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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mars 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Olivier Paccaud : « Sarah Knafo a tout gagné médiatiquement. »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Prépare-t-il Bruno Retailleau les esprits à une union des droites ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels enseignements politiques tirez-vous de ce second tour des municipales ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN grignote l'électorat des Républicains dans le sud-est ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Les alliances LR-RN sont-elles un épiphénomène ou un partage de valeurs ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment percevez-vous le soutien de l'extrême droite à des listes de droite ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Les refus d'alliances entretiennent-ils des ambiguïtés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Olivier PacoChiffre
    « Sur ces 1107 villes de plus de 9000 habitants, la droite en a déjà gagné 40%. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Prépare-t-il Bruno Retailleau les esprits à une union des droites ? On posera la question au sénateur LR Olivier Pacot, bonjour et à tous. Et puis à la ligne de nos régions c'est la fin de notre tour de France de cette campagne des municipales on ira à Strasbourg que les écologistes pourraient perdre à Clermont-Ferrand qui pourrait basculer à droite et à Marseille qui dimanche soir pourrait être la plus grosse prise du rassemblement national.

Voilà pour le programme on est ensemble pendant une heure et demie, bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Emilio.

Bonjour Auriane. Et à la ligne de ce vendredi 20 mars, une campagne municipale tendue jusque dans ses dernières heures. Oui, notamment à Paris et à Marseille, où la victoire de la gauche n'est pas acquise, notamment avec la présence de la liste de Sofia Chikirou à Paris et de Martine Vassal en position d'arbitre à Marseille.

On regarde le sujet de Clément Guillauneau qui résume la situation dernier jour de campagne pour les candidats avant le second tour des élections municipales à paris hier le candidat de la gauche unie aurait les filles emmanuel grégoire accusait emmanuel macron de cette trémissé dans la campagne parisienne. Emmanuel Macron est intervenu, c'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé, pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate une accusation aussitôt démentie par le chef de l'état écoutez ces propos n'ont aucun sens il déshonore un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte pièce parce que c'est bon c'est pas sérieux donc non je ne connais pas madame knaffo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales après le retrait de sarah knaffo et le ralliement du candidat de centre droit pierre-yves bournazel rachid adati a vu ses chances relancer face à emmanuel grégoire et sophia shikirou elle non plus n'a pas tardé à réagir aux propos de son principal adversaire tout n'est pas permis cette campagne de la part d'emmanuel grégoire elle était outrancière insultante caricaturale quand vous perdez pieds vous dites n'importe quoi voilà si à paris le résultat du second tour est très incertain la deuxième ville de france n'est pas en reste à marseille l'issue du duel entre la gauche de benoît paillan et le rassemblement national mené par franck alizio arbitré par la candidate lr martin vassal est tout aussi incertain. Il se joue dimanche, ce n'est ni plus ni moins que le destin de cette ville, c'est de savoir si cette ville reste ce qu'elle est, reste la ville qu'elle a toujours été, une ville qui rassemble des gens différents.

Au coude à coude, avec le maire sortant au premier tour, le RN n'a jamais été aussi proche de l'emporter dans la cité phocéenne. Ça va se jouer à quelques centaines de voix. Nous avons la possibilité, nous avons entre nos mains le pouvoir de changer les choses dans notre ville, d'avoir à nouveau un Marseille en ordre.

D'autres villes seront scrutées de très près dimanche. Les alliances des socialistes avec la France Insoumise comme à Nantes ou à Toulouse porteront-elles leurs fruits ? Le RN parviendra-t-il à s'installer à Toulon ou ailleurs ?

Bordeaux sera-t-elle une des seules victoires du camp macroniste ? Réponse dans deux jours. Et on va bien sûr revenir très longuement sur les enjeux de ce second tour tout au long de cette émission.

Mais d'abord, l'autre actualité, c'est encore la guerre en Iran et d'abord ses conséquences en France face à la flambée des prix à la pompe. Sébastien Lecornu temporise. Oui, Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, avait assuré que toutes les options étaient sur la table avant une réunion d'urgence prévue à Matignon hier autour de la question de l'énergie.

