. Même effet sur Sandrine, 55 ans. Maintenant, je fais juste les yeux et la bouche quand je ne mets pas de masque. Plus de naturel, moins de prise de tête. Se simplifier la vie.
Mais cette tendance post-confinement va-t-elle perdurer ? C'est la question que se pose Jean-François Amadieu, sociologue spécialiste de la question du paraître.
Nos études montrent aussi que les effets du maquillage sont très importants pour la recherche d'un emploi, par exemple. Donc si vous voulez, vous avez des circonstances dans lesquelles s'affranchir du regard des autres. C'est une libération qui a un coût. Donc, ce n'est pas quelque chose qui se fait si facilement.
Car que ce soit dans les entretiens d'embauche ou lors d'un rendez-vous galant, les représentations anciennes sur le maquillage, assurent-ils, sont loin de disparaître. Voilà, on se maquille moins. Ce n'est pas plus mal.
Mais les hommes aussi se maquillent. Regardez-nous avec Quentin. le matin. Non, c'est naturel. Qu'est-ce qu'il y a ? Non, c'est naturel.
Oui, bien sûr.
Bon, allez. Il est 7h11. Tiens, Quentin connaît. Est-ce que vous connaissez le village préféré des Français ? C'est en Alsace. C'est en Alsace. Comment s'appelle-t-il, ce village ? Le village d'Ounspach. Ounspach. On prononce comme ça. C'était hier soir sur France 3, l'élection du village préféré des Français. 14 villages. Ça font monter dans ce concours qui récompense le patrimoine tricolore. On a une petite photo du village, peut-être. On va la voir. Tous les coins du pays étaient représentés. Il y avait Ménère dans le Vaucluse, Giverny dans l'Eure, Cargès en Corse du Sud, Optère sur Drône en Charente, Pontavenne dans le Finistère, Chablis dans Lyon.
Bon, la liste est longue et effectivement, le grand vainqueur, c'est le petit village d'Ounspach dans le Barin, plébiscité pour son architecture typique alsacienne. Les maisons à Colombage, à Pont de Bois, certaines avec des vitres de verre bombées. C'est la particularité. Là-bas, ça permet aux habitants de voir sans être vus. C'est la troisième fois qu'un village alsacien l'emporte. La dernière fois, c'était dans le 2017, le village de Kaisersberg qui avait reçu 300 000 visiteurs de plus en quelques mois après son élection. Kaisersberg où on fait du très bon vin, je vous le dis au passage.
Et c'est l'occasion de dire que les ressemblés sont énormes après l'élection de ce village parce que tout l'été, vous allez avoir 30% de visiteurs. En plus, ça a déjà prévenu le présentateur Stéphane Bern. Bien, Delphine Bateau sera mon invité 8h35, 9h tout à l'heure. Et si c'était elle la candidate écologiste à la présidentielle de 2022, je lui poserai la question, évidemment, mais je lui parlerai écologie, avions, automobiles, trains, les avions, je regardais cela, 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. 15%. C'est beaucoup et peu à la fois. Anaïs, non ? Ça vous surprend ? J'en connais, non ? Ça ne me prend pas trop tard.
Alors rappelez-nous, vous n'avez jamais pris l'avion, dites-nous 32-16h. Parce que pour certains, c'est trop cher et c'est que pour aller à l'étranger, on n'a pas les moyens, forcément. 32-16h, RMC.FA. Laetitia Romero-Dias est avec nous. Bonjour. Bonjour. Vous êtes députée La République En Marche de l'Essonne et vous présentez une proposition de loi, vous n'êtes pas seule, sur le bien-être animal. Vous êtes plusieurs députés à présenter cette proposition de loi. Au départ, vous n'étiez pas militante de la cause animale, vous aviez une sensibilité particulière sur le sujet, mais aujourd'hui, vous vous engagez pour cette cause animale. Alors, je résume les principales mesures.
La première, un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien. Un permis en quelque sorte de posséder, enfin de posséder, d'élever un animal ou de faire entrer un animal chez soi.
Oui, en effet. Alors, le mot est fort, le mot permis, il est fort, mais ce qu'on veut, c'est pouvoir responsabiliser l'ensemble des propriétaires, de montrer qu'en effet, adopter ou acheter un animal, ce n'est pas anodin. Et que sur le premier acte d'achat ou l'adoption, bien entendu, on fait confiance à la personne qui fait cette démarche et on donne de manière automatique ce permis. Mais par contre, ce qu'on veut, c'est que lorsqu'il y a maltraitance, lorsqu'il y a négligence, on ne veut plus qu'un propriétaire à qui, bien entendu, on retire l'animal maltraité, mais puisse, quelques temps après, en reprendre un et reproduire la boucle.
Ça veut dire concrètement que si j'achète un animal ou si je vais à la SPA recueillir un animal, je serai obligé d'avoir un permis.
Vous allez avoir un permis si c'est la première fois. Et vous l'aurez déjà si ce n'est pas le premier animal.
Mais si c'est la première fois, j'aurai un permis.
Vous aurez un permis qui vous sera délivré.
Qui me sera délivré. Bon. Ok. Et le permis me sera retiré s'il y a maltraitance. Voilà.
Et vous ne pourrez plus prendre un autre animal parce qu'aujourd'hui, dans les refuges, on est plein de chiats et de chiens qui ont été maltraités et qui, au mieux, vont passer le reste de leur vie dans le refuge. Au pire, vont être euthanasiers.
On prend un animal saisonnier, quoi. Pour une saison. Et puis, on part en vacances l'été, on l'abandonne. Puis, on en reprend un autre à l'automne.
Voilà. C'est ça. Et pour un certain nombre de propriétaires, c'est ça. Pas pour tous. Heureusement. Mais c'est ça. Et on ne peut pas continuer à s'insurger là-dessus tous les ans sans faire évoluer la loi.
Pour tous les animaux ?
Pour les chats et les chiens.
Chats-chiens.
Voilà.
Uniquement.
Pour le moment, c'est notre proposition, oui.
Oui. Bien. Dans votre proposition, plusieurs autres articles. Alors, par exemple, les animaux de cirque. Vous voulez interdire les animaux dans les cirques.
Oui. En effet. Alors, on propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques. Progressivement, d'ici 2020.
Animaux sauvages.
D'animaux sauvages, oui.
C'est-à-dire qu'on pourra toujours utiliser dans un cirque un cheval.
Oui. Ce qu'on propose, c'est la fin pour les animaux sauvages.
Plus de tigres, plus d'éléphants. Voilà.
On considère que ce n'est pas la place d'un tigre de sauter dans un anneau, que ce n'est pas la place d'un singe de faire du vélo. Et on s'émeut aussi du sort qu'il aurait réservé, c'est-à-dire qu'ils passent quand même le plus clair de leur temps dans une cage à être transportés
d'interdiction de la corrida aux moins de 16 ans.
Alors, on demande le non-accès des arènes de corrida pour les enfants de moins de 16 ans. En effet...
Avec des contrôles à l'entrée des arènes.
Oui.
Quart d'identité. On n'entre pas dans les arènes à moins de 16 ans.
Oui.
C'est ça. C'est ce que vous demandez. Ça, ça va faire du bruit, je vous le dis.
Oui, mais on considère aujourd'hui que ce n'est pas la place d'un enfant. Moi, je suis maman. Et ce n'est pas la place d'un enfant d'aller voir un spectacle dans lequel on va mettre à mort un animal. Dans les fictions, aujourd'hui, dans les films, ça ne choque personne qu'on interdise certains films qu'on considère un peu trop violents aux moins de 12 ans, aux moins de 16 ans. Je ne vois pas pourquoi dans la vraie vie, ce ne serait pas le cas.
Renforcement des sanctions contre la maltraitance, la négligence et l'abandon des animaux à peine pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. C'est ça aussi ?
Oui.
C'est indispensable ?
C'est indispensable, on doit renforcer.
À vos yeux, oui. Vous voulez aussi qu'on inscrive la souffrance animale dans les activités dites de loisirs ? Je vais parler des animaux dans les cirques et dans les marines landes, les orques, je ne sais pas.
Sur les marines landes, nous, on est d'accord avec ça. On a considéré aujourd'hui qu'on ne l'a pas mis dans le texte puisqu'il y a un certain nombre de sujets qui sont réglementaires, qui sont de l'ordre réglementaire. Mais la question se pose de la même façon en effet pour les marines landes que pour les cirques.
Que va devenir votre proposition de loi ? Elle va être inscrite à l'Assemblée ?
C'est ce que nous espérons et c'est aussi pour ça que je viens vous voir. C'est parce qu'en effet, un député, ça porte la voix des citoyens. On dépose, mais ensuite, il faut qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour pour être votée. Je viens aussi vous voir aujourd'hui, c'est pour obtenir le soutien des citoyens, des associations, des gens qui sont mobilisés sur le terrain pour que cette loi soit en effet inscrite à l'ordre du jour et votée.
Aujourd'hui, vous êtes combien ? Sept députés de La République En Marche a porté cette proposition de loi. Il y a d'autres députés, d'autres partis politiques qui sont prêts à vous rejoindre ?
Oui, bien entendu. Et dans la majorité, déjà, elle est sortie hier, cette proposition de loi. On a déjà beaucoup de collègues qui se sont fait connaître pour dire qu'ils étaient intéressés.
C'est-à-dire ? Vous êtes à combien aujourd'hui ?
On est déjà à une cinquantaine de collègues.
Vous êtes déjà à une cinquantaine ?
Voilà, depuis hier. Et je n'ignore pas non plus que depuis le début du quinquennat, d'autres collègues sur d'autres bancs ont aussi proposé et se sont aussi mobilisés sur la condition animale. Donc on va, et je l'espère, que tout ce qu'on vient...
Vous pensez que vous allez y arriver ?
Je pense qu'on va y arriver. Et je l'espère.
Bon, Agnès est avec nous. Agnès, c'est dans les Deux-Sèvres. Bonjour, Agnès. Bonjour, Jean-Jacques. Agnès, vous êtes favorable à ce passeport, en quelque sorte, une forme de passeport pour animal ? Ah oui, tout à fait, oui. Oui, oui, tout à fait. Je trouve que ça aurait même dû être fait avant. Oui. Vous avez un chat pucé et vacciné.
Oui, tout à fait. Parce qu'on le fait pour les chiens, donc les chats, c'est tout à fait... C'est pareil, ça va chez le véto, c'est malade, ça doit être vacciné. Voilà, c'est comme un enfant. Quand il est malade, vous l'emmenez chez le médecin, donc les animaux, c'est pareil.
Bien sûr, bien sûr. Il faut réglementer tout cela.
Ah oui, oui, oui. C'est la seule solution
pour éviter l'abandon des animaux et l'inconscience de certains qui pensent qu'un animal, c'est un objet, qui donc prennent cet objet pour un certain temps, cet animal comme objet pour un certain temps, puis après s'en débarrassent.
Mais non, l'animal est un être vivant. Oui. Comme nous.
Oui, oui, oui. Merci Agnès.
Il ne faut pas oublier qu'ils étaient sur Terre avant nous, les animaux.
Merci beaucoup Agnès. Je t'en prie. Merci d'être avec nous. Merci. Merci à vous d'être venue nous voir, Laetitia Romero-Dias. Merci. Nous suivrons de près cette proposition de loi. Merci. Son avenir. Merci. 7h20. Qu'allons-nous faire, Anaïs ? On va retrouver Marie Dupin qui va nous dévoiler ce matin une enquête de la répression des fraudes sur les substances toxiques que l'on trouve dans les couches. Il y a du mieux, mais ce n'est pas encore ça. Vous saurez tout dans un instant avec Marie. R.M.C. Dupin Quotidien. Marie Dupin, évidemment. Bonjour Marie. Bonjour.
