Instant Porcher | Macron, champion de l'industrie française ? Les vérités qui dérangent de Thomas Porcher
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Questions et réponses
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- 0:27ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porcher.
- 2:04OuverteRéponse directe
Peux-tu nous présenter l'état de l'industrie française et en quoi elle est centrale ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que tu penses de ces extraits et son avis surtout sur la compétitivité comme une des solutions ?
- 14:32OuverteRéponse directe
On parle d'apprentissage et de formation professionnelle, qu'en penses-tu ?
- 16:46OuverteRéponse directe
Sur les autres piliers, il y a l'investissement, l'Europe, le pilier territorial. Peux-tu nous l'expliquer ?
- 21:29OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron dit qu'il y a des centaines de milliers d'emplois qui nous attendent dans l'industrie. T'y crois ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ces gens-là, les patrons que j'ai cités là, de ces grandes entreprises qui étaient encore des leaders mondiaux, Péchiné, Alstom, etc. Ils sont tous partis avec des dividendes de plusieurs millions d'euros. »
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« Le pouvoir d'achat baisse. »
- 2:19InvitéFait
« La France a connu ces 30-40 dernières années une forte désindustrialisation. »
- 3:37InvitéChiffre
« Vous regardez entre 1981 et 2000, on a perdu pratiquement 10 points sur l'emploi. On est passé de 22 à 12% la part de l'emploi industriel. »
- 3:47InvitéChiffre
« Vous avez eu depuis 2008 936 usines qui ont fermé, c'est-à-dire à peu près 5 par mois dans la différence générale. »
- 4:33InvitéChiffre
« Alcatel, par exemple, entre 1995 et 2013, a supprimé quasiment une usine par an. »
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« On a perdu 12 points à part de l'industrie dans le PIB français en un peu plus de 40 ans et en effet, des pertes d'emplois industriels qui vont avec. »
- 5:32PrésentateurChiffre
« Depuis la fin 2000 jusqu'à l'été 2017, nous avons perdu chaque trimestre des emplois industriels et qu'il y a eu, au fond, près d'un million d'emplois industriels en moins durant cette période. »
- 7:00PrésentateurFait
« Si la France s'est désindustrialisée à une faiblesse par rapport aux voisins, et les 10 points de PIB par habitant d'écart avec l'Allemagne, c'est que nous travaillons moins que nos voisins dans le cycle de vie. »
- 7:30PrésentateurPromesse
« Nous allons donc tenir la ligne des baisses d'impôts, confirmer la baisse de la CVAE, offrir de la visibilité aux industriels pour qu'ils bénéficient d'une électricité décarbonée à des prix compétitifs. »
- 16:59PrésentateurChiffre
« Macron annonce 800 projets de relocalisation. »
- 27:03PrésentateurPromesse
« il annonce une autonomie de la production des batteries en 2027 »
- 27:08PrésentateurPromesse
« et même une capacité d'exportation dès 2030 »
- 27:19PrésentateurChiffre
« des crédits d'impôt pour l'industrie d'hiverte par exemple »
- 30:55InvitéChiffre
« on prévoit des montants sur 5 ans de plus de 50 milliards »
- 31:25InvitéFait
« la plupart des délocalisations elles se sont faites en Europe »
Temps de parole
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Ces gens-là, les patrons que j'ai cités là, de ces grandes entreprises qui étaient encore des leaders mondiaux, Péchiné, Alstom, etc. Ils sont tous partis avec des dividendes de plusieurs millions d'euros. Après 2008, il y a encore des gens qui se sont beaucoup enrichis, qui n'ont pas connu la crise. Et ça, il faut le dire. Aujourd'hui, on ne pourra pas baisser les salaires plus. Il faut arrêter. Les salaires ne payent plus. Le pouvoir d'achat baissent. Donc, il faut se concentrer sur la compétitivité produit. Il faut identifier les voies d'avenir. Donc, c'est très bien de dire vive l'apprentissage.
Mais quand on a l'honnêteté, on dit vive l'apprentissage, mais aussi pour ses propres enfants. Pas que pour les enfants de pauvres.
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porcher. Je suis ravie de vous retrouver. L'Instant Porcher, c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas Porcher. Chaque semaine, pour décrypter l'actualité, avec la multitude des discours qu'on entend de part et d'autre, se poser, connaître et comprendre est une véritable arme démocratique. Et si l'Instant Porcher est débarqué à la télévision, vous le savez, ce programme s'inscrit dans notre grande ambition. Débarquer à la télé, aux côtés des chaînes des milliardaires, pour s'imposer et proposer un autre traitement de l'information. Le projet avance, mais certains opérateurs restent encore réticents.
Notre modèle économique, qui n'est fondé ni sur de riches actionnaires, ni sur de puissants annonceurs, serait fragile. Nous avons répondu que nous avons plus qu'une poignée d'investisseurs et qu'un ensemble de marques partenaires. Nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays des dizaines, voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combats comme Le Média. Pour le leur prouver, signez notre pétition sur unetélépourvous.lemédiatv.fr.
Au programme de l'Instant Porcher aujourd'hui, nouvelles annonces d'Emmanuel Macron, tout en se félicitant sur son premier bilan entre emploi, économie, changement climatique autour de l'industrie. La réindustrialisation, c'est le plan annoncé par Emmanuel Macron jeudi dernier. Industrie, ce mot un peu galvaudé qui ne paraît pas intéressant, pas sexy. Et si c'était le cœur de nos mots ? La désindustrialisation, ce qui a vidé nos petites et moyennes villes, appauvrit les classes prolétaires et moyennes, nous a rendus dépendants de l'extérieur, on l'a vu pendant les crises, et a détruit notre pouvoir d'achat.
