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interviewRadio Mont Blanc· 3 février 2026 20 min

Interview | Antoine Valentin - Député de la 3e circonscription de Haute-Savoie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et l'invité de la rédaction aujourd'hui n'est autre que le nouveau député de la 3e circonscription de la Haute Savoie, Antoine Valentin. Bonjour. Bonjour.

Merci de votre invitation. Merci à vous pour votre présence. Euh vous avez euh vous venez d'être élu député de la Haute Savoie 3e circonscription.

Est-ce que tout d'abord déjà vous pouvez vous présenter que ce soit à titre professionnel, personnel pour les Haus Savoyard qui ne vous connaissent pas encore ? Bien sûr. Et avant de me présenter, j'aimerais simplement remercier les électeurs qui se sont déplacés dimanche et évidemment en particulier ceux qui ont glissé mon bulletin dans l'urne.

Je serai et je suis à compté de dimanche le parlementaire de tous les Haut savoyards de la 3è circonscription. J'ai 33 ans, je suis père de famille, chef d'entreprise et maire de Saint-Joire en Fossini, mon village natal depuis 2020 et donc depuis 6 ans. J'œuvre au service de mes concitoyens en plus de mon emploi, en plus de ma vie de père et et j'ai œuvré sur tout un tas de thématiques, les questions de sécurité, les questions d'accès aux soins, d'accès au logement, de propreté, de bien vivre.

Je me suis battu contre la fermeture de la dernière usine de Saint-Joire. Je me suis battu pour redresser notre station de ski intercommunale et ce combat, il a été plébiscité, en tout cas salué par les habitants de ma commune qui m'ont confié plus de 80 % de leur scrutin lors de ce second tour de cette élection législative. Ce qui m'a permis d'arriver en tête avec près de 60 % des scores face au candidat d'Emmanuel Macron de Laurent Voquet et puis qui était aussi d'ailleurs celui de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande et de Sandrine Rousseau pour ce scrutin.

La politique, ça a toujours fait partie votre vie. C'était un choix depuis longtemps ou il y a il y a eu un petit peu de recherche et de questionnement sur cette partie-là ? Écoutez, je ne me définis pas comme un professionnel de la politique.

Je suis devenu maire en voulant servir mon prochain et en particulier mon village natal. Et puis le goût des choses, le goût de la chose publique et des rencontres avec des administrés qui au quotidien me font remonter leur problématique. Une rencontre en particulier, celle de cette France qui travaille, qui paye ses impôts, qui est silencieuse et qui est souvent la grande oubliée des politiques publiques.

La France des classes moyennes, la France oubliée. Et donc, j'ai eu par le biais de cette élection l'opportunité de porter la voix de ceux que l'on entend pas la télé, de ce que l'on ne voit pas sur Twitter et qui pourtant sont les forces vives de notre nation. C'est très paradoxal une campagne électorale.

J'ai relevé chaque jour des problèmes, les problèmes des Français. J'en ai trouvé plus de 800. J'en ai fait un petit tableau Excel qui sera ma feuille de route pour les prochains mois.

Et en même temps, tous les soirs, je me disais que j'avais rencontré des Français exceptionnels, des haut savoyards exceptionnels. Et tout ça me laisse à croire que notre pays est beau, qu'il ne faut pas grand-chose, hormis du bon sens, de la bonne volonté et certainement libérer un petit peu ces Français qui sont travailleurs des carcans fiscaux normatifs qui aujourd'hui empoisonnent le quotidien de notre pays. Antoine Valentin, sur le tract de votre candidature, votre profession de foi, était affiché les locaux, les soutiens du RPR, de l'UDR et du Rassemblement national.

Quel est votre parti finalement ? Quelle est votre étiquette politique ? Écoutez, moi depuis des années, je suis un proche d'Éric Siotti.

En 2024 quand il a refusé l'alliance des Cassiques, des chapeaux à plumes DLR avec la Macronie et qu'il a décidé de porter cette alliance avec nos alliés du rassemblement national de Jordan Bardella. J'ai fait partie de ceux qui l'ont suivi sans trembler et donc aujourd'hui je suis député inscrit au groupe UDR de Éric Sieti à l'Assemblée nationale avec le soutien effectivement du RPR et du rassemblement national que je salue et je crois que le score qui est un score historique dans cette circonscription est symbolique à plus d'un titre. D'abord, cette circonscription a été historiquement à droite et puis au fur et à mesure des rencements, des trahisons, des LR de Laurent Voquier qui étaient devenus les béquis, les alliés de François Hollande et du Parti socialiste.