Marie, la répression des fraudes publie ce matin le résultat de son enquête sur la présence écoutez bien de substances potentiellement toxiques dans les couches pour bébés. Bon, il y a du mieux, mais, mais.
Oui, alors vous vous souvenez, ça avait fait scandale il y a un an cette histoire, la présence de substances potentiellement dangereuses dans les couches de nos bébés. La répression des fraudes a donc mené des contrôles sur toutes les marques de couches commercialisées. En France, résultat, il y a effectivement de nettes améliorations. Tous les parfums, par exemple, ont été supprimés. Aucune couche n'a de substances toxiques au-dessus, au-delà des seuils réglementaires. Bon, ça c'est une bonne nouvelle. C'est positif. Mais la situation n'est pas parfaite pour autant.
Les tests ont décelé en petite quantité des substances toxiques comme des dioxines, des furanes, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et du formaldéhyde à des taux du formaldéhyde. Du formaldéhyde. Donc ça, c'est à des taux en dessous des seuils sanitaires, mais quand même trop élevés aux yeux de la répression des fraudes, le formaldéhyde, justement, Jean-Jacques, pose problème parce qu'il est potentiellement cancérogène. Trois modèles sont dans le viseur des autorités. Pampers Premium Protection, Marmaille Plus et Moana Zaza. Les industriels ont six mois pour revoir leur...
Marmaille Plus, Moana Zaza et Pampers Premium Protection. La Pampers, elle est assez diffusée quand même. Oui, Pampers Premium Protection, elle est très diffusée, oui. Bon. Des dérivés de pétrole dans le lait pour bébés, décidément. Oui, parce que c'est le matin. Ce matin, vous nous gâtez. C'est comme ça. Marie Dupin, face au manque de réaction du gouvernement sur cette question, l'ONG Foodwatch vient de saisir tous les préfets de France pour demander le retrait de deux références de lait maternisé.
Exactement, c'est une lettre qui vient d'être envoyée à tous les préfets de France pour leur demander de retirer du marché ces laits infantiles. Donc, ces laits pour bébés qui sont contaminés avec des dérivés de pétrole, des moas, des hydrocarbures aromatiques d'une minérale qui n'ont rien à faire dans le lait de nos bébés sur huit références testées en laboratoire par Foodwatch. Deux contiennent des dérivés d'hydrocarbures, un lait en poudre Nestlé et un lait de croissance Galliats chez Danone. Information révélée il y a huit mois. Le problème, c'est que les produits sont toujours en vente.
Bon, la répression des fraudes a effectué ses propres tests. Oui, et elle confirme
la présence de ces dérivés de pétrole dans les laits pour bébés sans révéler les résultats exacts de ces tests en question. Le dossier est surtout suivi par la Commission européenne qui devrait annoncer dans quelques jours une réglementation spécifique à ces dérivés d'hydrocarbures parce qu'aujourd'hui il n'y a pas de réglementation mais toute la question c'est est-ce qu'il y aura un taux ? Est-ce que ce taux de dérivés de pétrole sera supérieur à zéro ? Et là, ça pourrait peut-être quand même poser problème puisque ces substances ne sont pas quand même censées se retrouver dans notre alimentation.
Oui, ça c'est évident. et non dans l'alimentation des bébés. Et encore moins dans l'alimentation des bébés. Eh bien, merci Marie. Charles Magnin qui n'est pas un bébé va nous parler de l'actu des réseaux sociaux. Un gros bébé. Oui, un gros bébé. Un peu joufflu. Il faut chuter du lait tous les jours. Voilà, quand même. Très concerné. Un peu joufflu. Bon, est-ce que vous connaissez... Il pleure aussi parfois. Il pleure. Est-ce que vous connaissez Balani sur terrain ? Vous ne connaissez pas. Eh bien, Balani sur terrain, ce village, gros, gros village de 1700 habitants devient célèbre. Pourquoi Charles ? Dans l'Oise, parce que le selfie publié par les nouveaux élus dimanche soir fait scandale.
Photo publiée sur Facebook après les résultats du second tour. Regardez. Sur ce cliché, on voit neuf personnes tous sourire en train de faire des doigts d'honneur. Ces neuf personnes
sont donc les nouveaux élus municipaux. Ils sont en train de fêter leur victoire et visiblement, ils tenaient à faire passer un message en publiant ces doigts d'honneur sur Facebook. Car à Balani sur terrain, 1700 habitants, la campagne a été très tendue en fait de tracts anonymes, d'insultes sur les réseaux et ce cliché a évidemment ravivé les tensions. Les habitants se disent choqués auprès de nos confrères de France 3.
On se sent insultés par la nouvelle équipe, dit l'un d'eux. Résultat, une pétition a été lancée, un courrier a été envoyé à la préfecture pour faire annuler le second tour.
Ils sont cramés, ils ne sont plus crédibles, dit un habitant et certains envisagent même de bloquer l'installation de ce nouveau conseil municipal dimanche prochain.
Oui, c'est la révolte à Balani sur terrain dans l'Oise. Selfie de la colère. Autre histoire sur les réseaux sociaux, l'incroyable buzz pour les vêtements estampillés Lidl. Oui, oui, la marque de Arc Discount fait encore parler d'elle sans l'avoir vraiment cherché. Cette fois, pas question d'émeute pour des PlayStation à prix bradé.
Cette fois, ce sont des photos de vêtements qui ont suscité un engouement spectaculaire. Des baskets, des claquettes, des chaussettes ou encore un t-shirt aux couleurs de Lidl, c'est-à-dire jaune et bleu bien flashy. Cette gamme de produits est proposée sur le site belge de Lidl. Mais l'engouement a été tel, notamment de la part des Français, que les produits ont vite été en rupture de stock. Les jeunes branchés, les hipsters, comme Quentin Vinet, se sont rués sur ces baskets et ces chaussettes pour en faire le vêtement tendance du moment. Des dizaines de milliers des claquettes, les t-shirts sont en rupture de stock et se revendent aux enchères,
proposées 30 fois plus chères que le prix initial. 400 euros sur des sites finlandais, anglais ou encore français. Lidl.
400 euros des claquettes Lidl. Des claquettes Lidl.
Lidl ici, n'entre pas. Et les chaussettes, elles sont à combien ? Les claquettes Lidl, c'est le produit tendance vendu en France
mais devant le succès rencontré sur Internet,
la marque va sûrement y réfléchir. Bon, écoutez, Fabrice sera avec nous juste après le journal. Je le prendrai Fabrice qui est à Versailles qui nous dit j'ai adopté aux Etats-Unis mon chien, il a fallu justifier de mon salaire, de la taille de mon jardin pour pouvoir prendre soin de mon chien avant de le laisser partir avec moi après 4 jours d'études de mon dossier. Voilà comment ça se passe aux Etats-Unis, on en parlera avec Fabrice tout à l'heure après le journal. En attendant, c'est Nicolas Poincaré qui est avec nous. Bonjour Nicolas. Bonjour sans explication. Tout à l'heure, la Chine a imposé une nouvelle loi à Hong Kong qui met fin à l'exception de ce territoire.
On a beaucoup parlé de manifestations à Hong Kong mais là, la Chine impose sa loi. Et elle trahit sa promesse puisque Hong Kong devait garder un statut particulier jusqu'en 2047. C'est ce qui avait été promis au moment de la rétrocession. Finalement, ce statut particulier s'est terminé mardi dernier avec l'imposition de cette loi qui remet en cause toutes les libertés dont jouissaient les Hongkongais jusqu'à présent. Il est 7h30, vous êtes sur AMC. Merci Anaïs, qu'allons-nous faire ? Le remaniement doit être annoncé dans les heures ou dans les jours à venir. Et une question, Emmanuel Macron doit-il garder Edouard Philippe ? Allez-y, 3216RMC.fr près de 6 français sur 10 qui sont favorables.
Sondage est là pour BFM TV. Eh bien, nous serons justement
avec Bernard Salanès, le président de cet institut, juste après le journal.
Il est 7h31. Anne-Sophie Balbire est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Du jamais vu depuis le début de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis. Plus de 50 000 nouvelles infections enregistrées en moins de 24 heures. Certains Etats américains ont fait une pause dans le déconfinement. Les discothèques en discussion avec le gouvernement pour une réouverture. Les propriétaires misent sur le 10 juillet. Décision attendue en début de semaine prochaine. Et puis, près de 6 Français sur 10 souhaitent qu'Edouard Philippe reste Premier ministre. Emmanuel Macron poursuit ses consultations. Le remaniement doit avoir lieu dans les prochains jours. RMC 7h31.
L'OMS le dit, le redit, la pandémie de Covid continue de s'aggraver dans le monde. La preuve aux Etats-Unis, dans certains Etats américains, les restrictions sont de retour. Un niveau record de nouveaux cas a été atteint avec plus de 50 000 nouvelles contaminations en moins de 24 heures. Marion Fournay. Des gestes barrières pas vraiment respectés. Peu ou pas de masques dans les rues d'Orlando, en Floride, lors une expatriée française observe un relâchement ces dernières semaines. De quoi expliquer en partie les nouvelles contaminations. On a un gouverneur qui donne un peu le choix aux gens qui n'imposent pas un masque obligatoire.
Les bars ont fermé suite au pic de vendredi, puis ont réouvert, puis ont fermé à nouveau. Selon elle, la position ambiguë de Donald Trump vis-à-vis du port du masque crée la confusion chez les Américains. En effet, depuis le début de la crise, le président n'a jamais été vu en public avec un masque sur le visage, même s'il affirme aujourd'hui qu'il n'aurait aucun mal à le faire.
Je n'aurai aucun problème à porter un masque. Je pense que les masques sont une bonne chose. Si j'étais dans une situation de proximité avec des gens, eh bien j'en mettrai. Mais ce n'est pas le cas puisque toutes les personnes que je rencontre sont testées à l'avance.
Et malgré la situation actuelle, Donald Trump se montre confiant.
Je pense que nous allons être très bons avec le coronavirus et qu'à un moment, cela va en quelque sorte simplement disparaître. Je pense aussi que nous allons avoir un vaccin très bientôt.
Des propos qu'il avait déjà tenus en février, depuis, les Etats-Unis sont devenus le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie avec plus de 128 000 décès. En France, 18 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures dans les hôpitaux. Le Parlement doit adopter aujourd'hui le projet de loi de sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet, date à laquelle les discothèques auront peut-être rouvert leurs portes. C'est ce qu'elles espèrent. Les discussions sont en cours avec le gouvernement. Benjamin Pelsy.
Si les boîtes de nuit ouvrent cet été, ce devrait être avec une piste de danse aménagée. Des tables vont y faire leur apparition. Les explications de Jean Roch, le propriétaire du VIP-Room à Saint-Tropez. Il était présent à la réunion interministérielle. Ce que souhaite le gouvernement, c'est que les groupes de danseurs soient chacun sur leur table pour éviter que tout le monde se côtoie sur le dance floor. On est tellement dans l'urgence d'ouvrir qu'évidemment, on se pliera aux recommandations du gouvernement et des consignes sanitaires. Mais toutes les boîtes de nuit pourront-elles mettre en place ces nouvelles règles sanitaires ? Dans des conditions comme ça, moi, je ne travaille pas.