Thomas, jeudi dernier, Emmanuel Macron a dressé un état de la désindustrialisation en France, une dynamique depuis 40 ans. Avant d'entrer dans le plan du président, peux-tu, toi, nous présenter l'état de l'industrie française et en quoi elle est centrale dans nos vies quotidiennes et en lien avec toutes les questions qui font problème aujourd'hui ?
La France a connu ces 30-40 dernières années une forte désindustrialisation. Beaucoup plus forte que certains de ses voisins, beaucoup plus forte que les Etats-Unis, beaucoup plus forte que l'Allemagne, mais moins forte quand même que le Royaume-Uni ou que l'Italie. Alors cette désindustrialisation, elle est due à quoi ? Elle est due à la première chose, la financiarisation de l'économie. C'est-à-dire que le mode de fonctionnement de l'économie a radicalement changé. Vous avez l'entreprise qui s'est mise à travailler beaucoup plus pour l'actionnaire que pour le reste des parties prenantes.
C'est-à-dire que vous aviez le dirigeant qui avant avait un salaire normal et qui avait des plans pour l'entreprise, parfois des plans de long terme, et puis l'actionnaire récupérait une partie du profit. Et tout fonctionnait assez bien comme ça. Les actionnaires ont cru que le manager allait servir son propre intérêt plutôt que leur intérêt à eux. Donc ils ont inventé une rémunération du dirigeant en fonction de ce qu'on leur donnait aux actionnaires. Donc là, le sort du dirigeant a été relié à celui des actionnaires. Or, les actionnaires ont une volonté d'avoir des gains sur le court terme. Et parfois, une entreprise nécessite des investissements de long terme.
Donc à partir de ce moment-là, c'est là qu'on est entré dans cette logique actionnariale qui a visé à compresser les coûts. C'est par exemple à faire que quand on avait des grandes industries comme des conglomérats, on les divise en entités homogènes et on élimine l'entité la plus faible, celle qui fait le moins de bénéfices, même si parfois elle fait des bénéfices, pour faire plus de profits et faire remonter la valeur de l'action qui profite à l'actionnaire. Et donc le résultat est là sous nos yeux. C'est que vous regardez entre 1981 et 2000, on a perdu pratiquement 10 points sur l'emploi. On est passé de 22 à 12% la part de l'emploi industriel.
Vous avez eu depuis 2008 936 usines qui ont fermé, c'est-à-dire à peu près 5 par mois dans la différence générale. Je parle d'usines de plus de 50 salariés. Et puis par rapport à 99, quand on regarde aujourd'hui, on a moins d'industries comme 1999 alors que certains pays comme les Etats-Unis ou d'autres en ont plus, bien sûr. Donc il y a eu une très forte désindustrialisation. Et puis derrière ça, il ne faut pas oublier de dire que ça a joué contre nos champions nationaux parce qu'on avait un certain nombre de champions nationaux qui étaient des leaders au niveau mondial.
Là, je peux citer par exemple Arcelor, Péchinet, Alstom, Technic, Lafarge, Alcatel qui ont été des entreprises qui ont été vendues à la découpe où les actionnaires ont gagné énormément d'argent et y compris les dirigeants d'entreprises et où des usines ont été supprimées. Alcatel, par exemple, entre 1995 et 2013, a supprimé quasiment une usine par an. C'est ça le résultat de 40 ans de logique actionnariale dans l'industrie.
Entrons dans la stratégie et le plan d'Emmanuel Macron pour réindustrialiser la France. Tout d'abord, le président partage ce constat de la désindustrialisation et affirme que la France a le bonnet d'âne par rapport à ses voisins, comme tu l'as dit. Il y a eu une crise et une désindustrialisation qui a frappé beaucoup d'économies mais nous avons subi une désindustrialisation plus importante. Parfois, on l'a laissé faire. Il y a eu un choix presque idéologique de dire finalement, l'industrie, ce ne sont pas les bons emplois. Il faut mieux aller vers le service, être un pays au fond de service et de tourisme. Et puis, ça a été aussi subi.
Et vous le voyez, on a perdu 12 points à part de l'industrie dans le PIB français en un peu plus de 40 ans et en effet, des pertes d'emplois industriels qui vont avec. Et donc, cette désindustrialisation, elle fait que depuis la fin 2000 jusqu'à l'été 2017, nous avons perdu chaque trimestre des emplois industriels et qu'il y a eu, au fond, près d'un million d'emplois industriels en moins durant cette période. Constat posé. Alors, comment on fait ? On entend à cause des réformes qu'on n'a pas faites, vous le voyez venir. Dans ce discours, Emmanuel Macron avance un plan sur quatre piliers, l'investissement, l'Europe, un pilier territorial et surtout la compétitivité.
Bien souvent, il y avait une forme d'incohérence dans le débat public français. Il faut être honnête, c'est-à-dire qu'on défendait tous l'industrie mais on était contre les réformes qui le permettaient. On était pour l'industrie mais pour taxer beaucoup plus le capital. On était pour l'industrie mais pour complexifier le droit du travail. Bon, l'expérience a été faite, ça ne marche pas. Si vous avez un droit du travail plus compliqué que les voisins, si vous taxez plus le travail et le capital, vous créez moins d'emplois parce que les industriels vont s'installer ailleurs. Et je le dis ici avec beaucoup de clarté. J'entends les gens qui disent qu'il faudrait un tournant, un ceci, un cela.