Cette circonscription avait dérapé vers le centre, voir le socialisme. Mais aujourd'hui, elle revient à droite. Je suis encore pour quelques jours député maire.

J'ai encore mon mandat de maire de Saint-Joire. Il y a quelques années, il y avait un député maire à Saint-Jois, il s'appelait Jean-Marc Chavan. C'était le député du RPR.

Et bien quand je prends ma profession de foi et la sienne, et bien nos idées, on dirait un calque, ce sont les mêmes. Donc aujourd'hui, je suis le candidat de la droite. J'étais le candidat de la droite.

Je suis le député de la droite et et je crois que ma ligne est celle du RPR d'entend. Une ligne qui valorise le travail, qui rétablit l'ordre dans les rues et dans les comptes publics, qui croit en un service public fort et en même temps un libéralisme économique qui permet aux énergies d'éclore et de porter de beaux projets entrepreneurs. Qu'est-ce que vous répondez Antoine Valentin à ceux qui ont lancé entre le premier et le second tour ? un appel à faire barrage à l'extrême droite, c'est-à-dire inviter à ne pas voter pour vous pour contrer l'extrême droite que vous représenter selon eux.

Alors, ils ont appelé effectivement à faire un barrage contre l'extrême droite que je ne représente pas puisque j'étais le candidat de la droite et que je suis le député de la droite. Et moi, je crois au bon sens populaire et les électeurs de cette circonscription ont massivement considéré que je ne faisais pas partie de l'extrême droite et on fait confiance au député de la droite et euh j'ai pas grand-chose à commenter sur cette tribune signée principalement par des inconnus et des gens incapables de se représenter euh aux élections municipales qui viennent tant leur bilan est éminable et je crois qu'ils seront sanctionnés par les urnes et que aucun commentaire supplémentaire n'est nécessaire. Seulement 34 % de participation au second tour de ce scrutin.

Ça vous évoque quoi ? Comment vous l'expliquez ? Alors, d'abord paradoxalement c'est une bonne participation pour une élection partielle.

Michel Barnier qui a été élu député de Paris, lui qui est pourtant au Savoyard, au Savoyard à la base a été élu avec 23 % de participation. Le député des Français de l'étranger avec un peu plus de 22. Donc paradoxalement, c'est une bonne participation pour une élection partielle.

Et et pour autant moi qui étais au contact des administrés et des citoyens de cette circonscription au quotidien, j'ai bien ressenti ici et là le dégoût de la politique nationale, le dégoût des petites manipes, des méthodes parfois barbousar de certains candidats et on l'a vu d'ailleurs dans cette campagne, les coupas à mon égard ont été nombreux et donc il n'y a nécessairement un rejet de la politique, un rejet qui est là aussi explicable, compréhensible et Je note qu'à Saint-Joir, nous avons connu une belle surparticipation et que peut-être quand les citoyens peuvent compter sur un élu qui bosse du matin au soir tous les jours de la semaine pour défendre leurs intérêts, il renoue avec la politique. Et l'un des enjeux de ce mandat de cette année et demi qui m'attend, c'est de redonner confiance aux Français, aux citoyens de cette circonscription, à la politique, en les défendant avec corps et âmes comme j'ai pu le faire en tant que maire dans ma commune. Alors justement, c'est vrai que vous citez beaucoup Saint-Jeoire.

On va en reparler en en seconde partie de cette interview. Tout d'abord, on s'intéresse à votre programme en tant que député. Selon vous, quels sont aujourd'hui les sujets, les dossiers prioritaires pour la 3è circonscription de la Haute Savoie ?

Il y avait beaucoup de choses dans votre profession, aussi bien la partie agricole, les des promesses aussi pour l'industrie, la sécurité. C'est quoi la priorité Antoine Valentin ? Je crois qu'il n'y a pas une priorité mais des priorités.

Vous avez parlé de l'agriculture, la gestion de la crise de la DNC est évidemment importante. La défense d'un certain nombre d'appellations protégées. Je pense à l'industrie qui souffre de vraies problématiques et on le voit avec Somfi sur une autre circonscription.

Je pense à l'accès aux soins. Le châ aujourd'hui est en premier niveau de plan blanc. Je pense à la sécurité.

