MOUVEMENT SOCIAL : "L’INTERSYNDICALE FINIT TOUJOURS PAR TRAHIR TOUS LES SALARIÉS"
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Chapitres
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- 1:00Locuteur 1Fait
« Les directions syndicales, elles sont surtout en train de faire je pense qu'elles voulaient c'était étouffer le mouvement. »
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« On est trahi en permanence par les autres organisations syndicales qui sont toujours là pour au début ils font beaucoup de blabla et puis à la fin ils trahissent l'ensemble des salariés. »
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« On est passé de 12 % d'emploi industriel à 9 %. On est passé en dessous de la barre des 10 %. C'est du jamais vu. »
- 9:00Locuteur 1Fait
« Aujourd'hui, il n'y a plus de stratégie industrielle en France et en Europe. »
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[Musique] Tu me tu me tr [Applaudissements] les directions syndicales, elles sont surtout en train de faire je pense qu'elles voulaient c'était étouffer le mouvement. Mais nous on veut pas la chute de ce gouvernement. C'est d'ailleurs pour ça qu'on fait tout ça maintenant.
Moi en tant que responsable syndical c'est d'offrir ce cadre d'expression. On est trahi en permanence par les autres organisations syndicales qui sont toujours là pour au début ils font beaucoup de blabla et puis à la fin ils trahissent l'ensemble des salariés. Donc moi je suis propre.
Le groupe Michelin va fermer deux usines. 2000 salariés de l'usine Stellantis de Poiss dans les Yvelines vont être mis en chômage partiel et en congé. Si on continue comme ça, s'il n'y a pas de critique radicale des stratégies de la bureaucratie syndicale en essayant de d'injecter du 109 de la combativité, de l'auto-organisation et de la démocratie ouvrière, nous continuons vers une route qui est celle de la catastrophe. [Applaudissements] Pour moi, le mouvement bloquou, à savoir celui qui a qui a émergé autour de la date du 10 septembre, il était assez intéressant dans la manière où il s'est construit.
J'avais l'impression que c'était un mix de de tout ce qui a pu exister dans les dernières années de lutte. On s'est inspiré des des meilleures choses et cetera, de la volonté de la radicalité du mouvement des gilets jaunes autour de la question du blocage des axes autoroutiers, des ronds-points et cetera et cetera, quelques actions qu'on a vu autour de de certains péages, dépôt de bus et autres. Et puis la volonté de combiner ça avec de l'auto-organisation.
Les deux dernières mobilisations, ça été des réussites, ça a été un une relance suite au dernier mouvement sur les retraite. Aujourd'hui, c'est un peu un peu plus moyen d'après les premiers chiffres que j'ai. Mais euh mais après, c'est une stratégie aussi du gouvernement euh de laisser pourrir la situation pour nous nommer un nouveau gouvernement.
La suite, on la connaît, c'est un disque qui a été beaucoup plus réussi que ce qui a été annoncé par les renseignements territoriaux et puis euh on a euh tous vu euh comment ça s'est enchaîné avec euh cette date du 18 septembre qui en réalité euh le fait qu'elle existé, c'est le fruit euh de la pression à la base qui s'exprimait autour de la question du 10. Mais euh le problème de cette date du 18 posée par l'intersyndical, elle visait principalement à enjamber la journée du 10 parce qu'on peut tous s'entendre quand même pour dire que si le mouvement ouvrier, l'ensemble des organisations syndicales avait appelé au 10 en commun avec les actions qui étaient, je pense que le 10 aurait été supérieur aux deux journées du 10 et du 18 combinés. les directions syndicales, elles elles sont en train de réussir à reprendre la main finalement sur les choses et elles sont surtout en train de faire je pense qu'elles voulaient c'était étouffer le mouvement.
Moi tout à l'heure, je vais faire un tractage du côté de Gare du Nord et cetera pour aller discuter avec les usagers, les chemineaux et cetera parce qu'on a une aget depuis depuis le la gare du Nord qui a été lancée le le 10 septembre dernier. Mais très sincèrement euh j'ai vu les taux de gréviste dans nos secteurs, c'est pas glorieux quoi. C'est c'est vraiment euh c'est c'est la chute libre quoi.
Et ça s'explique par plusieurs raisons. La principale c'est que les gens sont sont saoulés des journées de grève isolée. C'est-àd qu'à un moment donné, ils veulent bien quelques greffes de 24 heures, mais à un moment donné, il faut un plan de bataille, il faut un niveau de radicalité qui qui puisse s'exprimer.