Ce qui marche, le mieux, c'est de ne pas le casser. Je vous le dis en toute sincérité. Donc, j'aurai une politique de constance sur le plan macroéconomique. Qu'a besoin de faire notre pays ? De continuer d'être compétitif sur le capital, le travail, l'innovation, de continuer d'être fiable et clair sur sa stratégie et d'augmenter la quantité de travail. Et c'est dans cette stratégie que s'inscrit la réforme des retraites. Je le dis aussi avec beaucoup de clarté en l'assumant de manière très claire et très tranquille.
Si la France s'est désindustrialisée à une faiblesse par rapport aux voisins, et les 10 points de PIB par habitant d'écart avec l'Allemagne, c'est que nous travaillons moins que nos voisins dans le cycle de vie. C'est qu'il y a moins de jeunes qui sont dans l'emploi, c'est qu'on travaille moins dans les âges clés et c'est qu'on travaille moins longtemps. Et ce n'est pas vrai qu'on réindustrialisera si on concentre ça. Et ce n'est pas vrai qu'on aura le modèle social le plus ambitieux d'Europe si on dit que c'est formidable et que ça va vivre de toute éternité. Non. Donc on doit aussi réussir la bataille pour aller vers le plein emploi et plus d'emplois.
Mais donc on doit aussi avoir une industrie compétitive. Nous allons donc tenir la ligne des baisses d'impôts, confirmer la baisse de la CVAE, offrir de la visibilité aux industriels pour qu'ils bénéficient d'une électricité décarbonée à des prix compétitifs. Et ça s'appuie sur des politiques ciblées d'aide quand il y a des envolées à très court terme, ce qu'on a assumé, une politique de réforme du marché européen qui est indispensable parce qu'elle va permettre d'éviter la volatilité. Parce que compte tenu de notre structure de production et de nos coûts de production, il n'y a aucune raison qu'on ait de la volatilité, nous, en France.
Et donc la réforme du marché de l'électricité européen nous permettra de réduire la volatilité des prix et de les rapprocher des coûts de production et de notre mix électrique. Simplement, il faut faire le pont jusqu'à début d'année prochaine quand elle rentrera en vigueur. Et c'est le déploiement de notre stratégie propre qui est de continuer d'avoir de la production souveraine, décarbonée, nucléaire et renouvelable.
Emmanuel Macron se félicite, je cite, d'une vraie politique de compétitivité, de baisser le coût du travail et du capital entre les réformes, on l'a entendu, qui ont été bénéfiques selon lui et en citant aussi la formation professionnelle et le mix énergétique sur l'énergie, on y reviendra après. Mais qu'est-ce que tu penses de ces extraits et son avis surtout sur la compétitivité comme une des solutions ?
Alors déjà, je vais revenir sur le premier extrait. Sur le premier extrait, ce qui est ce qui est intéressant parce que grosso modo, il n'y a pas de responsable, il n'y a pas de coupable, il n'y a pas de gens qui se sont enrichis avec la fermeture des usines. C'est un espèce d'état naturel qui serait dû au fait que, voilà, on avait un droit du travail trop rigide, on avait des normes trop compliquées sur le marché du travail, sur le droit du travail, il y avait trop d'impôts et donc que les entreprises partaient comme ça, les pauvres, elles s'échappaient. Alors que c'est faux.
Il y a eu quand même une théorie, à un moment, de ce que j'ai dit dans la première question, c'est-à-dire une théorie du changement de l'entreprise qui était une entreprise qui était moins managériale mais plus actionnariale où il fallait dégager sur du court terme de la valeur qui profitait majoritairement aux actionnaires et tout ça a été théorisé. Je veux dire, le patron d'Alcatel, Serge Chourouk, qu'est-ce qu'il avait dit ? Il a dit publiquement qu'il rêvait d'une entreprise sans usine. C'est-à-dire qu'il voulait une holding financière, des sous-traitants et plus d'usines. Donc qu'est-ce que vous faites ?
Vous avez baissé majoritairement les coûts ce qui fait que vous faites un plus grand profit sur le court terme un plus grand profit sur le court terme qui profite aux actionnaires. Et ces gens-là, les patrons que j'ai cités là, de ces grandes entreprises qui étaient encore des leaders mondiaux, Péchiné, Alstom, etc., ils sont tous partis avec des dividendes de plusieurs millions d'euros.
Donc ça veut dire qu'il y a un moment des gens qui ont théorisé ça, des dirigeants d'entreprises, des dirigeants politiques qui ont laissé faire en disant c'est comme ça que ça fonctionne aujourd'hui donc il ne faut pas faire autre chose et que nous avons perdu des géants de l'industrie et avec ces géants-là nous avons perdu les PME qui travaillaient avec ces géants parce que vous savez Alcatel c'était numéro 1 de la fibre optique. Aujourd'hui on a besoin de la fibre optique. C'était un acteur majeur de la téléphonie.
