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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 17 mars 2017 103 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprises

Meeting à Reims du 17 Mars | Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 86 %Attaque 9 %Défensif 4 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:50Emmanuel MacronPromesse
    « le projet qui est le nôtre le projet que j'ai l'honneur de porter en votre nom pour cette élection celui du bâtir une France nouvelle répond à nos défis contemporains et est à la hauteur de cette histoire »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous aurons une politique de redistribution et une politique pour les classes moyennes c'est pour cela que j'ai annoncé il y a quelques semaines maintenant la suppression pour 80% des Françaises et des Français de la taxe d'habitation »
  • 19:10Emmanuel MacronChiffre
    « nous avons décidé un plan d'investissement de 50 milliards sur cinq ans »
  • 27:30Emmanuel MacronFait
    « lutter contre l'évasion fiscale des grands géants c'est l'Europe qui nous le permettra »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « nous nous rebâtirons par la culture le projet européen par la coopération culturelle »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « la France n'a jamais renoncé à ses idéaux forgées à travers le temps »
  • 5:20Emmanuel MacronFait
    « aimer la culture française c'était être fier de notre langue être fier de notre culture »
  • 6:40Emmanuel MacronFait
    « nous n'avons aucune leçon à recevoir ni de l'extrême droite ni de la droite réactionnaire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

en marche dès que j'ai découvert notre mouvement progressiste citoyen un mouvement qui croit aux collectif persuadé du potentiel de chacun d'entre nous porter par la vision de notre candidat Emmanuel Macron et par plus de 200 000 citoyens engagés ce mouvement il nous place chacun et chacune au cœur de la vie politique il nous responsabilise nous permet de témoigner quotidiennement la confiance qui nous a été donnée ce mouvement qui à titre personnel m'offre l'opportunité pour la première fois de faire de mon vote un vote d'adhésion nous pouvons tous être fier de participer à cette profonde transformation que la France que la France est notre monde politique sont en train de vivre je remercie évidemment Emmanuel Macron de l'honneur qu'il nous fait en se rendant aujourd'hui dans notre belle cité des sacres cité millénaire cœur économique de notre département et berceau de temps de richesse des richesses et de culture qui représentent aujourd'hui aussi un patrimoine un patrimoine classé à l'Unesco ce patrimoine c'est notre richesse notre culture ce qui pour nombre d'entre nous nous fait vivre ce patrimoine au-delà de ces aspects culturels représentent des milliers d'emplois dans la région avec le tourisme la gastronomie l'agriculture et les industries qui en vivent je souhaite remercier également François Bayrou ancien ministre de l'éducation nationale François Pérou dont je salue le courage politique et l'accord que nous avons partagé avec son mouvement je remercie aussi Jean-Jacques ayagon ancien ministre de la Culture et de la Communication sous le gouvernement Jean-Pierre Raffarin et également Jacques Rabal député maire de Château-Thierry je remercie également les élus locaux les élus locaux qui nous soutiennent tant par leur parrainage que par leur investissement sur le terrain avec nos équipes départementales je souhaite je souhaite particulièrement mettre en avant nos 1200 adhérents vous devrez au quotidien à la réussite de notre projet au plus près de nos citoyens en allant à leur rencontre sur les marchés au porte-à-porte dans les gares merci parmi les adhérents j'ai une pensée en cette fin d'après-midi pour tous nos volontaires parfois venus de loin qui se sont mobilisés afin de faire de cet événement une réussite et d'avoir pu remplir le centre des congrès en un temps record j'ai également une pensée pour les premiers créateurs de comités locaux Nicolas Franck Jacques Moussa et Romain et pour tous ceux qui se sont lancés dans l'aventure ces dernières semaines avec la création des comités de Vitry-le-François Épernay Sainte-Menehould Tours-sur-Marne et Cormontreuil je vous invite si ce n'est pas déjà fait je vous invite à les rejoindre à les rejoindre afin de vous engager dans la dernière ligne droite de la campagne celle qui doit nous conduire à la victoire et pour finir je souhaite évoquer l'équipe départementale constituée par Guillaume Guillaume qui a dû nous quitter pour raison professionnelle pour la Nouvelle-Calédonie je souhaite remercier cette équipe qui m'a accueilli accompagné dans mon premier mois intense au poste de référence et qui met tout son énergie au service du mouvement c'est un honneur et un plaisir qui m'est fait de vous représenter chacun et chacune c'est un honneur qui m'est fait de représenter un mouvement un mouvement tel que le nôtre et c'est un honneur encore une fois et un plaisir que d'accueillir aujourd'hui Emmanuel Macron que vous attendez tous Emmanuel Macron notre futur président de la République [Applaudissements] [Musique] non vous ne vous trompez pas c'est pas Emmanuel Macron merci merci à Pauline on ne lui enverra on lui en voudra certainement pas merci Apolline responsable dans marge de la Marne merci à toutes celles et ceux qui sont engagés dans ce mouvement depuis plusieurs mois et donc bravo je pense que vous pouvez les applaudir bien fort parce qu'ils font un travail formidable sur le terrain qui soit de la Marne de laine de la Haute-Marne des Ardennes ils sont tous ici ce soir et donc c'est un énorme honneur pour moi et un plaisir de de m'adresser à vous devant ce par terre cette salle avec bien sûr des anciens ministres des anciens députés des élus et puis surtout des citoyens engagés qui veulent retrouver de l'optimisme et de la joie beaucoup beaucoup d'honneur beaucoup d'honneur en tant que élu député maire de Château-Thierry élu local depuis de plusieurs années je vais vous faire une confidence jamais jamais je l'imaginais que le fils ouvrier que j'étais je suis je reste serait un jour amener à prendre la parole dans le cas d'un meeting pour les présidentielles ça m'est arrivé prendre la parole dans le genre de meeting mais jamais avec le candidat qui va intervenir derrière et surtout que ce candidat sera le futur président de la République et c'est un honneur c'est un un c'est un honneur pour la République et puis pour l'école de la République qui m'a permis d'être là ce soir mais au-delà de ce sentiment personnel le plus important c'est le sentiment collectif et d'être amené à partager avec vous le plaisir que je sens monter de vos rangs le plaisir de cet engagement pour dire que non cette campagne électorale qui nous tire vers le bas et bien n'est pas celle que notre candidat veut mettre en oeuvre c'est le candidat qui apporte du souffle qui apporte de l'enthousiasme par rapport à tout ce marasme par rapport au scandale de la droite par rapport au scandale de l'extrême droite heureusement qu'Emmanuel Macron est engagé dans cette campagne il vous donne il nous donne du baume au coeur et il nous donne de l'espoir en dehors de cet aspect oui je suis très heureux également de me retrouver ici à Reims et Reims n'est pas qu'une ville Reims c'est une capitale une capitale métropolitaine et le maire de Château-Thierry je salue nombreux élus de laine qui savent que notre développement notre bassin de vie c'est l'attirance vers un c'est pourquoi que nous aurions aimé nous retrouver dans la même région mais qu'importe nos habitants viennent se faire soigner ici nos étudiants viennent étudier ici pour tout ce qui touche à la culture pour tout ce qui touche au développement économique nous sommes à la fois orientés certes vers Paris mais également des Reims et un des engagements parce que je suis aux côtés d'Emmanuel Macron depuis le début lors de la foire de Châlons-en-Champagne où il était venu après avoir quitté ce gouvernement mais nous avions déjà discuté débattus des aspects et lui dire que nos territoires ruraux que notre agriculture avait besoin aussi d'être adossés à des pôles métropolitains au-delà des différences régionales et donc c'est ce que nous souhaitons ici qu'il veut nous rassembler autour du Grand Reims un million d'habitants pourquoi parce que nous savons que c'est