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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 27 août 2026 90 minAutoproduit

🔴 Sommes-nous prêts pour un monde à +4 °C ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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euh de surmortalité en tout cas au mois de au mois de juin. Vous avez connu dans votre environnement des conséquences extrêmement concrètes, des écoles qui ont fermé, on estime à 3500 établissements scolaires euh les les les établissements donc qui ont dû fermer en raison des fortes chaleurs. Euh on estime à plus de 40 % les cours d'eau qui euh ont connu des euh difficultés euh des ruptures, d'écoulement. Euh on a eu évidemment des épisodes de sécheresse qui ont impacté nos agriculteurs. On a eu, on va y revenir évidemment des

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incendies comme on en a jamais connu. On a eu et c'est Stéphane en parlera mieux que d'autres des incidents sur les maisons individuelles là où les gens vivent toute la journée qui pour certains certaines de ces maisons étaient entièrement détruites. Enfin bref, la question du climat qui nous occupe ici dans nos universités d'été depuis des années, elle est rentrée peut-être plus que jamais dans la vie quotidienne des des de nos concitoyens. Et puis depuis quelques jours à peine, on a vu une tornade comme on en connaissait aux États-Unis dans l'AUDE. Je sais pas s'il y a ici des gens de l'AUDE à Blois. Il y a forcément euh des militants de l'Ude, mais je ne sais pas

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s'ils sont dans la salle, mais en tout cas, vous avez vu tous les images assez impressionnantes de cette tornade. Euh et puis alors depuis 48 he ce drame incroyable. Ben si vous avez vu les images, je veux dire ça dépasse l'entendement euh de ce qui se passe au Népal euh et euh de euh des des des images absolument catastrophiques et des conséquences en en terme de de décès euh catastrophique qui euh que vous avez pu euh euh constater. Euh je remercie euh euh mon ami Sylvain Lassonde qui est dans la salle euh secrétaire de section de Sarcel et climatologue qui m'a aidé aussi à préparer cette table ronde. il est quelque part là mais je veux le saluer. Et donc tous ces toutes ces

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toutes ces prévisions euh que nous faisions ensemble où lorsqu'on écoutait les experts en se disant que ou là là ça allait être la catastrophe à l'horizon 2050 et bien non c'est la catastrophe dès 2026 et on l'a vécu tout cet été. Ça donne une actualité toute particulière à notre table ronde. Euh et donc je vous propose que on articule le propos autour de trois séquences. D'abord, on va demander à nos intervenants que je vais présenter tout de suite bah ce que en deux phrases à dire de ce qui s'est passé cet été dans un premier temps. Peut-être dans un deuxième temps, on reparlera des causes profondes de ce réchauffement climatique, de ce dérèglement climatique et puis on évoquera les pistes de solution.

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Qu'est-ce qu'il faut faire à partir de maintenant lorsqu'on est euh euh dans cette situation française, européenne, mondial ? Pour répondre à ces questions et puis pour débattre devant vous pendant une grosse heure puisqu'on est un peu en retard, nous avons Gonie Lean qui est ici et qui est un climatologue réputé, reconnu qui a participé aux différents travaux et du JC et du haut Conseil du climat et qui ce matin même, comme je sais vous êtes des lecteurs fidèles du Figaro, signe une tribune dont il dira un mot sur sur la question qui nous occupe. Dominique Vouané que je ne présente pas

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mais que je présente quand même qui fut ministre de Lionel Jospin qui est aujourd'hui député de du doux député écologiste du Dou. Merci d'être là. Dominique euh Johanna Roland peut-être que je présente parce que euh que tout le monde connaît ici euh et qui est maire de Nand présidente de la métropole euh première secrétaire déléguée du Parti socialiste et puis qui depuis longtemps se se passionne pour ces questions de climat. Stéphane Del Pera que vous connaissez aussi qui était jusqu'ici maire d'une toute petite commune euh dans les Landes euh et puis 2000 depuis 2020, il est maire d'une euh d'une commune dont vous avez forcément

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entendu parler cet été puisqu'elle s'appelle Sainted Rangeal euh qui a 33000 habitants et vous le savez, il va le nous le raconter tout de suite. C'est une ville, une de ces villes qui a été évacuée entièrement et donc ça doit être là encore si dérange. Vous demandez à tous vos habitants de partir de leur maison de de leur de leurs appartements pour évacuer. Et puis enfin Erica Barret que vous connaissez aussi bien, maire de Saint-Denis de la Réunion et avec elle, on évoquera un peu moins la Nouvelle Akitèide, un peu mieux et un peu plus les spécificités de d'une île située à plusieurs milliers de kilomètres de l'Europe. Et je sais

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que Gonry le Caneet connaît bien aussi ces questions climatiques qui traversent le monde. Dis donc, on aura aussi un débat sur les spécificités non pas forcément ultramarine mais en tout cas d'un territoire tout à fait différent évidemment que celui de la métropole mais dans lequel dans des dans des ordres différents la question climatique se pose aussi. Euh voilà, donc on va peut-être commencer tout de suite avec Stéphane euh dans un tout premier round de discussion sur cet été. Voilà, je crois que tout le monde est un petit peu a été un peu choqué de ce de de de la succession des des événements qui ont touché notre pays depuis 3 mois entre la

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canicule et et les incendies. Mais toi, tu as été au cœur de ce drame. Peut-être peux-tu nous dire en deux trois mots euh comment tu as vécu la situation avant de de faire tourner la parole et un micro est à ta disposition. Bonjour. D'abord, merci à à toutes et à tous d'être d'être là pour ce débat. Merci pour pour l'invitation. Donc en effet, c'est un été alors faut toujours se méfier parce qu'on a eu ça avec le Covid, on a eu ça avec plein des d'événements. Puis le GC a documenté aussi que [grognement] les catastrophes n'impliquaient pas forcément des changements de mentalité ou de comportement. Ça pouvait même être le contraire. dans un besoin de sécurité

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immédiate, il y a parfois l'appel à des réponses tout à fait contre-productives. Ça va être au cœur du débat, je pense, des mois qui viennent d'ailleurs. Donc je dirais que cet été si on doit garder quand même une leçon de ces événements parce que bon pour vous décrire je vais pas vous faire le film catastrophe, vous avez assez vu d'images comme ça je pense dans nos brillantes chaînes d'information tout le tout l'été mais pour vous faire un petit calendrier donc on a un feu améia qui est la commune voisine en bordure d'aéroport où deux pompiers de la caserne de Saint-Médard sont sont tués. Euh il y a quand même

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une image là-dedans aussi intéressante, c'est que en fait on [grognement] va envoyer des des hommes et des femmes éteindre ce feu qui en fait est un feu qui n'a pas vraiment d'importance. C'est une petite parcelle mais on est au bout du parking de l'aéroport et si les voitures prennent feu, bah on a une cascade de voiture puisque cet été on a brillamment battu les records de trafic aérien au moment où on avait la canicule la plus dévastatrice qu'on est qu'on est connu en tout cas en Europe. Donc on perd on perd deux hommes de la caserne. On rend hommage aux pompiers. Donc là, on est on est mardi, jeudi l'hommage,

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vendredi, bah le feu tourne et vendredi dans la nuit, on doit évacuer la ville. Donc ce qui a changé à mon sens peut-être cet été, c'est qu'on est passé dans le monde sensible. que c'est les corps qui ont été touchés d'abord par la canicule avec des extrêmement éprouvants pour nos établissements scolaires. D'abord, je pense Johanna a dû connaître aussi quelques épisodes rock and roll avec les parents d'élèves et les enseignants à ce moment-là. Donc les corps sont éprouvés dans les établissements de soins également. Euh et puis finalement, on sort des

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rapports, on sort des discussions et là ça devient un phénomène sensible. C'est que c'est le corps qui subit les conséquences de tout ça. [grognement] C'est la peur de voir un incendie arriver. pour vous donner rapidement, je vais pas être trop long, mais euh 35 hectares brûlés à l'heure, euh 1500 150 pardon kWh au mètre carr de puissance, c'est un feu qu'on a jamais connu et des autorités qui vous disent "Ben là, c'est hors de contrôle, il faut vous préparer à ce que ça arrive dans les maisons en fait avec des sites dans la commune qui sont ces vaisseaux au seuil haut." Donc quand on a un feu qui

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arrive sur des sites comme ça, tout tout le monde commence à à se faire quand même du souci. Donc il y a eu un très beau papier dans la vie sur les sinistrés du Porsche qui est une commune voisine à 20 km de chez nous qui s'appelle les blessures invisibles. Au-delà des corps, il y a les l'âme qui souffre aussi. Maintenant les gens se posent la question est-ce que mon territoire est toujours habitable demain ? Qu'est-ce qui se passe l'été prochain ? Qu'est-ce qui se passe les étés suivants ? Est-ce que ma maison va conserver une valeur ? Est-ce que je vais pouvoir rester là ? Donc voilà, je j'espère en tout cas que cet été qui a été catastrophique permettra peut-être de resituer le débat politique. C'est que c'est pas un

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problème technique, c'est pas des questions d'émission de CO2, bien sûr que c'est ça. Mais je crois que ce qu'il faut faire comprendre aux gens, c'est que c'est leur sécurité, leur santé, leur intégrité, leur dignité qui sont en cause. Parce que je parle de dignité, mais quand vous vivez dans des logements où il fait 40 pendant des semaines, quand vous êtes vous devez évacuer un ÉPAD, c'est comment faire qu'un monde dégradé ne soit pas dégradant pour les personnes ? Et je pense que c'est ça que cet été a révélé peut-être. Merci Stéphan. On reviendra. Oui, n'hésitez pas à on va analyser ces applaudissements comme des gestes de solidarité à l'encontre de la souffrance de ses mères et des habitants qui est

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que que qu'on a vu de loin mais mais Stéphane lui il a vécu dans dans son corps comme il dit et dans sa chair. Generie le Canec vous au fond quand vous avez vu cette succession d'événements climatiques cet été en France comme dans le monde on vient de le dire qu'est-ce que vous vous êtes dit ? Vous êtes dit, on l'avait bien dit, on l'avait bien prévu. Ah ben non, ça dépasse encore un peu plus que ce qu'on avait prévu. Comment vous avez ressenti pour l'instant comme spécialiste cette actualité là estivale ? Donc effectivement, je m'exprime comme chercheur, comme spécialiste, je ne suis pas au Parti socialiste et donc je suis au conseil pour le climat. On évalue les politiques publiques liées au climat et ça fait bien longtemps que en regardant le plan national d'adaptation au

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changement climatique, ces trois versions, en regardant les SADET, les PC àet, on voit bien que la France n'est pas prête. Je ne parle même pas de 4 degrés, je parle de 1,4°gr, on est à 1,4°gr de réchauffement climatique. Donc je pense que moi pour moi, il il y a deux choses que je retiens des événements de de cette de cet été. Deux choses principales, il y en a plein à retenir. La première, c'est un débat public très inquiétant qui se focalise sur la gestion de crise. Alors qu'en fait, si la gestion de crise, elle est percutée si violemment, c'est parce qu'en fait on n pas assez de prévention, on n pas assez d'adaptation et bien sûr on n pas suffisamment réduit les émissions de gaz à effet de serre. Donc vraiment resituer le débat public au niveau de la question de la prévention,

