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interviewBFM TV (sur YouTube)· 17 juin 2025 12 min

Guerre Iran-Israël, Ukraine... Emmanuel Macron s'exprime en marge du G7

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le grand sérieux et l'ambition qu'il a mise au cœur de ce sommet. Euh ce G7 nous a en effet, je j'en ai rappelé hier les principaux acquis et je vous l'ai redis sur à la fois les questions de déséquilibres mondiaux, sur les questions de sécurité de nos chaînes de valeur, sur les questions aussi de migration comme de narcotrafic nous a permis d'avancer et hier soir, nous avons eu les discussions géopolitiques donc à 7 et celles-ci ont permis là également d'abord de consolider une position commune sur l'Iran puisqueun communiqué endossé par l'ensemble des membres du G7 a été publié qui acte ce que d'ailleurs nous avions pu dire les uns et les autres ces derniers jours, c'est-à-dire notre volonté de ne pas voir l'Iran se doter de l'arme nucléaire qui en même temps a appelé à une désescalade dans la région et à ce qui a une stabilité au plus vite à la protection des personnes civiles et à également rappeler la nécessité d'avoir un cesser le feu à Gaza. Je pense que ça acquite ce G7 sur une position commune.

Nous avons eu ensuite une discussion sur l'Ukraine avec le président Trump. Elle s'est poursuivie ce matin avec le secrétaire Bessent pour ce qui est des États-Unis, mais le secrétaire général de l'OTAN, Marc Routeux et le président Zelinski nous ont rejoint. Et donc sur le sujet de l'Ukraine, je crois que la position commune qui se dégage, c'est d'une part de dire qu'il nous faut renforcer les sanctions.

C'est ce que les Européens ont préparé avec des nouvelles sanctions inédites et beaucoup plus fortes. Et c'est ce que les sénateurs américains préparent. et la convergence entre nos actions avec une très grande coordination avec le Japon, le Canada et le Royaume-Uni et de nature euh à nos yeux à changer la donne parce que c'est ça qui va permettre de ramener la Russie autour de la table des négociations comme le demande le président Trump depuis le mois de février dernier.

En parallèle, nous avons tous acté la nécessité de continuer de soutenir l'Ukraine et de poursuivre l'effort pour justement permettre à celle-ci de résister. Nous l'avons fait dans un contexte qui n'a échappé à personne parce que la nuit dernière a été absolument terrible pour pour l'Ukraine, le peuple ukrainien. Kief a été attaqué directement.

Plusieurs dizaines de civils sont morts. Ce qui montre le cynisme complet du président Poutine qui utilise le contexte international pour renforcer des attaques et à nouveau des attaques contre des civils et qui clairement agit à contrario des propos qu'il a pu avoir avec les uns et les autres ces derniers mois. Voilà la position sur l'Ukraine que nous avons dégagé.

Enfin, je suis dire que après avoir remercié le président, le premier ministre pardon Marc Carnet et avoir fait la synthèse de nos sessions, j'ai pu annoncer donc que la France accueillerait l'année prochaine à Évian le G7 et c'est là aussi une manière pour nous de poursuivre ces travaux et dans une ville, un département, une région qui ont montré une vraie volonté, un vrai attachement à à accueillir cette ce grand rendez-vous international et je veux ici remercier tous les élus locaux qui ont été très mobilisés dans la préparation de ce travail. Ce sera pour nous une manière de comme nous l'avions fait à Biaritz en 2019 de poursuivre ce travail avec aussi des formats qui changeront mais j'aurai l'occasion d'y revenir. Je vais maintenant répondre à vos questions.

Monsieur le président, au moment où on se parle, le président Trump semble plus que jamais sur le pied de guerre en Iran. Si on en croit plusieurs médias américains, on semble bien loin du cesser le feu que vous évoquiez hier, non ? Alors, écoutez, le cesser le feu comme dit, c'était surtout le président Trump qui l'évoquait hier et vos collègues d'ailleurs qui l'ont interviewé comme CNN l'ont écrit.