Moi, je suis totalement convaincu qu'il y a qu'il y a une tension au niveau de la base que moi je le revis sur je le vis sur le site de Dquer que je porte le message au niveau de la Fédération de la métallurgie de la CGT comme au niveau des autres instances de la CGT. Oui, réellement il a une tension au niveau de la base et les salariés demandent plus d'investissement mais le problème c'est c'est bien beau de lancer des mouvements mais il faut avoir les trucs derrière c'est on peut appel la greffe tous les jours hein et s'il y a personne derrière nous c'est pas la CGT qui crée le contrepouvoir c'est la mobilisation des travailleurs et des travailleuses. On peut faire quelques jour une ou deux journées pour commencer à chauffer l'ambiance mais tout de suite il faut donner des perspectives et un plan de bataille.
Le problème, c'est que la terre syndicale, elle a cassé la la rythmique avec euh l'ultimatum et puis avec une date du 2 octobre qui est jetée euh comme ça quoi. Elle est dit en bout de phrase, il y a il y a pas vraiment de de d'enthousiasme à à faire quelque chose autour de ça quoi. Le problème c'est quand les gens ils disent "Moi, je n'ai pas d'argent à perdre dans la grève", c'est parce qu'il voit bien que le plan de bataille, il est perdant et en fait il ne va pas les amener à faire quelque chose.
Et le souci c'est queon a des directions syndicales qui ont pensé les dernières stratégies avec une volonté qui est contraire à celle de des des masses et celle de la base. Je donne un exemple très récent Sau Fibinet sur le plateau de France info ce weekend qui dit "Nous, on n'est pas là pour faire chuter le gouvernement." Et ben moi j'invite les directions syndicales à regarder déjà les sondages.
Il y a plus de 65 % de la population qui est pour la dissolution et la chute du gouvernement de Sébastien le Cornu. C'està-dire quoi ? Quand une dirigeante syndicale de la CGT, elle est pas du côté des 65 % mais elle est du côté de ceux qui croient dans l'espoir de Sébastien Cornu.
Et c'est terrible. Moi l'intersadical chez nous ça n'existe pas. C'est la vie de la CGT Sital d'un carc.
C'est pas la vie de ma fédération ni de la confédération. Et moi la terre syndicale j'y crois pas. Chez nous on est trahi en permanence par les autres organisations syndicales qui sont toujours là pour au début ils font beaucoup de blabla et puis à la fin ils trahissent l'ensemble des salariés.
Donc moi j'y crois pas. C'est la vie du sadictaire sans métal d'incerte qui n'est pas sadico négligable. On a quand même on est le plus gros sadicot de France dans méure.
Ça dit quelque chose de la déconnexion entre vous prenez n'importe quelle interview sur Blast ou les différents journalistes qui ont fait qui ont juste fait traîner un peu le micro et la caméra dans les manifes. Qu'est-ce que disent les gens ? Démission d'Emmanuel Macron, justice fiscale et investissement dans les services publics, hospitaliers et cetera.
C'est ça les trois mesures principales qui ressortent. Après, il y a un peu la réforme des retraites. Il y en a, ils disent taxe Zucman, d'autres disent lutter contre les inégalités sociales.
Bref, mais c'est il y a une volonté de justice fiscale, il y a une volonté démocratique autour de de la figure présidentielle et de et et de la question du gouvernement. et puis une autre sur les services publics et on a une intersyndicale qui esquive totalement ces ces sujets-là et qui dit "Non, nous on veut on n' pas envie de de la chute du gouvernement. J'enverrai un message surtout.
J'ai pas d'ordonnance de la lutte de classe à à donner au syndicalistes et cetera comme moi. Moi, j'ai envie simplement de tirer la sonnette d'alarme. Si on continue comme ça, s'il n'y a pas de critique radicale des stratégies de la bureaucratie syndicale, s'il n'y a pas une volonté d'essayer de de renouveler les appareils syndicaux en essayant de d'injecter du 109 de la combativité, de l'auto-organisation et de la démocratie ouvrière, nous continuons vers une route qui est celle de la catastrophe et celle d'une mort lente du syndicalisme dans les 10 à 20 ans à venir.
Parce que je pense que ce qui est en train de se passer est terrible. Moi, je vois autour de moi des syndicalistes que j'ai connu il y a 10 ans qui étaient ultra combatifs, qui ne font même pas une tournée syndicale aujourd'hui. Des gens qui tenaient des des HIS, des heures d'information syndicale toute la journée.
Toute la journée en 2016, ils charbonnaient, ils ils alpaguaient les gens. Ces mêmes personnes-là 10 ans après, ils ne font même pas une tournée syndicale. Quelle est la raison en fait ?