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de l'aménagement du territoire, des interventions au niveau des bâtiments, des pratiques agricoles, de la politique alimentaire qui soit alignée avec les pratiques agricoles et cetera. Deuxième chose, il y a quand même des choses qui ont fonctionné parce que bon, dans un moment comme ça, on cherche à voir les petites choses qui ont fonctionné. Et dans les petites choses qui ont fonctionné, ben j'ai noté queil y avait des projets d'urbanisme qui ont été lancés il y a 15 ans dans de grandes difficultés parce qu'il rencontrait beaucoup de de d'oppositions pour en fait créer des espaces relativement frais. Évidemment, ils sont toujours chaudes, mais enfin, ils sont relativement frais euh par rapport en fait bah pour préparer ces canicules et pour que les gens ne soient pas confinés

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dans des cave pendant les canicules. Et donc notamment bah à Paris, bah voilà, je note que le le canal Saint-Martin, ça a permis à des gens de se retrouver dehors dans des moments extrêmement difficiles alors que sinon ils étaient dans des bouilleurs per thermiques ou de alors c'est pas suffisant évidemment, mais il y a des petites choses qui fonctionnent et l'enjeu ça va être d'amplifier ces choses qui fonctionnent. Et et pour moi voilà, c'est de deux leçons là que je retiens. Sortir de ce débat gestion de crise qui de toute façon en fait ça fonctionnera pas si on fait que de la gestion de crise et puis amplifier les choses qui fonctionnent. Très bien. Euh Dominique et et Johanna, vous vous êtes élu l'une maire, l'autre député mais enfin élu de territoires un peu un peu

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différents. Vous avez aussi des toutes de gauche mais des origines politiques aussi un peu un peu un peu distinctes. Dominique avec ton regard de militante écologiste depuis longtemps là aussi comment tu as vu avant de revenir sur le débat de fond mais comment tu as vécu ce qui s'est passé cet été ? Merci. Quand j'ai appelé Luc pour savoir ce qu'il attendait de moi dans ce débat, il m'a dit "Tu es l'écolo de service." Je me suis dit "Non, non, c'est pas je dém je démand formellement. J'ai dû être un peu plus subtile que ça." Je suis en train de le faire. [rires][souffle coupé] Euh qui aurait pu prévoir ? Euh est-ce qu'on pouvait s'attendre à des catastrophes

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imprévisibles ? On a entendu quand même beaucoup de sautistes cet été. Moi, je voudrais insister sur un point parce que il y a il y a les dégâts les plus spectaculaires, les incendies, l'évacuation de plusieurs centaines de milliers de personnes, la surmortalité liée directement ou indirectement à la canicule, l'effondrement des rendements agricoles, les animaux qui refusent de rester auprès et qui commencent début juillet à manger les fourrages de l'hiver. la mortalité effroyable dans les hangars agricoles surchauffés et cetera. Mais il y a quand même deux deux choses sur lesquelles je voudrais insister. Il y a la nature est sans défense, les arbres sont secs, ils sont fragilisés à la fois euh quand il y a un orage de grê, quand il y a des ravageurs et cetera. Euh leur capacité à stocker

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du carbone s'est effondré, la faune sauvage souffre, les rivières et les eaux souterraines sont à sec. Euh mais il y a aussi nous sommes sans défense face à la nature. Je crois que ça conduit les êtres humains à à relativiser un petit peu leur pouvoir. Euh on cuit dans des bouillards thermiques sous les toits. Même si Anne Bartès pense que on est tous égaux face à la canicule, c'est pas vrai. Il y a l'accélération de la fonte des glaciers, l'ond les effondrements rocheux dans les Alpes comme au Népal, les orages de grê et cetera et cetera. et puis un emballement du phénomène euh et et que ce soit la fonte des glaciers ou l'effondrement des de la capacité des forêts à stocker le carbone, ça va être évidemment problématique. Ce que je retiens outre ce qui a été dit par Gonie

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sur la gestion de crise, l'impréparation, on y reviendra peut-être plus tard dans le débat, la tentation de la mise à mort du messager, ça arrive chaque fois, que soient les scientifiques jugés tour à tour et parfois par les mêmes personnes alarmistes ou pas convaincant ou les écolos, juger responsables d'avoir pas généralisé la clime. Et puis le point sur lequel je voudrais insister qui rejoint ce qu'a dit Stéphane, juillet et août étaient les mois de la légèreté. Vous avez lu comme moi cet article dans l'IB le 13 août et je retiens l'impact sur la vie sociale, la réactivation des angoisses du confinement du Covid, la solastalgie, la détresse de savoir que le changement climatique est irrévocable, irréversible et qu'on n'est

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pas prêt. Les gens disent plus rien ne sera comme avant, ce qui pourrait être quelque chose d'optimiste parce que on serait prêt à changer. Et moi je pense que si parce que parce qu'on est ainsi fait qu'on aime oublier, qu'on aime passer vite à autre chose, ne pas tenir compte de ce qu'on sait pourtant quand ça nous bouscule. Alors j'ai longtemps vécu moi dans l'illusion qu'il suffirait d'apporter de bonnes infos pour qu'on prenne les bonnes décisions. C'est faux évidemment. Euh j'ai des regrets euh éternels de n'avoir pas su ou pu convaincre de la nécessité de changer quand le changement aurait pu être beaucoup moins douloureux qu'il est aujourd'hui, quand on aurait pu le faire d'une façon démocratique, tranquille, pacifique, euh quand on pouvait changer

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la trajectoire du bateau sans douleur excessive. Euh on n'a pas su le faire mais euh je ne suis pas certaine euh qu'on soit capable aujourd'hui de dire euh pour que demain soit pas euh comme aujourd'hui mais en pire comme le dit Wellbeck euh il faut agir. Est-ce qu'on est prêt à agir ? Je suis même pas certaine. Ça fait 3 semaines que la canicule est passée et on est déjà passé à autre chose. Je vous donne un exemple. Le cornu vient de nous adresser au parlementaires une lettre de quatre pages sur les enjeux du prochain budget. Il y a pas un mot sur ce qui s'est passé cet été. [applaudissements] Merci. Merci Dominique et le message devra être passé à nos parlementaires puisqueeffectivement ce que tu décris de

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la lettre de Cornu est absolument ahurissant et j'espère que que nous on en fera évidemment un axe majeur ne serait-ce que d'ailleurs du débat pendant le débat des des primaires. Johanna bah j'ai envie de commencer par un premier point auquel Dominique faisait référence. Qui aurait pu prédire ? Franchement, l'été a été bouillant mais la colère est plutôt froide. Et pour avoir échangé avec beaucoup de mères qui se sont retrouvées en première ligne sur ce sujet, je le dis avec un respect immense pour ceux qui comme mon voisin se sont retrouvés en première ligne dans des situations jamais connues dans ces proportions là et qui vont avoir des conséquences dans le très long terme,

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dans les faits, dans la matérialité, mais aussi dans l'esprit et les émotions collectives qui fondent une population. La deuxième chose, c'est à quel point il a été révélé au grand jour le décalage entre les moyens et les besoins. Et ça, je crois qu'il faut le dire parce que c'est pas seulement une question financière. C'est même pas d'abord une question financière, c'est d'abord une question politique, c'est d'abord une question de choix. Moi, je me rappelle des discussions l'année dernière au moment du budget, l'année d'avant au moment du budget sur qu'est-ce qui est consacré. Ça n'arrive pas euh par l'opération du Saint-Esprit. Pardon de le dire comme ça. Tout ça, c'est aussi

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le résultat euh d'options politiques qui ont été pris par les gouvernements Macron qui se sont euh succédé. Et puis euh tu euh as évoqué la crise du Covid. Moi, c'est une chose qui m'a beaucoup frappé pendant cette période de cet été. J'ai entendu une partie de mes concitoyens, une partie de mes collègues maires dire "On se serait retrouvé à nouveau au temps du Covid." C'est l'impression collective que ça nous a fait avec la sidération, avec les questions, avec cette impression de courir après le temps, de courir après le rythme, de courir après des choses qui nous dépassent. Mais en revanche, il y a quand même une énorme différence entre l'épisode du Covid et ce qui s'est passé cet été. C'est que moi, je reprocheraiis jamais au gouvernement

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Macron de ne pas avoir pu prédire le Covid et donc d'avoir dû faire face dans l'urgence. Là, on est quand même dans des situations qui sont de nature extrêmement euh différentes. La troisème chose, c'est que je crois que nous, hommes et femmes de gauche et nous ici, en particulier les socialistes, on doit en permanence tricoter le fil de l'habitabilité et le fil de la vulnérabilité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que oui, c'est un fait, on n'est pas égau dans ces moments-là. Quand vous habitez au 15e étage d'une tour HLM qui a pas été rénovée, ben vous vivez pas ces journées-là. comme quand vous habitez dans une grande maison avec un grand jardin et cetera. Moi, je suis maire

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d'une ville où comme à Renn il a fait 42°gr pendant plusieurs jours. Alors, je le dis là aussi avec humilité parce que c'est pas le niveau de catastrophe que Stéphane a connu. Mais je pense que c'est un enseignement important parce que ça va réarriver et que ça va réarriver vite. Et je vais vous donner deux exemples où il me semble qu'on a des leçons à en tirer. Le premier, c'est le chaos des écoles. Stéphane m'a tendu la perche. Alors euh je euh la saisis. En France, quand on parle des crèches, il y a une règle. Quand il fait plus de 32°gr, les crèches ferment. C'est simple, c'est connu, c'est lisible. Est-ce que c'est parfait ? Je ne sais pas. Est-ce que la règle on peut la contester ? On peut la contester. Mais en tout cas, il y a un paradigme collectif qui est fixé. Dans les écoles,

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ce sujet, imaginez-vous, en France en 2026 n'a même jamais été posé, n'a même jamais été pensé. Je vais vous faire grâce de tous les épisodes qui se sont passés ces 15 jours-là. un ministre qui écrit au préfet puis au maire, un mec à Paris qui nous dit qu'il faut attendre le dimanche pour dire si on ferme ou pas les d'école. Ce gars-là, ça fait longtemps qu'il a pas dû mettre les pieds dans une école parce que dans la vraie vie, en fait, si le vendredi soir, j'en entends qu'il rigole dans la salle, vous avez pas mis une affichette dans l'école ou un mot dans les cahiers des enfants, bon bah les parents sont pas prévenus. Donc on a là un sujet d'impréparation sur le fond mais aussi sur la mise en mouvement de la société. Je file un instant cet exemple. Est-ce que vous

