Jean-Pierre Raffarin
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Faisons baisser le chômage, on fera baisser le Front National, c'est l'appel que vous lanciez après les élections régionales.
- 1:57OuverteÉludée
Vous avez quand même regardé avec intérêt les mesures qui seront dévoilées par François Hollande le 18 janvier ?
- 2:10OuverteÉludée
Plafond des indemnités prud'homales, vous avez vu ce qui circule ?
- 3:23OuverteRéponse directe
On parle un peu de la situation à droite, Jean-Pierre Raffarin, une côte qui s'effrite ou qui s'effondre dans les sondages ?
- 3:44OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe avec Nicolas Sarkozy en ce moment ?
- 4:49RelanceRéponse directe
Ce clivage n'a pas été tranché par le vote au régional, il est interprété différemment selon un camp ou l'autre dans votre famille politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« L'état d'urgence économique et social n'est toujours pas décrété. »
- 0:44Invité politiqueFait
« On touche au seuil, on touche à l'apprentissage, on touche aux charges, on touche à l'investissement pour les entreprises. »
- 1:09Invité politiqueFait
« La France a besoin d'une politique de l'offre. »
- 1:37Invité politiqueFait
« Le Front National se nourrit des difficultés économiques et sociales d'abord et avant tout. »
- 2:54Invité politiqueFait
« On a un problème d'investissement. »
- 4:25Invité politiqueFait
« On battra le Front National en battant son projet. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Raffarin64 %
- Locuteur non identifié26 %
- Locuteur non identifié 29 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Jean-Pierre Raffarin. Bonjour à tous. Faisons baisser le chômage, on fera baisser le Front National, c'est l'appel que vous lanciez après les élections régionales, l'appel pour un pacte républicain contre le chômage. Manuel Valls avait dit ok, Pierre Cattaz aussi, et puis ? Eh
bien, pas grand chose. L'état d'urgence économique et social n'est toujours pas décrété. On nous annonce à nouveau des mesures, mais globalement, je pense que ce qu'avait été, je crois, dans la tête de Manuel Valls, qui était de faire vraiment un état d'urgence, c'est-à-dire de dire au Parlement, est-ce que vous êtes d'accord pour prendre des mesures ? Et on était d'accord nous, l'opposition,
pour... Enfin, une partie de l'opposition. Vous avez été critiqué. Oui,
oui, oui, mais je vois que maintenant, sur la déchéance de nationalité, tout le monde est d'accord. Donc moi, ce que je voulais, c'était d'accord pour soutenir le gouvernement, mais à condition d'obtenir des choses qui changent la vie quotidienne des Français, c'est-à-dire qu'on touche au seuil, on touche à l'apprentissage, on touche aux charges, on touche à l'investissement pour les entreprises. On fait ce dont le pays a besoin, c'est-à-dire une politique de l
'offre. C'est-dire, en gros, ce que réclament les chefs d'entreprise, ce contrat de travail agile, par exemple. Par exemple, toutes les mesures peuvent être discutables.
Toutes les mesures peuvent être discutables. Ce qui est très important, c'est d'avoir une vision macroéconomique. Tous les économistes sont d'accord. Il y a deux grandes lignes, où on fait une politique de la demande, où on fait une politique de l'offre. Aujourd'hui, la France a besoin d'une politique de l'offre. Pour cela, je crois qu'il aurait été bon qu'on se mette autour d'une table et qu'on engage, comme on l'a fait sur le renseignement, comme on peut le faire pour l'urgence en matière de sécurité, qu'on se mette tous d'accord sur quelques mesures.
Il y en a une petite dizaine, donc on peut discuter les mesures, mais choisir un certain nombre de décisions qui montrent au pays qu'on a compris que l'emploi c le problème numéro un et que sans un travail massif contre le chômage, on n'est pas en guerre contre le Front National. Le Front National se nourrit des difficultés économiques et sociales d'abord et avant tout.
Bon, vous avez quand même regardé avec intérêt les mesures qui seront dévoilées par François Hollande le 18 janvier face aux partenaires sociaux et qui commencent à être discutées avec les syndicats depuis hier, plafonnement des indemnités au prud'homme, vous avez vu ce qui circule, qui est en discussion Jean-Pierre Raffarin ? Tout ça, comme
depuis trois ans, c'est périphérique au sujet. et je pense que l'état d'urgence c'était justement, pour une fois
de
dire, on ne discute pas avec les syndicats cette fois-ci, on sait ce qu'ils veulent les syndicats, on sait que syndicats et patronats n'ont pas été capables de se mettre d'accord, ce dialogue social aujourd'hui est stérile alors, il y a des représentants du peuple ça s'appelle des députés, ça s'appelle des sénateurs on les met autour d'une table et on dit qu'est-ce que vous voulez voter, c'était ça l'état d'urgence, c'est d'aller vite à des décisions politiques que nous assumons ensemble donc moi je suis d'accord pour l'allègement des charges mais j'attends de voir ce qui va être exactement proposé, fondamentalement on a un problème d'investissement
donc
il faut pouvoir aiguiller l'épargne vers les entreprises donc ça c'est une forme de soutien fiscal ensuite il faut toucher au code du travail que ce soit sur les seuils, que ce soit sur la défiscalisation des heures supplémentaires, il nous faut une mesure dans cette direction là, et puis sur l'apprentissage il faut vraiment faire du massif et là sans doute, il faut revoir les questions et les canaux de financement car l'argent de l'apprentissage en France ne va pas à l'apprentissage. Et donc ça, il faut corriger cela.