Mais le scénario d'une baisse des taxes qui représente, on le rappelle, entre 50 à 55 % du prix à la pompe n'est pas envisagé pour le moment par le gouvernement qui se focalise sur comment éviter l'explosion des prix. Et sur le front du conflit, Emmanuel Macron se dit prêt à une mission dans le détroit d'Hormuz dans le cadre de l'ONU. Oui, alors le président a d'abord assuré que la France ne participera à aucune ouverture de force du détroit d L'ONU plaide pour un corridor maritime sûr, conformément aux droits de la mer, dans laquelle la France a assuré, dans un communiqué de l'Elysée, être prêt à contribuer en partenariat notamment avec l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon.

Un conflit au Moyen-Orient qui reste de haute intensité, notamment au Liban où les frappes israéliennes ont fait près de 1000 morts dont plus de 100 enfants, 77 femmes et 40 personnels de santé depuis le 2 mars selon le ministère de la santé libanais. De nombreux villages du sud du pays sont aussi menacés d'être rasé. Emmanuel Macron a réitéré sa demande à Israël de cesser toute intervention militaire dans le pays.

On ne pense pas que la lutte contre le Hezbollah ou soustraction de ses armes. Puissent se faire par une puissance tierce, et donc nous pensons que l'opération militaire terrestre israélienne comme les bombardements ne sont pas adaptés et même sont inacceptables, au regard du droit international, comme de l'intérêt même des Libanais et de la sécurité d'Israël dans la durée. Des attaques d'Israël qui s'inscrivent de manière plus large dans sa guerre contre l'Iran et qui vise aussi à Téhéran des responsables du régime.

Benyamin Netanyahou a assuré hier que l'Iran est en train d'être décimée. Depuis le début de la guerre, il y a 20 jours, nous sommes en train de gagner et l L'Iran est en train d'être décimé. L'arsenal de missiles et de drones de l'Iran subit une dégradation massive et il sera détruit.

Une déclaration unilatérale du premier ministre israélien, puisque plusieurs experts craignent plutôt une radicalisation du régime, un enlisement du conflit et qu'au moins 1 351 civils parmi lesquels au moins 207 enfants ont été tués par les frappes israéliennes selon l'ONG Human Rights Activist News Agency. Merci beaucoup Rémi, à tout de suite Olivier Paco, bonjour, vous êtes sénateur LR de l'Oise, on va évidemment longuement en revenir avec vous sur cette campagne des municipales, déjà riche en enseignements politiques à 48 heures du second tour. D'abord les unes de la presse régionale ce matin sont évidemment beaucoup sur ces municipales, on a sélectionné trois titres, trois villes.

On va les regarder ensemble. D'abord Toulouse à la une de la dépêche du midi, suspense total au Capitole. Le maire sortant de centre droit Jean-Luc Moudin qui fait face à l'insoumis François Picmal qui a fusionné sa liste avec les socialistes.

Un sondage IFOP annonce un second tour très serré, 51 % pour Jean-Luc Moudin, 49 % pour François Picmal. deuxième une c'est Grenoble, la une du Dauphiné. Grenoble où le candidat LR L'ancien maire Alain Carignan est arrivé en tête au premier tour.

Il affronte une alliance écologiste insoumise menée par Laurence Ruffin. Carignan, Ruffin, ils ont montré les crocs. C'est le titre ce matin du Dauphiné.

Et puis la dernière une, c'est Bordeaux, la une de sud-ouest. C'est Urmik et Cazenav, le sprint final. Bordeaux, c'est le meilleur espoir de victoire des macronistes dans une grande ville avec l'ancien ministre Thomas Cazenav.

Et puis c'est aussi le symbole de l écologie municipale selon la capacité de Pierre Urmik à conserver ou non sa ville. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Toulouse, la dépêche.

Parce que Toulouse, c'est le rugby. Parce que Toulouse, c'est une ville merveilleuse, la ville rose. Et parce que je pense que c'est l'endroit où l'alliance honteuse entre le PS et LFI est la plus scandaleuse parce que on a souvent parlé pour essayer de justifier ces alliances du risque de la dérive fasciste.

Jean-Luc Moudinck, Jean-Luc Moudinck en fasciste. Bon, on a l avec M. Picmal et M.