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croyez que depuis que ça s'est passé, depuis que plusieurs milliers d'écoles ont fermé en France, c'est quand même pas rien. C'est le terreau de la République l'école. C'est aussi là où des enfants auraient eu besoin d'aller y compris respirer quand dans leur logement, c'est absolument invivable. Est-ce que vous pensez que le ministre de l'éducation a invité l'ensemble des mes qui ont été concernées pour tirer les leçons ? absolument rien. Ça a agité tout le monde pendant plusieurs jours et là on est à quelques jours de la rentrée. Ce sujet va se reproduire. Je prends un exemple tout bête et je m'arrête là. Les fêtes d'école ont lieu en France au mois de juin. Ça veut peut vous paraître désouet comme sujet. Pourquoi ça l'est pas ? parce que

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derrière, y compris dans la fonction publique, celles et ceux qui viennent installer les podiums, installer ce qui fait que c'est possible à l'extérieur, ce sont les plus précaires de la fonction publique. Que ce soit dans le service public ou dans le privé, les travailleurs qui se retrouvent exposés dans ces moments-là sont les travailleurs les plus fragiles. Donc, quand on est un homme ou une femme de gauche, on doit poser l'ensemble des questions qui soutendent ce sujet. Et puis je fais un dernier retour d'expérience. Ça m'a beaucoup frappé. Je sais pas s'il y a de la documentation scientifique qui existe sur ce sujet, mais on a tous globalement fait le même constat. Tous les maires étaient en cellule de crise en permanence du matin au soir. Au bout

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de 2 jours et demi, quand il fait plus de 42°gr, ça pète. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Non seulement ça pète dans la matérialité, ça veut dire que très concrètement les rails de tramouet qui n'ont pas été conçus dans nos grandes villes pour 42°gr et bien ça casse mais surtout ça casse dans l'harmonie sociale. On a tous constaté qu'au bout de 2 jours et demi, il y a des montées de tension, des crispations, des altercations, des violences dans le service public, sur l'espace public parce que derrière et ça c'est documenté, on sait que sur la santé mentale, sur la capacité à être en interaction sereine et bien tout ce qui se joue a un impact dans l'anthropocène.

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L'interaction entre le vivant et les humains, ça a des conséquences directes. Je finis d'un mot sur comment vraiment on a besoin de tirer le fil de cet été rapidement et dans la durée. Avant de rejoindre le campus, je faisais le tour des épades à Nant. Sujet du vieillissement cher à mon voisin qui le connaît parfaitement. J'ai été beaucoup frappée d'entendre les personnes qui travaillent me dire "Vous savez madame, ma mère, ça a été duré." Mais on a tenu, on a tenu tout l'été parce que il le fallait pour les résidents et cetera. Et c'est maintenant que c'est difficile parce que le pic est passé et que là bah le corps a besoin de souffler, on a

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besoin de respirer. Donc dans nos organisations de travail même, on doit réussir à penser ces questions dans la durée. Merci Johanna. [applaudissements] Alors Erica, on on reparlera après des des des de toute cette question de fond, mais c'est vrai que ça nous intéresse de savoir toi à quelques milliers de kilomètres de là avec évidemment une situation climatique qui n'a rien à voir avec la la la France métropolitaine, comment euh de loin tu as pu vivre ces événements-là qui se passaient ici, enfin dans dans notamment Nouvelle

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aquitaine et et comment toi tu appréhendes ces questions climatiques de l'île de la Réunion. Euh bonjour à toutes et tous. Merci pour cette invitation. Alors, d'abord évidemment quand on regarde là où on est, ce qui s'est passé ici, on a partagé la peine de de ces familles, de ces villages. Euh moi, j'ai été très touchée aussi par la solidarité et des reportages où beaucoup de citoyens se bénévoles ont donné beaucoup de leur temps pour organiser la solidarité, venir en aide aux familles.

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Donc ça c'est quelque chose qui est peut-être un fil conducteur par rapport à aujourd'hui à hier ce qui s'est passé et à comment organiser un peu aussi demain. Il faut je pense aussi compter beaucoup sur le partage de connaissances, revenir sur peut-être les bons gestes qu'on avait avant et je parle par exemple à la Réunion sur les cyclones. On savait au moins quelles étaient les périodes cycloniques. On savait au moins comment s'organiser quand les cyclones arrivaient, comment se protéger, comment regarder son voisinage, accompagner son voisinage. Il y a aussi, je pense, une place centrale euh et ça c'est valable

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partout, une place centrale des citoyens, revivier les la mémoire, la connaissance, peut-être aujourd'hui la compléter par une approche scientifique qui doit être beaucoup plus infiltrée dans la vie au quotidien des gens parce que on organise aussi la méconnaissance, on on organise le scepticisme. Peut-être parce que ça arrange certains, ça peut-être évacue le débat de combien il faut mettre dans les budgets. Finalement, bah ça va passer et puis peut-être que ça reviendra mais on sait pas complètement et puis peut-être qu'on

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peut pas faire grand-chose. Donc la connaissance à mon avis c'est vraiment quelque chose de très important. Ensuite, je voulais dire que de là où on est, on a le sentiment qu'on se rapproche beaucoup, que la distance est moins grande maintenant, euh que ce que vous vivez, on viviez pas à 40°gr et si je reprends le sujet des écoles, ça fait longtemps qu'on a très chaud dans nos écoles parce que quand on a construit chez nous, on a construit comme si on était dans le grand nord. et et on oubliait qu'on avait non pas

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quatre saisons mais deux et que notre été était 6 mois et pas et pas l'été hexagonal. Donc ça c'est un ça c'est un vrai sujet. Ça se rapproche et si ça se rapproche peut-être que il y a des choses à faire ensemble et pas à se dire qu'il y a des spécificités. Si vous vous souffrez vous sur l'hexagone des des budgets qui ne sont pas à la hauteur, imaginez-nous parce que c'est en plus d'être euh des fois c'est peut-être une spécificité dans la spécificité, donc au final traîne beaucoup de de de retard sur cette cet aspect-là. Euh ce que je voulais dire aussi, c'est que aujourd'hui sur ce sujet des des catastrophe en tout cas de l'intensité des de ces phénomènes parce que c'est de ça dont il s'agit, nous à la Réunion, nous avons euh à nous préparer à sep catastrophes sur H 7 risques sur H. On peut être touché sur par 7 risques sur ce qui est considérable. Et ces

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dernières années, on a aménagé, moi je crois qu'il y a un vrai sujet sur l'aménagement. Ce qui s'est passé par exemple sur Garance a révélé euh les erreurs majeures d'aménagement, les choix complètement hors sol de ce qui a été fait ces dernières années, ces 60 dernières années depuis ces 80 dernières années parce que la démarche d'assimilation, la démarche qui ni des spécificités, mais c'est vanable aussi ici sur les régions hexagonales différentes avec des

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géographies différentes avec voilà et ben chez nous ça a été encore plus important et si je prends ma ville 156000 habitants, plus de 1000 habitants au kilomè carré en forme conique traversé par de grandes ravines qui est alimenté qui sont alimenté par des on est une île, on est jeune alimenté par des de l'eau qui tombe en trombe parce que nous avons une pluviométrie très importante mais alimenté par des roches qui tombent des falaises et tout ça dévale à des vitesses extraordinaires

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sur des espaces qui ont été aménagés, c'est-à-dire écrasés. Nous avons diminué les lits de rivière, écrasé les espaces d'eau pour pouvoir urbaniser, pour euh lutter contre les les bidonvillees dans les années 60 pour pouvoir construire rapidement pour euh pour héberger les gens. Donc le procès il est pas faisable comme ça quand ça a été fait c'était pas pour nous faire du mal, c'était pour nous donner un toit sur une tête sur nos têtes. Mais aujourd'hui, je crois que le sujet d'aménagement, le sujet de la constructibilité

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adapté et tropicalisée, je pense qu'il y a un point de rencontre entre l'Hexagone et nous pour que nous puissions avoir des signatures architecturales tropicales, pour que tout ça avance un peu. Nous, on a une école d'architecture à la Réunion qui fait des des rencontres internationales sur ces sujets et bon, j'en parlerai tout à l'heure, mais sur la ville de Saint-Denis, nous voulons vraiment avancer assez rapidement, même si je sais qu'on ne pourra jamais réparer ce qui a été fait parce qu'on ne pourra pas libérer ces lit de rivière qui aujourd'hui nous pose beaucoup beaucoup de problèmes. On a eu

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cinq morts quand même à Garance et on aurait pu avoir des dizaines de d'écoutir. Alors, on est encore aujourd'hui sur le sous le traumatisme parce que ces blessures là restent très longtemps comme ce qui s'est passé chez vous. Euh et puis les gens perdent leur biens, perdent leurs souvenirs aussi, leurs photos, leurs lettres, leurs objets, euh tout ce qui fait la transmission des êtres humains. Donc là, nous parlons euh nous parlons de ça. Nous parlons de ce que les enfants n'auront plus, des souvenirs traumatisants qu'on va véhiculer dans les familles. Et c'est

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absolument urgent que nous puissions aussi aborder ce sujet de cette manière-là. Merci, [applaudissements] merci beaucoup Erica. On on va revenir vers Gonie Lean pour que peut-être vous puissiez nous redonner euh les euh les les constats scientifiques qu'avec vous collègues chercheurs vous avez pu établir depuis quelques années. Euh qu'est-ce que qu'est-ce qui était prédictible et et peut-être aussitôt qu'est-ce que on doit faire à partir de de maintenant ? Bon déjà rappeler que effectivement le changement climatique tel qu'il est aujourd'hui, il a été très bien prédit. Il a été même prédit par les

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scientifiques de Hexon, donc une grosse compagnie pétrolière dans les années 70 quand ils ont pris la décision de faire de la désinformation sur le changement climatique pour éviter en fait que leur modèle économique ne soit compromis. Voilà, donc ils ont fait ça avec d'autres. Donc tout il y a pas tellement de surprise en fait malheureusement. Là où on est peut-être un peu plus surpris, c'est la réaction de la société. Peut-être parce qu'on n'est pas sociologue tous hein. Moi je suis pas sociologue. Et effectivement se dire qu'on est aussi mal préparé, ça reste une surprise quand même pour moi. Voilà. Alors en fait, je dirais le première chose c'est aujourd'hui c'est pas facile mais demain ça peut devenir vraiment invivable en fait. Donc il y a vraiment une question de justice

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intergénérationnelle. Quand je dis que c'est invivable, je le dis pas à titre personnel. Je le dis parce que c'est un mot qui est utilisé dans le rapport du GC dans le résumé au décideurs qui est prouvé ligne par ligne par les gouvernements. On a une fenêtre d'opportunité qui est en train de se refermer rapidement pour garantir un avenir vivable à tous. C'est dans le rapport du GC et c'est approuvé par tous les gouvernements. C'est sur la base de travaux scientifiques qu'on écrit ça. Euh ensuite euh je pense que bon, faut bien voir qu'il y a quand même une faillite du débat public sur ces sujets où en fait euh on met en avant des intérêts particuliers pour euh finalement retarder ou ne pas mettre en œuvre des politiques climatiques. Mais la somme des intérêts particuliers, ça a