On y reviendra sans doute avec les auditeurs d'Inter tout à l'heure dans la deuxième partie, dans l'interactive. On parle un peu de la situation à droite, Jean-Pierre Raffarin, une côte qui s'effrite ou qui s'effondre dans les sondages, des cadres et des personnalités qui s'éloignent. Gérald Darmanin qui évoque la séparation avec une partie du peuple de droite. Qu'est-ce qui se passe avec Nicolas Sarkozy en ce moment ?
Eh bien, il y un problème de compréhension avec le pays, je pense, avec l'électorat. Et donc Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, en effet, traverse une mauvaise passe. Il faut savoir qu'il a des talents politiques assez exceptionnels. C'est quelqu'un de très fort, de très résistant. Donc tous ceux, y compris chez certains de ses adversaires qui le considèrent abattu, auraient tort de sous-estimer son énergie. Mais évidemment, aujourd'hui, il y un problème dans l'opinion. Je pense que la crise que nous avons connue avec les élections régionales, elle est profonde et les vacances de Noël n'ont pas effacé cette crise.
La crise, elle est là et est-ce qu'on lutte contre le Front National en s'opposant au Front National
ou est-ce qu'on lutte avec le Front National, contre le Front National en prenant les mêmes thèmes que le Front National ? Et ça, c'est un clivage qui est en train d'apparaître, apparaître clairement à droite. Moi, je fais partie de ceux qui pensent qu'on battra le Front National en battant son projet. Mais ce clivage n'a pas été tranché par le vote au régional, il est interprété différemment selon un camp ou l'autre dans votre famille politique Jean-Pierre Raffarin ?
Absolument, l'affaire n'est pas tranchée mais on voit que les gens se positionnent petit à petit et on voit que Xavier Bertrand s'est engagé clairement sur une ligne politique, il a compris le message. J'approuve tout à fait ce qu'il fait et je pense qu'il y a encore débat chez nous, mais moi, ma conviction aujourd'hui, c'est que nous sommes dans une situation grave, que la situation économique est très difficile, que la situation internationale est très difficile quand même. Très franchement, j'invite à ce qu'on réfléchisse tous à ce qui est en train de se développer aujourd'hui, une forme de radicalisme d'État.
Quand j'entends les propos du président de Tchéquie, quand j'entends certains propos qu'on entend aujourd'hui en Pologne, quand vous écoutez ce qui se passe en Turquie, quand vous voyez la tension entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, vous dites quand même que le radicalisme, il n'est pas simplement chez des gens perdus. Il est quand même dans des structures officielles qui rendent le monde extrêmement dangereux. Avec une crise économique, dans ce contexte-là, une aventure Front National en France serait pour moi quelque chose de terrorisant.
Dans le débat qui agite la droite et les Républicains, vous avez fixé la ligne de partage, Jean-Pierre Raffarin, quand allez-vous en tirer les conséquences pour dire qui soutiendrez-vous ? A la primaire dans quelques mois, votre ami Dominique Bussereau a déjà franchi pas en ralliant Alain Juppé. Et vous ? Eh bien écoutez, je vais prendre une position à la fin de l'hiver, je devais laisser passer les élections internes du parti, très franchement c'est le mois de janvier, nous avons des élections internes le 30 janvier, pour élire les présidents de fédération. Voilà,
donc ce sont des élections internes importantes, et je ne veux pas que ces élections internes soient des pré-primaires, et donc je ne veux pas prendre position pendant cette période, mais juste après cette période, je ferai connaître mon engagement dans cette élection primaire.
J 'ai vu quand même vos carnets Jean-Pierre Raffarin et vos voeux pour 2016, j'avais adressé des voeux personnalisés à une série de personnalités. Alors pour Alain Juppé, vous souhaitez une route plus droite que raide, qu'avez-vous voulu dire en dehors de l'allusion à cette Raffarinade bien connue ? que j'ai décidé d'assumer ses traits d'humour, je voulais simplement lui expliquer que je pense
qu'il a fait un projet, il est en train de travailler à une ligne politique importante et que je lui souhaitais d'avoir un parcours qui soit rectiligne et sans trop de difficultés. Donc c'était un message d'optimisme quant à lui. Mais je souhaite aussi des choses positives et à François Fillon et à Nicolas Saoui. vais vous dire très
franchement... François Fillon c'est le fer du fer. Alors le fer FER, du fer FAIR.
'est ça, l'énergie pour le projet. Je pense que, très très franchement, ce qui compte, c'est qu'une fois qu'on aura choisi notre candidat avec la primaire, qu'on soit rassemblés. Donc moi je travaille pour cette unité, je crois vraiment qu'il faut changer la politique de la France, je crois qu'il ne faut pas renouveler M. Hollande, et pour cela, quel que soit le choix du candidat au premier tour de la primaire, il faudra se rassembler ensuite pour gagner avec celui qui aura été désigné.
Jean -Pierre Raffarin, invité de France Inter, ce matin on vous retrouve dans quelques minutes avec les auditeurs qui nous appellent au 01 45 24 7000 et qui réagissent sur les réseaux sociaux avec le mot-clé interactive.
Jean-Pierre Raffarin