« Lecornu aura devant lui une opposition déterminée à obtenir des victoires pour les Français »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous échangé avec Sébastien Lecornu ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que l'accord de non-censure est possible avec LR ou le PS ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La réforme des retraites sera-t-elle renvoyée à la présidentielle ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos lignes rouges face à LR ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le budget doit-il être repensé selon vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La dette est-elle toujours la priorité absolue ?
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Bonjour Patrick Caner. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sénateur du Nord, président du groupe socialiste ici au Sénat.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée par Fabrice Vesser Redon du groupe Hebra. Bonjour Fabrice. Bonjour Ori.
Bonjour Patri. D'être avec nous Fabrice. Patrick Caner.
Vous irez demain rencontrer Sébastien le cornu avec vos collègues socialistes. Simple courtoisie républicaine. Mo un accord est possible.
Nous allons d'abord dialoguer de manière républicaine pour prendre votre expression avec monsieur le corn. On a toujours accepté même dans les cas de tension très fortte. Je pense à la réforme de madame Born sur les retraites.
Nous sommes rendus à plusieurs reprises avec Boris Ballot et Olivier Fort à sa à sa rencontre. Donc nous le faisons. Nous le faisons avec voilà en tête ce mot de rupture qu'il a prononcé. rupture sur le fond, rupture sur la forme, sur la forme manifestement.
Voilà, il prend du temps à dialoguer, à concerter, c'est très bien. Euh sur le fond, bien, on va voir jusqu'où il est prêt à aller par rapport aux propositions que nous avons faites. La situation est très différente de celle du mois de janvier, février dernier avec le gouvernement de monsieur Bairrou.
À l'époque, nous étions prêts à laisser, comme on dit, sa chance au produit. Euh monsieur Beou venait d'arriver, il avait tordu le bras euh à monsieur Macron pour arriver à son poste à Matignon. Donc on s'est dit tiens, il y a quelqu'un qui est en train non pas de rompre avec le Macroni, mais de prendre ses distances.
Et puis malheureusement tout ça a fait pchit et le la non censure que nous avions de collectivement décidé par rapport au budget 2025 ne s'est pas traduite par des réalités fortes pour les Français. Juste vous avez déjà échangé avec lui ou demain ça sera votre premier échange ? Vous l'avez déjà eu au téléphone.
Il est pas impossible que je l'ai eu au téléphone. Qu'est-ce qu'il vous a dit ? des choses euh positives sur la forme.
Voilà, la volonté de de trouver euh une voie de passage. Vous savez, je pense que monsieur le cornu est conscient que quand on a 39 ans, ce qui n'était pas le cas de monsieur Barnier ou euh de monsieur Bairou qui sont des boomers comme moi d'ailleurs, je précise, un peu plus jeune mais quand même des boomers, quand on a 39 ans, je crois qu'on a pas intérêt à être censuré au bout de 15 jours et puisque la déclaration de politique générale est à priori affichée, annoncée pour le 2 octobre. selon un grand journal de quotidien.
Euh voilà, ça veut dire juste pas de session extraordinaire. Ah ben vous reprendrez la session en session ordinaire. Là, je n'y crois plus maintenant quelques jours et donc il va falloir mettre tous les textes qui étaient prévus en session extraordinaire dans la session ordinaire.
Donc il va faire sa déclaration de politique générale. Euh elle est f annoncé que qu'elle déposait une censure. Voilà, ça c'est ça c'est clair.
Nous on va aller dans ce dialogue et les filles refusent. même de amorcer un dialogue. Voilà, une position de principe.
Ce que moi j'appelle la gauche protestataire et pas toujours fertile en la matière. Nous, on veut être une gauche utile mais une gauche utile qui sera très exigeante. Monsieur le Cornus, sait que nous avons nous un projet politique alternatif à celui qui avait été proposé par monsieur Beou premièrement.