Briançon, qui est tout sauf brillant, du fait qu'entre LFI et le PS, c'est avant tout une histoire de gains électoraux. Et que dans cette affaire, en plus, comme l'a très bien dit Jean-Luc Mélenchon, qui est celui qui parle le mieux du Parti socialiste, les socialistes, c'est des gros combinares qu'on peut acheter pour pas cher. Ce sont ces mots, ce n'est pas les miens, lors d'un meeting à Bandit.

Et donc là, ils ont On fait une alliance et mathématiquement, ils étaient très loin devant. Et là, dans le sondage, M. Moudinck, finalement, il n'a pas perdu, voire il est en tête dans ce sondage.

Ce serait formidable, ce serait une leçon face à la magouille, à la combinazione LFI, Parti Socialiste. Et j'espère que le médiocre M. La Kiavel, qui est Olivier Faure, sera non seulement dévorée par le savonarole Mélenchon, mais que la droite, le centre, ceux qui ont la Croix de Lorraine au cœur l'emporteront.

Comment vous...

Alors, il y a ces alliances LFI, mais il y a quand même eu une montée, en tout cas au premier tour du Rassemblement National de la France Insoumise. Ça vous a surpris ? C'est très relatif.

Alors oui, LFI gagne, par exemple, Saint-Denis et ça c'est tout à fait symbolique. Mais dans beaucoup de communes, ils ne sont pas présents. Dans beaucoup de communes, ils font des scores médiocres.

Je prends un seul exemple, Fachtuménil. On n'en parle pas du tout mais c'était leur vitrine, ou ça dans ma région des Hauts-de-France. Eh bien ils régressent, ils ne sont pas en tête, c'était leur ville.

L'ERN à l'inverse, dans les villes où ils étaient aux commandes, ils font de très bons résultats ailleurs ils progressent un petit peu mais il ya énormément de communes où ils n'ont pas été en mesure de présenter des listes et donc le bilan il est mi-figue mi-raisin il sera très positif pour le rn s'il gagne de Marseille. Mais je pense que l'état-major du RN est peut-être un petit peu déçu aujourd'hui, ils n'ont pas les coups d'éclat qu'ils auraient souhaités. Regardez Paris, 1 7 % pour mariani il a été là oui oui le plus de pari ok mais attendez paris ils ont été humiliés par madame knaffo qui a démontré dans le même couloir et électorale, que le RN n'était pas invincible.

Donc je pense que...

Bon, c'est peut-être pas une élection faite pour eux, les élections municipales. C'est une élection qui nécessite un enracinement. Ils ne l'ont pas, en fait. – Mais est-ce qu'il même pas des villes, notamment dans le sud-est, où il grignote l'électorat des Républicains ?

Cagnes-sur-Mer. C'est ce que j'allais vous dire. Cagnes-sur-Mer, lui-même, qui est ancien sénateur, maire depuis 1995, balayée au premier tour par le Rassemblement national.

Est-ce que c n'est pas un peu symbolique d'un électorat RN qui vous grignote petit à petit ? Mais c'est évident que l'électorat de droite traditionnelle peut être tenté par le RN quand la droite traditionnelle n'assume pas ses valeurs. Moi, je peux vous donner et je veux vous donner un exemple dans mon département de l'Oise.

C'est une ville qui s'appelle Pont-Sainte -Maxence. 15 000 habitants. C'est une ville qui sociologiquement est une ville où ouvrière, modeste, qui a été à gauche il y a peu de temps.

Depuis 2014, il y a un maire qui s'appelle Arnaud Dumontier, qui est gaulliste et qui est un homme qui assume totalement ses valeurs. Ses valeurs, c'est notamment la responsabilité, la sécurité et aussi l l'humanisme, il a été élu à 77%. Le RN qui caracole lors des législatives et des présidentielles n'a fait que 20%.

La gauche n'a pas été en mesure de présenter une liste. Quand la droite est de droite et s'assume et est efficace, elle gagne. On va parler d'une ville qui est un peu le symbole de l'effondrement de la droite, de la montée du Rassemblement national, c'est Marseille.