Aujourd'hui quand on voit qu'on n'a que des téléphones américains ou coréens ou chinois et qu'on est incapable de faire un téléphone potable en Europe pour s'interroger aussi là-dessus. C'est la vision de court terme qui a enrichi un petit nombre d'individus qui s'est faite contre la vision de long terme et les salariés puisque les gènes ont été fermés.
des économistes qui ont dit qu'il fallait se concentrer et même de gauche j'ai pas envie de citer de nom parce qu'on va être gentil qui ont dit qu'il fallait théoriser en fait les emplois sur les secteurs à forte valeur ajoutée le marketing le digital la recherche et que le reste fallait tout délocaliser comme si on était dans un monde où il n'y avait pas de rapport de force et pas de géopolitique heureusement je ne sais pas de cela et la constance ça fait du bien parfois donc tout ça ça a été théorisé par des classes intellectuelles et des dirigeants politiques et des dirigeants d'entreprises qui en profitaient d'accord ça c'est la première chose c'est pas un état de fait de la nature donc ça il faut le rappeler la deuxième chose sur la compétitivité Emmanuel Macron quand il dit après 2008 il y a plus d'entreprises qui ont quitté notre territoire mais il faut comprendre ce qui s'est passé à ce moment là encore une fois il y a eu des dirigeants qui en ont profité qu'est-ce qui s'est passé en 2008 il y a eu une crise majeure cette crise majeure a fait que l'économie a été en récession comme elle a été en récession l'argent public a soutenu un certain nombre de secteurs par exemple le secteur automobile avec de l'argent public qu'ont fait une grosse partie des dirigeants avec cet argent ils ont récupéré l'argent ce qui leur a permis de combler l'effet de la baisse du carnet de commandes mais comme il fallait encore faire des économies et bien elles ont délocalisé en même temps elles ont même délocalisé parfois en Europe parce qu'en Europe on peut délocaliser facilement donc elles ont profité d'un état qui était plutôt sympathique un état protecteur en France tout en de l'autre côté délocalisant pour faire encore plus de bénéfices et donc elles ont profité finalement de l'argent de l'état sans vouloir payer les impôts qui étaient dus et elles sont délocalisées ce qui fait que dans cette affaire là après 2008 il y a encore des gens qui se sont beaucoup enrichis qui n'ont pas connu la crise et ça il faut le dire qui n'ont pas été fair play et ça il faut le dire et là Macron là il a encore une fois il oublie de rappeler qu'il y a des gens qui en profitent c'est assez bizarre et enfin la dernière chose que j'aimerais dire et après je répondrai à ta question c'est que Macron il n'a jamais parlé d'industrie en 2017 il a parlé de la start-up nation la start-up nation c'est quoi ?
c'est plein de petites entreprises plein de petites PME plein de petites micro-entreprises l'ubérisation de l'économie il a théorisé ça il n'a pas parlé de l'industrie or l'industrie était importante et elle est toujours importante elle est importante en termes d'emplois parce que c'est quasiment 50% des emplois quand on prend les très grandes entreprises et les moyennes entreprises et Macron n'en a pas parlé donc là il se rattrape en disant oui l'industrie c'est important rien n'est de ma faute et je vais garder une constance mais la réalité c'est que l'industrie n'intéressait pas trop avant c'était plutôt la start-up nation sur la compétitivité la compétitivité que voit Macron il n'en voit qu'une seule c'est la compétitivité coût il y a deux types de compétitivité il y a la compétitivité sur les coûts je veux baisser mes coûts pour être plus compétitif que mon voisin et la compétitivité sur les produits je veux avoir un produit de meilleure qualité que mes voisins vont demander par exemple quand vous comparez une Mercedes et une Renault la Mercedes là c'est une compétitivité produit elle est plus chère que la Renault pourtant les gens veulent plus d'une Mercedes que de la Renault donc c'est un produit de meilleure qualité donc quand on veut être un pays en général émergent ou pauvre on se concentre sur la compétitivité coût on baisse nos coûts massivement pour attirer nos investissements directs étrangers quand on a un pays qui veut être en amont de l'innovation c'est plutôt l'inverse il faut aller plutôt sur la compétitivité produit et ça ça nécessite quoi ?
des investissements publics forts en amont de la chaîne de production pour créer de l'innovation type internet énergie renouvelable et ainsi de suite et il faut un état stratège choisir des gagnants ce n'est pas qu'une question de je baisse les coûts parce qu'à ce jeu-là on va baisser les coûts on pourrait être plus compétitif que la Roumanie puis après plus que la Chine puis après il faut fabriquer des vêtements moins chers que Cheyenne et ainsi de suite parce qu'en fait ce que font les Chinois aujourd'hui c'est qu'ils nous prennent à notre propre jeu de la compétitivité voilà vous êtes venus chez nous fabriquer moins cher nous on fabrique chez nous maintenant avec nos propres marques encore moins cher que vous c'est ça qu'ils nous disent est-ce que c'est ça est-ce que c'est une bonne issue non ce n'est pas une bonne issue pour les droits sociaux et ce n'est pas une bonne issue pour l'environnement donc la compétitivité coût elle a ses limites aujourd'hui on ne pourra pas baisser les salaires plus il faut arrêter les salaires ne payent plus le pouvoir d'achat baisse donc il faut se concentrer sur la compétitivité produit sauf que ça ça demande un peu plus de réflexion et c'est beaucoup plus compliqué que de casser le droit du travail ou de baisser les impôts
il parle aussi d'apprentissage de formation professionnelle avec la réforme du lycée professionnel les filières courtes universitaires pour je cite rapprocher les étudiants des entreprises et orientées sur les métiers d'avenir de l'industrie adaptée aux besoins dans tous les territoires avec un investissement de 700 millions d'euros pour une carte des besoins et des formations adaptées selon eux qu'est-ce que tu penses un peu de ce volet ?
moi je me dis très bien c'est sympathique alors ça c'est encore des grands mots alors métier d'avenir ok très bien une fois qu'on a dit ça lesquels ? quelles filières ?
