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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 12 janvier 2016 8 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Jean-Pierre Raffarin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Faisons baisser le chômage, on fera baisser le Front National, c'est l'appel que vous lanciez après les élections régionales, l'appel pour un pacte républicain contre le chômage.

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Manuel Valls avait dit ok, Pierre Cattaz aussi, et puis ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Vous avez été critiqué.

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Vous avez quand même regardé avec intérêt les mesures qui seront dévoilées par François Hollande le 18 janvier face aux partenaires sociaux et qui commencent à être discutées avec les syndicats depuis hier.

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Plafonnement des indemnités au prud'homme, vous avez vu ce qui circule, ce qui est en discussion, Jean-Pierre Raffarin ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    On parle un peu de la situation à droite. Jean-Pierre Raffarin, une côte qui s'effrite ou qui s'effondre dans les sondages, des cadres et des personnalités qui s'éloignent.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « L'état d'urgence économique et social n'est toujours pas décrété. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « On fait ce dont le pays a besoin, c'est-à-dire une politique de l'offre. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Tous les économistes sont d'accord. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « comme on l'a fait sur le renseignement, comme on peut le faire pour l'urgence en matière de sécurité »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Le Front National se nourrit des difficultés économiques et sociales, d'abord et avant tout. »
  • 2:49Invité politiquePromesse
    « Donc, moi, je suis d'accord pour l'allègement des charges, mais j'attends de voir ce qui va être exactement proposé. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « Fondamentalement, on a un problème d'investissement. »
  • 3:03Invité politiquePromesse
    « Et puis, sur l'apprentissage, il faut vraiment faire du massif. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, en effet, traverse une mauvaise passe. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « La crise que nous avons connue avec les élections régionales, elle est profonde. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Et ça, c'est un clivage qui est en train d'apparaître, apparaître clairement à droite. »
  • 5:18Invité politiqueFait
    « Une forme de radicalisme d'État. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « Avec une crise économique, dans ce contexte-là, une aventure Front National en France serait pour moi quelque chose de terrorisant. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « Nous avons des élections internes le 30 janvier. »
  • 7:30Invité politiquePromesse
    « Je crois vraiment qu'il faut changer la politique de la France. »

Temps de parole

  • Jean-Pierre Raffarin72 %
  • Présentateur28 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Pierre Raffarin. Bonjour à tous. Faisons baisser le chômage, on fera baisser le Front National, c'est l'appel que vous lanciez après les élections régionales, l'appel pour un pacte républicain contre le chômage. Manuel Valls avait dit ok, Pierre Cattaz aussi, et puis ?

0:15
Jean-Pierre Raffarin

Eh bien, pas grand chose. L'état d'urgence économique et social n'est toujours pas décrété. On nous annonce à nouveau des mesures, mais globalement, je pense que ce qu'avait été, je crois, dans la tête de Manuel Valls, ce qui était de faire vraiment un état d'urgence, c'est-à-dire de dire au Parlement, est-ce que vous êtes d'accord pour prendre des mesures ? Et on était d'accord, nous, l'opposition, pour... Enfin, une partie de l'opposition.

0:38
Présentateur

Vous avez été critiqué.

0:39
Jean-Pierre Raffarin

Oui, oui, oui, mais je vois que maintenant, sur la déchéance de nationalité, tout le monde est d'accord. Donc moi, ce que je voulais, c'était d'accord pour soutenir le gouvernement, mais à condition d'obtenir des choses qui changent la vie quotidienne des Français, c'est-à-dire qu'on touche au seuil, on touche à l'apprentissage, on touche aux charges, on touche à l'investissement pour les entreprises. On fait ce dont le pays a besoin, c'est-à-dire une politique de l'offre.

1:00
Présentateur

C'est-à-dire, en gros, ce que réclament les chefs d'entreprise, ce contrat de travail agile, par exemple,

1:06
Jean-Pierre Raffarin

que vous voyez dans la lettre ouverte à François Hollande. Toutes les mesures peuvent être discutables. Ce qui est très important, c'est d'avoir une vision macroéconomique. Tous les économistes sont d'accord. Il y a deux grandes lignes. Où on fait une politique de la demande, où on fait une politique de l'offre. Aujourd'hui, la France a besoin d'une politique de l'offre. Pour cela, je crois qu'il aurait été bon qu'on se mette autour d'une table et qu'on engage, comme on l'a fait sur le renseignement, comme on peut le faire pour l'urgence en matière de sécurité, qu'on se mette tous d'accord sur quelques mesures.