Le candidat RN Franck Alizio est au coude à coude avec le maire sortant de gauche Benoît Payan et Martine Vassal, la candidate de la droite est arrivée 3e, mais loin derrière, hier elle a attaqué. Franck Alizio, on l'écoute. Quand vous regardez les différents programmes, on s'aperçoit bien que d'un côté il ne se passera rien et de l'autre côté c'est un et on voit bien que cette campagne a été nationalisée.

Vous l'avez vu tout à l'heure, on l'a entendu. M. Alizio, c'est le marche-pied de Mme Le Pen pour l'élection présidentielle.

Qu'en dites-vous Alors, je dis que c'est vrai parce que dans mon département, j'ai vu tous les...

Alors, il y avait très peu de listes RN, mais j'ai vu tous leurs documents. Et à chaque fois, on a la tête du candidat entourée par le duo Le Pen et puis au dos, on a un argumentaire avec un seul mot, sécurité. Il n'y a strictement rien sur les problématiques locales.

Donc ils ont dupliqué dans plusieurs milliers de communes exactement le même document avec aucun argument de fond sur le local. Donc là-dessus, elle a raison, Mme Vassal. Après, sur le cas marseillais, on n'a pas de leçons à donner au niveau des résultats électoraux.

Mme Vassal fait 12 %, M. Alizio fait 35. Donc effectivement, visiblement, notre candidate n'a pas su convaincre.

Mais ce n'est pas un peu symbolique quand même, ce qu'on disait tout à l'heure de cet effondrement de la droite au profit du RN ? Ou c'est un problème de candidats ? Oui.

C'est un problème de candidats ? Oui. Plus que de le symbole de l'électorat qui grignote.

On va venir justement sur les républicains et aussi sur un peu les ambiguïtés des alliances d'entre-deux-tours. D'abord un mot, puisque dimanche soir Bruno Taillot, il s'est félicité des municipal pour son parti. Est-ce qu'il n'a pas un peu trop vu le verre à moitié plein en oubliant le verre à moitié vide ?

Vous savez que je suis quelqu'un qui n'a pas de langue de bois. Donc, si on regarde les résultats globaux, c'est-à-dire toutes les villes de plus de 9000 habitants. En France, il y en a 1107.

Sur ces 1107 villes de plus de 9000 habitants, la droite en a déjà gagné 40%. 417. C'est énorme 417, le PS n'en a gagné que 82 Le RN 12 La droite en avait déjà plus de 50 % Oui Mais dans les 600 restants la droite est en mesure d'en remporter au moins 200, 250 de façon quasi certaine.

Donc la droite ne va pas régresser, elle va progresser au niveau global. Maintenant si on prend les grandes villes, c'est-à-dire celles dont on parle le plus, le bilan on verra bien lundi matin, le Carillon sera peut-être heureux si nous gagnons Paris, si nous gagnons Lyon, si nous gagnons Toulouse, si nous conservons Toulouse. Il sera malheureux, le glas sera malheureux s'il n'y a aucune victoire.

Nous verrons bien la vie. Avec Jolot et Toulouse, qui sont des candidats soutenus par les LR, mais qui n'appartiennent pas aux LR. Tout à fait.

Donc ça sera moins à mettre à votre crédit. Il y a un risque de perdre Nîmes, c'est votre principal ville, la plus grosse ville actuellement détenue par l'LR ? Il y avait un risque fort au premier tour.

L'alliance au second tour, puisqu'il y avait une division de la droite. réunion et effectivement, les choses s'annoncent plus favorables, mais ce sont les Nîmois qui décideront. – Allez, une campagne municipale qui met à mal quand même votre parti.

Rémi, c'est votre éclairage. Une crise d'entre-deux-tours chez Les Républicains qui part à la base de la ville de Nice. Oui, Éric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national, affronte Christian Estrosi qui a reçu l'investiture du parti Horizon avec qui les Républicains ont signé un accord pour apporter leur soutien lors du deuxième tour des municipales.

Mais retournement de situation, Bruno Rotaio n'a pas appelé à voter pour le maire sortant. Le président des Républicains s'est justifié en indiquant...

On avait un accord avec Horizon notamment qui comprenait Nice mais cette campagne a été délétère. Malgré cette déclaration, l'absence de soutien n'a pas manqué de mettre le feu aux poudres. Olivier Paco, est-ce que vous avez compris cette sortie de Bruno Rotailleau Oui et non.