dans ces communautés urbaines ces métropoles qu'il y a de l'avenir mais cet avenir ne veut pas se concevoir ne peut pas se consentir si on ne prend pas en compte les espaces à l'arrière les espaces ruraux qui se sentent fortement délaissés Emmanuel Macron m'a dit au-delà du Big Bang territorial que nous avons connu dans lequel nous devrons faire une halte il sera né indispensable de prendre en compte la diversité du territoire pour le développement de l'ensemble des habitants donc voilà pourquoi moi je suis très heureux d'être à Reims bien évidemment ce plaisir au delà de cet aspect territorial géographique très fort des liens que nous avons avec là où c'est champagne parce que monsieur le ministre nous sommes rencontrés à Metz lors d'une foire autour de Jean de La Fontaine et vous connaissez toujours de la Fontaine née à Château-Thierry et Jean la fontaine disait je suis un homme de champagne et donc vous comprenez pourquoi nous d'un point de vue affectif nous sommes très proches de vous en dehors de cela Reims c'est bien sûr la ville de la réconciliation la réconciliation le 8 juillet 1962 quand adénor et le général de Gaulle se sont retrouvés ici pour montrer à tout le monde entier que ce qui s'était passé entre l'Allemagne et la France à travers ces deux grandes guerres et bien on ouvrait une page une page d'amitié une page de fraternité et cette page d'amitié cette page de fraternité il y a un lien bien évidemment avec le retour d'Emmanuel Macron de Berlin hier il a montré que l'Europe n'était pas absente de nos débats n'étaient pas absente de nos préoccupations dans le cadre de cette élection c'est le seul candidat qui ose clairement reparler d'un projet européen et c'est ce qu'il allait faire hier à Berlin je pense qu'on peut leur remercier l'en féliciter parce que la France se retrouvera de la force la France ne retrouvera la souveraineté qu'avec une Europe qui fonctionne nous ne pouvons pas faire face aux grands défis de demain si nous n'avons pas une Europe peut-être pas plus d'Europe mais certainement mieux d'Europe pour traiter des problèmes fiscaux pour traiter des problèmes environnementaux pour traiter des problèmes de sécurité de renseignements de traitement des travailleurs déplacés tout ça ne peut pas se faire le individuellement comme the level level le proposer les nationalistes et cette vision de l'Europe c'est une vision du d'une d'ouverture pas de fermeture comme le propose ce parti nationaliste d'extrême droite et cet après-midi à Villers-Cotterêts et je remercie Emmanuel d'avoir eu le courage d'aller affronter sur le terrain les idées de l'extrême droite qui sont à la tête de la mairie de Villers-Cotterêts de quelle manière en allant visiter le château François 1er le français est né où le français est né où le français a fait l'unité de la France et c'est cette unité qui nous permet ici d'entrevoir cet avenir un avenir beaucoup plus conquérant parce que la Francophonie pour nous c'est bien évidemment notre langue mais c'est la langue de la culture monsieur ayagon vous le savez bien c'est la langue des droits de l'homme 1789 c'est la langue de la poésie de la littérature que ce soit Arthur Rimbaud Paul Verlaine ou encore Jean de La Fontaine bien évidemment et ça c'est l'universalité de la France la France qui parle au monde à travers à travers ses valeurs de fraternité d'amitié les jeux pensent aussi au casque bleu la France c'est le français qui est la langue des casques bleus la langue de la paix et nous devons donc dire à ce parti nationaliste qu'ils sont dans l'erreur à travers le projet un projet qui est incompatible avec la République qui porte ses valeurs de liberté d'égalité de fraternité oui il nous faut un pays qui retrouve de la force de la vigueur dans une Europe qui redevienne conquérante pour mieux protéger et libérer également les énergies voilà pourquoi moi je me retrouve autour avec Emmanuel Macron à travers la définition d'un projet qui ne s'inspire pas des vieilles lunes qui nous ont gouvernés pendant 30 ans où la droite la gauche la gauche la droite ce sont succédé avec le résultat que nous connaissons un chômage de masse un pouvoir d'achat en berne des territoires complètement déclassés en ruralité autour des villes et donc il faut inventer autre chose heureux renouveler la vie politique en France repartir sur des bases de comment dirais avec de l'oxygène et croire de l'optimisme de la confiance et donc on est dans un pays qui croule sous la peur et la peur elle est mauvaise conseillère et le premier le premier projet d'Emmanuel Macron c'est de retrouver cette confiance sans cette confiance nous ne pourrons pas retisser des liens vers l'avenir et donc oui Emmanuel Macron engage vraiment des réformes de fond mais d'abord des réformes de gouvernance il faut que nous reprenions latitude de travailler ensemble que la droite et la gauche à l'Assemblée nationale je le vois c'est ce qui m'a le plus interpellé c'est croquants jambes perpétuels le mardi le mercredi à se critiquer l'un l'autre et regarder ses projets comment comment ça fonctionnait la droite est au gouvernement elle est d'accord pour les quotas la gauche arrive et bien on est plus d'accord et le projet ne passe pas regardez encore sur les heures supplémentaires défiscalisées qui étaient un élément attractif pour le pouvoir d'achat des ouvriers des plus faibles la gauche enlève supprime la défiscalisation ce que veut remettre dans le programme à travers un autre aspect donc je pense que les Français en ont marre de cette conception de la politique il faut vraiment s'engager sur un véritable projet qui permettra de libérer et de protéger les Français et c'est ce que portent Emmanuel Macron et c'est ce que vous voulez c'est ce que nous devons mettre en œuvre avec cette élection présidentielle oui oui il est en train de de jaillir dans le pays partout c'est cet engagement qui est le vôtre un engagement de fraîcheur et quand Emmanuel est venu à Château-Thierry il y a quelques semaines entouré bien sûr d'une nuée médiatique de journaliste photographe certains me disaient oui votre candidat Emmanuel Macron c'est une bulle médiatique combien de fois ne l'avez-vous pas entendu et bien aujourd'hui par des permettez-moi de reprendre cette expression ici au pays de la Champagne de ce champagne magnifique il y a des millions de bulles qui émergent ici sur le territoire des bulles de bonheur des bulles de plaisir des bulles des bulles d'ambition des bulles de confiance oui c'est cela la candidature d'Emmanuel Macron et donc il faut qu'à quelques jours du premier tour nous nous mobilisions pas pour pas seulement pour accéder au deuxième tour bien sûr mais pour terminer premier ce serait vraiment le résultat que nous devons envisager passer devant le Front national ça dépend de chacun et chacune d'entre nous ça dépend de chacun et chacune d'entre nous la mobilisation est engagée depuis plusieurs mois nous devons la prolonger nous devons convaincre persuader que le seul choix le bon choix pour la France pour les Français c'est Emmanuel Macron chers amis puisque nous sommes dans une ville d'histoire ici à Reims laissez-moi vous raconter ou évoquer une histoire je venais à Reims le 12 décembre 2003 pour inaugurer la bibliothèque la médiathèque Jean Falala j'étais alors ministre de la Culture et je dois vous dire que d'emblée à Reims j'ai été impressionné par la ferveur par la force de l'attachement de cette ville et de ceux qui ont une part de responsabilité attachement au développement d'une culture partagée par tous Reims et l'une de ces grandes villes de France où la densité de l'offre culturelle est exceptionnelle singulièrement riche des musées un centre dramatique national une scène nationale un opéra une SMAX c'est-à-dire une scène pour les musiques actuelles un Centre National de Création Musicale un réseau de bibliothèques un festival complètement amarré installé dans le paysage musical de notre pays les Flâneries Musicales Reims est également une formidable ville de patrimoine monumental de patrimoine historique ce patrimoine place cette ville au cœur même de deux réseaux de l'UNESCO le réseau qui lui a valu l'inscription grâce à la cathédrale au palais du taux et à l'abbaye Saint-Rémy et le réseau constitué par les coteaux les maisons et les caves de Champagne ce patrimoine c'est aussi un exceptionnel patrimoine du 20e siècle et là ce conséquence des destructions de la Première