Il y en a une petite dizaine, donc on peut discuter les mesures, mais choisir un certain nombre de décisions qui montrent au pays qu'on a compris que l'emploi, c'est le problème numéro un. Et que sans un travail massif contre le chômage, on n'est pas en guerre contre le Front National. Le Front National se nourrit des difficultés économiques et sociales, d'abord et avant tout.

1:57
Présentateur

Bon, vous avez quand même regardé avec intérêt les mesures qui seront dévoilées par François Hollande le 18 janvier face aux partenaires sociaux et qui commencent à être discutées avec les syndicats depuis hier. Plafonnement des indemnités au prud'homme, vous avez vu ce qui circule, ce qui est en discussion, Jean-Pierre Raffarin ?

2:16
Jean-Pierre Raffarin

Tout ça, comme depuis trois ans, c'est périphérique au sujet. Et je pense que l'état d'urgence, c'était justement, pour une fois, de dire on ne discute pas avec les syndicats cette fois-ci. On sait ce qu'ils veulent les syndicats. On sait que syndicats et patronats n'ont pas été capables de se mettre d'accord. Ce dialogue social, aujourd'hui, est stérile. Alors, il y a des représentants du peuple, ça s'appelle des députés, ça s'appelle des sénateurs, on les met autour d'une table et on dit qu'est-ce que vous voulez voter ? C'était ça, l'état d'urgence. C'est d'aller vite à des décisions politiques que nous assumons ensemble.

Donc, moi, je suis d'accord pour l'allègement des charges, mais j'attends de voir ce qui va être exactement proposé. Fondamentalement, on a un problème d'investissement. Donc, il faut pouvoir aiguiller l'épargne vers les entreprises. Donc, ça, c'est une forme de soutien fiscal. Ensuite, il faut toucher au code du travail, que ce soit sur les seuils, que ce soit sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Il nous faut une mesure dans cette direction-là. Et puis, sur l'apprentissage, il faut vraiment faire du massif. Et là, sans doute, il faut revoir les questions et les canaux de financement, car l'argent de l'apprentissage en France ne va pas à l'apprentissage.

Donc, ça, il faut corriger cela.

3:23
Présentateur

On y reviendra sans doute avec les auditeurs d'Inter tout à l'heure dans la deuxième partie, dans l'interactive. On parle un peu de la situation à droite. Jean-Pierre Raffarin, une côte qui s'effrite ou qui s'effondre dans les sondages, des cadres et des personnalités qui s'éloignent. Gérald Darmanin, qui évoque la séparation d'avec une partie du peuple de droite. Qu'est-ce qui se passe avec Nicolas Sarkozy en ce moment ?

3:45
Jean-Pierre Raffarin

Eh bien, il y a un problème de compréhension avec le pays, je pense avec l'électorat. Et donc, Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, en effet, traverse une mauvaise passe. Il faut savoir qu'il a des talents politiques assez exceptionnels. C'est quelqu'un de très fort, de très résistant. Donc, tous ceux, y compris chez certains de ses adversaires qui le considèrent abattu, auraient tort de sous-estimer son énergie. Mais évidemment, aujourd'hui, il y a un problème dans l'Ominion. Je pense que la crise que nous avons connue avec les élections régionales, elle est profonde. Et les vacances de Noël n'ont pas effacé cette crise. La crise, elle est là.

Et est-ce qu'on lutte contre le Front National en s'opposant au Front National ? Ou est-ce qu'on lutte avec le Front National, contre le Front National, en prenant les mêmes thèmes que le Front National ? Et ça, c'est un clivage qui est en train d'apparaître, apparaître clairement à droite. Moi, je fais partie de ceux qui pensent qu'on battra le Front National en battant son projet.

4:38
Présentateur

Mais ce clivage n'a pas été tranché par le vote au régional. Il est interprété différemment selon un camp ou l'autre dans votre famille politique, Jean-Pierre Raffarin ?