Je pense qu'à partir du moment où on a fait un accord, on doit le respecter. Et Christian Estrosi a sur sa liste plusieurs personnalités et l'air importantes comme Dominique Estrosi-Sasson, qui est une sénatrice de très grande qualité. Et donc les LR doivent soutenir Christian Estrosi.

Peut-être pas avec un grand enthousiasme parce que Christian Estrosi a malheureusement un petit peu louvoyé ces dernières années et récemment, il appelle la gauche à voter pour lui. Bon, moi, je ne trouve pas ça particulièrement glorieux. Et puis, dire que la campagne... – Il appelle la gauche à voter pour lui qu'il soit parti chez les macronistes ?

Non, qu'il appelle la gauche à voter pour lui. Ça, je ne trouve pas ça particulièrement glorieux. Dans un front républicain, pour vous, il ne faut pas faire appel au front républicain ?

Il ne faut pas en avoir besoin, tout simplement. Et puis, même si je ne partage quasiment rien de M. Ciotti, ce n'est pas un fasciste.

Ce n'est pas Benito, comme disait une de vos collègues. Ensuite, cette campagne, elle a été vraiment délétère à Nice. Ça, c'est vrai.

Et l'histoire de la tête de port, c'est quand même assez lamentable. Alors on ne sait pas quel est le fond de l'histoire, mais c'est vrai que malheureusement pour les Niçois, cette campagne ne sera pas un bel exercice démocratique. Alors un rapprochement qui ne s'est pas faute, transformé carrément en alliance dans certaines communes entre les Républicains et le RN ?

Oui c'est le cas à Bricont-Trobert, une commune de 18 000 habitants dans le département de la Seine-et-Marne où durant l'entre-deux-tours, les listes Rassemblement National et Les Républicains ont fusionné. Pareil du côté de la Réunion précisément dans la ville de Saint-Paul peuplée par plus de 100 000 habitants où le candidat Les Républicains a été chercher le soutien du candidat Rassemblement National éliminé au premier tour. À Saint-André, c'est un candidat d'hiver droite qui a décidé de fusionner avec une liste soutenue par le Rassemblement National.

L'objectif de cette stratégie est affiché, faire barrage à des candidats de gauche. Alors il y a aussi à Reims l'exemple de Reims dont on a beaucoup parlé là les motivations sont un peu différentes ? Oui, à Reims Anne-Sophie Frigou, candidate à Rassemblement National et Stéphane Lang, dissidents Les Républicains font désormais liste commune et cette fois-ci non pas pour battre la gauche mais contre le maire sortant horizon arnaud robinet a noté que le parti des républicains a immédiatement exclu stéphane lang jordan bardellas est par ailleurs désolé de ce type de sanctions hier lors d'un meeting à chalon en champagne moi honnêtement je me désole de voir le patron des républicains monsieur retaillot qui menace de sanctions les élus des républicains qui comme à reims fait le choix d'alliance avec le rn alors qu'il n'a pas été gêné par le fait de s'asseoir dans dans un conflit des ministres entre des socialistes et des macronistes pendant des mois, et de gouverner la France avec ceux qui l'ont mené aujourd'hui au bord de l'abîme.

Olivier Paco, ces rapprochements qu'on voit entre le Rassemblement National et les Républicains, on doit considérer ça comme un épiphénomène ou comme un partage de valeurs communes ? – Vous avez bien cherché, vous en avez trouvé 4. Bravo !

Et ils sont incontestables. Mais moi j'aurais aimé que vous fassiez la liste des unions, des fusions, des alliances assumée entre le Parti socialiste et LFI. Le LR est très clair, nous ne voulons pas d'alliance avec le Rassemblement national pour plein de raisons.

D'abord, je vous ai parlé de la Croix de Lorraine, c c'est la différence fondamentale, philosophique. Mais l'autre différence, et je le dis toujours sur votre plateau, c'est que le RN est un parti économiquement, socialement de gauche et que ça ne fait pas partie de notre volonté politique. Donc, ce qui s'est passé à Reims, ce qui se passe à Brie-Contrebert, me désole, me désole. – Ce qui s'est passé au premier tour à Brambresse aussi, ce qui s'est passé au premier tour à Bourron.

