Vote de confiance, démission du président... Gérard Larcher est l'invité du 20h
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'invité du 20h ce soir est le deuxième personnage de l'État, le président du Sénat, Gérard Archer. Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir. Merci de nous avoir réservé votre première réaction.
Vous n'avez pas parlé depuis la décision de François Baou de demander un vote de confiance. François Bairrou, vous le connaissez bien depuis longtemps, il vous a surpris. Écoutez, d'abord ce qu'il nous demande c'est de voter sur une déclaration de politique générale avec deux questions.
Première question, est-ce qu'on est d'accord ? Est-ce qu'on partage le diagnostic inquiétant sur l'état de l'endettement de notre pays ? Monde connaît les chiffres, plus de 3300 milliards à déficit cette année budgétaire de 169 milliards.
La réponse est oui. C'est évident. La deuxième question qui nous pose, est-ce que la trajectoire budgétaire de cette année qui va venir 2026 et celle des années suivante jusqu'en 2029 doiv trajectoire de réduction des dépenses publiques ?
Il propose 44 milliards. On ne peut que répondre que oui. Le Sénat en 2022, vous lui dites oui à son plan d'économie.
Vous lui dites oui au 4 en 2022 avait proposé à la première ministre de l'époque, au ministre de l'économie et des finances une programmation de finances publique de moins 37 milliards. Et c'est Emmanuel Macron qui a dit non à la proposition du Sénat. Gérard Larcheter, on entend que vous dites oui.
Vous vous dites oui. Je vous apporte ma confiance sans signer. Non non pas ma confiance.
Je partage le diagnostic que vous faites car c'est un diagnostic que nous avons fait depuis longtemps. Je suis étonné par sa méthode, je vous dis mais c'est ce que j'allais vous dire parce que là il a honnêtement étonné par la méthode. Il a très il a très décision présence solitaire alors qu'on s'était vu le 7 juillet que j'avais avec les rapporteurs généraux et le président de la commission des affaires sociales apporter les travaux que le Sénat avait conduit euh depuis le mois de mai et puis dans la solitude euh il a pris cette décision alors qu'un vote de confiance là aurait pu avoir lieu au moment du débat budgétaire mais après les échanges parlementaires parce qu'un budget c'est pas uniquement le gouvernement c'est dialogue avec le parlement.
C'est quoi à votre avis ? Qu'est-ce qui s'est passé dans sa tête ? Il a eu tort ?
Qu'est-ce qui vous le connaissez bien quand même. En tous les cas, il y a eu le sentiment que sa pédagogie n'était pas partagée. Il a voulu peut-être créer un choc.
Je pense que c'est une erreur de méthode. Ce soir, Nicolas Sarkozy prend la parole, figure tutellaire de votre famille politique et dit dans le Figaro, il n'y a pas d'autre solution que la dissolution. Il va même plus loin, il pousse les députés à ne pas voter la confiance euh lundi prochain.
Il a tort. 10 solutions. Pour quoi faire ?
Clarification. On a vu le résultat de 2024. Je reprends les mots mêmes du président de la République.
Je ne crois pas qu'on aura une clarification sur une nouvelle dissolution. D'ailleurs, les analyses euh et les sondages nous démontrent que euh on aura encore une nouvelle complexification. Voilà pourquoi je ne suis pas favorable. a priori à une dissolution.
J'espère que le président de la République nous consultera, qu'il le fera un peu plus un peu plus longuement que la fois dernière parce qu'il a l'obligation constitutionnelle de consulter la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, mais je n'y suis pas favorable. Pardonnez-moi, on a du mal à comprendre ce qui se passe dans votre parti LR. Vous avez Nicolas SarkoZi ce soir qui dit il faut aller à la dissolution, il y a pas d'autres solution.
Vous avez vous qui nous dites ce soir non, il faut voter la confiance comme Brudent Rotaillot. Xavier Bertrand, il dit "Non, euh moi en l'État, je vote pas la confiance. Il y a un chef, il y a une ligne, il y a une vision, il y a un cap." Il y a un président CLR qui s'appelle Bruno Retaillot.
Ce matin, nous avons eu une réunion de groupe au Sénat. Le sujet, c'est pas la confiance. Nous partageons les diagnostics, nous partageons une partie des solutions.
Nous sommes d'ailleurs pas d'accord sur les propositions budgétaires et nous avons d'autres propositions pour répondre à cette trajectoire budgétaire. Mais je le dis clairement, dissolution ça veut dire clarification. Je ne suis pas certain qu'une nouvelle dissolution conduise à une clarification.
Toujours dans votre partie, on entend Jean-François Copé, on entend même Valérie PCress dire maintenant il y a plus de solution, le pays est bloqué, le pays est paralysé, il faut que le président démissionne, il faut des présidentiels anticipés. Vous dites quoi ? La même chose que Nicolas Sarkozilla.
Attention à ne pas toucher aux institutions, à la fonction présidentielle. C'est au président de la République de décider de décider s'il doit ou non tirer certaines conséquences. Je ne demande pas sa démission, je suis trop respectueux des institutions de la 5e République.
Il y a eu des antécédents dans l'histoire. Général De Gaul, il est parti un moment sur sa propre décision. Je n'appelle rien du tout de tout ça.
Bah vous lui rappelez le précédent du général de et a une réalité. Ça appartient au président de la République. Je pense qu'il n'est pas souhaitable d'affaiblir nos institutions.
S'il vous appelle demain ou le 8 ou le 9, si François Baou tombe, vous y allez à Matignon. Écoutez, moi je suis président du Sénat, j'entends le rester parce que dans les circonstances actuelles euh c'est sans doute au Sénat qu'on bâtira le budget et c'est une responsabilité majeure. Il faut le faire avant le 31 décembre constitutionnellement, sinon il faudra une nouvelle loi spéciale, c'est le Sénat.
Et j'entends que le Sénat qui est le seul pôle de stabilité institutionnelle aujourd'hui joue pleinement son rôle avec un seul objectif, l'intérêt du pays. C'est notre objectif au Sénat, l'intérêt du pays. Les Français sont inquiets, vous le savez, il y a une journée de mobilisation qui se prépare le 10 septembre prochain.
Bloquons tout, bloquons le pays, rien ne va, c'est la paralysie. Qu'est-ce que vous dites ? Vous êtes inquiet ?
Vous voyez un début de mouvement comme les gilets jaunes ? Bon, l'analyse du mouvement, c'est que ceux qui vont aussi associés sont assez différents de ceux qui étaient gilets jaunes. Mais qu'est-ce que il va se passer ?
Quelles sont les propositions derrière le 10 septembre ? Cette réalité là, c'est aussi un message que nous devons entendre parce que je peux comprendre un certain nombre de choses, mais parez-moi, c'est au parlement, au parlement demain de proposer un certain nombre de réponses. C'est ce que nous entendons faire et c'est que nous ferons au Sénat.
Merci Gérard Larch d'avoir pris la parole ainsi et d'être intervenu sur cette crise politique puisque c'est le mot non la crise politique on vit une crise politique une crise de régime vous dites pas crise de régime je pense que la 5e République a des institutions solides naturellement c'est une crise politique et dans cette crise politique le rôle du président de la République est un rôle tout à fait essentiel dans nos institutions. Le rôle des présidents d'assemblée est aussi un rôle important. Voilà pourquoi je tiens tant à ce que le Sénat joue son rôle institutionnel.
Merci.
Gérard Larcher