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interviewSénat (sur YouTube)· 14 mars 2025 102 min

Audition du PDG de la Coopérative U

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

voilà je vous propose de débuter notre audition s'il vous plaît mesdames donc nous avons le plaisir d'accueillir ce matin Monsieur Dominique chelcher qui est président directeur général de coopérative u Group qui s'appelait Système U jusqu'en 2024 votre groupe en effet souhaité prendre un nom qui soit plus en adéquation avec le modèle coop qui est au cœur de son histoire monsieur cheler vous avez commencé votre carrière comme responsable marketing du quotidien L'Alsace puis en 1998 vous êtes devenu le propriétaire du supermarché Super U de fcenheim avant de vous voir confier en 2009 la direction de la région est pour tout le système U enfin en 2018 vous avez été élu présid ident directeur général du groupe je précise que vous avez déclaré le mois dernier être candidat à un nouveau mandat de 6 ans à la tête du groupe coopérative u vous êtes parallèlement depuis 10 ans membre du bureau de la Fédération du commerce et de la distribution votre rôle dans cette organisation vous donne une vision assez globale des enjeux ce qui est pour nous très précieux votre audition s'inscrit dans le cadre de nos travaux sur les lois égalim et la filière de la distribution en France un secteur essentiel à l'économie nationale et au quotidien des Français vous avez en tant qu'acteur de la distribution un rôle clé celui de garantir au consommateurs un accès à des produits de qualité au juste prix tout en soutenant autant que possible des producteurs le cas échéant locaux avec 12 % des de marché en 2024 et 1726 points de vente dans 14 pays vous représentez le 4e distributeur alimentaire français derrière les groupes Leclerc les mousquetaire et Carrefour mais vous êtes parfois classé au 3e rang selon le mode de calcul retenu vous nous expliquerez monsieur le Président l'état dans lequel se trouve la filière de la distribution en faisant aussi un focus sur votre groupe et en partageant avec nous les données les plus actualisé coopérative U est un acteur singulier il est né cher Philippe grevallet en 1894 à savenet en Loire Atlantique lorsqu'un épicier Auguste Juel décide de fédérer quelques commerçants du pays nanté et crée l'une des premières sociétés d'achat en commun entre épiciers détaillant le pain cotidien en 1920 l'association regroupait 300 épiciers affiliés et un siècle plus tard fédéré autour d'une centrale nationale basée à Ris et de quatre cal centrales régionales le groupe coopérative u compte 1500 associés il rassemble les enseignes hyperu Super U U Express anciennement Marché U et utile un réseau de magasins de proximité présent aussi bien dans le milieu urbain que dans les communes rural vous pourrez revenir monsieur le Président sur votre organisation avec vos centrales régionales qui elles-même regroupé en une seule structure baptisée u enseigne j'ai relevé que vous vous appuyer sur un Pôle International u centrale export pouvez-vous nous indiquer le rôle précis joué par cette centrale les groupes de la distribution sont souvent accusés de contourner les lois égalim via des centrales d'achat basées à l'étranger qu'en est-il de votre groupe concernant les lois égalimes justement elles ont été mises en place avec pour objectif de mieux rémunérer nos agriculteurs et de répartir tire plus équitablement la valeur au sein des filières agroalimentaires quel bilan tirez-vous monsieur le Président des lois égalim ont-elles permis d'améliorer le revenu des agriculteurs comment garantir selon vous un juste équilibre entre la rémunération des producteurs et le pouvoir d'achat des consommateurs enfin constatez-vous des effets inflationniste sur certains produits et si oui lesquels mes collègues spécialiste je vous le disais à l'instant Anne-Catherine Loisier et Daniel gremiller que je salue pour le travail qu'ils accomplissent de façon permanente et régulière et qui sont chargés du suivi des lois et galimes ne manqueront pas bien sûr de vous interroger plus spécifiquement sur les difficultés d'application de ces lois ainsi que sur de nouvell initiative législative en la matière par ailleurs vous savez monsieur le Président que les ménages français ont vu leur pouvoir d'achat misise à rude épreuve ces dernières années avec l'inflation des produits alimentaires ce qui les a conduit à réduire leur consommation c'est historique où en sommes-nous aujourd'hui comment faire face à des risques géopolitiques croissants votre modèle coopératif qui repose sur l'indépendance des commerçance et la proximité avec les territoires peut-il être une réponse durable à tous ces défis voilà monsieur le Président quelquesunes des questions que je souhaitais vous soumettre et que nos rapporteurs mais également l' ensemble des membres de la commission ne manqueront pas de compléter après votre intervention avant de vous céder la parole je rappelle que votre audition fait l'objet d'une captation vidéo et qu'elle est diffusée sur le site du Sénat voilà monsieur le Président je vous laisse très volontiers la parole madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Sénateurs merci beaucoup de m'avoir invité à m'exprimer aujourd'hui devant cette commission et avant toute chose je voudrais vous présenter en quelques mots coopérative vu même si vous l'avez déjà très bien fait alors donc c'est effectivement l'histoire d'une coopérative de commerçants indépendants né il y a 130 ans et je confirme c'était à savenet en Loire Atlantique et qui s'est développé jusqu'à devenir effectivement le 4e acteur de la distribution en France nos 1200 associés sont propriétaires de leurs magasins souvent familial qu'ils exploitent eux-mêmes dans des territoires majoritairement ruraux et les villes moyennes où ils résident parfois depuis leur naissance au total nous formons un réseau de 1800 magasins de tout format aux enseignes qui ont été citées à l'instant 75000 collaborateurs il travaillent chaque jour partout en France ce sont quelques dizaines de personnes par magasin une centaine dans les supermarchés et jusqu'à 300 dans les hypermarchés nous avons une soixantaine d'hypermarchés à taille humaine qui font en moyenne 6000 m² qui ne sont pas touchés par la désaffection des grands hypermarchés nous nous appelons associés car nous possédons et partageons des outils en commun chacun est indépendant mais nous faisons des choses ensemble comme l'informatique la logistique évidemment et bien sûr acheté ensemble nous sommes fiers de nos produits à notre marque U qui porent particulièrement nos engagements pour la souveraineté de la France agricole et industriel 77 % sont fabriqués par des TPE PME françaises majoritairement avec des matières premières françaises nous sommes donc un gros client de la ferme France nous sommes tous associés aussi dans une gouvernance moderne et démocratique et associé au pilotage stratégique et opérationnel de la coopérative si je prends mon exemple j'exploite donc le SuperU de Fessenheim en Alsace que mes parents ont créé dans les années 70 et j'ai en parallèle pris des responsabilité au sein de coopérative u d'abord comme administrateur puis président avant de devenir DG national vous et moi partageons donc un emploi du temps assez similaire la semaine à Paris ou en déplacement et les vendredis et weekend dans nos territoires vous abattre le pavé à travers vos circonscriptions respectives moi marteler le carrelage de mon propre supermarché avec mes salariés et mes clients de proximité que je revois tous les vendredis et tous les samedis être chaque semaine dans mon magasin c'est aussi être chaque semaine au contact de mes collaborateurs et de mes clients qui m'interpellent et m'expriment leurs doutes leurs méc contentement leurs espoirs aussi parfois et ce qu'ils ne peuvent pas dire leur cadit le dit pour eux cette double lecture humaine et statistique c'est ce qui confère aux commerçants une vision singulière et parfois négligée dans ce pays de l'état de la société et des préoccupations de nos concitoyens aussi je peux vous l'affirmer sans l'ombre d'un doute les Français n'ont pas encore digérer l'importante poussée inflationniste de ces 40 dernières années la plus importante on pourrait presque parler d'un syndrome de stress post-inflationniste chez les Français le combat contre l'inflation sera gagné lorsqu'elle ne enta plus les esprits or le ralentissement de l'inflation est une donnée macro-économique qui mettra du temps à se faire sentir dans la réalité quotidienne des Français une très large proportion des consommateurs s'inscrit toujours dans une logique d'arbitrage très fort forte une majorité se recentre sur les achats essentiels restre les petits plaisirs limitant les quantités et pour certains sacrifiant tout ce qui est perçu comme non essentiel en 2024 l'INC annonçait une nouvelle baisse de la consommation alimentaire des ménages de - 1,7 % après celle de - 3,5 % en 2023 il y a même une sorte d'effet cumulatif certes l'inflation ralentit mais les Français font face au cumul de tout ce qui a augmenté et c'est ce dont il nous parle vraiment tout le temps tout le temps tout le temps ce phénomène de déconsommation individuelle soulève deux enjeux publ d'abord un enjeu de finances publique la consommation des ménages pèse 55 % du PIB français elle est tout à la fois la première contributrice à la richesse nationale et le parfait thermomètre de la santé économique du pays des conscitoyens qui épargn pour ceux qui le peuvent et c'est une minorité on dit toujours oui les Français parent mais c'est pas la é plus qu'il ne dépens des entreprises qui provisionnent plus qu'ell n'investissent c'est le signe d'un sentiment de perte de confiance cet immobilisme n'est pas tenable l'économie comme le cycliste ne peut pas faire du surplace trop longtemps risque de chuter il faudrait au moins que cette épagne serve à la souveraineté de la France le second enjeu c'est celui de la santé publique les ventes de fruits et légumes frais ont reculé de 2 % en volume selon Interfel l'interprofession de la filière dont j'ai encore rencontré le nouveau président lors du dernier Salon de l'Agriculture cela correspond à - 24 kg de fruits et légumes par an et par ménage entre 2020 et 2024 les rayons des métiers frais traditionnels la viande le poisson les produits bios sont en effet ceux qui ont souffert le plus fortement des nouvelles habitudes de consommation des Français dans un contexte d'inflation les moins de 25 ans ont proportionnellement plus souvent déserté ses rayons frais ce qui fait craindre à long terme des conséquences durables chezu par contre nous progressons partout y compris sur le bio y compris sur les rayons frais en valeur et en volume sur un marché que vous aurez compris difficile se porte bien car nous ne cessons d'investir et de nous remettre en cause en restant à l'écoute de nos clients c'est le fruit de notre combat continue depuis 5 ans pour accompagner les Français et protéger leur povoir d'achat face à l'inflation pour favoriser le bien manger même durant cette période difficile U est la seule enseigne à avoir maintenu jusqu'à aujourd'hui encore un panier de 150 produits à prix coûtant 10 paniers anti-inflation sur lequel nous ne prenons rien de plus que la marge légale tout comme nous soutenons les producteurs locaux vous y avez fait allusion madame la Présidente en proposant leur produit plus que d'autres dans nos magasins cette part de produits locaux et régionaux représente jusqu' à 20 % de l'activité car la fin de l'inflation ce n'est pas encore la la déflation la redescente n'est pas encore au programme de l'étape mais on a atteint le sommet du col inflationniste les négociations commerciales