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jamais fait l'intérêt général. Et il faut quand même se ressaisir en fait et se dire il y a quand même cette question de est-ce qu'on peut vivre en France en 2050, en 2100 si on continue comme ça ? Et la réponse c'est pas tout à fait certain. Voilà donc on a deux dynamiques qui font que ça va être très compliqué. La première c'est la dépendance de sentier. vous l'avez un peu évoqué, c'est le fait que c'est toujours plus facile de reproduire les mêmes processus de décision année après année que de changer radicalement les choses. On en est parfaitement conscient mais là vous avez des budgets devant les yeux, vous avez des budgets que vous allez voter dans vos collectivités ou à l'état à cette année. Et vous avez deux leviers. Vous avez un premier levier qui est des

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investissements qui sont défavorables au climat. Dans les collectivités, c'est 5 milliards d'euros euh contre 8 milliards qui sont favorables au climat. Donc, on peut éliminer petit à petit ces ces financements défavorables climat. Un deuxième levier, c'est que vous avez euh en fait une transition qui était jusqu'à présent peu accessible et c'était clairement un gros problème mais qui petit à petit le devient parce que en fait grâce à l'envolé et à la volatilité du prix du pétrole et du gaz en fait les alternatives décarbonées sont devenues compétitives. Donc il devient rationnel, même si vous êtes pas capable en fait de lever davantage d'impôts, il devient rationnel d'emprunter pour faire la transition. Et c'est très important parce que il manque 70 milliards d'euros tous les ans pour

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faire la transition. 70 milliards d'euros qui sont pas exclusivement pour l'État, ça peut être aussi pour les enfin c'est moitié moitié privé, moitié état en fait. Voilà. Donc des dépendances de sentier, comment en sortir ? Pensez-y dès les votes de budget de cet automne parce que en fait l'été prochain, il est tout à fait possible qu'on ait une crise de la même ampleur que cette année. Et puis effectivement lutter contre cette obstruction organisée que j'ai j'ai évoqué tout au début en fait. Et là il y a vraiment un sujet sur la désinformation climatique en fait avec qui instrumentalise ça, pour quel profit, dans quel médias et cetera. Et bon, clairement, on n'arrivera pas à sortir cette affaire si on s'attaque pas aux acteurs qui euh en fait organisent

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euh la démantellement des politiques publiques qui vont plus ou moins en faveur du climat, qui sont trop faibles mais qui quand même sont là et qui permettent d'avancer un petit peu. [applaudissements] Merci euh pour ces informations. Dominique, j'ai vu dans les titres des journaux qui n'étaient pas nécessairement de gauche cet été que c'était un peu la faute des écolos tout ça. Bon, on est arrivé à cet néologisme des escrogistes. Enfin, on a eu quand même des des des réflexions venant de de la droite absolument hallucinantes sur ces questions-là. ceux qui ont sensibilisé la société avant tout le monde, Olivier le le

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répétait encore dans ces termes il y a il y a de jours et bien aujourd'hui était presque sur le banc des accusés. comment euh puisque tu es par ailleurs euh parlementaire que d'une certaine manière Gonit a euh aussi euh interpellé à ce titre-là, euh comment tu analyses aujourd'hui euh ce qu'il faut faire, les les les causes, mais aussi maintenant les les conséquences de de de cette de ce dérèglement climatique et et peut-être même en tant que parlementaire, bah comment tu vois ton rôle dans les semaines qui viennent ? Euh immense question et comme on a 25 minutes et qu'on est 5 pour parler, il faut bacler et faire vite mais j'espère qu'on a un petit peu de culture commune et que ça permettra finalement de de se

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comprendre quand même. J'insisterai pas sur un point qui me paraît essentiel et fondamental dans une assemblée socialiste, c'est effectivement qu'il y a des intérêts économiques absolument considérables qui sont en jeu et qu'on s'en sortira pas sans affronter cette réalité. Il me semble que le compromis historique entre le capital et le travail est sévèrement bousculé aujourd'hui et que finalement le compromis foireux qui a conduit à tolérer que certains fassent des profits considérables en espérant que ça ruissellerait un petit peu sur les mois de thé et doit doit l'être davantage encore parce que on s'en sortira pas sans revenir effectivement sur l'organisation même du système économique. Je pense que ça a été évoqué

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aussi de façon subliminale par mon voisin. Mais en en assistant là-dessus, je voudrais dire un point peut-être dans le contexte politique. C'est que il y a à la fois Monique Barbu qui dit celui qui parle le mieux de la question écologique c'est Mélenchon hein. Évidemment moi je ne crois pas je ne crois pas qu'il suffira de faire payer les riches pour transformer l'imaginaire du bonheur par la consommation. C'est ça qui est le problème finalement. C'est l'imaginaire. Qu'est-ce qui fait qu'on trouve plus attirant un aliment ultra transformé, ultra emballé, ultra marqueté plutôt qu'un fruit qu'on cuueille sur un arbre ? Euh c'est une question qui est une question philosophique, culturelle très forte et il faut évidemment qu'on se pose ce genre de question. Euh il y a le je je

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je pense que on entend aujourd'hui tous les candidats après l'été se positionner sur les questions écologiques. J'entends aussi Raphaël Gluchman dire la transformation écologique c'est l'axe majeur de notre progrès, de notre projet. Mais je suis un peu prudente hein parce que je me souviens que Macron a dit "Mon second quant sera écologique ou ne sera pas." Et donc la rhtorique de campagne électorale, il faut qu'elle soit suivie dans des actes et on sait pas par où commencer. Moi je voudrais vous parler de mon expérience. D'abord, il faudra faire bien évidemment le rétexte de ce qui s'est passé cet été, pas pour identifier les responsabilités, savoir qui a voté pour ou contre les Canadaires, pour ou contre les crédit des pompiers et cetera, mais pour identifier ce qui a fonctionné et qu'il

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faut garder ce qui et ce qui ne marche pas et qu'il faut changer. Bon, il faudra sans doute dans l'urgence adopter un certain nombre de loi ou de règlement et changer des choses sur les plans de prévention des risques. à lister les risques qui concernent la réunion mais les inondations gonflément rétraction des argiles la submersion marine le débacle eau plus neige plus roche et cetera, ça change la donne. Faudra repenser l'indemnisation des catastrophes naturelles. Faudra réglementer légiférer sur les horaires de travail et de congé. Moi j'ai vu des gens travailler sur des toits encore quand il faisait 35 ou 38°gr et et c'est évidemment inacceptable. Il y aura des plans d'attinuation, il y aura des plans d'adaptation. Vous avez vu la rhtorique hein, avant on parlait

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de limiter les émissions de carbone, maintenant on parle d'atténuer. On est devenu bien mou. Euh mais ça nécessitera de longs arbitrages, des budgets serrés qui vont subir des gels, des surgels. On a tout, on a tout vu. Johanna l'a décrit, le fond vert, la DEÈ, l'ONF, l'OFB et cetera sont contesté dès lors que la crise semble un peu derrière nous. Il y aura la tentation française du technosolutionnisme, un problème, une solution, la clime, la voiture électrique et j'en passe. Mon expérience, c'est que la politique des petits pas ne fonctionne pas. Ne fonctionne pas. On négocie des changements infinitésimau avec des résistances considérables lors de la décision. Puis ensuite, ça fait comme 25 ans qu'on promet d'isoler les passeurs thermiques et les bouilleurs thermiques,

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hein. Et et ça se fait pas. Bon, il y aura des reculs massifs dès que dès que des tracteurs descendront dans la rue, on se retrouvera dans la situation de la loi d'urgence agricole et cetera et cetera. Donc, si on veut changer de modèle, faut qu'on change d'imaginaire, faut qu'on arrive à faire partager l'idée que c'est pas l'accumulation de bien de consommation qui va nous protéger. Et quand je parle de bien de consommation, je parle à la fois des biens de consommation physique mais aussi dématérialisé parce qu'on a compris que le dématérialisé ça consomme autant d'espace, autant d'eau, autant d'énergie que le matériel. Euh et donc dans cette les humains étant ce qu'ils sont, ayant la tentation d'oublier, de reconstruire,

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d'effacer, on peut pas faire sans jeux. que ce soit à la faute sur mer à la Roya ou à Xintia ou ailleurs, on peut pas faire sans eux. D'abord parce que quand ils sont pas à bord, ils freinent, ils résistent et quand ils sont à bord, ils sont capables de faire même quand l'État fait pas hein euh sur les ENR, si on avait attendu l'État ou sur la mutation vers une agriculture plus paysane. Euh on en on en serait encore nulle part. Donc on peut pas faire sans les gens, mais euh on on doit avec les gens dire "À quoi tenons-nous ? Est-ce qu'on tient au data center au réel fabriqué par des intelligences artificielles sur nos portables qui nous privent d'heures de sommeil et d'heures

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de discussion avec nos enfants ? Où est-ce qu'on a d'autres choix à faire collectivement ? Et ma question et ce sera parce que je sais qu'il faut faire court. Ma question ce sera comment on arbitre entre des usages également stratégique entre le refroidissement des centrales nucléaires et l'arrosage des parcelles maréchères ou des vergers de la vallée du Rône entre est-ce que c'est raisonnable de construire des EPR au Blaillet à Pin ou à Graveline ou je sais pas quoi alors que la mer va monter et cetera et cetera. Mais mais où sont les lieux ? C'est ma question. qui me tarot parce que je les vois pas dans le champ politique. Je suis pas pessimiste, mais je suis lucide, je crois. Où sont les lieux du

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nouveau compromis social ? Comment on fait pour construire le C, la protection, la reconstruction, des solidarités ensemble ? Quels instruments à l'heure de l'intelligence artificielle et des fake news ? Où sont les espaces de construction de compromis entre nous ? Qui est en situation de les négocier ou les ou les les imposer ? C'est je mets les deux termes exprès. C'est soit on est intelligent et on négocie. Soit on n'est pas intelligent, c'est la réalité triviale, brutale, vulgaire qui va nous imposer de faire des choix dont les les vainqueurs seront les puissants du moment. Voilà. Donc

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c'est un choix de société qui a un choix de la paix, le compromis, le je dirais la la refondation d'un compromis social ou la violence et l'affrontement de chacun contre tous les autres. C'est à ça qu'on est confronté aujourd'hui. Merci. Merci Dominique. On revient quelques minutes à à Saint-Médarang et Stéphane à l'occasion de de tous ces incendies qui ont frappé ta commune, tu as eu une dans la presse, y compris avec la philosophe Cynthia Fleurry l'occasion de t'exprimer sur cette notion d'habitabilité et ça peut intéresser évidemment ici des élus locaux qui n'ont pas été forcément confrontés au même drame que le tien.