Ça fait 5 sur toute la France. Mais moi j'aurais aimé que vous fassiez le Tour de France de la honte entre Brest, Toulouse, on en a parlé, Nantes avec la numéro 2 du PS, quand même qui fait alliance avec LFI, Tulle, Tulle, monsieur Hollande, Avignon, Besançon, Clermont-Ferrand, on en parlera, Lyon, Strasbourg, où madame Trottmann est mise au banc du Parti Socialiste parce qu'elle a eu l'outrecuidance de se rapprocher d'un horizon. Donc on n'a pas de leçons à recevoir.

Nous sommes clairs, nous, justement, on reproche à Bruno Retailleau d'exclure ou de mettre au banc du Parti M. Langue. Nous, on est clairs.

Ce n'est pas le cas du tout du Parti Socialiste qui, au contraire, s'allie avec cette France indigne, ignoble, irrespectueux. – Qu'est-ce que vous dites à Jordan Bardella qui dit les gens qui s'allient avec le RN sont exclus, alors que Bruno Retailleau s'est assis entre macronistes et socialistes pendant des mois au Conseil des ministres ? – Quel socialiste au gouvernement ? – Que parmi les macronistes, il y a des gens qui jadissent et étaient soyés, c'est vrai, mais je ne sais pas quels sont les socialistes qui étaient au sein du gouvernement, et je rappelle que le parti de monsieur...

Je rappelle que le parti de monsieur Bardella, lors du vote du budget à l'Assemblée nationale, a voté quasiment toutes les hausses d'impôts souhaitées par le Parti socialiste. Il n'a pas de leçon à nous donner. – Il y a eu aussi des refus d'alliances qui entretiennent certaines ambiguïtés parce qu'elles ont donné lieu à des consignes de vote. – Oui, en premier lieu, ça arrivait à Paris avec le retrait de Sarah Knafo, la candidate du parti d'Éric Zemmour qui s'était qualifiée au second tour de ses municipales et qui s'est retirée, affichant son soutien à Rachida pour battre la gauche.

Une décision saluée par la candidate des Républicains qui a jugé une décision responsable et en cohérence, ajoutant qu'il est assez rare que des responsables politiques prennent des décisions aussi importantes. Ce jeu des soutiens que l l'extrême droite apporte à des listes de droite, n'est pas propre à la capitale, puisque la situation est aussi survenue, entre autres, à Nantes, à Carpentras et à Montluçon. Olivier Paco, comment vous percevez ce soutien que vous recevez de l'extrême droite ? – Ce n'est pas un soutien, il Ils ne se présentent pas.

Alors, dans le cas de...

Non mais quand à Paris, vous avez Jordan Bardella qui dit à titre personnel, je voterai Rachid Adetti. Marine Le Pen qui dit qu'il faut faire barrage à la gauche en votant du coup pour l'autre bulletin. C'est quand même...

Nous n'avons rien demandé. Nous n'avons rien demandé. Et vous n'avez pas non plus dit on veut pas de ces voix là ?

Ah bon, parce que vous connaissez des gens qui refusent des voix qui viennent ? Bon, c'est pas vrai, ça n'existe pas. Dans le cas de Sarah Knafo, c'est un cas assez intéressant parce que je pense qu'elle a tout gagné médiatiquement.

Parce que si elle s'était maintenue et qu'elle avait provoqué l'élection de monsieur Grégoire, on l'aurait rendu responsable. Là, elle va dire c'est grâce à moi alors que ce n'est pas forcément grâce à elle, mais son maintien éventuel compliquait les choses. Elle a tout gagné médiatiquement.

Elle est plutôt fine politiquement. Bravo à elle. Mais je pense que je suis même sûr que Rachida Dati ne lui a rien demandé.

On en avait parlé sur le plateau lundi matin. D'un côté, tendre la main à M. Bournazel tout en tendant la main à Mme Cnaffo, c'était impossible.

Mais très honnêtement, à ce moment-là, je ne pariais pas grand-chose sur l'éventuel retrait de Mme Cnaffo. Il m'a agréablement surpris. Agréablement surpris ?

