Prix, salaires...comment répondre à la colère ? - Reportage #cdanslair 26.04.2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Un conseil des ministres un peu particulier. Sourire plus ou moins affiché dans la cour de l'Elysée. Face à la presse, la première ministre a 100 jours pour apaiser le pays et sauver son poste. Ça commence maintenant.
Au cours de ces 100 jours, on montre aux Français qu'on entend leurs priorités, leurs préoccupations et qu'on accélère.
Elisabeth Borne annonce un changement de méthode avec les parlementaires, avec les partenaires sociaux, bref, plus de dialogue.
Je ne crois qu'au résultat. Nous devons en obtenir dans tous les domaines et je souhaite qu'il soit concret, tangible, visible pour les Français.
Pendant une vingtaine de minutes, les grands travaux sont énumérés avec ou sans projet de loi. Sur le pouvoir d'achat, avec le maintien des boucliers tarifaires sur l'énergie, la santé, l'emploi, l'écologie. Dès l'automne, délocation de véhicules propres à prix accessible ou encore la justice en recrutant 10 000 magistrats et greffiers. Aussitôt dévoilés, aussitôt dénoncés par l'opposition.
La crise en France n'a pas un problème d'agenda, elle a un problème politique.
Emmanuel Macron et Elisabeth Borne n'ont plus rien à dire ni à proposer aux Français. Matignon espère quand même que peu à peu, la colère s'estompe. Car désormais, à chaque sortie publique ou presque de ministre ou de parlementaire de la majorité, une casse-rôlade, c'est-à-dire beaucoup de bruit. Avant-hier soir, le déplacement du ministre de l'Éducation s'est même terminé par une exfiltration Gare de Lyon. Ça commence à en agacer certains. Ça se passe très bien.
Empêcher un ministre ou qui que ce soit de circuler, couper l'électricité dans un quartier et parfois avec des dommages collatéraux comme un établissement de santé, je considère que c'est des actions qui n'ont pas leur place dans le débat public et y compris un moment de tension sociale. Moi, je fais la part des choses. D'ailleurs, ceux qui peuvent se permettre, qui ont le temps en pleine semaine, en plein après-midi, d'aller accueillir des ministres pendant 4 heures de 14 heures à 18 heures, A priori, ce n'est quand même pas les Français qui travaillent, qui ont des difficultés au quotidien pour boucler leur fin de mois. C'est pour eux qu'on veut agir.
Dernier chantier évoqué par la première ministre ce midi, l'immigration. Et ce projet de loi qui ne se fera pas, pour l'instant, faute de majorité.
Aujourd'hui, il n'existe pas de majorité pour voter un tel texte. Comme j'ai pu le vérifier hier en m'entretenant avec les responsables des Républicains. Par ailleurs, ce n'est pas le moment de lancer un débat sur un sujet qui pourrait diviser le pays.
L'aveu d'un échec dès le début des 100 jours. Qui fait dire à la droite que rien n'est encore gagné et à la gauche que le gouvernement a déjà perdu.
Quand un gouvernement ne peut plus gouverner, même pour des décisions stupides, faute de majorité, c'est qu'il doit s'en aller, lui et ses réformes. Pour ma famille des Républicains, je suis pour une ligne autonome. Je suis pour une ligne indépendante. Et je pense que nous devons travailler texte par texte. En dialoguant, en les enrichissant, en disant que nous sommes d'accord et que c'est un intérêt du pays, nous sommes d'accord. Et en disant parfois notre désaccord.
Après sa conférence de presse à l'Elysée, la Première Ministre est attendue demain matin sur France 2, avant un déplacement sur le terrain, ce vendredi. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Élisabeth Borne