Patrick Bonnefond est le propriétaire d'une discothèque dans le centre d'Orléans. Si vous avez une piste de lance comme moi qui fait 100 ou 150 mètres carrés, il va falloir que j'achète des tables et des chaises pour pouvoir meubler cette discothèque. Et aujourd'hui, la trésorerie des patrons de boîtes, je peux vous dire qu'elle est vraiment en berne. Vous imaginez la sécurité s'il y avait quelqu'un à extraire parce que dans une discothèque, il peut y avoir un problème. Comment on fait ? C'est ingérable. L'éventuelle réouverture des boîtes de nuit le 10 juillet sera décidée en début de semaine prochaine lors d'un conseil de défense sanitaire.
La PHP accuse Didier Raoult de faux témoignages. Le directeur des hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, conteste deux passages de l'audition de l'infectiologue devant la commission d'enquête sur le Covid le 24 juin dernier. Dans le collimateur, notamment ses propos sur une estimation des taux de décès de malades en réanimation. C'est une bataille d'égo qui est en train de se jouer, dénonce Bruno Megarban, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière.
Je ne crois pas que le poisseur Raoult ait voulu mentir ou camoufler la réalité. Néanmoins, il a utilisé un argumentaire qui était un peu fou. Il y a un certain nombre de querelles, des revanches que certains essayent de prendre sur les autres. En tout cas, d'un point de vue médical, je crois que les médecins, les infirmiers à Paris et notamment à la science publique ont fait de leur mieux pour traiter l'ensemble des patients qu'ils ont eus en responsabilité. Je crois que nous avons tenu face à l'épidémie et nous avons sauvé des dizaines et des milliers de vies.
Et comment envisager la pré-coronavirus en France ? Quelles priorités le président de l'Assemblée nationale doit dévoiler ses pistes à Emmanuel Macron dans l'après-midi ? Richard Ferrand propose entre autres un ministère des services publics, des adaptations locales favorisées et davantage d'associations de citoyens. Pour organiser le chantier du monde d'après, Edouard Philippe sera-t-il encore de la partie ? On le saura bientôt. Le remaniement est annoncé comme imminent. Et selon un sondage élabe pour BFMTV, 57% des Français souhaitent qu'il reste à son poste de Premier ministre.
Je trouve que c'est quelqu'un de serein et de solide. C'est des hommes d'État, quoi.
Ah ouais, non, un côté un peu bourgeoisie française, vieille France bourgeoisie. Faire des gens comme Obama, des gens qui sont beaucoup plus sur le terrain, etc. Le fait qu'Edouard Philippe ait un peu pris le devant de la scène, ça a, je pense, beaucoup participé à son gain de popularité. Et Bernard Sananès, le président de l'Institut de sondage Elab est votre invité, Jean-Jacques, juste après le journal sur RMC. 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. C'est l'objectif inscrit dans la loi anti-gaspillage. Hier, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique recevait les grandes entreprises du secteur de la livraison de repas.
Brune Poirson leur a demandé de viser le zéro déchet avec un plan d'ici octobre. Romain Cluzel.
Après son travail, Mouna commande plusieurs fois par semaine ses repas en livraison et à chaque fois, la nourriture arrive avec beaucoup d'emballages.
On a le package, chaque contenant a son couvercle. Ici, on a plusieurs contenants, donc plusieurs couvercles. J'avoue que je me dis ça souvent. Je me dis que ça fait quand même pas mal de déchets à mettre à la poubelle, mais je vois difficilement comment ils pourraient faire autrement.
C'est pourtant la demande du gouvernement qui réclame aux entreprises de livraison de réduire leurs déchets. Un changement nécessaire pour Julia Vernin, cofondatrice de Foodsherry, une des principales plateforme de livraison. Ça veut dire qu'il faut remettre en place un système de consignes avec des points relais. C'est ce point-là qui est crucial et qui est difficile. Il faut que le consommateur aussi joue le jeu avec nous, sinon simplement, ça ne marchera pas. Déposer son plat dans un point relais comme les supermarchés, une bonne idée pour Nina et Jean-Baptiste prêts à changer leurs habitudes.
Les supermarchés, on en a tous plus ou moins à côté de chez nous, donc je pense que la flemme, peut-être qu'elle prendra un peu moins le dessus. Donc du coup, oui, mais moi, totalement pour. Il faut tous qu'on fasse un effort et puis si ça, justement, ça peut permettre d'éviter les déchets et de les limiter, en tout cas, ce serait parfait. Avec un tel système de consignes, de nouvelles entreprises devront prendre en charge la fabrication des contenants
et leur nettoyage. Les courses, Anaïs, c'est à l'enchant. Oui, 13h50, Anne-Sophie, le pronostic de la Dream Team AFC, favorite numéro 3, les vertus, outsider numéro 6, Testa. Testa, merci. Il est 7h38. Merci beaucoup, Bernard Sanales, président de l'Institut de Sondage et Lab est avec nous dans un instant. Bernard, j'ai plein de questions à vous poser, évidemment, notamment sur le Premier ministre. Alors là, justement, je m'adresse à nos auditeurs ou auditrices. Est-ce que vous souhaitez qu'Edouard Philippe reste à Matignon ? 57% selon le Sondage et Lab souhaitent qu'Edouard Philippe reste à Matignon, reste Premier ministre. Vous, vous souhaitez ou pas ? Vous nous dites et on en débat.
Bien, avant de parler du Premier ministre, Fabrice, comme promis. Et là, Fabrice est à Versailles, dans les Yvelines. Bonjour Fabrice. Bonjour. Fabrice, vous étiez aux Etats-Unis. C'est ça. Et vous avez adopté votre chien aux Etats-Unis. Tout à fait. Racontez-nous, comment ça s'est passé ? Alors, nous sommes allés avec ma famille le jour où on avait décidé d'adopter un chien, voire un organisme un petit peu similaire à la SPA. Et donc, il y avait, je dirais, une trentaine ou une quarantaine de chiens.
nous avons tous, nous sommes tous tombés sous le charme d'un petit chien qui avait trois ans. Oui. Et puis, nous avons dû remplir
un dossier. On nous a expliqué qu'on ne pourrait pas repartir avec le chien le jour même. On a dû remplir un dossier où il a fallu que je justifie de mon salaire, qu'on donne la taille de notre maison, parce que c'est un chien
de taille moyenne et pas un petit chien d'appartement. Donc, il fallait un jardin pour que le chien puisse sortir un petit peu où qu'on habite en dehors de la ville.
Oui.
On nous a demandé si on était propriétaire ou locataire. Si on était locataire, il nous fallait justifier d'une autorisation du propriétaire pour avoir le chien.
Oui.
On nous a demandé si on avait déjà eu un chien ou un animal de compagnie
et si c'était le cas, quel était le vétérinaire qui suivait nos animaux. Eh bien, décidément. C'était très strict. Ah oui, oui, tout à fait. Et on nous a demandé, comme nous n'avions pas eu
d'animaux auparavant aux Etats-Unis, de donner le nom de deux personnes qui nous connaissaient et qui pouvaient juger de notre bonne... De votre moralité,
si je puis dire. De votre moralité, Fabrice. Et ensuite, votre dossier a été étudié pendant quatre jours et enfin, vous avez pu adopter votre chien.
Voilà. On nous a expliqué qu'il fallait trois, quatre jours pour voir tous les candidats et ensuite statuer.
Et ensuite statuer. Fabrice, vous avez vu que ce passeport, là, il y a cette proposition de loi déposée par plusieurs députés. D'ailleurs, les députés sont de plus en plus nombreux à la défendre. Cette proposition de loi qui va instaurer un passeport en France pour posséder un chien ou un chat. Ça me paraît être une bonne mesure. Fabrice, merci d'être avec nous. Vous êtes rentré des Etats-Unis il y a longtemps ? Il y a deux ans. Il y a deux ans. Et merci d'être avec nous dans tous les cas à la radio ou à la télé le matin ? À la radio. À la radio le matin. Merci. À Versailles. Merci Fabrice. Tiens, Fabrice, est-ce que je peux vous poser la question ?
Est-ce qu'il faut garder le Premier ministre ou pas ? Moi, je serai pour, oui. Vous êtes pour. Bon, d'accord. Comme 57% des Français. Bernard, c'est bien ça. 57% des Français. Oui, tout à fait. Il faut tout de suite rapprocher ce chiffre d'un autre. La cote de confiance du Premier ministre ou du Président de la République a eu l'aussi ces derniers mois entre 30, 35, 38%. Et donc là, on est à 20 points de plus pour le Premier ministre. Ça veut dire qu'il y a des électeurs qui pourtant, sur un plan de la ligne politique, ne lui font pas confiance et qui en même temps souhaiteraient qu'il reste. Je vais prendre un exemple.
Il y a 40% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 30% des électeurs de Marine Le Pen qui disent qu'ils souhaiteraient qu'il reste. 40% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Pour eux, sans doute, cela veut dire, il faut le décoder, pour eux, sans doute, ce n'est pas une adhésion à la politique d'Edouard Philippe. Ils n'ont pas changé de camp ces électeurs. Mais ils considèrent sans doute que l'homme Edouard Philippe rééquilibre un peu le style d'Emmanuel Macron. Eh bien, nous allons développer tout cela. Bernard Salanès, président des LAB.
Je vais parler aussi de mon invité Delphine Bateau tout à l'heure parce que Delphine Bateau, qu'on ne voit pas venir, et si c'était elle la candidate verte écologiste à la présidentielle, il est 7h42, vous êtes sur RMC. Merci d'être avec nous à tout de suite. RMC 6h-9h. Vos dans direct. Bernard Salanès, le président de l'Institut de Sondage et LAB est donc avec nous. Vous observez les mouvements d'opinion. L'opinion, aujourd'hui, est à 57% derrière Edouard Philippe. Pourquoi ? Vous m'avez dit tout à l'heure, parce qu'Edouard Philippe, c'est un peu le contrepoids à Emmanuel Macron, ce qui pose un énorme problème d'ailleurs à Emmanuel Macron pour prendre sa décision, dites-moi.
A-t-il la garder ou pas ? Évidemment, évidemment. Après, on peut se dire que ce n'est pas un sondage qui fait la décision du président de la République. Évidemment, il y a d'autres critères de lecture. Évidemment, heureusement. C'est vrai que la crise a rebattu les cartes. J'allais dire, pendant trois ans, il n'y avait qu'une seule tête de l'exécutif pour les Français. Cette tête de l'exécutif, c'était Emmanuel Macron. Pendant la crise, les Français ont découvert qu'il y avait deux têtes de l'exécutif, chacun a leur rôle, chacun a leur place. Mais c'est vrai que le Premier ministre était dans l'ombre et qu'il a un peu pris de la lumière. Il a pris de la lumière. C'est ça qui s'est passé.
Bon, mais expliquez-nous pourquoi 20... Il y a combien ? Il y a 20 points d'écart entre les deux hommes ? On est à 20 points d'écart ? Un peu moins. Un peu moins entre 15 ? Un peu moins. Mais par contre, sur un nombre de traits d'image, par exemple, ce n'est pas dans cette enquête-là, dans d'autres, on voit bien que le Premier ministre est jugé plus rassembleur, plus courageux, plus sincère, plus rassurant que le Président de la République. Plus rassembleur, plus courageux, plus sincère, plus rassurant. Ça fait beaucoup, quand même. Ça fait beaucoup. Le Président de la République garde pour lui le dynamisme qui reste sa qualité première.