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Mais euh quelle réflexion tu as eu là-dessus et notamment vis-à-vis de tes tes concitoyens sur cette notion d'habitabilité ? Est-ce que demain je pourrais encore habiter ici là ? Euh comment tu gères ça localement ? Ben [raclement de gorge] vous vous l'avez évoqué également hein cette question de l'habitabilité. C'est pas quelque chose qu'on a inventé cet été. C'est dans les rapports du JC de la Banque mondiale et et moi je suis très en colère, je vais vous dire et et je partage ce que viens de dire Dominique à 200 %. Les amis, il va falloir qu'on monte le ton hein. Ça va pas se passer gentiment tout ça. Ce qui est devant nous c'est une question de vie ou de mort pour des alors le GC l'a pas chiffré exactement, on va dire des

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millions et des millions de personnes. C'est notre capacité à habiter des territoires entiers en France. Et puisqu'on est ici dans une réunion socialiste, souvenons-nous que le socialisme, il est né de la défense des corps aussi hein, des gens qui mouraient au travail, des gens qui mouraient avant de pouvoir profiter d'une retraite, des gens qui mouraient de maladie sans avoir les moyens de se soigner. Alors, ça a été centré sur les questions économiques très longtemps parce qu'en effet, c'était une question à l'époque he de répartition des richesses. Elle est toujours d'ailleurs en grande partie mais il faut que nous intégrions ça dans notre logiciel et que nous revenions au socialisme originel. J'auris ça a fait

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sa thèse du monde sensible ça s'appelait. Donc vous voyez que c'est pas quelque chose qu'on découvre aujourd'hui. Simplement il y a eu l'illusion productiviste et celle-là il faut je pense l'abandonner. Et Dominique parlait des imaginaires. L'imaginaire d'une nouvelle société plus écologiste, plus solidaire, ce serait pas rigolo. C'est ce qu'on lit partout ici et là. Mais est-ce que le monde qu'on a là aujourd'hui, c'est rigolo ? Est-ce que le monde qui fait le changement climatique où des gens meurent sous des canicules des catastrophes où les inégalités explosent où les guerres pour se disputer les ressources naturelles se multiplient par tous sur la planète ? Est-ce que ça c'est désirable ? Est-ce

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qu'on propose nous une société plus écologique, plus solidée ? On pourrait parler d'abondance écologique d'ailleurs, de refaire nos milieux naturels, de restaurer le le cycle de l'eau, de faire des logements isolés correctement pour tout le monde et cetera. une alimentation saine pour tout le monde, ça ce serait un projet pas désirable et le capitalisme qu'on a aujourd'hui, ce serait un projet formidable. Enfin, c'est une blague. Et moi ce qui m'a beaucoup choqué, je vais vous dire, j'étais vraiment hors de moi, c'est le débat qu'il a eu. Je croyais que Roland Garos était fini en juin. Malheureusement, il y a eu des prolongations. Bon, et quand j'entends le patronat, alors eux, il s'est rien passé cet été, hein. Leur sujet après avoir obtenu parce qu'on va peut-être

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parler du financement, on sait parce que arrêtons aussi, c'est compliqué. Qu'est-ce qu'on peut faire ? On le sait globalement ce qu'on peut faire. On a trois leviers énormes, l'agriculture, les mobilités, le logement, tout ça dans la décarbonation évidemment. Et si on arrive à faire ça, on va quand même éviter beaucoup de problèmes. Pour ça, en France, il faut entre 90 milliards et 100 milliards d'euros d'investissement dans les 10 ans qui viennent. 90 milliards, ça paraît énorme. C'est les baisses de cotisation qui ont été accordées aux entreprises françaises depuis la fin des années 90. 60 milliards, c'est les baisses d'impôts sous le mandat d'Emmanuel Macron, essentiellement pour les plus riches si

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on excepte en partie euh la taxe d'habitation. Les énergies fossiles, ça nous coûte en importation 70 milliards par an. On est monté à 122 milliards au moment de de la crise en Ukraine au plus fort. Et des solutions de financement, il y en a. Simplement, c'est la question de l'intérêt général. Est-ce qu'on va continuer à vivre dans une société qui est dominée par les intérêts particuliers de quelques personnes qui l'impose au dépend de la vie humaine à toutes et à tous ? [applaudissements] Et moi, j'ai dit à Sébastien le Cornu qui est venu en Gironde, c'était une mascarade avec six ministres dont pas la ministre de l'environnement. D'ailleurs,

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c quand même fantastique. Tout ça pour nous dire "Ah, vous aurez peut-être 12 millions d'euros un jour", mais enfin c'est c'est mais dans quel pays on vit ? Mais ces gens vivent sur une autre planète. Donc moi, j'écris à tous les parlementaires parce que je n'ai plus aucune confiance dans ce gouvernement pour confiance. Oui, j'avais pas confiance avant ça. Elle était faible, je l'avoue. Mais là, bon parce que j'ai déjà eu un épisode de catastrophe avec un orage de grê, il a fallu quand même reloger 1500 personnes. J'ai écrit trois fois d'Armanin à l'époque qui était ministre des collectivités locales, il a jamais répondu. Par contre, il est venu inaugurer la gendarmerie. C'est nous qui avons porté le projet de reconstruction. Mais enfin bon, bref, donc il faut une

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loi de programmation claire parce que Johannal sait bien tous les élus aussi ici, Erika et d'autres. On n'arrivera pas, je parle même pas de de régler le problème des émissions, je parle là de l'adaptation. Nous, collectivité locale, on n'y arrivera pas. C'est pas la peine de mentir aux gens. S'il y a pas une loi de programmation avec des moyens financiers, avec une mission dédiée de l'État pour prendre un certain nombre d'arbitrages qui vont être complexes sur l'eau, sur les forêts, sur des tas de sujets, ben je vous dis, on se retrouve dans 15 ans, c'est foutu, hein. Donc c'est maintenant que ça se passe. C'est maintenant avec l'élection présidentielle, mais c'est aussi maintenant avec les budgets qui arrivent. Et nous, on lâchera pas

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l'affaire dans le Sud-Ouest. On ira, s'il le faut, manifester au moment du budget. Moi, je veux pas entendre au moment où c'est la sécurité, la vie des gens qui est en question, on va me parler de de du MDEF à qui il faut pas déplaire et que il faut pas les taxer au budget. Des histoires comme ça, c'est fini pour moi. Et si le Parti socialiste prend pas ce chemin, camarade, ben je vous le dis hein, on va être à côté de l'histoire mais complètement. Donc tous nos espoirs de redressement, de reconquête et tout ça, n'y pensez pas, on sera balayé par l'histoire. Voilà. Donc moi, c'est ça que je voulais vous dire. Il va falloir monter le temps qu'on redevienne combatif et qu'on arrête de baisser la tête à chaque fois qu'on nous explique que rien n'est possible, qu'on ne peut rien faire et

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que c'est toujours les mêmes qui doivent en profiter. Merci. Euh merci Stéphane. Johanna va te dire si rien n'est possible. Je pense qu'elle va dire autre chose quand même. Je crois que si on est là les uns et les autres, qu'on soit militant, qu'on soit l c'est parce que on est convaincu qu'on peut pas se résigner. J'écoutais les mots forts d'Erica tout à l'heure. L'enjeu d'un campus comme le Nord, c'est de partager nos expériences, nos analyses, mais aussi notre détermination. Parce que la réalité dans la suite de ce qui a été évoqué, c'est que en fait quand on regarde les 10 dernières années, la pompe à chaleur a remplacé l'état stratège quoi. Moi, j'ai beau essayé de me mettre dans la

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meilleure configuration d'état d'esprit de me dire "OK, faire de la politique, c'est avoir des visions. La mienne n'a jamais été celle des gouvernements qui se sont mais quand je me dis c'était quoi leur vision sur l'écologie ?" Je n'arrive même pas à le décrire. C'est-à-dire que c'est pas seulement une accumulation d' d'insuffisance de moyens financiers, c'est que l'État stratège qui pense, qui planifie, qui programme mais qui quand nous on aura regagné dans ce pays, on devra seulement exercer enfin cette planification, mais être capable de la conjuguer avec la mise en mouvement des acteurs. Parce que moi, autant je crois à la planification, elle est absolument impérative, autant on a besoin de la

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conjuguer à la mise en mouvement des acteurs écologiques, sociaux, culturel et économiques, sinon on sera pas au rendez-vous. La deuxième chose, c'est que même sur les pompes à chaleur, je n'en fais pas une obsession, ils ont été mauvais. On est passé de 400000 à 200000. Pourquoi ? parce que c'est la politique du stop and go et que l'instabilité, l'incapacité d'avoir un cap clair comme diraient d'autres et bien ça s'est traduit par le fait qu'avec le bazar de ma prime rénov. La troisième chose c'est que nous la gauche nous les socialistes, on devrait être les gars du sérieux et de la cohérence. Hier à peu près à la même heure dans cet hémicycle, il y avait une table ronde avec Patrick Martin, Pierre Jouvet et Marie-Élise Léon sur la

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réindustrialisation. Pourquoi je l'évoque ? Quand on mesure aujourd'hui que si la France et la France et l'Europe voulaient investir comme elle le doit sur les éoliennes, sur le solaire, sur le photovoltaïque et cetera et cetera, aujourd'hui 80 % de la production est en Chine. Ça veut dire que la politique que nous devrons mener demain sur les sujets de réindustrialisation et la politique que nous devrons mener demain sur les sujets écolos doivent avoir cette cohérence. Et cette cohérence, elle demande tout simplement du courage politique parce qu'elle demande aussi de pas changer de version, de pas changer de discours quand on va voir les sinistrés en girond ou dans

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l'aude ou quand on va voir celles et ceux qui détiennent aujourd'hui un certain nombre de leviers financiers. Et puis ensuite, je voudrais partager avec vous deux paradoxes politiques parce qu'on est là aussi dans un campus politique et que si on se pose pas ces questions-là et bien nos débats restent risquent de rester intéressant, passionnant. Moi, je pourrais écouter celles et ceux qui m'entourent pendant des heures, mais si on réussit pas à les traduire dans un déboucher politique, alors la vérité les amis, c'est que rien ne changera demain. Le premier paradoxe que je voudrais partager avec vous, c'est que moi, je connais des maires de gauche écolo et socialistes qui ont mené des mandats de qualité et qui ont perdu.