qui se sont achevés le 1er mars dernier le confirme il y aura des hausses il y aura des baisses et au final une inflation faible sur l'alimentaire en phase avec les prévisions de l'INC et de la banque de de France c'est une bonne nouvelle après plus de 20 % de Haus sur 2 ans dans l'alimentaire sur la forme vous avez certainement beaucoup entendu dire que ces négociations commerciales ont été particulièrement tendues je serais plus nuancé elles se sont bien passé avec les industriels qui comme nous sont conscients des contraintes budgétaires des Français et conscients de la nécessité de relancer la consommation elles ont été beaucoup plus difficiles avec ceux notamment les grandes multinationales qui ne sont pas basés en France et qui se préoccupent plus de tableau de résultats Que de ce que les Français mettent sur leur table ces grands acteurs semblent être éloignés et ne pas ressentir les préoccupations des consommateurs finaux en tout cas certains d'entre eux c'est pour nous une véritable préoccupation oui nous avons alerté et négocié contre des hausses injustifiées inaccepable pour des consommateurs que nous voyons toutes les semaines faire leurs courses à l'europrès et cette près c'est au 15 du mois dans le temps c'était le 25 du mois aujourd'hui c'est au 15 du mois défendre le pouvoir d'achat des Français c'est notre métier et je pense pouvoir dire avec fierté que tout le secteur a été au rendez-vous dans la tempête inflationniste sur l'alimentaire cette mission nous l'exerçons dans un strict respect des lois etgalim car s'assurer de la juste rémunération des agriculteurs c'est aussi notre responsabilité et notre volonté en tant tant que président d'une coopérative dont 50 % des magasins sont implantés dans des territoires de moins de 5000 habitants je ne laisserai jamais personne insinué qu' ne respecterait pas les lois de protection du revenu agricole dans la dernière ligne droite des négociations les propos de certains syndicats d'industriels ont dépassé vraiment les bornes par leur caractère méprisant et mensonger à l'égard de notre métier de tous les gens qui travaillent ils ont des motifs de mécontentement nous avons les nôtres et forcé de constater que nous nous retrouvons pour dire que les règles de négociation sont imparfaites et bien chich changeonsles je plaide donc pour un égalim 4 qui achève de renforcer dans la durée un système alimentaire plus équilibré et plus souverain j'ai eu l'engagement dans égalim est un héritage mon prédécesseur serge Papin a beaucoup uvré pour les travaux préparatoires de la première loi pour nous les associésu qui sommes des entrepreneurs de nos territoires les agriculteurs sont tout à la fois des partenaires des clients et des voisins nous avons en commun la passion de nos terroirs la fierté de nos spécialités régionales les trois premières lois égalim ont indéiablement permis un certain nombre de progrès mais le revenu des agriculteurs n'est pas encore pleinement au rendez-vous et le contexte s profondément durci le pouvoir d'achat des Français plus fragile qu'il ne l'était en 2018 et nous entrons dans une une ère géopolique plus instable sans compter le covid la guerre en Ukraine qui ont bouleversé bien des équilibres la menace de Donald Trump d'augmenté à 25 % les droits de douane sur certains produits agricoles nous le prouve encore c'est collectivement que nous trouverons la réponse à cette équation qui s'impose à nous les propositions de U reposent sur deux piliers le bon sens et plus de transparence et nous pourrons y revenir en détail si vous le souhaitez tout à l'heure et puisque que nous parlons transparence permettez-moi d'être complètement transparent en concluant mon propos sur ce qu'est aujourd'hui le quotidien d'un entrepreneur du commerce en France c'est un quotidien bien souvent passionnant et c'est ma vie de tous les jours et je la vis vraiment avec passion mais de plus en plus étouffant ou plutôt devrais-je dire étouffé étouffé vous le savez par trop de bureaucratisation jusqu'à une certaine dose les normes protègent à l'excès elles étouffent en en Europe et en France particulièrement on a franchi parfois le seuil de l'excès d'autres avant moi vous l'ont dit ici enfin les agriculteurs aussi l'ont dénoncé avec leur colère l'année dernière et les Français aussi s'en rendent compte et je j'en veux pour preuve le baromètre des des territoires des labes et de l'Institut montaag alors que les Français comptent de plus en plus sur l'entreprise pour améliorer la société 56 % d'entre eux estiment que c'est difficile d'entreprendre en France entreprendre en France c'est ile oui parce que l'hyperburaucratisation nous plonge dans un océan de complexité et souvent aussi de perplexité laissez-moi vous donner un exemple avec un produit de tous les jours le chocolat un bonheur pour les papis mais croyez-moi un véritable casse-tête fiscale après le château et le procès Kafka aurait pu écrire le chocolat qui compte pas moins de 10 catégories fiscales sur son taux de TVA le chocolat noir est considéré comme un produit de première nécessité donc il est soumis à un taux de 5,5 % réduit sauf s'il est fourré là on repasse à 20 % comme le chocolat au lait ou le chocolat blanc sauf s'il s'agit d'un chocolat au lait destiné à être fondu pour l'utiliser dans les pâtisseries dans ce cas on repasse à 5,5 %. sauf si c'est un bonbon de chocolat donc s'il s'avale en une bouchée une bouchée aux yeux de la réglementation c'est 20 g et 5 cm de côté pas plus mais attention si et seulement si le chocolat repris ésente 25 % du poids total du produit bref je m'arrête là pour ne pas définitivement vous couper l'appétit on marche un peu sur la teste et on ne sait plus comment le dire on subit autre exemple on nous oblige en quelques années à couvrir tous nos parkings de cellules photovoltaïques d'ici 2026 voire 2028 c'est évidemment une très bonne idée pour rentrer dans la trajectoire durable de la France sauf qu'il n'y a même pas de filière française ou européennne à sollicité pour faire marcher notre économie nous avons demandé un délai par rapport à ça que nous n'avons pas obtenu donc la loi va bénéficier directement à la Chine là-dessus on marche sur la tête et on ne sait plus comment le dire on subit entreprendre c'est difficile aussi parce qu'appréend appréhender cette complexité demande du temps beaucoup trop de temps le développement chez nous dans notre métier est devenu un véritable combat de longue haleine j'ai inauguré il y a quelques jours un SuperU à la Ferté Saint-Aubin en Sologne il a fallu 13 ans pour aboutir entre la première idée son ouverture 13 ans pour un supermarché de taille modeste 2000 m² et croyez-moi cette situation n'a rien d'une exception encore une fois on marche un peu sur la tête et cette complexité administrative c'est aussi un coût un coût très élevé même cela coûte très cher à l'État 60 milliards d'euros c'est pas moi qui le dis c'est ber cela coûte cher aux travailleurs les cotisations patronales parmi les plus élevées d'Europe engendr un écart souvent incompris entre le montant brut versé par l'employeur et le salaire net reçu par les collaborateurs et cela coûte évidemment très cher aux entreprises françaises soumisees au niveau de prélèvement obligatoire le plus important d'Europe c'est vrai pour toutes les entreprises c'est encore vrai plus vrai pour le commerce les impôts sur la production et les Bénéfic rapportés au résultat d'exploitation s'élève à 67 % pour le commerce contre 44 % en moyenne pour le reste de l'économie au total ce sont plus de 100 impôts et taxes auxquels nous sommes soumis et autant de règles différentes à comprendre et appliquer par exemple voilà il faut pourtant que nous avancions sur tous ces sujets car le monde lui continue d'évoluer et au regard de la récomposition à l'œuvre dans notre secteur qui est intense hein vous le suivez dans l'actualité nous avons aussi des investissements à opérer nous devons être rentablebl et compétitifs pour rester dans la course les déboir de plusieurs grandes enseignes nous le rappell et les investissements logistique de décarbonation notre trajectoire carbone chez U est ambitieuse d'intelligence artificielle sont nombreux et majeurs je n'ai pas à vous rappeler non plus la concurrence d'ARD disccounter venu de l'étranger comme action qui possède déjà plus de 800 magasins en France et qui n'est pas soumis aux mêmes règles ou des acteurs du numérique comme temu Shine Amazon qui prennent des part de marché dans un modèle économique complètement différent vous l'aurez compris il y a urgence urgence à simplifier certains cadres urgence a libérer les entreprises françaises de certains points antiompétitivité qui entrave chacune de leurs tentatives d'aller de l'avant urgence à accélérer poursivre non pas la route mais simplement le rythme de grandes puissances qui de part et d'autres de la planète sont lancé dans une course effrainée à l'innovation et à la souveraineté mais s'il y a une urgence ce n'est évidemment pas trop tard le déclin n'est jamais certain surtout pour un pays riche en ressources et talent comme la France intégré au cœur d'un continent qui est plus grand le plus grand marché du monde nous avons encore le temps de redresser la barre et de mettre le cap sur notre compétitivité économique et notre souveraineté faisons confiance et simplifions drastiquement par exemple nous on propose que pour tout nouveau caractère inscrit dans la loi on en supprime deux trois ou peut-être quatre sinon ça va être difficile je pense qu'il n'est pas inutile enfin de le rappeler dans un moment où nos compatriotte n'entend parler que de crise et de déclin de guerre que je ressens évidemment différemment en étant moi-même frontalier au bord de la frontière allemande nous sommes en pass de sortir de la spirale inflationniste attaquons-nous maintenant à la spirale parfois décliniste que les Français dont les Français témoignent les ingrédients sont les mêmes de la volonté la mobilisation des entreprise vous pouvez compter sur la nôtre une attention pour nos compatriotes notamment pour les plus modestes merci mesdames et messieurs les sénateurs et à votre disposition pour vos questions merci beaucoup monsieur le Président pour cette présentation je sais pas si on mangera tous le chocolat de la même façon maintenant mais en tout cas c'était très édifiant on donc je vais laisser la parole sans plus tarder à nos rapporteurs qui suivent ces sujets depuis depuis très longtemps et donc on va commencer avec Anne canoisier et ensuite dan Daniel gréer qui buvait vos paroles en tout cas parce que Daniel souvent sur l'équipement des panneaux photovoltaïques Daniel gréiller a souvent voilà plus qu'alerté là-dessus et donc je pense que par rapport à ce que vous avez dit il était complètement en phase Anne Catherine merci merci madame la Présidente Monsieur le Président Directeur Général donc ravi de de vous entendre vous savez on est effectivement aujourd'hui en en en examen de de la proposition de l'OUA et Galim en fait qui porte sur le SRP et l'encadrement des des promotions donc moi je je me concentrerai plutôt sur ce ce contexte néanmoins je voulais vous dire en introduction que bien sûr on partage votre point de vue sur la difficulté aujourd'hui et les contraintes qui sont celles de nos entrepreneurs et et et et et ces normes néanmoins dans le secteur qui nous concerne [Musique] euh enfin je dire les lois Galim elles sont venues à la base parce que il y a une très mauvaise entente en France entre les maillons de la filière et notamment entre les industriels et et les distributeurs et nous législateurs nous n'interviendrions pas dans vos relations si ça se passait je dirais comme ça se passe entre guillemets chez la plupart de nos voisins où la négociation des prix