Guerre mondiale à Reims la culture se sont également délibrés ce sont des cinémas ce sont des lieux de diffusion de la culture ce sont des associations extrêmement vigoureuses en un mot comme en mille à Reims la culture c'est important ce n'est donc pas sans raison qu'Emmanuel Macron a choisi cette ville là parmi beaucoup d'autres pour nous parler de culture pour nous parler de patrimoine pour nous parler de mémoire on ne peut pas chers amis venir à Reims sans penser à cette affirmation du grand historien français mort sous les balles de l'ennemi en 1944 Marc écrivait il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France ceux qui refusent de vibrer aux souvenirs du sacre de Reims ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération l'historien le grand historien lançait ainsi un pont magnifique au dessus par dessus les siècles il associer le sacre de Charles VII en présence de Jeanne d'Arc le 17 juillet 1429 à la fête de la Fédération ce grand moment de la Révolution heureuse quand les Français se sont retrouvés dans un enthousiasme partagé sur le Champ de Mars le 14 juillet 1792 10 cet enthousiasme c'est celui qui doit nous animer aujourd'hui alors que se présente à travers et grâce à Emmanuel Macron la possibilité pour chacun d'entre nous de concourir à l'avènement d'une France nouvelle d'une France qui rassemble au lieu d'opposer d'une France qui se construit au lieu de se déliter d'une France singulière mais amarrée avec passion à la construction européenne et ouverte au monde tout entier à Reims en Champagne dans le Grand Est on sait tout des tumultes et des miracles aussi de l'histoire ces tumulte ont à plusieurs reprises menacées la ville ce sont eux qui ont ravagé en 1914 la cathédrale cette Française forêt de pierre pour reprendre les mots du Grand rémois qui Paul Fort mais cette terre cette terre qui est la vôtre qui est la nôtre c'est également la terre des grands ressaisissements ressaisissement de la bataille de Valmy en 1792 et bien avant 1792 à l'aube de la France en train de se faire en 451 le ressaisissement de la bataille des Champs cataloniques quand on vit ici tout près de Chalon en Champagne des gos des Francs des Burgondes c'est à dire des immigrés de fresh date s'associer au gallo-romain au Patrice romain Asus pour barrer la route au 1 ici chers amis l'histoire nous apprend que rien n'est jamais perdu que tout est toujours à réinventer et que demain peut-être meilleur qu'hier c'est c'était espérance que porte Emmanuel Macron c'est la raison pour laquelle je le soutiens avec conviction et ferveur tout comme le soutien l'ensemble de la formation politique à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir le modem de François Bayrou que François Bayrou a fait le choix d'une alliance dynamique avec Emmanuel Macron d'une alliance pour l'avenir de la France pour notre avenir j'en suis extrêmement fier cet engagement Mariel nous le partageons tout c'est un engagement prometteur Jacques je le confirme c'est un engagement vainqueur [Musique] comment ça va merci à vous [Musique] merci à vous bonjour race [Applaudissements] bonjour à toutes et tous merci d'être là merci à vous je suis très heureux d'être là ce soir à Reims avec vous avec tous nos amis marcheurs et marcheuses merci cher François d'être là aujourd'hui après le choix le geste fait il y a plusieurs semaines merci cher Marielle cher Jean-Jacques et puis merci cher à INA et chers Jacques vous pouvez les applaudir [Applaudissements] merci cher à Inna cher Jacques pour vos mots Jean-Baptiste aussi parce que Jean-Baptiste Lemoine est avec nous et nous a rejoint il y a quelques jours et merci à vous qui depuis les premiers jours depuis le mois d'avril dernier avec constance ferveur avait fait monter cette vague qui fait que aujourd'hui nous nous retrouvons à Reims et qu'aujourd'hui nous sommes à quelques jours de ce premier tour de l'élection présidentielle et que nous sommes bien là avec la volonté chevillée au corps non pas dans des coudre mais de gagner [Applaudissements] alors il est en France des lieux où la vague de l'histoire imprime sa marque et Reims en est un de ces lieux où où les repères tous et où la mémoire de chacun son profondément marqués par ce qui s'y est passé ici les rois de France ont été sacrés traçant la lignée millénaire qui éclairera l'histoire de notre pays ici la Grande Guerre un noir si les pierres décimaient des familles françaises meurtrie nos paysages ici le 7 mai 1945 les généraux nazis signèrent la capitulation sans condition ici sur mon temps l'épreuve de l'histoire et du sang sur mon temps même ce que sans doute leur peuple avait en tête Charles de Gaulle et conradent à denauer c'est un côte à côte debout et fier pour sceller la réconciliation de leur peuple et dessiner l'avenir du continent européen ici dans la cathédrale qui se trouve à quelque part la culture française s'est nourrit les apports du monde entier comment oublier Marc Chagall dans cette ville ici notre histoire vibrent toute notre histoire l'histoire d'avant la Révolution et d'après la révolution cette histoire millénaire et cette histoire de notre siècle et comment d'ailleurs tout en parlant de cette histoire et dans notre culture oubliée aussi que c'est dans cette ville que Raymond copacevski le jeune Français n'est polonais [Applaudissements] venant de nœux-les-mines à les illustrer dans le football avant de traverser les Pyrénées sur François pour ensuite briller en Espagne ici bas le cœur le cœur de la France cette France qui est la nôtre cette France qui est la mienne cette France qui est doit être le principal le seul sujet de cette élection présidentielle et je suis et je suis venu ce soir partager de conviction profonde avec vous la première c'est que le projet qui est le nôtre le projet que j'ai l'honneur de porter en votre nom pour cette élection celui du bâtir une France nouvelle répond à nos défis contemporains et est à la hauteur de cette histoire et la deuxième conviction c'est que nous ne pouvons gagner que si nous savons enraciner inscrire ce projet dans ce que nous sommes profondément que si nous savons réconcilier les Français avec le peuple que nous sommes alors ce projet que je porte avec vous pour cette France qui veut vivre rester debout nous l'avons présenté il y a quelques semaines ce fut le fruit de votre travail de votre mobilisation pendant des semaines et des mois c'est ce projet progressiste celui qui vise à faire entrer la France dans ce siècle qui s'ouvre a donné une place à chacune et chacun à le faire réussir alors que tant de bouleversement apparaissent la révolution numérique la transformation écologique le risque terroriste et que beaucoup voudraient se replier considéré que notre temps pour les uns est passé que le risque est trop grand ou voudrait convoquer les recettes d'hier ou d'avant-hier rien de cela n'est possible le projet qui est le nôtre notre projet progressiste il repose sur les 6 chantiers ce socle que j'ai présenté il y a maintenant quelques semaines et qui est le cœur de ce contrat que je passe avec le peuple français le premier chantier c'est celui de la culture et de l'éducation [Applaudissements] il est le coeur de mon projet et j'y reviendrai dans quelques instants parce qu'il est le cœur de ce que nous sommes mais c'est à la fois transmettre nos valeurs notre histoire et en même temps libérer chacune et chacun parce qu'il n'y a pas de parcours dans la République il n'y a pas de capacité à s'émanciper de l'endroit où l'on vient s'il n'y a pas une école de la République qui fonctionne s'il n'y a pas la capacité à construire dans nos villes dans nos quartiers dans notre ruralité un parcours qui fait progresser c'est à la fois la transmission et l'émancipation le deuxième chantier c'est celui de la société du travail c'est notre volonté à la fois de libérer et de protéger nos concitoyens il n'y a pas de France qui se relèvera qui justement embrassera ce siècle qui s'ouvre si ce n'est par le travail notre projet ce n'est pas de promettre des revenus quels qu'ils soient dans le loisiveté ça n'est pas un projet de défaite face au changement qui advienne c'est celui par lequel chacune et chacun pourra avoir sa place défendre ses chances dans et par le travail parce que le travail [Applaudissements] parce que le travail c'est à la fois une valeur mais c'est ce qui permet de construire sa propre place d'où qu'on vienne quel que soit la