C'est-à-dire qu'on lui reconnaît sa capacité à faire bouger. Alors, expliquez-moi autre chose. 36, 37% d'opinions favorables pour Emmanuel Macron. Et combien de maires ? 146 maires pour la République en marche sur 26 000 communes ou 36 000 communes ? Quasiment... Pas dans les grandes villes et très peu dans les... Alors, expliquez-nous ce décalage. D'abord, le constat, c'est qu'en marche a raté les municipales. Il y a deux parties qui ne sont pas renforcées. C'est en marche et c'est le Rassemblement National. On oublie de le dire. C'est vrai.
Et ce qui est paradoxal, c'est quand on fait, par exemple, comme aujourd'hui, un sondage de vote présidentiel, les deux candidats qui arrivent en tête, c'est Macron et Le Pen. Et on assiste à quelque chose qu'on a rarement vu dans la vie politique française, qui est une décorrélation entre la vie politique nationale qui reste, pour le moment, on verra si ça change. Marqué par cette polarisation très forte, Macron-Le Pen, on l'a vu aux Européennes, on le voit dans les sondages, et une vie politique locale qui a dit quoi dimanche ? Eh bien, les partis PS, LR, et en plus, les Verts, c'est un phénomène nouveau, eux ont réussi, ont construit une implantation locale.
Sauf que les Verts, je vais mesurer tout cela, et j'en parlerai à Delphine Bateau, mon invitée, tout à l'heure, les Verts ont réussi dans des grandes villes, et ont réussi dans des grandes villes riches, avec un électorat qui est peut-être celui qui était celui d'Emmanuel Macron à la présidentielle, non ? En partie. En partie. Alors, les Verts étaient présents dans un nombre limité de candidatures, de villes, mais c'est vrai que là où ils ont investi des candidats, là où ils ont réussi à faire des alliances, ils ont rarement gagné seuls, ils ont reconfiguré et ils ont posé aussi l'espace à gauche.
Ils ont pris souvent le leadership de la gauche dans la ville où le sortant n'était pas de gauche. À Nantes ou à Rennes, ils se sont alliés finalement avec le maire sortant. Maintenant, ils ont un enjeu. Bien sûr, cette poussée des Verts, c'est la traduction, ce n'est pas un mouvement politique, c'est la traduction d'une aspiration de la société dans son ensemble à une vie plus écologique, plus respectueuse du climat, plus saine. Mais ils ont devant eux la question de la crédibilité économique et sociale. Là-dessus, on le voit, ça reste la première urgence des Français.
Voilà, crédibilité économique et sociale, c'est le gros problème des Verts qui ont un autre problème, c'est de trouver la personne, homme ou femme, qui va les conduire peut-être à la victoire à la présidentielle de 2022. L'élection présidentielle dans le système politique français, c'est une question d'incarnation. Évidemment. C'est vrai que aujourd'hui, ils ne sont pas encore... Qui ? Ils ont encore fallu démarrer, mais on a vu avec Emmanuel Macron que ça pouvait venir très tard. Mais c'est vrai que l'élection présidentielle n'a jamais été une bonne élection pour les Verts. Et même là, dans les enquêtes au lendemain des municipales, on voit bien que Yannick Jadot décolle à peine.
Il est en dessous de 10%. Alors, ça va peut-être évoluer. Et puis, il y a autre chose. Les Français, dans certaines grandes villes, entre une vingtaine de villes de plus de 20 000 habitants, ont élu des maires écologistes. Ils vont aussi essayer de les tester. Ils vont voir ce qu'ils font concrètement. Est-ce que ça a un résultat, un impact ? C'est vrai, c'est vrai, Bernard Sanez, mais il n'y a pas de leadership chez les Verts et les Verts qui veulent maintenant imposer le leadership à gauche. Tout à fait. Il n'y a pas de leadership et il y aura, on l'a vu dans le passé, des primaires qui sont toujours compliquées. C'est les vieux démons des Verts, de la division.
En tout cas, il n'y a pas aujourd'hui un leader qui s'impose. Il y en a une la dernière fois, vous vous en souvenez, Jean-Jacques. Et puis, il y aura, il ne faut pas se tromper, ça c'est le jeu politique, il y aura la course du leadership à gauche entre France Insoumise et entre Europe Écologie et Europe Écologie les Verts. Bien, et il y en a une qui j'en suis persuadé va se positionner, c'est mon invité de 8h35, Delphine Bateau qui a été ministre de l'écologie qui est aujourd'hui dans un groupe qui s'appelle comment d'ailleurs ? Parce que je ne retiens jamais écologie, démocratie, solidarité. Il y a 10 groupes à l'Assemblée. Voilà, c'est ça et qui pourrait faire la transition.
On lui parlera. D'ailleurs, Delphine Bateau qui propose une mesure qui va faire réagir, j'en suis certain, un quota carbone pour limiter les voyages en avion. C'est-à-dire que nous aurions un quota, nous pourrions parcourir un certain nombre de kilomètres et puis ensuite nous serions interdits de vol. C'est cela ? C'est ça l'idée ? Sans compter les déplacements professionnels, sans compter la Corse et l'Outre-mer qui seraient des exceptions mais effectivement c'est ça l'idée, mettre en place un système de quota carbone pour l'usage de l'avion. Chaque personne aurait un quota, un kilométrage en fait à ne pas dépasser.
L'idée effectivement c'est de lutter contre ceux qui prennent des week-ends ou pour un voyage par exemple qui peut se faire un trajet qui peut se faire en train. 15% des Français, 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. C'est un chiffre qu'il faut avoir en tête, un chiffre qui est donné par le site des voyages Last Minute. C'est plus que chez nos voisins européens on est autour de 10% en Allemagne et en Italie. C'est encore moins en Espagne et en Grande-Bretagne où là quasiment toute la population a déjà pris l'avion au moins une fois dans sa vie. Et si on regarde à l'échelle de la planète et bien là on se retrouve avec un chiffre encore plus élevé.
80% de la population mondiale n'a jamais pris l'avion selon les constructeurs Airbus et Boeing. Bien, merci beaucoup. Merci Quentin. Merci à vous Bernard Sananès pour toutes ces informations. Nous sommes avec Nicolas Poincaré maintenant pour des explications. RMC, expliquez-nous. Nous parlons d'Hong Kong. Nicolas, tiens, nous avions beaucoup parlé il y a quelques mois, quelques semaines, quelques mois et puis tout s'était calmé. Or voilà que la Chine impose sa loi à Hong Kong. une nouvelle loi qui met fin à l'exception de ce territoire ancienne colonie britannique qui vient donc d'être annexé à Pékin. Oui, et c'est un événement majeur.
Alors pour comprendre il faut faire un petit peu d'histoire. Hong Kong au départ c'est une histoire de drogue, de trafiquant de drogue au 19ème siècle pour des raisons purement économiques. Les Anglais importaient de la drogue depuis l'Inde vers Hong Kong. En gros c'était les dealers, les Anglais à Hong Kong étaient leur tête de pont et les Chinois résistaient à cette invasion et à ce produit addictif qui était l'opium. Il va y avoir une première guerre de l'opium puis une deuxième au 19ème siècle. Je vous passe moult péripéties mais finalement le 9 juin 1898 les Anglais renoncent à ce trafic et obtiennent en échange le droit de s'installer dans les îles Victoria.
Les îles Victoria c'est Hong Kong. Ils obtiennent un bail de 99 ans. 99 ans plus tard logiquement les Chinois réclament leurs droits. Ils veulent récupérer la colonie britannique qui entre temps s'est incroyablement développée. oublier l'opium du 19ème siècle c'est devenu la troisième place financière du monde grâce à la banque HSBC. C'est un autre opium. Voilà. Mais la banque HSBC qui était au départ la banque des trafiquants de drogue et qui est devenue beaucoup plus honorable. Bref 1898 plus 99 ans ça nous mène en 1997 après de longues négociations les Anglais ont donc rendu Hong Kong à la Chine.
C'est la rétrocession qui est intervenue il y a exactement 23 ans le 1er juillet 1997 des cérémonies dont on se souvient peut-être en mondiovision avec le prince. On voit. On les voit. Les Chinois s'étaient alors engagés à respecter le caractère bien particulier de Hong Kong. Voilà.
C'était le principe d'un pays deux systèmes un seul pays la Chine et Hong Kong ne faisaient plus qu'un seul pays mais Hong Kong gardait son système démocratique et son système capitaliste pour au moins 50 ans c'est-à-dire jusqu'en 2047 les Chinois ont à peu près tenu leurs promesses pendant 23 ans jusqu'à avant-hier avant-hier Hong Kong est devenu et bien est passé sous le joug de la dictature chinoise pour faire simple jusqu'à là c'était resté ce petit territoire surpeuplé mais riche et démocratique il avait gardé notamment un système judiciaire et une liberté d'expression inspirée du modèle anglais c'est-à-dire parmi les plus démocratiques du monde et tout ça c'est donc terminé tout ça mardi soir c'est terminé la Chine a imposé sa nouvelle loi de sécurité nationale voilà une loi dévoilée à la dernière minute mardi soir avec 66 articles liberticides 4 nouveaux crimes crimes de sécession de subversion crimes de terrorisme et crimes de collusion avec une puissance étrangère des crimes passibles de la prison à perpétuité perpétuité par exemple pour un militant qui demande l'indépendance de Hong Kong perpétuité pour des militants qui soutiendraient des sanctions contre Pékin pour ceux qui défilent pour défendre la liberté d'expression pour ceux qui évoquent l'indépendance de Taïwan la loi prévoit que si nécessaire les opposants pourront être jugés et condamnés sur le territoire chinois ça c'est le cauchemar des habitants de Hong Kong être déportés et jugés à Pékin la loi prévoit que les tribunaux pourront siéger à huit clos sans jury populaire sans recours possible parfois il y a une nouvelle agence qui est créée qui est une agence de police chargée de procéder aux interrogatoires bref Hong Kong est passé d'un des systèmes les plus exemplaires du monde à celui de la dictature communiste c'est un naufrage pour les libertés pour la démocratie mais dites moi une question me brûle les lèvres on a rapporté toutes ces manifestations de masse de masse on les a vues à la télévision bien avant ces dernières semaines et là rien presque rien alors quand vous dites de masse c'est vraiment de masse puisqu'il y a eu jusqu'à 2 millions de personnes dans les rues de Hong sous une population de 7 millions sous les parapluies on se souvient un peu comme si en France il y avait d'un seul coup 20 millions de personnes dans les rues et hier non parce que tout simplement les habitants de Hong Kong ont eu peur ils sont restés chez eux il y a eu quelques petites manifestations il y a déjà eu 180 personnes interpellées pour avoir violé cette nouvelle loi et que fait la Grande-Bretagne ?
alors la Grande-Bretagne promet d'étendre ses passeports qu'elle peut donner il y a un statut des habitants de Hong Kong qui peuvent avoir un passeport britannique ça les protégerait un petit peu et c'est plus difficile d'arrêter de juger un citoyen britannique mais globalement Xi Jinping a gagné il a mis la main sur cette petite pépite démocratique qui lui résistait comme un caillou dans sa chaussure comme un caillou dans sa chaussure c'est fini stérilisation des Ouïghours d'un côté Hong Kong à la botte de l'autre pour un président qui est un président à vie rappelons-le président à vie d'un pays qui sera bientôt la plus grande puissance mondiale ça fait un peu peur il est 7h57 merci beaucoup 7h57 qu'allons-nous faire ?