se fait dans un cadre je sais pas comment on peut le qualifié mais en tout cas qui se traduit par une une ambiance beaucoup plus beaucoup plus sereine donc voilà le législateur il répond aussi à des tensions qui sont propres sur le territoire et et et aujourd'hui malheureusement 6 ans après la première loi égalim comme vous l'avez dit on constate que ces tensions elles existe toujours et nous notre incompréhension vous parliez de votre incompréhension mais nous notre incompréhension elle réside surtout dans cette réalité-là et effectivement les retours que nous avons sur les négociations 2025 c'est qu'elles sont les pires alors chaque année ce sont les pires elles sont pires que les précédentes mais je dirais que cette année l'argument il est quand même lié à la concentration des distributeurs hein et à ce que certains appellent d'or et déjà la situation d'oligopole avec la concentration reochamp Intermarché carrefourilà donc vous vous êtes sortis de cette centrale d'achat l'année dernière euh pourquoi vous en êtes-vous retiré et du coup comment allez-vous faire allez-vous tenir entre guillemets isolé ou allez-vous réintégrer une centrale une centrale d'achat comment analysez-vous ces concentrations est-ce que à votre avis elles sont de bonne augure pour un climat plus serein une meilleure une meilleure rémunération dans l'ensemble des acteurs de la filière et notamment donc des des producteurs dans un contexte où un certain nombre d'industriels nous soulignent aujourd'hui que c'est pratiquement 30 pour de leur part de marché qui sont détenus désormais par cette oligopole donc comment assurer une une concurrence et une dynamique des prix dans un contexte de plus en plus oligopolistique si on peut dire je crois que c'est la bonne formule euh comment euh que proposeriez-vous pour une meilleure répartition des marges puisque c'est bien là le le le sujet de de fond euh nous avons mis en place donc dans la première loi et la galing le seil de revente à perte + 10 et aujourd'hui certains proposeraient après avoir créé un plancher de faire un plafond des marges avec un SRP qui pourrait être je sais pas un maximum plus 30 qu'en pensez-vous comment analysez-vous ces ces propositions alors cette volonté elle est notamment elle s'appuie notamment sur un certain nombre de constats des des des acteurs alors vous vous contesterez certainement les les chiffres mais l'ileec par exemple fait un panier de produits et constate aujourd'hui une différence de 35 % entre les prix de vente des industriels au distributeurs et les prix des distributeurs inscrits en rayon quelle est votre analyse sur sur sur ces chiffres et puis enfin pour mon notre information on narrive pas bien à analyser en fait si le SRP + 10 est appliqué au MDD qu'en est-il qu'en est-il chez SuperU est-ce que le SRP + 10 est appliqué au marque distributeur voilà puis je reviendrai pas sur sur le consommateur vous avez beaucoup parlé des consommateurs parce que je pense que c'est un sujet qui est cher à Daniel il reviendra dessus mais pour nous les grands consommateurs finalement sont les grands gagnants de la guerre des prix aujourd'hui et que le maillon les maillons qui sont plus en difficulté effectivement c'est pas ceux des consommateurs qui qui bénéficient plutôt de la la guerre des prix permanentes et de plus en plus forte entre vous et vos et vos collègues merci merci Anne Catherine loisi Daniel gremiller oui merci Madame présidente d'accord monsieur le Président Directeur Général euh merci de vos propos plusieurs questions ou remarques la première depuis effectivement comme l'a dit notre présidente depuis que égalim a été mis en place le Sénat a souhaité suivre son application et depuis la création des galimes on constate que la ferme France les IA françaises perdent pied c'est que tout doucement euh elles sont en train de s'éroder au bénéfice euh d'autres productions venant en dehors de l'hexagone comment expliquer cela et comment y remédier deuxième remarque euh on constate que de plus en plus de produits d'ailleurs vous le dites vous-même 77 % des produits sont produits en France euh mais on se rend compte que le petit logo fr disparaît plus souvent au bénéfice du logo UE euh donc autre remarque h quie une question et c'est un point d'ailleurs que nous avions soulevé au Sénat sur le fait il fallait pas enfermer les agriculteurs l'agriculture française et les entreprises françaises dans uniquement une politique hexagonale mais qu'on était dans un marché communautaire euh je voudrais prolonger ce que vient dire Anne-Catherine parce qu'effectivement là encore les analyses que le Sénat a pu faire c'est que les prix alimentaires et notamment par vous avez fait beaucoup référence à l'augmentation euh pandémie sur les prix alimentaires euh et si on les compare aux produits à côté vous êtes pas loin je suis comme vous pas très loin de la frontière euh et bien on se rend compte que en Allemagne les prix ont monté bien plus qu'ils n'ont monté en France en terme de prix alimentaire donc aujourd'hui euh quand j'étais jeune je me souviens c'était 35 % du revenu d'un ménage allait pour l'alimentation aujourd'hui on est même pas 14 %. donc euh je vous un peu temporiser vos propos sur le fait il y a des priorités qui ont été faites ailleurs sur leur venu d'un ménage en dehors de l'alimentaire donc c'est un vrai sujet aussi faut faut l'aborder et puis dernière remarque ça c'est quelque chose qui nous a surpris mais hélas les faits sont là c'est qu'on s rendu compte que la grande distribution française était devenu leader en terme de publicité c'estàd qu'avant c'était plutôt les constructeurs automob mobile ils sont loin derrière vous enfin les enseignes et que vous êtes loin loin loin devant tout le monde en terme de budget publicitaire donc c'est des masses vraiment considérables qui sont engloutis au niveau de la publicité donc voilà les les points que je voulais vous poser mais la première la dernière question comment pouvez-vous imaginer qu'aujourd'hui on puisse négocier quand une entreprise avec laquelle un distributeur avec lequel vous discutez représente 1/ers de du du marché avec lequel le chiffre d'affaires que vous réalisez parce que ça limite vraiment les capacités de discussion merci beaucoup à tous les deux monsieur le Président je vous propose de répondre à nos deux rapporteurs merci à à tous les deux pour vos vos questions alors tout d'abord je voudrais dire monsieur le sénateur vous avez parfaitement raison et que la toile de fond de tout ce de tout ce sujet qui est extrêmement profonde et que moi j'ai constamment en tête c'est ce que vous avez décrit c'est que en 1960 la part de dépenses de ménage consacré alimmentaire était de 30 % et à l'époque à l'époque comment dire beaucoup d'autres dépend fr'était bien moindre à date d'aujourd'hui ces dépenses représentent environ 13 14 % et une autre courbe à exactement croisé de manière strictement à l'opposé et vous le savez tous ici c'est le logement le logement l'énergie pour le logement et cetera et et et et cette contrainte là elle est là elle met une pression considérable sur les Français et explique beaucoup de leur comportement et je suis tout à fait d'accord avec vous mais et et et c'est notre chapeau à tous qu'il faut avoir en tête ils ont cette pression ils sont obligés de faire des choix par ailleurs premier point ensuite je voudrais vous redire par rapport aux négociations et ce que vous avez dit Madame la sédatrice je rappelle que le le l'organisation des négociations en France est unique au monde cet encadrement et et je j'en comprends les raisons bien sûr on n'arrive pas à s'entendre et vous fixez un cadre et et je ne comp je ne conteste pas ça mais je dis simplement que c'est unique au monde cette discussion entre le 1er décembre et le 28 février et moi je je veux juste vous rensibiliser un point je je comprends la la contrainte qui nous est mise et en même temps comprenez que en 3 mois nous avons en face de nous des centaines d'entreprises à traiter que par exemple une coopérative comme la nôtre notre équipe d'acheteur n'est pas illimité n'est pas illimité et que donc on a un phénomène quand même à un moment de goulau d'étranglement qui fait que la négociation se concentre plus que sur une chose sur le prix alors qu'avec nos partenaire on devrait pouirir le temps de discuter de beaucoup d'autres choses mais écoutez on on est alors certains vraiment je vous la montre jusqu'au dernier mot et et et n'enclenche la discussion que dans le dernier moment donc par exemple je vous donne un exemple ce qu'on a essayé de faire chez u cette année c'est de pas s'arrêter dans un rendez-vous de 2h mais de bloquer des journées entières avec certains partenaires qu'on a choisi dans 90 % des cas quand on a pris le temps quand l'équipe était élargie de part et d'autre qu'on s'est bien expliqué qu'on s'est mieux compris on a trouvé un accord gagnant gagnant pour les deux au bout du compte ce que je veux juste dire c'est que ces 3 mois euh je veux dire n'existe nulle part ailleurs au monde et sont en partie aussi un goulet d'étranglement je voudrais ensuite redir qu'il y a deux niveaux de négociation il y a pour 2 tiers des négociations ce sont les grandes marques puisque elles représentent 2/3 de notre allez un peu moins de 2/3 de notre activité donc c'est les fameuses négociations annuelles mais 1/3 de notre activité c'est notre marque distributeur donc chez nous la marque U et celle-là on peut discuter tout au long de de l'année et ça représente un/ers de notre activité et là c'est beaucoup plus apaisé on discute tout au long de l'année c'est moins tendu on se revoit régulièrement la plupart des produits comment dire qu'on vend s sous notre marque font l'objet de contrat tripartite qui est le format gagnant pour mettre autour de la table le distributeur nous la coopérative agricole et un transformateur ces contrats c'est 3 à 5 ans euh c'est une rediscussion du prix annuellement et ça et ça c'est vraiment gagnant mais c'est 1/3 de l'activité je sais bien c'est 1/3 de l'activité mais c'est très inspirant quand même pour euh pour l'autre partie pourquoi avons-nous quitter euh la centrale européenne dont nous faisions partie l'année dernière pour deux raisons la première une raison euh sur la forme euh sur une la forme relationnelle c'était difficile à vivre pour nous donc on na pas souitit y rester sur la forme c'est eu on est des gens on est reconnu pour notre fonctionnement très humain euh voilà l'humain est important pour nous et donc il était hors de question d'être de travailler dans une mauvaise ambiance premier point et deuxième point U est rentré dans cette centrale avec un engagement et cétait écrit dans notre contrat de respecter la loi égalime bien que il y avait une négociation en Europe et donc respect de la date butoire absolument et euh respect euh comment dire de la part de matières premières agricoles force de constater qu' au bout d'un certain temps nos confrères commerçants indépendants européens puisqu'on était soit avec des confrères indépendants européens soit avec des entreprisees familiales européennes et des cas et d'autres en fait ne comprennent pas la législation française et donc on était en permanence euh comment dire un peu en contradiction sur ce plan et donc pour ces deux raisons on a décidé de sortir parce que U est légaliste u veut respecter égalim u veut pas comment dire ne pas respecter ça on a été soutien de la loi depuis le début et donc on en est sorti pour être en phase avec ce que nous sommes et et et et avec nous-mêmes donc voilà en toute simplicité et donc aujourd'hui on n pas d'autres projets pour l'instant on a mené notre campagne de négociation tout seul on l'assume on a eu des bonnes relations avec plein d'industriels d'ailleurs