famille de départ c'est pour cette raison qu'au cœur de notre projet il y a une transformation profonde de nos règles de notre code du travail non pas pour le jeter aux orties ni pour le protéger parce qu'aujourd'hui l'exclut ni pour considérer qu'il faudrait tout balayer en proposant la liberté de quelques-uns contre les droits des autres [Applaudissements] mais en le simplifiant et en redonnant tout son sel à la République contractuelle que nous devons construire en redonnant toute sa place au dialogue social dans l'entreprise et dans la branche la simplification que nous portons c'est celle là [Applaudissements] émanciper par le travail c'est aussi simplifié la vie de nos concitoyens d'une bureaucratie qui parfois les écrasent [Applaudissements] je crois comprendre qu'il y a des victimes dans la salle c'est pour cela que nous supprimerons le RSI c'est pour cela que nous simplifierons [Applaudissements] drastiquement les règles de l'entrepreneuriat parce que c'est une nécessité parce que c'est par cette voie que les Françaises et les français venant de ville moyenne ou des quartiers peuvent construire justement ce chemin par le travail c'est pour cette même raison que notre projet chers Patrick est aussi un projet pour l'apprentissage avec la simplification là aussi de nos règles en un contrat unique avec la suppression des charges aujourd'hui qui n'existe que jusqu'à 18 ans pour les TPE et que nous devons étendre jusqu'à 25 ans pour toutes les petites entreprises [Applaudissements] et c'est ce projet qui fait que nous continuerons à porter une politique de compétitivité exigeante rigoureuse pour que nos entreprises puissent innover et employer mais pour que chacune et chacun dans notre pays puisse mieux vivre de son travail puisse gagner davantage par son travail [Applaudissements] je suis comme vous là d'entendre trop souvent sous certaines ou certains pensent qu'on pourrait mieux vivre sans travailler mais je ne suis pas non plus le discours porté par quelques-uns qui consisteraient à dire que l'ennemi de l'emploi serait le salaire digne ça n'est pas plus acceptable [Applaudissements] et donc ce que nous proposons c'est une transformation en profondeur de notre organisation de nos équilibres pour financer notre protection sociale non plus par le travail mais par l'impôt pour l'organiser différemment et pour permettre de réconcilier une politique de compétitivité une ambition industrielle dans un monde ouvert et en même temps un salaire digne et le pouvoir d'achat pour celles et ceux qui travaillent [Applaudissements] c'est pour cette même raison que notre projet est aussi en même temps qu'il libère un projet qui protège entrer dans le 21e siècle ça n'est pas prétendre aider quelques-uns qui réussissent déjà à réussir mieux c'est les y encourager certes mais c'est donner la possibilité à chacun d'y avoir sa place et donc aussi protéger les plus faibles aussi aider ceux qui parfois n'y trouve pas leur place c'est pour cela que le projet que nous portons revoit en profondeur notre assurance chômage pour en faire une allocation universelle faite de droit mais aussi de devoir c'est pour cela que la formation continue sera elle aussi revue en profondeur non pas pour défendre les intérêts de quelques-uns mais pour former celles et ceux qui en ont le plus besoin qui sont le plus loin de l'emploi qui sont souvent les moins qualifiés et dont la capacité à retrouver un rôle et une place passe par cet investissement indispensable de la nation et donc le rôle de l'État pour construire une vraie sécurité professionnelle du 21e siècle c'est bien d'avoir une formation continue dispensée à celles et ceux qui sont au chômage dans l'intérim dans les contrats précaires plutôt que celles et ceux qui sont déjà bien formés et c'est aussi pour cela que notre projet depuis le début je dis depuis le début parce que parfois dans certains projets il y a eu des errements des retours des tâtonnements regrettables sur ce sujet en particulier mais depuis le début c'est un sujet qui défend la santé de chacune et chacun parce qu'il n'y a pas de société du travail s'il n'y a pas une protection de chacun quant à sa santé et donc la transformation de notre système de santé pour plus de prévention pour un meilleur remboursement des soins et en particulier des petits soins pour une meilleure organisation de notre santé et de notre système de santé et un hôpital restaurer dans lequel enfin on investit un hôpital réconcilié avec la médecine de ville un hôpital qui sort de la tarification à l'activité parfois absurde et devenue une hier tout ce projet qui est le nôtre pour la santé il est aussi indispensable parce que c'est la sécurité au quotidien de chacune et chacun libérer et protéger c'est le socle de cette société du travail que nous voulons le troisième chantier c'est celui de la modernisation de notre économie le modèle de croissance que nous devons inventer qui est en train aujourd'hui d'être venir mais que nous devons encourager accélérer c'est celui d'une économie du numérique et de l'écologie nous ne créerons pas un modèle de croissance en revenant aux solutions d'hier en aucune façon alors pour cela nous devrons prendre des décisions rigoureuses ambitieuse c'est évidemment de construire des économies sur 5 ans c'est le programme que là aussi j'ai présenté 60 milliards d'économies sur le quinquennat en construisant aussi une nouvelle gouvernance une autre façon de les faire en responsabilisant les ministres en responsabilisant les acteurs de santé en construisant un pacte véritable avec l'ensemble des collectivités locales mais nous devons dès le premier jour tenir ce sérieux budgétaire parce que ne pas le tenir c'est décider de condamner notre modèle productif notre modèle de croissance notre capacité à faire pour aujourd'hui et pour demain c'est accepter la fatalité de la dette c'est acceptée le fait que aujourd'hui un jeune enfant qui n'est comme votre enfant madame et bien il commence la vie avec une dette qui équivaut à ce que nous produisons durant une année il n'a pas demandé cela c'est le fruit de choix auquel il n'a pas participé c'est sa contrainte déjà et vous entendez peut-être qu'il protège et il protège parce qu'il comprend et comme il comprend il nous le reprochera et donc oui il n'y a pas de croissance véritable de production d'industrie durable si dans notre pays nous ne savons pas enfin traiter de manière responsable de ce sujet de la dette oh je sais que pour beaucoup c'est un combat de plusieurs années ou de plusieurs décennies chers François je crois vous avoir parfois entendu sur ce point il se peut que dans des campagnes présidentielles précédentes vous avez porté ce flambeau parfois bien seul il est aujourd'hui aussi indispensable qu'hier mais en même temps que nous devons avoir cette politique exigeante il est indispensable de porter une volonté d'investissement de la même façon c'est pour cela que le projet qui est le nôtre ça n'est pas un projet d'irresponsabilité budgétaire ou de finance magique je l'entends parfois de l'extrême gauche à l'extrême droite on rentrerait dans une forme de géométrie qui ne correspond plus aux normes auxquelles nous étions habitués l'ennemi devient le banquier parfois la finance simplement cette ennemi là il nous paye nos fins de moi durant tout le dernier trimestre de l'insultons pas trop tâchons d'abord d'être indépendant relisons Molière il suffira de voir que on peut commencer à mal parler à celles et ceux qui nous font crédit quand nous n'en n'avons plus besoin [Applaudissements] mais de l'autre côté je vois un projet le projet d'une droite dur devenue réactionnaire qui dit quoi qui nous dit d'abord des choses qui bougent un peu chaque jour qui nous dit les économies seront dures et la réforme radicale mais nous ne toucherons pas à la santé nous ne toucherons pas vraiment la fonction publique ne toucherons pas aux collectivités locales nous ne savons pas à quoi nous toucherons mais nous serons radicaux [Applaudissements] qui portent ce projet celui qui déclarait la France en faillite à l'été 2007 où celui qui la rendait 5 ans plus tard avec 600 milliards de dettes en plus nul ne sait ne sifflez pas ne sifflez pas c'est leur habitude de siffler il nous siffle la bande amendement ne leur rendez pas ce plaisir et nous vous confondez pas à leur indignité [Applaudissements] mais quand bien même cette ambition nouvelle apprise après cinq ans