on va parler de l'APHP qui accuse Didier Raoult de faux témoignages lors de son audition devant la commission d'enquête sur le coronavirus à l'Assemblée c'était la semaine dernière vous vous en souvenez ? et bien on sera avec Alain Ducardonet Consultant Santé pour BFF TV il sera avec nous après le journal
vous écoutez
RMC
jeudi 2 juillet
l'info sur RMC il est 8h01 Céline Calman est là pour les dernières informations Céline bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous top ou encore Edouard Philippe va-t-il rester à la tête du gouvernement une majorité de français souhaite qu'il conserve son poste sondage et lab pour BFM TV les couches pour enfants peut mieux faire les industriels ont encore 6 mois pour revoir leur copie il reste toujours des substances toxiques mais la répression des fraude-notes une réelle amélioration des ronds verts au bord des routes françaises vous les avez peut-être déjà observé une action menée par un collectif considéré proche des milieux complotistes explication à suivre dans ce journal bienvenue sur RMC il reste maître des horloges et à fixer lui-même les règles du jeu des chaises musicales Emmanuel Macron garde pour l'instant le secret sur les contours d'un remaniement qui s'annonce toutefois imminent quelle suite va-t-il donner à la fin de son quinquennat Edouard Philippe largement élu à la mairie du Havre va-t-il conserver son poste de chef du gouvernement c'est en tout cas ce que souhaitent 57% des français interrogés sondage élabent pour BFM TV Pierre-Higbonneau
des français globalement attachés à leur premier ministre à l'image de Stéphane
moi je pense que l'intérêt du pays ce serait qu'il reste la France il perdrait sans doute parce que je pense que c'est quelqu'un qui fait le job de toute façon
dans les rangs de la majorité on répète que c'est au président de choisir mais une chose est sûre selon la députée en marche Anne-Laure Catelot si Edouard Philippe veut rester il devra changer de ligne notamment sur l'écologie
il faudra qu'il s'adapte en tout cas peut-être à la ligne désirée par le président et comme le président a dit lui-même qu'il était prêt à changer il l'a fait il l'a dit on a fait pas mal de choses peut-être pas encore assez et cette convention citoyenne elle nous invite à aller plus loin donc voilà est-ce qu'Edouard Philippe aura envie d'aller plus loin c'est à lui de le décider Jean-Christophe Lagarde
le président de l'UDI ne se pose lui
qu'une seule question est-ce qu'ils ont un remplaçant est-ce qu'ils ont quelqu'un de mieux à admettre je ne le crois pas voilà donc je trouve qu'Edouard Philippe
est quelqu'un de sérieux il l'a montré pendant la crise je ne partage pas toute sa politique je suis dans son opposition mais disons les choses sérieusement
aujourd'hui il me paraît l'homme le mieux placé en plus il a été brillé à mort et élu au rave avec ou sans Edouard Philippe le chef de l'état devrait dévoiler son choix d'ici la fin de la semaine Xavier Bertrand ministre de la santé sous Nicolas Sarkozy va être à son tour entendu à l'Assemblée par la commission d'enquête sur le Covid-19 hier Roselyne Bachelot a parlé d'un pays infantilisé elle n'a d'ailleurs pas mâché de ses mots contre les médecins anormales selon elle qui ne disposent pas de masques et de blouses dans les cabinets avant la pandémie le professeur Raoult lui refait parler de lui avec cette question a-t-il menti devant les députés la semaine dernière l'APHP accuse de faux témoignages concernant un patient chinois de 80 ans hospitalisé à Paris fin janvier mais aussi à propos de faux chiffres sur le taux de décès de réanimation le professeur Antoine Vieillard-Baron chef du service de réanimation à l'hôpital Ambrose Paris à Paris estime qu'il n'y a pas encore assez de recul pour avoir des données précises comme celles présentées par Didier Raoult aujourd'hui on ne peut pas donner ces chiffres pour une raison extrêmement simple c'est qu'ils n'ont pas été publiés et donc on n'est pas capable aujourd'hui de donner officiellement une mortalité ça c'est déjà le premier point le deuxième point qui fait que ce n'est pas très sérieux d'annoncer ce type de chiffres c'est que l'ensemble des malades n'est pas encore sorti des services de réanimation le plus grand nombre effectivement en est sorti mais certains malades sont toujours hospitalisés
et le Parlement doit adopter définitivement aujourd'hui le projet de loi
organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet la France a enregistré 18 nouveaux décès ces dernières 24 heures dans les hôpitaux aux Etats-Unis plus de 50 000 nouveaux cas en une seule journée à peine déconfinés la Californie reprend des mesures drastiques comme un retour en arrière pour près de 40 millions d'habitants qui se voient à nouveau privés des bars restaurants cinéma musée fermé pour au moins trois semaines coup dur pour Yannick français installé à Los Angeles depuis deux ans juin il y a quelques instants pour RMC c'est assez compliqué c'est un retour en arrière assez important parce qu'on a enchaîné le confinement avec les émeutes on commençait à revivre un petit peu et là on a oublié de retourner chez nous donc c'est un peu démoralisant et tout à l'heure je suis allé à Santa Monica sur la promenade de Santa Monica qui est normalement un endroit qui est extrêmement touristique il y a toujours des centaines et des centaines de personnes on était dix les gens ne veulent même plus y aller mes amis préfèrent rester chez eux ils sont revenus dans un schéma de peur aujourd'hui donc on voit vraiment que l'inquiétude elle est revenue c'est ce matin que la direction d'Airbus va détailler le plan de 50 000 suppressions de postes en France site par site celui de Toulouse notamment au coeur du système devrait être impacté au siège la fraude fiscale a permis à l'Etat de récupérer 12 milliards d'euros en 2019 année record la somme représente une hausse de 50% par rapport à l'année passée RMC 8h 6 les couches de nos bébés sont-elles plus propres en janvier 2019 une étude de l'ANSES révélée la présence de pesticides de produits cancérogènes la répression des fraudes a depuis mené une vaste enquête pendant un an et demi Marie Dupin vous nous dévoilez ce matin les conclusions de cette enquête les résultats sont plutôt rassurants en tout cas il y a du mieux oui la répression des fraudes la DGCRF
a mené des contrôles sur toutes les marques de couches vendues en France résultat de nettes améliorations aucune couche n'a de substances toxiques au-dessus des seuils recommandés par les autorités sanitaires mais la situation n'est pas parfaite pour autant les tests ont décelé en petites quantités des substances toxiques comme des dioxines des furanes des hydrocarbures aromatiques polycycliques et du formaldéhyde à des taux en dessous des seuils sanitaires mais tout de même trop élevés aux yeux de la répression des fraudes le formaldéhyde notamment pose problème parce qu'il est potentiellement cancérogène trois modèles sont dans le viseur des autorités Panthers Premium Protection Marmaet Plus et Moana Zaza les industriels ont six mois pour revoir leur copie Merci Marie Dupin Des ronds verts tagués à la bombe sur des draps
au bord des routes sur le bitume sur les panneaux de signalisation une action intrigante observée dans plusieurs départements de France ces derniers temps dans le Tarn en Ile-et-Vilaine ou encore dans les Landes qui se cachent derrière cette action un groupe très présent sur les réseaux sociaux et qui se fait appeler le Conseil National de Transition de France un groupe au relant complotiste qui revendique la légitimité du pouvoir en France Maxime Rahnstatter Saint-Jour de Marraine est une petite commune des Landes en fin de semaine dernière la ville découvre des ronds verts tagués à la bombe sur des arbres des panneaux et même des bâtiments publics ces habitants ne comprennent pas
à votre famille ça veut dire quoi ? j'en sais rien du tout j'en sais rien du tout
ces ronds sont en fait le signe du Conseil National de Transition une organisation proche des milieux complotistes qui revendique le pouvoir en France comme l'explique Claire 54 ans l'une de ses membres
le but c'est effectivement de faire connaître aux citoyens français qu'ils peuvent rejoindre d'autres citoyens pour pouvoir gérer la France ensemble
un groupe qui prospère sur les réseaux sociaux analyse Rudy Reistat fondateur de l'observatoire du conspirationnisme
c'est un groupuscule issu de la partie la plus radicale la plus extrémiste de ce qu'on appelle la complosphère c'est-à-dire essentiellement des gens d'extrême droite qui fantasment sur toutes sortes de complots complots des illuminatis complots maçonniques etc
ces ronds verts restent des dégradations de bâtiments publics et les auteurs risquent jusqu'à 3750 euros d'amende demain soir c'est déjà les grandes vacances mais cette année 14% de français n'en prendront pas pour diverses raisons certaines villes s'organisent au mieux pour tenter d'occuper les jeunes qui ne partiront pas ceux qui d'habitude passent une partie de l'été dans le pays d'origine de leur famille reportage à Remink de Remink à Tremblay en France en Seine-Saint-Denis tous les ans Miguel 18 ans part visiter sa famille en Espagne au Portugal mais cette année la crise sanitaire a changé ses plans cette année je ne pars pas du tout ce sera mon premier été en France donc je vais sûrement m'entraîner ici beaucoup je compte sur mes amis pour m'occuper du mieux qu'ils peuvent des jeunes qui commencent un été qui sera moins intense qu'espéré des jeunes qui s'ennuient ça n'est jamais bon Philippe Bruscolini a joué en charge de la jeunesse c'est bien la rue le soir surtout s'il fait beau c'est la possibilité en tout cas de faire des bêtises et puis en même temps je pense aussi qu'ils ont droit à des vacances comme tout le monde alors la ville a dû réinventer les activités estivales et pour éviter les rassemblements trop importants des animations de proximité seront proposées dans 4 quartiers différents Virginie de Carvalho première adjointe
proposer le maximum de choses pour le maximum de personnes mais comme on ne peut pas le faire à un endroit unique c'est on diffuse sur les quartiers de la ville plusieurs endroits avec des plus petits groupes présence de la médiatrice avec notre médiabus mais aussi du concert de la scène artistique de la danse
cette année il n'y aura pas de feu d'artifice le 14 juillet à Tremblay en France le budget sera utilisé pour d'autres activités
voilà reportage de Rémi Hink
voilà reportage de Rémi Hink bravo Céline Delphine Bateau sera mon invitée tout à l'heure 8h35 9h c'est très intéressant parce que voilà une députée ancienne ministre de l'écologie qui pourrait être candidate à la présidentielle peut-être si c'était elle et bien nous en la candidate écologiste 8h10 maintenant 8h10 avec Alain Ducardonnay bonjour Alain nous allons revenir sur ce qui se passe entre l'APHP assistance publique des hôpitaux de Paris tous les hôpitaux publics l'APHP d'Ile-de-France c'est cela ? de Paris absolument de Paris bon bien et le professeur Didier Raoult le Marseillais entre Marseille et Paris ça y est entre Marseille et Paris que se passe-t-il ?