Et quand le président Trump dit "Je dois rentrer parce qu'il y a des discussions en cours, on va parler et il faut parler", ça s'appelle des des discussions généralement pour cesser le feu. Bon, quand nous nous endossons un texte commun que j'ai là, qui a été discuté avec le président Trump et qui dit très clairement que l'Iran est la principale source d'instabilité, mais que nous appelons tous la résolution de la crise en Iran qui doit mener à une désescalade plus large des hostilités en Foche-Orient. L'intention qui est partagée, c'est quand même qui a cessé le feu.

Donc on est très loin de la des escalades là ce soir. Mais vous constatez comme moi qu'il y a sans doute eu un changement d'avis. Mais je ne suis pas responsable des changements d'avis de l'administration américaine.

Et ça tombe bien parce que le président français parle pour la France. Et donc hier, je vous ai dit ce que j'avais à vous dire, c'est-à-dire le président Trump nous ayant annoncé ayant dit à la terre entière qu'il y allait pour discuter. Je trouve que c'est une bonne chose et je ne change pas d'avis.

Et la France a une position constante d'ailleurs à travers les années. Et cette position, c'est celle que j'exprime depuis octobre 2023. Nous sommes attentifs à la sécurité d'Israël.

Nous reconnaissons le droit d'Israël de se défendre mais comme une démocratie. Nous sommes à ses côtés quand elle lutte contre les groupes terroristes. Mais jamais nous ne partageons les actions de déstabilisation régionale.

C'est pourquoi depuis octobre 2023, la France appelle incesser le feu à Gaza. Et c'est pourquoi j'ai dit nous ne voulons pas une Iran qui se dote de l'arme nucléaire ou qui ait ses capacités balistiques. Mais je pense que la plus grande des erreurs aujourd'hui c'est de chercher par la voie militaire à faire un changement de régime en Iran parce que ce sera là le chaos.

Et donc la responsabilité qui est la nôtre, c'est de reprendre au plus vite des discussions pour permettre justement de redonner un cadre à la question nucléaire et à la question balistique. C'est constamment ce que la France fait depuis 10 ans et depuis 8 ans, c'est constamment ce à quoi je me suis attaché. Je ne change pas d'avis et je ne change absolument rien de ce que je vous ai dit hier.

Sil y a des dirigeants qui changent d'avis, c'est à eux de répondre de ces changements d'avis, pas à moi de les commenter. Mais vous pensez que c'est ce que cherche aujourd'hui le président Trump, un changement de régime ? Quel est le message que vous lui adressez aujourd'hui ?

Je sais pas, mais je ne suis pas un commentateur de l'actualité. Un interlocuteur. Oui.

Et donc, j'ai dit ce que j'avais à dire. J'ai dit la même chose que ce que je vous dis au président Trump hier. Et donc, je considère que on a besoin des États-Unis d'Amérique pour faire revenir tout le monde autour de la table.

Voilà. Et je vous ai dit exactement les objectifs que nous partagions, c'estàdire oui à ce que l'Iran n'est jamais l'arme nucléaire. Oui, pour contenir le nucléaire civil et l'encadrer de manière internationale.

Oui, pour réduire son programme balistique. C'est ce que nous, ce sur quoi nous œuvrons depuis là aussi 8 ans. Oui.

Pour réduire toutes les aides aux groupes régionaux qui créent la déstabilisation depuis tant d'années. Non aux frappes sur les infrastructures énergétiques, non aux frappes contre les populations civiles et non aux actions militaires qui conduirait à un changement de régime parce que personne ne sait dire ce qui vient après. Et diable, nous n'avons pas nous l'avons collectivement nous n'avons pas vu les conséquences que ça avait dans la région ailleurs.

Est-ce que quelqu'un pense que ce qui a été fait en 2003 en Irak était une bonne idée ? Est-ce que quelqu'un pense que ce qui a été fait en Libye la décennie précédente était une bonne idée ? Non.

Moi, je pense aussi à nos amis de la région en Irak, au Liban et ailleurs. Il faut les aider à réduire tous ceux qui en effet menace leur sécurité, mais ils ont besoin de tout sauf du chaos. Et donc là-dessus, la position de la France est claire, elle est inchangée et je la réaffirme avec beaucoup de force.

Et pour vous, le président FR n'agite pas cette menace d'intervention militaire directe au côté de d'Israël simplement pour inciter Tairan à négocier. Son choix est fait, je ne sais pas. Je je ne le commande pas, je dis ce que pense la France, mais je dis juste que de manière constante, le président Trump avec qui j'ai les meilleures relations du monde est dans sa première mandat et aujourd'hui il a fait une chose, c'est qu'il essaie d'obtenir la paix.