à l'exercice du pouvoir serait réel c'est un projet qui condamne la génération qui advient de la même façon parce que c'est un projet qui ne porte que des économies qui sont là pour financer des baisses d'impôts à quelques-uns hors construire un modèle de croissance nouveau construire pour le siècle qui advient c'est aussi décidé d'investir d'investir pour nos classes moyennes d'investir pour celles et ceux qui vont bâtir la France de demain et donc à côté de ces économies nous devons avoir de l'ambition pour la redistribution et pour l'investissement c'est cela l'équilibre de notre projet et donc oui face à nos économies nous aurons une politique de redistribution et une politique pour les classes moyennes c'est pour cela que j'ai annoncé il y a quelques semaines maintenant la suppression pour 80% des Françaises et des Français de la taxe d'habitation en préservant les finances locales en préservant l'autonomie fiscale de nos communes mais en actant la nécessité de donner une part de cet effort fait au classe moyenne français ce qui en entend besoin acté que construire l'avenir c'est leur permettre de respirer davantage qu'elle ne le peuvent aujourd'hui et ça n'est pas donné à quelques-uns c'est donner aux françaises et aux Français qui vivent bien souvent dans les villes moyennes dans les villes centre qui portent toute la charge pot en est un bel exemple c'est vivre dans la France que certains appellent périphériques qui est le cœur français c'est vivre dans la ruralité et ce sont nos classes moyennes dans lesquelles là aussi nous devons investir mais dans le même temps c'est pour cela que nous avons décidé un plan d'investissement de 50 milliards sur cinq ans ce plan d'investissement c'est celui qui va nous permettre en investissant dans les énergies renouvelables dans le numérique dans l'hôpital et l'Etat aussi de moderniser notre économie de moderniser nos infrastructures et d'accompagner cette transformation cette transformation que beaucoup d'entre vous ici font vivre c'est faire advenir des secteurs nouveaux dans notre économie c'est faire advenir de nouvelles formes d'énergie de nouvelles organisations une infrastructure numérique dont nous avons tant besoin et qui garantit l'accès de tous les territoires de chacune et chacun à ces nouvelles formes c'est cela le choix que nous faisons aussi d'investir pour notre pays le quatrième chantier qui sera le nôtre c'est celui de la sécurité de notre nation avec un fil rouge l'efficacité et le pragmatisme le cœur de la mission du président de la République c'est évidemment de protéger ses concitoyens et la sécurité après ce que la France a vécu durant ces dernières années est un élément indispensable de la fonction et du contrat que je veux passer avec les Français ne cherchez pas dans le projet qui est le nôtre des symboles des raccourcis où la trahison de nos valeurs point les besoins point les besoins pour protéger les Français de proposer la déchéance de nationalité pour quelques-uns point les besoins de proposer de baisser la majorité pénale à 16 ans point les besoins de courir après le Front national beaucoup l'ont déjà fait et sans résultat [Applaudissements] par contre ce que nous portons c'est la volonté d'être efficace et un traitable intraitable d'abord à l'égard du terrorisme islamiste à l'égard de toutes ses formes terroristes qui au-delà de nos frontières menacent nos concitoyens je détaillerai demain à Paris le cœur de notre stratégie de défense et les engagements concrets et précis que je prendrai en la matière nous poursuivrons un investissement fort pour la défense française pour nos militaires qui aujourd'hui au Proche et Moyen-Orient comme en Afrique se battent pour protéger nos concitoyens et cet engagement vous pouvez les applaudir mais cet engagement c'est aussi celui d'inscrire cette défense française dans une feuille de route diplomatique rigoureuse dans une diplomatie française dont la finalité permanente et de construire la paix et assurer la stabilité des états de la même façon à l'intérieur de nos frontières je serai intraitable en matière de sécurité je veux restaurer l'autorité de l'État et l'autorité dans l'état et n'avoir pour ce faire aucune tolérance ni à l'égard des délinquants quel qu'il soit ni à l'égard des excès quand ils sont là de nos forces de police le projet qui est le nôtre là aussi passe par des engagements clairs policiers gendarmes la création d'une police de sécurité quotidienne de nouveaux moyens pour agir concrètement sur le terrain un pouvoir d'amande immédiate face aux infractions du quotidien un pouvoir d'injonction d'éloignement du territoire une réorganisation en profondeur de notre renseignement pour lutter efficacement contre l'ennemi et tout cela ne se construit j'en ai parlé il y a quelques jours à Lille qu'avec un projet exigeant irigoureux pour notre justice tout cela ne se construit que si en même temps nous continuons à investir dans la justice à défendre l'indépendance de la justice française à lutter contre toute idée même baroque de trêve pour quelques-uns quand on prétend être intraitable pour tous et un projet pour une justice efficace plus proche de nos concitoyens avec les engagements que j'ai pris en la matière en début de semaine le cinquième chantier sera celui allez-y monsieur alors non vous savez je veux bien donner la parole au public mais pas aux gens qui ne peuvent pas rester jusqu'à la fin donc vous avez vous avez raté la captation bénéole ntae donc non je veux bien mais je ne vais pas interrompre mon discours pour répondre à une question de quelqu'un qui reste pas jusqu'à la fin et donc et donc surtout si c'est donc je ferai je referai des questions réponses vous pouvez rester jusqu'à la fin à la fin je vous réponds directement mais je vais pas par courtoisie pour toutes celles et ceux qui restent jusqu'à la fin venir répondre à une question sur l'évasion fiscale [Applaudissements] donc j'en parlerai dans deux minutes sur l'Europe parce que à la fin vous savez on peut aimer l'esprit participatif et démocratique mais tenir à rester le maître des horloges le cinquième chantier ce sera celui du renouveau démocratique le renouveau démocratique vous le faites vivre depuis des mois c'est le renouvellement profond que nous portons c'est cette recomposition de la vie politique française que vous illustrez qui nous fait qui fait que je me retrouve devant vous ce soir aujourd'hui beaucoup ne l'ont toujours pas compris ils pensent que c'est une passade une parenthèse que la vie politique va reprendre ses droits comme vous je les entends chaque jour ils pensent qu'ils sont en train de prendre des jetons pour venir récupérer ce que vous avez fait il pense que le renouveau c'est une idée de printemps mais ça ne dure pas en été ils n'ont pas compris la profondeur historique de ce qui est en train de se passer dans la vie politique française ils n'ont pas compris que ce que nous représentons ce que vous portez et dont je suis en quelque sorte le prétexte la face émergée c'est un renouvellement profond de la vie politique française et que nous irons au bout [Applaudissements] [Applaudissements] et donc mes amis je serai le garant de cette promesse en matière d'indépendance et de renouvellement véritable nous tiendrons nos promesses nos engagements de renouvellement dans les investitures au législatives mais plus largement dans les usages et les pratiques qui seront les nôtres parce que oui ce renouveau démocratique c'est aussi celui de la moralisation de la vie politique c'est aussi le socle de notre alliance chère François nul n'est parfait et il ne s'agit en la matière de donner de leçons de morale à personne mais de reconstruire les règles d'une vertu commune de ne céder en rien ni aux messages sur lequel quelques-uns quelques-unes devrais-je dire prospère du tous pourris avec une injustice extrême parce que celle là qui prospère est au cœur de ses usages qu'elle dénonce [Applaudissements] mais de ne pas céder davantage à cette espèce d'évidence que certains préfèrent qui consisterait à dire mais comme reproche-t-on ça vous dérange ils font tous comme moi non non je le dis avec d'autant plus de facilité que je ne suis pas élu de la République on me l'a parfois reproché mais il y a en France 600 000 élus près des trois quarts le fond de manière bénévole et une très large majorité le fait avec honnêteté et le sens des responsabilités et donc moraliser la vie