Deuxièmement, il sait que nous n'avons pas peur de la dissolution si elle devait advenir. Euh donc, il faut qu'il sache qu'il aura devant lui ni des partenaires, ni des soutiens, ni des supplétifs. Il aura devant lui une opposition, je dis bien une une opposition déterminée à obtenir des victoires pour les Français.
Emuel Bonpard dit ce matin que l'attitude du Parti socialiste est concernante. Ce sont ces mots. Quand quand monsieur Bompard gérera des villes, des départements, des régions, quand il aura une expérience gouvernementale, il pourra nous critiquer.
Vous savez, je reprends l'expression entre la gauche protestataire infertile et la gauche utile pour les Français. Mon choix est fait depuis de très nombreuses années. Donc quand Sébastien Lecnu dans la presse régionale demande au PS de s'émanciper de la France insoumise et du mélanchonnisme, vous dites nous nous avons maintenant montré que nous avions pris un chemin qui est le chemin de la responsabilité, celle de ce qu'on appelle, j'aime pas l'expression la gauche de gouvernement.
Voilà. Mais il est vrai que historiquement le Parti socialiste a gouverné quatre fois et notamment sur les questions budgétaires. Moi j'aime à rappeler que quand François Hollande arrive au pouvoir en 2012, il a un déficit à 5,2 %.
Il laisse le pouvoir à 3 %. Peut-être qu'on a fait trop d'efforts pour arriver à ces 3 % en 5 ans, c'est pas neutre. Et je regardais aussi la charge de la dette, c'està-dire les intérêts de la dette que nous contractons.
C'était elle était à 46 milliards en 2012. Elle était passée à 40 milliards. Permet de rappeler à celles et ceux qui nous regardent que on va franchir allègrement 2026 la barre des 70 milliards de charges de la dette que les intérêts.
On parle de la dette dans quelques secondes avec Fabrice mais juste votre stratégie a créé des divergences à gauche. Marine Tondelier dimoche sur notre antenne, elle disait que le PS était emprisonné dans sa quête de crédibilité à tout prix. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Ouai, enfin je même Tondelier là aussi a une expérience limitée de de ce que c'est que l'exercice du pouvoir à titre personnel et à titre collectif, même si aujourd'hui il y a des maires de grandes villes qui sont écologistes et je les salue et ils font du boulot pour changer le leur vie notamment sur ces préoccupations là. Donc euh arrêtons de nous jeter des anathèmes. Nous, notre choix et d'ailleurs madame Tandelier sera reussi aussi demain, euh notre choix c'est d'aller d'abord au dialogue.
Est-ce que le dialogue veut dire automatiquement négociation ? La réponse est non. Euh si monsieur le cornu demain n'ouvre pas des perspectives, s'il considère que voilà, il ne peut pas s'affranchir en partie du socle commun et notamment de LR pour montrer qu'une autre voie est possible. lui qui est le plus proche pardon juste ça veut dire l'accord de non censure c'est soit avec aler soit avec le PS ça peut pas être les deux il devra enfin il y a il faut choisissent entre sa droite et sa gauche il y a eu un accord de lcensure sur le budget 2025 euh et l'air était euh au gouvernement mais monsieur le CU doit comprendre ainsi que monsieur Macron que quand on a un barnier LR et un gouvernement avec des LR ou un gouvernement avec Bairou et des LR au gouvernement est-ce que ça empêcher l'ascensur ?
La réponse est non. Donc je pense qu'il faut maturer. Mais est-ce qu'à contrario vous dites s'il y a encore DLR au gouvernement, il peut pas y avoir d'accord avec le PS ?
Non, nous l'avons montré nous enfin si vous voulez il faut circonscrire les demandes de LR en tenant compte de des demandes des socialistes. Euh c'est quoi les demandes LR qui sont des lignes rouges pour vous ? Ah ben écoutez, j'ai entendu y compris monsieur Carci il y a quelques instants dire la retraite c'est niet euh le la hausse sur les plus hauts revenus, les plus hauts patrimoines, il faut vraiment la limiter au maximum.