qui nous ont dit ben vous êtes Franco français c'est bien on vous fait confiance on on joue le jeu de U on leur apporte la croissance aussi he u c'est 4 % de croissance l'année dernière il y a pas de plan de licenciement chez nous on a embauché 660 personnes rien que dans la logistique des milliers dans nos magasins l'année dernière donc les gens sont intéressés par cette croissante donc il y a un chemin différent sans faire partie de ces structures et surtout en respectant le cadre que vous nous fixez et et duquel nous on veut on veut pas sortir donc pour répondre à cette explication là ensuite monsieur le sénateur vous avez raison il y a un un risque majeur actuellement et contre lequel nous on s'inscrit de manière très forte quand il y a une crise inflationniste comme celle-là la grande tendance ou le grand risque c'est d'importer de la marchandis de l'étranger à Bacou et ben sur la marque que nous maîtrisons la marque eu eu un/ers de notre activité on se refuse à changer nos approvisionnements et on continue à soutenir la marque France et dans mes prises de par parole publique ou médiatique je dis souvent aux Français ayez le réflexe origine france prenez votre plaquette de beurre retournez-la et reposezla si elle est étrangère la plaquette de beurre u je le dis pardon avec un peu d'enthousiasme madame la Présidente mais la plaquette de beurre le jambon ne seront jamais étrangers les œufs non plus nos yaourts sont faits dans la Meuse et on ne changera pas ça aujourd'hui plein de plaquettes de beurre de marque distributeur de mes de certains de mes confrères il y a quatre noms de pays dessus Pologne Irlande nous on se refuse à ça c'est maintenant qu'il faut soutenir et donc les produits frais à la marqueu sont 100 % français ça on le maîtrise on s'est engagé à la demande du gouvernement l'année dernière à apposer le logo égal le logo origine info il arrive sur nos premiers produits cette année on faisait déjà la transparence des origines sur nos produits mais on le fait avec le logo officiel ça démarre maintenant ça nous ça ça deux vertus ce logo un c'est transparent pour le client qui est quand même à 80 % attentif à l'origine même s'il peut pas toujours se le payer et de ça nous oblige nous constamment à avoir les les les ingrédients en face des yeux et à dire ben non on retravaille cette recette on veut un ingrédient d'origine française donc on est complètement engagé là-dedans et on refuse l'importation comment à améliorer euh la la rémunération des agriculteurs alors tout d'abord moi ce que je voudrais dire je suis présent chaque année comme vous au salon de l'agriculture et je trouve que il y a eu des effets positifs des galimes les les juste que au printemps je dirais 2023 clairement moi je me souviens du salon d'agriculture 2023 il y avait plus du tout de sujet de de revenus le sujet s'était déplacé sur les normes et finalement en au au printemps de 2023 on commençait à sentir la gronde agricole sur d'autres sujets que sur le revenu puis on a été rattrapé par la crise inflationniste qui a rebattu les cartes et qui a recompliqué les choses donc vous êtes confronté à la discussion de il y a une échance le 15 avril faut reconduire le SRP + 10 la limitation de la promo et puis il y a d'autres discussions sur d'autres limitations de promo donc notre position euh le SRP + 10 fait partie intégrante du fonctionnement aujourd'hui de l'activité et et un élément pour moi consubstantiel de l'ensemble des galimes on ne peut pas le remettre en cause il est peut-être imparfait mais il permet aujourd'hui d'une certaine façon de limiter quand même une guerre des prix qui est là en parti mais qui à mon avis serait pire si sil y avait pas ce dispositif ce dispositif alors il est parfois difficile à tracer mais je vous le dis quand nous on fait depuis le début un Pagent anti-inflation de 150 produits euu essentiellement d'origine française à prix cûant par exemple ça finance par exemple une partie de ça on fait quatre fruits et légumes à pris coûtant chaque semaine origine france l'essentiel du temps sauf les agrumes et cetera on ne prend pas de marche sur ces produits et ben le SRP + 10 quelque part finance ces produitsl on les achète pas moins cher à l'agriculteur il est il est rémunéré au juste prix mais on prend pas de marge le SRP + 10 finance un peu ça et donc ce SRP + 10 rentre dans un cadre global qu' ne faut pas remettre en cause remettre en cause le SRP + 10 serait pour moi casser un élément fondamental des galimes bien sûr nous sommes pour la reconduction de la limitation de la promotion sur l'alimentaire il y a pas de débat là-dessus c'était aussi une bonne disposition on on vit avec et et ça se passe bien par contre par contre nous ne sommes pas d'accord avec la limitation de la promotion sur les produits de droguerie parfumerie hygiène qui pour nous n'a rien à voir avec avec la protection du revenu des agriculteurs qui a des effets très pervers des effets très pervers et moi qui suis mon magasin est au bord de la frontière allemande on est à 1 km du RIN et et voilà vous le savez très bien oui les en Allemagne les produits ont beaucoup augmenté mais pas la droguerie parfumerygienne qui continue à rester moins cher qu'en France parce qu'il faut savoir que les industriels particulièrement multinationales ont des politiques par pays et et et j'ai essayé de me battre contre ça mais on a on est face à un mur ils vendent moins cher ses produits en Allemagne et plus cher en france c'est comme ça ce sont des stratégies industrielles et donc les Alsaciens courent en Allemagne acheter ses produit que nous vendons très mal ce phénomène s'est accentué avec la limitation de la promo parce que c'est pire encore et il y a un autre effet pervers on a poussé les gens et tous les instituts panélistes le disent vers des circuits alternatifs comme action action vend beaucoup de droguerie parfumerigienne mais qu'est-ce qu'ils vendent je je vous encourage Mesdames et Messieurs les sénateur cénatrice à aller voir ces magasins vous l'avez sans doute déjà fait mais à voir ce sont des produits d'importation qui sont souvent en langue étrangère restiqué avec un autocollant français puisque la législation dit on n' pas le droit de vendre avec un un un un texte étranger mais mais mais les produits sont étrangers et et les gens courent dans ces magasins pour acheter ces produits d'importation étrangère à prix bas ils commen maintenant même à vendre de l'épicerie c'est c'est de l'épicerie étrangère des biscuits fabriqués dans les pays du Nord à à à des prix et on on ne voit pas ça dans dans on a des obligations très fortes on les assume et et et c'est normal et c'est pour défendre le revenu et là on a des circuits 800 magasin qui passe au travers et on on on le mesure pas les ces magasins sont pleins ces magasins sont plein actuellement on a envoyé les Français là-dessus donc c'est une des raisons pour lesquelles je suis contre enfin je serais pour de revenir sur la disposition droguerie parfumerie hygiène euh [Musique] nous serions aussi pour un point qui n'est pas forcément partagé mais qui pour moi améliorit un point majeur nous on serait pour une négociation de premier niveau entre le monde agricole et les industriels obligatoire contrôlable par les services officiels la DGCCRF qui nous contrôle strictement et régulièrement pourquoi parce que ça ça rajouterait un élément de transparence on on saurait que quand l'industriel vient nous voir il a déjà contractualisé avec l'agriculteur ou la coopérative agricole il c'est c'est obligatoire il viendrait nous voir voilà j'ai négocié le prix de la matière première est celui-là euh vous n'avez plus le droit de discuter on le discute plus on on aurait dans le cheminement une une plus grande clarté ça moi je pense que ce serait la bonne étape suivante car une des difficultés qu'on a actuellement je vous le redis et je pense que ce n'était pas l'état d'esprit initial de la loi égalim c'est la difficulté de la transparence les industriels ont la possibilité de nous faire la transparence à travers trois options numéro 1 numéro 2 numéro 3 les PME de de manière assez majoritaire choisissent l'option 1 ou 2 et c'est facile du coup de discuter avec elle à 75 % et même plus cette année les grandes industrielles les plus grands et particulièrement les étrangers choisissent l'option 3 qui est celle du tiers expert qui nous dit voilà je vous certifie que ce qui est dit c'est juste c'est pas assez de confiance et je pense que le Président de la République quand il a lancé ce débat quand vous avez construit ces ces lois il y avait un fort esprit de transparence moi je me souviens de parolle très fort qui disait on avancera s'il y a plus de transparence en fait cette option 3 c'est un inconvénient pour la transparence il faut celui-là il faut l'améliorer et un tout dernier point pour comment améliorer les choses je sais bon vous vous ne serez pas pas d'accord et et je suis un peu minoritaire là-dessus moi je plaide pour un moment et peut-être qu'un jour on y viendra je je je suis pas forcément pour tout arrêter au 28 février au soir pourquoi ne pas imaginer un peu de souplesse avec la en laissant la bien sûr en en obligeant une fin de contractualisation contrôlable par la DGCCRF qu'est-ce qu'elle vient faire la DGCCRF quand elle vient nous voir elle est pas encore elle est pas encore passée chezu cette année elle nous demande les contrats et elle vérifie que la date butoire a été respectée qu'il y a un contrat et cetera mais pourquoi on pourrait pas faire ça de manière flottante c'est-à-dire que permettre à certains acteurs et j'ai entendu des industriels me dire ben moi ça pourrait m'intéresser ma culture de légumes je la récupère à l'automne moi de négocier tout de suite après ça m'intéresserait donc des dates un peu flottante pour desserrer les taux de ces 3 mois qui engorgent notre discussion ça fait pas ça fait débat je sais mais c'est quelque chose que moi j'évoque depuis longtemps et auquel je crois dur comme faire malgré tout même si c'est sans doute pas la priorité voilà merci monsieur le Président nous allons passer donc à certain nombre de questions si vous le voulez bien on va les prendre trois par trois et vous répondrez à l'issue des trois prises de parole donc on commence avec Bernard bu merci madame la Présidente ma question est soufflée par mes collègues ultr-marins quelle solution la coopérative u envisage-t-elle pour répondre aux difficultés d'approvisionnement et au coût élevés en outreem existe-t-il des mesures particulières mises en place pour soutenir les producteurs ultramarins et favoriser les circuits courts dans ces territoires merci Bernard Jean-Claude tissau merci madame la Présidente Monsieur le Président Directeur Général euh j'avais deux questions qui ont été abordé vous avez répondu partiellement évidemment sur sur les les négociations question et puis sur SRP mais je vais continuer quand même j'ai bien entendu les réponses que vous aviez apporté à propos de des centrales d'achat européennes vous nous avez expliqué clairement pourquoi vous les avez quitté mais finalement moi je vais transformer ma question je va dire pourquoi vous les aviez rejoint parce que c'est en 2022 vous avez rejoint une centrale d'achat au Pays-Bas éest une autre en Suisse épque et donc en 2022 la loi égalime était déjà là et en vigueur donc quelles étaient les raisons pour lesquelles vous avez quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez rejoint ces ces deux structures et puis une deuxème question sur le SRP + 10 UFC Que Choisir à confirmé ce qu'on sait tous ici à savoir que la mesure srp+ 10 n'a aucun impact et vous l'avez dit mesurable sur l'augmentation des revenus agriculteurs et finalement la question qui découle de cette de ce constat