publique ce que nous ferons c'est éradiquer les conflits d'intérêts en profondeur interdire le cumul d'un mandat électif et de fonctions de conseil c'est interdire d'embaucher des membres de sa famille par convenance comme on le fait trop souvent c'est avoir des règles claires transparentes et là aussi commune de rémunération de nos élus c'est réduire le nombre des lunes non pas pour faire des économies de bout de chandelle mais pour leur permettre de mieux faire leur travail pour leur permettre de mieux évaluer et de mieux contrôler lorsqu'ils sont parlementaires le travail du gouvernement c'est permettre de limiter le cumul dans le temps des mandats pour s'assurer que ce renouvellement que nous portons ne soit pas un renouvellement éphémère mais s'installe dans la durée [Applaudissements] cette moralisation de la vie publique que nous portons c'est un des piliers de ce qui nous permettra d'installer dans la durée le renouvellement de la vie politique qui est notre projet et en même temps l'alternance véritable que nous portons n'ont pas le tic-tac habituel d'une gauche qui revient sur tout ce qu'a fait la droite et d'une droite qui dit au pays attendait ce que vous allez voir le temps de la revanche arrive l'alternance véritable celle qui donne la possibilité à un projet d'émerger d'advenir et un des nouveaux visages d'être là [Applaudissements] et notre dernier chantier mes amis c'est celui de l'Europe et de l'international je serai là rapide mais j'étais hier en Allemagne pour expliquer ce que nous allons faire pour l'expliquer à notre premier partenaire les Allemands pour l'expliquer aux responsables de ce grand pays avec lequel nous avons reconstruit la paix un équilibre et cette forme politique inouïe inédite que l'Europe cette union européenne à laquelle on reproche tant celle qui nous permet de vivre depuis 1945 dans la paix ce qui n'avait jamais existé depuis des millénaires et donc oui notre projet sera un projet européen mais non pas pour être des BA de l'Europe pour être des naïfs de l'Europe non pour revendiquer une critique constructive pour vouloir une Europe conquérante qui nous aide à gagner face à la Chine ou aux États-Unis pour vouloir une Europe pour vouloir une Europe qui protège enfin qui protège face aux grands risques à l'insécurité galopante parce que seul l'Europe nous permettra de répondre efficacement au terrorisme et aux grandes migrations seul l'Europe nous permettra de répondre à l'évasion fiscale dont parlait monsieur il y a un instant beaucoup a été fait ces dernières années mais je veux que nous allions plus loin encore lutter contre l'évasion fiscale des grands géants c'est l'Europe qui nous le permettra et c'est le projet que nous porterons [Applaudissements] et donc oui cette Europe à la fois conquérante et qui protège elle est le socle de notre rapport au monde non pas une France rétrécie recroquevillée mais une France qui veut défendre sa souveraineté à ses frontières et aux frontières de l'Europe c'est 6 chantiers mes amis c'est le socle de ce contrat avec les Français et cette conviction que je voulais partager avec vous ce soir mais pour bâtir un tel projet nous avons aussi besoin d'expliquer nos concitoyens ce peuple que nous sommes de réconcilier les Français avec leur histoire avec leurs histoires de dire d'où nous venons parce que notre projet c'est un projet d'avenir mais qui est ancré dans un passé commun qui nous fait et c'est cette deuxième conviction que je voulais partager en quelques instants avec vous ce soir et quel meilleur endroit pour le faire que Reims ce lieu de la France immémorial glorieuse et résistante de cette France aussi souffrante de cette France volontaire de cette France historique de cette France qui réconcilit toutes les histoires comme le disait Marc Bloch parce qu'on n'est pas français si on oublie que le peuple français s'est fait du sacre de Clovis au mur des Fédérés jusqu'à la réconciliation d'adénor et de De Gaulle que j'évoquais il y a un instant et donc parler de la France parler de ce que nous sommes c'est expliquer ce que nous avons en commun et j'en parle ici devant vous comme un fils de France dont les ancêtres ne sont pas très loin d'ici dans ces terres picarde dont la souche se perd entre Amiens et les confins du Pas-de-Calais on se Valentine qui est un de ces paysages tristes comme la Marne Hélène en connaissent aussi comme un enfant dont l'autre racine par des Hautes-Pyrénées dans ce sud-ouest qui nous est cher à quelques-uns et aux confins de l'Hérault nous avons tous ces histoires nous avons tous ces racines pour certains ils ont commencé dans d'autres pays sur des combats et se sont perdus sur plusieurs continents mais nous ont réconcilié tous ces toutes ce soir dans la même salle dans le même pays alors vous savez face à ces histoires individuelles si on aurait explique pas à chaque instant ce qui est notre commun et ce qui nous tient nous courons le risque c'est de sombrer dans ce que nos adversaires veulent faire parce que ce que nos adversaires portent c'est le discours du pessimisme de la défaite ce que nos adversaires disent c'est il y a quelques vrais Français de souche paraît-il moi je ne sais pas ce que c'est une souche unique nous en avons tous de multiples et ils veulent dire oublions tout cela choisissons une histoire une vérité une culture rétrécie un peuple qui ne se parle qu'à lui-même construisons une foule qui comme le disait Hugo choisit de trahir le peuple et notre peuple et décidons le rétrécissement la fermeture des frontières abandonnons l'Europe faisons bégayer l'histoire notre histoire allez ce monde qui change nous fait perdre tant de repères et tellement abject vous fait tellement peur qu'elle fêtons-nous décidons de devenir ce que nous n'avons même jamais été réfusions-nous dans une histoire fantasmée dans une vérité de quelques-uns et tenons-la bien serré et si possible aussi serrer queuse parce qu'il étouffe toujours plus simple quand cette histoire est fausse de désigner un ennemi à ses portes et cette ennemi c'est toujours le même c'est l'autre ce que cela propose c'est de vivre sur nos peurs pour construire un projet de défaite et nous le sentons tous la crise que traverse la France elle n'est pas économique et sociale c'est une crise morale c'est une crise de civilisation et je refuse le choix binaire dans lequel on veut nous enfermer d'un côté certains tentent de renier notre histoire commune il voudrait dissoudre la nation française céder aux tentations du communautarisme dire il y a en France des cultures qui s'agrègent qui ne se confondent pas et qui n'ont pas vocation à se confondre nous venons de tant d'endroits mais pas de mélange et en agrégeant ces cultures ils veulent agréger des communautés ils veulent dire qu'elles ont quelque chose qui peut à jamais être décidé comme irréconciliables et ce faisant il trahissent aussi ce qu'est le fil rouge de notre histoire millénaire le fait que le peuple français c'est un peuple qui est un c'est un peuple qui nourrit de ses cultures c'est un peuple qui nourrit de ses cultures a voulu façonner une unité profonde a voulu façonner un socle commun donc non nous ne sommes pas le projet du multiculturalisme parce qu'il nourrit le communautarisme parce qu'il nourrit dans la République des ghettos mais de l'autre côté ce qui lui ardemment contre ce projet défend d'une France rabougri ils ont bâti leur influence il y a maintenant 10 ans sous l'égide d'un inquiétant mettre à penser amateur de Charlemagne et une nuit de toute modernité ils ont décidé de réveiller des forces réactionnaires que le général de Gaulle est quelques-uns avaient su réconcilier avec l'histoire de la République ils ont décidé de les exciter parfois sur des grandes places parisiennes en réveillant une identité fantasmée rétrécit haineux avec un combat stigmatisé celles et ceux qui ne ressemblent pas à l'idée qu'ils se font de la France leur première victoire fut la naissance du ministère de l'Identité nationale l'échec de cette initiative le rejet par la nation des débats qu'il prétendaient lancer ne les ont pas découragés pour autant ils ont continué à tisser leur toile leur idéologie à réécrire l'histoire à la place des historiens et au long d’articles d'éditoriaux des séatifs ils ont donné de la culture française une image Rance et surannée il prétendent aujourd'hui être les seuls défenseurs de la culture française alors que depuis toujours