citez-moi les filières alors là parce que Macron on a eu du mal parfois à voir l'avenir sur 5 ans vous savez entre ce qu'a dit Macron par exemple sur le nucléaire si en 2017 c'est pas une filière d'avenir il y avait des éoliennes dans son clip de campagne puis maintenant c'est une filière d'avenir donc citez-moi une filière d'avenir parce qu'un processus d'études c'est à peu près 5 ans et puis après il faut moins 10 ans grosso modo donc qu'on m'identifie moi très clairement avant que je mette mon enfant de 12 ans dans une filière professionnelle parce que c'est à 12 ans que ça se fait l'arbitrage qu'on me dise quelles sont les filières d'avenir parce que là c'est pas clair alors on va me dire oui l'industrie c'est l'avenir ok mais c'est quoi dans l'industrie c'est les usines qui font les roues des trains qui sont en train de fermer l'avenir bizarrement non donc c'est quoi il faut nous dire c'est quoi donc identifions les secteurs d'avenir il faut avoir confiance dans la stratégie du politique parce que moi je pense que si on avait un stratège à la tête de l'état peut-être qu'on y coup mais là c'est pas le cas voilà et puis ça risque de changer donc moi je trouve que l'apprentissage et les filières professionnalisantes c'est une bonne chose elles ont souvent eu une mauvaise réputation mais pourquoi elles ont eu une mauvaise réputation parce que les orientations se font souvent trop tôt enfin aujourd'hui comment on peut orienter un enfant de 13 ans dans une filière professionnelle qui a 13 ans dans les classes dirigeantes est capable de dire ce qu'il va faire même quand des gens rentrent en première année d'études à l'université certains ne savent pas ce qu'ils veulent faire même parfois en master donc quoi vous allez orienter un jeune de 12 ans dans des voies de garage donc il faut assurer il faut que des voies professionnalisantes mais il faut leur assurer une possibilité de changer ce qui n'est jamais le cas parce qu'on les spécialise très très tôt et puis après il faut identifier les voies d'avenir parce qu'on a sacrifié combien de jeunes en les mettant dans des CAP etc où aujourd'hui on n'a plus besoin d'eux parce que les usines se sont localisées en même temps combien on a sacrifié de jeunes donc c'est très bien de dire vive l'apprentissage mais quand on a l'honnêteté on dit vive l'apprentissage mais aussi pour ses propres enfants pas que pour les enfants de pauvres et jusqu'à aujourd'hui ça a été beaucoup pour les enfants de pauvres
sur les autres piliers il y a l'investissement où le président met en avant les batteries justement tu parlais de filières les batteries l'intelligence artificielle l'industrie pharmaceutique l'agroalimentaire avec le plan France Relance Macron annonce 800 projets de relocalisation l'Europe l'autre pilier le président veut une politique européenne industrielle forte et unie et le dernier pilier c'est territorial Macron parle du programme territoire d'industrie avec un investissement de 100 millions d'euros cette année avec des projets de réindustrialisation à fort impact territorial en prenant des exemples réussis de ces dernières années comme Dunkerque le président fait valoir la création ou le maintien d'environ 16 000 emplois sur 10 ans alors que la ville avait perdu près de 6 000 emplois industriels en 20 ans et je le cite avec France Relance et nos coques bleues de la French Fab venus irriguer tout cela en effet le président félicite notre pays devenu entrepreneurial où l'on est en tête des créations de start-up et entreprises et parle même de start-up industrielle on a un peu vu toute la stratégie d'Emmanuel Macron est-ce que tu peux nous l'expliquer qu'est-ce qu'il est en train de mettre en place et qu'est-ce que tu en penses
alors il faut faire attention à plusieurs choses dans les créations d'entreprises déjà il faut faire attention parce qu'il y a effectivement beaucoup de créations d'entreprises mais il y a eu beaucoup de créations de très petites entreprises alors je n'ai rien contre mais souvent c'est plus un choix contraint qu'un choix réel par exemple si vous créez votre auto-entreprise chez Uber on voit très bien que c'est une forme de salariat caché donc derrière l'auto-entrepreneuriat il y a beaucoup aussi la précarité quelque part et le fait que certaines entreprises ne veulent pas embaucher dans les salaires fixes et préfèrent avoir recours à des prestataires parce qu'elles n'ont pas d'impôts à payer c'est le prestataire qui paye les impôts donc il faut faire attention à ce qui se cache derrière la création d'entreprises mais effectivement s'il y a une création d'entreprises et que les gens sont heureux de créer leur PME tout va bien parce que les PME sont très importantes c'est le tissu économique de notre pays maintenant sur le plan de transition moi je fais très attention à cette espèce de saupoudrage où on mettrait plein de filières comme ça à droite et à gauche et où derrière il n'y a pas les moyens alors bien sûr il y a des chiffres qui ont été annoncés il y a quelques moyens qui ont été annoncés mais c'est important de voir sur combien de temps et est-ce que ça va vraiment être fait il nous a dit je vais faire les réformes après il y aura le plan d'investissement le plan d'investissement bon il y a eu le Covid etc.