c'est à défaut du ruissellement je vais quand même vous à défaut du ruissellement escomté la question que l'on peut se poser c'est très clairement où sont passés les milliards du SRP + 10 les pouvoirs publics refusent de donner des chiffres en unest je continue madame la Présidente ou on va peut-être ouvrir si on arrive les on peut pas ouvrir les rideaux bon on va rester pour l'instant dans la pénombre oui JeanClaude la difficulté qu'on a nous avoir ces chiffres là les pouvoirs publics encore hier Stéphane Travert à l'Assemblée nationale n'a pas donner les chiffres est-ce que vous grande distribution en avez en avez-vous à nous donner voilà et ça nous aiderait justement à travailler sur la le prochain texte degalim 4 ou 5 je sais plus où on en est 4 merci merci Jean-Claude on va essayer de poursuivre notre audition donc Philippe grosvallet qui se trouve ici si c'est le micro apparemment marche bravo merci madame la Présidente puisque vous avez souligné les origines de coopérative vous me permettrez de citer jores c'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source alors monsieur le Président en entre le pain quotidien d'Auguste Juel et et ce qui'est devenu aujourd'hui coopérative u est-ce que vous êtes resté fidèle à cette source et et ma question porte plus spécialement sur un focus sur le bio et le local qui permettait qui a permis à de nombreuses agriculteurs de de s'engager dans cette filière spécifique d'y trouver un revenu décent et euh et on connaît aussi parmi toutes les enseignes l'attachement que la vôtre a pour le local et le bio comment justement entre ce que vous décriviez sur le pouvoir d'achat de des consommateurs dans vos magasins et le soutien à la filière bio comment coopéativu est-il spécifiquement engagé ah c'est nettement mieux je fais une petite entorse on va prendre une 4è une 4è question parce qu'elle a aussi un lien avec la question posée par Bernard buis c'est pas sur l'autre MRE Éveline Rena garabédian merci madame la Présidente comme j'avais une question comme notre collègue Bernard buit peut-être que vous pourriez répondre qu' une seule fois j'ai été rapporteur de la PPL qui porte sur la vie chè en outr-em à cette occasion j'ai auditionné un certain nombre d'interlocuteurs pendant les périodes d'auditions qui sont préalable à la présentation de la PPL et il m'a été expliqué que si les prix en Outremer excédait d'environ de 40 % les prix en hexagone cela provenait de l'accumulation des marges par les différents intermédiaires dans la chaîne de distribution et de transport pendant toute la période entre le départ du producteur en en exagone jusqu'à l'arrivée du produit en outreem je je je j'ai un milliard de questions à vous poser parce que j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai pas pu poser toutes les questions à distributeur j'ai rencontré une société spécialisée en logistique en matière de distribution de denrées alimentaires sous température dirigée qui m'a indiqué qu'ils assuraient toute la mission de départ producteur hexagone jusqu'à l'arrivée chez le au port en are maire et et il m'a dit qu'il donnait des tarifs individuels avec un prix et il y avait un acharnement de négociation par les grands groupes qui sont installés en outrem sur le prix de la prestation je je je je voulais savoir parce comme j'ai trop de questions et je peux demander à mon à mon ami Alain Cadec de se pousser un peu pour je puisse voir mon interlocuteur al al tu te décales un tout petit peu pour que monsieur le Président juste allez voilà très bien donc comme j'ai beaucoup je vous le disais j'ai beaucoup de questions est-ce qu'il serait possible que je puisse rencontrer quelqu'un de chez vous qui puisse me faire une fiche normative parce qu'on parle de beaucoup de choses et et et la difficulté elle est là parce que j'ai l'impression quand on applique des TVA qui sont refacturés et ensuite les accumulations qu'il y a on arrive même à avoir des marges sur des montants qui constitue également des montants avec TVA donc est-ce qu'on peut m'établir et auquel je souhaite participer une fiche normative des différentes étapes de la logistique de la distribution entre le point de départ et le point d'arrivée chez le distributeur en tête de en gondole pour que je puisse me rendre compte où est le problème merci alors on fait encore de nouveau une entorse puisquil y a encore une question sur l'outreem et après on vous laissera répondre monsieur le Président parce fait beaucoup de questions avec Vivian Artigalas oui euh Vivian Artigalas donc je suis membre de la délégation aux outr m et nous menant actuellement une mission aussi sur la vie chère à nutreemère et nous avons auditionné plus un peu plus fort ou nous avons auditionné le président et le directeur d'exploitation des magasins U en Guyane et donc moi je j'ai une question sur votre présence effective dans les outr mer dans les autres dans les autres départements ou territoir d'outremè et puis y compris sur les les centrales d'achat locales parce qu'il nous a dit effectivement que lui s'approvisionnit essentiellement dans sa centrale d'achat locale en en Guyane donc et ensuite il nous a parlé aussi de de l'importance dans les négociations de prendre en compte est-ce que vous prenez réellement en compte les spécificités de l'outrem dans vos négociations entre les euh les les industriels et les et les distributeurs est-ce que ce sujet-là est réellement abordé et puis vous nous avez parlé de 20 % de produits locaux globalement dans vos approvisionnements est-ce que c'est aussi le cas à nreem voilà monsieur le Président pour répondre à à ces questions alors sur le le sujet de l'ultramarin comment nous travaillons nous sommes présents historiquement dans les dromecom avec des commerçants indépendants pas avec des groupes donc avec des commerçants voilà des propriétaires de leur site alors parfois ils ont deux trois magasins en guyan il en a un peu plus parce que c'est histori il a développé et CEA mais on fait pas partie de grand groupe Cu avec des commerçants indépendants qui qui est présent sur place on n pas des grandes structures comme celles que vous avez dû étudier j'imagine et qui ont accès à des enseignes comme d'autres grandes enseignes et qui le positionnent sur place mais sont des grands groupes intégrés nous on est présent avec des indépendants premier point ensuite je dirais que les situations sont très différentes d'un territoire à l'autre moi je j'ai beaucoup en tête l'exemple par exemple de la réunion je voudrais citer cet exemple pourquoi parce que à la Réunion il y a une très forte production locale de de de de produits locaux régionaux qui permettent beaucoup d'alimenter les magasins en se passant des frais de transport et cetera et et ça par exemple beaucoup plus que en Martinique ou en Guadeloupe où il n'y a très peu de production locale où donc il faut faire venir de métropole enfin de de de France donc chez nous du Havre les marchandises et en fait les marchandises sont plus chères parce qu'elles partent en avion quand c'est du produit frais et et que ça a besoin d'être urgent ou ou dans des conteners ça ça coûte se rajoute à ça l'octroit de mer localement les taxes locales qu'on qu'on peut pas changer c'est déjà deux points et effectivement les acteurs du transport du déchargement bah chacun doit vivre et prend un peu sa marche donc ce qu'il faut faire il faut que chacun réduise ses marges au plus juste ça c'est évident s'il y a une production locale c'est mieux parce qu'il y a moins besoin d'importter donc promouvoir tout ce qui peut être production locale c'est une piste importante et encore une fois la Réunion en est un très quand même un très bel exemple et après on peut mettre en place des dispositifs comme ce qui qui a aussi encore une fois été fait à la Réunion c'est-à-dire sur un panier de produits du quotidien des produits de première nécessité un engagement collectif des distributeurs à limiter les prix ce qui a été fait ce qui a été fait finalement également en Martinique et cetera c'est c'est une une petite piste alors après sur les réalités des n puisque vous avez parlé je pense avec Yan du qui est voilà notre commerçant sur place à la an il y a un point que vous pouvez avoir en tête et qui est intéressant en fait les grands industriels quand on négocie à rangisse à notre siège et qu'on leur parle des dromecom ils nous disent oui mais attendez moi la négociation que je fais avec vous ici je peux pas forcément l'appliquer dans ces territoires là parce que j'ai des revendeurs sur place avec qui j'ai des contrats et mes propre négociation et ça c'est une difficulté et ça c'est c'est sûr que ça rajoute un niveau qui qui qui est complexe l'idéal serait absolument que les négociations que nous menons ici puissent s'appliquer jusque dans ces territoires sans la contrainte du niveau du revendeur local ça ce serait l'idéal c'est c'est une complexité euh supplémentaire euh voilà et donc dernier point nos commerçants pour répondre encore une fois sont pas des groupes mais ont apporté leur pierre maximale à la discussion qui a chaque fois lieu sous l'égide des préfets locaux et en en limitant au maximum leur marge en fait hein c'est c'est c'est ça il faut que mais il y a une accumulation de marge et Madame on va vous fournir effectivement une fiche normative avec une décomposition de prix du point de départ sur notre territoire ici à la livraison dans dans ces territoires euh à la question de pourquoi nous avions rejoint une coopérative une centrale européenne précédemment nous l'avons nous l'avons rejoint pr alors tout d'abord je voudrais rappeler c'est c'est important dans le fonctionnement redire qu'il y a deux types de fonctionnement au niveau européen il y a un type d'organisation qui existe de longue date et qui faisait finalement pas très débat c'est les centrales de services les centrales de services c'est quoi c'est des distributeurs qui se regroupent au niveau européen pour vendre quoi des données aux industriels des données sur l'étiquette caisse le compor des clients qui permettent de mieux comprendre la consommation en France de mieux comprendre le comportement des clients donc d'adapter l'innovation et cetera et ça vendre les données c'est quelque chose qui existe partout Amazon vit sur ces données les grands gafas Américains vivent sur leurs données donc l'idée pour nous c'était de nous mettre ensemble à un niveau suffisamment intéressant pour vendre ses données et ça ça faisait pas tellement débat ça existait depuis de longues années ça faisit en tout cas moins débat que le reste ce qui s'est rajouté ces dernières années c'est un deuxème niveau d'organisation européen sont les vraies centrale d'achat européenne où là on essaie de mettre des quantités ensemble pour acheter au niveau européen nous on a pensé qu'on pouvait rejoindre une telle organisation pour améliorer les conditions tout en disant on va respecter euh la date butoire on va respecter la part de matière première agricole force a été de constater que en tout cas là où nous on était c'était difficile et que pour rester encore une fois fidèle à nos engagements on a préféré en sortir on a pensé que c'était possible de concilier les deux pour nous ça n'a pas été possible dans cette organisation là je je veux pas dire pour les autres voilà donc distinction sur les deux types d'organisation un qui existe depuis longtemps et l'autre qui est récent et qui et qui effectivement pose le point de de la loi française et nous on a préféré en sortir le SRP + 10 n'a pas un impact sur le revenu agricole moi je dis dirait pas comme ça moi je pense que ce SRP + 10 consubstantiel à au fondement de de de la loi a quand même permis de de bien sanctuiriser la part de matières premières agricoles de de de pas la