Ben moi, je crois dans les masses ouvrières surtout euh plus que dans les les appareils. Je veux dire, on voit les dernières luttes, c'est beaucoup euh des secteurs différents qui ont amené de la de la radicalité ou peut-être la dernière fois où il y avait de la radicalité qui s'est exprimée, c'était en 2019 avec la RATP qui venait avec un un secteur tout nouveau où il y avait des des affrontements sur les les piquets de grève, il y avait des âgés, il y avait une reconductible qui a duré 2 mois. Cette radicalité, si tu te souviens, on l'a vu quand revenir ?
Après le 493 en 2023, 3,5 millions de personnes dans la rue. Qu'est-ce que dit Laurent Berger ? On n'est pas là pour faire une grève politique.
On n'est pas là pour faire tomber un gouvernement. Le premier mouvement des gilets jaunes, à titre personnel, j'étais j'étais présent avec la population et moi je dis que tout est possible. Tout dépend le budget, ce qu'ils vont annoncer.
Là, ils essayent de faire des cadeaux, quelques miettes pour les retraites pour les femmes. Ils nous parlent de réduire les prélèvements sociaux pour les familles de la place moyenne, tout ça. Mais on sait très bien que si on réduit les prélèvements sociaux, c'est on va vider les caisses de la CQ, on va vider les caisses de différents budgets de l'État et ça va être moins de service public.
Même si on gagne quelques dizaines d'euros en plus sur la fuge de paix, au bout du bout, c'est nous qui allons payer l'addition. Personne n'a envie de perdre 1500 2000 € pour je sais pas moi quand je vois les revendications de l'intersyndical. Enfin je veux dire c'est même pas chiffré, c'est plus de justice sociale.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a personne qui a envie de perdre un mois de salaire pour plus de justice sociale. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Il y a même pas la la moindre revendication. On dit retraite de l'âge à 64 ans. Ça veut dire à 63 ça va.
Avant, on était pour la réforme des retraites à 60 ans, comme disait euh Frédéric Lordon dans une assemblée qu'on a fait, il dit "Il faut arrêter de revendiquer, il faut affirmer politiquement des choses." Avant, je pense qu'on affirmait politiquement des choses. Il faut la retraite à 60 ans, 55 ans pour les métiers pénibles.
On parlait du du partage du temps de travail, de l'augmentation des salaires, des minim Mais là quand tu vois l'inter, je veux dire, les gens, ils sont pas ils ont pas envie de sacrifier du salaire pour pour ça. En plus de la répression qui s'est ajoutée, on l'a vu avec les blocages, les gens ont testé les limites aussi de ce que pouvait être des blocages avec une grève qui est plutôt minoritaire à ce moment-là parce qu'elle est vide réprimée. La police, elle apprend aussi des luttes du passé.
Ils apprennent, la bourgeoisie apprend, le patronat apprend, on apprend mais le camp d'en face aussi, il a le droit d'apprendre de de des erreurs du passé et pas laisser en fait se mettre en place des des blocages. Mais c'est pour ça qu'il faut tirer les bilans de ce qui ne va pas et corriger les choses, apporter des solutions. Moi la différence que je vois, c'est que quand il y a la grève reconductible, les gens en fait ils viennent beaucoup plus massivement en âgé, ils discutent, ils décident, ils imposent des des nouveaux mots d'ordre, des nouvelles revendications.
Et on voit bien que aujourd'hui l'intersyndicale, elle est pas du tout, elle n'a pas envie de ça. Jamais, jamais sur garde même dans l'histoire, jamais l'intersyndical n'a appelé à une grève reconductible interprofessionnelle. Et moi je dis avant même la grève reconductible, pourquoi on mettrait pas simplement 2 jours de grève ?
Pourquoi le 18 septembre et le 2 octobre ? Quand tu perds 2 jours de salaire, que tu perds 2 fois 100 € sur ta fiche de paye, que tu les fait de manière séparée ou accollée, ça change rien. Si tu dois perdre 200 balles, ça va être moins 200 dans ta fiche de paye.
Par contre, on sait que le caractère n'est pas le même si tu as de jours coup sur coup parce qu'il y a la possibilité d'organiser des âgés, des piquets de greffes, que les gens ils discutent, ils ont envie peut-être bah pas de se contenter de jours et peut-être d'aller à un troisè. Et moi je pense qu'on est dans un un entre deux que il va falloir voir, on essaie aussi de se creuser la tête du côté de Révolution permanente, voir comment essaie d'être une force de proposition là-dessus, notamment ce qu'on est en train d'essayer de faire depuis la gare du Nord où on a constitué par exemple sur la manif un gros pôle greffe générale qui a pris la tête des syndicats. C'est symbolique mais c'est aussi éminemment politique parce que c'est pas la même chose quand tu as un pôle autoorganisé de travailleuses travailleurs de jeunes d'étudiants de lycéen qui volontairement prend les devants de la colère et dit nous on va pas manifester en rend dispersé chacun derrière son ballon et les camions mergais et cetera c'est aussi comment on impulse quelque quelque chose.