mais il n'a pas eu lieu mais les réformes elles ont bien été faites donc il faut faire attention à ce qui est mis dedans et puis après sur les usines effectivement là on crée plus d'usines qu'on en perd et c'est une bonne nouvelle mais il faut voir tout ce qu'on avait perdu en 2008 c'est aussi ça en fait Emmanuel Macron il s'accapare souvent des résultats qui sont plutôt de l'ordre du phénomène de rattrapage que dû à sa propre politique bon ils sont là ces résultats sont clairs mais quand vous avez par exemple Emmanuel Macron aime bien dire nous avons créé 1,7 million d'emplois très bien mais entre 2008 et 2015 il y a eu 1,5 million d'emplois détruits donc l'économie a plongé elle se redresse et quand elle se redresse ses emplois se recréent mais il n'a pas créé 1,7 million d'emplois sur une situation qui était stable il l'a créé sur une perte d'1,5 million d'emplois ce qui n'est pas pareil et pour les usines c'est pareil il y avait toujours moins d'usines en 2016 qu'en 2008 il y avait moins d'usines en France en 2016 qu'en 2008 qu'avant la crise 2008 donc lui là effectivement il y a un phénomène de rattrapage maintenant et donc il crée des usines plus qu'à l'époque mais il les crée sur une forte baisse donc il ne faut pas confondre effet de rattrapage et résultat d'une politique économique qui serait adéquate peut-être que même sans rien changer le phénomène de rattrapage aurait été tout aussi bon on ne pourra jamais le savoir mais Macron est arrivé sur une situation de crise et derrière une crise il y a toujours une légère remontée c'est normal
nous avons des résultats un chômage qui recule je le disais d'un peu plus de deux points une croissance qui reste solide 1 700 000 emplois qui ont été créés et surtout on recrée de manière nette des usines 200 créations nettes d'usines en 2021-2022 300 depuis 2017 ce qui veut dire qu'on a réparé la moitié des destructions d'usines faites depuis la crise financière et environ 90 000 emplois industriels créés depuis 2017 ce qui fait que si on poursuit ces efforts au fond on aura réparé les conséquences de la crise financière et du décrochage post-crise financière à horizon 2027 ma conviction c'est que compte tenu de l'accélération que j'évoquais on peut et on doit aller beaucoup plus loin sur de nombreux territoires à horizon 2030 ensuite on a des vrais résultats en matière d'attractivité le fruit de cette politique c'est ce qu'on voit à travers Choose France ce qu'on verra avec les ministres encore lundi pour la quatrième année consécutive nous sommes le pays le plus attractif d'Europe en termes d'investissement et je pense qu'on dépassera lundi les records d'investissement 75% de ces investissements et de leurs conséquences en termes d'emploi ce sont dans des villes moyennes de province et dans tous les territoires et donc ce sont des vies qu'on change un peu partout sur notre sol Justement Emmanuel Macron en arborant ses chiffres etc.
dit qu'il faut casser les représentations et qu'il y a des centaines de milliers d'emplois qui nous attendent dans l'industrie t'y croit ou pas ?
Il faudrait parce que ce que constataient beaucoup d'économies dans les chiffres et ce que beaucoup de gens avaient dit depuis longtemps qu'il fallait réindustrialiser qu'il fallait un état stratège que l'industrie n'était pas l'ennemi de la transition écologique c'était à peu près tout ça qu'on dit les économistes atterrés d'autres disaient non non c'est fini on ne va pas ressortir les vieilles productions à l'ancienne l'usine c'est germinale il fallait se concentrer sur les services et sur la start-up nation lui Emmanuel Macron ce n'est pas ce qu'il disait mais c'est pendant le Covid qu'on a vu que l'industrie était nécessaire avec la production de masques de respirateurs de médicaments je veux dire on était un des plus grands producteurs de médicaments au monde aujourd'hui on a délocalisé quasiment toutes nos productions en Inde et on s'est rendu compte que les pays eux ils avaient une politique nationale et qu'ils ne pensaient pas que c'était que des ateliers pour l'Europe Macron quelque part a été le vecteur de cette politique et il n'a fait qu'encourager avec ses réformes plus de flexibilité et moins d'intervention sur l'économie or l'économie elle est dans le sens de la délocalisation dans un monde parfait où il y aurait un état stratège d'investissement public important et un vrai plan stratégique qui viserait à combiner entre elles les entreprises importantes celles qui vont fabriquer par exemple je ne sais pas moi des rails du fer et ainsi de suite avec le développement du rail vraiment une vision à 180 degrés de l'objectif final que l'on veut en termes industriels bien sûr qu'il y a beaucoup d'emplois qui vont être créés bien sûr que c'est important mais comme je sais qu'on a un gouvernement qui est plus dans l'effet d'annonce et qui annonce souvent des coquilles vides non financées ou très peu financées et pour avoir après une belle feuille de route et dire regardez j'ai fait ci, ci, ci, ça ben j'ai du mal à y croire je veux dire l'industrie on est sur des processus très longs on est sur du 10 ans si on était vraiment dans un monde parfait ce serait génial parce que vous dites par exemple telle filière l'état va être derrière elle on va l'encourager on va créer on va dire une espèce de silicone valet je ne sais pas moi de la production d'éoliennes ou de panneaux solaires faites tant d'études on a besoin de tel type de travaux faites telle étude telle étude telle étude telle étude ben là vous pouvez créer en 10 ans effectivement en encourageant les gens des filières ultra compétitives mais je ne suis pas sûr que ce soit à la volonté du président de la république qui n'est là qu'après 4 ans et les stop and go ont montré en fait dans les années précédentes que les politiques pouvaient changer comme des girouettes et on pouvait abandonner des filières et quand on abandonne des filières on abandonne les formations qui vont avec et les gens qui se sont formés à ça
dans son discours Emmanuel Macron dit qu'on ne peut pas avoir un modèle social fort en désindustrialisation on vient de voir en quoi consistaient ces solutions selon lui dans ce discours Emmanuel Macron parle beaucoup de changement climatique d'énergie décarbonée de géopolitique avec la politique des Etats-Unis de prioriser leur industrie nationale et que la réindustrialisation présente des enjeux économiques nationaux territoriaux géopolitiques qu'est-ce qu'il veut dire dans tout ça selon toi ?