Martin Hirsch le président de l'APHP a écrit au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand Martin Hirsch conteste deux passages de l'audition de l'infectiologue marseillais par les députés d'une part une estimation des taux de décès de malades en réanimation c'est bien ça tout à fait le défenseur controversé de l'hydroxychloroquine a déclaré devant la commission d'enquête que le taux de mortalité dans les services de réanimation était de 43% à la PHP à Paris et qu'il n'était que de 16% à Marseille comment peut-il affirmer ce chiffre ces chiffres alors il y a deux niveaux de lecture le premier niveau c'est en effet par rapport à des chiffres sur la mortalité qui sont très difficiles à comparer pourquoi ?
parce qu'en fin de compte un chiffre de mortalité il y a plusieurs paramètres il y a en effet le degré de gravité de la maladie à quel moment vous vous situez quel type de population vous adressez est-ce que ce sont des personnes âgées des personnes jeunes donc tout cela n'est pas pris en compte bien évidemment dans ces chiffres qui sont un peu donnés à leur porte-pièce les 43% de la PHP sont vrais c'est-à-dire que ça a été à un moment donné un chiffre qui a été donné par le réseau des anesthésistes réanimateurs qui a fait une étude sur toute la France à la PHP c'était 43% sur toute la France c'était 41% donc à peu près les mêmes chiffres alors les 16% d'Idi Raoult sont sûrement vrais mais on ne les a pas vus publiés donc encore une fois cette comparaison n'est pas tout à fait faisable et c'est pas jouable de dire ça ça veut dire quoi ça veut dire sous-entendu qu'on réanime mieux à Marseille qu'à Paris voilà c'est ça le vrai problème il est là le vrai problème et d'ailleurs Didier Raoult l'avait évoqué un petit peu devant les députés mais déjà auparavant en disant mais qu'est-ce qu'ils font à Paris nous on soigne beaucoup mieux qu'eux on ne soigne pas rappelez-vous l'accrochage que j'ai eu avec lui là-dessus donc il y a deux niveaux le premier c'est à cause de l'hydroxychloroquine que nous on a sauvé avec la zitromycine on a sauvé tout le monde donc ça c'est la première hypothèse deuxième hypothèse qui est beaucoup plus grave et c'est pour ça que ça a escagacé Martin Hirsch c'est de dire comment ça nos réanimateurs sont moins bons que les vôtres et là ils ne pouvaient pas laisser passer la chose bien évidemment donc là je pense que les choses sont alors c'est un peu dommage c'est un peu délirant d'avoir cette espèce de jeu permanent sur la place oui opposer Paris à Marseille Marseille à Paris il y a d'aussi bons réanimateurs à Marseille qu'à Paris c'est évident vous êtes aussi bien et ailleurs en France il n'y a pas que Marseille donc encore une fois c'est un petit peu dommage parce que derrière tout ça il y a quand même l'hydroxychloroquine donc c'est pas gassant toujours toujours toujours il veut avoir raison il n'y a pas que ce sujet là alors il n'y a pas que ce sujet là il y a un autre sujet qui a fait réagir Martin Hirsch le patient chinois le patient chinois Didier Raoult a déclaré que ce patient s'était présenté à la pitié salpêtrière hôpital parisien puis qu'il avait été renvoyé chez lui faux rétorque Martin Hirsch le patient chinois a été hospitalisé à l'hôpital Pompidou puis à Bichat et n'est jamais reparti chez lui ce qui est vrai ce qui est vrai d'ailleurs ici Juvin avait dit voilà le patient est arrivé à Pompidou c'est vrai qu'au départ il avait des signes un peu bizarres on est quand même au tout début de l'épure à février fin janvier début février donc c'est vraiment le tout début aujourd'hui on dit ce serait évident et en fait ce qu'ils ont fait ils ont dit bon on a un doute on le garde en surveillance et le lendemain il a en effet déclenché des signes qui paraissaient plus inquiétants et là on a seulement fait le diagnostic car en fait Didier Raoudi on ne l'a pas testé parce qu'à l'époque on ne testait pas il a été testé en effet le lendemain il s'est aggravé et il a été transféré en réanimation à Bichat ultérieurement donc la prise en charge pour l'époque si on le remet en perspective de l'époque était tout à fait cohérente malheureusement c'était le premier passant décédé en France décédé en France il n'est jamais reparti chez lui il n'est jamais rentré chez lui une fois qu'il est arrivé à Pompidou il est resté dans le circuit il est resté dans le circuit le problème de Didier Raoud c'est qu'en fait c'est un grand scientifique il n'y a pas de discussion là-dessus mais le problème fondamental c'est qu'il a beaucoup d'intuition il a beaucoup de conviction et ça ce n'est pas une démarche scientifique il est prisonnier de son personnage je ne sais pas si il est prisonnier de son personnage je ne sais pas je pose la question il est dans sa sphère il est dans sa sphère il a une équipe qui lui est totalement dévouée et puis je pense que par moment qu'en pensez-vous docteur Jean-Paul Hamon bonjour médecin généraliste président de la fédération des médecins de France qu'en pensez-vous écoutez je pense que Didier Raoud a perdu une occasion de se taire c'est vrai que c'est un peu énervant de l'entendre de sortir des tels chiffres c'est c'est c'est tout simplement
ridicule on a on a d'autres choses on a d'autres choses plus sérieuses à traiter
comme comme les déclarations de Roselyne Bachelot
hier à l'Assemblée Nationale
qui ose je vais y venir hier donc à son tour Roselyne Bachelot était entendue à l'Assemblée Nationale alors on va écouter le son de Roselyne Bachelot le gouvernement est-il le seul responsable de la pénurie de masques qu'a connue la France durant l'épidémie de coronavirus à cette question évidemment tente de répondre les députés Roselyne Bachelot était donc entendue elle a choisi de ne pas entrer dans la polémique ni de juger les choix décision orientation du gouvernement en place écoutez-la le problème c'est que nous avons une société qui sans doute pratique trop la gestion ascendante et descendante des crises j'ai entendu un représentant d'un syndicat de médecins dire nous n'avions pas de masque dans nos cabinets mais enfin des médecins qui n'ont pas de masques dans leur cabinet qui ne se constituent pas un stock qu'est-ce que c'est que cette médecine on attend que le préfet ou le directeur de l'ARS vienne avec une petite charrette porter des masques mais qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé il faut quand même un peu se prendre en main dans ce pays c'est vous le président de la fédération des médecins de France désigné par Roselyne Bachelot Jean-Paul Hamon oui j'ai apprécié effectivement vous savez il y a eu une solidarité interministérielle avec Bachelot c'est sûr qu'elle avait sans doute peur qu'on rappelle sa gestion de crise de la grippe H1N1 où son administration et ça je peux en témoigner pensait que les généralistes n'avaient pas de frigo dans leur cabinet elle pensait que les médecins généralistes étaient trop cons pour faire 10 doses de vaccins avec un flacon de 10 et c'est là qu'elle a lancé les fameux vaccinodromes les fameux vaccinodromes qui ont vacciné 6 millions de personnes quand chaque année les médecins généralistes vaccinent 12 millions de personnes sans l'aide de qui que ce soit donc si vous voulez que Roselyne Bachelot balaye devant sa porte avant de critiquer les médecins généralistes qui travaillent dans des conditions invraisemblables on avait des boîtes de masques alors là on était arrivé sur le stock périmé c'est vrai mais on avait des masques on avait quelques boîtes de masques mais on n'avait pas de quoi tenir une pandémie et quand on a commencé à réaliser la chose il était trop tard on ne pouvait plus on ne pouvait plus en acheter nulle part pire un pharmacien de Clamart qui lui avait anticipé il avait 4000 masques il a reçu une injonction de l'ARS lui interdisant de vendre ces masques qui étaient réquisitionnés et qui sont restés vous entendez qui sont restés dans sa pharmacie avec interdiction de les vendre aux médecins qui les lui demandaient voilà la réalité des choses une administration sclérosante vous savez les médecins généralistes ils prennent leurs responsabilités tout le temps infantilisés certainement pas mais harcelés par une administration sclérosante harcelante et protocolisatrice sincèrement ça ça nous a mis effectivement très en colère il y a une solidarité entre ministre ou ancien ancienne ministre de la santé Jean-Paul Hamon ah bah là visiblement visiblement oui visiblement oui bon quand Agnès Buzyn dit qu'elle a eu l'intuition que ça allait être très grave et que le 10 janvier et que le 10 janvier elle alerte son administration elle alerte les SAMU elle n'alerte absolument pas les médecins libéraux parce que les médecins libéraux ils ont été convoqués au ministère le 18 février pour la première fois c'est le premier courrier qu'on reçoit et c'est la première convocation on y va et là le 18 février il est trop tard pour commander des masques parce que déjà la production la production est déjà débordée quand vous savez monsieur Bourdin que le 3 mars le 3 mars la société Marco Pharma de Tourcoing vendait encore des masques à l'étranger alors dire que l'administration française a anticipé la chose franchement c'est se moquer du monde le 3 mars la société Marco Pharma vendait encore des masques à l'étranger alors que les médecins en manquaient Merci Jean-Paul Hamon Alain Ducardonnay vous voulez apporter ce qu'on peut ajouter quand même parce qu'en effet stigmatiser un peu les médecins et en particulier les médecins généralistes il ne faut pas oublier que Rosine Bachelot est pharmaciens et que les pharmaciens avaient exactement le même problème il n'y avait pas de masques pour eux dans leurs officines donc ça veut dire que c'est un problème général et c'est un problème d'approvisionnement et de renouvellement et pas du tout le fait qu'on n'avait pas de stock chacun dans son cabinet Bien merci beaucoup Jean-Paul Hamon merci Alain Ducardonnay merci il est 8h20 ça vous fait réagir j'en suis absolument certain 32.16 rmc.fr Anaïs 2019 année record en matière de recettes liées à la fraude fiscale 12 milliards d'euros ont été récoltés nous serons avec Frédéric Simotel pour en parler
rmc rmc 6h 9h jour d'indirect
allez nous sommes avec Frédéric Simotel Frédéric bonjour bonjour le contrôle fiscal en France bat des records 12 milliards d'euros récoltés en 2019 2 milliards de plus qu'en 2018 une bonne surprise pour l'état qui a besoin d'argent oui alors le précédent record je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou pas enfin ça a daté de 2015 alors l'addition non lutter contre la fraude fiscale il faut s'en réjouir oui oui et encore on ne lutte pas suffisamment contre la fraude fiscale venue de l'étranger justement vous allez voir ça commence à changer donc l'addition c'est simple c'est 11 milliards d'euros issus du contrôle fiscal assez classique il y a 358 millions d'euros qu'il faut rajouter c'est ce qu'on appelle la cellule de dégrisement c'est les gens qui se sont souvenus un peu qu'ils avaient un compte à l'étranger à l'étranger notamment et puis 530 millions en Suisse par exemple 530 millions récupérés suite à des poursuites judiciaires contre Google contre Carmignac donc au total c'est 12 milliards d'euros et donc 2,6 milliards d'euros de plus que prévu alors c'est pas qu'il y a plus de fraudeurs mais c'est les méthodes qui ont changé déjà le ministère de l'action des comptes publics communique sur ce qui est vraiment recouvré auparavant il disait voilà on va redresser de temps mais les entreprises contestées ou les contribuents contestées et finalement on encaissait moins que prévu donc déjà sur les chiffres on est plus clair renforcement de la loi fraude 2018 et du volet pénal donc ça ça fait un peu plus peur donc on va cacher un peu moins d'argent les mesures de la loi ESSOC cette loi ESSOC c'est la loi du droit à l'erreur vous savez quand vous faites votre déclaration il y a maintenant une petite application qui s'appelle Oups oui on a oublié on avait un enfant qui a fait un stage on a oublié de mettre sa rémunération et bien là ce petit Oups et bien là on a moins de contestation aussi des dossiers donc là aussi ça va plus vite et puis il y a un point très important c'est ce qu'on appelle le data mining c'est toutes ces données qu'on va croiser avec tous les organismes de l'URSSAF et au final ça ça a permis de récolter presque 800 millions d'euros donc en croisant toutes ces données et la fraude fiscale la fraude fiscale de français ou des paradis fiscaux qui sont il y en a encore ces paradis fiscaux et on ne lutte où est-ce qu'on en est de la lutte contre les paradis fiscaux alors on travaille on travaille dessus parce que justement on imagine qu'en 2020 avec le confinement le télétravail enfin tout ça il va y avoir un peu un trou d'air dans ces recettes de contrôle fiscal déjà parce que on a fait moins de contrôle Gérald Darmanin dit bon relâchez un peu pendant les quelques mois sur les entreprises surtout dans des secteurs fragiles mais il va falloir reprendre ces contrôles et aujourd'hui l'échange automatique opéré dans le cadre de la levée du secret bancaire et bien déjà c'est 84 millions de comptes bancaires qui ont été repérés en 2019 donc ça ça a doublé par rapport à l'année précédente donc voilà on est en train de il y a des directives européennes c'est ça qui est en train de se préciser lutter contre l'évasion fiscale notamment Catherine est là merci Frédéric Catherine est en Vendée très vite Catherine bonjour
