EN MARCHE : LE REJET AUTOMATIQUE - François Ruffin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Faut expliquer ce qu'il se passe aujourd'hui. Il y a un truc qui s'appelle la niche parlementaire. Je pense qu'on est un certain nombre à le découvrir.
Une journée par an les groupes minoritaires dans cette Assemblée ont la possibilité de présenter des propositions de loi. Aujourd'hui, c'est le tour des Républicains. On a là un sujet avec Monsieur Viala qui lui tient à coeur.
Il a fourni un énorme boulot. Tout le monde vient dire ici qu'il l'a effectué avec sérieux. C'est la règle.
On sait bien que nos textes ne passeront pas. Il s'agit d'autre chose. C'est que nos textes sur le fond ne seront pas discutés.
Nous n'aurons pas de discussion, article après article, avec la possibilité de déposer des amendements. Je trouve que c'est une manière, pour le groupe qui est dominant, qui est hégémonique, qui est nombreux, de fouler et d'écraser. Je regrette que la majorité ne soit pas ouverte au débat.
Et reste finalement dans des postures politiciennes. La niche parlementaire est faite pour qu'on ait un débat. Même si ça arrive à un certain moment.
On a une niche parlementaire qui permet de déposer des propositions de loi, d'avoir un rapport, de les avoir en discussion. C'est tout le contraire de la politique politicienne, je voulais quand même souligner ce point. Les Français se sont faits avoir.
Ils ont cru à une autre façon de faire de la politique. Le parti En Marche, montre tout le contraire en rejetant en bloc cette première proposition de loi n'émanant pas de l'armée En Marche, alors que vous reconnaissez Monsieur le Ministre, qu'elle porte de bonnes mesures. Je conclus.
Laissez conclure Monsieur Ruffin. C'est pour des raisons démocratiques que je vous invite vraiment à faire attention à la manière dont vous allez rejetez avec systématisme, non seulement les propositions de loi, mais simplement la possibilité d'étudier ces propositions de loi sur le fond. La proposition de loi est rejetée.
Il n'y a pas lieu de procéder au vote solennel décidé par la Conférence des présidents.
François Ruffin