discuter et à contribuer à l'équilibre global a permis encore une fois chez nous de continuer à acheter des produits frais notamment au juste prix sans le discuter en ne prenant plus de marche pour le vendre de manière accessible au consommateur il a contribué à ça donc oui je et et et le juge de paix pour moi il est lequel c'est que entre avant et aujourd'hui notre résultat au final il est il n'a pas changé sur 100 € dépensé par le consommateur il reste chez nous il reste 2 € et c'était vrai avant la crise avant la loi et c'est encore vrai aujourd'hui donc ça veut dire que ça ça n'a pas enrichi notre maillon ça ne l'a pas enrichi et ça c'est comptable nos comptes sont publ on les dépose tous vous vous vous vous y avez accès ça ne nous a pas enrichi parce que entre-temps on a accompagné le consommateur on a respecté la loi ça n'a pas changé ça n'a pas changer et donc peut-être par rapport aux questions de départ aussi quand un syndicat d'industriel dit oui mais nous on leur vend à ce prix et ils prennent 35 j'ai même entendu 40 % de marge notre mar notre marge avant impact des charges c'est 24 à 25 % c'est 24 à 25 % et là-dessus on paye nos frais de personnels qui sont all les 11 12 % toutes les autres charges c'est environ 7 % les impôts et taxes et cetera et donc 25 % moins l'ensemble de nos charges il reste 2 % c'est ça la réalité de notre métier et je peux vous dire Mesdames et Messieurs que à moins de 2 % avec les obligations d'investissements qui sont les notes de modernisation on investit 1 milliard d'euros par an chez euu 600 millions dans les magasins 400 millions dans la logistique et l'informatique à moins de 2 % on n'y arrive pas c'est on y arrivera pas à moins de 2 % ça permet de réinvestir pour tenir ce qu'il faut qu'on fasse donc ça n'a pas enrichi le maillon de la distribution sur le bio sur le bio qu'est qu'est-ce qui s'est passé il s'est passé que quand la crise inflationniste a explosé les gens parce que ce sont des produits sensiblement plus chers parce que ils sont achetés plus cher parce qu'il coûteent plus cher à produire immédiatement les ventes se sont effondrées elles se sont effondrées dans les circuits spécialisé elles se sont effondré chez nous la difficulté évidemment de ça et on s'est mobilisé tout de suite c'est que beaucoup d'agriculteurs s'était converti pour assurer la production qui montait en puissance et donc bah il y a eu un choc que il y a eu un choc là-dessus donc nous on a décidé de pas désinvestir sur les rayons bios et donc on a dit à nos troupes vous gardez vos rayons il y a une passe difficile mais faut pas désinvestir et donc on n' pas démonté nos rayons bio on a maintenu l'offre on a même continué à développer le nombre de produits U et derrière ça le message et on a on a beaucoup discuté avec les producteurs de nos ports bio de nots la bio pour trouver des solutions et on a tenu le choc aujourd'hui ça redémarre dans les circuits spécialisés ça a déjà redémarré chez nous ça a reprogressé de mémoire de près de 2 % l'année dernière et on a tenu le choc et j'étais chez les producteurs bio salon de l'agriculture qui ont souligné effectivement queon a fait partie des gens qui avaient qu' avait tenu le choc donc voilà c'est pas dans les coups durs qu'il faut tirer son soutien il faut le maintenir c'est ce qu'on a fait et ça redémarre et je pense que que ça va être positif mais je reconnais qu'à certains moments des production bio ont dû êtreevendu au prix du conventionnel mais voilà on a essayé de le faire au mieux pour trouver les meilleures solution d'accompagnement et je voudrais revenir sur une question de de monsieur gremier qui m'a dit on s'aperçoit que vous êtes parmi les plus gros investisseurs publicitaires en France c'est vrai mais pas nous investi moins que sa part de marché de mémoire on doit être à à 7 ou 8 % de ce qu'on appelle part de de voix dans le marché de la la la publicité on parle de part de voie on est en dessous de notre part de marché parce que nous on n pas trop les moyens mais il y a quelques acteurs qui effectivement ont investi des sommes considérables notamment des hard disk counters étrangers dont les sources de financement c'est l'étranger et effectivement pour nous c'est ahurissant et et nous acteurs français coopératif on n' pas les moyens de suivre cette course et elle nous pose un problème elle nous pose un problème on a mais moi j'ai pas les moyens de suivre j'adorerais pour pouvoir être plus présent avec un spot de publicitaire de plus je n'en ai pas les moyens donc c'est vrai au global mais nous on n'est pas dans cette course là on en a pas les moyens merci donc nous passons à de nouvelles série de questions Jean-Luc Brot ton micro Jean-Luc ton microci présidente monsieur le Président vous avez employé des mot démocratie remise en cause seul enseigne marge légale tout ça c'est parfait ma question est la suivante maire pendant 30 ans de 27 ans d'une petite commune de 7000 habitants vous êtes la seule enseigne chez nous parce qu'on s'est battu pour qu'il a qu'une seul enseigne Bodin montr richichard comte d'accord conissz aujourd'hui mon mon souhait enfin le souhait de beaucoup d'élus de département de loiricher c'est de nous aider à maintenir nos petits commerces dans les communes de 3 4 5000 habitants parce que vous faites tout vous faites la boulangerie vous faites la pâtisserie vous faites les fruits faites les légumes et on sent bien que nos petits commerçants aujourd'hui quittent nos centrebourg et je pense qu'une enseigne comme vous qui avait des valeurs démocratie remise en cause se enseigne marche légale vous pourriez aider les collectivités comment je sais pas mais posez-vous cette question si vous pouvez aider les collectivités demain matin à maintenir nos petits commerces dans No centre c'est important pour nous merci Jean-Luc on passe à Gérard laelec Gérard merci madame la Présidente merci monsieur le Président Directeur Général merci pour votre engagement et pour votre engagement fédérateur au sein quand même d'une profession qui n'est sûrement pas toujours facile de fédérer tout le monde n'ayant pas forcément la la même philosophie et évidemment permettez-moi de me féliciter de celle que vous avez présenté merci aussi d'avoir pensé à la ferme France je pense que c'est la motivation prière qui me conduit à vous interroger ce matin parce que l'opinion personnelle que je pense depuis 2008 c'est que nous avons nos politiques publies notamment depuis la LME ont porté une attention plus grande vers l'aval que vers l'avant c'est-à-dire plutôt vers la consommation que vers la production euh ça me semble être le contexte qui s'impose encore à nous aujourd'hui alors sans remettre en cause la LME c'est pas l'objet de notre échange de de ce matin euh je considère quand même que nous avons collectivement un effort considérable à produire je dirais pour sortir notre agriculture de la situation gravissime à laquelle elle est confrontée je suis tenté de dire que l'agriculture française est confronté à un problème existentiel je je je le pense sincèrement or le constat que je fais c'est que la tension qui s'est exercée sur la production en l'occurrence sur la ferme France n'a pas eu pour effet de régler tous les problèmes non plus côté consommation je constate que dans le secteur de la distribution et de la consommation il y a aussi des problèmes il y a des restructurations en cours donc il ne suffit pas de mettre la pression sur la production pour que la compétitivité derrière soit complètement assurée donc à votre avis n'y a-t-il pas lieu d'imaginer ou de rechercher en tout cas des rapports nouveaux entre producteurs industrie et distribution je pense que c'est les les trois piliers qui finisse un peu les choses et puis enfin je je me pose une petite question j'ai bien entendu votre approche du SRP + 10 mais personnellement je me demande vraiment si le SRP + 10 est fait pour définir un prix de vente je j'ai un petit sujet là-dessus ce n'est pas exactement ce que vous avez dit mais il constitue quand même la référence or il me semble que le srp+ 10 il était fait pour plutôt éviter une forme de dming et mettre en place plutôt une philosophie plutôt que pour définir un un prix de vente donc je m'interroge sur l'usage qui en est fait voilà merci merci Gérard et Daniel salmon merci madame la Présidente Monsieur le Président Directeur Général merci pour votre exposé bon je vais reprendre une question qui a été abordée par mon collègue Philippe grovalet concernant la bio vous l'avez dit elle redémarre et je m'en satisfais par contre j'aurais une question sur vos marges les marges brutes il y avait une étude de l'UFC Que Choisir qui date déjà de quelques années mais qui mettait en évidence que il y avait une surmarge par rapport sur les produits bio sur marge brute qui venaent doubler l'impact de surcût de la bio donc je voudrais savoir quelle marge vous pratiquez vous sur la bio et est-ce que vous avez une marge plus importante sur la bio comme on le constate encore aujourd'hui bien souvent dans de nombreuses grandes surfaces également vous aviez été épingl sur le fait que la disponibilité en produits bio chez vous vous en avez parlé tout à l'heure vous avez dit que vous n'avez pas dégarnis vos rayon mais peut-être n'était-il pas très garni à l'origine euh par exemple sur la pomme ou la tomate vous étiez euh dans un quart dans un quart de vos magasins il n'y avait pas de disponibilité de ces produits en bio où est-ce que vous en êtes aujourd'hui peut-être que ça a évolué et je l'espère et sinon vous m'avez rassuré sur le déréférencement parce que quand il y a eu la crise du bio on a constaté que beaucoup de grandes surfaces en ont rabattu très rapidement dès qu'il y avait une baisse de vente de 5 % c'était des référencés moi j'ai connu beaucoup d'agriculteurs qui se sont retrouvés comme ça agriculteurs qui produisait directement des yaourts bio si j'ai un exemple en tête et qui a référence d référencés pour une petite baisse donc forcément derrière c'est la chute absolue voilà merci merci monsieur le Président voilà pour répondre à cette nouvelle série de questions tout d'abord sur le maintien de l'activité commerciale dans les petites communes ben je je peux vous dire que moi je le perçois vraiment de manière totalement complémentaire c'est dire que nous on a des magasins à taille humaine dans dans les territoires que vous décrivez et très souvent les études économiques qui précèdent nos dossiers d'implantation et et et dans nos collaborations avec les municipalités il est souvent établi en fait que le magasin U de proximité est complémentaire permet de mainir un peu de monde et de faire de de de de d'assurer une circulation qui fait que ça ça a parfois maintenu le tissu donc on travaille souvent comme ça euh et c'est en tout cas l'esprit globalement qui est le nôtre hein moi je vois par exemple dans dans dans ma commune Fessenheim au bord du RIN petite commune alsacienne euh voilà on il y a un boulanger euh c'est complémentaire il c'est complémentaire on n'est pas la on n'est pas les très grandes surfaces qui ont complètement attiré et que là et cetera donc nous nous on se voit complémentaire et vraiment le plus souvent les dossiers était vu comme ça et donc on on on travaille avec les municipalités de temps en temps la solution peut être de venir avec une petite surface chez nous ça s'appelle utile 300 400 m² pour venir encore avec une offre s'il faut si vraiment il y a il y a plus et donc des collègues qui ont un SuperU par exemple en en discussion avec des communautés de communes des municipalité ont rajouté un petit point là pour maintenir une attractivité garder à côté un boucher parce que dans ces petites surfaces on fait pas de boucherie on fait pas notre pain nous-mêm et des choses