On voit bien que les effectifs de gendarmerie dans notre territoire sont particulièrement légers. Je pense aux intérêts transfrontaliers sur lequel les enjeux sont nombreux. Je crois qu'il n'y a pas un sujet mais des sujets de quoi largement m'occuper dans l'année et demi à venir où je serai amené à siéger au palis Bourbons avec beaucoup de fierté.

Vous vous êtes engagé à travailler en faveur d'un meilleur accès au référendum. Ça veut dire quoi concrètement ? Est-ce que vous soutenez quelque chose comme le RIC, le fameux référendum d'initiative citoyenne ?

Oui. Oui. Pour deux raisons.

La première, c'est que je crois qu'il y a un certain nombre de fre institutionnels qui peuvent être ceux du Conseil constitutionnel d'abord qui ne pourront être levés sur un certain nombre de questions importantes pour l'avenir de notre pays que par un référendum franc et massif qui donnera de la légitimité au changement de dogme sur un certain nombre de questions. la retraite, l'immigration, la justice et puis parce que comme vous, je tire les enseignements de la faible participation de cette élection et de toutes les élections en général. Je crois qu'il faut pouvoir permettre à nos concitoyens de renouer avec la chose publique, de renouer avec la démocratie, de renouer avec l'espoir politique.

Et moi, j'ai confiance, vous savez, je ne suis pas de ceux qui donnent des consignes de vote. Je ne suis pas de ceux qui infantilisent les citoyens, je suis de ceux qui croient en eux, qui pensent qu'ils ont ce bon sens iné de terrain qui peut être mise au service de la France. Et donc, n'ayons pas peur de donner la parole au français.

Antoine Valentin, actuellement maire de Saint-Joir et depuis dimanche soir officiellement nouveau député de la 3e circonscription de Haute Savoie et l'invité de la rédaction. On poursuit ensemble cet entretien dans quelques secondes. À tout de suite.

L'invité de la rédaction, Antoine Valentin, nouveau député de la 3e circonscription de la Haute Savoie. Vous allez découvrir l'hémicycle de l'Assemblée nationale en tant que député. À quoi va ressembler votre première fois finalement ?

Surtout vous allez faire quoi concrètement ? Parce qu'on imagine que quand on débarque comme ça, les débuts c'est pas si clair, pas si facile, pas si fluide. Écoutez, ce ne sera pas tout à fait ma première fois puisque j'étais déjà à l'Assemblée nationale où où je suis arrivé en début d'après-midi notamment pour voter la censure contre le gouvernement le corps nu et son budget socialiste approuvé et soutenu par leur voquier.

Donc, je suis arrivé en cours d'après-midi à l'Assemblée nationale et j'ai géré un certain nombre de questions logistiques, débat, j'ai obtenir un bureau, tout cela est en cours et j'ai pu pour la première fois voter avant de redescendre en haute Savoie pour répondre à vos questions et retourner dans quelques instants à Paris pour poser ma première question au gouvernement cet après-midi dans l'hémicycle. Antoine Valentin, qu'est-ce que ça représente pour vous devenir député de la Haute Savoie, la troisème circonscription en l'occurrence ? C'est bon, ce sont des des lois que l'on prépare et que l'on travaille pour l'ensemble des Havoyards et des Français plus globalement.

J'aborde ce mandat avec beaucoup d'humilité, beaucoup de simplicité et le sentiment d'une tâche lourde et importante à réaliser. Je crois que l'élan qui a été donné, qui est massif, qui est franc avec plus de 60 % des scrutins me donne une grande responsabilité, celle de ne pas décevoir ces électeurs et d'aller en conquérir de nouveau, non pas par des promesses, non pas par des méthodes douteuses comme mes concurrents ont pu le faire, mais simplement en étant au travail, en les défendant avec passion, avec vigueur. Et donc, j'aborde ce mandat, cette année et demi comme un combattant euh qui souhaite défendre ardemment ce territoire qui le mérite.

Ces gens qui travaillent, qui respectent les lois de la République et donc euh je l'aborde avec euh fierté évidemment mes responsabilités. D'abord, la réponse pourrait presque paraître logique, mais elle va être installée où votre permanence et comment est-ce que vous allez organiser votre agenda entre Paris et la Haute Savoie ? Alors la la question de la permanence n'est pas encore réglée.