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Et je crois qu'on doit se poser cette question. Je vais prendre deux exemples sans citer évidemment les villes. Un maire socialiste qui a perdu me racontait hier que il y a à peine 15 jours, son boulanger lui a avoué presque peu tu sais je t'aime beaucoup depuis des années mais cette fois j'ai pas voté pour toi [toux] parce que franchement 10 minutes de plus tous les jours pour prendre ma bagnole vous nous avez saoulé. Et puis je connais un maère écolo à qui j'ai dit pourquoi tu crois que tu as perdu ? Sa première réponse, ça a été parce que j'ai été fidèle à mon programme. Je partage ce paradoxe parce que si on veut mener ce processus de transformation écologique et sociale, on doit gagner les élections. Et donc, je pense qu'on ne doit pas faire l'impasse

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de ce sujet. Comment on ne rogne rien à notre ambition ? Je partage ce qu'a dit Dominique sur une forme de compromis mou. Moi, je pense qu'on doit trouver demain un compromis radical. radical sur le fond au sens d'ambitieux parce qu'on a pas le choix parce que le sujet est là parce que c'est une question de vie ou de mort tout simplement mais un compromis parce que si on n'embarque pas l'ensemble des forces de la société alors on n'y arrivera pas et je vais aller jusqu'au bout je crois moi que le bloc social écologique est le seul qui politiquement est en situation de poser la radicalité des mesures mais la capacité par les

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postures à convaincre à embarquer et non pas à segmenter. Et puis la dernière chose que je voudrais dire là aussi sur le plan politique, je voudrais rappeler un petit tracte [grognement] qui moi m'avait fait froid dans le dos. C'était un tract du Rassemblement national et pourtant c'était le plus doux qui existait, c'était les élections européennes et à cette époque à Nant, on avait une polémique de toute pièces montée sur Noël. Comme je suis une femme gauchiste, je voulais tuer Noël et un ami personnel à moi qui s'appelle Pascal Pro à C News avait décidé d'occuper le 20h pendant un petit moment sur le sujet. Venez à Nant l'année prochaine, c'est ma page de publicité, la plus belle ville du pays avec la tienne

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évidemment Stéphane, on adore et Noël mais nous on est capable de faire et du traditionnel et de l'art contemporain puisque là aussi on est capable de rassembler. Je referme cette parenthèse. Et donc un jour Marian Maréchal Le Pen vient à Nant et elle distribue un tract et ce tracte disait "Avec nous, les familles pourront continuer à sortir en voiture ensemble, pourront prendre un bain tranquillement après une dure journée de travail et profiter d'un feu de cheminée pour fêter Noël." Vous voyez bien que derrière ce tracte, il y avait une vision, une vision de protection protection de la famille. protection de ceux qui travaillent, protection du lieu

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d'habitation. Et c'est quand même un paradoxe énorme parce que se battre aujourd'hui pour une écologie sociale, se battre aujourd'hui pour la socialeécologie, c'est justement se battre pour la protection. Tout ce qui s'est passé cet été démontre que quand il n'y a pas du courage, de la planification, de la volonté politique et des actes mis en adéquation avec les discours, alors les citoyennes et les citoyens ne sont pas protégés. Alors oui les amis, je vous le dis, demain, on doit se mettre en mouvement pour proposer nous un récit, nous un récit positif, un récit exigeant, lucide, pas naïf, mais un un récit qui est capable d'embarquer le plus grand nombre. [applaudissements]

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Merci Johanna. On va on va euh Chore se on va vous donner la parole juste après, hein. Et concentrez-vous si vous voulez euh qu'il y ait deux ou trois prises de de paroles rapides. Euh mais Erica, après tout ce que tu as entendu et avec les spécificités que tu as évoqué dans ta première intervention, euh un un point euh à ajouter sur la façon dont toi en tant que maire euh tu peux faire bouger les lignes, hein. Non, je pense que moi moi je partage hein, il faut qu'on aujourd'hui qu'on qu'on ait euh un vrai désir ou ou souhait ou représentation enfin qu'on ait un un récit commun euh sur euh le territoire

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ou les territoires qu'on qu'on souhaite construire. C'est où le le point d'arriver ? Chez nous, on dit le point visé. On veut arriver où ? En fait, la question est posée aujourd'hui et franchement, on la pose pas forcément bien et surtout on n pas une vraie réponse. On veut arriver sur quel territoire ? Un territoire bienveillant qui protège ces gens ? Comment on protège ? La santé est au cœur de tout. On a passé quand même la crise Covid et depuis la COVID, on est sur des successions d'événements qui abîment et qui tuent. C'est ça la vérité. Et je vous parle même pas de ces euh maladies,

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diabète, AVC, enfin tout ce qui nous Cancer. Cancer euh c'est le fait euh le le fait destructeur du modèle de société que nous avons choisi. Il est clair aujourd'hui la vraie question politique, c'est comment nous embarquons parce qu'on peut planifier, on peut décider, on peut faire des lois. Mais à partir du moment où le les gens, les vrais gens là où ils vivent se disent "Ah ben je ferai les derniers kilomè à pied et pas en voiture ou finalement euh si en été j'ai un peu chaud un peu hein, je dis pas la canicule là hein, je dis un peu chaud, c'est normal, c'est l'été. Aujourd'hui,

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c'est après la canicule c'était la solution va climatiser partout. Nous en fait non, nous on le dit mais peut-être que les gens se disent au final s'il continue à faire très chaud bah peut-être qu'il faut climatiser parce que ainsi on va pas mourir de chaud. Donc ce que je je pense aujourd'hui, c'est vraiment je reviens à cette idée comment nous pouvons partager une connaissance profondément activiste. C'est-à-dire que la connaissance brute, celle qui fait queon se dit "Je connais,

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j'ai lu, j'ai entendu, OK, mais elle est plutôt statique." Ça sert à discuter dans les repas en ville, entre amis. Mais cette connaissance qui nous redonne la force d'agir de façon citoyenne là où on est, je pense que c'est cette cette force là qui nous permettra de transformer et d'atteindre le point visé. 1, il faut qu'on ait la vraie vision et qu'on entende la société qu'on nous promet. Si je reviens sur l'action municipale parce que très clairement aujourd'hui ce qui permet de dire un peu qu'on agit c'est l'action des maires hein. C'est

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pas l'action de l'État peut-être des régions, mais des maires très concrètement. C'est l'aménagement du territoire, c'est nos plus, c'est nos mobilités, l'interco. Donc ce qui fera que demain on va pouvoir embarquer les gens, c'est la réalité de notre programme politique que nous et c'est là aussi une contradiction parce que celui qui fait son programme politique avec cette sincérité de rendre meilleur l'environnement pour la santé de ce concitoyen, il prend le risque de se faire sanctionner. Peut-être parce que l'explication

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de ce que l'on fait, la pédagogie de ce que l'on fait est très impacté par les réseaux sociaux. Il faut du temps pour expliquer le temps politique, le temps de l'action, le taux dans de la compréhension de ces systèmes complexes sur lesquels les maires sont en train d'agir. C'est énorme. Et nous cumulons toutes ces difficultés et pourtant nous agissons. À Saint-Denis, par exemple, on avait plus de 3 hectares en plein centre de la ville qui était destiné à une grande surface, des parkings, des

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immeubles. On était déjà très dense. À la fin du contrat avec la boîte privée, j'ai tout arrêté. J'ai fait un parc de 3 hactares. J'aurais pu perdre ces élections. Vraiment, j'aurais pu perdre ces élections parce que un parc, c'est moins valorisant que des magasins ou des parkings pour un centre-ville pour faire venir des clients pour les pour les boutiques. Et la vérité, c'est qu'on a tenu bon et qu'aujourd'hui les gens applaudissent ce parc et qu'ils en rêvent parce qu'on a raconté l'histoire de des enfants qu'on

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allait pouvoir emmener, du temps qu'on allait partager avec nos grands-parents en famille, de ces moments citoyens que nous allons découvrir ensemble parce que ce sont des gens qui n'ont pas goûté au fruit de cela parce qu'ils sont parce qu'ils sont dans des immeubles. Et donc c'est une grande difficulté. On est très positif parce que nous agissons, mais c'est une grande difficulté de faire comprendre cela. L'autre point, je pense que nous ne pourrons pas payer même si on ira chercher l'argent là où enfin je l'espère là où il faut aller chercher

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l'argent très clairement et il y en a. Mais je pense qu'il nous faudra aussi une mobilisation européenne. Bah la France protéger, c'est pas protéger nos concitoyens parce que ce phénomène il est mondial. En vérité, les discussions internationales et mondiales qui se font aujourd'hui posent le même problème micro ou national qu'on devrait poser au niveau international. embarquer les nations vers une protection internationale des habitants du monde. cet humanisme international écologiste que nous devons aussi porter

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aujourd'hui parce que sans quoi l'eau qui montera sur les rives de l'Angleterre ou de et ben parlons de l'Inde qui vient de vivre des moments incroyables et ben lorsque ça touchera ce pays nous touchera à un moment ou à un autre. Les distances se rapprochent parce que il n'y a pas de frontière au climat et ce qui se passe dans un endroit si pour l'instant ça ne nous concerne pas, ça nous concernera demain. Donc je pense qu'il faut aussi que la voie politique du Parti socialiste

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prenne comme ça a toujours été une dimension internationale de la parole politique socialiste, écologiste et humaniste. Merci Erica. On va [applaudissements] arriver presque au terme de de cette séquence. Est-ce qu'il y a vraiment une ou deux personnes qui qui tiennent à à dire un mot, à poser une question ? Vous êtes pas obligé hein, mais si si je voudrais pas vous refrainer non plus hein. Bon, je vois que votre esprit de responsabilité euh Alors oui, non. Alors par contre, je sais pas moi

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comment ça se passe pour les micros. Donc n'hésitez pas à venir à venir en bas monsieur qui euh qui levait la main là. Voilà. Hop. Adame d'abord. Alors, je vois pas bien mais ce que je vous propose parce que je crois pas qu'il y a de micros qui se balade. Bon, ça c'est c'est moi qui euh bon ben allez voilà comme ça tout le monde vous voit. Je diffuserai le micro après. Super. [rires] Voilà. Bon ben Sylvain, ben descends aussi Sylvain et puis comme ça vous vous intervenez de là pardon avec la concision nécessaire avec nos contraintes horaires. Euh bonjour Isabelle Dar conseillère municipal à Bois Colombe et d'autres fonctions diverses et variées. Euh j'ai une question moi parce que Erik a parlé

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tout à l'heure de la le tout climatisation n'est pas possible et j'ai été euh enfin j'aimerais poser comme question à monsieur Loqueusan. Est-ce qu'il y a des études qui ont été menées sur les conséquences de la climatisation, sur l'environnement, tout ce que ça peut induire euh d'un point de vue écologique ? Parce que à la table ronde précédente, on nous a indiqué que le taux de mortalité des personnes âgées avait été moins important cette sur les épisodes caniculaires de cette année qu'en 2003. On on sait tous que dans les épades, il doit y avoir une salle climatisée qui a

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donc permis de de protéger les personnes âgées. Et donc moi, je m'interroge puisque on s'interroge sur la nécessité de protéger euh l'être humain qui souffre aussi de ces épisodes caniculaires et on a parlé des crèches qui devaient fermer et des écoles qui ont dû fermer parce que elles étaient trop chaudes. Est-ce que pour dans une espèce d'équilibre entre la nécessité de protéger l'être humain et la nécessité de protéger l'environnement, on ne devrait pas non plus réfléchir peut-être dans cette loi programmatique à envisager une climatisation de certains espaces d'une salle dans les écoles, d'une salle dans

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les crèches pour protéger l'être humain. Et le collectif 50°gr de main prévoit aussi des enfin demande à ce qu'il y ait à moins de 10 minutes de chaque habitant des espaces réfrigérés pour que le corps puisse récupérer d'épisodes caniculaires. Donc voilà, moi je je souhaitais aborder ce sujet là. Merci beaucoup. Alors moi je vais faire un un petit peu le canicien. Bonjour François Cresto, sélection d'r sur scène et je suis entre autres inspecteur de célébrité et par voix de conséquence ce qu'on appelle le référent antivectoriel, c'est-à-dire celui qui s'occupe des animaux nuisibles. Euh donc je voulais à la base rebondir sur ce qu'avait dit la la dame mais je vais commencer par ça. Qu'on nous parle des canicules, c'est bien qu'on nous parle de la climatisation