comme ça donc nous on se ressent souvent quand même comme complémentaire et on est à disposition et à discuter pour trouver des solutions localement et c'est ce qu'on fait dans beaucoup d'endroits évidemment dernier point le le format de proximité euh et celui qui s'est le plus développé ces derniers temps parce que euh voilà les gens ont eu nouveau plaisir à acheter localement dans des territoires de proximité et n'ont plus envie de ces grandes surfaces où ils perdent euh du temps un quart d'heure jusqu'à aller dans le magasin et cetera ça ça n'a plus la côe du tout donc à votre disposition euh sur euh alors donc ça à alors des rapports nouveaux bon c'est c'est tout le cœur du sujet qu'on a abordé ce ce matin sur sur sur les rapports sur les rapports nouveaux donc moi j'ai fait quelques quelques propositions ce matin moi je crois vraiment encore une fois que il faudrait détendre cette période et et s'inspirer de ce qui se passe dans d'autres pays du monde où où il y a plus de un peu plus de liberté même si j'entends le besoin d'encadrement en France mais peut-être qu'on pourrait y apporter un peu plus de souplesse pour avoir plus de temps en tout cas nous à notre façon je le répète avec l'exemple de ces journées particulières avec certains producteurs on a trouvé un cadre différent on a pris du temps on a trouvé des accords gagnant gagnants donc c'est un exemple que en tout cas on a tiré une bonne leçon cette année qu'on remultipliera l'année prochaine et peut-être que on on on anticipera davantage et et l'autre idée évidemment pour des rapports nouveau c'est l'idée de la transparence et de de remettre en causeoption 3 d'ailleurs une une suggestion très forte saviez-vous que dans les dans la transparence il n'est pas dans la loi d'obliger l'industriel à dire si ça part de matières premièr et française ou étrangère et ça si vous retravaillez le texte il faudrait au moins demander l'obligation de la transparence est-ce français ou étranger et je vous donne un exemple dans la chez négociation qui a eu lieu récemment on a eu ce point et on dit à l'industriel monsieur on comprend pas trop votre part de matières premières agrices vous nous demandez plus d'augmentation que vos confrères du même de la même activité je citerai pas de nom et je veux pas citer l'activité non plus on va dire c'est confidentiel et l'industriel nous répond mais c'est normal dans ma part de matières premières agricoles il y en a une partie qui vient d'Italie et une partie des Pays-Bas ou je paye plus cher qu'en France mais c'était incroyable il faut l'obligation de dire si c'est français ou pas ça c'est également une piste sur le SRP + 10 et et le prix de vente nous respectons la loi il faut appliquer un un + 10 donc pour nous le nouveau prix de vente il est SRP + 10 et et et c'est on applique le texte quoi voilà sur le bio je je suis pas d'accord avec l'étude que vous citez qu'on qu'on a que j'ai très bien en tête et qu'on avait travaillé en fait pourquoi les produits bio sont plus chers ils ne sont pas plus chers parce qu'on prend plus de marge dessus on prend la même marge que sur les autres fruits et légumes mais ils sont plus chers à l'achat forcément ils sont un peu plus chers à l'achat donc donc enfin voilà on prend le même niveau de marge il y a pas on n' pas une politique commerciale on dit on on profite du bio pour prendre plus de marge c'est pas notre cas sur la disponibilité en fait la disponibilité s'est développée ces dernières années et notamment puisque vous citez la pomme de fruits et légumes bio frais sauf qu'il faut savoir que c'est de loin pas la majorité de nos ventes que les ventes sont petites et difficiles et donc tenir une fraîcheur du lundi au samedi dit là c'est le simple commerçant qui vous parle sur ces produitsl dans certains magasins petits ben ça n'est pas simple et donc il peut arriver une rupture parce qu'à un moment le le le commerçant dit ben je vais pas en jeter tous les jours donc j'en achète moins et peut-être je privilégie la fin de semaine sur le bio que le début de semaine c'est vraiment purement un raisonnement de ce typelà parce que les ventes restent faibles restent faible même chez moi c'est un magasin de 3000 m² à la campagne je propose un rayon de fruits et légumes bio le lundi mardi c'est difficile c'est des toutes petites ventes on vend deux pommes voyez donc c'est c'est pas là non plus un choix de dire on ne le propose pas c'est plus une adaptation à l'offre et à la demande et à la vérité de ça avec une offre sans doute plus forte en fin de semaine qu'en début de semaine c'est purement du basique commerçant merci alors Fabien Guay Fabien merci madame la Présidente Monsieur mer merci aussi pour vos propos introductifs bon beaucoup de questions ont été posées sur les prix et Galim moi j'essae de de poser deux questions qui ont pas été posées une des premières c'est la question des salaires parce que pour le coup dans la politique d'inflation la question qui est posée c'est les consommateurs qui sont aussi des salariés et il y a des salariés qui travaillent chez vous vous l'avez dit vous embauchez mais on sait que dans la grande dist distribution les salaires sont complexes alors j'ai la grille de salaire chez vous euh elle est quasi semblable à ce qu'on retrouve dans le reste de la grande distribution on est à 2170 € brut en moyenne donc on va me dire c'est bien sauf qu' évidemment il y a des disparités on mais à 5400 sur les hauts salaires on a des salaires je vois boulanger chef pâtissiier et cetera plutôt bien rémunéré mais par contre on a une grille qui commence autour de 900 € euh et donc là on le sait c'est évidemment les caissiers les caissières son des femmes à temps partiel donc la question qui est posée êtes-vous d'accord d'avoir et en plus pour le coup je vois qu'il y a des primes des intéressement et des participations mais beaucoup sur les hauts salaires et vous êtes en général autour de 12 mois et pas à 13 mois donc ce qui fait que les petits salaires mais j'ai envie de dire comme vos concurrents donc c'est pas une attaque contre le groupe Peru c'est dans l'ensemble de la distribution mais même vos concurrents reconnaissent qu'on a un problème sur cette question là et que du coup par exemple depuis la crise covid où on avait dit on va faire beaucoup de choses on voit que ça a peu évolué donc est-ce que vous êtes d'accord d'avoir une réflexion large sur une augmentation des bas salaires notamment dans la grande distribution et en finir avec un système qui fait que pour beaucoup qui commence au au plus bas échelle en plus ce sont des temps partiels non non pas voulu parce que c'est souvent le débat subi pour beaucoup et ma deuxième question c'est autour du nutriscore je voudrais votre votre avis parce qu'on en parle jamais moi je le dis j'ai été assez sidéré je le dis ici de la réponse de la ministre de l'Agriculture sur le nutriscore je le dis qui s'appuie sur la science la France est rest silencieuse dans la bataille pour généraliser dans l'Union européenne alors que on a un nutriscore qui est reconnu par des milliers de scientifiques c'est c'est quelque chose qui est porté par sergekberg qui est un scientifique français de fait sera pas généralisé les lobbyes ont gagné euh mais en tout cas toutes les marques qui l'ont qui l'ont m et d'ailleurs je regrette qu'un groupe comme Danon veuille se retirer notamment sur ces yaourt à boire mais tous les tous ceux qui l'ont adopté depuis depuis maintenant 7 8 ans montrre une progression de leur vente y compris ceux qui sont classés en de et donc je pense qu'on a besoin de continuer à mener cette bagarre pour que la science s'impose et même un produit ça veut pas dire qu'il ne faut pas l'acheter ça veut dire que il faut le consommer de façon raisonnable c'est ça la question mais en tout cas on a besoin de faire progresser encore ces questions autour de la nutrition donc je voulais votre avis euh sur sur ces produits par exemple je ne sais pas estce que les produits SuperU étiquetés le portent est-ce que vous avez une attention particulière sur cette question voilà en tout cas je vous remercie de vos réponses merci Fabien Annique jaqum merci madame la Présidente Monsieur le Président en 2023 j'ai été nommé corapporteur d'une mission santé des femmes au travail des mots invisibles dans le cadre de la délégation des droits aux femmes alors ce rapport avait fait suite à de nombreuses auditions visite sur le terrain on avait fait quelques constats c'est que 60 % des des personnes atteintes de troubles musculosqueltiques sont des femmes qui a trois fois plus de souffrance psychique chez les femmes et que 20 % des femmes avaient subi au moins un fait de violence que ça soit agression harcèlement ou violence dans l'année précédent notre travail alors est-ce que dans vos magasins des actions de prévention sont mises en place euh et des de l'adaptation des postes de travail nous avions entre autres visité un magasin concurrent au vôtre qui avait mis des chariots élévateurs pour limiter euh les charges le port des charges euh voilà comment est-ce que vous prenez en en compte ces différentes pathologies bon j'ai parlé des troubles musculosquelettiques mais aussi de tous les problèmes gynécologiques que ça soit l'endométriose hein on se rend compte maintenant que des % des femmes en sont atteintes les grossesses la PMA et aussi la ménopause qui est la grande oubliée la fragmentation du temps de travail et puis j'ai parlé de ces violences est-ce que pour vous c'est aussi un moyen de recruter et surtout de fidéliser vos salariés puisque je suppose comme beaucoup d'entreprises vousz pouvez avoir des problèmes de recrutement voilà merci merci Henri Cabanel oui merci Madame la présidence merci Monsieur pour vous propos euh tout d'abord je voudrais vous remercier de la politique de vos magasins par rapport donc à à cette volonté de travailler de travailler avec les producteurs locaux euh première question est-ce que dans votre stratégie vous allez augmenter donc cette participation des des producteurs locaux et est-ce que vous avez des difficultés euh d'approvisionnement par rapport à à à ça la deuxème question je reviendrai sur sur égalim bien sûr euh il y a eu des états généraux de l'alimentation en 2017 qui ont débouché donc sur toutes ces lois égalim et vous avez effectivement dans vos propos donc pointé du doigt les difficultés et notamment donc les difficultés comportementales de certains industriels par rapport donc aux négociations industriell et et et distributeur aussi est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait à un moment donné euh faire donc une autre réunion pour évaluer euh ce qui a été fait et de savoir qui c'est qui se comporte plus ou moins bien par rapport donc à la volonté qui avait été donc souhaité à travers les états généraux de l'alimentation 2017 monsieur le Président si vous voulez bien répondre à cette nouvelle série de questions sur la première question des salaires je défends le travail de notre branche fr Fran qui est euh une branche qui a été assez dynamique pendant cette crise inflationniste qui a à plusieurs reprises retravaillé sa gris dans le dialogue social et qui a couvert euh une bonne partie de l'inflation dans notre métier on a une branche assez réactive et c'est assez reconnu dans la discussion si vous permettez contrairement à ce que vous avez dit notre branche prévoit 13 mois de salaire notre branche prévoit 13 mois de salaire tous nos salariés sont rémunérés sur 13 mois c'est notre convention collective il y a il y a pas enfin en tout cas chez u je savais pas qu'il y avait un doute là-dessus chez u les gens sont payés sur 13 mois euh tous 13 mois plus selon les entreprises de la participation quand vous avez plus plus de 50 collaborateurs et le cas échant