bonjour
alors le passeport pour chien chat vous aimeriez qu'il soit étendu aux chevaux
aux chevaux oui puis autres animaux s'il y en a mais surtout les chevaux parce que je viens de sauver deux chevaux qui étaient à l'origine destinés à la boucherie et comme les papiers n'étaient pas en règle il n'a pas eu le droit de les vendre pour la boucherie donc il voulait les abattre dans un pré et les enterrer comme ça
voilà comme ça les abattre dans un pré et les enterrer voilà il y en a un
il allait le laisser mourir de faim le cheval quand je l'ai récupéré la semaine dernière il avait perdu près de 200 kilos
Catherine vous avez raison étendre ce passeport aux chevaux aussi chien chat chevaux vous nous dites ce que vous en pensez on en reparlera évidemment merci beaucoup Catherine bonne journée merci vraiment à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin qui appellent 32 16 c'est notre lien vous le savez vous êtes avec nous nous sommes avec vous c'est un bonheur de vous savoir là de vous savoir là tous les matins il est 8h29 Delphine Bateau et mon invité sur RMC BFM TV dans un instant RMC partout RMC tout en plein
en podcast sur rmc.fr et sur l'appli RMC
et sur l'appli RMC Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations Anne-Sophie bonjour
bonjour Jean-Jacques bonjour à tous l'épidémie de coronavirus reste sous contrôle en France déclaration du ministre de la santé Olivier Véran ce matin depuis le déconfinement plus de 200 clusters ont été identifiés mais depuis 10 semaines consécutives le nombre de cas se réduit aux Etats-Unis la situation est inquiétante en revanche plus de 50 000 nouvelles infections en 24 heures dans une grande partie de la Californie les bars, les cinémas et les musées referment leurs portes et puis la direction d'Airbus présente son plan de restructuration aujourd'hui quelles seront les entités les secteurs d'activité les plus touchés l'avionneur européen souhaite supprimer 5000 postes en France il est 8h30 dans un instant Delphine Bateau ex-ministre de l'écologie et députée et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV
notre invitée ce matin Delphine Bateau bonjour ancienne ministre de l'écologie 1 an et 11 mois je crois c'est cela 1 an et 11 jours pardon 1 an et 11 mois non 1 an et 11 jours bon Delphine Bateau députée des Deux-Sèvres groupe écologie démocratie solidarité c'est le nouveau groupe alors Delphine Bateau succès des écologistes aux municipales est-ce que l'écologie politique est en route pour prendre le pouvoir en France présider la France oui oui c'est indispensable parce qu'on est dans une situation d'urgence climatique que la France va mal qu'il y a des enjeux économiques et sociaux monstrueux et qu'une espérance est en train de se lever on l'a vu aux élections municipales et cette victoire elle nous oblige elle nous oblige à préparer les élections régionales mais elle nous oblige à être une alternative à être une solution pour la France et ça ça passe par trois conditions il me semble d'abord le fait de travailler construire un projet qui porte des idées nouvelles et qui donc ne peut pas
être une sorte de recyclage d'idées d'hier ou la bouée de sauvetage des vieux partis la deuxième condition c'est de construire
une culture de gouvernement une capacité à exercer les responsabilités et la troisième c'est de ne pas tomber dans le piège de la personnalisation et du présidentialisme c'est-à-dire des batailles de personnes et de mettre d'abord en avant un collectif oui mais ça c'est ce que j'entends depuis tant d'années Delphine Bateau ne pas mettre en avant telle ou telle personne et construire un projet très bien construire un projet on est bien d'accord mais il va bien falloir mettre en avant telle ou telle personne pour porter justement ce projet porter ce projet écologique vous voulez prendre le pouvoir donc présider la France vous voulez présider la France oui vous voulez présider la France bien pas vous ou quelqu'un d'autre mais vous voulez présider la France 2017 Yannick Jadot s'était rallié à Benoît Hamon on ne s'en souvient pas de candidat écologiste 2022 il y aura donc un candidat qui défendra l'écologie il faut qu'il y ait une candidature à l'élection présidentielle en 2022 et je me permets d'insister parce que je vois bien ce que vous dites c'est que effectivement la difficulté c'est que dans les institutions de la 5ème République il faut présenter une candidature
mais oui
les valeurs de l'écologie sont antinomiques avec cette idée de l'homme ou de la femme présidentielle je pense d'ailleurs que les français n'y croient plus je pense qu'un des problèmes de la France c'est justement ce système dans lequel on s'en remet on remet notre destin à une personne seule qui va prendre les décisions seule et donc nous les écologistes nous sommes en rupture avec cette culture c'est la raison pour laquelle moi je propose un processus collectif un processus intelligent pour que après cette victoire aux élections municipales nous constituons maintenant tous les partis écologistes une fédération que cette fédération organise une primaire ouverte à toutes nos électrices et nos électeurs qui s'inscriraient dans ce processus et que l'on vote sur un projet et sur des idées qui entraînent une candidature mais qu'on ne se lance pas dans ce que les français détestent c'est les batailles de personnes de savoir si un tel part ici en vacances ou quel bouquin il a lu c'est pas ça le sujet le sujet c'est le programme écologiste pour la France voilà avec une primaire donc rassemblant tous ceux qui veulent défendre l'écologie vous participerez à cette primaire je verrai je m'applique je m'applique à moi-même Jean-Jacques Bourdin ce que je viens de dire moi ma place est-ce qu'un jour vous pourriez penser être présidente de la France oui ou non je serais utile au collectif je ne sais pas à quelle place vraiment ce n'est pas ma préoccupation ma préoccupation c'est de dire attention danger attention danger je vois ce qui est en train de s'installer le collectif d'abord voilà ne tombons pas dans ce qu'on a connu par le passé le collectif je vais parler de la gauche dans son ensemble vous êtes c'est bien beau
la gauche dans son ensemble c'est pas si simple
non c'est pas simple du tout vous allez dire ça à Jean-Luc Mélenchon aux élections vous allez lui dire ça moi je parle de la candidature écologiste ah bon sur un programme écologiste donc par exemple Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas se présenter à la primaire à cette primaire là il ne s'inscrit pas Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui dans le champ de l'écologie politique ce n'est pas le choix qu'il a fait
c'est respectable mais ce n'est pas le choix qu'il a fait
bon d'accord donc une vaste primaire pour dégager un projet pour dégager un candidat à la présidentielle c'est essentiel la présidentielle sur la base d'un projet oui bien sûr c'est essentiel c'est l'élection essentielle oui c'est l'élection déterminante dans la cinquième république mais en même temps vous le savez comme moi Jean-Jacques Bourdin ces institutions sont à bout de souffle alors le paradoxe c'est qu'il faut pouvoir les conquérir pour les transformer mais un des éléments du blocage du pays qui fait que les français ont ce sentiment que les gouvernements et les présidents passent mais les problèmes restent et que rien ne bouge c'est cette verticalité de la cinquième république et cette idée fausse qu'une personne seule pourrait régler les problèmes de la France c'est faux ça ne marche pas et d'ailleurs regardez ce qui s'est passé dans les élections municipales regardez la nature du leadership des têtes de liste écologistes qui ont gagné les élections ils étaient à la tête d'une équipe extrêmement forte et ils ont quelque part c'est l'équipe qui a dit on veut que ce soit toi ça s'est passé de cette façon là à Lyon ça s'est passé de cette façon là à Poitiers et dans beaucoup de villes bien il y a une candidate déjà c'est Ségolène Royal vous avez vu écoutez chaque fois que je viens chez vous vous faites part de la disponibilité de Ségolène Royal j'en prends note c'est elle qui fait part sur tous les plateaux de sa disponibilité j'en prends note ce n'est pas un élément nouveau ce n'est pas un élément nouveau bon d'accord Delphine Bateau parlons justement de ces municipales et de ce vote écologiste les écolos j'ai lu ce sont des écolos de grandes villes riches qui ont élu ces maires écologistes de jeunes diplômés qui mangent bio roule à vélo j'entends ça dans les deux sèvres dans les deux sèvres d'abord moi je suis très satisfaite qu'on ait gagné des grandes villes et c'est historique il y a eu aussi
des victoires dans des communes beaucoup plus rurales je vais prendre l'exemple de Saint-Mexan-l'école qui est une ville militaire dans ma circonscription qui est une des villes dont la population est la plus pauvre
des deux sèvres qui a élu un jeune maire de 29 ans qui s'appelle Stéphane Baudry sur une liste de rassemblements autour d'un projet citoyen d'un projet écologiste donc attention effectivement le focus médiatique si vous voulez il est mis dans les grandes villes mais il y a une réalité en France qui est beaucoup plus profonde qui est beaucoup plus profonde mais est-ce que l'écologie appartient à Europe Écologie Les Verts et est-ce que l'écologie appartient à la gauche ?
Alors Europe Écologie Les Verts c'est la principale formation de l'écologie politique en France il y en a d'autres il y a Génération Écologie que je préside il y a aussi Cap 21 l'Alliance Écologiste Indépendante on est aujourd'hui tout un rassemblement dans la diversité d'un certain nombre de partis écologistes la gauche je pense qu'on a vu ce qui s'est passé en fait aux élections municipales c'est-à-dire que vous avez des endroits dans lesquels par exemple les socialistes ont décidé de soutenir les écologistes et vous avez d'autres endroits comme à Lille à Dijon à Poitiers où la gauche s'est retrouvée dans le front anti-écologiste ou avec à Lille par exemple la droite qui appelle à voter Martine Aubry pour battre les écologistes donc vous voyez qu'il y a une réalité contrastée donc ça dépasse droite-gauche non mais qui ne permet pas vous êtes une femme de gauche vous Delphine Bateau à l'origine oui je viens de la gauche mais je considère que la cause du siècle le combat du moment dépasse tout ça c'est un enjeu vital en fait il a fait 45 degrés en Sibérie il n'y a pas longtemps il a fait 51 en Inde il a fait 46 l'année dernière dans l'Héros donc on est aujourd'hui face à un enjeu vital qui fait que tous ceux qui ont effectivement une histoire d'engagement pour changer le monde pour lutter contre les injustices aujourd'hui ils doivent être dans ce combat-là je vais vous parler d'Emmanuel Macron et de sa conversion à l'écologie il était peut-être écologiste avant je ne sais pas mais un mot sur Edouard Philippe dont on parle beaucoup est-ce que vous êtes favorable à ce qu'Edouard Philippe reste à Matignon ou pas ?
moi je ne suis pas membre de la majorité donc ce n'est pas un débat qui me concerne 57% des français veulent qu'il reste si votre question c'est savoir est-ce qu'il fait le job la réponse est oui est-ce que je partage ses idées ses orientations pas du tout je combats sa politique donc ce n'est pas à moi de donner un avis et celle d'Emmanuel Macron est-ce que vous considérez que sa conversion à l'écologie est une conversion sincère ou est-ce une conversion électoraliste ? en fait ce n'est pas un débat de sincérité c'est un il n'est pas sincère ?