Nous on veut de la justice sociale et nous le disons à monsieur Macron au travers de monsieur le Cornu, il n'y aura pas de justice sociale sans justice fiscale. Il n'y aura pas de croissance sans augmentation du pouvoir d'achat. Il n'y aura pas et nous sommes ici au Sénat de croissance économique sans de nouveaux moyens donnés aux collectivités territoriales.
Donc notre plan est orthogonal par rapport euh à ce qu'a présenté monsieur Beou le 15 juillet dernier. On va parler de la date Fabrice. Nous avons rencontré comme le c'est référé tout à l'heure Orian la presse régionale Sébastien Lecornu vendredi. qui nous disait que et probablement dans le casadre d'une ouverture de discussion avec vous que il imaginait que le budget ne serait peut-être pas exactement celui qui voudrait qui serait totalement raccord avec ses convictions.
Ce qui doit quelque part vous rassurer et il dit aussi que ça dépend du curseur. Ça dépend du curseur mais c'est vous qui allez si on a bien compris l'aider à le positionner ce curseur. Il nous dit la dette n'est plus le problème numéro 1.
La sécurité intérieure, la sécurité extérieure, l'accès aux soins sont des problèmes aussi importants que la dette. Vous souscrivez à cette approche ? Ah ben je pense que pour les Français qui ont déjà à peu près sur leur tête 50000 € de dette à rembourser par par personne, euh l'urgence c'est vrai, c'est pas le remboursement de la dette.
Même si quand on est responsable comme nous, c'est une préoccupation qui est majeure. Mais si le remboursement de la dette euh à tout prix, comme le voulait euh monsieur Beirou, ça aboutit à des effets de récession économique euh d'injustice sociale. Je rappelle quand même que nous avons 100 millions de pauvres euh dans euh dans ce pays, qu'il y a 1 million de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, que des étudiants, vous avez vu les les les dernières révélations, euh bah voilà, sont obligés d'aller à la souspopulaire pour pouvoir se se nourrir.
Si on accepte cela comme une fatalité, ce pays va à la catastrophe. Donc l'urgence sociale, santé, éducation nationale, pouvoir d'achat doit être une priorité première. Si monsieur le cornu le reconnaît, et bien euh ça signifie que quelque part nous aurons déjà gagné un point.
Après, la question c'est le comment. Et là, permettez-moi de douter sur ces véritables marches de manœuvre. Est-ce que le macroniste qu'il est venant de LR est capable sinon de tourner le dos à 8 ans de Macronie euh qui a laissé ce pays en situation très difficile euh mais au moins de euh de sortir euh du carcan du dogme du moins d'impôt et bien peut-être que nous pourrons trouver une voie de passage avec lui.
Mais ce n'est pas gagner d'avance. En tout cas, sachez qu'il aura devant lui demain non pas des négociateurs, mais des interlocuteurs extrêmement exigeants. On ne va pas lâcher la proie pour l'ombre et on nira pas à la découpe dans cette éventuelle négociation.
Nous avons une cohérence globale notamment sur l'ensemble des priorités que nous estimons à être nécessaires pour la France, notamment sur la fiscalité, sur les très hauts revenus. Euh là-dessus, il n'a pas fermé la porte mais il reste extrêmement prudent. Est-ce que euh vous pensez qu'il faut envoyer d'autres signaux euh dans la perspective notamment du mouvement du 18 qui s'annonce très suivi ?
Il reçoit effectivement la veille du 18. Donc s'il est intelligent et il l'est. S'il est habile et je pense qu'il l'est.
Il doit comprendre que ce qu'il nous dira à nous socialistes à la gauche en général ne sera pas neutre par rapport au mouvement du du 18. Et il sait que ça va déterminer votre participation à ce mouvement. Ah non non, moi je moi je serai à Lille dans ma ville et je défilerai avec les syndicats.
