Fronde des policiers: Gérald Darmanin s'exprime pour la première fois depuis le début de la crise
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien je suis venu salut les policiers ici dans le 19e arrondissement mais c'était surtout un message pour leur dire que je sais que pendant ces périodes très difficiles d'émeutes délinquantes ils ont été présents ils ont été valeureux et ils ont été courageux et ils ont décalé décalé leur congés ils sont revenus de leurs vacances ils ont fait des heures supplémentaires et ils ont c'est bien légitime une fatigue celle de gens qui ont été très mobilisés alors en plus de cette fatigue ils ont aussi vu que des partis politiques évoquées le fait que la police tue ils ont on leur crash dessus on les insulte on les vilipendent et donc se rajoutent à cette fatigue une émotion une colère et pour beaucoup d'entre eux je le sais ils m'ont dit voilà encore quelques instants une tristesse de ces procès et d'attention ces procès médiatiques qui leur ont droit au cœur eux qui servent la République qui sont des fonctionnaires et on peut les comprendre et moi je les comprends je comprends cette émotion je comprends cette colère et je comprends cette tristesse alors ce que je veux dire ici c'est que les policiers je sais que l'immense majorité de la population française des soutiens je veux le rassurer de toute ma reconnaissance de tout mon soutien et de toute ma confiance ils savent mieux quiconque leur rôle dans la société ils savent que lorsque l'un d'entre eux commet une erreur ils doivent être sanctionnés c'est normal ils le savent très bien mais ils le savent aussi que ils ont besoin d'avoir le soutien de leur ministre ce que je suis le répéter et le soutien évidemment de leurs autorités leurs autorités hiérarchiques monsieur le ministre hier est dit dans une interview ce jeune qui a reçu un tir de flash-ball lors des nuits à Marseille se dit choqué par l'indifférence des plus hautes autorités de l'État qu'est-ce que vous avez à lui dire ce soir d'autant que beaucoup de monde a été choqué en voyant en découvrant son visage défiguré moi je ne commande pas les affaires judiciaires en cours s'il y a eu faute elle sera sanctionnée par la justice je veux évidemment porter mon soutien à toute personne qui se sent blessée comme je l'ai fait évidemment au lendemain voir le jour même de la faire Naël mais je veux aussi dire que les policiers ils réclament pas l'impunité il réclament le respect et policiers réclaît pas être au-dessus des lois il ne réclame de pas être en dessous des lois et les policiers ça peut pas être les seuls personnes en France pour qu'il a présomption d'innocence ne compte pas pour qui les procès biatiques l'emporte sur le procès juridique et pour qui la présomption d'innocence est remplacée par une présomption de culpabilité donc il y a la fois de l'émotion évidemment je n'oublie pas non plus qui est eu 900 policiers gendarmes blessés parfois très gravement pendant ces quatre jours d'émeutes dont chacun a vu la violence les cocktails Molotov lancés pour eux les tirs à balles réelles comme c'était le cas à Nîmes à Marseille ou dans le Rhône où ils ont on a vu qu'ils ont été parfois laissés pour mort je pense à ces deux policiers de Marseille ils ont tout le monde a été extrêmement choqué et je veux dire ici que si et c'est normal des moyens de justice sont mis pour pouvoir regarder où est la vérité pouvoir condamner les personnes qui n'ont pas accepté leur déontologie et leur valeur de policiers je veux pas confondre ces quelques-uns avec l'immense majorité de ceux qui aujourd'hui se sentent je pense qu'on peut le dire touché par le manque de respect qu'une grande partie des médias qu'une grande partie du monde politique leur accorde ce week-end le DGPN qui est juste derrière vous a dit qu'avant un éventuel procès un policier n'avait pas sa place en prison quel est votre avis sur cette question et est-ce que c'est interview a été publié avant en publication par le ministère de l'Intérieur les acteurs de la police nationale est un grand policier je vais lui dire un grand flic 30 ans de carrière au service de la République arrêtez des voyous à protéger des innocents et je vais vous dire je souhaite à tous ceux qui ont craché sur le directeur général appelé stationne qui l'ont insulté la même carrière le même service de la République lui dire qu'il n'est pas démocrate dire qu'il n'est pas républicain est une insulte vis-à-vis de la carrière de ce fonctionnaire qui a risqué sa vie des centaines de fois pour nous protéger donc c'est un excellent directeur général il a parlé comme parle un chef vis-à-vis de ses policiers je le soutiens totalement et je suis très fier que ce soit mon collaborateur suite au placement en détention provisoires d'un des membres de là-bas qui a de nombreux policiers qui sont mises en arrêt en tout cas ce que nous disent les syndicats de police qui en aurait plusieurs centaines d'abord dans à Marseille dans les Bouches-du-Rhône mais aussi un peu partout en France est-ce que vous craignez une contagion de ce mouvement alors aujourd'hui il y a moins de 5% des policiers qui soient se sont mis en arrêt maladie soit au refusé d'aller au travail encore une fois j'ai dit que je comprenais leur émotions leurs colères et leur tristesse je veux aussi dire et j'ai une réunion dans quelques instants avec l'ensemble des syndicats qui ont accepté de venir ce soir Place Beauvau je les en remercie je veux aussi dire que cette fatigue cette tristesse cette émotion ne peut pas oublier le sens de la mission pour lequel nous sommes agents ministère de l'Intérieur le service de la population parce que qui trinque lorsque les policiers ne sont pas dans la rue c'est la femme qui s'est violenté par son compagnon c'est l'enfant qui est en détresse auquel on répond pas à sa détresse c'est les habitants des quartiers populaires qui n'ont pas les moyens de se payer la sécurité qui attendent des policiers leur présence et je sais que les policiers qui ont voulu montrer leur émotion et leur fatigue parfois leur colère et leur tristesse on le sens de l'intérêt général et du service à la population donc je vais parler avec les syndicats ce soir je sais que cette émotion cette fatigue cette colère n'est pas dirigée envers le ministère de l'Intérieur le ministre de l'intérieur ils me l'ont dit chez en Bercy quelle pose des questions vis-à-vis de la relation qu'ils ont avec l'autorité judiciaire avec la société en général mais je leur dire deux choses d'abord l'immense majorité de la population les soutiens c'est policiers les aime les respectent je vais leur redire que si on doit améliorer les choses on continuera le faire comme je le fais depuis 3 ans et demi sur l'autorité du Président de la République mais leur dire et c'est un point très important que la justice sans la force est impuissante mais la force en la justice est iranique cette phrase est Pascale elle résume ce qu'elle a démocratie et la République police et justice sont dans la même barque et bien sûr les policiers doivent être sur le terrain interpellés la justice doit de l'espérance tous mieux condamner et c'est ce qu'elle a fait pendant les émeutes et il y a pas opposé les uns aux autres deuxièmement je veux dire aux policiers je veux dire aux gendarmes je veux dire ça par pompier que nous connaissons tous ce sacrifice qu'il paye de leur vie et nous savons que ces moments d'émotion de fatigue et de colère sont légitimes parce que aucun Français ne fait leur travail et aucun homme politique qui commente sur l'échelle de télévision l'action des policiers l'alcourrage de passer une nuit avec eux à risquer leur vie et à laisser des enfants orphelins et des vaches et des vases donc moi je veux leur dire que nous serons nombreux et je serai le premier à continuer à défendre le Runner
Gérald Darmanin