notre culture traitant à l'universel ils ont voulu la réduire un territoire et à une lignée alors qu'elle n'a cessé de donner aux hommes les moyens de leur autonomie de s'affranchir des dogmes ils ont pour certains voulu l'enchaîner à une religion alors qu'elle s'est bâtie dans la richesse des formes et la pluralité des arts ils ont voulu la réduire un corpus étroit d'œuvres et d'auteurs ce magnifique chaîne millénaire qui est notre culture ces personnes ont voulu l'élaguer couper la branche de la Révolution française coupée la branche de Victor Hugo tordu la branche des luttes sociales et des combats d'émancipation coupé la branche des Zola des Jaurès ou des Blum fini l'histoire des métèques des Juifs différents venus troubler le refuge de paix mais qui eux aussi ont construit l'histoire la culture de notre pays [Applaudissements] mais leur histoire c'est une histoire bancale c'est une histoire mensongère c'est une histoire haineuse ils ont même essayé de prendre dans leur filer notre cher Peggy le voici devenu caution d'une France méfiante assise lui qui faisait dialoguer le Juif laïque et le pacifiste radical lui qui aimait Jeanne d'Arc lui aussi parce qu'il y voyait la jeune fille anxieuse lui le dreusard et demi des nationalistes aujourd'hui la responsabilité qui est la nôtre c'est de défendre notre culture notre histoire ce qui nous fait ce qui nous tient comme un peuple ce qui nous constitue on ne tombant dans aucun de ces excès en refusant ses devoirs qui sont de voie jumelles et qui veulent nous dissoudre parce qu'en définitive mes amis pourquoi sommes-nous un peuple quel est le sujet au cœur de cette élection et ce qui nous tient nous ne sommes pas un peuple parce que nous coexistons les uns à côté des autres passivement nous ne sommes pas un peuple parce que nous serions issus d'une même lignée d'une seule lignée nous ne sommes pas un peuple par intérêt nous ne sommes pas un peuple par hasard ou par nécessité nous sommes le peuple de France patriote par cette histoire riche large par cette culture commune qui nous tient et qui nous tient ici ce soir rassemblés c'est cela ce que nous sommes et ce à quoi nous tenons [Applaudissements] ce qui nous tient ce sont trois piliers fondamentaux notre langue notre culture et son héritage et notre volonté constante de nous affranchir de tout et de prétendre à l'universel mais ce qu'il y a dans cette affirmation ce qu'il y a au cœur de notre projet c'est cette confiance dans la France cette confiance dans le peuple français c'est cela ce qui nous caractérise [Applaudissements] parce que ce que j'évoquais les multiculturalistes comme les rabougris ce sont ceux qui doutent qui veulent jouer du doute des Français nous parlions tout à l'heure du général je vais vous faire une confidence historique quelques mois après la signature du traité de Rome alors qu'il arrivait au pouvoir et aux responsabilités son entourage il faut toujours se méfier des entourages ou de l'idée qu'ils se font de ce qu'on peut avoir en tête pensant que le général de Gaulle certains le croient encore en le revendiquant à ce titre on sait que le général de Gaulle était ce qu'on appellerait aujourd'hui un souverainiste détournant d'ailleurs le sens profond de ce mot mais qu'au fond le général de Gaulle n'aimait pas l'histoire et n'aimait pas l'Europe sont venus le voir plus exactement lui ont fait une note en lui proposant de déchirer le traité de Rome conclut quelques mois plus tôt et cette anecdote a plus de sens encore alors que dans quelques jours nous fêterons le 60e anniversaire de ce traité et donc ils avaient passé une note au général pour lui expliquer que il serait bien inspiré te déchirer le dit traiter et de retrouver de redonner à la France sa liberté le cours de son histoire et le général de Gaulle a annoté cette page en écrivant non les Français sont forts mais ils ne le savent pas et bien nous nous savons comme le général de Gaulle que les Français sont forts [Applaudissements] et donc notre projet c'est que le vrai projet patriotes parce qu'être patriotes c'est aimer le peuple français son histoire mais l'aimer de manière ouverte généreuse volontaire en ayant confiance dans ce qu'il est alors oui ce qui fait notre peuple et ce premier pilier c'est notre langue la langue française nous sommes à quelques kilomètres de Villers-Cotterêts cher Jacques là où François 1er a décidé de commencer à bâtir la France il n'y avait pas nos frontières il n'y avait pas d'ailleurs vraiment la totalité de ce qu'on mettrait en toute rigueur derrière un royaume il y avait tant de langues il a décidé par ordonnance royale en 1539 de faire une chose c'est de donner une langue au royaume de France cette langue c'est celle de la République c'est la nôtre c'est notre socle c'est ce qui nous tient et c'est ce qui fait qu'être français n'a jamais été avoir des papiers français avoir un sang français mais avoir ce que sera lui-même appelé la grammaire à la main avoir ce goût pour la langue en parler les mots avoir cette cause commune ma patrie disait Camus c'est la langue française c'est cela qui nous tient avec tout ce que cela emporte la langue française ce sont ces mots qui ont constamment marié la belle langue de l'Académie et les langues empruntées au patois à ces langues vernaculaires que la France dans sa diversité a toujours eu l'intelligence de reconnaître et de savoir tresser c'est aussi ce Français rabaisien c'est ce français qu'on retrouve chez glissant et tant d'autres c'est cette langue qui n'a jamais été une parce qu'elle n'a jamais été figée mais qui a toujours été en même temps une comme un fleuve nourri de temps d'affluents et c'est dans ce mouvement constant généreux et fort qu'elle a réconcilié tant d'identité tant d'imaginaire imaginez un instant mes amis nous sommes sans doute la seule langue au monde à avoir su réconcilier tous les continents tant d'identité disparate de l'Afrique noire au continent amérindien jusqu'au confins de l'Asie et au Pacifique à avoir respecté chaque imaginaire qui était porté à y avoir voler des mots qui sont devenus des mots de la langue française et à avoir tenu tout cela ensemble ce qui fait que la langue et ce pilier commun est notre socle c'est que de Papeete jusqu'à Fort de France en passant par Montpellier il y a des individus qui rêvent dans la même langue qui écrit dans la même langue [Applaudissements] et c'est ce qui fait que la France a toujours été elle-même en débordant d'elle-même à travers les territoires où elle a porté le français et à travers la Francophonie qui est aussi le cœur de cette mission et la vocation française la vocation de notre culture et de notre projet la francophonie c'est la France portée au delà de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé d'en être la semaine prochaine nous célébrons la francophonie et là aussi ça n'était pas un hasard de passer par Villers-Cotterêts cette francophonie elle réconcilie des continents et le beau château abandonné de François 1er aura une vocation dans la francophonie française je m'engage ici [Applaudissements] et je veux ici m'engager à ce que nous portions ce projet cher Jean-Jacques porter quand tu étais ministre de la Culture commencer à ce moment qui est de redonner à ce château ce que son histoire porte en elle de leur ouvrir mais de le rouvrir en lui faisant aussi porter ce qui est sa vocation la langue française dans tout ce qu'elle emporte et d'en faire l'un des piliers symboliques de notre francophonie parce que la langue française elle est toujours en même temps qu'une patrie une passerelle une passerelle vers d'autres cultures vers d'autres continents mais une passerelle aussi au sein de notre société entre des femmes et des hommes qui n'avaient rien de commun et qui se retrouve dans et par la langue qui avait-il de commun entre le la fontaine de Château-Thierry le racine de la Ferté-Milon et le comme dirait certain aujourd'hui de Dumas né à Villers-Cotterêts rien ils avaient chacun des destinées différentes des extractions profondément différentes qu'est-ce que ce fils d'esclave émancipé avait avoir avec les deux autres la langue française c'est la langue la littérature française qui leur a donné leur statut qui leur a donné leur pleine reconnaissance dans l'histoire de notre patrie c'est cela ce qu'est la langue française [Applaudissements] c'est pour se faire aussi que ce que nous voulons dans notre projet c'est rouvrir les