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comme moyen technique, sauf que la climatisation c'est en gros le dernier des moyens techniques. Il y a toute une série de choses dans le bâtiment et moi ce que j'aime bien rappeler en en tant que technicien, c'est que la première chose qui protège pour les vagues de chaleur, c'est tout ce qui est volet perenne store extérieur sur l'ensemble des fenêtres qu'on a timidement mis dans la réglementation en 2023. Donc en gros entre la canicule de 2001 et 2023 ans pour que on arrive enfin à mettre la protection contre la chaleur extérieure, c'est le le dispositif les plus simples et on a raté les dispositifs les plus simples. Pareil sur les combles ou sur

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enfin je vais un peu vite. Et on nous met en avant le dispositif qui est le pour certains aspects le plus compliqué mais surtout le plus consommateur d'énergie. Donc commençons par les bases hein, volet persien et cetera. Protection extérieure pour ça c'est l'aspect pour le bâtiment. Euh pour rebondir un peu sur la remarque comme quoi les distances se réduisent et ben là je vais prendre mon l'agent antivectoriel. C'est-à-dire que celui qui constate que bah pendant des millénaires en France, en Europe, le premier animal qui nous apportait des maladies, enfin un ensemble d'animaux, c'était les rongeurs pendant des millénaires. C'était eux qui nous ont qui ont été la première source de transmission de maladie à l'ab. Et puis

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là c'est en train de changer, c'est que le premier source de maladie l'animal qui va la première source de maladie, c'est le moustique. Alors, c'est pas nouveau sur terre puisqu'il y a déjà quantité de pays sur lesquels c'est le cas et notamment la réunion moustique, il fait très mal et c'est pas c'est effectivement un rapprochement au sens où maintenant il va falloir se dire que le premier animal vecteur de maladie c'est le moustique qui va pas pour autant faire disparaître le rat. Le rat il va survivre. Vous en faites peut-être pas pour lui, il a survécu à tout ce qu'on a fait pour le tuer. Il survivra [grognement] mais ça il va se rajouter. C'estàd un risque qui se rajoute à un autre. Alors oui, par certains côtés euh

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les distances se rapprochent, les risques on avait peu facilement l'idé c'est c'est loin, c'est c'est l'autre bout du monde, c'est c'est pas nous de toute façon, on s'en fout, il se rapproche et effectivement je partage le constat qui a été fait par beaucoup. On a l'impression par d'autres d'avoir un déni mais alors qui est monstrueux. Merci beaucoup Sylvain. Et puis après on refait un petit Oui, viens viens au micro alors comme ça ça évite de Sylvin. Vas-y. Merci merci à tous pour pour vos interventions. On a beaucoup parlé de de chaleur avec la vague de chaleur qu'on qu'on a eu cet été. Il a été question d'habitabilité.

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Euh veut dire la chaleur, les canucules comme les questions précédentes, euh la la climatisation comme les questions précédentes pose la question de comment est-ce qu'on continue de vivre dans notre maison quand il fait trop chaud. Mais avec le changement climatique et on l'a vu, le changement climatique, ça amplifie un certain nombre de catastrophes que l'on a actuellement. Ça amplifie également les inégalités que l'on que l'on connaît dans dans nos territoires. Et en tant que socialiste, on ne peut pas se permettre d'avoir un phénomène qui va amplifier toutes ces inégalités. Mais la question aussi c'est pas simplement de comment est-ce qu'on continue de vivre dans notre maison, c'est aussi comment est-ce qu'on continue à habiter nos territoires et est-ce que la maison demain sera

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toujours présente ? Parce que aujourd'hui, on a des études qui montrent que le traitcôte recule, que d'ici la fin du siècle, c'est près de 500000 maisons qui vont disparaître de notre littoral par exemple. Comment comment est-ce que l'on fait pour le financer ? Comment est-ce que l'on fait pour faire en sorte que l'on puisse continuer de vivre dans c dans ces territoires ? Est-ce qu'il faut organiser ce repli ? Il faut pas que ce repli soit subi, il faut qu'il soit organisé pour pas que les plus pauvres soient laissés de côté. Il y a un rapport de la Caisse centrale de Rassurance sur l'assurabilité qui met en avant qui a déjà des tensions aujourd'hui sur l'offre d'assurance. Or, on sait que l'assurance, c'est ce qui va donner un signal prix. Si demain un assureur décide de se retirer, ça

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devient un actif échoué et votre maison elle ne vaut plus rien. Il y a plus personne qui voudra l'acheter. Il faut à tout prix qu'on puisse l'anticiper parce qu'il faut pas laisser au marché le choix de décider pour nous pour les personnes les plus vulnérables. Comment est-ce que l'on peut organiser tout cela pour que ce soit priorisé, qu'on ait les financements qui vont avec ? On a un camarade qui a mis en place qui a proposé une loi qui a été votée à l'Assemblée, ça passe au Sénat à la rentrée, sur l'adaptation notamment sur la question d'assurance et comment est-ce que on arrête de reconstruire à l'identique ce qui a été détruit après une catastrophe. Notre camarade Marouso, il a fait une petite loi parce qu'aujourd'hui, vu les conditions à l'Assemblée, on peut pas faire une

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grande loi, on peut pas réussir à faire passer une grande loi, mais on a on aura besoin d'une vraie grande loi sur l'adaptation à proposer dans cette campagne présidentielle. Et euh pour aller plus loin et reprendre ce que tu disais Johanna sur l'état stratège dans notre projet, on a on pousse pour un ministère régalien et je pense il faut que ce ministère régalien c'est lui qui doit porter cette grande loi et qu'il faut qu'on construise ensemble une grande loi qui fasse en sorte que demain on puisse continuer à habiter une France à + 4 degrés et que cette stratégie puisse réduire nos nos inégalités qu'on puisse le financer. Merci. Merci beaucoup Sylvain. Donc je rappelle qu'il est climatologue lui aussi et de profession et et qu'il nous est très utile dans la réflexion interne

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au Parti socialiste. À toi. Oui, bonjour Dominique L. Professionnellement, je suis un ancien d'une DDT. Le PNACC3, il prévoit explicitement qu'on doit s'adapter à 4 degr. N'hésite pas à mettre ton micro un peu plus près. Oui. Le PNAC3 dont parlait notre camarade Gonner là, il prévoit explicitement qu'on doit s'adapter à 4°gr. Il prévoit 52 mesures, il prévoit des COP régionales, il prévoit des COP départementales. Vous les élus, moi pendant la campagne, je pose la question, qu'est-ce qu'on va mettre dans la COP ? Qu'est-ce qu'on va mettre comme mesure d'adapter de issue du PNACC dans notre programme et dans les programmes de ce qu'on va faire ? Déjà PCET, c'est un gros mot. Voilà. Donc à un moment, je vais dire comment vous les élus vous

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allez faire en particulier socialiste par rapport au COP. Merci. Bon écoutez, on va à la fois répondre à vos questions et dire un mot de conclusion et on va commencer par Erica qui voulait dire un mot. Oui, je voulais dire un mot puisque la camarade a fait référence à ce que j'avais dit. Alors juste pour préciser quand je dis c'était tout climatisation, c'est pas la c'est pas la solution. Si on fait tout climatisation, ça veut dire qu'on est abdiqué et qu'on n'est pas dans l'adaptabilité. L'adaptation. L'adaptation, c'est les actions qu'on fait aujourd'hui très clairement dans les cours d'école par exemple où des bitumes, où on remet

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des arbres, où on met des jalousies pour faire la traversée d'air et l'air frais, pas l'air chaud, l'air frais parce que on remet du verre. C'est c'est beaucoup beaucoup d'argent qui mobilise des budgets des des mairies aujourd'hui avec des savoir-faire qu'on a pas toujours mais on court après le temps et ça c'est de l'action et on on n' pas les moyens à la hauteur du combat qu'on mène. L'adaptation, c'est aussi ce qu'on fait et Audré, camarade Audrey est là sénatrice, elle s'est beaucoup battue sur les matériaux qu'on doit changer par exemple dans les dans les dans nos îles, dans nos climats tropicaux. Pourquoi on

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nutilise pas des matériaux qui soient différents de ceux qu'on utilise sur dans des régions tempérées et froides ? C'est complètement aberrant de prendre les mêmes matériaux, mais la réglementation est identique. Alors, on nous interdit de de d'être bienveillant vis-à-vis de nous-même. Et on revient sur le même sujet tout à l'heure. OK, on fait des lois mais si les lois elles sont hors sol, on peut faire des grandes lois. Elles sont nulles. Elles restent grandes mais elles sont nulles en vrai parce que elles ne regardent pas ce qui se passe dans la réalité de chaque territoire. Moi, c'est ce que j'ai appelé l'égalité réelle. C'est-à-dire que c'est une égalité qui n'est pas hors

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sol, mais c'est une égalité qui agit en fonction de euh ce que nous avons en réalité territoriale. s' fait froid, s' fait chaud, s'il y a beaucoup d'eau, si on est en montagne et tout ça doit agir sur les moyens qu'on nous donne et ou la réglementation qui nous permet de sortir du cadre unique français qui quand il est unique ne prend pas compte de la diversité de ce que nous sommes nous la France. Et je ne fais plus de différence entre quand tu es ultramarin ou pas. Ça date, c'est des vieilles visions du monde. Parce que encore une fois et je

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finis sur Albopictus et le moustique. Moi, j'ai fait un rapport que j'étais député là-dessus. Euh tout le monde se foutait de moi. Bah oui, vue de Paris en 2000 en 2017. Euh, on se fout de toi parce que tu parles du moustique. Euh, mais c'est même maintenant c'est moi qui me fout de hélas parce que le moustique il il a voyagé et pas d'hier. Il faut regarder un peu ce qui se passe. Il voyage dans des pneus, il rentre dans des ports, il passe des périodes et les petites larves, elles renaissent après et elles

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sè la panique, la mort et la maladie. Et les recherches aujourd'hui sur par exemple sur quel produit il faudrait pour lutter contre ces choses-là, les recherches n'avancent pas beaucoup parce que c'est que tropical le problème et maintenant ça va toucher le continent. Alors peut-être que les recherches vont être plus rapides et et meilleures parce qu'il faudrait pas qu'on aille répandre des des molécules affreuses partout. Donc encore une fois la vision que nous avons, elle doit vraiment changer. Il faut que on nettoie notre cerveau en fait parce que on regarde le monde qu'avec des croyances qui datent

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maintenant. Il faut regarder le monde vraiment différemment et le rendre beaucoup plus grand qu'il ne l'est et ne pas avoir une lecture trop francofrançaise et continentale. Merci Erica. Je vais proposer vraiment à nos intervenants de prononcer une dernière phrase chacun pour qu'on soit à peu près dans les dans les temps. Euh Stéphane,

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ben merci beaucoup d'abord une nouvelle fois pour ce débat. Non, comment comment ? bien difficile parce qu'en fait ce combat il est devant nous pour longtemps. Simplement peut-être se rappeler nous socialistes comme [grognement] les écologistes, ça va de soi, mais que notre projet est d'abord un projet humaniste à l'origine et que nous l'avons quitté pour rentrer dans un projet matérialiste de plus en plus. Carles Poliani dans les années 30 qui explique la grande transformation, c'est-à-dire que finalement l'économie tel un trou noir finit par absorber toutes les autres dimensions de la vie et on a fini par confondre les fins, les