en fait moi ce que je ne peux plus supporter avec tous ces politiques c'est qu'il découvre tout au dernier moment alors que tout ça était prévisible alors après ils font toujours les malins en disant ben fallait me le dire avant enfin vous savez quand il y a ce tournant dans les années 90 c'est ce qu'apprennent tous les économistes à l'école la mondialisation le libre-échange amène à un conflit d'intérêt il amène un conflit d'intérêt entre les gens qui profitent de l'exportation de l'ouverture quand vous êtes sur un marché porteur vous allez exporter à d'autres pays donc là ceux qui travaillent dans ces industries-là ils sont gagnants parce qu'ils ont accès à des nouveaux marchés ils gagnent plus d'argent et ceux qui subissent l'importation quand vous travaillez dans un bien je ne sais pas moi du textile et que vous subissez des importations de textile venant du Bangladesh et bien là vous avez des chocs de compétitivité et vous subissez la mondialisation donc dans la théorie dans la théorie sur le libre-échange vous avez dès le début des gagnants et des perdants et les perdants c'était ceux qui subissaient les importations donc les perdants c'est toutes les usines que nous avons vues et c'est le cas depuis des années alors les gens ont choisi la mondialisation en se disant que ça allait porter à atteindre une partie de la population mais que dans l'ensemble tout le monde allait être gagnant parce qu'on allait avoir des biens moins chers etc.
mais si on avait été malin c'est ce qu'a un peu dit Emmanuel Macron ou d'autres il faudrait accompagner les gens qui sont perdants or à ce moment là l'état s'est désengagé parce que les services publics qui ont fermé c'est pas parce que les industries ont fermé uniquement c'est parce que si l'état a mis moins de moyens alors qu'il aurait dû mettre plus de moyens pour protéger ses territoires donc les usines ferment les territoires ont moins de services publics et on laisse les gens comme ça livrés à eux-mêmes en disant ben voilà trouvez un boulot ou soyez mobile ou allez vous installer ailleurs donc tout ça a été prévu depuis longtemps et le minimum que l'on attend d'un président c'est d'anticiper ces problèmes là or ça n'a pas été ça n'a pas été anticipé du tout on est arrivé en nous disant que bon ben c'est comme ça que fonctionne le monde l'autre politique est un mirage on peut pas faire autre chose et donc il faut aller se développer avec des petites PME sur des produits innovants tels le digital ben on se rend compte que c'est pas du tout ça
quand il présente son discours dans la première minute il fait ce constat de la désindustrialisation comme s'il avait pas été ministre de l'économie comme s'il avait jamais touché au gouvernement et qui venait d'arriver ça me fait penser à la phrase
et qui n'avait jamais fait l'étude
notamment dans l'économie et ça me fait penser à la phrase quand il avait dit qui peut prédire du changement climatique et justement sur le climat ça a été très présent dans son discours l'aspect climat avec l'annonce du projet de loi industrie verte comme j'ai dit Emmanuel Macron met en avant le mix énergétique en mettant en avant et le fait de déployer le renouvelable et le fait de continuer à renforcer le nucléaire il met aussi en avant l'hydrogène l'énergie décarbonée le chef de l'état mise sur une décarbonisation des transports et de l'industrie je le cite avec comme objectif affiché de prendre la tête de la course des voitures électriques utiliser quelles filières là il l'a annoncé véhicules électriques batterie avec trois projets de giga factorise il annonce une autonomie de la production des batteries en 2027 et même une capacité d'exportation dès 2030 même ton pour l'hydrogène ou encore le bois avec des filières qu'il veut sécuriser à partir de l'amont de la production jusqu'à la fin et dans le projet de loi figurent aussi des crédits d'impôt pour l'industrie d'hiverte par exemple ça peut être difficile à entendre quand on a assisté et qu'on assiste encore à la désindustrialisation autour des matières premières pour l'automobile par exemple et qu'on voit les dégâts sociaux dans nos petites villes parce qu'on ne dit pas mais il y a des gros dégâts humains tout cela en demandant une pause réglementaire des règles européennes sur l'environnement pourquoi l'Union européenne aurait fait plus que tous ses voisins et qu'elle a désormais besoin de stabilité je le cite peux-tu nous dire là ce que tu penses de ces premières annonces autour de la stratégie autour de l'industrie dite verte ?
Ce qui est intéressant c'est que là effectivement il l'a dit à plusieurs reprises c'est cette histoire de batterie après il faut que les acteurs de l'automobile et notamment les acteurs français parce qu'il y en a deux dont l'État est actionnaire c'est quand même dingue il faut qu'ils soient raccords avec ça c'est-à-dire que si on fait des batteries mais qu'il y a des batteries chinoises qui sont moins chères et qu'on laisse nos constructeurs automobiles dont l'État est actionnaire comme ils le font déjà délocaliser leurs usines et aller acheter des batteries moins chères chinoises à quoi ça sert ?