Il y a quoi que dise voilà parce que je veux dire monsieur Lecnu n'est pas un magicien, il va pas demain en claquant des doigts régler tous les problèmes de la France et les problèmes sont lourds, nous le savons bien. Donc j'irai défiler à Lille. Donc nous allons tester monsieur le cornu jusqu'où il est prêt à aller.
Et qu'est-ce que vous allez lui demander ? Mais je vais vous donner de la faire je vais vous faire une confidence. Quand je nous sortons du bureau de monsieur Berou, nous avons eu une discussion et donc il y a 10 jours, voilà, il tenté de nous convaincre, ça n'a pas convaincu, ça nous semble déjà une éternité dans terme de délai.
Il il nous dit mais parce que moi je l'avais interrogé sur combien a ramené la taxe différentielle sur les haut revenus qui avait été créé par madame Monchalin et le ministre Lombard. euh incapable de me répondre. Moi, je crois que c'est au mieux 1 milliard et demi.
Et il me dit "Ah oui, on devrait euh peut-être viser 5 milliards." 5 milliards, c'est ce que ramené les globalement en 2017. Depuis, les les Français concernés ont doublé leur fortune pour beaucoup d'entre eux, voir même tripler, quadrupler euh leur fortune.
Donc non, quand on dit 44 milliards d'efforts globaux pour les Français dont 5 milliards qui seraient demandés aux plus riches, le compte n'y est pas. Donc voilà le type d'engagement. Alors, il est pas question de signer demain, mais si nous nous si nous sentons qu' il y a rien à espérer d'une négociation à venir avec monsieur le cornu, écoutez, chacun prendra ses responsabilités et nous l'avons toujours dit, nous ne craignons pas la dissolution et donc le le vote du peuple.
Vous craignez pas, vous dites comme François Hollande que si Sébastien Lecnu est chaud, il y aura pas d'autre issu que la dissolution. Ah mais c'est je et et après la dissolution, on sait ce qui se passe. C'està-dire que c'est monsieur Macron qui sera en première ligne.
Je vous savez, je j'ai du mal. Donc c'est quoi sa démission ou vous allez comme LFI demander sa destitution ? Non non non.
Lfi c'est la vals. C'est dissolution, destitution, insurrection, mélanchon. Bon ça c'est clair au moins.
Même chose de l'autre côté, côté extrême droite. Le Pen, c'est ça. Les masques sont tombés.
Il y a plus de négociation. C'est la dissolution. Les deux, Le Pen et Mélenchon, sont pressés d'aller euh à l'élection notamment présidentielle.
Euh est-ce que c'est une bonne chose pour la France ? Est-ce qu'il faut remettre en chaos les institutions ? Je ne sens pas certain.
Mais par contre, monsieur le Cornu a une responsabilité terrible. Nous aussi. Et nous savons que c'est lui et nous qui pouvons imaginer une sortie positive pour la France.
Mais si nous estimons que cette sortie n'est pas envisageable parce que il restera bloqué sur ses certitudes dans le bunker de des certitude dans lequel est rentré monsieur mais vous avez échangé avec lui, vous le sentez prêt à r Nous irons jusqu'à la censure. Vous le sentez prêt à rompre avec le macronisme ? C'est difficile de pouvoir le dire.
Oui, c'est comme ça. Est-ce que vous avez compris qu'est-ce qui mettait ce qui mettait derrière le mot rupture quand il employait le mot rupture lors si le mot rupture c'est ce qu'il a annoncé dans la presse régionale à savoir bon faudra peut-être envisager un peu plus de justice fiscale. Il faudra créer des maisons de santé 5000 je sais pas que d'ailleurs comment il le fait.
On y ça vous paraît pas possible ça 5000 maisons de c'est pas raisonnable. C'est pas raisonnable parce que vous savez moi j'ai été président de conseil général, j'ai ouvert des maisons de santé, parfois il y avait de de superbes locaux mais il y avait pas de médecin à l'intérieur ou de kiné ou d'infirmière. Bon donc c'est plus compliqué que mesure comme ça lâchée.