classes bilingues c'est rouvrir les études [Applaudissements] c'est rouvrir les études et les humanités dans notre enseignement scolaire parce que c'est par la langue c'est par ses études et ses enseignements qu'en France aussi il peut y avoir des enfants nés dans des fermes du Béarn qui prétend d'accéder à la présidence de la République c'est aussi parce que je crois à la langue française la culture que nous porterons cette même vocation en Europe défendre le français ça n'est pas ne pas reconnaître les autres langues c'est d'ailleurs pour cela que je veux dans tous les quartiers dans tous les lieux de la République restaurer ces classes bilingues c'est reconnaître que l'Europe c'est un espace de culture n'oublions jamais le petit regret de mener si j'avais dû recommencer j'aurais recommencé par la culture alors nous nous rebâtirons par la culture le projet européen par la coopération culturelle par l'enseignement des langues par la reconnaissance des langues multiples par les langues l'espagnol ou le Portugais ça n'est pas ne pas aimer le français c'est au contraire lui donner sa juste place c'est se souvenir que l'Europe et cette concentration géographique unique au monde de langues et de culture c'est l'Europe des traducteurs et des cafés comme l'écrivais Steiner j'ai une chance inouïe dans ma vie parmi beaucoup d'autres qui sont premiers rang de cette salle c'est d'avoir pu frotter ma cervelle comme disait Montaigne à celle d'un grand esprit qui était Paul Ricard a été prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale et il me racontait que quand il était au Stalag il avait décidé d'enseigner la philosophie il s'est retrouvé avec quelques-uns il donnait des cours ce qu'il appelait lui-même le simulacre enseignant la philosophie assez correctionnelle mais surtout il a pendant quatre ans fait une chose inouïe il était emprisonné par les Allemands il ne voyait plus sa famille et vivait dans la peur lui dans le père avait été abattu pendant la Première Guerre mondiale par les mêmes allemands il a passé toutes ces années de captivité à traduire dans la marge un philosophe allemand qui était et au sortir de la deuxième guerre mondiale il a été en 1947 le premier traducteur douceur en français aimer l'Europe c'était mais traduire aimer les langues et la culture c'est vouloir traduire c'est accepter que nos langues se sont construites les unes par rapport aux autres dans un continent de guerre de bousculentes mais c'est ne jamais construire sa langue dans la haine de celle de l'autre et prendre le temps de toujours traduire en marge pour réconcilier là aussi des histoires parfois blessées [Applaudissements] le deuxième pilier en même temps que la langue de cette culture de se passer qui nous lie c'est notre fierté pour cet héritage commun oui nous sommes fiers de ceux qui nous constituent nous sommes fiers de cette culture de notre langue de ce grand fleuve fait de ses affluents nous en sommes fiers et nous devons le porter parce que la France n'a jamais renoncé a ses idéaux forgées à travers le temps et donc vouloir balayer une partie de notre histoire vouloir nier l'autre vouloir vivre dans la honte de soi en refoulant l'une ou en se repentant du reste c'est là aussi oublier ce que nous sommes ces esprits exigeants qui aiment leur culture notre culture et donc oui cette fierté elle se construit chaque jour par la création des écrivains chers Philippe des acteurs de théâtre des danseurs des dessinateurs des polémistes par l'esprit critique français par la peinture et César sous toutes leurs formes mais par la défense aussi de ce qui a été de notre patrimoine de notre héritage et l'un et l'autre ne sont pas à opposer ils se construisent dans cette réconciliation indispensable et donc oui vouloir un projet d'avenir c'est aussi être fier de ce que nous sommes de ce qui nous tient de cette culture et de notre passé enfin nous sommes un peuple parce qu'au-delà de cette fierté parce qu'au-delà de cette langue de notre culture nous avons toujours rêvé à un peu plus à autre chose et à l'universel ça n'existe presque qu'en France là j'ai le droit d'être Chauvin quelques instants cette volonté d'aimer sa culture profonde et de vouloir aller au-delà basculer au delà des frontières porter un message qui a toujours avoir avec l'universel réconcilier là aussi la culture et la civilisation nous ne nous sommes au grandes heures jamais perdu dans ses faux débats parce que la culture française elle s'est toujours construite à travers des visages et des voix qui aspiraient à l'universel c'est pour ça que je ne laisserai personne aujourd'hui défendre la culture française en prétendre renoncer à cela défendre la culture française en prétendant l’arabougrire [Applaudissements] en art disait Brancusi en art il n'y a pas d'étrangers c'est ici dans notre pays que les génies italiens de la Renaissance invités par le même François 1er on fait l'art européen c'est ici que les chagales ont croisé les soutines les deux Launay les fujitas ou les modiglianés les Picasso étant d'autres parce qu'ils ont toujours trouvé dans notre patrie cette volonté d'accéder à l'universel de dépasser le cadre étroit parce que ce qui nous a toujours fait c'est en même temps cette exigence insoumise cette volonté de ne pas céder au cadre établi nous nous trompons pas ceux qui aujourd'hui se prétendent trop souvent les défendeurs de la culture française qui parfois pointent du doigt ils auraient jugé en 1857 et Flaubert et Baudelaire et ils auraient été leur premier redresseur il les aurait condamnés ils auraient mis au pilori les plus grandes œuvres de notre République les plus grandes œuvres de notre culture parce que tous ces écrivains parce que tous ces grands artistes ils étaient chez les refusés ils étaient chez les insoumis ils étaient dans celles et ceux qui savaient aussi visiter les marges parce que le Rimbaud un peu plus à l'est qui s'y celui qui voulait fuir la flash et se libérer de son de ses Ardennes et de Charleville le même Rimbaud il avait appris le latin il avait dans son intimité était pétrie de la culture française et de cette transmission mais ça n'était pas un bien pensant c'était un insoumis il était aux marges il voulait basculer cela c'est cela aussi notre histoire cette volonté à chaque fois de construire l'universel d'aspirer à davantage et en même temps de laisser une place qui progressivement devient central aux insoumis aux affranchis au révolté aux femmes et aux hommes libres [Applaudissements] parce que oui parce que oui mes amis aimer la culture française ça n'est pas aimé un musée inventé pour quelques-uns par des esprits conformistes étroit parfois haineux ou bien pensant aimer la culture française c'était être fier de notre langue être fier de notre culture être fier de cette aspiration toujours réinventer d'un autre chose d'un universel d'une révolte d'une insoumission d'une indignation c'est cela être patriote et c'est ce que nous sommes [Applaudissements] alors oui mes amis aujourd'hui ce que nous disons au peuple français c'est que nous avons pour vous un projet qui est un projet d'avenir où chacune et chacun aura sa place un projet à la fois efficace et juste un projet qui redonnera confiance au peuple français parce qu'il lui redonne en même temps le goût de l'avenir [Applaudissements] et en même temps nous n'avons aucune leçon à recevoir ni de l'extrême droite ni de la droite réactionnaire mariée à la droite opportuniste qui porte un projet d'enfermement de honte de soi ou de replis parce que oui nous aimons et nous sommes fiers de la France de sa langue de sa culture mais parce que nous emportons tout le sel qui en même temps est celui d'une France qui s'est s'indignée et aller au-delà d'elle-même parce que nous ce que nous portons ça n'est pas une identité figée ou fantasmée c'est une volonté en marche c'est une volonté de faire et d'aller au-delà [Applaudissements] voilà mes amis [Applaudissements] soyez fiers soyez fiers durant le mois qui vient soyez fiers de ce que vous êtes de ce que nous sommes soyez libres soyez solidaires parce que notre projet c'est un projet progressiste c'est un projet européen et c'est un projet patriotique parce que les vrais patriotes sont là ils aiment la France parce que les vrais patriotes regardent le passé et l'avenir et les réconcilient vive la République vive la France merci à vous merci à vous merci à vous merci [Musique] merci à vous