de de l'intéressement quand il y a un plan d'intéressement dans le magasin donc on est au-delà des minim des des minimuma largement et je moi un des combats qui me semble à mener en France c'est déjà par exemple que toutes les branches aient un 13e mois de salaire nous ça fait des années qu'on propose le 13e mois de de de de de salaire pardon de vous couper mais le le la priorité c'est que toutes les branches respectent la loi et soit au-dessus du smicord ce qui n'est pas leyz c'est que là déjà on a déjà un combat 85 % des branches commen en dessous du SMIC et donc les gens ne sont au SMIC que par des primés des PR ce qui est un problème d'ailleurs après pour la retraite en de savoir si on est pour 60 64 ou 70 an ce qui ce qui n'est pas le cas de vous avez raison monsieur le sénateur c'est pas le cas de notre branche qui respecte aussi le le salaire minimum à son premier niveau juste quelques éléments complémentaire il y a il y a 7 h niveaux dans notre grille ça démarre au 1 2 et cetera il y a peu de niveau 1 dans nos magasins en fait c'est la période d'arrivée c'est vraiment le salire minimum très vite les gens passent au niveau 2 et plus tu as de responsabilité tu montes et cetera donc moi voilà je il y a 13 mois de salaire participation intéressement les gens travaillent souvent en proximité on est chez nous dans des ambiances familiales on on n pas on a plutôt une bonne ambiance sociale et donc je je défends notre branche sur le nutriscore je soutient complètement le nutriscore U le pratique sur ces produits u euh on l' a déployé de manière progressive il faut savoir que c'est un label qui a obtenu une très forte reconnaissance du public rapidement et c'est un label qui change les comportements donc sa notoriété pour moi est de plus de 50 % largement aujourd'hui et ça change les comportements ça veut dire quoi ça veut dire qu'on vend plus de produits AB et on vend moins de produits de et ça a changé notre propre comportement de commerçant moi par exemple chez u l'équipe produit U à retravailler notamment par exemple les recettes à destination des enfants pour qu'il ait plus de D ou E par exemple voilà c'est ce type de raisonnement là qu'on a fait donc c'est moins de sucre c'est trouver des solutions pour avoir moins de d c'est vertueux donc moi je soutiens moi je suis pour sa généralisation et c'est scientifique c'est prouvé les gens l'ont adopté je voilà encore une fois on fait face à un lobby industriel je vous assure beaucoup plus puissant que nous et et euh et et je le comprends pas je le comprends pas euh madame sur sur la souffrance au travail et jusqu'à la violence et cetera c'est un sujet qui nous est cher donc bien sûr il y a une sensibilité à ça parce qu'on est un métier très manuel et et Phys phique donc par exemple ces dernières années on a une collaboration étroite avec les crram sur un programme que vous devez connaître s'appelle TMS pro qui est qui qui est un programme très poussé que j'ai d'ailleurs vécu dans monentre ma propre PME où on analyse vraiment l'ensemble des postes de manière détaillée les contraintes en relation avec les représentants de la crrame et métier par métier on met en place des plans d'action et ces plans d'action passent souvent par la mise en place d'outils et notamment des tables qui s'élèvent de il y a de plus en plus dans nos métiers de transpalett électrique à haute levée qu'on appelle donc par exemple remplir un rayon de boîte de consert se fait forcément avec un matériel de ce type là ça permet de monter la palette la personne n'a plus à se baisser donc je pense que par rapport à il y a quelques années en arrière où peut-être parfois notre métier était fait plus basiquement je pense qu'on a progressé et en collaboration avec les crames beaucoup de choses on ont pu être ont pu être faites à l'autre bout moi j'ai j'ai une cause qui met'est vraiment cher on a malheureusement il y a quelques années donc déjà je je rappelle malheureusement et l'anniversaire est dans quelques jours que l'attentat de treèb Carcasson a eu lieu dans un de nos magasins euh où le gendarme Beltram est mort et donc on va fêter le 6e anniversaire dans quelques jours et ce ce ce ce drame là a été un déclencheur chez chez nous sur tous les aspects de sécurité et cetera de mise en place de soutien psychologique parce que Ben à l'époque on l'avait éprouvé de manière très très forte et dans la foulée on avait connu d'autres drames des assassinats de collaboratrices par des conjoints donc des drames intrafamiliux qui nous ont fait conduit à mettre en place tout un plan d'action de sensibilisation violence intrafamiliale c'està-dire que dans nos magasins et j'espère qu'aujourd'hui tout le monde est à jour sur cet affichage il y a un affichage on invite les gens les personnes concernées à déjà on leur donne un numéro le numéro public d'aide et on les invite aussi à nous solliciter pour trouver des solutions et ce dispositif qui a démarré chez u a aussi a aujourd'hui été repris par l'ensemble de la fédération et donc on avance voilà donc sont des sujets auquels auxquels on tient sur la production locale alors c'est dans notre ADN depuis toujours d'avoir une forte offre locale et régionale c'est on est fait comme ça on est né en Loire Atlantique où il y avait déjà cet esprit là et on l'a maintenu aujourd'hui et donc selon les territoires quand vous avez de la production bovine quand vous avez beaucoup de marécher quand vous avez beaucoup de charcutiers enfin beaucoup de monde ça peut monter à 20 % de l'activité du magasin et je pense dans les territoires comme la franche comptée ça doit monter à 30 % donc c'est vraiment et c'est monté très haut pendant le covid et il y a une appétence des Français pour ça et je pense qu'on est l'enseigne qui qui le propose le plus sur égalim si voulez moi ce que ce que je regrette dans parfois dans le mode de fonctionnement et et votre question m'y fait penser c'est que c'est vrait que il y avait eu un un grand coup d'envoi au départ avec une une grande concertation avec l'ensemble des parties prenantes et après il y a eu un un 2 un 3 on réfléchit aujourd'hui à un 4 mais ça se fait par une commission là mais mais pas par une grande discussion donc moi votre idée peut-être de remettre un moment tout le monde autour de la table parce que plein des dispositions que vous avez voté sont à titre expérimental et d'ailleurs on doit prolonger régulièrement mais est-ce qu'il faut pas à un moment remettre tous les gens autour de la table en en tirer les leçons et bah pourquoi pas moi ça me semble une idée intéressante ça est démarré comme ça parce que là ben chacun est dans son coin vient vous voir mais il y a pas la grande discussion peut-être de synthèse ça me paraît une bonne idée merci donc il nous reste deux questions monsieur le Président peut-être va-t-on revenir sur l'ultramarin puisque c'est la présidente de la délégation aux outremè qui souhaite s'exprimer Micheline Jacques merci madame la Présidente Monsieur le Directeur je me pencherai spécifiquement sur mon territoire saint-bartelémi l'enseigne u y est présente et cette enseigne est tributaire d'aléa qui ne sont pas de du fait de l'enseigne particulièrement mais je veux parler des transport le mois dernier les tempêtes sur l'océan ayant ralenti le transport a occasionné l'annulation de l'escale de Saint-Martin ce qui entraîne aussi des dépassements des dates de péremption lorsque le containire arrive à saint-barteléi parallèlement il y a une grosse inquiétude lié à la grève des doceres avec des risques de pénurie ma question ce serait sur la régionalisation que pensez-vous de la régionalisation des marchés et seriez-vous favorable à vous approvisionner dans la zone géographique proche si l'Union européenne permet de d'érog d'éroger aux normes conformément à l'article 349 du traité de fonctionnement de l'Union européenne merci mich et dernière question Serge merou monsieur le Président Madame la Présidente ONP oup parler de la répartition de la valeur dans la filière agroalimentaire et donc comment accueillez-vous l'instauration d'un rémunérosc score pardon comme indicateur de transparence sur la répartition de la valeur dans cette filière agroalimentaire et quelle difficulté anticipez-vous dans sa mise en œuvre voilà une question courte voilà les de dernières questions monsieur le Président alors effectivement une des grandes difficultés dans les dans les dromecom et les territoires lointains c'est ce sont effectivement les alléas de transport qu'on subit en en permanence par exemple même la Réunion qui fait partie d'une grande route maritime régulièrement est confronté à ce que vous avez décit les bateaux sont détournés parce que il y a un cyclone une tempête et on perd des produits notamment des produits frais parce qu'on arrive au-delà de la au-delà de la date donc ensuite il y a également le sujet de la mobilisation sont des dockers de manière perlée depuis plusieurs semaines actuellement qui nous posent problème ça ralentit le chargement des bateaux ENF ça perturbe donc on est on est embêté par ça et je parle pas du cyclone à la Réunion qui en plus coup les voies terrestre donc c'était très compliqué donc on essaie de chaque fois de faire au mieux on est totalement d'accord avec un approvisionnement régional bien sûr et en réalité euh nos patrons de magasin et notamment la Guyane madame a cité tout à l'heure le font énormément et trouvent des approvisionnements donc tout ce qui peut faciliter ces approvisionnements par rapport à aux législation effectivement je pense que c'est une bonne chose d'autant plus que je veux dire voilà les les populations ont des des attente de consommation souvent différent voilà et donc tout ça faut le prendre en compte et et et donc si on peut assouplir les choses ça me paraît une très très bonne une très très bonne idée euh donc oui c'est plus de soupl en fait plus de souplesse et et d'adaptation en tout cas on essaie de le faire sur le rémunérascore écoutez on a regardé le sujet c'est l'initiative d'un de mes confrères euh on a trouvver le sujet complexe à à mettre en œuvre et on et il n'a été retenu finalement par personne d'autres et c'est pas un sujet même au niveau de la Fédération voyez qu' a été repris extrêmement complexe donc nous on pense que euh il faut plutôt continuer à travailler sur les outils globaux je pense à l'Observatoire de la formation des prix et des marge que nous alimentons de manière transparente chaque année euh et de mémoire le médiateur des relations agricoles nous a encore lors d'une d'une réunion de suivi des négociations redit que il était bien alimenté par la grande distribution je pense que c'est ces outils-là qu'il faut continuer à alimenter suivre la rentabilité des acteurs au global mais je pense pas que soit un outil ponctuel comme celui-là d'affichage qui qui change profondément les choses je je vous dis comme je pense voilà et et par contre il faut alimenter l'Observatoire en tirer les leçons peut-être mieux communiquer autour de ça et bien merci beaucoup monsieur le Président Directeur Général c'était une audition très intéressante et je l'ai dit dans mon propos liminire qui est donc pour nous une source de réflexion précieuse d'une façon générale par rapport à nos territ ire mais aussi par rapport au texes législatifs que nous avons donc à l'agenda à l'ordre du jour bon rapidement le srp+ 10 et très certainement un véhicule législatif qui de nouveau nous fera échanger sur les lois égalim en tout cas merci du temps que vous nous avez consacré et de la précision des réponses que vous avez apporté aux questions posées par nos collègues merci madame la Présidente merci pour cet échange et à votre disposition sur ces sujets merci à vous tousci vous merci ne partez pas il y a juste je il y a juste une