c'est un enjeu c'est un enjeu sur les actes et sur les décisions il y a une une des citoyennes de la convention sur les citoyens pour le climat qui s'appelle Yolaine je crois ou Yolande pardon mais je ne me souviens plus qui a dit moi je crois que ce que je vois je suis comme elle je suis comme elle je crois que ce que je vois et donc les discours les annonces c'est plus suffisant il y en a eu beaucoup des autres présidents de la république avant lui il y a eu des discours extrêmement brillants extrêmement enflammés mais les décisions ne suivent pas donc moi je juge aux décisions et je suis inquiète de ce qui est en train de se passer puisque après que lundi Emmanuel Macron ait dit qu'il y avait trois jokers par rapport aux propositions de la convention citoyenne bon en fait il y en avait sept et que le lendemain le ministre de l'économie dit ça non ça non ça non le surlendemain la ministre de l'économie dit le moratoire sur la 5G il n'en est pas question on peut faire oui je vais revenir sur la 5G je vais revenir sur les entrepôts d'Amazon je vais revenir mais je voudrais revenir sur cette convention il va y avoir un projet de loi oui c'est ce que nous souhaitions c'est ce que vous souhaitiez c'est ce que nous souhaitions avec Mathieu Frein avec tous mes collègues vous pourriez voter ce projet de loi ça dépend de ce qu'il y a dedans ça dépend de ce qu'il y a dedans mais vous pourriez voter si les propositions sont respectées dans leur rédaction oui nous pourrions bien sûr le voter bon parlons des avions oui parce que vous faites une proposition vous avez déposé même une proposition de loi avec François Ruffin qui fait quand même beaucoup de bruit l'idée c'est de limiter l'usage de l'avion oui absolument c'est votre objectif alors c'est une proposition de loi instaurant un quota un quota carbone individuel oui explication je prends l'avion bon je parcours avec cet avion un certain nombre de kilomètres si quand j'arriverai au bout de mon quota de kilomètres je ne pourrai plus prendre l'avion c'est ça ?
absolument c'est ça ?
c'est ça ah bon expliquez-nous un peu plus en détail mais en fait on doit organiser la réduction du trafic aérien on pourra revenir après sur la situation du secteur aéronautique moi je suis solidaire de la situation des salariés oui on doit organiser la réduction du trafic aérien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre on ne peut pas continuer comme ça à doubler le trafic passager dans le monde tous les 10 ans c'est pas compatible en fait avec la lutte contre le changement climatique alors certains disent il faut mettre des taxes mais les taxes vous avez des gens qui ont les moyens de les payer en fait donc ils continueront à prendre énormément l'avion tandis que d'autres n'ont pas les moyens donc l'idée que l'on défend c'est de mettre en place un système de quota carbone
donc chaque année toutes les personnes à égalité
ont le même quota carbone qu'on puisse cumuler dans le temps pour pouvoir faire un voyage de temps en temps je précise qu'on parle des voyages de loisirs il faudra se pencher plus tard sur la question des voyages professionnels évidemment on exclut tout ce qui est lié à la continuité territoriale de la république avec la Corse avec les Outre-mer qu'on exclut tout ce qui est lié à des besoins familiaux par exemple le fait de devoir aller voir un proche qui habite à l'étranger ou de se rendre à des obsèques de sa famille etc donc tout ça n'est pas considéré par la proposition on parle de l'usage de l'avion j'allais dire de confort de loisirs un cousin en Thaïlande ou je ne sais pas moi non je ne crois pas un ami à l'autre bout du monde regardez ce qu'a été le civisme des français pendant le confinement je ne sais pas c'est pas un modèle vous voulez empêcher les français je dis ça le confinement c'est pas un modèle mais on a dit voilà il y a un besoin sanitaire et donc il faut respecter des règles et dans l'ensemble elles ont été extrêmement respectées et même de façon exemplaire et chacun a rempli sa petite attestation etc donc ne sous-estimons pas en fait la capacité des citoyens à comprendre un dispositif et à partir du moment où il est juste socialement vous allez empêcher des citoyens de partir en vacances chaque année en avion ceux qui prennent dix fois l'avion par an pour aller en week-end je ne sais où etc oui dans le monde d'aujourd'hui ce n'est plus possible vous limitez le déplacement des personnes vous limitez le déplacement des personnes j'invite à la relocalisation du tourisme j'invite à découvrir nos fabuleux terroirs oui effectivement le tourisme de masse tel qu'on l'a conçu il n'est pas compatible avec le respect Jean-Baptiste Djebari était là hier il me disait moi je ne veux pas de billets d'avion à 10 euros vous êtes d'accord avec lui ou pas ?
oui ça là-dessus il y a les compagnies low cost de toute façon c'est un problème c'est un problème et c'est d'ailleurs destructeur pour le secteur industriel oui le fait de considérer que ça n'a aucune conséquence parce que ça ne vaut rien un billet d'avion je ne suis pas je préfère un autre système qui est celui des quotas carbone et les vols intérieurs remplacés par le train quand c'est possible ça on est d'accord vous aviez initié cela il y a un an et le gouvernement et on nous avait traité de fou c'est-à-dire quand on a proposé il y a un an la suppression des liaisons aériales inutiles là où il y a le TGV vous avez dit mais vous n'y pensez pas
etc force est de constater
en attendant l'aéronautique souffre c'est une catastrophe 7560 suppressions de postes à Air France 5000 Airbus dites-moi avec votre mesure c'est pas 5000 Airbus mais Airbus ne vendra plus d'avions moins d'avions voleront pardon mais je ne peux pas laisser dire ça alors allez-y dites-moi le contraire parce que la situation du secteur aérien n'est pas liée à des décisions de transformation écologique elle est liée à la négation des problèmes écologiques elle est liée au fait qu'en fait il y a une espèce de bulle qui s'est constituée autour de ce secteur et cette bulle elle est basée sur quoi ?
elle est basée sur le mythe de la prochaine multiplication par deux du trafic passager dans le monde et donc face au coronavirus cette bulle elle s'effondre et donc c'est exactement en fait l'inverse de ce que nous voulons faire parce que nous ce que nous voulons faire c'est organiser et planifier la diversification des activités de cette industrie où il y a beaucoup de qualifications où il y a du haut niveau en termes de R&D du très haut niveau chez les techniciens chez les ouvriers et en fait tous ces savoir-faire on doit aujourd'hui organiser leur diversification vers d'autres activités industrielles en partie tout en gardant des compétences évidemment dans l'aéronautique le disent Delphine Bateau le problème des verts c'est leur crédibilité économique il faut la construire il faut que vous la construisiez parce que là les français je ne crois pas qu'on puisse nous donner des leçons de crédibilité économique quand par exemple sur l'aéronautique il n'y a pas d'état stratège que l'état a entretenu le secteur dans cette vision sans limite de la croissance infinie du secteur aérien donc nous n'avons pas de leçons de crédibilité économique à recevoir sur ce sujet alors parlons d'économie parlons d'énergie parlons du nucléaire est-ce que l'énergie nucléaire est une énergie écologique non non non parce qu'elle produit des déchets oui d'accord qui ont une durée de vie elle préserve l'air que nous respirons elle n'émet pas de CO2 dans la production d'énergie nous avons aujourd'hui en France une trop grande dépendance à l'égard du nucléaire mais il n'est pas question de sortir du nucléaire demain matin il faut organiser progressivement dans le temps la diminution de la part du nucléaire pour des raisons Jean-Jacques Bourdin diminution ou suppression carrément du nucléaire un jour à terme je suis pour la sortie du nucléaire bien sûr mais aujourd'hui ce n'est pas possible donc on doit diminuer progressivement la part du nucléaire pour une raison très simple c'est qu'on est trop dépendant de cette énergie que toutes les centrales nucléaires ont été construites en même temps et donc quand on a un pépin sur une on a un pépin sur toutes ça s'est un peu produit d'ailleurs en 2019 où on a eu ce type de difficulté donc c'est ce qu'on doit organiser aujourd'hui en fait c'est la résilience de la nature je vous dis ça parce que beaucoup d'écologistes défendent maintenant le nucléaire on doit organiser aujourd'hui la résilience de la nation sa capacité à faire face à des gros pépins et donc mettre toute notre dépendance énergétique dans le nucléaire c'est pas résilient Jean-Jacques Bourdin c'est pas un choix qui est responsable par rapport à la nécessité de garantir la sécurité de nos infrastructures il y a des écologistes qui défendent le nucléaire et vous en connaissez oui bien sûr ça fait l'objet d'un débat bien sûr d'un vrai débat même chez vous parmi les écologistes bien entendu est-ce que vous reprochez à l'état d'employer tous les moyens pour relancer la croissance quoi qu'il en coûte le fameux quoi qu'il en coûte en fait la croissance c'est pas un objectif en soi ah bon c'est quoi c'est la décroissance l'objectif non ce qui est un objectif en soi c'est le bien-être c'est le travail c'est de créer des emplois c'est de lutter contre le chômage c'est de vivre en harmonie avec la nature d'arrêter de la détruire la croissance permet de lutter contre le chômage non la croissance Jean-Jacques Bourdin en fait le problème c'est qu'elle est liée au pétrole c'est-à-dire vous prenez la consommation de pétrole et vous prenez l'augmentation du PIB puisque c'est ça la croissance et bien les deux sont totalement corrélés et donc en fait si l'idée c'est de dire il faut remettre de l'argent dans le système qui est destructeur il faut réaugmenter notre dépendance aux énergies fossiles c'est pas un choix qui est responsable par rapport à ce qui est maintenant et permettez-moi d'insister là-dessus un enjeu de sécurité nationale donc moins de croissance moins consommé les canicules les consommer moins oui consommer moins consommer mieux consommer local acheter moins de vêtements acheter moins de shampoing acheter je ne sais pas moi acheter du made in France acheter sa nourriture faite en France par des producteurs locaux oui relocaliser relocaliser notre économie le consumérisme c'est facile à dire quand on a un emploi moi j'entends ça l'extrême droite vous répond je ne sais pas si Jordan Bardet la disait quand la mondialisation ne vous touche pas quand vous avez un emploi quand vous n'avez pas de problème de sécurité pour vos enfants alors vous pouvez vous soucier de la fin du monde de la fin de la planète alors d'abord ça c'est d'un c'est un argument c'est une vision qui porte un niveau de méprise social qui est assez sidérant comme si les habitants des quartiers populaires nos aînés qui vivent dans les territoires ruraux n'avaient pas de préoccupation en fait pour le climat pour les oiseaux qui disparaissent pour les insectes qui disparaissent pour l'Amazonie qui brûle je trouve ça scandaleux en fait comme déclaration ensuite le consumérisme Jean-Jacques Bourdin aujourd'hui il pourrit quand même un peu la vie des gens je vais prendre un exemple le démarchage téléphonique le démarchage téléphonique en fait que nous proposons avec le groupe EDS d'interdire le démarchage téléphonique il fait de nous des consommateurs 24h124 même quand on est à la maison et des fois
le téléphone sonne même la nuit et là il y a une proposition de loi qui sera votée à l'Assemblée Nationale le 15 juillet qui
tergiverse qui ne veut pas interdire parce que vous comprenez il y a les activités des centres d'appel etc. donc non à un moment donné il y a des principes qui sont des principes de droit de chaque citoyen à être tranquille à être tranquille chez lui à un moment donné il y a des décisions à prendre pour prendre le pouvoir des arbitrages à faire pour arriver au pouvoir et par exemple le démarchage téléphonique c'est non merci Delphine Bateau d'être venue nous voir 8h54 vous êtes sur RMC et BFM TV et BFM TV