Nous on a lancé la mobilisation officiellement officiellement depuis juin 2024 donc ça fait plus d'un an qu'on est dessus. Depuis juin 2024, on a multiplié les réunions, les meetings, les rassemblements, les manifestations, les tractes, les communications. C'est un travail de fond de longue haleine pour être il faut être réaliste pour euh dénoncer ce qui va se passer.
Aujourd'hui, il n'y a plus de stratégie industrielle en France et en Europe. C'està-dire qu'on est en train de sacrifier nos outils industriels et si on demain il y a plus d'industrie française, c'est pas le tertièire ni les touristes qui vont faire vivre les tops français. En quelques années, on est passé parce que Macron s'est vanté il y a 3 4 ans qu'il avait réindustrialisé la France.
C'est totalement un mensonge. En quelques années, on est passé de 12 % d'emploi industriel à 9 %. On est passé en dessous de la barre des 10 %.
C'est du jamais vu. C'est du jamais vu. Même en Italie, en Allemagne, ils sont pas déçus comme ça.
Moi moi ma vision des choses, c'est il y a plus de stratégie industrielle. On est en train de s'aborder nos usines, nos industries stratégiques parce que pour moi l'acier c'est stratégique pour le pays. Il n'y a aucune TPE, aucune PME, aucun grand groupe industriel qui ne consomme pas d'acier chaque jour. vraiment malgré tous les bilans et toutes les les sonnettes d'alarme que j'ai tiré, je j'ai envie de dire quand même que je suis quand même plutôt optimiste vis-à-vis des choses.
Peut-être il y a une situation de reflux vis-à-vis de ce mouvement-là, mais je ne pense pas que la situation structurelle de crise et d'approfondissement du régime va permettre au gouvernement de se sauver. Je pense qu'ils peuvent de manière euh conjoncturelle euh sur quelques petites choses euh et essayer de un peu se sauver, mais je pense que structurellement, il y a une crise qui s'approfondit de plus en plus et qui n'arriveront pas à régler les choses, qu'il y a de plus en plus de volonté à la radicalité qui s'exprime, c'est pas aujourd'hui encore jusqu'au bout en France. Euh mais moi, j'observe avec beaucoup d'attention ce qui se passe au Népal, en Indonésie, actuellement au Maroc avec la génération Z.
Je sais pas si ici il y aura une Gen Z France, mais je pense que s'il y avait une Genè Z France qui commençait à démarrer à l'image des Marocains et des Marocaines, je pense que ça changerait totalement le côté subversif de de la situation. Et donc voilà, moi je pense qu'il faut de la patience, il faut il faut du travail et puis il faut que les gens décident d'un moment donné arrêter de suivre les plans de bataille de merde et de voir comment on peut s'organiser, discuter, essayer de penser des choses. Il y a beaucoup de syndicalistes ultra combatifs qui ne sont pas d'accord avec Sophie Binet quand elle dit "On n'est pas pour la chute du gouvernement", qui sont pas d'accord avec les journées de greffe perlé et cetera et puis il va falloir à un moment donné qu'on trouve les les moyens par en bas et pour l'heure c'est de relancer au moins les cadres d'autorganisation du du mouvement blocou qui ont existé qui soit ont disparu soit se sont fortement affaiblis et je pense que tous ceux qui ont fait des âgés durant l'été pour préparer le 10 ils doivent voir que le 10 a permis de faire tomber Baou.
Donc il faut en être fier. Il faut pas liquider ça parce que le 18 n'a rien fait tomber et le 2 octobre ne va rien faire tomber. Et je veux dire à tous les camarades qui ont qui se sont mobilisés dans bloc tout dans les âgés sur les boucles télégram c'est c'est à vous c'est à nous de décider des suites.
Il ne faut pas en fait revenir à nos vieux démons de revenir en arrière des camions syndicaux et laisser Marieise Léon de la CFDT. Chacun est en train de se bagarrer pour l'intérêt de sa chapelle, l'intérêt de sa boutique et qui est satisfait et qui va quitter l'intersyndical et qui le corps nu va satisfaire en premier. Ça c'est insupportable et il faut il va falloir qu'on lutte contre contre ça également. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]