4:49
Jean-Pierre Raffarin

Absolument, l'affaire n'est pas tranchée. Mais on voit que les gens se positionnent petit à petit. Et on voit que Xavier Bertrand s'est engagé clairement sur une ligne politique. Il a compris le message. J'approuve tout à fait ce qu'il fait. Et je pense qu'il y a encore débat chez nous. Mais moi, ma conviction aujourd'hui, c'est que nous sommes dans une situation grave, que la situation économique est très difficile, que la situation internationale est très difficile quand même. Très franchement, j'invite à ce qu'on réfléchisse tous à ce qui est en train de se développer aujourd'hui. Une forme de radicalisme d'État.

Quand j'entends les propos du président de Tchéquie, quand j'entends certains propos qu'on entend aujourd'hui en Pologne, quand vous écoutez ce qui se passe en Turquie, quand vous voyez la tension entre l'Iran et l'Arabie saoudite, vous dites quand même que le radicalisme, il n'est pas simplement chez des gens perdus. Il est quand même dans des structures officielles qui rendent le monde extrêmement dangereux. Avec une crise économique, dans ce contexte-là, une aventure Front National en France serait pour moi quelque chose de terrorisant.

5:48
Présentateur

Dans le débat qui agite la droite et les Républicains, vous avez fixé la ligne de partage, Jean-Pierre Raffarin. Quand allez-vous en tirer les conséquences pour dire qui soutiendrez-vous ? A la primaire dans quelques mois ? Votre ami Dominique Bussereau a déjà franchi le pas. Ça ne nous a pas échappé. En ralliant Alain Juppé.

6:08
Jean-Pierre Raffarin

Et vous ? Eh bien écoutez, je vais prendre une position à la fin de l'hiver. Je vais laisser passer les élections internes du parti. Très franchement, c'est le mois de janvier. Nous avons des élections internes le 30 janvier. Le 30 janvier. Pour allier les présidentes de fédération. Voilà. Ce sont des élections internes importantes. Et je ne veux pas que ces élections internes soient des pré-primaires. Et donc, je ne veux pas prendre position pendant cette période. Mais juste après cette période, je ferai connaître mon engagement dans cette élection primaire.

6:35
Présentateur

J'ai vu quand même vos carnets, Jean-Pierre Raffarin, et vos voeux pour 2016. J'avais adressé des voeux personnalisés à une série de personnalités. Alors, pour Alain Juppé, vous souhaitez une route plus droite que raide. Qu'avez-vous voulu dire ? En dehors de l'allusion à cette Raffarinade bien connue.

6:56
Jean-Pierre Raffarin

Voilà, c'est ça et plus que j'ai décidé d'assumer ses traits d'humour. Je voulais simplement lui expliquer que je pense qu'il a fait un projet. Il est en train de travailler à une ligne politique importante. Et que je lui souhaitais d'avoir un parcours qui soit rectiligne et sans trop de difficultés. Donc, c'était un message d'optimiste quant à lui. Mais je souhaite aussi des choses positives et à François Fillon et à Nicolas Savoy. Je vais vous dire très franchement...

7:23
Présentateur

François Fillon, c'est le fer du fer. Alors, le fer F-E-R, du fer F-A-I-R.

7:27
Jean-Pierre Raffarin

Voilà, c'est ça. L'énergie pour le projet. Je pense que, très très franchement, ce qui compte, c'est qu'une fois qu'on aura choisi notre candidat avec la primaire, qu'on soit rassemblés. Donc, moi, je travaille pour cette unité. Je crois vraiment qu'il faut changer la politique de la France. Je crois qu'il ne faut pas renouveler M. Hollande. Et pour cela, quel que soit le choix du candidat au premier tour de la primaire, il faudra se rassembler ensuite pour gagner avec celui qui aura été désigné.

7:53
Présentateur

Jean-Pierre Raffarin, invité de France Inter, ce matin, on vous retrouve dans quelques minutes avec les auditeurs qui nous appellent au 01 45 24 7000 et qui réagissent sur les réseaux sociaux avec le mot-clé interactive.