À chaque fois ce qu'il dit et je ne l'ai jamais vu se joindre à des opérations militaires. Donc je pense en effet qu'il essaie de de mettre la pression dans cette situation. C'est sans doute ça.

Mais enfin, mon rôle n'est pas de faire des spéculations, de commenter. C'est au président, à son administration d'expliciter leur position. Pas pas à moi de le faire.

Et comment vous avez pris les critiques qu' vous a adressé personnellement à cette comme une péripétie ? C'est ce n'est pas les premières, ce ne sont pas les dernières. Il a des mots extrêmement amicaux mais il a voulu remettre de l'ambiguïté dans sa position.

Très bien. Il dit que il a donc dit que il n'allait pas discuter un cesser le feu. Bon, vous savez, c'est pas ça ne m'aime pas parce que je le connais et parce que nous avons une relation de long terme.

Il a eu des mots très sympathiques lors des sessions qu'on a pu avoir. Ça ne m'aime pas. Et je pense que d'ailleurs dans le moment grave que nous vivons, je je pense que mon rôle n'est pas de commenter des propos de c ou de là. c'est d'expliquer ce que nous voulons, c'est d'expliquer ce que nous pouvons faire d'utile et c'est de rappeler les priorités. et nos priorités aujourd'hui dans la région, elles sont claires.

Un cesser le feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages, la reprise de l'aide humanitaire et la reprise d'un processus politique qui est le seul à venir pour Gaza et inesser le feu au plus vite en Iran, une reprise des discussions et les Européens sont d'ailleurs disponibles et les Européens ont cette légitimité dans le cadre de la Commission de résolution de prévu par le GCPOE. Voilà voilà ce que nous souhaitons faire et européens comme SM par exemple qui considère et qui salue le fait que Israël est presque sale boulot entre guillemets à Iron donc en Iran. Euh c'est c'est c'est il y a au minimum une nuance entre vous deux.

C'est normal qu'il y a des nuances. Moi je considère que nous ne voulons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. toujours été clair mais nous considérons que maintenant il faut revenir à la table des discussions en Canada encore hier Donald Trump a fait allusion à faire du Canada le 51e état j'aimerais savoir selon vous ces menaces d'annexion là est-ce qu'elles mettent en péril l'unité du G7 écoutez c'est pas ce qui est ressorti de nos discussions d'hier et d'aujourd'hui et je veux saluer le vraiment l'esprit de d'engagement et de négociateur de votre premier ministre qui a à la fois pacifique.

Voilà pour les mots d'Emmanuel Macron ce soir en direct du Canada après ce ce G7 Emmanuel Macron qui se démarque très clairement de la position israélienne et très nettement de la guerre déclenchée par Israël contre l'Iran. Jamais nous ne partagerons les actions de déstabilisation régionale. Elsavidal.

Voilà ce que dit Emmanuel Macron. Message adressé aux Israéliens et évidemment on a senti la colère d'Emmanuel Macron contre Donald Trump. beaucoup de temps passé quand même à revenir sur l'échange à Fleur Moucheter avec le locataire de la Maison Blanche Trum qui disait la nuit dernière qu'Amonien Macron de toute façon ne comprenait jamais rien.

Oui. Et qui surtout insisté sur le fait que ce que poursuivait le 47e président américain ce n'était pas un cesser le feu avec l'Iran, mais une solution définitive, une solution à la guerre totalement au problème iranien si j'utilise cette formule. Et donc il était le président américain complètement sur la ligne de Benjamin Netaniaahu qui entend remodeler maintenant le visage du Moyen-Orient.

Là Emmanuel Macron se fait le porte-parole de la solution négociée diplomatique qui n'est d'ailleurs pas complètement écartée par Donald Trump. C'est là le paradoxe ou peut-être que c'est l'essence de la paix par la force. Je ne l'ai pas encore bien compris, mais le président effectivement français rappelle qu'il y a une solution négociée possible fidèle en cela à ce que les Européens avaient réussi à créer avec cet accord sur le nucléaire iranien. accord qui avait été complètement démantelé lorsque Donald Trump en était sorti en