Vous l'imaginez bien. Je suis parlementaire depuis 48 he mais elle sera installée évidemment au cœur de la circonscription. Quant à ma vie et quant à son rythme, je serai à Paris les lundis après-midi, les mardis et les mercredis très probablement à la fois pour siéger en hémicycle, pour voter les lois, pour participer aux nombreuses commissions et puis ensuite je reviendrai de notre beau territoire pour aller à la rencontre des chefs d'entreprise, des associations, des services publics, des fonctionnaires, des journalistes quand ils auront le plaisir de m'accueillir et et de m'inviter surtout et pour aller prendre le pou.

Vous savez, moi je suis un maire qui est au contact de sa population, qui est au contact du réel et je veux demain être un député ancré dans son territoire, très ancré dans le quotidien de ses administrés parce que je crois que pour défendre les gens, il faut les connaître, partager leur vie, partager leur quotidien. Donc, je ne serai pas un député parisien, je serais un député pendulaire la moitié de la semaine à Paris dans l'hémicycle du matin jusqu'au soir puisque vous savez que l'on est amené à siéger parfois jusqu'à minuit. Je siégerai jusqu'au bout de la nuit, s'il le faut, pour le territoire et je passerai le reste de mon temps au contact de celles et de ceux qui auront besoin de mes services, qui auront des problématiques à me démontrer, à m'expliquer et je repartirai chaque semaine à Paris avec un carnet rempli de notes et de projets à défendre.

Et Saint-Joire, dans tout ça, dans le cadre du non cumul des mandats, vous allez devoir démissionner de votre poste de maire. Est-ce que la suite est déjà actée ? C'est quoi qui attend le reste ? là pour votre commune.

Vous savez que je peux je suis d'ailleurs en ce moment le seul député maire de France et pendant un mois, j'ai le droit de cumuler les deux fonctions sans évidemment cumuler deux indemnités. J'ai été pendant 6 ans maire de Saint-Joire. J'ai noué des liens exceptionnels avec mes habitants, avec les élus de cette commune, avec ces agents.

Je vous prierai donc de me laisser profiter de ce mois tranquillement, sereinement avant de me positionner sur l'avenir. Il y a un temps pour tout. Aujourd'hui, le temps est venu de défendre Léo Savoyard à l'Assemblée nationale et je vais pour cette première semaine me consacrer à cette fonction.

On imagine en même temps que si vous vous attendiez à gagner cette élection, vous aviez déjà prévu la suite. Si vous avez pas être pris de cours, qui va prendre le relais et puis est-ce que vous allez après continuer à piloter la mairie, tirer les ficelles à distance comme certains le font ? gouverner ses prévoirs et donc évidemment j'ai prévu avec mon équipe un certain nombre de scénarios sans me projeter dans aucun parce que je ne suis pas de ceux qui abordent la politique en fanfaron en pensant que les victoires sont dues et sont acquises.

Donc si j'ai porté cette campagne avec beaucoup de conviction, jamais je ne me suis projeté dans l'hémicycle trop tôt. viendra le moment d'avoir cette discussion avec mon équipe. Si j'ai pu rassembler 80 % des scrutins à Saint-Joire, c'est parce que je suis un homme de dialogue, d'écoute et de rassemblement et je continuerai à garder cette méthode pour définir avec les élus de mon conseil municipal qui d'ailleurs issu de la majorité ou de la minorité font liste commune.

Quelle est la meilleure solution ? Quelle est la meilleure personne ? Quelle sera ma place dans le dispositif futur pour obtenir le meilleur pour les administrés de Saint-Joire et pour les habitants de cette belle circonscription ?

Pour revenir justement et conclure sur la circonscription en attendant de savoir de quoi sera fait l'avenir à Saint-Goire, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter Antoine Valentin en tant que nouveau député de la 3è circonscription de la Haute Savoie ? souhaitez-moi la même passion, la même disponibilité, la même vigueur qui a été celle de l'engagement qui était le mien dans le mandat de maire pour celui de parlementaire et j'espère avoir les mêmes résultats que j'ai pu avoir dans ma commune au service de ce beau territoire que je défends dès aujourd'hui avec passion et avec ouverture parce que je veux le redire ici, je suis désormais le parlementaire de tous les Savoyards. Quel que soit leur vote, quel que soit leur opinion politique, je leur démontrerai à quel point je suis un homme de rassemblement au service de tous.

Merci Antoine Valentin, nouveau député si studérien de la 3è circonscription de la Haute Savoie d'avoir été notre invité aujourd'hui. Que de qualificatif pour une seule candidature. Appelez-moi plutôt Antoine Valentin, député de Haute Savoie.

C'est bien suffisant et bien plus ouvert à tous. C'est noté. Merci.

À la prochaine.