Oui. Pourquoi ? Parce que je ne m'y attendais pas.

Elle, elle a dit que c'est une question de responsabilité. Vous dites qu'elle a été responsable ? Oui.

Oui, bien sûr. Si elle préfère réellement au fond d'elle...

Est-ce que vous ne dites pas qu'elle joue quand même le coup d'après ? Elle joue 2027, elle va attendre une forme de réciprocité et elle met quelque part en place cette union des droites peut-être dans son esprit, mais...

Alors effectivement, je vous ai dit qu'elle est gagnante médiatiquement. Oui. Après, vous savez, en politique, jouer le coup d'après, c'est très compliqué parce que l'avenir en politique, il peut se chiffrer en jours ou en heures.

Donc faire des paris sur 2027 résidentielles législatives ou même sur les prochaines municipales, ça me paraît très risqué et aventureux. Vous nous avez fait la liste des villes où il y a eu des accords entre l'EPS et la France Insoumise. On va aller dans l'une d'entre elles à Claron-Ferrand.

Bonjour. J'ai oublié Limoges. Vous avez oublié Limoges.

On va aller à Clermont-Ferrand. Bonjour Gilles Laloz. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial départemental du Puy-de-Dôme pour le journal La Montagne.

Gilles Clermont-Ferrand, c'est un bastion historique de la gauche mais un séisme politique n'est pas écarté dimanche non tout à fait comme vous le dites ce séisme politique pourrait arriver c'est la grande question du deuxième tour ici à Clermont-Ferrand pour rappel rapidement en 82 ans depuis 1944 il n'y a eu que quatre mères tous de gauche Gabriel Monpierre, Roger Quillot, Serge Godard voilà et aujourd'hui on est avec Olivier Bianchi à un tournant peut-être puisque Olivier Bianchi n'a pas passé la barre des 30 % on le voit sur votre graphique au premier tour et c'est déjà un premier séisme. Julien Bonny LR avait réussi dès le premier tour à faire une alliance de l'union des droites et là ça nous replonge en 1995 quand Valéry Giscard d'Estaing était lui aussi parti à la conquête de la mairie de Clermont et lui aussi avait réussi l'union de la droite à Clermont et il avait échoué pour seulement 860 voix et la gauche était restée au pouvoir jusque là ce qui s'est passé dans cet entre deux tours on aurait pu se diriger vers une quadrangulaire avec le RN, LFI, l'EPS et l'union de la droite de Julien Boni mais dès lundi Olivier Bianchi et Marianne Maximi, la députée LFI ont décidé de réaliser une fusion technique dans ce qu'ils entendent par technique et dans ce que a expliqué Marianne Maximi, c'est que nous aurons 13 insoumis sur la liste d'Olivier Bianchi au deuxième tour mais ces 13 insoumis ne siégeront pas dans l'exécutif, ne seront pas dans la majorité municipale par la suite, ils formeront un groupe d'opposition dit constructif et voilà comment cette association LFI-PS est passée sur Clermont-Ferrand. De l'autre côté on a Antoine Darbois, le candidat RN qui a réussi un score de plus de 11 % sur Clermont-Ferrand qui lui a tendu la main, comme il le dit à Julien Bonny, pour avoir une union de toutes les droites sur Clermont et pour faire tomber ce bastion de gauche.

Julien Bonny l'avait annoncé avant le premier tour, il n'a pas souhaité partir dans cette direction, fort de son avance avec ses 34 % au premier tour, il a décidé de rester dans sa ligne, de surfer un petit peu sur le dynamisme qui lui a permis d'être en tête au premier tour et donc il se retrouve avec, certes, en face de lui une liste PS et LFI mais aussi un Antoine Darbois qui n'hésite pas à dire que la chute d'Olivier Bianchi ne se fera pas à cause de la décision de Julien Bonny. Alors aujourd'hui, des deux côtés, côté de la droite, on cherche le dynamisme de cette campagne, on cherche aussi à appeler des... – Gilles Juste, parce que je voudrais que M.