L'important aussi c'est ça une politique industrielle et un plan global c'est vraiment de mettre en place toutes les complémentarités des industries entre elles et notamment les industries françaises dont l'État est actionnaire donc ça je ne suis pas sûr que ce soit la tasse de thé d'Emmanuel Macron maintenant nous verrons nous verrons dans les prochaines années si effectivement il arrivera à tenir son pari maintenant nous le savons l'industrie verte n'est jamais verte à 100% et il va certes falloir et c'est une bonne chose qu'une grosse partie des industries fassent leur transition mais que nous ne pourrons pas tous rouler en voiture électrique si nous roulons tous en voiture électrique ce sera quand même des éléments très polluants et que derrière il faut aussi développer d'autres choses d'autres éléments comme par exemple les transports en commun c'est important ça par exemple on a très peu parlé ou pas parlé hier et ça c'est très important peut-être en arrêtant la mise en concurrence de la SNCF et en redonnant peut-être de l'argent à la SNCF pour que ça devienne le bras armé de la transition et faire en sorte de maîtriser notre consommation et nos usages en repensant un petit peu le travail et en faisant en sorte que les gens n'aient plus besoin d'utiliser constamment leur voiture pour aller travailler donc ça ne peut pas être qu'un changement de l'industrie et le reste du monde qui reste le même c'est-à-dire une économie où on consommerait tout le temps on s'appuierait tout le temps sur les ressources naturelles pour consommer et on aurait une économie de type complètement linéaire il va falloir aussi maîtriser notre consommation via la rénovation des bâtiments via les changements de travail et via le développement des transports en commun mais ça nécessite de l'investissement public et l'investissement public si on est dans des entreprises publiques ça profite moins aux dirigeants et aux actionnaires que de saupoudrer des entreprises privées je doute du contrôle qu'auront notre gouvernement sur les entreprises puisqu'on leur a donné beaucoup d'argent on leur a exigé quelque chose parfois comme augmenter les salaires et bizarrement elles ont du mal à le faire donc ce gouvernement il a souvent donné et est donné sans aucune contrainte donc il faut faire attention à ça
Justement sur les transports publics on n'a pas entendu beaucoup parler même pas du tout du rail etc dont l'industrie et les matières premières sont complètement absentes en France notamment je pense aux fonderies fontes qui ont complètement disparu en France mais je vais me faire quand même l'avocat du diable quand les Etats-Unis avaient annoncé leur Inflation Reduction Act donc cette politique qui consiste à soutenir les industries dites vertes et nationales tu disais qu'Emmanuel Macron devait faire la même chose est-ce qu'il est en train de le faire par exemple il annonce par exemple que les batteries faites ailleurs qu'en Europe ne seront pas soutenues par exemple il n'y aura plus de bonus automobile pour une voiture dont la batterie a été fabriquée en Chine
Si Macron se réveille et rejoint des politiques économiques beaucoup plus en faveur de la majorité que ce qu'il a fait avant qui n'avantageait qu'une minorité c'est très bien après encore une fois moi je demande à voir parce que nous avons quand même un gouvernement qui est spécialiste des beaux discours qui est spécialiste des plans relance où il n'y a pas trop d'argent qui est spécialiste des plans industriels qui sont des coquilles vides et moi j'ai envie de voir là on prévoit des montants sur 5 ans de plus de 50 milliards j'attends de voir et j'attends de voir ce que ça va financer aussi donc nous verrons pourquoi pas voilà maintenant quand Emmanuel Macron fixe l'Europe comme une espèce de que l'Europe se protégerait des batteries d'autres pays est-ce que tous les pays européens sont d'accord c'est pas encore sûr et puis après est-ce qu'il n'y a pas d'autres pays européens qui font des batteries moins chères que la France qui elles pourront rentrer en compétition avec les français parce que rappelons-le et ça il faut le dire que la plupart des délocalisations elles se sont faites en Europe donc quand vous parlez de souveraineté européenne c'est très joli comme mot ça sonne bien ça fait plaisir à tout le monde mais souveraineté européenne si vous perdez une usine pour l'ouvrir en Roumanie ou au Portugal vous gardez la même souveraineté européenne sauf que vous perdez des emplois en France et un autre pays en gagne quand vous avez un Roumain qui est payé deux fois moins cher qu'un Français et bien vous mettez en compétition et le marché unique a été fait pour ça vous mettez en compétition des Roumains avec des français et ce n'est pas une bonne chose pour les français donc il faut faire attention parce que l'échelle géographique de Macron en parlant des territoires puis après de la France puis après de l'Europe c'est une échelle qui veut un peu tout et rien dire donc il faut faire très attention aux belles phrases comme ça qui sonnent vraies mais dont le contenu finalement quand on creuse on ne trouve pas grand chose
Vous le savez ce programme s'inscrit dans notre grande ambition débarquer à la télé aux côtés des chaînes des milliardaires pour s'imposer et proposer un autre traitement de l'information pour montrer qu'une chaîne de télé indépendante financée seulement par la force citoyenne est possible Le projet avance mais certains opérateurs restent encore réticents Notre modèle économique qui n'est fondé ni sur de riches actionnaires ni sur de puissants annonceurs serait fragile Nous avons répondu que nous avons plus qu'une poignée d'investisseurs ou qu'un ensemble de marques partenaires Nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combats comme Le Média Pour le leur prouver signez notre pétition sur unetélépourvous.lemédiatv.fr et vous pouvez faire signer vos proches Ils ont des milliards mais nous sommes des millions alors abonnez-vous au Média à partir de 5 euros par mois Vous êtes notre seule force pour garantir une information libre et indépendante Chaque geste compte Alors vos j'aime partage et puis autour de vous c'est également indispensable Nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine Merci de toujours nous suivre pour tous vos commentaires vos pouces en l'air sous la vidéo Spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux Je vous dis à la semaine prochaine Sous-titrage Société Radio-Canada