Mais je pense qu'il y a une bonne volonté. Je pense qu'il a envie de réussir. Bah quand on est nommé premier ministre après son échec il y a 9 mois, il a envie de réussir.
Mais il faut savoir que la case PS sera déterminant. Et nous, c'est pas la réussite de monsieur le corn qui nous intéresse. Notre boussole c'est la France.
C'est qu'est-ce qu'on peut rapporter aux Français pour que vous voyez notre message il est simple madame c'est il est hors de question de faire payer au plus modestes les erreurs des gouvernants qui ont favorisé hm hm tous ceux qui ont le plus bénéficié de l'archite fiscale de monsieur Macron. Donc voilà, c'est on ne fera pas payer aux classes moyennes, aux classe populaire, ce qui s'est mal passé depuis vite. Pas de réouverture du conclave sur les retraites, c'est ce qu'il a dit à la à la presse régional.
Est-ce que vous renvoyez la réforme des retraite à la présidentielle ou est-ce que ça fait partie des con ? Le la présidentielle sera le juge de paix sur le sujet et François Hollande a raison de dire que c'est là où on posera questions définitive et d'ici là, nous ce que nous voulons c'est une suspension. Si on peut réouvrir d'une manière bilatérale des négociations, il faut pas hésiter à le faire.
Et les suspension, c'est une condition syéquanon. C'est nous l'avions déjà affiché en janvier dernier. Elle nous avait été refusée par monsieur Berou qui avait en échange accepter de faire un conclave raccourci dans le temps.
On sait ce que c'est devenu et monsieur Berou n'a même pas tiré les conséquences des quelques mesures positives sur la pénibilité, sur les carrières des femmes qui auraient pu être mise en route dès le printemps dernier. Il a dit je le ferai au PFSS, c'était trop tard. Il a rien compris malheureusement. de la sécl que monsieur le cornu comprenne que pour nous c'est essentiel c'est une condition juste qu'on comprenne bien suspendre la réforme ban c'est une condition de censure ou de non censure nous sommes c'est un élément essentiel de du dialogue que nous allons engager avec un regret terrible c'est que monsieur Berou n'a pas été capable ou n'a pas eu le courage je n'en sais rien de dire au méde ça suffit.
Il faut conclure avec la CFDT et ça n'a pas été le cas. Peut-être que monsieur le Cornu sera plus direct avec le MEDF. Ce sera un des tests aussi que nous porterons.
Autre sujet, Patrick Canard, Emmanuel Macron sera à New York lundi pour reconnaître l'état de Palestine. Est-ce que selon vous c'est le bon moment ? Je sais pas s'il y a de bons moments sur un sujet qui est, vous le savez bien, inflammable, passionnel et notamment dans notre dans notre pays.
Euh moi, j'ai relu hier soir le discours de François Mitteran à la CN7 en mars 82. Euh c'est un monument de d'intelligence, de finesse, mars 82. Et déjà à l'époque, les socialistes avaient été clairs, c'est une solution à deux états.
Donc nous sommes favorables. Je suis favorable à une solution à deux états. Je sais bien, j'ai écouté là aussi mon collègue Karocci il y a quelques instants qui dit c'est pas le moment, il y a des otages au main du Hamas.
Bon, c'est c'est jamais le moment et et dans les conditions, il faut écarter le ramas, il faut démilatériser cette zone et il faut avoir une autorité politique qui puisse porter cette indépendance et la création d'un état palestinien avec un territoire qui devrait être déterminé. Donc on est dans un acte qui est très symbolique, chacun le sait bien, mais qui doit être considéré comme étant potentiellement euh une avancée vers la paix. Et moi, je vous le dis à à ce micro, euh je ne confonds pas le peuple palestinien avec le Khamas ou avec le djihad islamique financé par l'Iran, comme je ne confonds pas le peuple israélien avec euh la politique suprémaciste de monsieur Nathanahou, voilà, c'est euh il faut aboutir à la paix.