Paco ait du temps pour répondre à votre question. parce que vous avez une question pour lui. – Tout à fait, alors les deux lits cherchent à motiver les ascensionnistes pour d'un côté sauver la gauche à Clermont-Ferrand de l'autre côté s'appuyer sur la droite mais est-ce que monsieur Paco vous comprenez la réaction du RN qui dit qu'on se serait associés, on aurait fait basculer la ville à droite, on n'est pas associés, on va laisser la ville à gauche.

Je me moque de ce que dit le RN. Je veux que ma famille politique gagne sans le RN. Je veux que ma famille politique gagne sans le Pour préparer l'émission, j'ai lu des interviews de M.

Bianchi et M. Bianchi dit que je me bats pour des valeurs. Se battre pour des valeurs quand on s'allie avec LFI, ce parti qui a réactualiser, moderniser une affiche nazie.

Vous savez, c'est la fameuse affiche contre Cyril Hanouna. Ce parti antisémite, ce parti violent avec qui on s'allie au Au nom de valeurs, moi, ce que je dis aux habitants de Clermont-Ferrand, cette Auvergne qui a résisté au nazisme, c'était une terre de résistance. Prenez...

Pour ceux qui ne sont pas allés Et votez au premier tour parce qu'elle est là, la réserve. Chez les abstentionnistes, cette alliance de la honte, refusez-la et votez pour Julien Bonny qui sera un excellent maire de Clermont-Ferrand. – Mais est-ce que vous n'avez pas juste un peu troulant en comparant de la résistance au nazisme, Olivier Paco ? -"La résistance au nazisme", qui en parle tout le temps, la gauche, c'est insupportable.

Il se part de cette belle tunique de l'antifascisme avec, à leur côté, des gens comme ceux de la jeune garde qui tuent. Donc non, je ne suis pas dans l'excès. Je suis dans le combat enthousiaste.

Et effectivement, il me semble que le le PS a franchi un cran avec ses alliances multiples partout avec LFI et qu'une bonne partie de leur électorat leur en voudra. Moi, je n'oublie pas les paroles de M. Mélenchon sur Gluckstein, sur Epstein, pardon, et sur Glucksmann.

Voilà, ces paroles antisémites, honteuses. Et je pense que il y a des gens qui ont sauvé l'honneur à gauche quand même. Comme M.

Glucksmann justement, ou comme Patrick Caner. J'ai lu une interview de lui il y a quelques jours. Où effectivement, pas une voie pour LFI, pas d'alliance avec LFI comme nous à LR, nous ne voulons pas d'alliance avec le RN.

Merci beaucoup Gilles Lalose, merci. Sprint final à Clermont, c'est la une du journal La Montagne. Un dernier mot parce qu'après les municipales, il y a des sénatoriales.

Olivier Paco, est-ce que vous êtes inquiet de ce qu'elles peuvent donner pour votre camp ? Et est-ce que vous pensez que les dernières déclarations de Bruno Retailleau peuvent fragiliser un peu plus l'LR, notamment dans les Alpes maritimes Dans les Alpes-Maritimes, où effectivement nous avons quand même 5 sénateurs, ça peut avoir des conséquences. Ça peut aboutir à la naissance, à la création d'un groupe UDR-RN au Sénat, évidemment, et je ne m'en réjouis pas.

Maintenant, il faut faire le compte sur la moitié de la France, puisqu'il y aura un renouvellement pour la moitié du pays. Bon, les LR devraient ne pas sentirait si mal que ça, au niveau global. Mais ça dépend effectivement des Alpes-Maritimes, ça dépend de Paris, ça dépend de Lyon aussi.

Si ces deux villes...

Paris, ça ne va pas avoir de conséquences immédiates pour les sénatoriaires. Pas immédiate, pour 2029. Mais dans le cas de Lyon, ça peut... – Ça va aussi des bouches du Rhône ? – Oui, oui, tout à fait. – Vous avez des inquiétudes ?

Les Rônes, le Gard aussi, qui sont des territoires qui sont grignotés par le RN, vous pourriez perdre des sénateurs ? – Le Rhône, c'est quand même un gros pourvoyeur de sénateurs. Donc effectivement, ça peut être très pénalisant pour les écologistes, le Rhône, s'ils ne conservent pas leur mairie ? – – Merci Olivier Paco, merci d'être venu à 48h de ce second tour.

On va continuer l'émission spéciale.