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moyens, les valeurs, les objectifs et finalement aujourd'hui ça s'est transformé en machine folle parce qu'on est même allé à travers ce mythe de la régulation par les marchés à à ce que notre destinée soit géré par des ordinateurs qui tous les jours sur les marchés calculent soi-disant l'optimum qui est un optimum financier évidemment mais qui ne correspond en rien à des objectifs d'intérêt général que nous pourrions nous fixer. Et je crois que c'est peut-être la première des batailles à mener dans les têtes euh en en cessant de s'excuser finalement euh d'être de gauche, en [grognement]

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arrêtant de subir cette pression permanente euh qui essae de porter la droite. Je vais revenir à cette réunion du MDEF, mais il y avait quand même monsieur Retaillot, Atal et Philippe. Ils étaient trois. C'est sans doute au moins ce qu'il faut être trois pour défendre le bilan de monsieur Macron en 10 ans. Je pense c'est un minimum quand même hein pour arriver à à porter quelque quelque chose. Et il faut que nous-même, au-delà de la la rigolade et c'est toujours évidemment une tentation que de tout rejeter sur un certain nombre de nos concurrents ou adversaires politiques, il faut nous rendre compte que nous sommes collectivement aussi

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enchassés dans ce système économique. Ce que je voudrais dire en conclusion, c'est que nous, notre rôle d'élu, c'est pas d'essayer d'être plus expert que les experts du JC, on n'y arrivera pas, ni d'être plus scientifique que les scientifiques, c'est de changer les règles du jeu. Comment faire en sorte que le aujourd'hui le choix non écolo par défaut, il se fait parce qu'économiquement c'est la facilité, c'est la rentabilité. Comment on inverse ça ? C'est ça la vraie question. Comment on fait pour que dans le bilan des agriculteurs, on ait aussi la destruction des sols avec le labour intensif et les pesticides ? Parce que c'est comme si une entreprise, l'agriculture détruisait ses machines chaque année et que ça apparaissait pas

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dans ses comptes. C'est ça qui se passe dans l'agriculture. J'ai pris cet exemple, c'est le plus simple à résumer, mais c'est vrai de toute l'économie. Qu'est-ce qu'un système qui externalise toutes les conséquences négatives ? qui privatise les bénéfices à court terme et socialise les catastrophes à moyen et long terme sur la puissance publique tout en demandant de plus payer d'impôts. C'est c'est ça en gros le process dans lequel on est et je crois que nous politiques, l'enjeu qui est devant nous et il y a des législateurs pour ça euh c'est qu'on arrive à travailler avec des économistes et a des sociologues. Pas simplement Johanna l'évoquait sur nos défaites parfois au municipal.

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Ne plus renvoyer aux gens l'image d'une morale ou d'une responsabilité individuelle, voire d'une culpabilité individuelle lorsque en réalité ils sont pris eux-mêmes dans des difficultés qui ne leurent pas le choix. Et donc nous, notre rôle de politique, c'est de changer des règles du jeu pour que les gens aient à nouveau le choix. Parce que je vais vous le dire hein, moi je connais pas des gens qui par nature souhaitent la catastrophe ou sont mauvais particulièrement. Moi, j'ai vu les pompiers cet été, j'ai vu les services de santé, j'ai vu l'ensemble des bénévoles venir au secours. Évidemment que les gens par nature, ils souhaitent pas qu'on arrive à la catastrophe qui est qui est hélas aujourd'hui prévisible. Mais encore

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faut-il que le jeune qui doit se déplacer pour ses études, par exemple, il est pas d'un côté un avion à 30 € pour aller à Marseille et de l'autre un train à 250 €. parce que tant que c'est comme ça, ben ça sera difficile de lui dire que c'est un vilain garçon parce qu'il a choisi de prendre l'avion alors qu'en réalité il n'a pas le choix. Donc ce nouvel humanisme c'est aussi redonner réellement le choix dans les existences concrètes et pas simplement dans les discours. Merci Stéphane qui a eu une une conception assez extensive de une dernière phrase de conclusion. Euh mais si on veut tous déjeuner à l'heure, Dominique à toi. Oui. Alors, je prépare une phrase, trois

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phrases. La première, évidemment contester le tout climatisation veut pas dire zéro climatisation. Ne nous caricaturerons pas nous-mêmes, on fera tout à court terme, les volets, le blanc de Medon, les films filtrants, l'orientation des bâtiments et cetera. Mais quand c'est nécessaire, évidemment, les pompes à chaleur et euh la clime euh pour les personnes fragiles dans les hôpitaux, les écoles et les épades. Évidemment, euh la la bagnole en ville, ça émet beaucoup plus de carbone que c'est beaucoup plus problématique que euh les climatisations. Deuxième chose, une grande loi, bien sûr que non, je suis d'accord avec Erik, une grande loi, ça peut être un monument auquel on touche pas, qu'on met pas en œuvre, mais surtout il y a des amendements débiles, il y a les

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compromis foireux en CMP et cetera et cetera. On sait ce que ça veut dire une grande loi. Il y a tout ce qu'il faut actuellement dans la boîte à outils pour faire énormément de choses. Et l'essentiel à ce en ce moment, c'est les compétences techniques et l'appui, mais c'est surtout les choix budgétaires. Egonerie l'a dit avec justesse. Aujourd'hui, on flèche toujours plus de crédit pour conserver, pour réparer, pour reconstruire vite et mal, pour indemniser que pour préparer l'avenir. Moi, je suis pas toujours fan des punchlines de ma patronne, mais la dernière, elle a fait mouche. Demander à la grande transmission des patrimoines de financer la grande transition écologique, ça ça me touche. Si vraiment il y a 9000 milliards qui doivent changer de main dans les années qui

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viennent, demander à ceux qui ont plus de 4 millions d'euros de patrimoine à transmettre dans donner 10 % à la collectivité pour financer la transition, ça me paraît juste. Merci Dominique. Donéry d'abord merci merci d'avoir répondu à notre invitation puisque vous êtes le seul ici qui n'est pas un responsable politique et et peut-être qu'est-ce que ce débat vous a inspiré dites-le nous en en en en en guise de conclusion. Oui. Alors euh bon, je dirais bon on a on partage beaucoup de constat hein euh toutes les questions qui ont été posées là, inégalité, canicule, clim, maladie vectorielle, habitabilité, aménagement du territoire, assurance et cetera. En fait, il y a des réponses dans les rapports du ha conseil pour le climat. Ils sont publics, ils sont accessibles sur le site du conseil

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pour le climat. Il y a deux rapports cette année, rapport annuel, rapport territoire. Il y a également un avis PNAC qui pourra répondre à votre question sur les fragilités de ce plan en fait, pourquoi il suffit pas. Et en fait, je voudrais juste utiliser mon dernier temps de parole pour dire là, on parle de 70 milliards d'euros par an pour faire la transition. Mais en fait, c'est pas cher, il faut le faire, hein, parce que on importe 50 milliards d'euros de pétrole et de gaz par an. Voilà. Merci. Voz, j'adore moi la concision des scientifiques. Bon euh et bien le le le mot de la fin pour pour Johanna qui conclura cette séquence. Merci. Peut-être du coup comme première secrétaire euh déléguée de notre parti, moi je voudrais m'adresser

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spécifiquement à tous les militants et à tous les militants socialistes dans cette salle ailleurs en se disant finalement nous socialistes, c'est quoi notre mission ? C'est quoi notre job dans ce débat ? Moi, je crois profondément que notre job à nous, c'est d'être ceux qui sont intransigents, offensifs et imaginatif sur la question de la conjugaison de la question sociale et de la question écologique. J'ai commencé cette table ronde en nous invitant à tricoter toujours le fil de l'habitabilité et le fil de la vulnérabilité. Et c'est de le faire pas en s'isolant, c'est de le faire en continuant à dialoguer avec nos partenaires. Je prends deux images. Hier, j'ai accueilli avec Olivier Fort,

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Cyel Châtelin et Léa Bellage. On a avec les écologistes dans nos grands combats celui de l'alimentation dans nos écoles. J'ai accueilli ce matin avec Olivier François Ruffin. Nous avons avec François dans nos combats communs celui des travailleurs. Tout ça c'est pas théorique. Je vais prendre un exemple concret. Dans ma ville pour la première fois à cette rentrée, on passe au tout inox dans la restauration scolaire. Ceux qui connaissent ces sujets savent que c'est exigeant. Dominique a été maire, elle le sait. Il suffit pas de le décider, il suffit pas de claquer les doigts. Quand j'ai fait la rentrée scolaire, j'ai été voir les personnels qui travaillent dans les cantines qui m'ont dit leur inquiétude du passage au Toutinox. Elles m'ont dit "Madame la

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mère, on vous a écouté, on va y aller." Et je leur ai dit "À Noël, on fait un point ensemble. Je viendrai vous voir personnellement pour que vous me fassiez le retour. Pourquoi ? parce qu'elles n'ont pas de doute sur le fait que c'est mieux pour la santé de tout le monde, mais qu'elles me disent bah c'est des changements d'organisation de travail, il faut porter des plats là où avant il y avait des barquettes plastiques. Pourquoi je prends cet exemple ? La conjugaison de la question sociale et de la question écologique, c'est aussi considérer qu'on fera pas la transition sans les travailleurs, sans les travailleuses et sans les gens. Et nousistes, nous c'est ça le socialisme, c'est changer la vie des gens, protéger la planète en changeant la vie des gens.

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Donc ça c'est le premier message que je voulais passer. Le deuxième, c'est que ce campus, il est efficace s'il a un déboucher politique. Alors moi, je voudrais d'abord vous inviter à prendre le temps les uns et les autres, y compris les partenaires, à lire le nouveau projet du Parti socialiste. Je le dis, c'est la première fois dans l'histoire de notre parti qui est écrit sous la houlette de Chloéel de manière aussi claire la rupture avec le productivisme. C'est important, il faut le dire, il faut le revendiquer. et dans la primaire qui viendra demain, je vous invite à être fidèle à ce qui est écrit dans ce projet parce que dans les options qui sont mise sur la table, si la rupture avec le productivisme, si la

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ligne de la socialeécologie que nous sommes nombreux ici à construire, pas dans les discours mais dans les faits très concrètement n'est pas celle qui demain continue à nous rassembler. Alors, au-delà des paroles, les actes ne seront pas au rendez-vous et les Françaises et les Français, ce dont ils ont besoin, ce sont d'abord des actes. Merci. [applaudissements] Merci. Merci à chacun de nos intervenants. Euh merci à vous tous qui avez choisi cet atelier. Vous avez eu raison, c'était le plus qualitatif de la matinée, de la journée, de la semaine. Et bien, bon déjeuner à tous et merci à vous.

1:30:03

Merci. Merci pour l'intervention.

1:30:16

Ouais, ça marche.