Et moi, j'ai toujours cette image de cette poignée de main entre Arafat et Rabine euh en 93, c'est en septembre, je crois 93. Euh c'était voilà, c'était beau et malheureusement c'est tombé à l'eau. On va parler d'Olivier Fort.
Olivier Fort a demandé la mise drapeaux en façade des mairies au moment où Emmanuel Macron sera précisément à New York pour la demande de la reconnaissance de l'État palestinien. C'est une c'est une bonne idée. Vous suivez cette cette initiative ?
Écoutez, je je pense que on aurait dû aller plus loin. Pour moi, la bonne idée c'était euh de demander au maire 35000 maires hein. Donc il faut pas non plus les instrumentaliser les maires et les maires qui ne veulent pas mettre un drapeau palestinien, faut pas en faire des cibles par rapport voilà à des actions qui pourraient leur leur nuire.
Donc euh donc vous n'avez pas cette initiative. Je moi j'aurais été beaucoup plus sensible à l'idée comme l'ont fait le maire de Rouan Nicolas ma Rossignol comme va le faire Karimou Amran à Saint-toin ou Michel de la Fusse qui l'a fait dans son hall d'accueil à Montpellier d'avoir les deux drapeaux solution à deux état deux drapeaux avec reconnaissance mutuelle et au milieu la colombe de la paix. Pour moi, c'était plus fort symboliquement euh parce qu'on sait que ce que ce sujet est sensible et que euh derrière les drapeau palestiniens qui sont agités, il y a parfois, nous le savons bien, euh des menaces sur la sur la Olivier fort à a retweeté à tweeté à nouveau euh là ces dernières heures sur le sujet, j'imagine que ça vous Ah, le le tweet intégrant la fête la le nouvel an juif.
Ah oui ! Alors ça moi je le dis, c'est une erreur. Je lui ai dit donc dire voilà, je on ne peut pas essentialiser la communauté française, la communauté juive française.
On peut pas mélanger religion et situation politiques. Les juifs de France comme les juifs du monde entier doivent pouvoir fêter leur nouvel ans sans avoir la pression de la situation internationale notamment au proche orient. Il faut pas tout mélanger.
Un dernier mot en rapport avec votre ville de Lille, Violette Pilbout, la députée du Nord, candidate à la mairie de Lille, est convoquée aujourd'hui par son groupe Renaissance car elle est la seule députée à ne pas avoir voté la confiance. Député macroniste, évidemment. Est-ce que vous auriez agi de la même manière que Gabriel Atal ?
Ah, je bien sûr, quand on est sur un sujet aussi essentiel, la discipline de groupe est majeure. Vous y avez vu une manière de séduire la gauche lilloise en vue des municipales ? Bon écoutez, je sais pas si madame Spooot est opportuniste, mais en vous posant la question, j'ai je réponds un petit peu.
Voilà, c'est voilà, c'est c'est ce qui compte, c'est son intérêt personnel, c'est son image, c'est sa capacité à pouvoir paraître dans dans les médias. Elle est rattrapée par la patrouille. Je sais pas s'il y aura des sanctions, mais ne pas donner la ne pas donner la confiance pardon à un gouvernement auquel que que l'on soutient et auquel on a voulu appartenir.
Je pense que c'est pas particulièrement à droit de sa part mais avec madame Pilbout, on n'est jamais sûr de rien. Et elle a justifié ça par les déclarations de François Bairou sur l'affaire Betaram. Merci beaucoup.
Merci Patrick Caner d'avoir été notre invité. Fabrice, on regarde la une du républicain Laurent, l'un des journaux du groupe Hebra. Pourquoi le miel ne coule plus à flot ?
Merci Fabrice, merci à vous. Merci à tous les deux. [Musique]
Patrick Kanner